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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:00

Cecilio Manrique Arnáiz

1909-1936

 

Cécilio était né le 1er février 1909 à Monasterio de Rodilla (Burgos, Espagne) et fut baptisé le 8 février suivant.

D’abord au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils, il passa au noviciat de Fortianell en 1925, où il fit la première profession en 1926 avec le nom de Cirilo Pedro.

Après avoir complété sa formation à Cambrils, il fut professeur successivement à Benicarló, puis Cambrils (1930), Barcelone (1933), puis fut promu à la Procure de Barcelone, avec le Frère Cándido Alberto auprès du Frère Crisóstomo (voir notices de José Ruiz de la Torre et de José Llorach Bretó).

En 1935, malade du typhus, il fut soigné à Cambrils.

Au moment de la révolution, il se réfugia chez un parent, tout en restant en contact avec le Frère Crisóstomo.

Il fut arrêté le 3 novembre 1936 en pleine place publique par les miliciens, pour deux motifs «très graves» : d’abord, parce qu’il était religieux, et donc un contre-révolutionaire et ennemi du peuple ; ensuite parce qu’il était de Burgos, dans l’Espagne nationaliste, et donc un espion. 

Le Frère Cirilo Pedro a été béatifié en 2007.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:00

Martino de Porrés

1569-1639

    

Martino naquit à Lima, au Pérou, le 9 décembre 1579. Il fut baptisé à Lima aux mêmes Fonts baptismaux que sainte Rose de Lima (voir au 24 août).

Son père, Don Juan de Porrés, était un conquérant espagnol, et sa mère, Anna Velasquez, une esclave noire d’origine africaine, devenue libre. Comme Martino ressemblait beaucoup à sa mère par sa couleur, son père l'abandonna à son sort et ne s’occupa guère de lui ; sa mère chercha à lui faire donner un minimum d’instruction. 

Le gamin s’évertua très tôt à gagner quelques sous en se faisant embaucher chez un barbier, puis il eut l’occasion d’apprendre quelques notions de «chirurgie», jusqu’à devenir plus tard un excellent infirmier.

Sa pureté de mœurs, sa modestie, son humilité et sa charité pour les pauvres furent les vertus caractéristiques de son enfance et de toute sa vie.

À quinze ans, Martino entra dans le Tiers-Ordre de saint Dominique. Il déploya son dévouement dans l'office d'infirmier dont il fut chargé.

Il était très dévot envers le Saint Sacrement et Dieu favorisa son serviteur en le gratifiant de façon extraordinaire.

Martino connaissait les secrets des cœurs, prédisait l'avenir, dévoilait les ruses des démons et repoussait leurs assauts avec autorité. Pendant une épidémie qui sévit au couvent du Rosaire, on garda toutes les portes closes : les malades furent ébahis de constater la présence subite du Saint près de leur lit. On a vu et entendu saint Martino de Porrés en Europe, en Chine, en Algérie, au Japon, alors qu'il n'a jamais quitté l'Amérique.

Quoiqu'il n'eût point fait d'études religieuses, l'humble infirmier résolvait les plus graves questions de la théologie avec tant de sûreté que les hommes les plus doctes proclamaient avec émerveillement que sa science ne pouvait lui venir que du ciel.

Il mourut à Lima le 3 novembre 1639.

Martino de Porrés fut béatifié en 1836, et canonisé en 1963.

Au Pérou, il est le Patron céleste de la Justice sociale, et il est commémoré au 3 novembre dans le Martyrologe Romain.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 00:00

 

Francisco Colom González

1887-1936

 

Francisco était né le 12 juillet 1887 à Santa Magdalena de Pulpis (Castellón, Espagne) et fut baptisé quatre jours après.

Après avoir fréquenté le collège de Benicarló tenu par les Frères des Ecoles Chrétiennes, il entra au noviciat de Bujedo en 1903, avec le nom de Leónides.

Il fut en poste successivement à Calonge (Gerona), Tortosa (1906), Manlleu (1908), Cassá de la Selva (1911), San Feliu de Guixols (1912), Barcelone-Condal (1917).

A partir de 1919, il fut directeur à Voltregá, puis à Cassá de la Selva (1925), Las Corts (1930), enfin Santa Colomá de Farnés (1933).

Le 7 août 1936, des miliciens vinrent réquisitionner la maison «au nom du peuple». Les Frères durent s’éparpiller. Leónides, avec le plus jeune de la communauté, rejoignirent Gerona, avec l’idée de passer en France ; mais ils durent plutôt se diriger sur Barcelone, où ils trouvèrent à se loger dans un hôtel.

Ils furent arrêtés le 2 novembre.

Quatre jours après, on retrouva à la morgue le cadavre du Frère Leónides, avec ceux des Frères Crisóstomo et Cándido, avec cette indication : Cadavres trouvés à Vallvidriera (voir par ailleurs les notices José Llorach Breto et José Ruiz de la Torre).

D’après l’autopsie ou d’autres recoupements, on a établi le jour de leur assassinat au 3 novembre 1936.

C’est le consulat de France qui s’occupa de la sépulture, car une pieuse personne qui y travaillait, était en relations avec le Frère José-Crisóstomo. Cette personne acheta les cercueils et le Secrétaire du Consulat présida l’enterrement, traversant les rues de Barcelone sous le drapeau français. Les Martyrs furent inhumés au cimetière le 8 novembre.

Le Frère Francisco-Leónides a été béatifié en 2007.

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 00:00

Luigi Campidelli

1868-1889

 

Quatrième des six enfants de Giuseppe et Filomena Belpani, Luigi (Louis) naquit le 29 avril 1868 à Rimini (province d’Emilie-Romagne, Italie centre-est), après Attilio, Emilia 1 et 2 (la première mourut à dix-huit mois), et avant Teresa et Adele.

Le papa mourut en 1874, de la thyphoïde, laissant cette grande famille dans une pauvreté encore plus grande.

Luigi (familièrement appelé Gigino) fit sa Première Communion en 1878 et voulut entrer chez les Passionistes dès douze ans, mais il dut attendre encore deux années. En attendant il édifiait tout le monde, étonnant de piété et de vertu.

Il fut reçu chez les Passionistes en 1882, dans leur couvent de Casale, proche de Rimini. Désormais, il portera le nom de Pio de Saint-Louis. On ne dit pas à quel saint Louis il se référait, mais on peut bien supposer qu’il admirait saint Luigi de Gonzaga..

En 1883, le noviciat fut transféré à Soriano, près de Viterbo, où Pio restera six mois seulement : en effet, pour ses études de lycée, pour la philosophie et la théologie, il sera à nouveau à Casale. 

En 1884, il fit les premiers vœux, admis à l’unanimité des voix par la communauté. 

En 1887, il reçut les Ordres Mineurs (à l’époque : Portier, Lecteur, Exorciste, Acolyte), mais fut bientôt frappé de tuberculose. Déjà, à la visite médicale pour le service militaire, il ne fut pas admis, parce que, pour un garçon d’un mètre soixante-quinze, il était «trop maigre de poitrine». Mais en 1888, les signes de la maladie ne laissaient plus de doute. 

Il s’était toujours montré enjoué, humble, assidu et exigeant pour lui-même ; malade, il offrit sa vie pour l’Eglise, pour le Pape, pour la congrégation, pour la conversion des pécheurs et pour (sa) chère Romagne natale.

Quelques jours avant de mourir, il revit sa chère maman au parloir et lui dit : Courage, Maman, nous nous reverrons au Paradis.

Peu avant d’expirer, il dit : Voici la Sainte Vierge ! et il mourut en souriant, le regard fixé vers le mur où il La vit.

C’était au soir du 2 novembre 1889 : il avait vingt-et-un ans.

En 1923, sa dépouille fut transférée à l’intérieur du sanctuaire de Casale ; en 1944, le sanctuaire croulera sous les bombes, mais le sépulcre de Pio restera en place ; en 1945, on retrouvera aussi sous les décombres l’image sainte de la Vierge, intacte.

Pio de Saint-Louis Campidelli a été béatifié en 1985.

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 00:06

    La fête de tous les Saints

 

 

    Une grande confusion s’est depuis longtemps installée dans les esprits de beaucoup de fidèles, à savoir que la Toussaint soit la triste journée des Morts. Nous parlerons des Morts demain, 2 novembre, et nous verrons même que ce jour ne doit pas être triste.

 

    Aujourd’hui, 1er novembre, nous fêtons dans une grande joie tous les Saints et toutes les Saintes du Paradis. Cette fête existe dans l’Eglise depuis des siècles.

 

    Dès le IVe siècle les Eglises d’Orient célébraient en une fête commune tous les martyrs de la terre. Saint Ephrem composa pour cette circonstance une hymne où l’on voit qu’à Edesse cette fête était fixée au 13 mai. En Syrie, elle était placée au vendredi après Pâques. Dans une homélie sur les Martyrs, saint Jean Chrysostome précise qu’il parle le premier dimanche après la Pentecôte ; cet usage a été conservé jusqu’à nos jours par l’Eglise byzantine, qui a par une évolution normale transformé la fête des “Martyrs de toute la terre” en celle de “Tous les Saints”.

 

    Le choix de ces différentes dates est significatif : on a voulu associer les Saints au triomphe du Christ à Pâques ou à l’effusion de l’Esprit à la Pentecôte ; suivant la poétique formule de l’empereur Léon le Sage, l’Eglise célèbre les fleurs produites par la terre arrosée des fleuves du Saint-Esprit.

 

    Comme souvent, l’Orient a montré la voie à l’Occident. C’est probablement le 13 mai 609 que le pape Boniface IV transforma le Panthéon de Rome en une église de la Bienheureuse Marie toujours Vierge et de tous les Martyrs. C’était la première fois qu’un temple païen devenait église chrétienne. Sans doute la Providence y avait préparé le terrain, en faisant que justement l’architecture de ce temple fût tout-à-fait exceptionnelle : la voûte surbaissée éclairée seulement par son centre où pénètrent la lumière et le ciel.

 

    Successivement, à la fête “de tous les Martyrs”, se substitua peu à peu la fête de “tous les Saints”, avec les Confesseurs et les Vierges. La première mention d’une véritable “Toussaint” apparaît à Salzburg à la fin du VIIIe siècle, sans doute par l’influence du théologien Alcuin, lui-même abbé à Tours.

 

    Certains demanderont : Pourquoi une fête de “Tous” les Saints, puisqu’on les fête déjà tout au long de l’année ? C’est une bonne question, qui masque toutefois une mauvaise information assez généralisée aujourd’hui. C’est l’occasion de parler d’un Livre de l’Eglise, qui s’appelle le “Martyrologe”. Selon une habitude remontant aux premiers temps de l’Eglise, on a consigné par écrit, dans un premier temps, la liste de tous les Martyrs, au jour de leur mort (c’est-à-dire au jour de leur naissance au Ciel, leur jour “anniversaire”, qu’on a appelé le dies natalis) ; plus tard, on y adjoignit peu à peu tous les Saints canonisés officiellement, et dernièrement aussi tous les Bienheureux. Certains jours, il y a deux pages entières de liste de Saints et Bienheureux, c’est dire combien il est impossible de les fêter chaque jour tous à la fois. On ne pourra que vivement conseiller à tous les fidèles la lecture assidue de ce beau Livre.

 

    Dans son calendrier officiel, l’Eglise fête certains Saints particulièrement caractéristiques : les Apôtres, les Fondateurs d’Eglises locales, le ou les premiers Martyrs de ces Eglises, les Pères de l’Eglise, les Docteurs. Bien évidemment, l’Eglise ne dispose “que” de trois-cent soixante-cinq jours, alors que les Saints sont des milliers et des milliers.

 

    Autre question maintenant : Quel intérêt représentent pour nous ces célébrations en l’honneur des Saints ? N’avons-nous pas suffisamment de l’enseignement de Christ dans l’Evangile ?

 

    Posée ainsi, cette judicieuse question porte en elle-même sa réponse parfaitement théologique : notre vie doit suivre en tout celle de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme. Il n’y a que Jésus que nous pouvons et devons imiter en tout, sans risque de nous tromper. Et il n’y a que Jésus envers qui nous devons avoir des attitudes d’adoration. En langage musical on pourrait dire que Jésus a écrit la partition de l’Evangile, tandis que les Saints l’ont interprétée.  

 

    Les Saints, eux, ne sont pas de “petits dieux” subalternes, qui devraient accaparer notre dévotion et satisfaire tous nos caprices : obtenir ceci, faire que cela se fasse ainsi et pas autrement, jusqu’à certaines attitudes de véritables superstitions. Dans beaucoup d’églises, de braves personnes se précipitent sur les cierges ou les luminaires à allumer devant une statue de Madone ou de saint Antoine, sans même adresser un petit salut à Celui qui est présent réellement dans le Tabernacle eucharistique. Ne disons pas que ces personnes soient de mauvaise foi ! Simplement, leur dévotion est mal éclairée, et les prêtres doivent s’employer à le leur expliquer patiemment.

 

    En revanche, théologiquement, l’Eglise nous rappelle chaque jour que les Saints ont été des êtres humains comme nous, avec leurs faiblesses, leurs erreurs, leurs défauts, qu’ils ont combattus de toutes leurs forces durant leur vie terrestre, par amour de Dieu et pour se rapprocher toujours plus de la perfection à laquelle Dieu nous convie. En regardant ces saintes Figures, en admirant les grands moments de leurs vies, leurs combats, nous ne pourrons qu’être encouragés à les suivre, bien persuadés que ce qu’ils ont fait pourrait aussi être humainement à notre portée, la grâce de Dieu aidant.

 

    Dieu ne nous demande pas d’être parfaits ici-bas, tout-de-suite, et sans jamais céder à quelque tentation. Dieu connaît notre faiblesse et ne nous la reprochera jamais. Ce qu’Il attend de nous, est un effort, une recherche du mieux, et cela, chacun peut le faire.

 

    C’est dans ce sens-là que nous pouvons recourir à nos grands Amis, les Saints : “Toi, saint X qui as réussi à faire ceci, cela, aide-moi, donne-moi quelque chose de ton amour pour Dieu, quelque chose de ta force d’âme”. C’est un peu comme si, pour mieux préparer un examen, j’appelle un de mes camarades en lui disant : Toi, tu es bien préparé, tu ne pourrais pas venir relire avec moi telle matière ? Personnellement, je ferai le même travail pour mon examen, mais de le faire en compagnie d’un camarade mieux préparé que moi et que j’aime bien, cela me donnera plus d’ardeur pour me préparer. N’oublions pas non plus cet élément doctrinal, souvent oublié, de la puissante intercession des Saints auprès de Dieu.

 

    C’est aussi dans cette perspective que depuis les débuts, les Chrétiens ont pris l’habitude de donner à leurs petits enfants non plus des noms de divinités, de héros ou de “vedettes”, mais des noms de Martyrs : très souvent furent donnés les noms de Pierre, Paul, Laurent, et celui-là-même de “Martyr”. Ce prénom qu’on reçoit au sacrement du Baptême n’est jamais un hasard, et tous nous pourrons trouver dans tel ou tel trait de la vie de notre saint Patron, quelque chose qui se rapportera à notre vie. On aimera comprendre pourquoi on invoque saint Antoine de Padoue pour retrouver un objet perdu, saint François Régis pour les femmes stériles, sainte Claire pour la télévision, Notre Dame de Lorette pour les aviateurs, etc. 

 

    Les Saints nous attendent au Ciel : saint Jean-Baptiste, saint Joseph, saint Pierre, saint Paul, saint Benoît, saint Vincent de Paul, saint François, saint Jean-Marie Vianney… Ce devrait être pour nous un stimulant très fort de penser que dans “peu” de temps nous serons en leur compagnie, au Ciel, devant Dieu, avec Marie, la glorieuse Mère de Jésus et Ses myriades d’Anges et de Saints.

 

    Oh ! dans le Ciel, il n’y aura plus de maladies, plus de souffrances, plus de jalousies, plus de rivalités ; plus d’impôts, plus de procès ; plus de voitures, plus de moteurs, plus de catastrophes… 

 

    Vraiment, il y a de quoi se réjouir, en ce jour de Toussaint. Réjouissez-vous tous, frères et sœurs, et mettez-vous promptement à l’école de Jésus-Christ, à la suite de tous les Saints ; apprenez à connaître qui est votre saint Patron ou votre sainte Patronne, fêtez-les au jour de leur “naissance au ciel” : le Martyrologe vous l’enseignera.

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 00:00

Valentín Berriochoa

1827-1861

 

Valentín (on trouvera aussi Balentín ou Balendín Berrioxoa, en basque) naquit à Palacio de Arriola (Elorrio, Biscaye, Espagne) le 14 février 1827, de Juan Isidro Berriochoa et María Mónica Aristi. Au baptême, il reçut les noms de Valentín-Faustino, car on fête le martyr saint Valentin le 14 février, comme chacun sait.

Il fréquenta le séminaire de Logroño dès 1845, d’où il sortit trois ans pour aller aider sa famille. Il y retourna et reçut l’ordination sacerdotale en 1851.

Il entra chez les pères Dominicains à Ocaña (Tolède) en 1854, et on l’envoya dès 1856 à Manille, et de là aux missions du Tonquin.

C’était la période de la persécution de Tu-Duc, qui considérait les missionnaires européens comme des émissaires des gouvernements étrangers pour assujettir son royaume. C’est ainsi que fut arrêté et martyrisé le Vicaire Apostolique José María Díaz Sanjurjo (voir au 20 juillet).

En 1857, en la fête de Noël, le père Valentín fut nommé évêque de Centuria et coadjuteur du Vicaire Apostolique Melchor García Sampedro, auquel il succèda après le martyre de ce dernier (voir au 28 juillet), en 1858.

Il ne put exercer son apostolat épiscopal que trois ans. Arrêté sur dénonciation en 1861, il fut soumis à des interrogatoires. Jusqu’à présent on le connaissait sous le nom de Vinh, «le victorieux» ; on lui demanda s’il avait rencontré les agitateurs révoltés en 1858, à quoi il répondit qu’il avait toujours conseillé de ne pas prendre les armes ; on lui demanda s’il connaissait l’évêque Hermosilla, à quoi il répondit, bien sûr, par l’affirmative.

Comme ce dernier, Mgr Berriochoa fut enfermé dans une petite cage où il ne pouvait pas tenir debout. 

Peu de temps après, on l’interrogea encore en lui proposant de renier sa foi. Sur son net refus, il fut condamné à mort, et décapité le 1er novembre 1861. Il avait trente-quatre ans.

Béatifié en 1906, Mgr Berriochoa a été canonisé en 1988, parmi les cent dix-huit Martyrs du Vietnam, qui sont fêtés ensemble le 24 novembre.

Son corps a été ramené au Pays Basque où il repose dans l’église paroissiale de Elorrio.

Saint Valentín Berriochoa, évêque et martyr, est mentionné le 1er novembre au Martyrologe.

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 00:00

Rupert Mayer

1876-1945

 

Rupert naquit à Stuttgart le 23 janvier 1876, un des six enfants de parents chrétiens et bons commerçants. C’est une gouvernante qui s’occupa de lui.

Très tôt, il accompagna à cheval son père dans les visites aux clients, et devent un excellent cavalier. Ce sera un excellent sportif.

Il fit ses études à Stuttgart et à Ravensburg.

Dès 1894, à vingt-deux ans, il désirait entrer chez les pères Jésuites, mais son père s’y opposa fermement. A cette époque, les Jésuites étaient exclus de l’Empire, considérés comme des ennemis, des parias, des apatrides.

Sans perdre de temps, Rupert fit des études de philosophie, de théologie et d’histoire dans les universités de Fribourg (Suisse), Münich et Tübingen.

Finalement, il entra au séminaire de Rottenburg (1898), ayant déjà presque achevé ses études sacerdotales ; aussi fut-il ordonné prêtre dès 1899.

L’année suivante, après quelques activités pastorales, il obtint de son père l’ «autorisation» d’entrer chez les Jésuites : noviciat à Feldkirch (Autriche) en 1900, études complémentaires de philosophie et théologie à Valkenburg (Pays-Bas), et dernière année de préparation spirituelle (1905).

Il fut envoyé prêcher quelques missions populaires en Allemagne, en Suisse et en Autriche.

En 1912, il fut à Münich pour assister les milliers de paysans qui envahissaient cette ville en recherche de travail. Le père Rupert se fit «tout à tous», il fut connu partout pour son activité efficace à créer des structures sociales d’assistance. Il fonda même une petite congrégation religieuse féminine, les Sœurs de la Sainte Famille, pour le seconder dans sa tâche.

Lors de la Guerre mondiale, le père Rupert fut infirmier et aumônier dans l’armée allemande. Il recevra sur le front occidental plusieurs distinctions militaires, dont la Croix de Fer, qu’il fut le premier prêtre catholique à recevoir (car les catholiques étaient toujours soupçonnés d’être de «mauvais Allemands»). 

En 1916, en Roumanie, il fut gravement blessé et subit l’amputation de la jambe gauche. Il portera désormais une prothèse qui le fera de plus en plus souffrir.

Démobilisé, il rentra à Münich, où les Jésuites avaient pu reprendre leurs activités après avoir été un moment bannis.

L’archevêque de Münich confia au père Mayer la direction de la congrégation mariale des hommes, où il allait donner le meilleur de lui-même. Il fut tellement engagé et connu, qu’on vint par milliers l’écouter sur la place. A partir de 1925, il célèbra chaque matin la messe à la gare de Münich, où assisteront jusqu’à des milliers de fidèles ! Les nazis interdiront cette célébration en 1935.

Dès l’apparition du national-socialisme, le père Rupert exposera clairement sa conviction du point de vue du catholicisme social. Il multiplia les meetings politiques, et l’on pense qu’il put rencontrer Adolf Hitler lors d’un débat contradictoire (1919 ?). Il démontra leurs erreurs, et s’avança jusqu’à dire que Hitler était, peut-être, un brillant orateur, mais surtout un séducteur et pas un témoin de la Vérité. On ne l’accueillit pas toujours très bien, et ce furent même parfois des groupes nationaux-socialistes qui intervinrent pour le protéger ! 

Quand Hitler accéda au pouvoir, le père Rupert fut de plus en plus surveillé et menacé, car il s’opposait violemment à la politique anti-religieuse du gouvernement.

En 1936, on lui interdit de prêcher en-dehors de son église Saint-Michel, mais il refusa de se soumettre à une autorité civile ; arrêté en 1937, il fit six mois de prison pour abus de la chaire de vérité comme arme politique et attaques vicieuses contre le gouvernement. On lui conseilla la modération, mais ses supérieurs se rangèrent finalement à ses arguments, car le silence du père Mayer aurait été tout-à-fait mal interprété de la part des nazis. D’ailleurs, il demanda de faire écrire dans le procès-verbal de la police cette mention : Je déclare que au cas où je serais libéré, je continuerai de prêcher malgré l’interdiction de prendre la parole qui m’a été donnée, tant dans les églises de Münich que dans toutes celles de la Bavière et ce, pour des questions de principe.

Le père Mayer devait encore être arrêté par deux fois, cinq mois en 1938 à la prison de Landsberg, et en novembre 1939 comme conspirateur, d’où il fut conduit au camp de concentration de Oranienburg et/ou de Sachsenhausen (Berlin). On ne sait pour quel motif providentiel cet internement prit fin brusquement.

Sans doute parce que la santé du père se dégradait, et que les autorités ne voulaient pas d’un «martyr» de l’opposition, on l’enferma alors dans l’abbaye bénédictine d’Ettal (Bavière), où il ne pouvait rencontrer que sa famille proche.

A la fin de la guerre, les Américains lui redonnèrent sa pleine liberté, et le père Rupert en profita pour revenir à Münich, complètement dévastée ; il mit à profit sa personnalité et ce qui lui restait de forces pour venir en aide aux plus démunis.

Le jour de la Toussaint (1er novembre 1945), alors qu’il prêchait durant la messe, une hémorragie cérébrale le frappa, lui laissant juste le temps de répéter «Le Seigneur… le Seigneur… le Seigneur…». Il mourut trois heures après.

Ce soldat du Christ, toujours debout pour défendre la Vérité, mourut debout dans la fidélité à l’Eglise et à son pays.

Le père Rupert Mayer a été béatifié en 1987.

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 00:00

Jerónimo Hermosilla Aransáez

1800-1861

 

Jerónimo naquit à Santo Domingo de la Calzada (La Rioja, Espagne) le 30 septembre 1800, dernier des neuf enfants de Agustín Julián Hermosilla y Sáenz e de Catalina Aransay, qui étaient pauvres.

Orphelin de père à dix ans, Jerónimo aida sa maman au service d’un prêtre, à Cordovín.

Il entra chez les pères Dominicains de Valencia, grâce à l’appui de certains pères qui l’avaient connu durant ses études secondaires.

En 1820, il dut interrompre ses études pour trois ans, engagé dans les troupes royales de Fernando VII. Il les reprit en 1823.

En 1824, il fut envoyé à Manille (Philippines), où il acheva ses études de théologie et reçut le sacerdoce (1828).

Envoyé au Tonkin, il y apprit la langue et participa aux missions avec les catéchistes et les religieuses dominicaines.

Il succèda en 1841 comme évêque du Tonkin à saint Ignacio Delgado (voir au 12 juillet) qui venait d’être martyrisé.

Son activité missionnaire ne s’arrêtait pas, malgré les dangers de la persécution. Un soldat apostat finit par trahir et révéler sa cachette.

Mgr Jerónimo Hermosilla fut arrêté avec ses Compagnons (Valentín de Berriochoa et Pedro Amató Robera). Ils furent d’abord enfermés dans une petite cage d’un mètre vingt de hauteur.

Tous trois moururent décapités à Hai-Duong, le 1er novembre 1861, jour où les commémore le Martyrologe.

Le corps du bienheureux évêque repose actuellement dans la cathédrale de Santo Domingo de la Calzada, son lieu de naissance.

Il a été béatifié avec ses deux Compagnons en 1906 et canonisé en 1988, parmi les cent-dix-huit Martyrs du Tonkin, d’Annam et de Cochinchine (Viêtnam), et qui sont fêtés ensemble le 24 novembre.

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 00:00

Pere Josep Almató Ribera Auras

1830-1861

 

Ce prêtre dominicain eut la particulière destinée de naître et de mourir le 1er novembre.

Il était né à San Feliú Saserra (Barcelona, Espagne).

Entré chez les Dominicains, il fut donc envoyé prêcher la Bonne Nouvelle au Tonkin en 1855.

Arrêté, il fut sommé de fouler aux pieds un crucifix, ce qu’il refusa de faire, préférant l’adorer à genoux.

Il fut décapité par ordre de l’empereur Tu-Duc le 1er novembre 1861 à Hai Duong (Tonkin). Il avait trente-et-un ans.

Son confesseur en Espagne attesta qu’il était toujours resté très chaste et n’avait jamais souillé son âme d’un quelconque péché mortel.

Béatifié en 1906, il est un des nombreux Martyrs du Tonkin canonisés en 1988 et fêtés ensemble le 24 novembre.

Le dies natalis de saint Pere (Pierre) est le 1er novembre au Martyrologe.

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 00:00

Teodor Jurij Romzha

1911-1947

 

Teodor Jurij (Théodore Georges) naquit le 14 avril 1911 en pays ruthène, à Velikij Bychkiv (Maramorosh), d’humbles parents.

Jeune, il n’eut qu’une ambition, d’abord cachée, celle de devenir prêtre.

Au terme de ses études au lycée à Chust, il était regardé comme un des meilleurs élèves, d’autant plus qu’il était un excellent joueur de foot-ball. Aussi ce ne fut pas sans surprise qu’on apprit peu après qu’il avait l’intention de se préparer au sacerdoce.

Il fut pour cela envoyé à Rome, au Collège Germanique d’abord, puis au Séminaire Pontifical Russe. Il était ainsi providentiellement amené à être informé sur le communisme, qui allait sévir dans son pays natal.

Il fut ordonné prêtre le jour de Noël, 25 décembre 1936.

Il ne revint dans son pays que l’été suivant. Il prévoyait d’y célébrer sa «première» liturgie, puis de retourner à Rome l’année suivante, en vue de son doctorat en théologie, mais il fut plutôt enrôlé dans l’armée pour combattre l’invasion allemande.

Après son service militaire, l’évêque jugea opportun de garder Teodor dans son pays, et lui confia une petite paroisse près de Maramorosh, Berezovo. C’était la pauvreté même ; Teodor n’avait parfois qu’un repas pour sa journée, mais ne s’en plaignait jamais. Il montrait même sa joie d’être pauvre parmi les pauvres. Les paroissiens de Berezovo furent conquis par leur pasteur, qui exigeait d’eux une vraie vie de Foi.

En 1939, la Hongrie envahit à nouveau la Ruthénie, provoquant de gros bouleversements politiques et religieux. On contraignit l’évêque Stojka à remanier les études du séminaire, ce qui aboutit à nommer le père Teodor directeur spirituel et professeur de philosophie au séminaire de l’éparchie de Uzhorod.

Un de ses élèves dira plus tard : Il était sévère comme professeur, mais paternel et doux comme directeur spirituel.

Le père Teodor consacra aussi une partie de son temps à aider les paroisses environnantes dans le ministère pastoral. Il avait une prédilection pour prêcher les retraites aux jeunes étudiants. Dès qu’il avait un sou en poche, il le donnait aux pauvres. 

L’évêque appréciait le prêtre, et obtint pour lui la dignité honorifique de Prélat de Sa Sainteté ; «Monseigneur» Romzha porta toujours son titre avec discrétion et grande modestie.

En 1943, l’évêque Stojka mourut subitement, vite remplacé temporairement par l’évêque Nicholas Dudash, comme Administrateur de Mukachevo ; mais le Saint-Siège préféra nommer sans attendre Mgr Romzha comme Administrateur Apostolique de Mukachevo. Il fut ordonné évêque en 1944, à Uzhorod.

Juste après, la Ruthénie, envahie par les troupes russes, était incorporée d’office dans la Tchécoslovaquie, et, en 1945, dans l’Ukraine soviétique.

Au début, l’évêque chercha à ne pas s’opposer ouvertement au gouvernement soviétique, mais il dut intervenir officiellement quand il sut que les prêtres étaient tour à tour retirés de leurs paroisses. La réponse fut violente : puisque le Vatican s’opposait au gouvernement soviétique, le gouvernement soviétique ne pouvait supporter d’avoir chez lui des prêtres favorables au Vatican ; donc, seule solution : se séparer du Vatican et se soumettre au patriarche orthodoxe de Moscou. Mgr Romzha déclara franchement qu’il préférait mourir, que de trahir l’Eglise gréco-catholique. C’était la lutte ouverte.

Un évêque «officiel» fut nommé pour Mukachevo, appuyé par la presse et les autorités soviétiques, qui ne cherchait rien d’autre que liquider la hiérarchie gréco-catholique.

Le gouvernement confisqua la voiture de Mgr Romzha, qui continua ses tournées en voiture à cheval, pour aller relever le courage de ses diocésains, les exhortant à rester fidèles, jusqu’à la mort ou au martyre, s’il le fallait.

On lui répondit avec enthousiasme. Même des orthodoxes, remarquant les injustices qu’on imposait aux catholiques, demandèrent à Mgr Romzha d’être admis dans l’Eglise catholique.

Les autorités soviétiques n’arrivant pas à abattre l’intrépide évêque, on tenta de le faire disparaître plus vite. Le 27 octobre 1947, Mgr Romzha revenait d’avoir consacré une église près de Mukachevo, quand un camion militaire renversa sa voiture à cheval. On le frappa à coups de crosse de fusil.

L’évêque blessé fut secouru par des passants et conduit à l’hôpital de Mukachevo, où il se reprit après quelques jours. 

Puis, brusquement, le 1er novembre suivant, on le trouva mort dans sa chambre. Or, la nuit précédente, on avait vu entrer dans sa chambre le directeur de l’hôpital et une mystérieuse «infirmière» qui disparut ensuite. Mgr Romzha fut certainement empoisonné, à trente-six ans.

Officiellement, les autorités soviétiques affirmèrent que l’évêque avait succombé aux blessures de l’accident, mais personne ne s’y trompa.

Mgr Teodor Jurij Romzha a été béatifié en 2001.

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