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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 23:00

Josep Casas Lluch

1886-1936

Josep était né à Sampedor (Barcelona, Espagne) le 20 juin 1886.

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes en 1899, à treize ans, au noviciat mineur de Bujedo ; il fit ensuite le noviciat en 1902, prit l’habit et le nom religieux de Ildefonso Luis.

Il exerça son activité pédagogique d’abord à Condal (1904) puis fut nommé à Bonanova (1905).

Suite aux lois laïques de 1905, la province française de Béziers venait d’ouvrir un collège («Provenza»), où le Frère Ildefonso resta treize ans, démontrant ses excellentes capacités artistiques (dessin, aquarelles, miniatures), mais aussi en matières scientifiques (téléphone et chimie).

Il fait ses vœux perpétuels en 1915.

Le collège étant fermé en 1919, il passa à Hostalets puis à Granollers, Josepets (1925), Gerona. En 1933, il fut directeur à Horta.

La persécution se déchaîna en 1936. le Frère Ildefonso eut l’occasion de fuir en France, mais en bon pasteur qui n’abandonne pas ses brebis, il ne voulut pas les quitter avant de s’assurer de leur sécurité.

Quand il put partir, il fut arrêté une première fois à Gerona, conduit à Barcelona, mais tout de même libéré le 19 octobre, quoique étroitement surveillé : on savait bien que par ses déplacements, il pourrait sans le savoir être un guide sûr vers d’autres Religieux. C’est ce qui se passa.

Il était en train de téléphoner, quand des miliciens vinrent fouiller et lui demandèrent d’où on l’appelait.

On l’arrêta le soir même et il fut assassiné, le 22 octobre 1936.

Il a été béatifié en 2007.

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 23:00

 

Laura Montoya Upegui

1874-1949

 

Laura Montoya Upegui naquit à Jericó, Antioquia (Colombie) le 26 mai 1874, et fut baptisée quatre heures après sa naissance, recevant le nom de María Laura de Jesús.

Son père s’appelait Juan de la Cruz Montoya, et sa mère Dolores Upegui. 

En 1876, la Colombie était la proie d’un guerre fratricide, et le père de Laura fut assassiné en voulant défendre son pays et sa foi. La maman éleva ses trois enfants dans la plus grande pauvreté, car les biens de son mari avaient été confisqués. Mais elle enseigna à ses enfants à pardonner.

Laura grandit dans les difficultés. Elle fut visitée par l’Esprit Saint qui la conduisit dans l’amour de l’Ecriture Sainte, l’oraison et la contemplation. Elle pensait entrer plus tard chez les Carmélites.

Laura devint maîtresse d'école à l'âge de dix-neuf ans, bien qu'elle fût totalement autodidacte. Pour son temps, elle fut une érudite, une pédagogue hors du commun. Laura fut aussi écrivain, avec un style très pur, compréhensible et intéressant.

Sa profession de maîtresse d'école la conduisit au contact de nombreuses populations à Antioquia puis au collège de l'Immaculée à Medellin, où elle fut sous-directrice. A partir de 1904, elle se sentit bientôt appelée à réaliser "l'Oeuvre des Indios", un travail héroïque au service des autochtones des forêts d'Amérique.

Constatant que de nombreuses populations autochtones, loin des centres urbains, vivaient sans connaître Dieu, Laura décida ainsi d'apporter la lumière de l'Evangile aux habitants des forêts. Avec cinq compagnes et sa mère Dolores Upegui, elle forma le groupe des "Missionnaires catéchistes des Indios" qui, le 5 mai, quitta Medellin pour Dabeiba en s'ouvrant une route dans la forêt. Malgré l'incompréhension et le mépris de certains responsables civils et religieux de l'époque, elle accomplit son travail d'évangélisation dans la pauvreté et au contact de la culture autochtone.

En 1914, soutenue par Mgr Maximiliano Crespo, Evêque de Santa Fe de Antioquia, elle fonda une famille religieuse, les Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne, une œuvre religieuse qui rompait avec les modèles traditionnels et qu'elle dirigea avec beaucoup d'énergie.

On connaît son parcours mystique par sa propre autobiographie, qu’elle a intitulée Histoire de la Miséricorde de Dieu dans une âme.

Après une vie de service, elle mourut à Medellin le 21 octobre 1949, son dies natalis au Martyrologe. 

A sa mort, sa Congrégation comptait déjà quatre-vingt-dix maisons, dans trois pays, et quelques centaines de religieuses. Elles œuvrent à présent dans dix-neuf pays en Amérique, en Afrique et en Europe.

Laura Montoya Upegui a été béatifiée en 2004.

 

 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 23:00

Hilarion de Gaza

291 ?-372

 

Hilarion naquit à Tabatha, près de Gaza en Palestine, de parents riches et païens. 

A quinze ans, après quelques études à Alexandrie, il reçut le baptême et, tout épris du désir de la perfection, abandonna les plaisirs du cirque et du théâtre pour courir au désert rencontrer Antoine, dont le nom était déjà célèbre. A la vue du patriarche du désert, il s'écria : « Et moi aussi, Dieu me veut ermite ! » Il vendit peu après le patrimoine de ses parents, qui venaient de mourir, et s'enfonça dans la solitude, près de Maïouma, port de Gaza.

Il se construisit une cabane, qui ressemblait plus, par ses dimensions, à un tombeau qu’à une cellule.

Il portait un cilice, qu’il ne lava jamais (pourquoi faire ?) et une simple peau de bête. Il se tondait une fois l’an, à Pâques. 

Il savait l’Ecriture par-cœur.

Le démon, furieux de voir un enfant égaler en ferveur les plus anciens anachorètes, lui déclara une guerre acharnée ; il employa tous les moyens : la crainte, les coups, la séduction, des visions de femmes, des apparitions d'animaux ; l'ermite triompha de tout en multipliant ses austérités.

Un jour pourtant, Hilarion, chantant des psaumes, était distrait et ne priait que de bouche ; le démon, fier de cette légère faiblesse du saint, lui sauta sur le dos et se moqua de lui. Le solitaire s'humilia, pleura sa faute et profita de cette négligence pour redoubler d'ardeur au service du Seigneur. Cet homme, qui avait tant à souffrir du démon, reçut de Dieu le pouvoir de se venger de lui ; on amenait de toutes parts des possédés à Hilarion, qui les délivrait des malins esprits.

Une femme stérile obtint le grâce de la maternité. Il rendit la vue à une aveugle, en lui reprochant doucement d’avoir donné aux médecins ce qu’elle aurait dû donner aux pauvres. 

Il fut si célèbre que, comme autour de saint Antoine au désert d’Egypte, beaucoup vinrent se mettre sous sa conduite, donnant naissance à une quantité de monastères. 

Cependant, les foules accourant vers lui, attirées par sa réputation de sainteté, le saint regretta sa solitude primitive : Il faut aller me cacher pour prier et souffrir, si je veux me rendre digne de la miséricorde de Dieu. Quand il voulut partir, plus de dix mille personnes l'arrêtèrent par leurs larmes et leurs gémissements. Il réussit pourtant à s'échapper, et gagna le désert d’Egypte où il retrouva avec émotion saint Antoine.

Il fut divinement informé que son monastère de Gaza avait été rasé par les envoyés de Julien l’Apostat, et que lui-même était recherché pour être mis à mort. Mais c’est Julien qui mourut le premier.

Hilarion pouvait revenir à Gaza, mais préféra partir pour la Libye, et même s’embarqua pour la Sicile, proposant de payer son voyage avec une copie de l’Ecriture qu’il avait lui-même écrite dans sa jeunesse. On le retrouva quand même et il s’enfuit en Dalmatie, revint à Chypre, où il s’établit en secret, mais sa victoire sur les démons le fit à nouveau découvrir ; on organisa une garde autour de son jardin pour l’empêcher de partir.

Le Seigneur, prenant pitié de ses larmes, l'avertit de sa mort prochaine. Hilarion s'étendit sur une natte : Sors, mon âme, dit-il, sors de ton corps, brise les derniers liens. Pourquoi tarder encore ? Il y a bientôt soixante ans que tu sers le Christ, peux-tu craindre la mort ? Et il rendit l'esprit. 

«Bientôt soixante ans» peut faire supposer qu’Hilarion avait alors soixante-quinze ans environ, puisqu’il se retira encore adolescent, à quinze ans. Saint Jérôme affirme qu’il en avait déjà quatre-vingts. Aussi les dates d’Hilarion restent conjecturales.

Son disciple Hésychius vint le reprendre pour l’enterrer à Maïouma.

Digne émule du grand saint Antoine, saint Hilarion a mérité le titre de Patriarche des solitaires de la Palestine.

Il est fêté en Orient comme en Occident le 21 octobre.

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 23:00

Ursule

† 453

 

Au sujet de sainte Ursule, le Martyrologe du 21 octobre s’exprime ainsi :

A Cologne, la commémoraison des saintes vierges qui consommèrent leur martyre pour le Christ, là où plus tard fut construite une basilique en l’honneur de la jeune Ursule, vierge innocente que l’on pense avoir été à leur tête.

L’expression, sans aucune précision de date, tente d’accommoder à la fois une certaine tradition, des récits invérifiables, et des conjectures modernes.

Les conjectures modernes s’orientent vers une merveilleuse fable inventée de toutes pièces, et concèdent tout juste qu’il a pu s’agir du martyre de «onze vierges avec Ursule».

Les récits invérifiables sont les différentes versions qu’on possède sur sainte Ursule et ses éventuelles onze mille Compagnes.

La tradition veut qu’en effet cette basilique de Cologne ait été construite en l’honneur d’un grand nombre de vierges martyres, guidées par Ursule, toutes massacrées par les Huns dans les environs de la ville germanique.

Mais pourquoi donc ces onze mille vierges ? D’où venaient-elles et pourquoi ? Comment ont-elles pu tomber dans quelque embuscade des barbares envahisseurs ?

 

Ci-après, on trouvera deux récits. L’un se réfère à une «tradition». L’autre est repris d’une vision de la bienheureuse Anna Katharina Emmerick (voir au 9 février). Il n’est pas question ici de prétendre qu’une vision soit parole d’Evangile : l’Eglise n’a pas béatifié Anna Katharina pour ses visions. Mais Anna Katharina était ignorante et ne parlait que de ce qu’elle «voyait» dans ses visions, croyant d’ailleurs que tout le monde voyait les mêmes choses qu’elle. Ce qui frappera ici, c’est la cohérence de son récit.

 

Selon, donc, une ancienne tradition, Ursule était la fille d’un roi de Grande-Bretagne, très pieuse et très belle, qui voulait rester vierge par amour du Christ. C’était au 5e siècle.

Ursule fut demandée en mariage par un prince d’un région lointaine, qui en avait entendu parler. Ursule répondit qu’elle acceptait, mais dans un délai de trois ans, pendant lequel elle devait préparer dix compagnons d’élite, avec chacun mille vierges, qui partiraient sur onze navires, à destination du prince charmant.

Au bout des trois années, tout ce monde s’embarqua. Entre temps, toutes ces vierges s’étaient entraînées à conduire des navires. On accosta aux actuels Pays-Bas, et l’on remonta le Rhin jusqu’à Cologne. De là, sur inspiration divine, elles poussèrent jusqu’à Bâle, et continuèrent à pied jusqu’à Rome où elles vénérèrent les Saints Lieux et s’en retournèrent. Parvenues à Cologne, les Huns les accueillirent à coups de flèches et toutes moururent ainsi martyres. Puis les Huns virent en face d’eux une autre «armée», céleste celle-ci, qui les mit totalement en déroute, pour la plus grande joie des habitants de Cologne, qui étaient assiégés depuis un certain temps.

 

Voici maintenant le récit de Anna Katharina.

«Ursule fut suscitée par Dieu pour garantir les jeunes filles et les veuves de son temps de la séduction et du déshonneur et pour les faire entrer dans l’armée céleste des martyrs couronnés. L’archange Raphaël lui avait été donné pour guide : il lui annonça sa mission (…) (Ces jeunes filles et ces veuves) devaient mourir comme des enfants encore innocents, avant d’avoir pu tomber dans le péché.

Ursule était grande et forte, très résolue et très active ; elle n’était pas précisément belle, sa physionomie était très sérieuse et ses allures viriles. Lorsqu’elle souffrit le martyre, elle était âgée de trente-trois ans. Je la vis très jeune en Angleterre dans la maison de son père Deonotus et de sa mère Geruma.

Ursule avait dix compagnes qui venaient la trouver tous les jours, la matin et dans l’après-midi : après quoi, divisées en deux groupes, elles couraient ensemble dans une place entourée de murs, y luttaient avec les mains et même s’exerçaient au maniement de la lance.

Un homme de guerre puissant et considéré vint trouver le père d’Ursule  il avait entendu parler des exercices auxquels se livraient les jeunes filles et voulait les voir (…) : charmé de la beauté et de l’adresse d’Ursule, il la demanda en mariage. Les compagnes de celle-ci devaient épouser ses officiers et la chose devait se faire dans un endroit au-delà de la mer qui était dépeuplé. Cela me fit penser à Bonaparte qui mariait aussi des jeunes filles aux officiers de sa garde.

L’archange Raphaël apparut (à Ursule), la consola et lui ordonna de demander à adjoindre dix autres vierges à chacune de ses compagnes ; elle devait en outre réclamer un délai de trois ans et s’exercer avec elles sur des navires à toute sorte de combats et de manœuvres : il l’exhorta à avoir confiance en Dieu qui ne permettrait pas que son vœu de virginité fût violé.

Pendant ces trois années, elle devait convertir ses compagnes à la religion chrétienne et compter pour cela sur la protection de Dieu (…)

Le père leur fit équiper cinq petits navires, sur chacun desquels était un vingtaine de jeunes filles et aussi quelques matelots pour leur enseigner à se servir des voiles et à combattre sur l’eau. Je les vis alors s’exercer tous les jours à manœuvrer leurs navires, d’abord sur un fleuve, puis sur la mer à peu de distance du bord (…)

Bertrand, le confesseur d’Ursule, et deux autres ecclésiastiques étaient sur les navires. Toutes les jeunes filles furent baptisées par les prêtres (…)

Lorsqu’elles partirent d’Angleterre, il s’éleva une grande tempête qui les poussa vers les Pays-Bas (…) A l’endroit où elles quittèrent la mer pour remonter le Rhin, il y avait une ville où elles eurent beaucoup à souffrir. Quand on voulait mettre la main sur les vierges, elles se mettaient courageusement en défense et recevaient un secours surnaturel. Leurs agresseurs étaient comme paralysés et ne pouvaient rien contre elles (…)

Ursule remonta sur cinq bateaux de Cologne à Bâle où plusieurs restèrent avec les bateaux ; de Bâle, elle partit pour Rome avec environ quarante personnes parmi lesquelles des prêtres et des guides (…) Le pape Léon le Grand fit venir Ursule pour l’interroger ; elle s’ouvrit franchement à lui sur le secret de sa mission et sur ses visions, et elle reçut tous ses avis avec beaucoup d’humilité et de soumission (…) Ursule emporta avec elle à Cologne une relique de saint Pierre qui est encore connue comme telle sans qu’on sache d’où elle provient, une autre de saint Paul (…) Lorsqu’elles furent de retour à Bâle, tant de personnes se joignirent à elles qu’il leur fallut onze bateaux pour revenir à Cologne (…) Elles prirent terre à une lieue à peu près au-dessous de Cologne et elles établirent une espèce de camp (…)

Les ennemis, les ayant entourées de toutes parts, les égorgèrent à coups de lances et de haches (…) Ursule fut percée d’une lance. Parmi les corps qui couvraient le champ des martyres, il y avait, outre les vierges bretonnes, celles, en beaucoup plus grand nombre, qui étaient venues de divers endroits s’adjoindre à elles : il y avait encore des prêtres venus de Rome, d’autres hommes et aussi des ennemis (…)

Vers le temps où Ursule quitta l’Angleterre, vivaient en France les saints évêques Germain et Loup. Lorsque saint Germain passa en Angleterre avec saint Loup pour combattre les hérétiques, il consola les parents d’Ursule et ceux des autres jeunes filles, qui s’affligeaient de leur absence.»

Que l’on choisisse l’une des deux versions que l’on voudra. Il est certain que la mission d’Ursule sort de l’ordinaire et même de l’imaginable.

Ajoutons que la bienheureuse Antonia de Brescia (v. 27 octobre) eut une vision de sainte Ursule et de ses compagnes.

Sainte Ursule est regardée comme le modèle et la patronne des personnes qui s'appliquent à instruire chrétiennement la jeunesse. Plusieurs congrégations de religieuses sont placées sous son invocation, dont les «Ursulines».

A présent, Ursule, avec le nombre incalculable de ses nombreuses Compagnes, est mentionnée le 21 octobre au Martyrologe.

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 23:00

 

Iulianus Nakaura Jingorō

1567-1633

 

La répression anti-chrétienne avait été déclanchée par les shoguns Tokugawa, les maîtres du Japon de l’époque.

En 1587, le shogun Hideyoshi, gouverneur militaire de Nagasaki, ordonne aux missionnaires étrangers de quitter le Japon.

Dix ans plus tard commence la persécution ouverte contre les quelque trois cent mille catholiques présents au Japon, qui avaient reçu la foi des Jésuites (avec saint François Xavier), puis des Franciscains.

En 1614, un nouvel édit fait fermer les églises catholiques et assigner à résidence à Nagasaki tous les prêtres encore présents.

Beaucoup de ces martyrs, parmi lesquels des laïcs et des enfants, furent empalés et brûlés à petit feu. D’autres sont morts cloués sur la croix ou découpés en morceaux.

Il y eut aussi des apostasies.

Malgré tous les efforts des autorités, le christianisme continua dans la clandestinité pendant deux siècles, quand un régime plus libéral autorisa à nouveau la présence de chrétiens au Japon.

Iulianus Nakaura était prêtre et jésuite. 

Il était né en 1567 (ou 1568) à Nakaura (Saikai, Nagasaki).

En 1580, il entre au séminaire de Arima.

En 1582, à quinze ans, il fait partie d’une délégation chrétienne japonaise qui doit être présentée à Lisbonne, à Madrid, à Rome et dans maintes villes d’Italie et d’Europe ; le voyage durera jusqu’en 1590. Avant d’arriver à Rome, Julien tomba gravement malade, et le pape (Grégoire XIII) s’en montra tellement inquiet qu’il en demanda des nouvelles plusieurs fois ; il le reçut personnellement quand il fut rétabli. 

Grégoire XIII, très âgé, mourut peu après (1585) et c’est Sixte V qui lui succéda : toute la délégation japonaise était présente tant aux funérailles du premier qu’au couronnement du second. 

Julien fit son noviciat de retour au Japon ; il fait ses premiers vœux en 1593, et va étudier à Macao. En 1604 il revient au Japon, et reçoit le sous-diaconat (1606), le diaconat (1607) et la prêtrise (1608). Il exerce son apostolat à Kyoto, à Hakata.  

En 1614, il continue de prêcher l’Evangile, contre l’interdiction des autorités civiles.

En 1615, l’année du «Grand Martyre», il vient à Kuchinotsu où il restera pendant dix ans.

En 1621, il prononce ses vœux définitifs, à Kazusa.

En 1626 il se déplace à Kokura, où il sera arrêté à la fin de 1632, et de là conduit à Nagasaki.

L’unique document de sa main qu’on possède, relate son grand désir de mourir martyr pour le Christ ; il l’a écrit durant sa permanence à Kuchinotsu.

Une fois mis en prison, il fut torturé pendant dix mois pour qu’il reniât sa foi, mais il resta fidèle.

Il fut martyrisé le 21 octobre 1633 à Nishizaka (Nagasaki). Or cette même année était imaginé un nouveau genre de supplice, qui fut celui du père Julianus, le «supplice de la fosse» : le condamné est suspendu par les jambes au-dessus d’une fosse remplie d’immondices jusqu’à mi-corps, la tête en bas et les pieds fixés à une barre en haut. Pour empêcher la mort trop rapide à cause de l’arrêt de la circulation, les bourreaux incisaient les tempes de la victime.

Le père Iulianus Nakaura fait partie des cent quatre-vingt-huit martyrs japonais béatifiés en 2008. 

Le martyrologe le mentionne le 21 octobre.

 
 
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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 23:00

 

Corneille, centurion

1er siècle

On a vu le 11 octobre que la parole du diacre saint Philippe amena à la conversion le premier païen, l’eunuque de la reine d’Ethiopie (Ac 8:26-40).

Un autre Gentil reçoit la grâce un peu plus tard, de façon non moins merveilleuse : il s’agit du centurion Corneille, qui sur l’invitation d’un ange, appelle l’Apôtre Pierre chez lui pour en recevoir la Parole de Vie (Ac 10).

Corneille commandait une cohorte à Césarée de Palestine. Il était pieux, croyant, généreux dans ses aumônes. Mais il n’était pas juif au sens religieux, n’ayant pas reçu la circoncision qui introduit l’homme dans la communauté juive.

Un ange invite donc Corneille à appeler Pierre, tandis que Pierre est à son tour invité à se rendre chez Corneille. 

Pierre parla donc à ce centurion et à toute sa maisonnée. De façon étonnante, voici que l’Esprit Saint «tomba sur eux» comme une nouvelle Pentecôte, alors qu’il n’étaient pas même baptisés. Pierre les fit baptiser sur le champ.

Cette rencontre de Pierre avec des non-circoncis fut l’occasion de la dispute avec les Juifs de Jérusalem, qui aboutit au premier Concile de Jérusalem (Ac 15).

On ne sait rien de précis sur la suite de la vie du cher Centurion. Pour certains, il aurait fondé à Césarée une Eglise réunissant les païens convertis, et dont il serait devenu l’évêque, après Zachée. Puis il aurait évangélisé la Mésie, devenant évêque à Skepsis (?).

Il reste que saint Corneille, le centurion, est fêté le 20 octobre.

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 23:00

Anna Francesca Boscardin

1888-1922

 

Le 6 octobre 1888 naquit à Brendola (Vénétie, Italie nord-est) Anna Francesca, aînée des trois enfants de Angelo et Maria Teresa Benetti.

Le papa, qui tenait une petite entreprise d’élevage de vers à soie, était malheureusement alcoolique et irascible. La maman supporta courageusement cette situation et éleva les enfants dans la foi chrétienne. 

Anna - qu’on appela en famille Annetta - apprit tôt à prier et put recevoir la Première communion en 1897, ce qui était précoce pour l’époque. Mais elle fréquenta peu l’école, où elle ne se montra pas particulièrement douée, tellement peu qu’on la surnomma l’oie.

Humble et soumise, elle ne s’en offusqua pas. Elle entra dans les rangs des Enfants de Marie, et fit le vœu de virginité à treize ans.

Accompagnée de son curé, qui ne croyait pas à sa vocation religieuse, elle entra tout de même chez les Sœurs de Sainte-Dorothée (Filles du Sacré-Cœur) à Vicenza, en 1905.

A la maîtresse des novices, elle déclara tout simplement : Je ne suis qu’une oie ; j’ai besoin de devenir une sainte.

Elle reçut le nom de Maria Bertilla.

Robuste paysanne, elle se vit confier les tâches pesantes : le four, la buanderie. Mais elle avait des qualités telles que la Supérieure générale l’envoya à Trévise pour y préparer son diplôme d’infirmière.

Cependant, la supérieure de Trévise, déçue de voir arriver cette paysanne, la mit à la cuisine pour y seconder une vieille Religieuse.

En 1907, elle fit à Vicenza sa profession. La Supérieure générale la renvoya à Trévise, où la Supérieure locale s’affligea de nouveau de la voir arriver ; mais elle finit par l’envoyer quand même dans la salle des enfants malades. Et c’est là que Maria Bertilla fit preuve de sa véritable vocation, se révélant une remarquable infirmière, intelligente et habile, à la fois ferme et pleine d’attentions pour chacun : elle passa avec succès les examens d’habilitation.

En même temps, un cancer commença à la ronger, mais elle n’en montra rien, demeurant toujours active et souriante.

Lors de la Première guerre mondiale, le front se trouva proche de Trévise, et Maria Bertilla alla soigner les blessés et les moribonds, leur portant du vin et du café quand on ne pouvait les transporter.

Quand l’hôpital fut évacué sur Viggiù (Come), la Supérieure envoya de nouveau cette «paysanne» à la cuisine, lui reprochant d’être trop attachée aux malades et de se surcharger de travail. Mais la Supérieure générale la rappela à Vicenza et lui confia la responsabilité des pupilles de la nation.

Renvoyée à Trévise après la guerre, elle sentit s’aggraver sa maladie ; on l’opéra, mais elle mourut le 20 octobre 1922.

Elle avait encore dans son habit le petit catéchisme de son enfance.

On s’aperçut alors du trésor qu’on avait perdu et qui se cachait derrière ce sourire. Des miracles attestèrent la sainteté de Maria-Bertilla : elle fut béatifiée en 1952 et canonisée en 1961.

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 23:00

 

Franz Alexander Kern

1897-1924

 

Franz naquit à Breitensee (Vienne, Autriche) le 11 avril 1897 et fut baptisé le 19 avril suivant.

Après l’école publique, il entra en 1908 au Petit séminaire de ce diocèse, à Oberhollabrunn.

Trois ans après déjà, il s’inscrivait dans le Tiers-Ordre franciscain et faisait, à seize ans, le vœu de chasteté.

En 1915 il fut enrôlé dans l’armée et fut gravement blessé aux poumons en 1916 ; le diagnostic vital fut suspendu pendant plusieurs mois, au terme desquels il fut décoré de la médaille du courage. C’était ce qu’il appela lui-même le début de sa semaine sainte.

Ne pouvant plus combattre sur le terrain, il put entrer en 1917 au Grand séminaire de Vienne, mais fut tout de même rappelé au front vers la fin de la guerre.

A Vienne, il fit partie de l’Association Amelungia, une association catholique pour étudiants.

En 1919, un religieux prémontré quitta ouvertement son couvent de Prague pour adhérer à l’Eglise Nationale Tchèque (schismatique). Cela provoqua en Franz un vif sentiment de tristesse, et il voulut «remplacer» ce religieux déserteur. Il entra chez les Prémontrés de Geras en 1920 et prit le nom de Jakob (Jacques), en référence à saint Jacques Lacoupe, un des martyrs de Gorcum (voir la notice de Gorcum).

En 1922 il fut ordonné prêtre. Ce 23 juillet fut pour lui son Dimanche des Rameaux. Malgré sa mauvaise santé permanente, il commença l’apostolat à Geras et aux alentours.

En 1923, on dut lui retirer quatre côtes, sous simple anesthésie locale ; la religieuse qui l’assistait lui avait donné un mouchoir blanc à serrer entre les dents pour supporter la douleur : le mouchoir fut complètement déchiré… ; l’année suivante, quatre autres côtes encore. En octobre, une troisième intervention similaire devait être pratiquée, durant laquelle il mourut.

C’était le 20 octobre 1924, le jour où il devait émettre les vœux définitifs.

Franz (Jakob) Kern fut béatifié en 1998.

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 00:35

Giovanni Battista Montini

1897-1978

 

Giovan Battista Montini naquit le 26 septembre 1897, deuxième des trois enfants de Giorgio Montini et Giuditta Alghisi, habitants de Brescia (Italie) ; ils avaient leur villa de campagne à Concesio, où eut lieu la naissance. L’enfant était si maigre et faible, que les médecins lui donnèrent un jour de vie. Son aîné, Ludovico, fut sénateur ; le benjamin, Francesco, fut médecin.

L'enfant reçut au baptême, le 30 septembre suivant, les noms de Giovanni Battista Enrico Antonio Maria.

La maman était une femme noble, délicate, mais peu expansive et un peu froide en apparence ; le père, jeune avocat, se battait contre l’anticléricalisme, et dirigea le quotidien Il Cittadino di Brescia. Très actif, il lança dans les campagnes les Ligues Blanches, fonda une maison d’éditions, fut dirigeant local de l’Action Catholique et fut trois fois élu député.

Giovan Battista reçut la Première communion et fut confirmé en 1907. Il fréquenta souvent les Bénédictins de Chiari, et reconnut que c’est là que mûrit sa vocation.

A la maison, il rencontra souvent des personnalités religieuses et politiques : don Sturzo et Romolo Murri, qui fondèrent avec Giorgio Montini le Parti Populaire Italien, ancêtre de la Démocratie Chrétienne ; et aussi Alcide De Gasperi.

Ce cadre de vie explique l’atmosphère dans laquelle l’enfant grandit, dans l’enthousiasme des idées et de l’activité de son père, mais aussi avec un caractère sévère, mélancolique, frappé par de fréquentes fièvres ; il dut être confié pendant plus d’une année à un couple de bons paysans, dans l’espoir qu’il se développerait mieux, mais Giovan Battista demeura toujours timide, hypersensible, inquiet même.

Giovanni Battista étudia chez les Jésuites, mais avec des interruptions, dues à sa santé, et obtint son baccalauréat comme candidat libre (1916), puis fréquenta le séminaire (1916-1920) : en réalité, il dut compléter ses études à la maison, en laïc, toujours à cause de sa santé, assisté par des prêtres.

Durant cette période, Giovanni Battista lança la bibliothèque du soldat, pour envoyer aux soldats de bons livres, le magazine La Fionda, où il préconisait une université catholique ; il défendit la liberté de l’enseignement, la défense de la famille.

En 1919, il put enfin vêtir la soutane et six mois plus tard il fut ordonné prêtre, le 29 mai 1920.

En 1920 également, il passa la licence en Droit canonique à Milan et fut envoyé à Rome, où il étudia à l’Université Grégorienne et à la Faculté des Lettres La Sapienza. Il entra peu après à l’Académie des Nobles Ecclésiastiques. En 1922, il fut reçu docteur en droit canonique.

L’abbé Montini se montra brillant, facile à apprendre les langues, et fut appelé à travailler à la Secrétairerie d’Etat du Vatican. Il passa le doctorat en Théologie, le diplôme de l’Académie des Nobles, mais dut renoncer au doctorat de Lettres. Il fut envoyé étudier également à Paris et à Varsovie. Revenu à Rome, il obtint de s’occuper de la jeunesse dans le Cercle Universitaire Catholique. Les jeunes étudiants, enthousiastes, le tutoyaient, l’appelaient Gibiemme, d’après ses initiales GBM.

En 1925, il fut nommé assistant national de la Fédération Universitaire des Catholiques Italiens (FUCI) et s’engagea dans l’opposition à l’idéal fasciste qui montait alors ; c’est là qu’il rencontra et encouragea des jeunes dont les noms illustrèrent la vie politique de l’Italie : Aldo Moro, Giulio Andreotti, Amintore Fanfani, Giorgio La Pira, Guido Carli, Giuseppe Dossetti… Pour aider les étudiants à conserver une culture fondée sur la foi catholique, il fonda la maison d’édition Studium.

En 1934, il fut appelé à collaborer avec le nouveau Secrétaire d’Etat, Eugenio Pacelli (futur Pie XII) et dut quitter la FUCI. Un autre collaborateur, ancien camarade, fut Domenico Tardini : ce dernier était aussi  «conservateur» que Montini était «progressiste» et, s’ils ne furent jamais amis, collaborèrent tout de même pendant près de vingt ans.

Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, il eut une très importante collaboration avec le pape Pie XII. Il soutint la formation de la Démocratie Chrétienne et l’adhésion de l’Italie à l’OTAN.

En 1943 moururent ses deux parents.

En 1952, il refusa, dit-on, la distinction cardinalice. Il y a à ce sujet des incertitudes ; Pie XII aurait personnellement renoncé à créer Montini cardinal. Mgr Montini fut nommé pro-secrétaire d’Etat, puis archevêque de Milan en 1954. Là aussi, cette nomination apparut comme un éloignement du Vatican, voulu par le pape. La devise épiscopale de Mgr Montini fut : In nomine Domini. Dans le diocèse de Milan, il fit construire près de cent nouvelles églises.

En 1958, il fut créé cardinal par le pape Jean XXIII (v. 3 juin). Dès 1959, il fit partie de la commission préparatoire du concile Vatican II. Des bruits pénibles circulèrent dans les années cinquante-soixante, sur de prétendus scandales immoraux dans lesquels le Prélat se serait trouvé impliqué.

En 1963, Mgr Montini succéda à Jean XXIII avec le nom de Paul VI. Il était le deux-cent soixante-deuxième pape.

 

Sous son pontificat se poursuivirent et s’achevèrent les travaux du concile en cours, dont il promulga les décrets et les constitutions.

En 1964, Paul VI fit un voyage à Jérusalem, où il rencontra le patriarche de Constantinople, Athénagoras 1er.

A l’issue de la troisième session, en novembre 1964, il proclama Marie, Mère de l’Eglise, à la suite d’une intervention dont l’initiative venait de Marthe Robin.

Alors que la Constitution sur la Sacré Liturgie avait été votée à la quasi unanimité (il ne manquait que quatre voix sur les deux mille cent-cinquante-et-une), Paul VI créa la surprise en publiant en 1969 le nouvel Ordo Missæ, qui apportait de substantielles modifications au rit de la Messe et qui fit couler beaucoup d’encre.

Paul VI est à l’origine de la création du Synode, qui se réunit périodiquement pour discuter de problèmes importants de l’Eglise, et soumet au Pontife un document de base à partir duquel il est amené à prendre certaines décisions.

L’année 1968 fut aussi l’année de la Foi, pour le mille neuf-centième anniversaire du martyre de saint Pierre. En la fête de l’Apôtre, 29 juin 1968, le pape lut sa Profession de Foi, qui énonçait toute la doctrine fondamentale de l’Eglise à partir du Credo de Nicée.

Ce pape montra le zèle apostolique de l’apôtre saint Paul,  en inaugurant les grands voyages pontificaux :  il se rendit en Inde (Bombay), aux Etats-Unis (ONU), au Portugal (Fatima), en Colombie (Bogotà), à Genève, en Ouganda, aux Philippines. C’est durant ce dernier voyage, que le Pape fut victime d’une tentative d’assassinat, dont il lui resta deux blessures au cou. C’est à Manille qu’il répéta la parole de l’Apôtre : Malheur à moi si je n’évangélise pas (1Co 9:16).

C’est aussi Paul VI qui eut l’initiative de proclamer deux femmes Docteurs de l’Eglise : sainte Thérèse d’Avila et sainte Catherine de Sienne (v. 15 octobre et 29 avril). C’est ce Pape qui renonça à porter la tiare pontificale, qui supprima beaucoup d’habitudes vaticanes désuètes comme la fameuse sedia gestatoria, et fit moderniser les bureaux du Vatican.

Paul VI publia huit encycliques : Ecclésiam suam (1964), Mense maio (1965, sur la dévotion mariale), Mystérium fídei (1963, sur l’Eucharistie)), Christi matri (1966, sur la Très Sainte Vierge Marie), Populórum progésssio (1967, sur la question sociale), Sacerdotális cælibátus (1967, sur le célibat des prêtres), Humánæ vitæ (1968, sur le respect de la vie naissante), Matrimónia mixta (1970, sur les mariages mixtes).

Paul VI eut des échardes dans sa chair (cf. 2Co 12:7) comme certaines initiatives de l’épiscopat hollandais, l’abandon de centaines de prêtres et religieux, dont il se voyait obligé de signer à contre-cœur la réduction à l’état laïc, la rébellion de l’évêque français M.Lefebvre…

En 1978, retiré à Castelgandolfo pour la période estivale, Paul VI fit une dernière allocution en la fête de la Transfiguration, faisant allusion à la prochaine fête de l’Assomption.

Au soir de ce 6 août 1978, ayant pris froid, il succomba à une crise cardiaque.

Cette mort inattendue fit qu’on convoqua le conclave le plus tard possible et que le nouveau pape fut élu le 26 août : ce fut Jean-Paul 1er.

Paul VI a été béatifié en 2014 et sera canonisé en 2018.

Son successeur fut Jean Paul Ier, pendant vingt-huit jours, immédiatement suivi par Jean Paul II.

Le Martyrologe mentionne s.Paul VI au 6 août, son dies natalis ; en 2019, a été instituée sa commémoraison liturgique au 29 mai, jour anniversaire où ce Pape reçut l’ordination sacerdotale.

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 23:00

 

Agnès Galand

1602-1634

 

Née à Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) le 17 novembre 1602, Agnès était la troisième des sept enfants de Pierre, un coutelier, et Guillemette Massiote, et fut baptisée dès le lendemain.

Elle n’avait que sept ans, lorsqu’elle se consacra à la Sainte Vierge, en qualité d’esclave, et s’attachant désormais à la ceinture une chaîne qu’elle «vola» à son père.

Puis, elle fit le vœu de chasteté, à Notre-Dame-du-Puy.

Sa profonde piété l’autorisa à recevoir l’Eucharistie dès l’âge de huit ans, fait qui resta tout-à-fait exceptionnel jusqu’au siècle dernier.

Très tôt, elle fut favorisée de la vison de son Ange Gardien. Un jour, celui-ci lui conseilla de prier vivement pour son père, qui était en grand danger. Son père eut alors l’idée de rentrer plus tôt que prévu à la maison, et apprit le lendemain que de mauvaises gens avaient prévu de l’assassiner.

Elle donnait tout ce qu’elle pouvait aux pauvres, même son goûter. Un jour qu’elle n’avait vraiment rien à donner, le pauvre lui dit de bien regarder au fond de (sa) poche, où elle trouva effectivement une pièce qu’elle lui donna ; alors il disparut.

En grandissant, elle réunit autour d’elles des camarades pour prier. Elle eut une attention particulière pour les femmes en couches.

Un jour qu’elle était au bord de la Loire avec d’autres jeunes filles, des garçons grossiers s’en approchèrent ; son Ange gardien lui apparut et lui fit traverser la Loire ; le fait fut attesté par les garçons eux-mêmes !

C’est son Ange qui lui enseigna aussi à chanter l’office, alors qu’elle était ignorante.

Fréquentant assidûment les Religieux dominicains du Puy, elle fut admise au Tiers-Ordre en 1621.

En 1623, elle entra au nouveau monastère dominicain de Langeac (Haute Loire), où elle professa en 1625. Elle porta depuis le nom de Agnès de Jésus.

Souvent, le Christ suscita près d’elle un petit agneau très joli, particulièrement pour la consoler dans des moments difficiles.

D’abord chargée des corvées, et particulièrement de la cuisine, elle devait aller puiser l’eau assez loin : sur sa prière, Dieu fit jaillir une source dans la cuisine même ; cette eau produisit de nombreux miracles par la suite.

Elle avait une grande dévotion à l’Esprit-Saint. 

Agnès fut favorisée des stigmates de la passion du Christ, mais de façon invisible. En particulier un jour, les Sœurs la trouvèrent sur son lit, les bras en croix, comme crucifiée et souffrant atrocement. Elle offrit ces douleurs pour les âmes du Purgatoire, en particulier celles des Dominicains.

En 1627, elle devint prieure.

C’est sa prière et ses conseils qui poussèrent Monsieur Olier à la fondation du séminaire Saint-Sulpice. Ce même Monsieur Olier attesta avoir été guidé par l’Ange Gardien d’Agnès, qui était en train de prier pour lui faciliter son voyage difficile.

Elle mourut le 19 octobre 1634, confiant à ses Sœurs la mission de prier pour les prêtres et les vocations sacerdotales.

En 1952, un accouchement qui s’annonçait très difficile, se passa très naturellement, après qu’on ait invoqué Agnès.

A la suite de ce miracle, la cause aboutit à sa béatification en 1994. 

La bienheureuse Agnès de Langeac est spécialement invoquée pour les vocations sacerdotales, et pour les femmes enceintes.

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