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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 00:00

  

Thomas Ochia Kintsuba Jihyoe

1602-1637

 

Jihei (ou Jihyoe) était un des enfants d’un couple chrétien japonais : Leo Ochia et Clara Okia, qui devaient plus tard verser leur sang pour leur foi. Il semble d’ailleurs que ce fut la famille entière qui fut martyrisée.

Ils vivaient à Omura, le berceau de la chrétienté japonaise, où le premier daimyo (samurai) reçut le baptême, suivi par tant de conversions qu’en 1582 on démembrait environ cent cinquante mille fidèles chrétiens, dont soixante-mille seulement à Omura.

A l’époque de la naissance de Jihei, la persécution commençait à se faire de plus en plus menaçante. 

Jihei reçut le nom chrétien de Thomas à son baptême, peu de jours après sa naissance.

A six ans, il fut placé dans un «petit séminaire» à Arima, à environ cinquante kilomètres au sud-est de Nagasaki. Ce séminaire avait été fondé par des Jésuites en 1580, et les élèves y passaient environ six ans à apprendre le japonais et le latin ; ceux qui voulaient se préparer au sacerdoce étudiaient ensuite l’astronomie, les sciences naturelles, la psychologie, la théologie, la musique et éventuellement aussi quelques autres matières.

Comme les samurais quittaient l’Eglise les uns après les autres devant la persécution, le séminaire fut tranféré à Nagasaki, jusqu’à ce qu’un édit de suppression et d’expulsion fût publié, en 1614. Cet édit fut l’origine de l’envoi de tous les étudiants à Macao ou à Manille, ou bien en d’autres localités du Japon. Notre Thomas se retrouva à Macao, mais sans pouvoir non plus se manifester ouvertement, car la Chine était encore un pays «fermé».

Ayant bien appris le latin, Thomas devint professeur de latin pour la formation des prêtres ; mais le latin fut bientôt interdit également, empêchant les étudiants d’achever leurs études normalement, car le latin était alors une condition sine qua non. En 1620, tous les étudiants furent renvoyés au Japon et Thomas commença son activité de catéchiste, se cachant et changeant de domicile. Ce n’était pas une vie facile, mais c’est dans ces circonstances que mûrit en Thomas l’appel au sacerdoce.

Il rencontra des pères Augustins et voulut entrer dans leur Ordre. Pour cela il rejoignit Manille (Philippines) en 1622, alors qu’il avait vingt ans. C’était le premier Japonais à demander l’admission dans cet Ordre. C’était un peu la «surprise» et l’on hésita à l’accepter. Mais le père provincial reconnut sa vraie vocation et le reçut : Thomas prit l’habit fin 1623 et fit les premiers vœux l’année suivante comme Frère Thomas de Saint-Augustin.

Envoyé à Cebu pour étudier les arts et la théologie, il alla prier à la basilique du Saint-Enfant Jésus, demandant la grâce de pouvoir retourner dans son pays et assister les Chrétiens persécutés.

En 1627 ou 1628, il fut ordonné prêtre, et revint à Manille.

Peu de temps après son arrivée à Manille, il sentit le manque de la statue de l’Enfant-Jésus, et demanda à retourner à Cebu, ce qu’on lui permit. Mais le voyage fut extrêmement mouvementé : le bateau chavira, Thomas s’en sortit de justesse en gagnant l’île de Panay à la nage. Enfin arrivé à Cebu, il sut que la persécution s’était intensifiée à Nagasaki, où le magistrat s’était mis à arrêter l’un après l’autre tous les prêtres, pour priver les Catholiques de toute assistance spirituelle.

Le sang de Thomas ne fit qu’un tour : il demanda immédiatement à ses supérieurs l’autorisation de partir pour le Japon. Encore une fois, le voyage fut pénible ; le bateau se cassa en deux lors d’une forte tempête et Thomas se retrouva absolument sans rien. C’était comme pour dire qu’il ne pouvait pas aller exercer son sacerdoce dans son Japon natif. Mais Thomas ne pouvait pas se décourager : il réitéra sa demande d’aller au Japon. 

Mais comme la réponse n’arrivait pas, Thomas écrivit tout simplement au Prieur Général à Rome (août 1630) : une lettre en parfait latin, qu’on conserve dans les archives de l’Ordre à Rome. Mais Thomas était plus rapide que le courrier : avant de recevoir la réponse, il avait réussi à se déguiser, et à mettre pied au Japon, fin 1631, après un autre naufrage.

Peu après, il apprit que le supérieur local avait été arrêté et emprisonné à Omura, puis à Nagasaki. Thomas était rusé : il s’engagea comme garçon d’écurie pour soigner les chevaux au quartier général du magistrat, ce qui lui permit de rencontrer chaque jour le Père Supérieur, pour lui redonner courage. Le jour, il travaillait comme domestique à l’étable, et de nuit, il travaillait comme «Père Thomas», visitant les Chrétiens, redonnant du courage, confessant, célébrant la Messe, et même faisant quelques conversions. 

Comme on apprit le martyre du père Gutiérrez avec deux autres prêtres, à Nishizaka en septembre 1632, Thomas dut se dissimuler davantage encore pour exercer son ministère.

Ce qui compliqua énormément sa situation fut qu’on le rechercha officiellement : partout on afficha son portrait en demandant d’indiquer où il était, si on le voyait. C’était la première fois qu’on recourait à ce genre de recherche au Japon. Thomas ne pouvait plus se montrer, car tout le monde connaissait sa figure, qu’on voyait partout affichée. Il se réfugia dans une montagne proche, à environ une heure de Nagasaki, dans une grotte qu’on appelle maintenant Rocher de Jiheiwa (ou Jihyoe).

Les autorités de Nagasaki le cherchaient activement, parfois avec des troupes de centaines de soldats, mais n’arrivaient jamais à lui mettre la main dessus. C’est que Thomas savait «disparaître» continuellement, se déguisant de toutes les façons ; il réussit à joindre Edo (actuelle Tokyo), comme serviteur du Shogun pendant plusieurs mois, prêchant l’Evangile dans les châteaux et amenant à l’Eglise leurs occupants avec leurs enfants. Thomas était partout, par monts et par vaux, toujours en mouvement, et toujours disparaissant brusquement au moment où on croyait l’avoir coïncé. Ce fut au point qu’on le crut doué d’un pouvoir magique pour disparaître.

Fut-il protégé par Dieu grâce au don de la bilocation ? Ou bien fit-il comme Notre-Seigneur qui «passant au milieu d’eux, allait son chemin» (Lc 4:30) ?

Il retourna à Nagasaki, trouva une nouvelle cachette pour aller et venir. Les autorités promettaient des récompenses de plus en plus importantes pour qui le dénoncerait, mais personne ne le fit. Ce n’est que «par hasard» qu’un espion le surprit le 1er novembre 1636, sans penser que c’était le père Thomas, mais seulement un Chrétien quelconque (si l’on peut dire). Quand l’officier l’interrogea, Thomas répondit, au grand étonnement de tous les présents : C’est moi le Père Thomas de Saint-Augustin Johyoe, de l’Ordre de Saint-Augustin.

Son apostolat s’arrêta ainsi brusquement. Pendant six mois, Thomas fut interrogé et torturé, entre autres par le mizuzeme ou torture de l’eau, où la victime est contrainte à ingurgiter de grandes quantités d’eau : quand le corps était déjà complètement saturé, on continuait à faire entrer de l’eau dans la gorge avec un entonnoir, jusqu’à ce que le ventre soit gonflé comme un tonneau ; étendue sur le dos, la victime était alors violemment frappée sur le ventre avec des cannes de bambou jusqu’à ce que l’eau ressortît avec du sang, non seulement par la bouche, mais aussi par le nez, les oreilles et les yeux. On faisait cela jusqu’à ce que la victime perdît connaissance.

Le père Thomas fut reconduit dans sa cellule à demi-mort ; quand il reprit connaissance, ce fut seulement pour subir la même torture, qu’on lui imposa trois fois. Ensuite, on lui enfila des pointes de fer sous les ongles des mains et des pieds, jusqu’à évanouissement. Constatant que le père Thomas supportait tout cela avec une constance incroyable, les bourreaux furieux imaginèrent encore une autre torture : avec des cannes de bambou, munies de sortes de harpons, on perça et on déchira les chairs du prêtre, de façon encore plus radicale qu’on l’aurait fait avec un couteau ou un grand hameçon. Le corps de Thomas n’était qu’une plaie sanguinolente.

Les bourreaux n’allèrent pas jusqu’à faire mourir Thomas, leur intention étant seulement d’abattre son courage. Mais malgré toutes ces tortures, ils ne parvinrent pas à faire abjurer Thomas. Non seulement Thomas fait partie des prêtres frappés par la persécution japonaise, mais il fut de loin le plus horriblement torturé de tous les Martyrs du Japon.

Finalement, les magistrats décidèrent d’imposer à Thomas la torture «anazuri», consistant à suspendre la victime la tête en bas, jusqu’à la mort. 

Cette torture (en japonais «ana-tsurushi», était la pire de celles imaginées pour abattre l’esprit de l’homme. On l’appelle aussi la torture de la fosse. La victime est accrochée à un gibet, la tête en bas, dans une fosse d’un mètre cinquante environ. Le corps est bien attaché, jusqu’à l’arrêt de la circulation du sang. Le corps est serré par l’application de planches contre les reins de la victime. La fosse est souvent partiellement remplie d’immondices. Dans cette position, beaucoup restaient là pendant une bonne semaine, tandis que le sang sortait par la bouche et les narines ; l’affreuse pression ainsi exercée sur le cerveau les rendait fous, jusqu’à ce que la mort les délivrât de cette douleur insupportable. Pour prévenir une mort trop rapide par congestion, pour prolonger la torture et avoir plus de chances d’obtenir une rétractation - car on préférait avoir des apostats que des martyrs - souvent on perçait les tempes des victimes. Certains de ceux qui apostasièrent sous l’effet de cette torture, déclarèrent qu’aucune autre torture ne pouvait se comparer à celle-ci, pas même la souffrance par le feu.

Le père Thomas subit cette horreur le 21 août 1637.

On mit à mort avec lui douze autres personnes, majoritairement membres du Tiers-Ordre, qui lui avaient donné refuge. 

Mais deux jours après, alors que déjà sept étaient morts, le père Thomas fut ramené inconscient dans sa geôle, où on le ranima pour le soumettre encore à d’autres interrogatoires. D’abord on voulait obtenir les noms des Portugais qui l’avaient hébergé, pour vérifier ce qu’avait dit un apostat qui cherchait à se disculper. Mais Thomas ne dit rien. Ce fut l’échec. Les autorités allèrent jusqu’à dire que Thomas avait été décroché du gibet parce qu’il avait abandonné la Foi, pour induire les autres croyants à abandonner la Foi à leur tour.

Ce qui se passa deux mois plus tard est cependant éloquent : le père Thomas fut de nouveau condamné à mort «par la fosse» avec quatre autres Chrétiens qui l’avaient hébergé. S’il avait apostasié, il aurait pu être «seulement» décapité ou brûlé vif attaché à un poteau, mais n’aurait pas eu le même sort.

En réalité, à peine arrivé en prison, il se mit à dire à haute voix : La Foi au Christ dure toujours. Et aussi : Je vais à ma mort à cause de mon amour pour Jésus et ma foi en lui. Alors, pour le faire taire, on le bâillonna, et on fit passer devant lui un héraut pour crier : Thomas a renié sa foi. Manque de chance pour eux, Thomas se mit à balancer énergiquement la tête en signe de désaccord. Arrivés enfin à la Colline Nishizaka, son pauvre corps amaigri, déchiqueté, tout contusionné, n’en pouvait plus, et Thomas fut le premier des cinq à mourir à peine il fut suspendu sur la fosse.

C’était le 6 novembre 1637. Le père Thomas avait trente-cinq ans. Son activité sacerdotale avait duré une dizaine d’années, en grande partie dans les grottes, dans les bois, de jour et de nuit, infatigable, vrai témoin du Christ.

On a compté jusqu’à plus de six cents Chrétiens qui furent martyrisés pour avoir aidé le père Thomas dans son ministère d’une façon ou d’une autre, le recevant, lui portant à manger, le cachant. 

Pendant plus de deux siècles, ensuite, les Chrétiens continuèrent de transmettre leur Foi aux générations nouvelles.

Le père Thomas de Saint-Augustin Ochia Kintsuba Jihyoe a été béatifié en 2008.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 00:00

Joan Antoni Burró Más

1914-1936

 

Joan était né à Barcelone le 28 juin 1914, de Antonio Burró Gayán et de Micaela Más Vicarilla, pauvres mais bons chrétiens. Il fut baptisé le 5 juillet suivant.

Très tôt orphelin de mère, le petit Joan et son frère furent confiés à la maison des Frères de Saint-Jean-de-Dieu, de Barcelone. 

Sa bonne conduite, ses bonnes dispositions, lui permirent ensuite d’être admis à quatorze ans à l’Ecole Apostolique de Ciempozuelos. C’est là qu’il reçut la Confirmation (1928).

Peu à peu mûrit en lui la vocation religieuse et il prit l’habit de cet Ordre, en 1931.

Le noviciat durait normalement une année, mais Joan demanda à le prolonger pour approfondir sa préparation intérieure. Il ne fit donc la première profession qu’en 1933.

En 1934 on l’envoie à la maison de Sant Boi de Llobregat, puis en 1935 au sanatorium San José de Ciempozuelos, où il allait faire son service militaire dans le personnel sanitaire. Sa famille obtint cependant son transfert à Carabanchel, puis à Madrid, rue Barceló.

Dans tous ces postes, Joan fut apprécié pour son travail efficace, sa responsabilité à accomplir les ordres des médecins, sa gentillesse à l’égard des malades.

Or, il y avait parmi les malades des miliciens qui ne pouvaient pas ne pas remarquer ce bon infirmier ; ils finirent par apprendre qu’il était religieux. Joan connaissait le danger qu’il courait ; les autorités médicales lui en parlaient et il répondait chaque fois : Mon Ami, n’aie pas peur ! Si nous mourons pour une si juste cause, nous pourrons bien remercier Dieu !

A un dentiste de Ciempozuelos qu’il rencontra à Madrid, il répondit : Je n’ai confiance qu’en Dieu, qui permettra la meilleure chose pour mon salut !

Les miliciens, plusieurs fois, l’invitèrent à prendre un café, mais il refusait ; pour leur faire plaisir, il finit par accepter, mais une fois sortis de l’hôpital, il le fusillèrent traîtreusement. 

Regrettant son geste, un des miliciens déclara : Il mourut vraiment pour la patrie ; il appelait le Christ Roi et l’Espagne, mais personne n’est venu l’aider.

Le frère Joan Antoni fut donc martyrisé à vingt-deux ans, le 5 novembre 1936, jour où le commémore notre Martyrologe.

On trouve parfois le 4 novembre pour son dies natalis.

Il a été béatifié en 1992.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 00:00

Ɖaminh Mầu

1808-1858

 

Ɖaminh (Dominique) naquit à Phú Nhai (Nam Ɖịnh, Vietnam) en 1808 (on dit ailleurs vers 1794).

Ce fut un prêtre dominicain.

Le jour de son exécution, il portait ostensiblement son chapelet dans ses mains et adressait encore des exhortations à la fidélité aux chrétiens qu’ils croisait.

Il s’avança vers l’endroit de son martyre en joignant les mains, comme s’il se rendait à l’autel.

Il fut martyrisé à Hưng Yên le 5 novembre 1858, béatifié en 1951 et canonisé en 1988.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 00:00

Bernhard Lichtenberg

1875-1943

 

Né le 3 décembre 1875 à Ohlau (Silésie, Prusse orientale), aîné de cinq enfants, Bernhard étudia la théologie à Innsbruck (1895-1898), puis à Wrocław.

Il fut ordonné prêtre en 1899.

Après plusieurs postes, il fut nommé curé à Berlin-Charlottenburg.

Durant la Première guerre mondiale, il fut décoré par la Croix-Rouge.

Il fut un moment élu au parlement de sa ville dans le parti catholique.

En 1931, il fut nommé chanoine titulaire du chapitre de la cathédrale de Berlin, puis prévôt.

La même année il recommanda de voir le film A l’Ouest rien de nouveau, qui avait été censuré par les autorités. Goebbels commence de s’acharner contre le chanoine Lichtenberg.

En 1933, on fouilla son appartement.

En 1935, il protesta énergiquement contre les camps de concentration, dans un courrier à Göring. On le menaça, mais il maintint son attitude d’opposition ferme au nazisme.

En 1938 : premiers pogroms. Le chanoine Lichtenberg clame que La synagogue est en train de brûler, c’est aussi une maison de Dieu. Tous les soirs, il prie et fait prier pour les chrétiens persécutés et pour les Juifs, pour les détenus des camps.

En 1941, il fut arrêté, emprisonné et torturé. Son évêque lui apporta un message personnel du pape, en septembre 1943.

Déporté au camp de Dachau, il mourut au cours du transfert, dans des conditions encore mystérieuses.

Ce fut le 5 novembre 1943.

Le chanoine Bernhard Lichtenberg fut béatifié en 1996. Il a été proclamé Juste parmi les nations au mémorial de Yad Vashem.

 
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 00:00

María del Carmen Viel Ferrando

1893-1936

 

María était née le 27 novembre 1893 à Sueca (Valencia, Espagne) ; baptisée deux jours après, elle reçut la Première communion en 1904.

Eduquée chez les Filles de la Charité, elle pensa devenir religieuse, mais choisit la vie consacrée dans le monde et fut d’une activité vraiment intense.

Elle fonda l’Action Catholique dans sa paroisse, participa activement à la catéchèse et surtout œuvra à la création d’un collège pour enfants pauvres.

Couturière de son état, elle fonda aussi ou co-fonda un syndicat ouvrier dans le but de protéger les intérêts des jeunes ouvriers et ouvrières du monde de la couture. En plus elle étudia la sociologie dans le but d’être présente auprès de la jeunesse ouvrière.

En 1931, elle travailla beaucoup à l’installation du collège des Salésiennes à Sueca, dont la mission est justement d’aider les jeunes ouvrières.

Dévote de l’Eucharistie, elle priait quotidiennement le chapelet.

Lors de la révolution de 1936, elle aida des prêtres et des religieux, mais pensa prudent de se replier sur Valencia ; une personne qu’elle avait connue et aidée, la dénonça comme chrétienne.

Arrêtée le 2 novembre, elle fut longuement et durement torturée, et condamnée pour sa foi chrétienne ; on la conduisit sur la route de Saler pour la fusiller, le 5 novembre 1936.

Elle a été béatifiée en 2001.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 00:00

Guido Maria Conforti

1865-1931

 

Guido Giuseppe Maria Conforti est l’un des acteurs de la renaissance de l’esprit missionnaire de l’Eglise dans les années 1850-1900.

Il naît près de Parme, à Casalora di Ravadese, le 30 mars 1865, huitième des dix enfants de Rinaldo et Antonia Adorni. Il fréquente l’école primaire chez les Frères des Ecoles Chrétiennes : en chemin, il s’arrête chaque jour dans l’église Notre-Dame de la Paix, au quartier des Colonnes ; de ces visites, il dira plus tard : «Je le regardais, et Il me regardait, et j’avais l’impression qu’Il me disait plein de choses». Ainsi naquit en lui le désir de devenir prêtre.

Malgré quelque résistance du papa, qui voulait en faire un dirigeant agricole, Guido entre en 1876 au petit séminaire, dont le supérieur est Mgr Andrea Ferrari (v.2 février) . Ce dernier sera son guide spirituel et, considérant ses merveilleuses qualités d’éducateur, le prendra comme sous-directeur, alors même que Guido n’était pas encore ordonné. Entré au grand séminaire à dix-sept ans, Guido y fait de brillantes études et sera ordonné prêtre le 22 septembre 1888, dans le sanctuaire de Fontanellato- un sanctuaire desservi depuis des siècles par les Pères Dominicains -, près de Parme et malgré sa santé fragile (il souffre d’épilepsie chronique). Une fois prêtre, il est successivement professeur et vice-recteur du séminaire, chanoine de la cathédrale et vicaire général.

Pendant ces années de séminaire, Guido lira la vie de saint François Xavier (v.3 décembre), ce missionnaire jésuite qui portera l’Evangile jusqu’à Sancian, aux portes de la Chine où il mourra en 1552. Guido en est fasciné et se sent invité à continuer cette œuvre encore inachevée. C’est ainsi que lui est inspirée l’idée de sa vocation missionnaire.

Il satisfera son idéal missionnaire en fondant l’Institut pour les  Missions Etrangères, lequel sera reconnu officiellement le 3 décembre 1898, sous le nom de Congrégation de saint François Xavier pour les Missions Etrangères. On imagine la joie qu’il eut à remettre, trois mois plus tard, la croix de missionnaires à ses deux premiers condidats en partance pour la Chine, les pères Caio Rastelli et Odoardo Mainini; bien que cette mission fût anéantie par les révolte des Boxers du début du XXe siècle, les missionnaires réussiront à reprendre leur activité évangélique.

Devenu Vicaire général, il sera bientôt nommé Archevêque de Ravenne par le pape Léon XIII. C’est ainsi que le jour de sa consécration épiscopale, le 11 juin 1902, il émet les vœux religieux de pauvreté, chasteté et obéissance, y ajoutant aussi le vœu de s’adonner sans réserve à l’annonce de l’Evangile ad gentes (aux païens).

Il ne restera que deux années à la tête de ce diocèse, à cause de sa santé précaire. De retour à Parme, sa santé se rétablit et il suit avec attention la formation des jeunes aspirants missionnaires, mais de nouvelles missions lui incombent. Pie X commence par le nommer Evêque Coadjuteur de Parme, avec droit de succession, de sorte qu’il en sera l’évêque titulaire en 1907 et pendant vingt-cinq ans. Ce diocèse était moins important que celui de Ravenne, et Mgr Conforti put y développer une importante activité, au premier plan celle de l’instruction religieuse. Il fit cinq fois la visite pastorale des paroisses, tint deux synodes diocésains, institua l’Action Catholique, surtout pour la jeunesse. Parallèlement il s’occupe de la culture et de la sanctification du clergé, de la formation des laïcs, des associations catholiques, de la presse catholique, des missions populaires, des congrès eucharistiques, mariaux et missionnaires.

Outre toute cette vaste activité, Mgr Conforti collabore avec le père Manna à la fondation de l’Union Pontificale Missionnaire, dont il est nommé premier président. Il a la joie d’envoyer plusieurs missionnaires en Chine, dont il consacrera même évêque le père Luigi Calza, nommé évêque de Cheng-Chow en Chine, en 1912.

En 1921, dans sa Lettre-testament, il présente les Constitutions de sa congrégation définitivement approuvées par le pape et part pour la Chine en 1928 pour visiter ses chers missionnaires dans le Honan occidental.

A son retour, il reprend ses activités mais sa santé s’aggrave et il s’éteint le 5 novembre 1931. Ses funérailles sont un véritable triomphe.

L’héroïcité des vertus de Mgr Conforti est approuvée le 11 février 1982, fête de Notre Dame de Lourdes, et le miracle retenu pour la béatification sera reconnu le 6 avril 1995 : ce miracle eut lieu au Burundi, où la jeune Sabine Kamariza fut guérie de façon complète et durable d’une tuméfaction de la tête du pancréas, vraisemblablement de nature cancéreuse. L’autre miracle en vue de la canonisation sera la guérison d’un garçonnet brésilien, Thiago Joaõ Dos Apostolos Souza, né prématuré avec une hypoxie grave du cerveau suite à un arrêt cardio-respiratoire prolongé.

Béatifié le 17 mars 1996, Guido Maria est canonisé en 2011 et fêté le 5 novembre.

De lui, le futur pape Jean XXIII, maintenant canonisé, écrivait quand il était encore cardinal : Je voyais en Mgr Guido Maria Conforti l’évêque italien qui incarnait le mieux cet heureux mouvement missionnaire suscité par l’encyclique Maximum illud du pape Benoît XV. Je trouvais en lui cette plénitude qui associe le ministère sacré auprès des âmes, doublé de l’esprit missionnaire : évêque de Parme, mais missionnaire pour le monde.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 00:00

Hryhorij Lakota

1883-1950

 

Hryhorij (Grégoire) naquit le 31 janvier 1883 à Holodivka (actuelle Zadnistriany, Lvov, Ukraine), dans une famille de paysans.

Il se prépara au sacerdoce à Lviv et fut ordonné prêtre en 1908 ; il exerça le ministère pastoral dans le diocèse de Przemysl (Pologne).

Après son doctorat en théologie à Vienne, il fut professeur de 1913 à 1918, date à laquelle il devint recteur du même séminaire de Przemysl. 

Or voici qu’il est consacré évêque auxiliaire de Przemysl le 6 mai 1926. 

Entre 1939 et 1941, les bolcheviques et les nazis se partagèrent l’Ukraine, ce qui eut pour conséquence que l’éparchie gréco-catholique fut aussi divisée. Mgr Lakota eut la charge des fidèles sous occupation nazie, son siège étant à Jaroslav.

En 1946, la persécution bolchevique le rejoignit. Le gouvernement soviétique voulait anéantir l’Eglise catholique, en l’incorporant dans l’Eglise orthodoxe. Les évêques furent emprisonnés et la majorité d’entre eux mourut. Par milliers les fidèles furent déportés en camp de travail en Sibérie ; ceux qui restaient s’efforçaient de reconstituer des paroisses, des monastères, des séminaires, dans la clandestinité.

Mgr Lakota fut arrêté le 9 juin 1946 et déporté en Ukraine, avec une peine de prison de dix années dans le camp de concentration de Abez (Vorkuta, Sibérie).

C’est là qu’il mourut le 5 novembre 1950 (on trouve aussi la date du 12 novembre).

Mgr Hryhorij Lakota fut béatifié en 2001 parmi vingt-cinq Témoins de la foi victimes du communisme.

Il est commémoré le 5 novembre dans le Martyrologe.

A noter que c’est seulement en 1989 que l’Eglise gréco-catholique fut à nouveau légalisée.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 00:00

Bertile de Chelles

† 705-710

 

Bertile (Bertille, Berthille, Berthilde, en latin Bertila, mais le Martyrologe orthographie Bertilla) naquit dans le Soissonnais.

Dirigée par saint Ouen (voir au 24 août), évêque à Rouen en 641, elle vint militer toute jeune sous la règle de saint Colomban (voir au 23 novembre) au monastère de Jouarre (Meaux), qui venait de s’ouvrir en 658-659.

Elle brilla par ses saintes vertus, de sorte que lorsqu’il fallut guider un groupe de moniales de Jouarre pour aller peupler le nouveau monastère de Chelles, c’est Bertile qui en fut nommée abbesse.

On y observerait la règle de saint Colomban.

Quand la reine Bathilde fut contrainte d’abandonner son pouvoir aux seigneurs du parti d’Ebroïn, elle se retira à Chelles, humblement soumise à l’abbesse Bertile.

Celle-ci, d’après une Vie qui est peut-être un peu emphatique, resta abbesse pendant quarante-six ans avant de s’éteindre à cette vie, en un jour qu’on a établi au 5 novembre, d’une année pouvant passer de 705 à 713.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 00:30

Teresa Manganiello

1849-1876

 

Teresa vit le jour le 1er janvier 1849 à Montefusaco (Avellino, Italie du Sud), avant-dernière de onze enfants d’une famille de la campagne.

Elle ne fréquenta jamais l’école, mais participait aux travaux agricoles. 

A dix-huit ans, elle exprima son désir d’être Religieuse et, en 1870, reçut l’habit du Tiers-Ordre franciscain. L’année suivante, elle faisait les vœux de religion et prenait le nom de Maria Luisa.

Cette demoiselle tout innocente avait une grande dévotion au Christ crucifié, s’offrait pour réparer les péchés, s’imposait des pénitences parce que le Seigneur le demande, et rendait tous les services possibles à qui lui en demandait. Elle ouvrit même une petite pharmacie, avec des herbes de ses cultures, pour soigner les petits maux des gens du pays. 

Tout le monde frappait à sa porte, elle recevait chacun avec un sourire, donnait un petit conseil, un vêtement, un remède. 

Il y eut aussi des critiques, des souffrances, qui n’altéraient pas la paix de cette innocence.

Eté comme hiver, par tous les temps, chaque jour elle fit à pied les trois kilomètres qui la séparaient de l’église pour aller y prier.

Ignorante, elle retenait tout ce qu’on lui apprenait et avait acquis une certaine science théologique, au point qu’on la surnomma la analfabeta sabia, la docte ignorante.

Elle fut atteinte de tuberculose et en mourut le 4 novembre 1876. 

Cinq ans plus tard, se fondaient les Sœurs Franciscaines de l’Immaculée, tant souhaitées par Maria Luisa qui, de ce fait, est considérée par ces Religieuses sinon comme leur Fondatrice, du moins comme leur Inspiratrice.

Elle a été béatifiée en 2010.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 00:00

Françoise d’Amboise

1427-1485

 

Françoise d'Amboise était la fille du riche seigneur Louis d'Amboise, prince de Talmont et vicomte de Thouars, et de Louise-Marie de Rieux. Elle naquit au château de Thouars le 29 mai 1427.

Pour échapper à la violence des grands seigneurs, elle s'enfuit avec sa mère, à la cour de Bretagne, qui réside à Vannes, puis à Nantes.

Dès l'âge de trois ans, elle est fiancée au second fils du duc de Bretagne, Pierre, qu'elle épouse à l'âge de quinze ans, en 1442. Après la mort inopinée de son frère en 1450, Pierre devient duc de Bretagne sous le nom de Pierre II.

Devenue duchesse, Françoise d'Amboise prend une part discrète mais active au gouvernement de Bretagne. Elle vient en aide aux petits, aux pauvres et aux malades. Elle s'occupe aussi des questions de justice. Son époux, le duc Pierre II, est emporté par la maladie en 1457. Elle entre alors en conflit avec le roi Louis XI de France qui voudrait la remarier.

Veuve et sans enfant, elle fonde en 1463, avec le frère Jean Soreth, prieur général des Carmes, le premier monastère de Carmélites en France : le couvent des Trois Marie de Vannes. Elle devient elle-même carmélite le 25 mars 1468, en entrant dans ce couvent.

En 1477, le duc François II, son neveu, l'appelle à Nantes pour redresser le monastère de bénédictines des Couëts (paroisse Saint-Pierre de Bouguenais), où la discipline serait un peu trop relâchée. La communauté des carmélites quitte alors Vannes et s'installe aux Couëts, qui devient un monastère carmélite. Le monastère des Couëts fonctionne jusqu'à la Révolution française.

Elle meurt dans son monastère des Couëts à Bouguenais. en 1485, le 4 novembre, jour où la commémore le Martyrologe Romain.

Quelques années plus tard, elle est proclamée Bienheureuse par Innocent VIII. Le culte immémorial qui lui était rendu fut confirmé en 1864.

 

A travers les Carmélites de Vannes, Françoise est liée à trois autres monastères qui se maintiendront aussi jusqu'à la Révolution Française : Nazareth, second couvent établi à Vannes en 1530 ; ainsi que 2 fondations : le Saint-Sépulcre à Rennes établi en 1622 et Bethléem à Ploërmel en 1627.

 

Françoise d'Amboise a laissé quelques exhortations :

« Faites, sur toutes choses, que Dieu soit le mieux aimé ! »

« Que l’amie de Dieu se délaisse soi-même et suive le chemin de Jésus-Christ… Qu’elle persévère humble et attentive en sa prière et oraison. »

« La paisible qui est enfant de Dieu ne sera point abandonnée du Père. »

« Qu’elle soit simple et humble, qu’elle soit aussi pacifique, qu’elle soit en la charité de Dieu transformée… »

« Religion sans charité n’est que corps sans âme et fontaine sans eau ! »

 

 

Litanies de Françoise d'Amboise

(on ne connaît pas l’origine de cette prière, dont certaines expressions pourraient être améliorées, mais qui nourrira utilement notre piété)

 

Seigneur, aie pitié de nous,

Jésus-Christ, aie pitié de nous,

Seigneur, aie pitié de nous,

Jésus-Christ, écoute-nous.

Jésus-Christ, exauce-nous,

Père céleste qui es Dieu, aie pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde, qui es Dieu, aie pitié de nous

Esprit-Saint, qui es Dieu, aie pitié de nous

Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous

Sainte Marie, Reine du Mont Carmel, prie pour nous

Bienheureuse Françoise d'Amboise, prie pour nous

Bienheureuse Françoise d'Amboise, très pieuse duchesse des Bretons,                 prie pour nous.

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as foulé aux pieds les grandeurs du monde,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, mère aimable,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, fournaise de charité,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, miroir de pureté,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, modèle de perfection,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, exemplaire des vertus,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, lumière de ta patrie,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, modèle d'humilité,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, fleur du carmel,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, arche de sainteté,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, refuge des pauvres,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, victorieuse des vices,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, mère pleine de douceurs et d'un très facile accès,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, arbre fertile en vertus,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, la joie des Anges,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, fille des prophètes du Mont-Carmel,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, nuée pleine de rosée,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as été pure dans la Foi et qui as toujours eu une Charité ardente,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as châtié ton corps avec des disciplines et de rudes cilices,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, toi qui en quittant tout as trouvé un parfait bonheur,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, vase plein de grâces,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, miroir de miséricorde,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, consolatrice des pécheurs,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, sauvegarde des Bretons,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, mère des veuves,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, protectrice des vierges,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as donné la santé aux malades,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui consoles les affligés,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui secours tous ceux qui t’invoquent,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, très fidèle épouse de Jésus-Christ,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, toi qui as gardé ton monastère comme un chérubin garde le Paradis,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, mère très tendre et avocate de tes religieuses,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as été ornée du don de prophétie,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as eu le don de sagesse,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as éteint les incendies,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as adoré jour et nuit le Saint Sacrement de l'Eucharistie,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as courageusement résisté aux rois et aux princes,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, protectrice de Nantes,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui du monastère des Couëts es montée au Ciel,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, dont nous possédons les reliques,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, notre Mère,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, glorifiée par de nombreux miracles,

Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, pardonne-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, exauce-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, aie pitié de nous.

Prie pour nous, Bienheureuse Françoise d'Amboise,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ

Prions :

Seigneur, plein de Miséricorde, éclaire les cœurs de Tes fidèles, et par les saintes prières de la Bienheureuse Françoise d'Amboise, fais-nous mépriser les avantages du monde, et goûter toujours les consolations du Ciel. 

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

 

 

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