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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 00:44

Victoria Arregui Guinea

1894-1936

 

Victoria vit le jour le 19 décembre 1894 à Begoña (Biscaye, Espagne), de Venancio et Liboria.

Elle fut éduquée chez les Filles de la Charité, dont elle reçut avec plaisir les habitudes et les exemples ; elle fit partie des Enfants de Marie, commença à servir les nécessiteux et entra au noviciat en 1921 à Pamplona puis Madrid, avant de gagner Valencia.

Elle faisait partie des quarante-six Religieuses qui géraient la Maison de Bienfaisance à Valencia, une œuvre dédiée à l’éducation, la promotion culturelle, l’orientation professionnelle et l’évangélisation.

Victoria était une artiste de l’aiguille, et elle enseigna aux petites filles à broder des ornements d’église, qui furent très appréciés dans toute l’Espagne.

Le 26 juillet 1936, les Religieuses furent expulsées de l’établissement.

Victoria et Joaquina se réfugièrent quelque temps à Foyos, où elles furent finalement arrêtées en octobre, condamnées à mort, et fusillées contre le mur du cimetière à Gilet (Valencia) le 29 octobre 1936.

Victoria fut béatifiée en 2013, avec ses Compagnes assassinées en d’autres lieux en 1936.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 00:41

Joaquina Rey Aguirre

1895-1936

 

Joaquina vit le jour le 23 décembre 1895 à Bilbao (Biscaye, Espagne), de Francisco et Jerónima, qui tenaient un petit commerce et eurent beaucoup d’enfants, dont un footballeur.

Eduquée chez les Filles de la Charité, elle en reçut l’exemple, fit partie des Enfants de Marie, et finit par entrer en 1926 au noviciat des Filles de la Charité à Madrid, non sans avoir dû lutter contre certaines réticences familiales.

Elle faisait partie des quarante-six Religieuses qui géraient la Maison de Bienfaisance à Valencia, une œuvre dédiée à l’éducation, la promotion culturelle, l’orientation professionnelle et l’évangélisation. Elle fut chargée d’en surveiller le bon fonctionnement.

Avec les enfants, elle était très à l’aise ; elle leur enseignait les règles du football, jouait avec eux à la pelote. Sous l’aspect de «garçon manqué», elle conservait un grand cœur, plein de bonté et d’attentions pour les autres.

Pour comprendre le caractère fort de cette Religieuse, il faut rappeler cet épisode : dans une maison où les communistes s’étaient emparés de tous les vêtements recueillis par les Sœurs, ils avaient aussi jeté à terre un crucifix. La Sœur Joaquina le ramassa pieusement et le mit au bout de la table. Ils lui dirent : Laissez-le donc où il était. Et elle : Faut voir le désastre qu’ils ont fait ici… Et alors, qu’est-ce qu’ils y ont gagné ?

En juillet 1936, les révolutionnaires s’installèrent dans la maison, tenant prisonnières les Religieuses, qui ne pouvaient ni aller à la chapelle, ni sortir, ni entrer. Tous les jours, Joaquina leur apportait à manger. Même le directeur de la maison demanda aux miliciens de les respecter tant qu’elles étaient là.

Le 26 juillet 1936, elles furent expulsées de l’établissement, remettant tout aux miliciens, et laissant derrière elles les chers petits enfants.

Joaquina se réfugia dans la famille de Sœur Victoria Arregui à Foyos.

Elles furent bientôt convoquées, arrêtées, condamnées à mort, avec deux autres prêtres, qui avaient commis le crime d’avoir célébré la Messe chez elles.

Juste avant d’être fusillée, Joaquina arracha des mains du bourreau l’arme qu’il tenait, car celui-ci voulait d’abord la violer. Un des prêtre lui suggéra de ne pas perdre cette occasion d’entrer au ciel : Joaquina alors demanda pardon au bourreau, lui rendit l’arme, demanda l’absolution au prêtre, et offrit son pardon aux persécuteurs. Elle tomba en criant : Vive le Christ Roi !

Les quatre victimes furent fusillées contre le mur du cimetière à Gilet (Valencia) le 29 octobre 1936.

Joaquina fut béatifiée en 2013, avec ses Compagnes assassinées en d’autres lieux en 1936.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 00:00

Narcisse

(† 212 env.)

 

Saint Narcisse fut le trentième évêque de Jérusalem. 

Quand il fut élu évêque vers 195, il devait avoir environ cent ans ; l’usage de Jérusalem devait être de choisir des candidats très âgés, si l’on en juge par la brièveté des épiscopats. 

Narcisse présida avec Théophile de Césarée un concile réuni en Palestine pour traiter de la question de la date de Pâques : ils étaient d’accord avec l’Eglise de Rome pour la fixer au dimanche suivant le 14 nisan.

C’est justement pendant la grande veillée de Pâques que Narcisse fit un miracle dont Eusèbe nous a transmis le souvenir. L’huile vint à manquer aux diacres et tout le peuple en conçut une vive inquiétude ; Narcisse ordonna de puiser de l’eau et de l’apporter près de lui, pria sur elle et commanda de la verser dans les lampes. On lui obéit : l’eau se transforma en huile. Beaucoup de fidèles voulurent en garder un peu comme souvenir.

La sainteté de Narcisse lui attira la haine d’individus dépravés qui, pour échapper à sa sévérité, prirent les devants en lançant contre lui une terrible calomnie, dont on ignore la nature ; ils osèrent la confirmer par de faux serments, se déclarant prêts à mourir par le feu, à être dévorés de lèpre ou à perdre la vue s’ils mentaient. Bien que le peuple n’ait rien cru de ces allégations, Narcisse qui désirait la vie solitaire s’en alla. Mais les imprécations de ses ennemis portèrent leurs fruits. Le premier périt dans l’incendie de sa maison, le corps du second ne fut plus qu’une plaie. Terrorisé, le dernier avoua leur mensonge et pleura tant qu’il en perdit la vue.

Cependant les évêques voisins, ne pouvant savoir ce qu’était devenu Narcisse, imposèrent les mains à Dios, qui siégea peu de temps et fut remplacé par Germanion, puis par Gordios. Narcisse alors reparut à Jérusalem, fut reçu triomphalement et rentra dans sa charge, peut-être pendant un certain temps conjointement avec Gordios qui s’en alla ou mourut avant lui. 

Narcisse se déclara bientôt incapable de continuer à remplir les fonctions épiscopales à cause de son âge. En 212 saint Alexandre, évêque en Cappadoce (fêté le 18 mars), récemment sorti de prison, vint en pèlerinage à Jérusalem où les fidèles le contraignirent à rester comme coadjuteur de Narcisse, d’accord avec les évêques du voisinage ; c’est le premier exemple qu’on connaisse dans l’Eglise d’un transfert de siège et d’établissement d’un coadjuteur.

Une lettre d’Alexandre aux habitants d’Antinoë (Egypte), se termine par ces mots : Narcisse vous salue. Il a gouverné avant moi l’Eglise de ce pays et maintenant il exerce encore l’épiscopat conjointement avec moi par ses prières. Il achève ses cent seize années et vous exhorte comme moi à être dans la concorde. 

On ne sait pas la date exacte de la mort de Narcisse, que le témoignage plutôt suspect de saint Epiphane repousse jusqu’en 222.

Saint Narcisse est commémoré le 29 octobre au Martyrologe.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 00:00

Gaetano Errico

1791-1860

 

Gaetano Errico était le troisième des dix enfants de Pasquale, fabriquant de pâtes, et de Maria Marseglia, tisseuse. Il naquit le 19 octobre 1791 à Secondigliano (Naples, Italie) et fut baptisé le lendemain. Il y recevait les noms de Gaetano Cosma et Damiano, ces deux derniers Saints étant les patrons de la paroisse.

Il fait des études à l’école du village gérée par deux prêtres, don Tagliamonte et don Vitagliano.

Il fait la première Communion à sept ans (c’était tôt, pour l’époque), et reçoit la Confirmation à onze ans.

A quatorze ans, il demanda à être admis chez les Capucins, puis chez les Rédemptoristes, mais on lui objecta à chaque fois son trop jeune âge. Il fit donc des études au séminaire diocésain ; mais comme ses parents étaient trop pauvres pour payer l’internat, il resta externe et faisait la route à pied, huit kilomètres chaque jour, qui finirent par susciter l’admiration des habitants. On disait même : Voilà saint Gaetano qui passe. 

Gaetano ne se contentait pas de bien étudier ; il communiait chaque jour à la messe, visitait chaque jeudi les malades de l’hôpital de Naples en leur portant quelque petite friandise achetée sur ses économies, et le dimanche faisait de la catéchèse aux plus petits, avec son crucifix.

Il fut ordonné prêtre en 1815.

Pendant vingt il fut maître d’école, en même temps que curé de la paroisse SS. Côme et Damien à Naples. Là, on put remarquer le soin qu’il apportait à s’occuper des malades et à recevoir les pénitents au confessionnal. 

Il n’avait pas pour autant abandonné les Rédemptoristes, chez lesquels il faisait chaque année une retraite. En 1818 il eut une vision de leur fondateur, s. Alfonso de Liguori (voir au 1er août), qui l’invitait à fonder une nouvelle congrégation et à construire une nouvelle église. 

Ayant recueilli les fonds nécessaires, don Errico fit construire l’église Notre-Dame des Douleurs, qui fut consacrée en 1830, malgré l’obstination de quelques adversaires à vouloir l’empêcher à tout prix. 

Il fit sculpter une grande statue de Notre-Dame des Douleurs. On dit qu’il en fit refaire plusieurs fois le visage, et qu’à la fin il fit : C’est comme çà qu’elle était, ce qui fit supposer qu’il avait dû la voir dans quelque autre vision. 

Puis Il se construisit aussi non loin de là une petite habitation, ensuite agrandie, pour loger les prêtres qui voudraient comme lui répandre l’amour de Dieu pour les pécheurs, dans des missions populaires.

De là se forma la congrégation des Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus et de Marie. A partir de 1833, la congrégation se développe et les maisons sont bientôt nombreuses en Italie. En 1846, elle est définitivement approuvée par le pape.

Les Missionnaires s’engagent à proclamer la Parole aux populations, à prêcher des Exercices spirituels dans les instituts de religieuses, et à recevoir les pénitents dans le Sacrement de la Réconciliation.

Don Gaetano conquit la sainteté par la prière et la pénitence. Sa mère voyait les traces de sang sur ses chemises (on a trouvé ses disciplines, faites en petites cordes ou même avec des fils métalliques). Il priait longuement, à genoux, et l’on peut observer dans sa cellule la trace qu’y ont laissée ses genoux par-terre. Il se contente d’une soupe les vendredis et samedis, il ne prend que du pain et de l’eau le mercredi et en d’autres jours de l’année (veilles de grandes fêtes) ; souvent il dort par-terre, et toujours il porte un cilice qui lui enveloppe la poitrine, les bras et les jambes.

Don Gaetano Errico mourut le 29 octobre 1860, fut béatifié en 2002 et canonisé en 2008.

Le miracle retenu pour la béatification fut la guérison totale et imprévisible d’un homme italien souffrant d’un grave ulcère d’estomac nécessitant une opération d’urgence. A peine une relique de Gaetano Errico fut posée sous l’oreiller du malade, que celui-ci se sentit mieux et demanda à boire. Le lendemain matin, tout était passé, et la radiographie ne montrait plus trace de l’ulcère.

 
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 00:00

José Ruiz Bruixola

1857-1936

 

José était de Foios (Valencia, Espagne), né dans une famille ouvrière très chrétienne, le 30 mars 1857.

Il fréquenta le séminaire de Valencia où il fut remarqué comme élève excellent, de sa personne et par son intelligence. Ses études furent brillantes.

Ordonné prêtre en 1882, il recouvra divers postes : Quart de Poblet d’abord, puis Valencia où il fut vicaire dans plusieurs paroisses : Saint Nicolas, Saint Pierre, Sainte Catherine, Saint Augustin, Saint Etienne, enfin curé à Saint Nicolas (1923).

Il s’était affilié à une congrégation missionnaire qui organisait des prédications populaires ; il eut un soin particulier des populations pauvres ; comme curé, il se consacra à la beauté de son église et au soin du culte ; il se donnait beaucoup à la catéchèse et à la promotion de l’apostolat laïque, fondant dans cette paroisse l’Action Catholique ; il n’oubliait pas non plus les malades, qu’il visitait avec grande joie.

A l’égard du clergé, il forma une sorte d’école de spiritualité pour rehausser le niveau spirituel des prêtres.

Au moment de la révolution, il regagna son pays natal, où il continua à exercer le saint ministère, clandestinement.

C’est là qu’il fut arrêté, en octobre, avec d’autres personnes.

Il fut enfermé dans une maison de Foios, où il redonnait courage à tous ceux qui s’y trouvaient aussi enfermés, les exhortant à accepter de mourir en martyrs pour le Christ. Tous se confessèrent, prièrent le chapelet, qu’ils n’eurent cependant pas le temps d’achever avant d’être conduits au lieu du martyre.

On les conduisit tous à vingt-cinq kilomètres de Foios, au cimetière de Gilet, à minuit.

Le père José demanda seulement à être fusillé en dernier, pour continuer d’assister les autres au moment suprême. Pendant tout ce temps, il continuait à prier le chapelet.

Parmi les autres victimes, il y avait une religieuse assez vive, Joaquina (elle aussi bienheureuse maintenant), qui arracha des mains du bourreau son arme : le père José l’exhorta à ne pas perdre cette occasion d’entrer victorieusement au ciel ; alors elle restitua l’arme, demanda pardon pour sa «lâcheté», demanda au père José l’absolution, exprima son pardon envers le bourreau et reçut alors les balles fatales, pendant qu’elle criait : Vive le Christ Roi !

A son tour le père José pardonna aux bourreaux, avant d’être fusillé, le dernier. Il était âgé de presque quatre-vingt ans.

José Ruiz Bruixola est mentionné le 28 octobre au Martyrologe : le martyre ayant commencé à minuit, le père José dut mourir aux premières heures du 29, ce qui explique que certaines sources donnent le 29 comme son dies natalis.

Il a été béatifié en 2001.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 00:00

Arsenio Merino Miguel
1894-1936

Il vit le jour le 12 décembre 1894 à San Cebrián de Mudá (Palencia) et fut baptisé deux jours après.
En 1907 il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cambrils.
En 1910, à Bujedo, il prit l’habit et le nom de Augusto María, puis revint sur Cambrils pour le scholasticat.
Il fit de l’apostolat à Manlleu, puis fut professeur dans l’atelier de technique à Bonanova, où il se révéla exceptionnellement compétent.
En 1920, il fut appelé au service militaire au Maroc. Eloigné de son Institut, il se rapprochait autant que possible de la maison de Melilla. 
Il revint à l’enseignement, mais fut pris de pleurésie qui faillit lui coûter la vie. La convalescence fut difficile ; pendant une année, il fut dans une sorte de dépression, doublée d’un sentiment de misanthropie. Mais sa vie spirituelle demeurait forte, il combattit la tentation, et reprit son activité à Tarragona.
Lors de la révolution de 1936, le collège fut fait évacuer par les miliciens, qui le saccagèrent, en brûlèrent les meubles. 
Notre Augusto, avec quatre autres Frères, devant éviter de compromettre les gens qui les hébergeaient, furent accueillis dans l’Hôtel Nacional, se présentant comme un professeur avec ses élèves, en voyage d’études. Le patron, un bon chrétien, ne s’y trompa pas et leur accorda l’hospitalité. Mais il fut dénoncé par une employée ; les Frères furent immédiatement arrêtés, avec le patron en question.
Le soir, les miliciens les firent monter en camion découvert, et sous une pluie battante, les conduisirent hors de Tarragona. Durant le chemin, le Frère Augusto réussit à sauter du camion et à se cacher, pendant quelques jours et quelques nuits, mangeant ce qu’il trouvait. La nouvelle se répandit, on le reconnut ; quelqu’un se glorifia de le dénoncer au Comité.
Repris, le pauvre Frère ne tenait plus sur ses jambes et faisait pitié. Il dit aux miliciens : Pourquoi voulez-vous me tuer, si Dieu m’a déjà fait échapper à la mort ? Laissez-moi : je suis un Frère des Ecoles Chrétiennes, je peux m’occuper à instruire vos enfants.
Pour toute réponse, on le fit monter dans une voiture, direction Tarragona, et on l’assassina au lieu-dit Playa Larga. C’était le 29 octobre 1936.
Il fut béatifié en 2013.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 00:00

Juan Alcober Figuera

1694-1748

 

Il était né à Grenade (Espagne) le 21 décembre 1694.

Il entra chez les Dominicains de sa ville.

Parti pour les Philippines en 1725, il y resta trois ans, avant de rejoindre la Chine, où il apostolisa pendant presque vingt années.

En 1741, il fut vicaire provincial pour la Chine.

Arrêté en 1746, il fut torturé. On lui demanda pourquoi il était venu en Chine : Juan répondit en expliquant les commandements de Dieu. On lui posa aussi des questions obscènes, auxquelles il opposa un silence total.

Son martyre eut lieu à Fuzhou (Fujian, Chine), par strangulation. Quand les bourreaux vinrent le chercher, il leur dit : Nous sommes très heureux de mourir, mais permettez-nous d’abord d’en rendre grâces à Dieu. Après, vous pourrez faire tout ce que vous voulez.

Ils acceptèrent ce petit délai, puis étendirent le père à terre, et lui lièrent les pieds et les mains, tandis qu’il continuait à les inviter à se convertir au Christ.

Une fois étranglé, le père avait conservé une telle attitude paisible et souriante, que les bourreaux en furent très étonnés, le croyant encore en vie.

Puis son corps fut brûlé.

Ce martyre eut lieu le 28 octobre 1748.

Le père Juan fut béatifié en 1893 et canonisé en 2000.

La fête liturgique commune des Martyrs chinois est au 9 juillet.

 
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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 00:00

 

 Francisco Díaz del Rincón

1713-1748

 

 

Il était né à Ecija (Séville, Espagne) le 2 octobre 1713 et entra dans l’Ordre dominicain de cette ville en 1730, à dix-sept ans.

Rempli de zèle pour les missions, il fut en 1735 envoyé aux Philippines, où il termina ses études et reçut le sacerdoce, à Manille.

En 1738 il passa en Chine, où la persécution allait bientôt reprendre.

Arrêté en 1746, torturé, il subit le martyre par asphyxion, à trente-trois ans.

Il semble qu’on le confonde parfois avec Francisco Serrano, martyrisé le même jour, par strangulation. On donne parfois le contraire : Fr.Serrano asphyxié, et Fr.Díaz étranglé. L’asphyxie se fit par obturation des orifices (nez, bouche, oreilles) avec une pâte, la tête étant ensuite enveloppée d’un sac recouvert de plusieurs kilogrammes de glu.

Ce martyre eut lieu à Fuzhou (Fujian, Chine), le 28 octobre 1748.

Francisco Díaz del Rincón fut béatifié en 1893 et canonisé en 2000.

La fête liturgique commune des Martyrs chinois est au 9 juillet. 

 

Francisco Díaz del Rincón

1713-1748

 

Il était né à Ecija (Séville, Espagne) le 2 octobre 1713 et entra dans l’Ordre dominicain de cette ville en 1730, à dix-sept ans.

Rempli de zèle pour les missions, il fut en 1735 envoyé aux Philippines, où il termina ses études et reçut le sacerdoce, à Manille.

En 1738 il passa en Chine, où la persécution allait bientôt reprendre.

Arrêté en 1746, torturé, il subit le martyre par asphyxion, à trente-trois ans.

Il semble qu’on le confonde parfois avec Francisco Serrano, martyrisé le même jour, par strangulation. On donne parfois le contraire : Fr.Serrano asphyxié, et Fr.Díaz étranglé. L’asphyxie se fit par obturation des orifices (nez, bouche, oreilles) avec une pâte, la tête étant ensuite enveloppée d’un sac recouvert de plusieurs kilogrammes de glu.

Ce martyre eut lieu à Fuzhou (Fujian, Chine), le 28 octobre 1748.

Francisco Díaz del Rincón fut béatifié en 1893 et canonisé en 2000.

La fête liturgique commune des Martyrs chinois est au 9 juillet.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 00:00

  

Gioan Đạt

1765-1798

 

Gioan (Jean) était né à Đong Chuoi (Thanh Hóa, Vietnam) vers 1765.

Fait prisonnier, il racontait brièvement sa vie ainsi : 

J’ai perdu mon père de bonne heure. Nous vivions chichement. A la maison de Dieu, je n’eus pas davantage mes aises. Au collège, il fallut se mettre au latin, avec travaux et fatigues. La théologie morale m’a donné beaucoup de mal. Le sacerdoce fut un grand honneur, mais un surcroît de travail. Et voici la dernière de mes peines : souffrir pour Jésus-Christ. Toute ma vie a été pleine de douleur. Et je suis dans l’indigence : je manque d’habits !

Des témoins de première main ont donné des témoignages de l’extraordinaire courage de ce prêtre vietnamien.

Arrêté en 1798 (à trente-trois ans), il fut invité à fouler aux pieds un tableau du Jugement dernier, ce qu’il refusa. 

Lui et quelques chrétiens furent confiés à une garde qui changeait chaque soir, et qu’il fallait payer. Un jour qu’il refusa de payer la somme exorbitante qu’on lui réclamait, il reçut trois coups de bâton. Les autres catéchistes demandèrent, en vain, d’être battus à sa place. Puis on lui mit une cangue encore plus lourde que celle qu’il portait déjà ; quelques jours après, on lui en remit une plus légère de «seulement» dix kilogrammes.

On lui obtint d’être logé chez un chrétien, même gardé, mais il préféra aller coucher avec les autres détenus, pour diminuer les frais de garde et d’huile.

Il se montra extraordinairement joyeux, courageux, mangeant et buvant comme à son ordinaire.

On venait le voir, les chrétiens se confessaient. Un jour, les soldats volèrent les bananes qu’on avait apportées au Prisonnier. Le mandarin voulait les punir, mais le père intercéda pour eux : Peu importe !, dit-il calmement.

Il invitait les catéchistes à sa table, mais ils refusaient, par politesse, ce qui l’attristait.

Il apprit avec grande joie la nouvelle de sa condamnation à mort. Une païenne lui suggéra, pour y échapper, de s’empoisonner : Non, et même si l’on me donnait un poison de force, je le recracherais.

Peu de jours avant son exécution, le mandarin avoua : Ce prêtre est plus ferme qu’un roc. Un autre le prit tellement en affection qu’il lui promit de lui offrir un cercueil (c’est une marque de respect au Vietnam). 

Il demanda aux chrétiens d’offrir un repas aux soldats, en signe de reconnaissance, mais même les soldats reconnurent qu’ils ne pourraient manger que si le Père était libéré.

Au moment de l’exécution, vers treize heures, le prêtre demanda un instant de réflexion : assis, les mains jointes sur la poitrine, la tête inclinée, les yeux fermés, il pria à voix basse. C’est dans cette position qu’il reçut le coup de sabre.

C’était à Cho Ra (Thanh Hóa).

Le père Joan Đat fut béatifié en 1900, et canonisé en 1988. Son dies natalis est au 28 octobre.

Une fête liturgique commune célèbre tous les Martyrs du Vietnam, le 24 novembre.

  

Gioan Đạt

1765-1798

 

Gioan (Jean) était né à Đong Chuoi (Thanh Hóa, Vietnam) vers 1765.

Fait prisonnier, il racontait brièvement sa vie ainsi : 

J’ai perdu mon père de bonne heure. Nous vivions chichement. A la maison de Dieu, je n’eus pas davantage mes aises. Au collège, il fallut se mettre au latin, avec travaux et fatigues. La théologie morale m’a donné beaucoup de mal. Le sacerdoce fut un grand honneur, mais un surcroît de travail. Et voici la dernière de mes peines : souffrir pour Jésus-Christ. Toute ma vie a été pleine de douleur. Et je suis dans l’indigence : je manque d’habits !

Des témoins de première main ont donné des témoignages de l’extraordinaire courage de ce prêtre vietnamien.

Arrêté en 1798 (à trente-trois ans), il fut invité à fouler aux pieds un tableau du Jugement dernier, ce qu’il refusa. 

Lui et quelques chrétiens furent confiés à une garde qui changeait chaque soir, et qu’il fallait payer. Un jour qu’il refusa de payer la somme exorbitante qu’on lui réclamait, il reçut trois coups de bâton. Les autres catéchistes demandèrent, en vain, d’être battus à sa place. Puis on lui mit une cangue encore plus lourde que celle qu’il portait déjà ; quelques jours après, on lui en remit une plus légère de «seulement» dix kilogrammes.

On lui obtint d’être logé chez un chrétien, même gardé, mais il préféra aller coucher avec les autres détenus, pour diminuer les frais de garde et d’huile.

Il se montra extraordinairement joyeux, courageux, mangeant et buvant comme à son ordinaire.

On venait le voir, les chrétiens se confessaient. Un jour, les soldats volèrent les bananes qu’on avait apportées au Prisonnier. Le mandarin voulait les punir, mais le père intercéda pour eux : Peu importe !, dit-il calmement.

Il invitait les catéchistes à sa table, mais ils refusaient, par politesse, ce qui l’attristait.

Il apprit avec grande joie la nouvelle de sa condamnation à mort. Une païenne lui suggéra, pour y échapper, de s’empoisonner : Non, et même si l’on me donnait un poison de force, je le recracherais.

Peu de jours avant son exécution, le mandarin avoua : Ce prêtre est plus ferme qu’un roc. Un autre le prit tellement en affection qu’il lui promit de lui offrir un cercueil (c’est une marque de respect au Vietnam). 

Il demanda aux chrétiens d’offrir un repas aux soldats, en signe de reconnaissance, mais même les soldats reconnurent qu’ils ne pourraient manger que si le Père était libéré.

Au moment de l’exécution, vers treize heures, le prêtre demanda un instant de réflexion : assis, les mains jointes sur la poitrine, la tête inclinée, les yeux fermés, il pria à voix basse. C’est dans cette position qu’il reçut le coup de sabre.

C’était à Cho Ra (Thanh Hóa).

Le père Joan Đat fut béatifié en 1900, et canonisé en 1988. Son dies natalis est au 28 octobre.

Une fête liturgique commune célèbre tous les Martyrs du Vietnam, le 24 novembre.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 00:00

Leoncio Lope García

1902-1936

Claudio Julián García San Román

1904-1936

 

Les pères Augustins avaient accepté en 1902 la direction des Ecoles Saint-Dominique de Santander, au 30 de la rue Ruamayor. La première année, ils eurent quarante élèves, qui furent jusqu’à trois-cents.

C’étaient des enfants de familles pauvres, souvent d’humbles pêcheurs. Les Religieux s’en occupaient paternellement, en même temps qu’ils aidaient aussi les curés de la zone dans le travail pastoral.

La situation était relativement calme, jusqu’en août 1936. La communauté se composait de dix Pères, dont cinq allaient subir le martyre. Au début de la révolution, les pères n’eurent qu’à «supporter» un piquet de garde, de deux miliciens, à qui d’ailleurs ils donnaient un peu à manger, pour les adoucir. 

Le 2 août au matin, ce furent une trentaine de miliciens qui se présentèrent en leur donnant deux heures pour quitter le collège. Les Pères sortirent avec leurs bagages et trouvèrent à se loger çà et là. Ils allaient célébrer la messe dans des oratoires privés, et ce jusqu’au 12 septembre.

Les deux premiers qui allaient être sacrifiés étaient Leoncio Lope García et Claudio Julián García San Román.

Leoncio, fils de Teodoro et Catalina, était né à Tordmar (Burgos) le 24 avril 1902, baptisé le lendemain, et confirmé en 1906.

Ayant reçu une excellente éducation chrétienne, il entra très jeune dans la congrégation de Saint-Vincent-de-Paul (Lazaristes), où il resta jusqu’à la fin des études de philosophie et la première année de théologie. Après mûre réflexion, il passa dans l’Ordre de Saint-Augustin, où il prit l’habit en 1930 à Uclés (Cuenca).

Il acheva les années de théologie à Santa María de la Vid (Burgos), revint à Uclés pour sa profession solennelle (1934), puis fut envoyé à Santander. Mais il n’eut pas le temps d’être ordonné prêtre : il devait recevoir une autre «ordination», la palme du martyre.

Claudio était né à Puebla de Sanabria (Zamora) le 9 janvier 1904, baptisé quatre jours plus tard et confirmé en 1909. Ses parents étaient Francisco et Carmen, des cultivateurs.

Après ses études à Puebla, il commença la noviciat chez les Augustins au Collège Royal de Valladolid, où il prit l’habit en 1919. Puis il fit la profession solennelle à Santa María de La Vid (Burgos) en 1925 et fut ordonné prêtre en 1927.

Il fut d’abord nommé professeur à l’internat de Calatrava (Salamanque), puis au collège de Santander dont on parlait plus haut.

Expulsés, les deux Religieux, donc, se retrouvèrent d’abord au 7 de la rue Pedrueca, où ils restèrent sans incidents désagréables jusqu’au 28 octobre.

Leoncio allait donner des cours particuliers au domicile d’un enfant ; et bien qu’on lui ait dit de se méfier du portier, Leoncio crut ingénûment qu’en s’absentant une huitaine de jours, il aurait éloigné le danger ; il revint donc une semaine après, et c’est là qu’il fut arrêté.

On le fit aller sous bonne garde à son «domicile», pour une perquisition, et les miliciens remarquèrent qu’il y avait là une autre chambre, celle du père Claudio Julián. Ils attendirent son retour.

Quand le père Claudio arriva, il s’aperçut de la voiture qui était garée à la porte. Il se méfia ; on lui dit de s’enfuir, parce qu’on l’attendait. Il alla consulter son supérieur, qui lui conseilla de ne pas y aller. Mais lui raisonna ainsi : Puisque je n’ai rien fait à personne, personne n’aura rien à me faire à moi. Il alla seulement prendre congé de son frère, puis rentra chez lui.

Les policiers lui demandèrent aussitôt : Qui êtes-vous, vous ? A quoi le religieux répondit fermement : Je suis un prêtre augustin.

Sans plus tarder, ils emmenèrent les deux religieux à la «tchéka» de la Calle del Sol. Il était deux heures de l’après-midi.

Les deux religieux furent assassinés le jour-même, ce 28 octobre 1936, et l’on n’a jamais retrouvé leurs corps, qui furent peut-être simplement jetés en mer.

Leoncio Lope García et Claudio Julián García San Román furent béatifiés en 2007.

 
 
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