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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 00:08

Han Yŏng-i Magdallena

1783-1839

 

Magdallena était née en 1783 à Séoul.

Jeune encore, elle épousa Kwŏn Chin, un fonctionnaire gouvernemental lettré, de famille noble. S’étant fait catholique, il poussa son épouse à embrasser aussi le christianisme. Il fut baptisé sur son lit de mort, et demanda à son épouse de toujours vivre désormais en femme catholique.

Une fois devenue veuve, Magdallena mena une vie très pauvre, mais très pieuse en même temps, sans jamais se plaindre, remerciant Dieu au contraire pour sa vie de pauvreté.

Elle avait eu une fille, Kwŏn Chin-i Agatha, qui vint avec son amie Yi Agatha, vivre chez sa mère. C’était un trio de saintes femmes, tout adonnées aux actes de piété, de bonté, et de mortification. 

Un apostat parla : Magdallena fut «dénoncée» et arrêtée le 17 juillet 1839, avec les deux jeunes filles. Tandis que Magdallena était conduite en prison, Agatha était retenue avec deux autres femmes dans une maison voisine, gardée par des policiers. Le traître lui-même vint faire à Agatha des propositions malhonnêtes, auxquelles elle ne prêta pas même l’oreille. La police, touchée par la jeunesse et la beauté de cette fille, vint la délivrer. Les policiers complices du traître furent punis.

Agatha et les deux autres femmes furent de nouveau arrêtées un peu plus tard. Elles devaient subir le martyre le 31 janvier 1840.

Quant à Magdallena, cette vaillante veuve subit des tortures intollérables, qu’elle supporta cependant avec tout le courage que lui donnait sa foi inébranlable. Frappée, tordue, elle restait calme et paisible, dans l’attente du jour de son martyre final.

Elle fut décapitée parmi sept Martyrs, à Séoul, au-delà de la Petite Porte Occidentale, le 29 décembre 1839.

La béatification de ce groupe eut lieu en 1925, et leur canonisation en 1984. La fête liturgique des Martyrs de Corée est au 20 septembre.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 00:00

Han Yŏng-i Magdalena

(Han Yeong-i Magdalena)

1783-1839

 

Magdalena était née en 1783 à Seoul.

Jeune encore, elle épousa Kwŏn Chin, un fonctionnaire gouvernemental lettré, de famille noble. S’étant fait catholique, il poussa son épouse à embrasser aussi le christianisme. Il fut baptisé sur son lit de mort, et demanda à son épouse de toujours vivre désormais en femme catholique.

Une fois devenue veuve, Magdalena mena une vie très pauvre, mais très pieuse en même temps, sans jamais se plaindre, remerciant Dieu au contraire pour sa vie de pauvreté.

Elle avait eu une fille, Kwŏn Chin-i Agatha, qui vint avec son amie Yi Agatha, vivre chez sa mère. C’était un trio de saintes femmes, tout adonnées aux actes de piété, de bonté, et de mortification.

Un apostat parla : Magdalena fut «dénoncée» et arrêtée le 17 juillet 1839, avec les deux jeunes filles. Tandis que Magdalena était conduite en prison, Agatha était retenue avec deux autres femmes dans une maison voisine, gardée par des policiers. Le traître lui-même vint faire à Agatha des propositions malhonnêtes, auxquelles elle ne prêta pas même l’oreille. La police, touchée par la jeunesse et la beauté de cette fille, vint la délivrer. Les policiers complices du traître furent punis.

Agatha et les deux autres femmes furent de nouveau arrêtées un peu plus tard. Elles devaient subir le martyre le 31 janvier 1840.

Quant à Magdalena, cette vaillante veuve subit des tortures intollérables, qu’elle supporta cependant avec tout le courage que lui donnait sa foi inébranlable. Frappée, tordue, elle restait calme et paisible, dans l’attente du jour de son martyre final.

Elle fut décapitée parmi sept Martyrs, à Seoul, au-delà de la Petite Porte Occidentale, le 29 décembre 1839.

La béatification de ce groupe eut lieu en 1925, et leur canonisation en 1984. La fête liturgique des Martyrs de Corée est au 20 septembre.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 00:00

John Stone

1509-1539

 

Les dates précises de ce Religieux restent assez imprécises, comme du reste aussi les indications sur sa jeunesse.

John Stone était un prêtre augustin anglais. Il était docteur en théologie et fut quelque temps professeur et prieur à Droitwich. Il vécut donc la majeure partie du temps au monastère de Canterbury (Kent, Angleterre).

On chercha à le faire plier pour approuver le divorce du roi Henri VIII, mais en vain. Plus tard, il parla ouvertement contre l’attitude du roi, sans pour autant être tout de suite inquiété pour cet acte de courage.

En décembre 1538, l’évêque (protestant) de Dover vint intimer aux Religieux de quitter leur monastère et de signer l’Acte de Suprématie ; ils le firent, sauf notre John, qui fut immédiatement envoyé à Londres et mis à la Tour. En octobre 1539, on le renvoya en jugement à Canterbury, où il fut formellement accusé de trahison et condamné à mort, le 6 décembre.

Dans l’attente de son martyre, après un jeûne complet de trois jours, il entendit une voix qui l’appelait par son nom et l’invitait à rester courageux et à témoigner jusqu’au bout pour la Vérité.

L’exécution se fit attendre au 27 décembre suivant. Il dit à ses bourreaux : Voyez, j’achève mon apostolat dans mon sang ; dans ma mort, je vais trouver la vie ; car je meurs pour une sainte cause : la défense de l’Eglise de Dieu, infaillible et immaculée.

En tant que traître, il mérita d’avoir son corps et son chef exposés à l’entrée de la ville, après que son cœur et ses organes aient été brûlés sur la place.

C’était donc très probablement le samedi 27 décembre 1539. Le Martyrologe Romain l’a introduit au 23 décembre.

Il fut béatifié en 1886, et canonisé en 1970 avec trente-neuf Compagnons, martyrisés entre 1535 et 1616.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 00:00

Ch’oe Ch’ang-hŭb Petrus

Choe Chang-heub Peteuro)

1786-1839

 

Petrus était né vers 1786 à Seoul (Corée), fils d’un officier du gouvernement. Un de ses frères, Ch’oe Ioannes, reçut le martyre en 1801.

Il avait treize ans quand mourut son père, et alors il eut l’occasion de connaître la doctrine catholique.

En 1801, la persécution lui fit perdre, outre son frère, tous ses biens de famille. Il épousa Son So-byŏk Magdalena, qui mit au monde onze enfants ; deux de ceux-là seulement vécurent, dont Ch’oe Yŏng-i Barbara.

Mais comme il ne vivait pas en milieu catholique, il ne pratiqua pas le catholicisme jusqu’en 1815 : alors, il se rapprocha d’une communauté catholique et approfondit la religion. Lors d’une épidémie de choléra, en 1821, il reçut enfin le Baptême.

Dès lors, il observa consciencieusement la religion, pratiqua avec régularité, soutint les missionnaires et l’Eglise de toutes ses forces, jugeant que pour tous les péchés qu’il avait commis dans sa jeunesse, il devait mourir pour Dieu, en expiation et pour sauver son âme.

En juin 1839, il fut arrêté, et interrogé. Quelques questions et réponses :

Tu crois en cette fausse religion ?

Je crois en la religion catholique. Il n’y a pas d’erreur dans ce que l’Eglise enseigne.

Renonce à Dieu.

Impossible.

On le tortura sept fois. Son corps fut littéralement brisé sous les coups, mais il resta inflexible dans sa foi, et refusa de donner des indications sur les autres Catholiques.

Juste avant d’être porté au lieu de l’exécution, il fit dire à sa femme et à sa fille, qui étaient aussi en prison, qu’elles ne devaient pas être tristes, mais qu’elles devaient rendre grâces à Dieu et se préparer à le suivre dans le martyre.

Effectivement Magdalena subit le martyre le 31 janvier suivant, et Barbara le 1er février.

Petrus, lui, fut décapité parmi sept Martyrs, à Seoul, au-delà de la Petite Porte Occidentale, le 29 décembre 1839.

La béatification de ce groupe eut lieu en 1925, et leur canonisation en 1984. La fête liturgique des Martyrs de Corée est au 20 septembre.

 
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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 00:00

Jacinto Gutiérrez Terciado

1909-1936

 

Jacinto naquit le 3 juillet 1909 à Guadilla (Burgos, Espagne), dans une famille de paysans : Casimiro Gutiérrez Valencia et Saturnina Terciado García, qui eurent deux autres fils (Anastasio et Angel). Le papa gardait les troupeaux de brebis.

Jacinto étudia chez les Clarétins à Segovia, songeant déjà au sacerdoce. Qui sait pourquoi, on lui déconseilla la voie missionnaire et sacerdotale, à cause de sa très mauvaise vue…

Il entra dans l’Ordre des Capucins à Basurto en 1929, fit le noviciat et la profession, en 1930, avec le nom de Diego.

Sa destination fut le couvent de Montehano (Cantabria) où il fit la profession solennelle comme Frère.

Il s‘y distingua par son heureux caractère et son dévouement envers les malades.

Sa dévotion préférée était sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (voir au 30 septembre). Quand on lui demanda ce qu’il aimerait recevoir, il répondit : La grâce du martyre.

Le 7 août 1936, le couvent fut fait évacuer par les révolutionnaires et le frère Diego se réfugia dans une famille proche, pendant quatre mois, avec le père Miguel (Aproniano).

On dit qu’il aurait eu une possibilité de rejoindre Bilbao, où la situation semblait plus calme, mais qu’il refusa, on ne sait pourquoi.

Le 13 décembre, il se déplaça avec le père Miguel vers Escalante, où il travailla dans les champs et d’où il fit quelques visites furtives au monastère.

Le 29 décembre 1936 au soir, tandis qu’il priait le chapelet avec leurs hôtes, il fut arrêté par des miliciens, qui l’assassinèrent sur la route de Santoña-Escalante, en même temps que le père Miguel. Les gens de cette famille les retrouvèrent le lendemain.

Le Frère Diego fut béatifié en 2013.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 00:00

Enrique Juan Requena

1907-1936

 

Enrique naquit le 2 mars 1907 à Ayelo de Malferit (Valencia, Espagne), de José Ramón Juan Cerdá, et de Ignacia Requena Ortiz ; des quatorze enfants, deux donnèrent le témoignage de leur foi durant la persécution religieuse de 1936.

Enrique fut baptisé deux jours après sa naissance, et confirmé en 1913.

A sept ans, il vit chez lui un prêtre de la parenté qui venait dire au-revoir à la famille avant de partir pour le Brésil ; ses paroles convainquirent tellement le petit garçon qu'il désira ardemment recevoir l'Eucharistie, ce qui arriva effectivement cette année-là.

Dans cette famille très chrétienne, Enrique entendit bientôt l'appel au sacerdoce. Ses jeux étaient les cérémonies liturgiques, où il officiait tandis que ses frères et ses cousins lui tenaient lieu d’assistance.

Un fait surprenant se produisit quand il eut onze ans. Le feu prit dans un four qui appartenait à sa mère, et en quelques instants les flammes gagnèrent le toit, malgré tous les efforts des hommes avec leurs seaux d’eau. Enrique retira de son cou le scapulaire qu’il portait, l’attacha à une pierre, qu’il envoya sur le toit de la maison en feu et en peu de temps l’incendie cessa. Un ouvrier qui travaillait à l’élimination des décombres retrouva le scapulaire rougi par les flammes, mais intact. Cette relique est toujours conservée.

Enrique entra au Collège des Vocations Ecclésiastiques, puis au Séminaire de Valencia, où il fut un modèle de séminariste. Modeste, il écrivait des lettres remplies de sa piété ; sa mère et ses sœurs religieuses avaient les larmes aux yeux de les lire.

Ordonné prêtre fin 1930, il célébra sa première Messe le jour de Noël et, début 1931, fut nommé vicaire à la paroisse de Enguera (Valencia), où était curé José Aparicio Sanz, avec lequel il allait être martyrisé quelques années plus tard. 

Les deux prêtres rivalisaient de zèle et d’ardeur apostolique. Enrique se distingua par son obéissance, son travail intense, sa piété et sa prudence dans la direction des âmes ; il était particulièrement dévot de l’Eucharistie et on le trouvait toujours devant le Tabernacle. Toute la vie paroissiale suscitait son apostolat, mais c’est surtout comme organiste qu’il excella (car ses parents et ses frères étaient d’excellents musiciens d’église), formant toute une génération de collaborateurs pour le chant sacré. Telles furent donc les marches de cet escalier majestueux qui le conduisit en quelques années à la gloire du martyre.

Depuis toujours il désira le martyre, et en parla très souvent à sa mère. Quand il la quitta pour aller prendre possession de son poste de vicaire, celle-ci, pressentant les temps difficiles qui s’annonçaient déjà, lui dit : Mon fils, comme j’aimerais rester près de toi, pour que, s’ils viennent te faire mourir, ils me fassent mourir avec toi. A quoi il répondit : Mais, maman, tu crois qu’on obtient comme cela la grâce du martyre ! Prie pour que je puisse l’obtenir ! Quelle grande grâce de mourir pour le Christ ! 

Un jour qu’il prêtait un livre concernant les martyrs du Mexique, il ajouta : Faites bien attention à ces martyrs ; pour celui qui pourrait être comme l’un d’eux, quelle joie, quelle grâce !

Il entrevoyait bien ce qui allait se passer. Il disait que Dieu recevait beaucoup d’offenses et qu’il purifierait le pays par une persécution religieuse ; il répétait souvent qu’il fallait demander constamment à Dieu la grâce de mourir pour le Christ ; il l’écrivait souvent dans ses lettres à la famille : Quelle grande grâce ce serait pour moi d’être choisi pour être martyr !

Quand la révolution se déchaîna en été 1936, il resta serein, tranquille et courageux. Pendant quelques jours il continua à célébrer la messe dans la chapelle des religieuses ; puis ce ne fut presque plus possible d’y monter, alors il célébra chez lui, très tôt, pour qu’on ne puisse pas l’interrompre. Il ne voulait pas s’habiller en paysan, pour passer inaperçu, quoiqu’il fût dangereux de se montrer en soutane. Un jour que son curé, José Aparicio Sanz, l’avait appelé et qu’il se rendait à son appel, deux miliciens le forcèrent à retourner à la maison ; sur l’appel réitéré du curé, il voulut quand même s’y rendre, bien qu’on le priât avec insistance de ne pas sortir à cause du danger : Il faut obéir, disait-il, à la demande de Monsieur l’Archiprêtre, qui doit se trouver en quelque nécessité. Mais on l’arrêta et on l’empêcha d’entrer là où se trouvait son curé. Il alla alors récupérer les archives pour les mettre en sûreté à la maison. Vu le danger, on les cacha dans un puits, jusqu’à la libération.

Il fut arrêté le même jour que don José Aparicio Sanz, le dimanche 11 octobre 1936. Des petites lettres qu’il envoyait depuis la prison, on pouvait bien comprendre qu’il s’attendait au martyre avec une sainte joie. Il parlait d’entreprendre un voyage, qu’il avait hâte de réaliser, et qui allait lui permettre de revoir Marina et Ramón {ses frère et sœur déjà décédés, ndt}, qui allaient le recevoir avec allégresse.

Très proche l’un de l’autre dans toutes leurs activités pastorales, le curé et son vicaire furent unis en prison et jusqu’au martyre. Ensemble ils furent fusillés à Picadero de Paterna (Valencia), le 29 décembre 1936. Un témoin raconta que Enrique avait les genoux blessés et qu’il devait donc être mort à genoux.

En mourant Enrique pardonna à ses bourreaux et cria encore “Vive le Christ Roi”.

Enrique, avec son curé José, sont inscrits au 29 décembre dans le Martyrologe. Ils ont été béatifiés en 2001.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 00:00

 Aproniano de Felipe González

1898-1936

 

Il naquit à Grajal de Campos (León, Espagne) le 2 février 1898

Entré chez les Pères Capucins, il prit à la profession le nom de Miguel et fut ordonné prêtre.

Il se trouvait avec le Frère Diego (Jacinto Gutiérrez Terciado) dans une famille d’accueil des environs de Montehano (Cantabria), où se trouvait leur monastère, évacué sur ordre de la Milice le 7 août 1936.

Au soir du 29 décembre 1936, il fut arrêté avec le Frère par des membres du Front Populaire.

Ils furent assassinés sur la route de Gama à Santoña, où les membres de cette famille les retrouvèrent le lendemain.

 

Le père Miguel fut béatifié en 2013. 

Aproniano de Felipe González

1898-1936

 

 

Aproniano vit le jour le 2 février 1898 à Grajal de Campos (León, Espagne).

Entré chez les Capucins, il prit l’habit en 1914 avec le nom de Miguel.

Il fit la profession l’année suivante et fut ordonné prêtre en 1922.

Envoyé à Rome, il fut reçu au doctorat en philosophie.

En 1936 il était Gardien à Montehano, d’où les miliciens expulsèrent les Religieux le 7 août.

En bon père de famille, il se préoccupa de tous les frères, puis chercha refuge dans un village voisin.

Le 29 décembre au soir, tandis qu’il priait le chapelet avec ses hôtes, il fut arrêté par des miliciens, qui l’assassinèrent sur la route de Santoña, en même temps que Jacinto Gutiérrez Terciado.

Il reçut ainsi la palme du martyre à Santoña-Escalante (Cantabria) le 29 décembre 1936 et fut béatifié en 2013.

 
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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 00:00

Yi Yŏng-dŏk Magdalena

(Yi Yeong-deok Magdallena)

1812-1839

 

Magdalena était née en 1812, dans une famille noble, mais très pauvre. La grand-mère l’instruisit dans le Christianisme, qu’elle professa avec sa mère, Cho Barbara, et sa sœur, Yi Maria. Mais l’harmonie familiale n’était pas totale, car le père non seulement n’était pas baptisé, mais demeurait obstinément opposé à la religion, tout en supportant la dévotion de son épouse.

Il arriva donc qu’on voulut arranger un beau mariage pour Magdalena, quand elle eut vingt ans. Le prétendant n’était pas baptisé : Magdalena simula une maladie et refusa. Mais le père ne s’y trompa pas : il la maltraita. Magdalena alla jusqu’à écrire avec son sang une lettre à son père, qui refusa de se rendre.

Ce combat dura sept années. A vingt-sept ans, la pauvre Magdalena demanda à Mgr Imbert (v. 21 septembre) la «permission» de quitter le toit de sa famille, mais l’évêque jugea opportun de le lui déconseiller, pour d’autres motifs valables de prudence et de charité. Mais après plusieurs mois de cette vie de plus en plus intenable, la demoiselle s’échappa et rejoignit, avec sa mère et sa sœur, une autre famille catholique. Là, l’évêque se montra contrarié et réitéra son conseil précédent : mais comment revenir dans cette maison, où le père se déchaînait, non seulement contre sa fille, mais contre son épouse et finalement toujours contre l’Eglise et contre Dieu ? L’évêque voyait autrement, mais laissa les catéchistes décider de la situation : Magdalena eut la possibilité de demeurer à Seoul, et de vivre pieusement selon ses désirs, dans la prière et les bonnes œuvres, bien consciente que sa destinée pouvait bien être le martyre.

On l’arrêta en effet, ainsi que sa mère ; on les jeta en prison, on les tortura. Magdalena souffrit la faim, la soif, les pénibles conditions d’une prison malsaine : elle vit sa mère toute fiévreuse mourir sous ses yeux (ce n’est donc certainement pas la Martyre du même nom qui mourut le même jour que Magdalena).

Battue de façon répétée, elle ne céda pas dans sa profession de foi.

Elle fut décapitée parmi sept Martyrs, à Seoul, au-delà de la Petite Porte Occidentale, le 29 décembre 1839.

Sa sœur Yi Maria fut martyrisée à son tour un mois plus tard, le 31 janvier 1840.

La béatification de ce groupe eut lieu en 1925, et leur canonisation en 1984. La fête liturgique des Martyrs de Corée est au 20 septembre.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 00:00

David, roi

10e siècle avant Jésus-Christ

 

Nous trouvons l’histoire de David dans la Bible, aux Livres de Samuel, et au premier Livre des Rois.

David était le dernier-né des fils de Jessé, de Bethléem, qui en avait huit : Eliab, Abinadab, Shamma, sont les noms des trois premiers que nous donne l’Ecriture ; les autres ne sont pas nommés, jusqu’au dernier, David.

Celui-ci était roux, un garçon au beau regard et de belle tournure (1S 16:12).

Il entra au service de Saül pour lui faire bénéficier des bienfaits de la musique, car il jouait de la harpe (1S 16:14-23).

Vient l’épisode de Goliath, que David assomme d’un coup de galet envoyé avec sa fronde de pasteur (1S 17). C’est cette première victoire qui rend Saül jaloux, au point de diriger sa lance contre David, qui l’évite et s’enfuit.

Le fils de Saül, Jonathan, éprouve cependant une profonde amitié pour David ; il le protège, il intercède auprès de Saül pour un apaisement (1S 19-20), c’est que Jonathan aimait David de toute son âme (1S 20-17) et ira jusqu’à renoncer à la succession royale en faveur de David (1S 23-17).

Dans la lutte qui oppose désormais Saül et David, ce dernier se montre très magnanime envers le roi, l’épargnant même par deux fois quand il pourrait le tuer car, dit-il, que Yahve me garde de porter la main sur lui, car il est l’oint de Yahvé (1S 24:7 et 26:11)).

Après Saül, David devint roi de Juda (2S 2-4) puis d’Israël et Juda (2S 5-8).

Tous ces épisodes sont repris dans le premier Livre des Chroniques (1Ch 11-29), qui s’appellent en latin les Paralipomènes.

Choisi par Dieu, David n’en restait pas moins un homme avec ses faiblesses, et la Bible raconte sincèrement qu’il eut dix-neuf enfants de ses huit femmes sans compter les fils des concubines (1Ch 3:9). L’Ecriture inspirée de Dieu nous instruit ainsi sur les «habitudes» de cette époque, sans approuver ni condamner ce comportement, mais pour nous rappeler combien la loi divine du début était loin d’être appliquée dans son intégralité. Jésus-Christ rappelle aux Pharisiens que, si Moïse avait permis à l’homme de renvoyer sa femme, c’était en raison de (leur) caractère intraitable, mais qu’il n’en était pas ainsi à l’origine (Mt 19:8).

Par cette sincérité, l’auteur de la Bible signe son authenticité. N’importe quel faussaire aurait caché l’inconduite de David.

C’est ainsi que nous lisons aussi le triste épisode de l’adultère du roi (2S 11-12), comment il fit tuer le mari de Bethsabée au combat et introduisit cette femme chez lui, comment le prophète Natân lui reprocha son péché et lui annonça la mort du bébé. David écrira cependant son remords et sa confiance en Dieu miséricordieux dans le psaume 50 (le Miserere), un chef-d’œuvre poétique d’humble aveu du pécheur repenti. 

David fut l’auteur d’une grande quantité de psaumes, cent-cinquante en tout, qui ne sont peut-être pas tous de sa propre main. 

Mystérieusement, c’est ensuite de la même Bethsabée que naîtra Salomon. Le Christ choisit donc précisément cette lignée humaine pécheresse, pour naître dix siècles plus tard de la Vierge Marie. 

Pour Salomon, David préparera tout le matériel nécessaire à la construction du Temple de Jérusalem (1Ch 22-29).

Le grand mérite de David, c’est sa piété profonde envers Yahweh, et c’est ce par quoi il l’emporte sur tous les rois d’Israël.

David régna une quarantaine d’années, dont trente-trois à Jérusalem (1Ch 29:27).

Ce n’est que tardivement que son nom fut introduit dans le Martyrologe, au 29 décembre, tandis que l’Eglise grecque le commémorait au dimanche après Noël.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 00:00

Thomas Becket

1117-1170

 

Des trois enfants de la famille Becket, il y eut une abbesse, à Barking, et un évêque, Thomas.

Leur père, peut-être originaire de Normandie, était commerçant à Londres, leur mère transmit à ses enfants l’amour de Dieu et du prochain, la dévotion mariale. Elle mourut vers 1138.

Thomas naquit le 21 décembre 1117 à Cheapside (Londres) et grandit dans les plaisirs nobles et chevaleresques de l’époque, chassant au faucon et fréquentant la bonne société. Il avait horreur du mensonge. Beau garçon, il avait une mémoire prodigieuse et fit des études à Paris, jusqu’en 1139.

Il fut pris comme clerc chez l’archevêque de Canterbury, qu’il accompagna plusieurs fois à Rome, ainsi qu’à Bologne et Auxerre, où il reçut des enseignements de juristes.

En 1154, il fut nommé archidiacre du diocèse, en même temps que chancelier du royaume, au service du jeune roi Henri II.

Il participa personnellement à l’expédition anglaise contre les troupes françaises en Aquitaine, puis en Normandie, où il désarçonna un célèbre chevalier français, Enguerrand de Trie.

Malgré l’aisance et la belle vie, Thomas était intérieurement très attaché à l’Eglise, qu’il servait par ses aumônes et ses prières. Il fut élu pour succéder à l’archevêque, en 1162, et fut donc ordonné prêtre puis consacré. Il fut le premier à célébrer la solennité de la Sainte Trinité, le dimanche après la Pentecôte, en souvenir de sa consécration.

Dès lors, il s’imposa l’austérité, derrière une apparence de magnificence, et eut pour idéal de servir Dieu et l’Eglise avant le roi et l’Etat. Il serait inflexible. Des conflits entre lui et le roi n’allaient pas tarder.

En 1164, il refusa d’adhérer aux constitutions de Clarendon, qui attribuaient trop de pouvoir au roi en face de l’Eglise, et fut, pour cela, condamné par contumace et mis à l’amende. Ce fut l’exil en France, jusqu’en 1170.

Ce métropolitain qui avait sous sa responsabilité pastorale dix-sept diocèses, se retrouva dans l’abbaye de Pontigny, où il fut bien contraint de vivre la vie cistercienne. Il y eut des tentatives de rapprochement avec le roi d’Angleterre, qui échouèrent.

Quand Thomas revint dans son pays, le peuple l’acclama, mais un peu comme le Christ entrant à Jérusalem, acclamé avant d’être insulté. Le roi cherchait à s’en débarrasser : quatre chevaliers se chargèrent de la besogne.

Le 29 décembre 1170, ils pénétrèrent dans la salle où se trouvait l’archevêque, le sommèrent ; il se réfugia dans l’église proche, où ils le suivirent. Après des altercations et des insultes, désormais sans défense, Thomas joignit les mains, s’en couvrit les yeux, inclina la tête et pria. Il ajouta : Seigneur, je remets mon esprit entre tes mains (Lc 23:46). Au troisième coup, il tomba sur les genoux et sur les coudes, murmurant : Pour le nom de Jésus et pour l’Eglise, j’accepte la mort. Il tomba.

Cet assassinat causa un scandale considérable. Le roi fut frappé d’interdit personnel ; repenti, il reçut l’absolution deux années plus tard.

Des miracles nombreux permirent une canonisation rapide de Thomas, en 1173.

On n’est pas sûr que les ossements retrouvés dans la cathédrale de Cantorbury en 1888, soient de saint Thomas Becket. Le culte de ce Martyr se répandit rapidement et fort loin, en Arménie, en Islande, en Italie et en Sicile, en Suède. Il y a en France une récente société de prêtres qui a pris pour appellation Fraternité de Saint Thomas Becket.

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  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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