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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

Vicente Rodríguez Fernández

1897-1936

 

Né à Bárcena (Navelgas, Asturies) le 22 octobre 1897, Vicente fut baptisé le lendemain. Il avait (au moins) un frère.

Entré chez les Dominicains, il professa en 1915 à Corias (Asturies), fit la théologie à Salamanque et fut ordonné prêtre en 1922.

Dominicain accompli, il se préparait avec ardeur à la prédication, avec cette inspiration poétique qu’il avait en lui.

On l’envoya bientôt prêcher à Chihuahua et Tampico (Mexique), d’où la persécution l’expulsa.

Il passa alors aux Etats-Unis, dans l’état du Texas, où il exerça l’apostolat au milieu d’une population pauvre, dont il partagea volontiers la condition.

De retour en Espagne, il fut à Valladolid, puis au couvent de l’Olivar de Madrid.

Le couvent fut pris d’assaut le 20 juillet, et le père Vicente se réfugia chez son frère. Son inquiétude était d’autant plus grande qu’il avait reçu un billet anonyme l’avertissant qu’il mourrait bientôt, au moment où il s’y attendait le moins.

Arrêté le 12 octobre, il se retrouva aux côtés du père Mendibelzúa (voir la notice), qui l’aida beaucoup fraternellement à surmonter ces moments d’angoisse.

Les deux prêtres furent conduits, avec beaucoup d’autres, à Paracuellos del Jarama, aux environs de Madrid, où ils furent fusillés, le 7 novembre 1936.

Ils furent tous deux béatifiés en 2007.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

(Félix) Jacinto Castañeda Puchasóns

1743-1773

 

Il naquit à Játiva (Valencia, Espagne) le 13 novembre 1743 (ou peut-être le 13 janvier ?), de José et de Josefa María. Il fut baptisé en réalité avec les noms de Félix, Tomás, Joaquín, Tadeo.

Entré au couvent dominicain de cette ville, c’est là qu’il prit le nom de Jacinto, par dévotion à saint Hyacinthe de Pologne, un autre Dominicain (voir au 17 août).

En 1761, les provinces dominicaines européennes reçurent une demande des Philippines, où l’on avait besoin de jeunes recrues disposées à donner leur vie pour l’Evangile. Jacinto fut de ceux qui y répondirent, quoique pas encore ordonné prêtre.

Il fut envoyé à Manille en 1762 et y acheva ses études avant d’être ordonné prêtre, en 1765. Très intelligent, doué de grandes qualités et vertus, il fut envoyé en Chine.

Il commença par apprendre le chinois à Macao, et se lança dans l’apostolat, volant au secours des pauvres et des malades.

En juillet 1769, selon son propre récit, il fut arrêté de nuit sur dénonciation d’un chrétien apostat, et conduit en prison avec son confrère, le père Lavilla. Ils subirent quatorze interrogatoires devant dix mandarins, en même temps que d’autres chrétiens, dont certains apostasièrent (ou feignirent de le faire) ; on essaya de les incriminer pour viols ou autres délits de ce genre, mais personne ne put avancer la moindre preuve, évidemment. Ils finirent pas être condamnés à l’exil, avec menace de la peine de mort s’ils osaient rentrer dans la région, tandis que ceux qui les avaient hébergés étaient condamnés à quarante coups de fouet et deux mois de cangue. On les libéra le 3 octobre et ils purent rejoindre Macao. Pour tous ces «bienfaits», commentait le père Jacinto, bénie soit la divine Majesté.

Un missionnaire dans l’âme, comme l’était le père Jacinto, ne peut rester inactif. La porte de la Chine se fermait : il entrait par celle du Vietnam, où il arriva en février 1770.

Là il œuvra encore très activement pendant trois années, malgré les fatigues et la maladie.

En juillet 1773, il voulut porter le sacrement des malades à un infirme, malgré sa très mauvaise santé. Au retour, sa barque fut espionnée et suivie par une autre de soldats. Jacinto jeta les saintes huiles dans l’eau, gagna la rive et chercha à fuir, mais il tomba plusieurs fois, vaincu par la fièvre. Un peu plus loin il fut arrêté avec son Collègue, le père Vinh-sơn Lê Quang Liêm et le catéchiste qui les accompagnait. 

On les mit dans des cabanes où ils ne pouvaient pas se tenir debout, pendant plus de trois mois. Le 4 novembre, on les condamna à la décapitation. Au catéchiste qui lui apportait la nouvelle, le père Jacinto répondit : Le Seigneur m’accorde aujourd’hui une grande joie.

Il fut martyrisé avec l’autre prêtre à Ɖồng Mơ (Ha Tay, Vietnam) le 7 novembre 1773.

On conservait le corps du Martyr, mais un bombardement a détruit ces reliques durant la Deuxième guerre mondiale.

Le père Jacinto a été béatifié en 1908, et canonisé en 1988.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

Juan Mendibelzúa Ocerín

1878-1936

 

Né le 23 novembre 1878, baptisé le lendemain, il fut tout petit en contact avec les moniales dominicaines, grâce auxquelles il entendit bientôt l’appel de Dieu

Entré à son tour chez les Dominicains, il fit la profession à Corias (Asturies) en 1894 ; après la philosophie, il fit la théologie à Salamanque et fut ordonné prêtre en 1902.

Particulièrement doué pour la musique, il fut chantre dans les couvents où il passa ; il jouait de l’orgue et composait.

Destiné au couvent de Madrid (Olivar), ce fut un religieux remarquable, qui eut l’occasion de célébrer la Messe dans l’oratoire privé du président de la République, M. Zamora.

Lors de l’assaut du couvent de l’Olivar, le 20 juillet 1936, il reçut l’hospitalité dans des familles accueillantes, mais fut arrêté à la mi-octobre.

Mis en prison, avec une centaine d’autres personnes arrêtées, dans un endroit très étroit, puis dans la prison Modelo, ce Religieux à la santé robuste souffrit beaucoup des mauvais traitements qu’il reçut.

Il se retrouva avec le père Vicente Rodríguez, qu’il soutint dans l’épreuve et qui allait être martyrisé avec lui.

Le 15 août, fête de l’Assomption, arrivèrent là quatre étudiants dominicains, qui devaient être martyrisés eux aussi.

Cette détention prit fin au matin du 7 novembre 1936, quand on fit sortir tout le monde pour les fusiller à Paracuellos del Jarama (environs de Madrid).

Le père Juan Mendibelzúa, avec ses Compagnons, fut béatifié en 2007.

 
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

Willibrord d’Utrecht

658-739

 

Les parents de Willibrord lui donnèrent un nom d’assonance païenne, Willibrord signifiant : que le dieu Willi te protège. Mais ce furent d’excellents chrétiens. Le père, Wilgils, noble de Northumbrie, distribua à la fin de sa vie tous ses biens aux pauvres et alla se retirer dans un ermitage qu’il s’était construit. Ce fut le début d’une vie monastique où d’autres compagnons le rejoignirent.

Willibrord, lui, naquit le 6 novembre 658, et fut bientôt mis sous la tutelle d’un grand saint, l’abbé Wilfrid de Ripon. Quand Wilfrid, tout en restant abbé à Ripon fut chargé du siège épiscopal de York, ce fut le prieur du monastère, Ceolfrid, qui s’occupa de Willibrord.

En 678, Wilfrid dut partir pour Rome, et Willibrord partit pour l’Irlande, à Rathmelsigi, où il se mit sous la direction de l’abbé Egbert. Après douze années, il reçut le sacerdoce.

En 690, l’abbé Egbert choisit douze de ses moines, Willibrord en tête, pour aller évangéliser les Frisons. Une fois arrivés dans la région des Pays-Bas, Willibrord voulut aller demander au pape l’approbation de sa mission. Ce que fit Serge 1er avec grande joie.

Willibrord s’établit à Anvers. Dès 695, le même Serge 1er consacra évêque Willibrord comme archevêque des Frisons. A l’occasion, il ajoutait à son nom celui de Clément (Clément 1er pape), qui se fêtait le 23 novembre, lendemain du sacre.

Le siège du nouvel archevêque fut alors à Utrecht.

Puis Willibrord étendit les bâtiments du monastère d’Echternach (région du Luxembourg), où il se rendait volontiers entre ses courses apostoliques.

En 699, Willibrord essaya de pousser l’apostolat en direction du Danemark, mais rencontra une certaine résistance du roi Ongend ; il profita tout de même de son voyage pour acheter trente jeunes esclaves indigènes qu’il fit embarquer avec lui pour les instruire et les baptiser. Il n’y eut pas d’autres missions au Danemark pendant tout un siècle.

Une des méthodes qu’utilisait Willibrord pour convaincre les païens, était de détruire leurs idoles en leur démontrant qu’ils n’en recevaient aucun maléfice, car 

Les idoles des païens sont or et argent, une œuvre de mains d’hommes ; elles ont une bouche et ne parlent pas, elles ont des yeux et ne voient pas. Elles ont des oreilles et n’entendent pas, par le moindre souffle en leur bouche (Ps 135 15-17).

En 703, Willibrord eut la joie de recevoir Wilfrid d’York qui l’honorait d’une visite pour lui montrer l’intérêt qu’il portait à ces missions en Frise. Willibrord organisa méthodiquement son grand diocèse. Malheureusement, le prince Radbod, dans un de ses accès de colère, détruisit tout le travail de Willibrord à Utrecht. Il fallut patiemment tout reconstruire à partir de 719, quand Charles Martel eut soumis les Saxons puis les Frisons. Saint Boniface vint l’aider aussi pendant quelque temps.

Les années passant, et le travail augmentant, Willibrord eut l’idée de consacrer des évêques auxiliaires, qui eurent le titre de Chorévêques, pouvant circuler librement, sans être attachés à un territoire particulier. 

Willibrord fonda encore d’autres monastères : Susteren (Limbourg, 714), Murbach (Alsace, 728).

Il mourut le 7 novembre 739 à Echternach, au lendemain de son quatre-vingt-unième anniversaire en ce monde.

Saint Willibrord a été vénéré dès après sa mort, et inscrit au Martyrologe le 7 novembre. 

En 1940, il a été proclamé Patron de la province ecclésiastique d’Utrecht.

 
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

Isabelino Carmona Fernández

1908-1936

 

Né à Pajares de Laguna (Salamanque) le 16 septembre 1908, il fut baptisé le 24 suivant et confirmé en 1911, comme c’était la coutume. 

Il étudia à l’école dominicaine de Corias (Asturies), puis à Las Caldas de Besaya (Santander).

Entré à son tour dans l’Ordre dominicain, il fit la profession en 1925 à Corias et les études de philosophie ; la théologie se fit à Salamanque, où Isabelino fut co-fondateur de la maison Francisco de Vitoria, et il fut ordonné prêtre en 1932.

Il fut envoyé au couvent de Atocha (Madrid), comme directeur des jeunes de l’Action Catholique qui furent plus de cent grâce à son impulsion, instruits et conduits magistralement par ce jeune prêtre.

Le 20 juillet, le couvent fut pris d’assaut et le père Isabelino fut conduit avec les Confrères au poste de Abtao, puis à la Direction Générale de Sécurité, enfin à la prison Modelo de Madrid. Il était minuit.

Là ils se retrouvèrent avec les autres Dominicains du couvent de l’Olivar (voir les notices de Juan Mendibelzúa et Vicente Rodríguez), avec lesquels ils se confortèrent réciproquement. En particulier ils purent, malgré les conditions pénibles de la prison, célébrer assez dignement la fête de saint Dominique, leur Fondateur, qu’on célébrait à l’époque le 4 août.

Le jour du martyre arriva : on fit sortir les prisonniers pour les conduire, sans ménagement, à Paracuellos del Jarama (environs de Madrid), pour les fusiller.

C’était le matin du 7 novembre 1936. Isabelino avait vint-huit ans d’âge, et quatre de sacerdoce.

Le père Isabelino fut béatifié avec ses Compagnons en 2007.

 
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

Andrés Francisco Simón Gómez

1876-1936

 

 

Andrés vit le jour le 30 novembre 1876 à Orihuela (Alicante, Espagne), le jour de la fête de saint André.

Après un début d’études au séminaire, il entra chez les Capucins de Ollería (Valencia), y reçut l’habit en 1891 et prit le nom de Eloy.

Après la profession (1892), il fut ordonné prêtre (1899), il exerça le saint ministère dans le diocèse de Orihuela, tout en enseignant.

En 1906, il fut envoyé en Colombie, comme secrétaire de son oncle, l’évêque Francisco Simón y Ródenas, à Santa Marta. Il fut en même temps Gardien du couvent de Bogotá.

De retour en Espagne, il fut Gardien dans plusieurs monastères, ainsi que définiteur provincial.

Lors des hostilités de 1936, les Religieux furent expulsés du monastère de Orihuela et le père Eloy fut accueilli chez un frère.

Arrêté le 7 novembre, il fut poignardé à mort près de Crevillente (Alicante) le 7 novembre 1936 et fut béatifié en 2013.

 

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

Alfredo Fanjul Acebal

1867-1936

 

Né le 16 juillet 1867 à Oviedo (Espagne), il fut baptisé dès le lendemain.

Après ses études au séminaire d’Oviedo, il entra dans l’Ordre dominicain et fit profession à Corias (Asturies) en 1883.

Ordonné prêtre en 1890, il enseigna à Corias et Salamanque.

Maître en théologie, il était estimé pour ses cours bien préparés, et fut chargé de l’organisation des études.

Il fut supérieur à Oviedo, Salamanque, Palencia, Madrid, et provincial en 1918.

Il se trouvait à Olivar (Madrid) comme prieur, lors des tristes événements de juillet 1936.

Au soir du 20 juillet, il fut emmené en camion au commissariat, puis à la «tchéka», puis au siège du gouvernement. En passant devant une église, s’étant découvert, il reçut des coups de crosse de fusil. Un témoin rapporta qu’il y avait des flaques de sang dans le camion.

On l’enferma ensuite à la Direction générale de Sécurité, où il retrouva d’autres Religieux de Atocha, et vers minuit, on les mit enfin à la prison Modelo.

Dans cette prison, il eut l’heur de recevoir le consentement de mariage de son parent, le général Joaquín Fanjul, qui fut exécuté peu après.

Le 15 août, fête de l’Assomption, arrivèrent là quatre étudiants dominicains, qui devaient être martyrisés eux aussi.

Le 22 août, un incendie alerta prisonniers et gardiens, tandis que le père Alfredo restait tranquillement soumis à la volonté divine. Il confessa les prisonniers ; on l’entendait réciter les prières de la messe.

Cette détention prit fin au matin du 7 novembre 1936, quand on fit sortir tout le monde pour les fusiller à Paracuellos del Jarama (environs de Madrid).

Le père Alfredo Fanjul, avec ses Compagnons, fut béatifié en 2007.

 
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

José Delgado Pérez

1917-1936

 

José vit le jour à Becerril de Campos (Palencia, Espagne) le 18 mars 1917, et reçut le baptême le lendemain, fête de saint Joseph dont il porta le nom.

Il fit de très bonnes études, grâce à des dons intellectuels remarquables, à l’école apostolique  dominicaine d’Almagro.

En 1931, en raison des événements, les Supérieurs jugèrent bon de renvoyer les jeunes dans leurs familles. José retrouva les siens, parmi lesquels il se montra dévoué, serviable, donnant l’exemple de la piété.

Il persévéra dans sa vocation et voulut commencer le noviciat, ce qui eut lieu avec sa prise d’habit, le 8 septembre 1935, fête de la Nativité de Marie.

José montra toute son ardeur juvénile dans la joie d’être consacré à Dieu, heureux de participer à la vie conventuelle dominicaine.

Il se trouvait au couvent de Almagro au moment où la maison fut assaillie par les révolutionnaires, le 25 juillet 1936 (voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936).

José fut conduit avec d’autres Confrères à la prison Modelo de Madrid, où il resta pendant un peu plus de trois mois.

A partir du 7 novembre, les prisonniers furent exécutés ; le premier groupe comprenait, entre autres, les pères Alfredo Fanjul, Juan Mendibelzúa, Vicente Rodríguez, Isabelino Carmona (voir leurs notices), qui furent donc emmenés aux environs de Madrid, à Paracuellos de Jarama, où ils furent fusillés.

C’était au matin du 7 novembre 1936 : José, un des plus jeunes, avait dix-neuf ans.

José Delgado Pérez fut béatifié en 2007.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

Vincenzo Grossi

1845-1917

 

Vincenzo naquit le 9 mars 1845 à Pizzighettone (Cremone, Italie), et fut baptisé le jour-même.

De son père, il apprit le sérieux du travail quotidien ; de sa mère, la vie chrétienne.

Tôt il voulut entrer au séminaire, mais le papa voulait mettre à l’épreuve cette jeune vocation : Vincenzo n’entra au Grand séminaire qu’à dix-neuf ans, et fut ordonné en 1869.

M. Grossi mourut bientôt ; Mme Grossi entoura son fils de toutes ses attentions, payant discrètement les dettes du trop généreux don Vincenzo.

Celui-ci fut vicaire à Ca’ de Soresini, puis curé à Regola, où son apostolat changea la paroisse du tout au tout. On l’appelait «le petit couvent du diocèse».

Don Vincenzo donna toute son attention à la catéchèse, aux jeunes, dont il s’entourait avec grande joie.

Cette réussite induisit l’évêque à charger don Vincenzo d’une autre paroisse, Vicobellignano, où il restera trente-quatre ans.

Le premier souci de l’évêque en la lui confiant, était d’en extirper l’erreur protestante. Patiemment, grâce à beaucoup de lectures et de prières, don Vincenzo transforma peu à peu sa paroisse en une véritable communauté de prière.

En 1885, il fonda les Filles de l’Oratoire dans l’esprit de saint Filippo Neri, pour s’occuper des jeunes filles : il en écrivit la règle à genoux devant le Tabernacle.

On l’appela aussi dans les environs pour prêcher des missions à la population. Il ne prenait avec lui qu’une petite sacoche avec son bréviaire et sa montre.

Peu avant de mourir, il disait à la Maîtresse des Novices : Cherchez à ne jamais vous plaindre ; au contraire, soyez dans la joie quand les choses vont à l’opposé de ce que vous voulez faire.

Il mourut le 7 novembre 1917.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

Serviliano Riaño Herrero

1916-1936

 

Serviliano vit le jour à Prioro (León, Espagne) le 20 avril 1916, fils de Rosendo et Gabina.

Il entra au collège des Oblats de Marie Immaculée (OMI) à Urnieta (Guipúzcoa) en 1927, puis passa au noviciat en 1932 pour les études des philosophie à Las Arenas (Biscaya).

Après la première profession (1933), il rejoint la communauté de Pozuelo de Alarcón où il fait les études de théologie en vue de recevoir l’ordination sacerdotale. Il se préparait avec joie à sa prochaine mission apostolique, où qu’elle pût être, mais les événements ne lui permirent pas de réaliser ce beau rêve. Dieu allait lui donner rapidement la couronne du martyre. 

Au moment de la révolution de 1936, le couvent fut assailli le 22 juillet et transformé en prison pour toute la communauté de Pozuelo.

Puis les Religieux, dont notre Serviliano, furent conduits à la Direction Générale de Sécurité, au centre de Madrid, d’où ils furent libérés un jour plus tard.

Ils vécurent alors dans la clandestinité, sa cachant chez des amis, jusqu’au 15 octobre, où une rafle les arrêta de nouveau.

A partir du 7 novembre, les prisonniers furent exécutés. Le matin, on appela les noms de ceux qui devaient être libérés, en réalité exécutés. Le premier groupe comprenait, entre autres, les pères dominicains Alfredo Fanjul, Juan Mendibelzúa, Vicente Rodríguez, Isabelino Carmona (voir leurs notices), qui furent donc emmenés aux environs de Madrid, à Paracuellos de Jarama, où ils furent fusillés. Serviliano fut exécuté non loin de là, à Soto de Aldovea (Torrejón de Ardoz, Madrid).

Il y eut un raffinement de cruauté pour le jeune Serviliano. On l’attacha par le bras à un autre condamné, on lui lia les mains derrière le dos et on lui coupa les parties génitales avant de le fusiller. 

C’était au matin du 7 novembre 1936 : Serviliano avait juste vingt ans. 

Martyr de la foi et de la chasteté, Serviliano Riaño Herrero fut béatifié en 2011.

 
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