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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 00:00

La Commémoration de tous les Défunts

2 novembre

 

Note liturgique

Même quand ce jour est un dimanche, on célèbre la Messe des Défunts, ce qui exclut les lectures du dimanche «per annum» prévues ce jour-là. En 2014, on ne lit donc pas les lectures du 31e dimanche. Ce fut le cas précédemment en 2008, 2003, 1997, 1986, 1980, 1975.

Prochainement, le cas se répétera en 2025, 2031, 2036, 2042…

 

Concernant le calendrier lui-même

Ne confondons pas la fête du 1er novembre, qui est la foyeuse fête de tous les Saints du Paradis, et celle du 2 novembre, où l’on commémore tous les Défunts, dans l’espérance qu’ils rejoignent bientôt la vision de Dieu et la béatitude éternelle.

 

Au lendemain de la très belle fête de Tous les Saints, l’Eglise a pris l’habitude depuis l’abbé Odilon de Cluny (Xe siècle), de commémorer tous ceux qui nous ont récemment “quittés” pour rejoindre la Vie éternelle : les morts de nos familles, camarades, soldats, amis…

Bien avant saint Odilon déjà, les Chrétiens avaient coutume de penser à leurs défunts, qui continuent de faire partie de la famille au-delà de la mort. Jésus-Christ a eu une fois (cf. Lc 20:27-38) l’occasion d’affronter des Sadducéens au sujet de l’au-delà : ces derniers étaient réputés pour ne pas croire à la vie éternelle, et Jésus leur fit remarquer que Dieu s’était fait reconnaître comme le “Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob”, et donc que Dieu ne peut être un Dieu de morts, mais de vivants. C’était indirectement confirmer que la vie ne s’arrête pas à la fin de la vie biologique. 

Une tradition constante dans l’Eglise a été celle de prier pour les morts, d’offrir à Dieu des prières et des sacrifices pour aider ces morts à être entièrement purifiés avant d’entrer définitivement dans la gloire du Ciel.

 Le Catéchisme rappelle que Judas Maccabée fit une collecte et fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leur péché (2 M 12,46). De là vient notre croyance en ce “lieu” de purification, qu’on a appelé le Purgatoire. Qu’il s’agisse d’un endroit particulier, ou d’un état transitoire des âmes des défunts, c’est difficile de le dire ; c’est une tradition de l’Eglise de parler d’un feu purificateur (voir Catéchisme, n.1031). 

Certaines “visions” plus tardives de grands Saints y ont clairement fait allusion, entre autres  celles de sainte Catherine de Gênes tout particulièrement (XVIe siècle). 

Du reste, on n’imagine pas que la moindre imperfection puisse s’infiltrer dans le Ciel ; et aussi il est certain que personne ne meurt dans un état d’âme parfaitement pur, comme le sont les Anges au Paradis ; telle fut donc de tous temps la pensée de l’Eglise, à l’origine des prières qu’on fait pour tous les défunts.

Saint Augustin précise aussi, et loue cette pieuse coutume, que les chrétiens priaient pour tous les morts, afin que ceux qui n’avaient laissé sur terre ni parents, ni enfants, ni amis ne fussent pas cependant délaissés. Où nous voyons que l’Eglise a toujours été cette bonne Mère attentive à tous ses fidèles.

Une autre coutume, d’origine espagnole, fit que, pour satisfaire aux nombreuses demandes de prières et de messes pour les défunts, les moines avaient pris l’habitude de célébrer plusieurs messes en ce jour. Coutume d’abord tolérée, puis véritablement autorisée en Espagne et au Portugal. Au lendemain de la première Guerre mondiale, le pape Benoît XV étendit cette pratique à l’Eglise universelle, en pensant aux morts de la guerre, aux nombreux prêtres qui étaient morts sans pouvoir célébrer les Messes qu’on leur avait demandées, mais aussi aux innombrables victimes de cette guerre affreuse. C’est depuis que les prêtres se sont accoutumés à célébrer en ce 2 novembre trois Messes, une aux intentions du Pape, une pour tous les Morts, une pour tel Défunt particulier.

Cette belle coutume s’est un peu affaiblie récemment, car diverses tendances théologiques se sont fait jour, restreignant d’une part la dévotion pour les “âmes du Purgatoire”, et développant d’autre part la pratique de la concélébration eucharistique. On a fait remarquer, avec une certaine justesse, que les prières et les Messes n’entraient pas dans une sorte de “compte mathématique” où le Bon Dieu établissait des additions et des soustractions pour déterminer à quelle date serait “délivrée” telle âme. Ceux qui ont connu le triste monde carcéral savent de quoi il s’agit, et Dieu notre Père est certainement en-dehors de cette vision terrestre des délits et des peines dues.

Il reste que les Apôtres ont bien reçu de Christ cette invitation solennelle à répéter Son Sacrifice et donc à multiplier les prières, en particulier pour les Morts, sinon Il n’aurait pas expressément dit : Faites ceci en mémoire de moi.

Comme l’Eglise nous propose aujourd’hui un choix immense de lectures, de psaumes, d’évangiles, on ne va pas ici les commenter ; si tel ou tel Internaute désire un commentaire plus approprié, qu’il en fasse la demande et on aura grand plaisir à lui répondre sur ce site.

Reste que nous unissons tous aujourd’hui nos prières pour tous les morts. Prions particulièrement pour ceux qui s’endorment loin de tous, dans la solitude, dans l’oubli général. Quand tel ami, telle personne connue quitte cette vie terrestre, les fidèles et les proches réunissent souvent beaucoup de dons pour faire célébrer des Messes, sans parler des abondantes couronnes de fleurs. Quand un pauvre homme s’éteint dans sa petite maisonnette, personne n’est là, tandis que c’est peut-être d’abord cet homme-là qui a besoin de nos prières. Il y a des chrétiens et des prêtres qui ont chaque jour cette pensée très fraternelle de prier pour tous ceux qui sont en ce moment en agonie, pour tous ceux qui mourront aujourd’hui.

Les Morts sont extrêmement sensibles à cette charité des Vivants envers eux-mêmes. Ayons tous cette fraternelle sollicitude, bien conscients que tous, Vivants et Morts, nous sommes une grande Famille dans laquelle toutes les prières forment un faisceau lumineux qui monte vers Dieu et retombe en grâces pour tous.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des Fidèles Défunts reposent en paix !

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 00:00

Pilar Isabel Sánchez Suárez

1906-1936

 

Elle vit le jour le 5 novembre 1906 à Madrid (Espagne).

Elle entra chez les Filles de la Charité en 1926. Son dernier poste d’infirmière fut à Madrid, dans la Maison de la Santé et à la Maternité, où elle travailla au bloc opératoire.

Cette Sœur sympathique transmettait sa confiance en Dieu et en Marie Immaculée.

Devant le nombre croissant de blessés, elle s’offrit pour aller travailler en d’autres maisons, avec Sœur Modesta. C’étaient les deux plus jeunes.

Apprenant que dans leur maison provinciale on allait fêter la Toussaint, elles voulurent s’y rendre. Elle furent arrêtées sur la route de Tolède et fusillées.

C’était le 31 octobre 1936 ; les deux Sœurs furent béatifiées en 2013.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 00:00

Modesta Moro Briz

1901-1936

 

Elle vit le jour le 11 juillet 1901 à Santibánez de Béjar (Salamanque, Espagne), dans une famille de sept enfants.

Un de ses frères devint évêque à Ávila (Mgr Santos Moro Briz), un autre curé à Cebreros et qui fut martyr (José Moro Briz, voir au 24 juillet).

Elle entra chez les Filles de la Charité en 1922. Son dernier poste d’infirmière fut à Madrid, dans la Maison de la Santé et à la Maternité.

Cette Sœur joyeuse avait le sens de l’humour et transmettait sa confiance en Marie Immaculée.

Devant le nombre croissant de blessés, elle s’offrit pour aller travailler en d’autres maisons, avec Sœur Pilar. C’étaient les deux plus jeunes.

Apprenant que dans leur maison provinciale on allait fêter la Toussaint, elles voulurent s’y rendre. Elle furent arrêtées sur la route de Tolède et fusillées.

C’était le 31 octobre 1936 ; les deux Sœurs furent béatifiées, ainsi que don José Moro, en 2013.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 00:00

Leon Nowakowski

1913-1939

 

Leon naquit le 28 juin 1913 à Byton (Pologne), fils de Władyslaw et Anna Lichmańskiej.

Il entra au séminaire de Wƚocƚaw et fut ordonné prêtre en 1937.

Il fut envoyé à Lublin, puis à Rome pour compléter sa formation théologique à l’Université Grégorienne, et obtint la licence.

De retour en Pologne pour l’été 1939, il fut empêché de repartir à Rome et prêta sa collaboration dans sa paroisse. Il remplaça le curé, quand ce dernier fut arrêté.

Le jeune prêtre, fidèle à Dieu et à son sacerdoce, fut à son tour arrêté le 24 octobre 1939 et conduit avec d’autres à Piotrków Kujawski, où il fut fusillé, le 31 octobre 1939.

Il fut béatifié en 1999.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 00:00

Alonso Rodríguez Gómez

1533-1617

 

Alonso Rodríguez, fils d'un riche marchand drapier, naquit à Ségovie, en Espagne. 

Après avoir fait ses études au collège d'Alcala, sous la direction des Pères de la Compagnie de Jésus, il retourna à Ségovie à cause du décès de son père et dut s'occuper de l'administration des biens familiaux. 

Après avoir essuyé des revers de fortune, perdu sa femme et sa fille en l'espace de quelques mois, Alonso Rodríguez abandonna le soin des affaires et se retira dans une chambre avec son fils à peine âgé de trois ans. Plein de sollicitude pour l'âme de son enfant, il pria Dieu de l'appeler à Lui s'il devait un jour L'offenser. Le Seigneur ravit ce petit ange à sa tendresse quelques jours après sa fervente prière.

Durant six ans, saint Alonso pratiqua dans le monde toutes les vertus chrétiennes. A l'âge de trente-sept ans, de plus en plus absorbé dans la pensée de la mort et de son salut éternel, il ne songea plus qu'à entrer dans un Ordre religieux. Sur le conseil d'un Père de la Compagnie de Jésus, il commença à étudier le latin, mais le succès ne répondit pas à ses efforts. Laissant ce projet de côté, il pensa à se retirer auprès d'un ermite de Valence, mais son confesseur l'en dissuada.

Agé de trente-neuf ans, Alonso entra au noviciat de la Compagnie de Jésus, au couvent de Saint-Paul de Valence où on l'admit en qualité de Frère coadjuteur. Ses premiers pas dans la vie religieuse révélèrent le haut degré de vertu où il était déjà parvenu. Son humilité que rien ne pouvait déconcerter, sa patience devant les exigences les plus indiscrètes ou les reproches les moins mérités, sa scrupuleuse obéissance, son oraison continuelle suscitaient l'admiration et l'édification de tous ses confrères.

Après six mois de noviciat, ses supérieurs l'envoyèrent sur l'île Majorque, au collège de la Sainte Vierge du Mont-Sion où il prononça ses vœux simples et solennels le même jour. 

Pendant trente ans, il se sanctifiera dans le modeste emploi de portier, accueillant toutes les personnes qui se présentaient, avec le même empressement que si c'eût été Notre-Seigneur. Le matin, au son de la cloche, il demandait à Dieu de le garder sans péché durant le jour, ensuite il se mettait sous la protection de la Très Sainte Vierge en récitant ses Litanies.

A sa prière incessante, il joignait une mortification extraordinaire. "En toutes choses, témoigna son supérieur, Alonso cherchait ce qui répugnait le plus à la nature." Ainsi, il ne voulait porter que des vêtements usés. Un crucifix et une image de la Très Sainte Vierge sans nulle valeur artistique ornaient la cellule de ce pauvre de Jésus-Christ. Il couchait sur la dure et jeûnait souvent. Regardant le réfectoire comme un lieu de mortification, il offrait tous les sacrifices qu'il s'y imposait pour le soulagement et la délivrance des saintes âmes du purgatoire. Avant de sortir de la maison, Alonso demandait à Notre-Seigneur de le faire mourir plutôt que de le voir consentir à aucun péché mortel. Pendant ses visites, il observait une modestie si exemplaire, parlait si peu et rarement, que cet empire acquis sur ses sens l'avait fait surnommer le frère mort.

L'obéissance de saint Alonso Rodríquez était aussi aveugle que parfaite, car il était convaincu qu'en accomplissant les ordres de son supérieur, il exécutait ceux du ciel même. Pour savoir jusqu'où sa sublime dépendance pouvait aller, le recteur du collège de Majorque lui commanda un jour de s'embarquer. Alonso partit aussitôt sans poser de question. Chemin faisant, un religieux vint lui dire que le supérieur le redemandait. "Où alliez-vous, lui demanda le recteur, puisque vous ignoriez le but du voyage et quel vaisseau vous deviez prendre? - J'allais faire l'obéissance, répondit le saint portier."

Alonso reçut de Dieu le don de prophétie et celui des miracles. 

Après quarante-cinq années passées dans la pratique des plus admirables vertus, affligé depuis longtemps d'une douloureuse maladie, le saint religieux reçut le sacrement des infirmes. Ayant communié avec ferveur, l'agonisant ferma les yeux et entra dans un ravissement qui dura trois jours. Durant ce temps, son visage demeura tout rayonnant d'une céleste clarté. 

Le 31 octobre 1617, il revint à lui, prononça distinctement le nom adorable de Jésus et Lui rendit son âme, à l'âge de quatre-vingt-six ans. 

Il fut canonisé en 1888 et se trouve inscrit au Martyrologe le 31 octobre, veille de Tous les Saints.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 00:00

  

Quentin

3e siècle

 

Quentin, en latin Quinctinus («le petit cinquième»), était le fils d’un sénateur romain. 

Chrétien, il fut envoyé en Gaule de concert avec saint Lucien pour évangéliser le nord du pays. Tandis que Lucien restait à Beauvais (où il recevra le martyre

), Quentin se dirigea sur Amiens.

C’est là que Quentin sera dénoncé à un tristement célèbre préfet militaire, persécuteur infatigable, Rictiovarus de son nom. Voici le dialogue qu’on en a rapporté :

 

« Comment t'appelles-tu ? lui demande Rictiovarus. 

- Je m'appelle Chrétien. Mon père est sénateur de Rome ; j'ai reçu le nom de Quentin. 

- Quoi ! un homme de pareille noblesse est descendu à de si misérables superstitions ! 

- La vraie noblesse, c'est de servir Dieu ; la religion chrétienne n'est pas une superstition, elle nous élève au bonheur parfait par la connaissance de Dieu le Père tout-puissant et de son Fils, engendré avant tous les siècles.

- Quitte ces folies et sacrifie aux dieux. 

- Jamais. Tes dieux sont des démons ; la vraie folie, c'est de les adorer. 

- Sacrifie, ou je te tourmenterai jusqu'à la mort. 

- Je ne crains rien ; tu as tout pouvoir sur mon corps, mais le Christ sauvera mon âme. »

 

Quentin fut torturé, puis décapité. 

D’après saint Grégoire de Tours

, le corps de saint Quentin fut jeté dans la rivière, et retrouvé par une pieuse aveugle, qui depuis lors fut guérie de sa cécité.

Saint Eloi

, l’évêque de Noyon, affirma avoir retrouvé les reliques du Martyr, au 7e siècle.

Saint Quentin fut donc martyrisé à Augusta Veromandorum, devenue par la suite Vermand, capitale du Vermandois, et maintenant la belle ville de Saint-Quentin.

Sa fête est au 31 octobre.

 

 

 

1 Saint Lucien est fêté le 8 janvier.

2 Saint Grégoire de Tours est fêté le 17 novembre.  

3 Saint Eloi est fêté le 1er décembre. 

Quentin

3e siècle

 

Quentin, en latin Quinctinus («le petit cinquième»), était le fils d’un sénateur romain. 

Chrétien, il fut envoyé en Gaule de concert avec saint Lucien pour évangéliser le nord du pays. Tandis que Lucien restait à Beauvais (où il recevra le martyre, voir au 8 janvier), Quentin se dirigea sur Amiens.

C’est là que Quentin sera dénoncé à un tristement célèbre préfet militaire, persécuteur infatigable, Rictiovarus de son nom. Voici le dialogue qu’on en a rapporté :

 

« Comment t'appelles-tu ? lui demande Rictiovarus. 

- Je m'appelle Chrétien. Mon père est sénateur de Rome ; j'ai reçu le nom de Quentin. 

- Quoi ! un homme de pareille noblesse est descendu à de si misérables superstitions ! 

- La vraie noblesse, c'est de servir Dieu ; la religion chrétienne n'est pas une superstition, elle nous élève au bonheur parfait par la connaissance de Dieu le Père tout-puissant et de son Fils, engendré avant tous les siècles.

- Quitte ces folies et sacrifie aux dieux. 

- Jamais. Tes dieux sont des démons ; la vraie folie, c'est de les adorer. 

- Sacrifie, ou je te tourmenterai jusqu'à la mort. 

- Je ne crains rien ; tu as tout pouvoir sur mon corps, mais le Christ sauvera mon âme. »

 

Quentin fut torturé, puis décapité. 

D’après saint Grégoire de Tours (voir au 17 novembre), le corps de saint Quentin fut jeté dans la rivière, et retrouvé par une pieuse aveugle, qui depuis lors fut guérie de sa cécité.

Saint Eloi (voir au 1er décembre), l’évêque de Noyon, affirma avoir retrouvé les reliques du Martyr, au 7e siècle.

Saint Quentin fut donc martyrisé à Augusta Veromandorum, devenue par la suite Vermand, capitale du Vermandois, et maintenant la belle ville de Saint-Quentin.

Sa fête est au 31 octobre.

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 00:00

Benvenuta Boiani

1255-1292

 

Les parents de Benvenuta désiraient ardemment, après six filles, obtenir de Dieu un garçon ; ce fut une septième fille. Quand on l’annonça au papa, il s’écria : Benvenuta ! Elle est la bienvenue !

Benvenuta naquit donc à Cividale dans le Frioul (Italie du nord-est), le 4 mai 1255.

Toute jeune elle montra une grande dévotion à la Sainte Vierge, mais en plus elle aimait se mortifier : dans le jardin, derrière la maison, il y avait un coin où ne poussait plus l’herbe, parce qu’elle s’y agenouillait des heures entières.

Elle se noua à la taille une corde douloureuse, qui finit même par entrer dans les chairs ; la perspective d’une opération et de se faire approcher par un chirurgien lui étant insupportable, elle pria beaucoup : au sortir d’une extase, la corde se trouvait brisée, à ses pieds.

Pendant plus de dix ans, elle se priva habilement de vin, à l’insu de son entourage.

Les nuits de fête, pour ne pas dormir, elle se mettait un goutte de vinaigre au coin de l’œil, et au lieu de festivités bruyantes, elle se donnait la discipline avec des chaînes de fer, ce que son confesseur eut la sage idée de lui faire quelque peu modérer.

Devenue membre du tiers-ordre dominicain, elle eut plusieurs apparitions de saint Dominique, qui lui enjoignait la discrétion dans ses mortifications, et lui suggérait de s’en remettre à tel père dominicain qu’il lui indiquait, à qui elle devrait obéir en tout, ce qu’elle fit désormais.

Par la suite, elle ne s’imposait «que» les rigueurs des moniales dominicaines.

Mais elle subissait aussi de violentes attaques démoniaques, comme l’apparition d’un vilain serpent glacial qui se coulait contre elle : elle l’empoigna à pleines mains et l’envoya s’écraser contre le mur.

Malade, elle recevait une nourriture spéciale que lui apportait l’archange Gabriel. Elle fit le vœu d’aller prier à la tombe de saint Dominique, à Bologne : elle guérit.

Elle eut des extases, des visions de la très Sainte Vierge.

Il y eut des miracles : une religieuse dominicaine ne pouvait supporter l’odeur même du fromage, encore moins le manger ; Benvenuta fit un signe de croix dessus et lui dit : Mange tranquillement. L’autre était guérie.

Elle guérit aussi de la cécité une jeune sœur de douze ans, qu’elle blottit contre sa poitrine pendant quelque temps.

Benvenuta mourut le 30 octobre 1292 ; son corps fut enterré dans la proche église des Dominicains, mais il paraît qu’on ne l’a jamais retrouvé.

Elle fut proclamée bienheureuse en 1765.

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 00:00

Oleksa Zaryts’kyi

1912-1963

 

Oleksa (Alexis, plutôt qu’Alexandre, comme on le lit parfois) naquit le 17 octobre 1912 à Biche (Bilchek ?, près de Lviv, Ukraine).

En 1931, il entra au séminaire de Lviv et reçut l’ordination sacerdotale en 1936, dans le clergé gréco-catholique.

Il fit partie de l’archiéparchie de Lviv des Ukrainiens et fut curé à Strutyn et Zarvanytsia.

En 1948 il fut arrêté et mis en prison à Riasna Ruska, où il s’était déplacé durant la guerre mondiale ; condamné à dix ans de travaux forcés, il fut envoyé au Kazakhstan, un déracinement total à plusieurs milliers de kilomètres de Lviv…

Suite à une amnistie générale, il fut libéré en 1956. 

Il alla à Halychyna puis fut nommé Administrateur Apostolique pour le Kazakhstan et la Sibérie. Il s’efforça d’organiser les communautés catholiques clandestines.

Mais peu après, en 1962, il fut de nouveau arrêté et condamné comme «vagabond» à trois années supplémentaires de prison.

Il mourut comme témoin de la Foi à l’hôpital du camp de concentration de Dolynka, près de Karaganda le 30 octobre 1963.

Il a été béatifié en 2001.

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 00:00

 

Jean-Michel Langevin

1731-1793

 

Jean-Michel naquit à Ingrandes (Maine-et-Loire) le 28 septembre 1731, et reçut en deuxième prénom celui de l’Archange Michel, qui se fêtait le 29, jour où il fut probablement baptisé (mais on trouve parfois la date du 19 avril pour sa naissance…)

Ordonné prêtre, il appartenait au clergé d’Angers.

Lors de la furie révolutionnaire, il fut arrêté comme prêtre insermenté et guillotiné sur la place d’Angers, une des premières victimes de cette persécution.

C’était le 30 octobre 1793.

L’abbé Langevin fut béatifié en 1984.

 
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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 00:00

Luca Antonio Falcone
1669-1739

Né le 16 octobre 1669 à Acri (Calabre) de parents pauvres, il reçut au baptême, deux jours plus tard, le nom du Saint du jour, Luca, ainsi que Antonio. 
Il eut le bonheur d'avoir pour maître, dans son enfance, un pieux capucin qui lui apprit à méditer chaque jour la Passion de Jésus-Christ et à s'approcher souvent du sacrement de Pénitence et de la Table Sainte. Quelle édification pour tous de voir cet enfant passer deux ou trois heures de suite dans la contemplation des souffrances du Sauveur !
À dix-huit ans, il entra chez les Capucins ; mais il en sortit plusieurs fois par inconstance. La troisième fois il se mortifia si bien, il se mit à l'œuvre avec tant de courage, qu'il obtint la grâce de la persévérance et même dépassa de beaucoup la mesure commune de la perfection des religieux. Au jour de sa première Messe, il tomba en extase après la consécration, ce qui lui arriva souvent dans la suite.
Son désir était de passer sa vie dans le silence du couvent, tout occupé de Dieu et de son âme ; mais le Ciel le destinait à de grandes œuvres. Ses premières prédications furent laborieuses, car la mémoire lui fit défaut, et il lui fut impossible de prêcher ses sermons comme il les avait écrits. Craignant de ne pas être appelé à la vie de missionnaire, il pria Dieu avec ferveur de lui manifester sa Volonté. Il entendit un jour, pendant sa prière, une voix qui lui dit : Ne crains rien, je te donnerai le don de la prédication, et désormais toutes tes fatigues seront bénies. Tu prêcheras à l'avenir dans un style familier, afin que tous puissent comprendre tes discours.
Désormais il abandonna ses écrits et ses livres, pour se borner à l'étude de l'Écriture Sainte et du grand livre du Crucifix. Son éloquence, puisée à ces sources, devint si chaude et si profonde, que les plus savants eux-mêmes en étaient ravis d'admiration. Pendant trente-huit années d'apostolat, malgré les efforts de l'enfer, il opéra un bien immense dans la Calabre. Sa grande force, son argument invincible, était surtout le souvenir de la Passion ; il n'en parlait jamais sans faire pleurer son auditoire.
Invité par le cardinal Pignatelli, il prêcha à Naples, devant le haut clergé et toute la bourgeoisie de la ville. L’église, pleine le premier jour, se vida ensuite ; le curé interdit au père Angelo de célébrer dans l’église. Le cardinal rappela Angelo, et l’on vint écouter ce qu’il aurait bien à dire à présent ; Angelo acheva son homélie en invitant l’assemblée à prier pour celui qui allait être frappé ; on reprenait à se moquer du prédicateur, quand alors s’écroula un de ses détracteurs, frappé d’apoplexie. Alors, la foule commença à changer d’attitude.
Angelo était gardien (supérieur) du couvent d’Acri ; il fut élu provincial. 
En 1711, il fut présent dans la cellule d’un autre Religieux à Terranova, et le guérit ; mais à Acri, les Confrères attestèrent qu’il n’avait pas quitté le couvent.
En 1729, il se trouva avec un autre Confrère devant une rivière trop grossie pour être traversée : Angelo ordonna à l’autre de passer devant lui, et l’autre s’aperçut de l’autre côté qu’Angelo y était déjà…
Angelo eut d’autres grâces extraordinaires : il franchissait de grandes distances en un éclair, pour assister des mourants. Les miracles ne se comptaient plus. L’un des derniers fut que, devenu aveugle, Angelo recouvrait la vue pour célébrer la Messe ou prier le Bréviaire.
Il mourut paisiblement le 30 octobre 1739. 
Il fut béatifié en 1825, canonisé en 2017 et inscrit au 30 octobre dans le Martyrologe Romain.

 
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