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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 00:00

Françoise d’Amboise

1427-1485

 

Françoise d'Amboise était la fille du riche seigneur Louis d'Amboise, prince de Talmont et vicomte de Thouars, et de Louise-Marie de Rieux. Elle naquit au château de Thouars le 29 mai 1427.

Pour échapper à la violence des grands seigneurs, elle s'enfuit avec sa mère, à la cour de Bretagne, qui réside à Vannes, puis à Nantes.

Dès l'âge de trois ans, elle est fiancée au second fils du duc de Bretagne, Pierre, qu'elle épouse à l'âge de quinze ans, en 1442. Après la mort inopinée de son frère en 1450, Pierre devient duc de Bretagne sous le nom de Pierre II.

Devenue duchesse, Françoise d'Amboise prend une part discrète mais active au gouvernement de Bretagne. Elle vient en aide aux petits, aux pauvres et aux malades. Elle s'occupe aussi des questions de justice. Son époux, le duc Pierre II, est emporté par la maladie en 1457. Elle entre alors en conflit avec le roi Louis XI de France qui voudrait la remarier.

Veuve et sans enfant, elle fonde en 1463, avec le frère Jean Soreth, prieur général des Carmes, le premier monastère de Carmélites en France : le couvent des Trois Marie de Vannes. Elle devient elle-même carmélite le 25 mars 1468, en entrant dans ce couvent.

En 1477, le duc François II, son neveu, l'appelle à Nantes pour redresser le monastère de bénédictines des Couëts (paroisse Saint-Pierre de Bouguenais), où la discipline serait un peu trop relâchée. La communauté des carmélites quitte alors Vannes et s'installe aux Couëts, qui devient un monastère carmélite. Le monastère des Couëts fonctionne jusqu'à la Révolution française.

Elle meurt dans son monastère des Couëts à Bouguenais. en 1485, le 4 novembre, jour où la commémore le Martyrologe Romain.

Quelques années plus tard, elle est proclamée Bienheureuse par Innocent VIII. Le culte immémorial qui lui était rendu fut confirmé en 1864.

 

A travers les Carmélites de Vannes, Françoise est liée à trois autres monastères qui se maintiendront aussi jusqu'à la Révolution Française : Nazareth, second couvent établi à Vannes en 1530 ; ainsi que 2 fondations : le Saint-Sépulcre à Rennes établi en 1622 et Bethléem à Ploërmel en 1627.

 

Françoise d'Amboise a laissé quelques exhortations :

« Faites, sur toutes choses, que Dieu soit le mieux aimé ! »

« Que l’amie de Dieu se délaisse soi-même et suive le chemin de Jésus-Christ… Qu’elle persévère humble et attentive en sa prière et oraison. »

« La paisible qui est enfant de Dieu ne sera point abandonnée du Père. »

« Qu’elle soit simple et humble, qu’elle soit aussi pacifique, qu’elle soit en la charité de Dieu transformée… »

« Religion sans charité n’est que corps sans âme et fontaine sans eau ! »

 

 

Litanies de Françoise d'Amboise

(on ne connaît pas l’origine de cette prière, dont certaines expressions pourraient être améliorées, mais qui nourrira utilement notre piété)

 

Seigneur, aie pitié de nous,

Jésus-Christ, aie pitié de nous,

Seigneur, aie pitié de nous,

Jésus-Christ, écoute-nous.

Jésus-Christ, exauce-nous,

Père céleste qui es Dieu, aie pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde, qui es Dieu, aie pitié de nous

Esprit-Saint, qui es Dieu, aie pitié de nous

Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous

Sainte Marie, Reine du Mont Carmel, prie pour nous

Bienheureuse Françoise d'Amboise, prie pour nous

Bienheureuse Françoise d'Amboise, très pieuse duchesse des Bretons,                 prie pour nous.

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as foulé aux pieds les grandeurs du monde,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, mère aimable,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, fournaise de charité,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, miroir de pureté,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, modèle de perfection,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, exemplaire des vertus,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, lumière de ta patrie,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, modèle d'humilité,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, fleur du carmel,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, arche de sainteté,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, refuge des pauvres,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, victorieuse des vices,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, mère pleine de douceurs et d'un très facile accès,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, arbre fertile en vertus,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, la joie des Anges,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, fille des prophètes du Mont-Carmel,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, nuée pleine de rosée,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as été pure dans la Foi et qui as toujours eu une Charité ardente,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as châtié ton corps avec des disciplines et de rudes cilices,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, toi qui en quittant tout as trouvé un parfait bonheur,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, vase plein de grâces,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, miroir de miséricorde,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, consolatrice des pécheurs,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, sauvegarde des Bretons,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, mère des veuves,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, protectrice des vierges,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as donné la santé aux malades,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui consoles les affligés,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui secours tous ceux qui t’invoquent,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, très fidèle épouse de Jésus-Christ,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, toi qui as gardé ton monastère comme un chérubin garde le Paradis,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, mère très tendre et avocate de tes religieuses,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as été ornée du don de prophétie,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as eu le don de sagesse,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as éteint les incendies,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as adoré jour et nuit le Saint Sacrement de l'Eucharistie,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui as courageusement résisté aux rois et aux princes,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, protectrice de Nantes,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, qui du monastère des Couëts es montée au Ciel,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, dont nous possédons les reliques,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, notre Mère,

Bienheureuse Françoise d'Amboise, glorifiée par de nombreux miracles,

Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, pardonne-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, exauce-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effaces les péchés du monde, aie pitié de nous.

Prie pour nous, Bienheureuse Françoise d'Amboise,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ

Prions :

Seigneur, plein de Miséricorde, éclaire les cœurs de Tes fidèles, et par les saintes prières de la Bienheureuse Françoise d'Amboise, fais-nous mépriser les avantages du monde, et goûter toujours les consolations du Ciel. 

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

 

 

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 00:00

Lorenzo Morero Nicolás

1899-1936

 

Il semble qu’il soit bien question de Morero et non de Moreno.

Lorenzo vit le jour le 24 mai 1899 à Lorca (Murcia, Espagne), de Hilario et Teresa, qui le firent baptiser le 28. Il reçut les noms de Lorenzo, Manuel, Ángel, Torquato du Sacré-Cœur de Jésus. Il avait probablement (au moins) un grand frère.

Angélique, il le fut effectivement. Doux, humble, généreux, pieux : sa chambre était une petite chapelle où le soir, au son de la cloche, il appelait ses «fidèles» à la prière, aux processions ; la famille était là, mais aussi des voisines ; et si l’une ou l’autre manquait, il leur en faisait quelque gentil reproche.

Inutile de dire qu’il désirait entrer dans un monastère.

A douze ans, il dut cesser de fréquenter l’école pour travailler et aider sa mère, devenue veuve. Il fut d’abord dans un commerce, puis dans un dépôt de tramway. Il lui arrivait bien d’arriver en retard, parce qu’il ne pouvait s’empêcher de s’arrêter dans une église en allant travailler, mais on l’estimait beaucoup. Il finit par se trouver sacristain chez les Religieuses mercédaires.

Lorenzo était désormais devenu un jeune homme, toujours aussi pieux, toujours aussi délicat, toujours ignorant le monde. 

Son frère lui donna un jour cinquante pesetas pour aller aux courses de taureaux, mais il s’acheta une belle image de la Sainte Vierge. L’autre se fâcha et fit mine de déchirer l’image ; Lorenzo cria : Ma Sainte Vierge !

Les bonnes Religieuses firent en sorte de le présenter aux Pères mercédaires, qui l’invitèrent à venir à Poyo (Pontevedra) : la lettre parvint le 15 octobre 1917, et le jour-même Lorenzo partit pour Poyo.

Sa mère, qui s’attendait bien à cette séparation, le priait de rester à la maison, mais Lorenzo répondit que, comme Dieu l’appelait, il ne pouvait faire autrement que de Le suivre. Pour la consoler, il lui écrivit ensuite une lettre signée avec son sang, lui décrivant sa joie d’être religieux.

Il reçut l’habit à Poyo en 1919, fit la première profession en 1920, la solennelle vers 1923 ou 1924 à El Puig, et fut ordonné prêtre en 1926 à Orihuela.

Il était arrivé à Poyo avec une élégante cape espagnole et un joli sombrero ; il fut un religieux exemplaire : tenace au travail pour vaincre les difficultés, artiste pour orner la chapelle, très dévot de Marie, poète plein d’imagination pour illustrer les fêtes et les anniversaires. 

Après son ordination, on lui confia l’internat du Puig, puis la Maison de Correction pour Mineurs de Godella, où il fit un excellent travail auprès des jeunes garçons. Mais la République chassa les Mercédaires de cette maison, et le père Lorenzo rejoignit Maiorque (1931).

Ce furent ensuite différents déplacements, à Barcelone et à Lorca, où il retrouva sa mère en 1935 et fut même vicaire de paroisse quelques mois, en même temps qu’aumônier à l’hôpital et chez les Sœurs de la Charité.

C’est donc à Lorca qu’il se trouvait en juillet 1936.

Le 18 juillet, il logea dans sa famille, d’abord sans problèmes. Lors d’une visite à un ancien camarade, ce dernier lui lança : Le mieux que tu as à faire, c’est d’entrer dans le parti et te mettre à travailler au lieu de traîner dans les rues. Et Lorenzo : Travailler, ça ne me dérange pas, mais entrer au parti, ça, jamais ; l’Eglise ne me le permet pas.

Désormais, ce pouvait être une question de jours, mais le temps passa ; le père Lorenzo restait très calme. Il priait comme d’habitude, récitant le chapelet avec les siens. Certes, il regrettait le danger qu’il leur faisait courir ; une pieuse dame, qui vivait seule, lui offrit de le prendre chez elle, mais il refusa pour ne pas occasionner on ne sait quelles suspicions. 

Au soir du 3 novembre, des miliciens vinrent ouvrir la porte violemment, le demandant. Il avait déjà mis un pied en-dehors de la fenêtre pour s’enfuir, mais se reprit et se présenta. On lui demanda : 

- Pourquoi tu ne t’es pas caché ?

- Parce que je ne crois pas avoir commis quelque chose de mal, et puis parce que le Comité me l’a permis.

Ils l’emmenèrent au quartier, l’interrogèrent et commencèrent de le ramener à la maison. En chemin, ils l’arrêtèrent, le firent monter dans une voiture, et partirent sur la route de Caravaca. Au Coto Minero, ils le firent descendre. Ne réussissant pas à le faire blasphémer, ils lui coupèrent les oreilles, lui arrachèrent des lambeaux de chair, lui assenèrent des coups de crosses sur la tête, le firent asseoir sur la margelle d’un puits de soufre, et lui déchargèrent plusieurs coups de fusil et de pistolet. 

Le père Lorenzo adressa quelques paroles de pardon et de bénédiction à ses bourreaux. Il respirait encore, et ils le poussèrent dans le puits, continuant de tirer. Ils partirent, le laissant encore gémir dans le puits. 

Son dernier mot fut : Vive le Christ Roi !

C’était au petit matin du 4 novembre 1936.

Son cousin partit à sa recherche ; il finit par être orienté vers le lieu du martyre. Il y trouva des traces du martyre, le béret du prêtre criblé de balles, la masse crânienne en sang, le bréviaire maculé de sang (qu’il n’eut pas l’idée de ramasser).

D’autres Religieux furent aussi martyrisés au même endroit. Après la guerre civile, on fit tout pour retrouver les corps, mais l’eau et le gaz qui emplissaient le puits rendirent le travail impossible.

Le père Lorenzo fut béatifié en 2013.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:00

  

José Ruiz de la Torre

1906-1936

 

José était né le 26 mars 1906 à Fresno de Rodilla (Burgos, Espagne).

En 1922, il prit l’habit des Frères des Ecoles Chrétiennes avec le nom de Candido Alberto.

Il fut en poste successivement à Barcelone (1925), Tarragona (1933), comme professeur puis comme économe et, en raison de ses excellentes qualités, fut promu en 1935 à la Procure de Barcelone, auprès du Frère Crisóstomo (voir notice de José Llorach Bretó).

Il fut arrêté le 2 novembre 1936. Et voici pourquoi : 

Il était allé courageusement à la Procure (qui avait été évacuée), pour y récupérer de l’argent qu’il y avait caché en vue de le distribuer aux Frères ; là, un domestique prétendit recevoir un peu plus qu’on lui devait, et, sur le refus du Frère, alla tout droit le dénoncer.

(voir d’autres détails dans la notice de José Llorach Bretó).

Le Frère José-Candido Alberto a été béatifié en 2007.

Son frère, Buenaventura, fut aussi martyrisé, à Tortosa, et a été tout récemment reconnu comme Martyr (2012), et n’est donc pas encore béatifié. 

José Ruiz de la Torre

1906-1936

 

José vit le jour le 26 mars 1906 à Fresno de Rodilla (Burgos, Espagne) et fut baptisé le 29.

En 1920, il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes et, en 1922, prit l’habit avec le nom de Cándido Alberto.

Il fut en poste successivement à Barcelone (1925), Tarragona (1933), comme professeur puis comme économe et, en raison de ses excellentes qualités, fut promu en 1935 à la Procure de Barcelone, auprès du Frère Crisóstomo (voir notice de José Llorach Bretó).

Il fut arrêté le 2 novembre 1936. Et voici pourquoi : 

Il était allé courageusement à la Procure (qui avait été évacuée), pour y récupérer de l’argent qu’il y avait caché en vue de le distribuer aux Frères ; là, un domestique prétendit recevoir un peu plus qu’on lui devait, et, sur le refus du Frère, alla tout droit le dénoncer.

Le même jour on arrêta aussi le Frère Crisóstomo (voir notice José Llorach Bretó), le Frère Leónides et leur employé.

Du 2 au 6 novembre, on ne sut plus rien de ces cinq personnes. Le 6 novembre, les six corps furent reconnus à la morgue avec cette note : Cadavres retrouvés à Vallvidriera. Cette colline se trouve aux environs proches de Barcelone. L’autopsie permit de faire remonter leur assassinat au 3 novembre.

C’est le Consulat français qui pourvut aux obsèques, que présida en personne le Secrétaire du Consulat, sous le drapeau français à travers toute la ville.

Le Frère José-Cándido Alberto a été béatifié en 2007.

Son jeune frère, Buenaventura, martyrisé à Tortosa, a été récemment béatifié (voir notice Pio Ruiz de la Torre).

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:00

Marcelino Rebollar Campo

1914-1936

 

Marcelino était né le 29 novembre 1914, à Tresviso (Santander, Espagne), de Maximino et Petra, qui le firent baptiser le lendemain ; il fut confirmé en 1922. Providentiellement il avait reçu le prénom du Fondateur des Frères Maristes, Marcellin Champagnat.

La maman mourut après avoir mis au monde huit enfants (dont Marcelino) ; le papa se remaria et eut encore neuf autres enfants. De cette immense famille, trois garçons furent Maristes, un prêtre, un autre séminariste, qui mourut lors de la défense d’Oviedo en 1937.

La «spécialité» du petit Marcelino était de garder les troupeaux.

Il entra en 1927 au collège des Frères Maristes de Venta de Baños (Palencia), d’où on l’envoya à Blancotte (Haute-Garonne, France) pour y apprendre le français.

En 1930 il commença le noviciat à Tuy ; en 1931 il reçut l’habit et le nom de Julián Marcelino ; un an après il faisait les premiers vœux.

Durant les cinq années de sa «carrière» d’enseignement, il fut à Sahagún (1932) et à Madrid (1934).

Il fut arrêté avec Ángel Hipólito et un autre Frère en la fête de l’Assomption de Marie, 15 août 1936, jour où commença un long calvaire. 

Après une nuit à la Direction Générale de Sécurité, il fut envoyé à la prison de Ventas, où il resta deux mois et demi, dans des conditions qu’il est superflu de décrire.

Le 3 novembre 1936, on voulait le transférer à la prison de Alcalá de Henares, mais on s’arrêta en chemin : le Frère Julián Marcelino fut assassiné à Paracuellos del Jarama ; il n’avait pas vingt-deux ans.

Il fut béatifié en 2013.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:00

Cecilio Manrique Arnáiz

1909-1936

Cécilio était né le 1er février 1909 à Monasterio de Rodilla (Burgos, Espagne) et fut baptisé le 8 février suivant.

D’abord au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils, il passa au noviciat de Fortianell en 1925, où il fit la première profession en 1926 avec le nom de Cirilo Pedro.

Après avoir complété sa formation à Cambrils, il fut professeur successivement à Benicarló, puis Cambrils (1930), Barcelone (1933), puis fut promu à la Procure de Barcelone, avec le Frère Cándido Alberto auprès du Frère Crisóstomo (voir notices de José Ruiz de la Torre et de José Llorach Bretó).

En 1935, malade du typhus, il fut soigné à Cambrils.

Au moment de la révolution, il se réfugia chez un parent, tout en restant en contact avec le Frère Crisóstomo.

Il fut arrêté le 3 novembre 1936 en pleine place publique par les miliciens, pour deux motifs «très graves» : d’abord, parce qu’il était religieux, et donc un contre-révolutionaire et ennemi du peuple ; ensuite parce qu’il était de Burgos, dans l’Espagne nationaliste, et donc un espion.

Le Frère Cirilo Pedro a été béatifié en 2007.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:00

José Llorach Bretó

1881-1936

 

José vit le jour le 9 février 1881 à Benicarló (Castellón, Espagne).

Après avoir fréquenté l’école de Benicarló tenue par les Frères des Ecoles Chrétiennes, et commencé le Petit séminaire de Tortosa à douze ans, il s’orienta décidément pour l’Institut Lasallien à dix-sept ans.

Il entra donc au noviciat de Bujedo (Burgos) en 1898, chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, y reçut l’habit, avec le nom de Crisóstomo. 

De lui on disait qu’il était à la fois sérieux, généreux et obéissant. Sa charité et sa disponibilité ne connaissaient pas d’excuse devant le moindre service à rendre. On n’avait jamais vu plus humble et plus aimable que lui.

Il enseigna à Arenys de Mar pendant six années et fut nommé directeur, pendant quatre ans.

Gravement malade, il guérit mais conserva des séquelles pendant toute sa vie. Après sa convalescence, il fut sous-directeur à Cambrils en 1910.

En 1911, il fut envoyé à Manlleu, huit ans, puis fut directeur à Santa Madrona.

Professeur à Voltregá, il fut nommé directeur de Manlleu en 1920, trois années.

Après avoir encore enseigné à Bonanova, il fut nommé procurateur de la région en 1926.

Le 19 juillet 1936, éclata la révolution. Il fallait prendre des décisions graves : les Frères devaient se séparer et trouver refuge provisoire çà et là, en attendant peut-être que la situation devînt plus calme. Le Frère Crisóstomo se trouvait à Condal (Barcelone) avec le directeur.

Le 23 juillet, des miliciens voulurent fouiller la maison, au moment où tout le monde était au réfectoire, mais la police intervint à temps pour éviter la tragédie. Les miliciens revinrent à la charge le 26 en fin d’après-midi, et emmenèrent cinq Frères.

On prit leur déclaration puis, grâce, semble-t-il, à l’intervention d’un ancien élève, on les laissa libres.

Le Frère Crisóstomo fit en sorte que tous les Frères pussent être en sécurité, grâce aux excellentes relations qu’il avait constamment avec le Consulat français. 

Mais lui resta dans une famille amie : sachant que le Frère visiteur était mort (Leonardo José, voir au 8 août), il tenait à rester sur place pour soutenir les Frères dans toute la ville ; il leur donnait rendez-vous à certains endroits, leur passait de l’argent quand il en avait. Il finit par s’installer dans une pension, pour éviter des ennuis à la famille où il se trouvait.

Il s’exposa beaucoup, cachant des prêtres, leur donnant ce qu’il avait et allant mendier quand il n’avait plus rien.

Mais à force, il fut suivit, ainsi que le Frère Cándido et leur employé, Juan López.

Le 2 novembre, il se mettait à table dans sa pension, lorsque des miliciens vinrent l’arrêter. Déjà se trouvait à la tchéka le Frère Leónides, directeur de Farnés ; à la porte se trouvaient le Frère Cándido et l’employé Juan, ainsi que le concierge de Condal, avec les menottes.

Du 2 au 6 novembre, on ne sut plus rien de ces cinq personnes. Le 6 novembre, les six corps furent reconnus à la morgue avec cette note : Cadavres retrouvés à Vallvidriera. Cette colline se trouve aux environs proches de Barcelone. L’autopsie permit de faire remonter leur assassinat au 3 novembre.

C’est le Consulat français qui pourvut aux obsèques, que présida en personne le Secrétaire du Consulat, sous le drapeau français à travers toute la ville.

Le Frère Crisóstomo fut béatifié en 2007.

 
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:00

Aniceto Pablos Carvajal

1903-1936

 

Aniceto était né le 13 mai 1903, à El Burgo Ranero (León, Espagne), un des dix enfants de Pablo et Antolina, qui le firent baptiser le 17 mai ; il fut confirmé en 1911.

Le papa était assez sévère, mais il y était un peu contraint pour maintenir en ordre toute sa petite troupe ; la maman en revanche était surtout préoccupée par l’éducation chrétienne de chacun ; on tient d’Aniceto cette recommandation qu’elle faisait à ses enfants : Les enfants, levez-vous tôt, dites les prières et allez travailler ; à l’église, il faudra respecter le lieu sacré et rester recueillis.

Le garçon était pieux, gentil, un tantinet timide ; tôt, il voulut être Frère mariste, comme un de ses aînés ; la maman s’en réjouissait mais, quand il fallut prendre la décision pour de bon, Aniceto céda devant l’émotion de sa mère et remit son départ. Son grand frère intervint doucement : il l’emmena avec lui au séminaire de Tuy, de sorte que la séparation fut moins chargée d’émotion. 

Aniceto entra ainsi en 1916 dans la congrégation des Frères Maristes à Tuy et commença le noviciat à Pontós en 1917 ; en 1918 il reçut l’habit et le nom de Ángel Hipólito ; un an après il faisait les premiers vœux.

Ángel Hipólito fut envoyé à Vigo (1919), Ségovie (1921), Palencia (1922), Pontevedra (1925), Vigo (1926), La Coruña (1929), Lugo (1930), Palencia (1931), enfin Madrid (1933).

Ce fut un Religieux éminemment humble.

Le 15 août 1936, il fut arrêté avec deux autres Maristes et conduit à la prison de Ventas ; Le Frère méditait, souvent seul ; l’autre Frère lui demanda ce qu’il faisait et il répondit :  Je règle mes devoirs avec Dieu et je me prépare à ce qui pourrait arriver.

Ce qui arriva fut le martyre, le 3 novembre 1936, au cimetière de Aravaca (Madrid), quand le Frère Ángel Hipólito avait trente-trois ans, l’âge du Christ.

Il fut béatifié en 2013.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:00

Manuel Lozano Garrido

1920-1971

 

Manuel naquit le 9 août 1920 à Linares (Jaén, Espagne). 

Dans les années 30, il s’était inscrit parmi les jeunes de l’Action Catholique. Vif, sportif, joyeux, il s’apprêtait à mordre la vie à pleines dents.

A l’âge de vingt-deux ans, il fut atteint d’une paralysie progressive qui le condamna à rester sur le fauteuil roulant pendant le reste de ses jours, trente-et-une années. En outre, les neuf dernières années, il fut aveugle.

Il apprit à connaître, à aimer, à vénérer la très Sainte Mère de Dieu, à qui il dédia des pages très belles, pleines d’amour filial.

Sa dévotion à l’Eucharistie était très profonde. Là aussi, il écrivit des pages sur la Fête-Dieu ou sur le Jeudi Saint, ou aussi sur le Sacerdoce du Christ. De son balcon, il aimait contempler l’église de son pays, «en face du sanctuaire». Durant la guerre civile, il s’offrit pour porter en cachette l’Eucharistie, un soir de Jeudi Saint : arrêté, il passa la nuit en prison, adorant l’Hostie qu’on lui avait remise cachée dans un bouquet de fleurs.

Quand la maladie le gagna, il dut renoncer à ses études, vivre dans le silence et la solitude. Il écrivit : Profession : invalide.

Quand il pouvait encore utiliser ses doigts, on lui offrit une machine à écrire. Voici ce qu’il y écrivit en tout premier lieu : Seigneur, merci. Le premier mot, c’est ton nom ; qu’il soit toujours la force et l’âme de cette machine. Que ta lumière et ta transparence soient toujours dans l’esprit et dans le cœur de tous ceux qui y travailleront, pour que ce qu’on en fera soit noble, pur et plein d’espérance. Et quand il eut la permission qu’on célébrât la Messe sur sa table, il fit mettre par-terre la machine en question pour que le bois de la Croix soit planté sur le clavier et y mette ses racines.

Quand sa main droite fut paralysée, il se mit à écrire de la gauche ; quand celle-ci aussi fut paralysée, il dicta sur magnétophone. Lui qui n’hésitait pas à prendre la parole même à la radio pour parler de Dieu, durant la persécution, le voilà immobile sur son fauteuil à roulettes, mais toujours actif et joyeux, infatigable.

Il voulut communiquer son élan et fonda un groupe de prière, le Sinaï, regroupant d’autres malades invalides, avec lesquels il reste en communication par un petit périodique qu’il rédige lui-même, et à travers lequel il encourage tous ses «compagnons», comme Moïse, à élever leurs prières pour le peuple. Par son périodique, il diffusait des articles sur la foi, la doctrine de l’Eglise, sur les mines et l’urbanisme, l’école et l’agriculture, les nouvelles de la ville… Il est devenu périodiste et écrivain.

Il écrivit neuf livres de spiritualité, des essais, un roman autobiographique, des centaines d’articles. Quand il reçoit quelque prix littéraire, il commente humblement : Je gagne mon pain à la sueur de mon front. C’est surtout un large apostolat qu’il exerce de son fauteuil roulant, sans bouger, transmettant sa foi et surtout sa dévotion eucharistique et mariale.

Désormais aveugle, il se faisait lire les articles sur le Concile Vatican II avec avidité et s’en imprégnait profondément.

Il vivait tellement chrétiennement sa maladie, qu’il semblait ne pas la sentir. Son médecin disait qu’il était, parmi les malades gravement atteints, celui qui était en meilleure santé.

Manuel, que tout le monde connaissait comme «Lolo», mourut le 3 novembre 1971.

Il a été béatifié en 2010.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:00

Carlo Borromeo

1538-1584

 

Carlo (Charles) Borromeo était né le 2 octobre 1538 au château Borromeo d’Arona (Lac Majeur, Italie nord), deuxième fils de Giberto et de Margherita de’ Medici et neveu du futur pape Pie IV. Il avait aussi des sœurs.

Dès 1550, à douze ans, il reçut l’habit clérical et les revenus de l’abbaye locale de San Gratiniano.

Il étudia sérieusement à Pavie, et fut reçu docteur en droit civil et canonique, en 1559.

Il n’était pas encore prêtre (il n’avait que vingt-deux ans), quand le nouveau pape Pie IV l’appela à Rome, le créa cardinal et lui confia diverses missions, dont la première était d’administrer le diocèse de Milan tout en demeurant à Rome. 

Ce n’était pas la meilleure décision à prendre, mais pour l’époque, elle se révéla excellente. Carlo était mondain, recevait, fondait une académie domestique culturelle, mais ce bourreau de travail fut d’une totale fidélité à la cause du pape et de l’Eglise.

Il seconda très efficacement le pape pour l’achèvement du concile de Trente, qui n’en finissait pas depuis 1545.

En 1563, il fut ordonné prêtre, et consacré évêque. A partir de ce moment, il restreignit considérablement son train de vie, augmentant en revanche ses veilles et ses austérités et surtout, en 1565, rentra dans son diocèse pour l’administrer personnellement sur place. Sauf à la mort de Pie IV et lors du conclave (d’où devait sortir Pie V), il ne quitta plus son vaste diocèse.

Il vendit ses meubles précieux, se débarrassa de ses pompeux ornements, employa tout ce qu'il avait de revenus à l'entretien des séminaires, des hôpitaux, des écoles, et au soulagement des pauvres et des mendiants. Son personnel était soumis à une règle sévère ; les heures de prières étaient marquées, et personne ne s'absentait alors sans permission. 

Il s’employa à réformer son clergé, ignorant et paresseux. Les prêtres de son entourage, soumis à une discipline encore plus stricte, formaient une véritable communauté, qui donna à l'Église un cardinal et plus de vingt évêques.

Il éleva un mur contre les prétentions laïques, menaça d’excommunication ceux qui participeraient au carnaval… Sa sévérité ne fut pas toujours admise, et il échappa de justesse à un attentat, quand un religieux indiscipliné de Milan tenta de l’atteindre presque à bout portant d’une flèche d’arquebuse (1569).

Il créa des séminaires, des collèges, un refuge pour repenties. Il lutta contre la fraude, organisa des confraternités (du Rosaire, du Saint-Sacrement). Il organisa onze synodes diocésains et six conciles provinciaux.

Le cardinal Borromeo, qui portait une petite barbiche, donna l’exemple de la tailler lorsqu’il exigea de son clergé d’être imberbe et propre.

L'archevêque transforma le service du culte dans sa cathédrale et y mit à la fois la régularité et la magnificence. Toutes les œuvres nécessaires furent fondées, et l'on vit apparaître partout un renouveau de vie chrétienne.

On sait le dévouement qu'il montra pendant la peste de Milan (1576-1577). Il visitait toutes les maisons et les hôpitaux, et sauva la vie, dit-on, à soixante-dix mille malheureux. Les pieds nus et la corde au cou, le crucifix à la main, il s'offrit en holocauste. 

Il mourut sur la cendre à quarante-six ans, le 3 novembre 1584, et fut canonisé dès 1610.

Il influença beaucoup Monsieur Ollier, le cardinal de Bérulle, le bienheureux Alain de Solminihac et bien d’autres saints évêques qui voulurent appliquer les décrets du concile de Trente.

 

La fête liturgique de saint Carlo Borromeo est célébrée le 4 novembre.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:00

Pierre-François Néron

1818-1860

 

Pierre-François naît à Bornay (Jura) le 21 septembre 1818, cinquième des huit enfants de cette belle famille chrétienne (un neuvième enfant ne vivra pas). Sa jeunesse se passe dans l’insouciance. 

A dix-neuf ans, il désire un soir aller danser, mais son père le lui interdit. Il passe alors sa nuit à lire un livre pieux qui va l’amener à la vocation. Le titre de l’ouvrage est significatif : Pensez-y bien !

Pierre-François change du tout au tout, du jour au lendemain ; un ami dit de lui qu’il n’avait jamais connu un tel changement radical. Le jeune homme veut devenir prêtre. Mais à dix-huit ans, sans autres études que l’école primaire (et encore…), et si pauvre…

Avec son curé, il se met à l’étude du latin.

A vingt-et-un ans, avec quelle humilité il entre en cinquième au petit séminaire de Nozeroy !Rien ne l’arrête : ensuite c’est la philosophie à celui de Vaux sur Poligny, puis la théologie au grand séminaire de Lons-le-Saunier.

En 1846, il va au Séminaire des Missions Etrangères de Paris, où Mgr Affre l’ordonne prêtre la même année : il a trente ans.

Deux mois plus tard, il doit s’embarquer pour le Tonkin ; avant le départ, il va prier à Notre-Dame des Victoires pour demander la grâce du martyre. Son bateau est contraint par les vents contraires, à faire un «crochet» par Rio de Janeiro, avant de repartir pour l’Indochine par le Cap de Bonne Espérance.

A Hong Kong, Pierre-François doit apprendre la langue tonkinoise ; il n’y met que cinq mois, avant d’être envoyé à Kim Son, où on l’accueille assez bien, car le mandarin est encore tolérant. Mais bientôt Pierre-François doit rejoindre Ké-Vinh (ou Vinh-Tri), car la persécution se fait sentir.

Pierre-François enseigne les mathématiques, les sciences, la philosophie, et devient supérieur du collège. Puis il s’installe à Ta Xa pour s’occuper des seize mille chrétiens : à cause de la persécution, on doit se déplacer de nuit seulement. Peu à peu, même la population prend peur et les prêtres ne sont plus en sécurité.

Début août 1860, Pierre-François est arrêté par le maire de Ta-Xa, un de ses amis, qui «s’excuse» de devoir «faire son devoir». Pierre-François lui répond gentiment : C’est bien, je vous pardonne tout ! 

Livré au mandarin, il attend sa sentence, enfermé dans une cage où il ne peut que rester accroupi. Interrogatoires et bastonnades de rotin se succèdent.

Le 3 novembre arrive de Hué la confirmation de la sentence de mort. Pierre-François est décapité dans la journée à Son-Tay.

Selon le «rite» annamite, la tête du supplicié reste exposée trois jours avant d’être jetée dans le fleuve ; le corps de Pierre-François, toutefois, a pu être enseveli par un chrétien.

Pierre-François Néron, prêtre jurassien et missionnaire, martyr, fait partie des nombreux Martyrs du Vietnam canonisés en 1988, et fêtés ensemble le 24 novembre.

Son dies natalis est au 3 novembre dans le Martyrologe Romain.

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