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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 00:00

Salvador Damián Enguix Garés

1862-1936

 

Salvador Damián était né à Alcira (Valencia, Espagne) le 27 septembre 1862.

Après ses études de vétérinaire, il se maria et eut cinq (ou six) enfants, qu’il éleva presque seul, car son épouse mourut assez jeune.

A partir de 1926, il fut vétérinaire municipal à Alcira.

Catholique fervent, il organisa et dirigea l’Adoration nocturne ; il fit partie de l’Action Catholique et de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul (voir au 27 septembre ; Salvador était justement né un 27 septembre). 

Durant les épidémies et les inondations, il fit preuve de toute sa charité envers les victimes, les visitant à l’hôpital, dans les maisons pour anciens, et apportant son concours dans les soins médicaux.

Quand éclata la révolution, il donna sa démission de vétérinaire municipal (31 juillet 1936), qui fut acceptée immédiatement. Le 6 août, il fut arrêté pendant quelques heures.

Relâché une première fois, il relevait le courage de ses enfants en leur rappelant la valeur du martyre.

Une deuxième fois il fut arrêté, fin octobre, et enfermé aux Ecoles Pies, transformées en prison.

Le 27 octobre on le fusilla contre le mur du cimetière et les miliciens le laissèrent là, le croyant mort. Le jour suivant, 28 octobre 1936, voulant l’enterrer (ou le faire disparaître), ils ne le trouvèrent pas et le cherchèrent dans les environs. Ils finirent par le retrouver dans une de ses propriétés non loin du cimetière. Ils lui tirèrent dessus jusqu’à son dernier souffle.

Salvador Damián a été béatifié en 2001, et inscrit au Martyrologe le 28 octobre.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 00:00

Rodrigo Aguilar Alemán

1875-1927

 

Rodrigo était né le 13 mars 1875 à Sayula (Jalisco, Mexique), de Buenaventura Aguilar et Petra Alemán, et fut baptisé deux jours après.

Il entra au séminaire de Ciudad Guzmán. Excellent élève, il se montra aussi excellent écrivain. les journaux publièrent ses articles sur l’Eucharistie, Notre-Dame, le christianisme, le sacerdoce…

Prêtre, il se consacra ainsi au sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe : 

Seigneur, donne-nous la grâce de souffrir en ton nom, de sceller notre foi avec notre sang et de couronner notre sacerdoce avec le martyre. Fiat voluntas tua !

Ordonné prêtre en 1905, il fut dans plusieurs paroisses : La Yesca, Lagos de Moreno, Atotonilco el Alto, Cocula, Sayula, enfin Zapotiltic, où il fut curé.

Il eut la joie de faire un pèlerinage en Terre Sainte peu avant 1925, et en fit le récit dans un nouvel ouvrage.

Curé de Unión de Tula en 1925, au moment de la révolution il dut se cacher à Ejutla, tout en apportant le secours des sacrements à ses fidèles. C’est la trahison d’un de ceux-là qui le fit découvrir. 

Il se trouvait dans la maison des Adoratrices, dont la supérieure était très malade, et où se tenait l’examen de latin d’un séminariste. Les soldats arrêtèrent le prêtre, le séminariste, quelques religieuses, mais conduisirent le prêtre séparément. Ce dernier leur dit adieu : Nous partons pour le ciel ! Son visage était rayonnant de paix et de joie. 

Au matin du 28 octobre 1927, on le conduisit sur la place du village. Le prêtre bénit la corde avec laquelle on allait le pendre, pardonna aux bourreaux et remit son chapelet à l’un d’eux.

Les soldats attachèrent la corde à une branche d’arbre et firent un nœud autour du cou du prêtre. Pour voir si elle tenait bien, ils tirèrent un peu dessus et demandèrent dédaigneusement au père Rodrigo : Qui c’est qui est en vie ? Ils proposèrent au prêtre de ne pas le pendre s’il répondait Vive le gouvernement suprême, mais la réponse sortit vivement : Le Christ Roi et Notre-Dame de Guadalupe !

Alors les bourreaux tirèrent fortement sur la corde, puis remirent le prêtre sur pied. De nouveau même question, de nouveau même réponse. Ils répétèrent le supplice une troisième fois, et le prêtre, agonisant, répéta encore, dans un dernier souffle : Le Christ Roi et Notre-Dame de Guadalupe !

Le Martyr resta accroché à sa corde pendant quelques heures, après quoi quelques paroissiens obtinrent de pouvoir l’enterrer.

Le père Rodrigo fut béatifié en 1992, et canonisé en 2000. Son dies natalis est au 28 octobre.

 

Une fête liturgique commune célèbre tous les Martyrs du Mexique, le 21 mai.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 00:00

Leoncio Lope García

1902-1936

Claudio Julián García San Román

1904-1936

 

Les pères Augustins avaient accepté en 1902 la direction des Ecoles Saint-Dominique de Santander, au 30 de la rue Ruamayor. La première année, ils eurent quarante élèves, qui furent jusqu’à trois-cents.

C’étaient des enfants de familles pauvres, souvent d’humbles pêcheurs. Les Religieux s’en occupaient paternellement, en même temps qu’ils aidaient aussi les curés de la zone dans le travail pastoral.

La situation était relativement calme, jusqu’en août 1936. La communauté se composait de dix Pères, dont cinq allaient subir le martyre. Au début de la révolution, les pères n’eurent qu’à «supporter» un piquet de garde, de deux miliciens, à qui d’ailleurs ils donnaient un peu à manger, pour les adoucir. 

Le 2 août au matin, ce furent une trentaine de miliciens qui se présentèrent en leur donnant deux heures pour quitter le collège. Les Pères sortirent avec leurs bagages et trouvèrent à se loger çà et là. Ils allaient célébrer la messe dans des oratoires privés, et ce jusqu’au 12 septembre.

Les deux premiers qui allaient être sacrifiés étaient Leoncio Lope García et Claudio Julián García San Román.

Leoncio, fils de Teodoro et Catalina, était né à Tordmar (Burgos) le 24 avril 1902, baptisé le lendemain, et confirmé en 1906.

Ayant reçu une excellente éducation chrétienne, il entra très jeune dans la congrégation de Saint-Vincent-de-Paul (Lazaristes), où il resta jusqu’à la fin des études de philosophie et la première année de théologie. Après mûre réflexion, il passa dans l’Ordre de Saint-Augustin, où il prit l’habit en 1930 à Uclés (Cuenca).

Il acheva les années de théologie à Santa María de la Vid (Burgos), revint à Uclés pour sa profession solennelle (1934), puis fut envoyé à Santander. Mais il n’eut pas le temps d’être ordonné prêtre : il devait recevoir une autre «ordination», la palme du martyre.

Claudio était né à Puebla de Sanabria (Zamora) le 9 janvier 1904, baptisé quatre jours plus tard et confirmé en 1909. Ses parents étaient Francisco et Carmen, des cultivateurs.

Après ses études à Puebla, il commença la noviciat chez les Augustins au Collège Royal de Valladolid, où il prit l’habit en 1919. Puis il fit la profession solennelle à Santa María de La Vid (Burgos) en 1925 et fut ordonné prêtre en 1927.

Il fut d’abord nommé professeur à l’internat de Calatrava (Salamanque), puis au collège de Santander dont on parlait plus haut.

Expulsés, les deux Religieux, donc, se retrouvèrent d’abord au 7 de la rue Pedrueca, où ils restèrent sans incidents désagréables jusqu’au 28 octobre.

Leoncio allait donner des cours particuliers au domicile d’un enfant ; et bien qu’on lui ait dit de se méfier du portier, Leoncio crut ingénûment qu’en s’absentant une huitaine de jours, il aurait éloigné le danger ; il revint donc une semaine après, et c’est là qu’il fut arrêté.

On le fit aller sous bonne garde à son «domicile», pour une perquisition, et les miliciens remarquèrent qu’il y avait là une autre chambre, celle du père Claudio Julián. Ils attendirent son retour.

Quand le père Claudio arriva, il s’aperçut de la voiture qui était garée à la porte. Il se méfia ; on lui dit de s’enfuir, parce qu’on l’attendait. Il alla consulter son supérieur, qui lui conseilla de ne pas y aller. Mais lui raisonna ainsi : Puisque je n’ai rien fait à personne, personne n’aura rien à me faire à moi. Il alla seulement prendre congé de son frère, puis rentra chez lui.

Les policiers lui demandèrent aussitôt : Qui êtes-vous, vous ? A quoi le religieux répondit fermement : Je suis un prêtre augustin.

Sans plus tarder, ils emmenèrent les deux religieux à la «tchéka» de la Calle del Sol. Il était deux heures de l’après-midi.

Les deux religieux furent assassinés le jour-même, ce 28 octobre 1936, et l’on n’a jamais retrouvé leurs corps, qui furent peut-être simplement jetés en mer.

Leoncio Lope García et Claudio Julián García San Román furent béatifiés en 2007.

 
 
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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 00:00

Simon et Jude, Apôtres

1er siècle

 

Ces deux derniers de la liste des Apôtres sont assez peu connus, mais des traditions existent, d’où l’on peut par recoupement déduire quelques bribes de vérité.

Simon était surnommé Zélote, pour le distinguer de Simon-Pierre. En hébreux, ce surnom se dit Qan’ani, qu’on a traduit à tort par Cananæus, faisant supposer que l’apôtre était de Cana. Il faisait plutôt partie d’une secte appelée Zélotes, qui n’hésitait pas envisager l’usage de la violence pour réprimer les écarts, les fautes contre la Loi ou aussi la présence étrangère. Mais Simon avait un «zèle» pour d’autres choses, et surtout pour la Vérité et la Douceur de son Maître divin.

Simon serait allé prêcher au nord de la Mer Noire, en Scythie. Puis serait redescendu vers la Perse.

Jude, surnommé Thaddée, est cet heureux apôtre qui demanda à la dernière Cène : Comment se fait-il que tu doives te manifester à nous, et non pas au monde ? - Si quelqu’un m’aime, répondit Notre Seigneur, il gardera ma parole et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous demeurerons chez lui (Jn 14:22).

Son surnom de Thaddée, ou aussi Lebbée, pourrait se traduire par homme de cœur ; saint Jérôme, parlant de Jude et de ses deux surnoms, l’appelle ainsi trinomius, homme à trois noms. C’est par son nom de Thaddée qu’il est mentionné au Canon Romain de la messe, et qu’il fut souvent désigné, pour le distinguer clairement de Judas Iscariote.

Jude-Thaddée est l’auteur de la dernière épître reconnue, qui se trouve donc dans le Nouveau Testament avant l’Apocalypse. Cette épître très brève est citée par saint Pierre dans sa deuxième épître, ce qui fait supposer qu’elle fut écrite assez tôt. Origène la qualifie de pleine de la force et de la grâce du ciel.

On rapporte que Thaddée alla guérir le roi Abgar d’Edesse, puis traversa toute l’Arabie jusqu’en Egypte et, tant qu’à faire, alla rejoindre l’Angleterre, selon certains. Puis il revint sur ses pas et retrouva Simon en Perse. Ils firent à eux deux tant de miracles éclatants que beaucoup de gens se convertirent. Ils marchèrent ainsi jusqu’à Babylone.

Là, les prêtres des idoles païennes, à la tête de toute la foule exacerbée, se précipitèrent contre les Apôtres et les assommèrent ; Thaddée semble avoir eu la tête fendue en deux d’un coup de hache.

Ensevelis à Babylone d’abord, les corps des deux apôtres furent portés à Rome, d’où le pape Léon III les remit à Charlemagne, lequel à son tour les déposa à la basilique Saint-Sernin de Toulouse.

Ajoutons enfin que saint Jude est invoqué, et avec succès, pour les «causes désespérées».

Les deux apôtres Simon et Jude sont vénérés ensemble, traditionnellement le 28 octobre.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 00:00

Joaquín Royo Pérez

1691-1748

 

Il était né à Hinojosa (Teruel, Espagne) en septembre 1691, d’une lignée ancienne, mais la famille avait perdu toute sa fortune.

Entré dans l’Ordre dominicain à Valencia, Joaquín, à sa demande insistante, fut envoyé dès 1712 aux Philippines, d’où il rejoignit la Chine en 1715, juste après son ordination sacerdotale.

Il travailla dans la mission de Chine pendant plus de trente ans.

Lors de la persécution, il put continuer d’exercer son apostolat un certain temps, changeant de cachette. Cependant, pour éviter davantage de vexations aux Chrétiens chinois, l’évêque demanda au père Royo de se livrer lui-même, ce qu’il fit en 1746.

Après deux années de prison et de tortures, le père Joaquín fut étranglé (ou asphyxié, comme pour le père Francisco Diaz). Le corps fut ensuite brûlé.

Son martyre eut lieu à Fuzhou (Fujian, Chine), le 28 octobre 1748.

Le père Joaquín fut béatifié en 1893 et canonisé en 2000.

La fête liturgique commune des Martyrs chinois est au 9 juillet.

 
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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 00:00

Francisco Serrano Frias

1695-1748

 

Il était né à Huéneja (Cadix, Grenade, Espagne) le 4 décembre 1695, de famille nombreuse.

En 1713, il entra chez les Dominicains à Grenade, et fit la profession en 1714.

En 1725, on l’envoya aux Philippines, et, en 1727 en Chine, à la mission de Fokien.

En 1745, il fut nommé vicaire apostolique coadjuteur pour cette région

Lors de la persécution de 1746, une faiblesse permit de découvrir sa cachette. Arrêté, il fut torturé par les soufflets : la victime avait la tête appuyée sur une joue sur les genoux d’un bourreau, tandis qu’un autre giflait l’autre joue avec une sorte de semelle à quatre épaisseurs de cuir ; un seul coup pouvait faire perdre connaissance.

En juillet, la nouvelle arriva au Père, qu’il était nommé évêque pour succéder au défunt Pedro Sans, mais il ne put recevoir la consécration en prison. 

On le transféra à Fuzhou, où les juges semblèrent montrer plus de complaisance envers lui, mais ils furent substitués par d’autres plus sévères. On finit par l’accuser, lui et les autres pères arrêtés, de magie, de rébellion, d’impudicité.

Il resta en prison encore pendant deux années.

Son martyre eut lieu par suffocation à Fuzhou ou Fou-Tcheou (Fujian ou Fokien, Chine), le 28  octobre 1748. Vers le soir, on l’isola dans une cellule vide ; quand il comprit la raison de ce changement, le père Francisco commença à leur parler de l’Evangile et à les inviter à se convertir. Les bourreaux l’étendirent à terre, tandis qu’il continuait à leur parler. 

On trouve deux versions pour les derniers instants de l’évêque nommé, apparemment pour une confusion entre lui et l’autre père qui portait aussi le nom de Francisco.

L’évêque fut étranglé avec une corde (tandis que l’autre père Francisco eut le nez, la bouche et les oreilles obturés avec une sorte de pâte et mourut ainsi par suffocation).

Le corps fut ensuite brûlé.

On trouve aussi la date du 25 octobre, y compris dans des recensions de l’Ordre dominicain, mais le martyrologe a conservé la date du 28.

Il fut béatifié en 1893 et canonisé en 2000.

La fête liturgique commune des Martyrs chinois est au 9 juillet.

 
 
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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 00:20

Vincentius, Sabina, Christeta d’Ávila
† 303

Fuyant Evora (act. Portugal), les trois Héros furent arrêtés à Ávila.
Voici l’ancienne formulation de leur martyre : 
A Ávila, en Espagne, la passion des saints Vincent, Sabine et Christète. Ils furent d'abord étendus sur le chevalet avec tant de violence que toutes les jointures de leurs membres se disloquèrent ; puis leurs têtes, appuyées sur des pierres, furent écrasées à grands coups de bâton jusqu'à ce que la cervelle s'en échappât : ils accomplirent ainsi leur martyre sous le préfet Dacien.
Ce long texte de l’ancien Martyrologe n’a pas été conservé dans le nouveau, probablement par absence de témoignages historiques valables.
Si les faits étaient pourtant vérifiés, on restera ébahi de la cruauté des ennemis du Christ.
Que Dieu leur pardonne.
Le Martyrologe les mentionne au 28 octobre.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 00:07

Salvador Mollar Ventura

1896-1936

 

Fils de Bautista et María, des parents très pauvres, Salvador naquit le 27 mars 1896 à Manises (Valencia, Espagne).

Adolescent, ce pieux garçon organisa l’Association du Rosaire, s’inscrivit sur les listes de l’Adoration nocturne et des Conférences Saint-Vincent-de-Paul, et enseigna le catéchisme.

Il entra au noviciat des Frères Mineurs en 1921, et fit la profession en 1925 comme Convers.

C’était un Religieux très ordonné et propre, joyeux et optimiste, marial. 

Les dernières années de sa vie, il était sacristain à Benisa.

Lors du 18 juillet 1936, il dut quitter le couvent avec ses Confrères et se réfugier d’abord chez des amis puis, pour ne pas les compromettre, dans sa propre famille ; c’est là qu’on vint l’arrêter : fin octobre, il fut mis en prison et fusillé le 27 octobre 1936 au Picadero de Paterna (Valencia).

Le Frère Salvador a été béatifié en 2001.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 00:00

  

Jerzy Popieluszko

1947-1984

 

 

Jerzy (Grégoire) est né dans une famille paysanne modeste, à Okopy (Pologne) le 14 septembre 1947, jour où l’on fête la Croix du Christ.

Ce n’est pas un saint ni un enfant prodige : comme les petits garçons de la campagne, il est enfant de chœur dans sa paroisse, puis fait des études très normales au lycée de Suchowola.

Parvenu au baccalauréat, il entend l’appel vers le sacerdoce ; il entre au séminaire de Varsovie et sera ordonné prêtre en 1972. L’évêque consécrateur est le cardinal Wyszynski.

Ses études au séminaire seront interrompues par deux années de service militaire, période durant laquelle il subit au moins une fois des pressions pour abjurer la foi chrétienne. Il est mis au cachot pendant un mois. Jerzy reviendra malade de son service militaire, et le restera toujours. Un jour, en 1979, il s’évanouira en célébrant la messe.

Une fois prêtre, Jerzy est nommé dans la paroisse saint Stanislas Kostka en même temps qu’il est chargé de s’occuper des jeunes et du personnel de la santé. En 1979-1980, il est aumônier de la paroisse universitaire.

Lors des manifestations déclenchées par le syndicat Solidarnosc, le père Jerzy est chargé par le cardinal Wyszynski de célébrer la messe pour les ouvriers en grèves. C’est ainsi que Jerzy sympathise avec Lech Walesa. Mais Jerzy s’inspire surtout de l’attitude et du message du saint Maksymilian Kolbe (v. 14 août), qui vient d’être canonisé.

Quand le gouvernement décrète l’état de siège en Pologne, les seuls rassemblements autorisés restent les messes. Aussi, courageusement, le père Jerzy prend l’habitude de célébrer chaque mois une «Messe pour la Patrie», à l’occasion desquelles il condamne le gouvernement communiste en place. Des milliers de fidèles assistent, parfois provoqués par des policiers en civil pour museler le père Jerzy.

Mais Jerzy continue son message sacerdotal ; il va jusqu’à servir le café chaud aux policiers. La presse communiste le prend en haine, il est surveillé en permanence.

L’archevêque lui propose de partir à Rome, pour y compléter ses études et en même temps pour l’éloigner du danger. Mais le père Jerzy estime qu’il doit mener sa mission jusqu’au bout, là où il est.

En 1983, il est sur une liste de soixante-neuf prêtres «extrémistes», établie par le gouvernement. Il est accusé de détention d’armes et arrêté, mais relâché grâce à l’intervention du clergé. La nuit suivante, Jerzy échappe de justesse à l’explosion d’une grenade chez lui. Peu après, il échappe à un «accident de voiture» où il devait perdre la vie. Finalement, le 19 octobre au soir, une voiture banalisée de la police bloque son véhicule, et Jerzy est enlevé par trois officiers, placé dans le coffre de la voiture et emmené. Son chauffeur, un ancien parachutiste, parvient à échapper aux kidnappeurs et à avertir la population.

On ne sait pas ce qui se passa précisément ensuite. Suite à des aveux des trois policiers en question, on retrouva le corps du père Jerzy, méconnaissable, dans un réservoir d’eau de la Vistule, quelques jours plus tard. Le père Jerzy avait dû être torturé à mort.

Par la suite, pour donner un semblant de légitimité à l’autorité, les trois policiers furent condamnés à différentes peines de prison, puis bénéficièrent d’une importante remise de peine jusqu’à être totalement libérés. L’un des trois vit actuellement en Pologne sous un faux nom. On reste dans l’interrogative sur les réels commanditaires de cette macabre expédition.

Les funérailles du père Jerzy sont suivies par des centaines de milliers de fidèles.

En 1990, c’est Lech Walesa qui devient Président de la République polonaise ; le père Jerzy Popieluzsko a été reconnu martyr, et fut béatifié en 2010. 

On a proposé le 27 octobre pour sa fête, jour où l’on retrouva son corps.

Jerzy Popieluszko

1947-1984

 

Jerzy (Grégoire) est né dans une famille paysanne modeste, à Okopy (Pologne) le 14 septembre 1947, jour où l’on fête la Croix du Christ.

Ce n’est pas un saint ni un enfant prodige : comme les petits garçons de la campagne, il est enfant de chœur dans sa paroisse, puis fait des études très normales au lycée de Suchowola.

Parvenu au baccalauréat, il entend l’appel vers le sacerdoce ; il entre au séminaire de Varsovie et sera ordonné prêtre en 1972. L’évêque consécrateur est le cardinal Wyszynski.

Ses études au séminaire seront interrompues par deux années de service militaire, période durant laquelle il subit au moins une fois des pressions pour abjurer la foi chrétienne. Il est mis au cachot pendant un mois. Jerzy reviendra malade de son service militaire, et le restera toujours. Un jour, en 1979, il s’évanouira en célébrant la messe.

Une fois prêtre, Jerzy est nommé dans la paroisse saint Stanislas Kostka en même temps qu’il est chargé de s’occuper des jeunes et du personnel de la santé. En 1979-1980, il est aumônier de la paroisse universitaire.

Lors des manifestations déclenchées par le syndicat Solidarnosc, le père Jerzy est chargé par le cardinal Wyszynski de célébrer la messe pour les ouvriers en grèves. C’est ainsi que Jerzy sympathise avec Lech Walesa. Mais Jerzy s’inspire surtout de l’attitude et du message du saint Maksymilian Kolbe (voir au 14 août), qui vient d’être canonisé.

Quand le gouvernement décrète l’état de siège en Pologne, les seuls rassemblements autorisés restent les messes. Aussi, courageusement, le père Jerzy prend l’habitude de célébrer chaque mois une «Messe pour la Patrie», à l’occasion desquelles il condamne le gouvernement communiste en place. Des milliers de fidèles assistent, parfois provoqués par des policiers en civil pour museler le père Jerzy.

Mais Jerzy continue son message sacerdotal ; il va jusqu’à servir le café chaud aux policiers. La presse communiste le prend en haine, il est surveillé en permanence.

L’archevêque lui propose de partir à Rome, pour y compléter ses études et en même temps pour l’éloigner du danger. Mais le père Jerzy estime qu’il doit mener sa mission jusqu’au bout, là où il est.

En 1983, il est sur une liste de soixante-neuf prêtres «extrémistes», établie par le gouvernement. Il est accusé de détention d’armes et arrêté, mais relâché grâce à l’intervention du clergé. La nuit suivante, Jerzy échappe de justesse à l’explosion d’une grenade chez lui. Peu après, il échappe à un «accident de voiture» où il devait perdre la vie. Finalement, le 19 octobre au soir, une voiture banalisée de la police bloque son véhicule, et Jerzy est enlevé par trois officiers, placé dans le coffre de la voiture et emmené. Son chauffeur, un ancien parachutiste, parvient à échapper aux kidnappeurs et à avertir la population.

On ne sait pas ce qui se passa précisément ensuite. Suite à des aveux des trois policiers en question, on retrouva le corps du père Jerzy, méconnaissable, dans un réservoir d’eau de la Vistule, quelques jours plus tard. Le père Jerzy avait dû être torturé à mort.

Par la suite, pour donner un semblant de légitimité à l’autorité, les trois policiers furent condamnés à différentes peines de prison, puis bénéficièrent d’une importante remise de peine jusqu’à être totalement libérés. L’un des trois vit actuellement en Pologne sous un faux nom. On reste dans l’interrogative sur les réels commanditaires de cette macabre expédition.

Les funérailles du père Jerzy sont suivies par des centaines de milliers de fidèles.

En 1990, c’est Lech Walesa qui devient Président de la République polonaise ; le père Jerzy Popieluzsko a été reconnu martyr, et fut béatifié en 2010. 

On a proposé le 27 octobre pour sa fête, jour où l’on retrouva son corps.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 00:00

 

Evariste, pape

99-108

 

Les historiens ont un problème encore non résolu à propos de la succession papale de cette fin de premier siècle.

En effet, les sources ne s’accordent pas pour déterminer s’il y eut deux papes différents, nommé l’un Clet, l’autre Anaclet. 

Anaclet, s’il a existé, aurait été sur le Siège de Pierre juste avant Clément, mais n’est pas mentionné dans les successeurs immédiats de Pierre, au cours de la prière du Communicantes du Canon Romain. 

Plusieurs auteurs tendent ainsi à assimiler Anaclet et Clet en un seul et même personnage, le pape qui précéda immédiatement Clément. Ou alors, on les fait se succéder l’un à l’autre, toujours avant Clément. 

Quant à Evariste, il serait donc le cinquième (ou le sixième ?) évêque de Rome et il occupa le Siège de Pierre après saint Clément. Les dates de cette époque restent un peu floues.

D’après le Liber pontificalis, Evariste était d’Antioche de Syrie, fils d’un certain Jude, juif de Bethléem.

Son pontificat aurait duré neuf ans, dix mois et deux jours, pendant lesquels le pontife multiplia son zèle dans la visite de Rome, la prédication de la Parole.

Il aurait statué qu’au moment de la Préface à la Messe, les sept diacres de Rome assisteraient l’évêque pour rendre au besoin témoignage de son orthodoxie : qui custodirent episcopum prædicantem propter stilum veritatis.

Il aurait été martyrisé à la même époque que saint Ignace d’Antioche, un an après apparemment, et porte le titre de martyr,. Il fut enterré au Vatican, près de saint Pierre.

Le Martyrologe le mentionne au 27 octobre.

Son successeur sera saint Alexandre Ier.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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