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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 23:00

Giuse Lê Ɖǎng Thị

1825-1860

 

Giuse (Joseph) était né vers 1825 à Kẻ Vǎn (Quẚng Trị (Vietnam).

Ce père de famille était officier de l’armée.

Au moment de l’édit promulgué contre les soldats chrétiens, il était gouverneur de Nghệ-An.

Il fut arrêté au début de l’année 1860 ; le régime de la prison lui fut tellement néfaste, qu’il en tomba très malade, et que sa crainte était de ne pas vivre assez longtemps pour recevoir la palme du martyre. Il pensait que, peut-être, il n’en serait pas digne à cause de (ses) péchés.

Mais quand vint enfin le jour de l’exécution, il s’exclama : Quel bonheur ! Quel bonheur !

Giuse fut étranglé à An Hòa (Quẚng Nam), le 25 octobre 1860.

Il fut béatifié en 1909, canonisé en 1988.

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 23:00

Vicenta Masiá Ferragud

1882-1936

 

Voir surtout la notice María Teresa Ferragud Roig

 

Vicenta vit le jour le 12 janvier 1882 à Algemesí (Valencia).

Elles étaient quatre sœurs, toutes quatre Religieuses contemplatives : trois clarisses, une augustine.

Entrée chez les Clarisses Capucines de Agullent (Valencia), Vicenta fit la profession en 1902, avec le nom de María Jesús.

Date du martyre :  25 octobre 1936.

 

Date de la béatification : 2001.

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 23:00

  Giuseppe Baldo

1843-1915

 

Giuseppe (Joseph) naquit à Puegnago del Garda (Brescia, Italie N) le 19 février 1843 et fut baptisé le lendemain avec les noms de Giuseppe Daniele. Il était le sixième des neuf enfants de Angelo et Ippolita. Six de ces enfants moururent en bas âge ; et la maman passa le diplôme de sage-femme, certainement pour compléter les ressources familiales, mais surtout pour «remplacer» ses chers enfants déjà envolés.

Quand Giuseppe manifesta à sa maman son désir d’être prêtre, cette sainte femme lui rétorqua : Rappelle-toi bien qu’il y a deux sortes de prêtres : ou un saint prêtre, ou rien du tout (en patois : Ghè dô sórc dè préc, pènséghe bé : o prét bu o gnènt). Giuseppe manifestera toujours une profonde reconnaissance envers sa mère.

Avec son père, les choses furent plus difficiles ; le papa avait besoin de son garçon pour travailler ; il se laissa finalement convaincre par son épouse. Le garçon devait aller à l’école à pied, à cinq kilomètres de là ; on s’est risqué à évaluer qu’il fit quelque seize mille kilomètres à pied.

Giuseppe entra en 1858 au séminaire, où ses études furent brillantes, et reçut l’ordination sacerdotale le 15 août 1865 : il n’avait que vingt-deux ans et l’on demanda un indult pour l’ordonner.

Il fut vicaire à Montorio pendant un an, puis vice-recteur du petit séminaire de Vérone, où il se révéla un excellent éducateur et formateur d’âmes.

Il obtint cependant d’être curé et fut nommé curé-archiprêtre à Ronco all’Adige (1877) : il devait y rester trente-huit ans. On pourrait dire qu’il vécut un peu la même situation que le curé d’Ars un demi-siècle plus tôt.

Sa chère mère le rejoignit. Quand elle fut veuve, elle se retira auprès de son fils curé, pour l’aider dans sa tâche, pendant encore neuf années, avant de s’éteindre en 1886. Peu avant sa mort, son fils voulut lui demander pardon pour ses insuffisances, et elle lui répondit, avec un respectueux «vous» : Vous ne m’avez jamais fait le moindre déplaisir, vous avez toujours été gentil.

A l’arrivée du nouveau curé dans la paroisse, le «comité d’accueil» furent les menaces d’un groupe de francs-maçons. Mais le curé intrépide avait avec lui une force autrement puissante et se mit énergiquement au travail. C’est peut-être à cette occasion qu’il répondit à ses interlocuteurs : J’ai de bonnes épaules, vous pouvez y aller !

Dès 1882, il commença par établir une pieuse union, les Servantes de la Charité de Sainte-Marie-du-Secours ; il ouvrit un jardin d’enfants gratuit, une Ecole du Travail, un lycée paroissial, une bibliothèque ambulante. Il institua pour les hommes un Comité paroissial, et pour les femmes une Association des Mères Chrétiennes.

En 1884, il fonda la Société Ouvrière de Secours Mutuel, pour défendre les plus pauvres contre les usuriers qui en profitaient.

En 1888 il ouvrit un hôpital, la Maison Hippolyte (du nom de sa chère maman), puis une maison pour vieillards en 1893, et la Caisse Rurale Catholique en 1894.

Il fut ami de saint Giovanni Calabria, canonisé en 1999.

Les Servantes de 1882 devinrent en 1894 les Petites Sœurs de Saint-Joseph, qui devaient s’occuper des vieillards, des malades, de la catéchèse et des jeunes ; ce fut le couronnement d’une période très riche en initiatives pastorales, caritatives et sociales, innovantes pour l’époque.

La maladie le rongea, la fatigue aussi. Don Giuseppe mourut à Ronco all’Adige le dimanche 24 octobre 1915, à soixante-douze ans, lui qui ne pensait pas dépasser les soixante !

Il fut béatifié en 1989.

Le miracle retenu pour cette béatification fut la guérison totale et inexplicable d’un malheureux ouvrier qui avait perdu totalement la vision d’un œil, blessé dans un accident du travail. Le miraculé lui-même raconta et écrivit en détails l’épisode, vingt-cinq ans plus tard, et donna à son premier fils le nom de Giuseppe.

Concernant les Religieuses, la première Supérieure prit le nom de la maman de don Giuseppe, Madre Ippolita ; c’est elle qui l’assista au moment de la mort.

Les Petits Filles de Saint Joseph fondèrent en 1901 une filiale à Illasi ; elles reçurent une première approbation vaticane dès 1913 ; en 1966, elles partirent pour le Kénya, où se trouvent aujourd’hui une douzaine de centres. Depuis, elles se sont aussi implantées au Rwanda, en Ouganda, en Guinée Bissau, au Brésil (1982) et en Géorgie (1996).

Giuseppe Baldo

1843-1915

 

Giuseppe (Joseph) naquit à Puegnago del Garda (Brescia, Italie nord) le 19 février 1843 et fut baptisé le lendemain avec les noms de Giuseppe Daniele. Il était le sixième des neuf enfants de Angelo e Ippolita. Six de ces enfants moururent en bas âge ; et la maman passa le diplôme de sage-femme, certainement pour compléter les ressources familiales, mais surtout pour «remplacer» ses chers enfants déjà envolés.

Quand Giuseppe manifesta à sa maman son désir d’être prêtre, cette sainte femme lui rétorqua : Rappelle-toi bien qu’il y a deux sortes de prêtres : ou un saint prêtre, ou rien du tout (en patois : Ghè dô sórc dè préc, pènséghe bé : o prét bu o gnènt). Giuseppe manifestera toujours une profonde reconnaissance envers sa mère.

Avec son père, les choses furent plus difficiles ; le papa avait besoin de son garçon pour travailler ; il se laissa finalement convaincre par son épouse. Le garçon devait aller à l’école à pied, à cinq kilomètres de là ; on s’est risqué à évaluer qu’il fit quelque seize mille kilomètres à pied.

Giuseppe entra en 1858 au séminaire, où ses études furent brillantes, et reçut l’ordination sacerdotale le 15 août 1865 : il n’avait que vingt-deux ans et l’on demanda un indult pour l’ordonner.

Il fut vicaire à Montorio pendant un an, puis vice-recteur du petit séminaire de Vérone, où il se révéla un excellent éducateur et formateur d’âmes.

Il obtint cependant d’être curé et fut nommé curé-archiprêtre à Ronco all’Adige (1877) : il devait y rester trente-huit ans. On pourrait dire qu’il vécut un peu la même situation que le curé d’Ars un demi-siècle plus tôt.

Sa chère mère le rejoignit. Quand elle fut veuve, elle se retira auprès de son fils curé, pour l’aider dans sa tâche, pendant encore neuf années, avant de s’éteindre en 1886. Peu avant sa mort, son fils voulut lui demander pardon pour ses insuffisances, et elle lui répondit, avec un respectueux «vous» : Vous ne m’avez jamais fait le moindre déplaisir, vous avez toujours été gentil.

A l’arrivée du nouveau curé dans la paroisse, le «comité d’accueil» furent les menaces d’un groupe de francs-maçons. Mais le curé intrépide avait avec lui une force autrement puissante et se mit énergiquement au travail. C’est peut-être à cette occasion qu’il répondit à ses interlocuteurs : J’ai de bonnes épaules, vous pouvez y aller !

Dès 1882, il commença par établir une pieuse union, les Servantes de la Charité de Sainte-Marie-du-Secours ; il ouvrit un jardin d’enfants gratuit, une Ecole du Travail, un lycée paroissial, une bibliothèque ambulante. Il institua pour les hommes un Comité paroissial, et pour les femmes une Association des Mères Chrétiennes.

En 1884, il fonda la Société Ouvrière de Secours Mutuel, pour défendre les plus pauvres contre les usuriers qui en profitaient.

En 1888 il ouvrit un hôpital, la Maison Hippolyte (du nom de sa chère maman), puis une maison pour vieillards en 1893, et la Caisse Rurale Catholique en 1894.

Il fut ami de saint Giovanni Calabria, canonisé en 1999.

Les Servantes de 1882 devinrent en 1894 les Petites Sœurs de Saint-Joseph, qui devaient s’occuper des vieillards, des malades, de la catéchèse et des jeunes ; ce fut le couronnement d’une période très riche en initiatives pastorales, caritatives et sociales, innovantes pour l’époque.

La maladie le rongea, la fatigue aussi. Don Giuseppe mourut à Ronco all’Adige le dimanche 24 octobre 1915, à soixante-douze ans, lui qui ne pensait pas dépasser les soixante !

Il fut béatifié en 1989.

Le miracle retenu pour cette béatification fut la guérison totale et inexplicable d’un malheureux ouvrier qui avait perdu totalement la vision d’un œil, blessé dans un accident du travail. Le miraculé lui-même raconta et écrivit en détails l’épisode, vingt-cinq ans plus tard, et donna à son premier fils le nom de Giuseppe.

Concernant les Religieuses, la première Supérieure prit le nom de la maman de don Giuseppe, Madre Ippolita ; c’est elle qui l’assista au moment de la mort.

Les Petits Filles de Saint Joseph fondèrent en 1901 une filiale à Illasi ; elles reçurent une première approbation vaticane dès 1913 ; en 1966, elles partirent pour le Kénya, où se trouvent aujourd’hui une douzaine de centres. Depuis, elles se sont aussi implantées au Rwanda, en Ouganda, en Guinée Bissau, au Brésil (1982) et en Géorgie (1996).

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 23:00

Antonio María Claret y Clará

1807-1870

 

Né le 23 décembre 1807 au petit village de Sallent en Catalogne, Antonio (Antoni en catalan) Claret était le cinquième des onze enfants de Juan Claret et Josefina Clará.

Il reçut au baptême le prénom de Antoni ; c’est lui qui, plus tard, ajouta celui de María, par dévotion à la Mère de Dieu.

Il apprit d'abord le métier de tisserand à l'exemple de son père et se montra un modèle de piété pour ses camarades ouvriers. A dix-sept ans, il partit se perfectionner dans l’art à Barcelone. Ses dons intellectuels semblaient illimités : chez son curé, il avait déjà commencé le latin ; maintenant, dans les cours du soir, il apprit le français, le latin, l’imprimerie.

Antonio pensa à la Chartreuse, mais fut plutôt reçu au séminaire de Vich, où il fut un séminariste exemplaire et reçut l’ordination sacerdotale en 1835.

Il exerça son ministère à Sallent.

En 1839, se sentant plutôt appelé aux missions, il vint à Rome pour se mettre à la disposition de la Congrégation de la Propagande ; mais ne pouvant y rencontrer le Cardinal Préfet, il essaya de vivre chez les Jésuites et commença même le noviciat. Au printemps suivant, une douloureuse plaie à la jambe le fit revenir en Espagne.

Nommé alors curé de Viladrau, et constatant que le péché était souvent dû à l'ignorance, il se lança dans les missions populaires ; son succès fut tel, que l’évêque le déchargea de la cure. Antonio prêcha dans toute la Catalogne. Puis il compléta ses missions par des écrits, en catalan, en espagnol, en français, en latin.

 Son bagage ordinaire : le bréviaire et la Bible ; son horaire : quelques heures de repos nocturne, prédication (parfois plusieurs) de jour et des heures et des heures au confessionnal. Déjà on parlait de miracles : des guérisons extraordinaires ; changement du tabac de contrebande en haricots, pour sauver tel malheureux qui vivait de son petit trafic : à la maison, les haricots redevinrent tabac ! 

Il n’avait pas que les succès : insultes, menaces ; il reçut une orange pourrie pendant qu’il prêchait. Aussi s’en alla-t-il en 1848 de sa Catalogne, laissant sa librairie et toutes ses confraternités pieuses, pour les îles Canaries, où il reprit ses inlassables prédications.

Il tenta d’organiser de nouvelles confraternités pour remplacer les ordres religieux interdits par le gouvernement laïc et fonda en 1849 pour son apostolat la Congrégation des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie, qui s’appelèrent plus tard les Clarétins.

La même année Pie IX le fit ordonner évêque pour la ville de Santiago de Cuba. Au delà de l'océan, il poursuivit le même genre d'activités avec autant de succès et non moins d'épreuves, échappant même à plusieurs attentats, dont un où il eut la joue gauche ouverte par un couteau : il avait osé proclamer que les Noirs étaient égaux aux Blancs ! Pendant les six années de sa présence à Cuba, il fit plus de trois visites pastorales dans toutes ses paroisses, prononça onze mille homélies, distribua près de cent mille brochures…

Puis en 1857 il fut rappelé dans sa patrie pour être confesseur de la Reine d'Espagne Isabelle II. Il résida donc en Espagne, tout en administrant de loin son diocèse de Cuba. Il montra comme toujours sa fidélité au Siège Apostolique.

De part sa position auprès de la reine, il était la cible directe des ennemis du régime ; il fut victime de violentes accusations, de pamphlets… Banni par la Révolution de 1868, il accompagna la reine déchue à Pau, puis Paris. Sa congrégation fut presque éliminée. 

En 1869, il partit au concile de Vatican I, où il défendit vigoureusement l’infallibilité pontificale. 

Toujours plus malade, il vint à Prades puis, menacé encore une fois par les autorités espagnoles, il vint finir ses jours à l'abbaye cistercienne de Fontfroide (Aude), où il voulut participer aux offices. Ses souffrances ne cessaient pas, et il les supportait sans murmurer.

Il mourut le 24 octobre 1870.

Antonio María Claret fut béatifié en 1897, et canonisé en 1934.

 

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 23:00

 Luigi Guanella

1842-1915

 

Luigi Guanella fut le neuvième des treize enfants de Lorenzo Guanella et Maria Bianchi.

Il naquit le 19 décembre 1842 à Franciscio di Campodolcino (Come, Italie N) et fut baptisé le lendemain.

Luigi raconta lui-même que, le jour de sa première communion (il avait neuf ans), il vit une Dame qui lui montrait tout ce qu’il aurait à faire en faveur des pauvres.

Après ses études à Come, il reçut la formation sacerdotale au séminaire et fut ordonné prêtre en 1866.

Il eut différents postes : Prosto, Valchiavenna, Savogno, Valtellina, Traona, Olmo, Pianello del Lario.

Il eut la joie de connaître personnellement saint Giovanni Bosco (v. 31 janvier), qu’il alla visiter en 1870 à Turin et dont il admirait l’esprit et l’œuvre en faveur des jeunes. Il visita aussi l’immense institut Cottolengo (s.Giovanni Cottolengo, v. 30 avril). 

 

Il fut reçut pour trois ans parmi les Salésiens de don Bosco, où il travailla comme directeur des vocations, et également comme directeur de la maison à Mondoví.

De retour dans le diocèse de Come, il ne resta pas inactif. A Traona, il y eut de fortes frictions avec les autorités civiles, qui lui retirèrent sa pension ; l’évêque fut obligé de le transférer à Olmo, puis Pianello.

A Pianello, il s’attela à relever une maison de Religieuses, qui prirent le nom de Filles de Sainte-Marie-de-la-Divine-Providence, devenues ensuite Maison de la Divine Providence, pour s’occuper des personnes âgées et pauvres. Ces Religieuses avaient été fondées par Marcellina Bosatta, dont la sœur, Dina, est maintenant béatifiée (v. 20 avril).

 

A cette maison se joignit bientôt la branche masculine des Serviteurs de la Charité, chaleureusement soutenue par Andrea Carlo Ferrari (v. 2 février), futur archevêque de Milan et cardinal. L’œuvre se développa assez rapidement, en Italie (Milan, Pavie, Sondrio, Rovigo, Rome, Cosenza…), en Suisse, en Espagne, aux Etats-Unis.

En 1899, don Luigi rencontra un jeune séminariste, Angelo Roncalli, le futur pape Jean XXIII.

Don Luigi fut frappé de paralysie en 1915, alors qu’il se trouvait dans la maison de Come. Il reçut la visite de don Luigi Orione (v. 12 mars). 

Il mourut le 24 octobre 1915. Quand le pape Benoît XV l’apprit, il dit : Un saint est mort.

Luigi Guanella a été béatifié en 1964 et canonisé en 2011.

Les miracles retenus pour la béatification et la canonisation de don Luigi Guanella furent : 

La guérison instantanée, parfaite, durable et inexplicable d’une demoiselle atteinte de péritonite aiguë, désormais inguérissable, et d’une autre demoiselle atteinte du mal de Pott ;

La guérison en 2002 d’un jeune américain, victime d’un accident de patinage, qui l’avait plongé dans un profond coma. Après l’application d’une relique de don Guanella, il sortit du coma une semaine après, puis guérit totalement, sans aucune séquelle, au point qu’il reprit son travail et put se marier tout-à-fait normalement.

Saint Luigi Guanella est mentionné le 24 octobre au Martyrologe.

 

Luigi Guanella

1842-1915

 

Luigi Guanella fut le neuvième des treize enfants de Lorenzo Guanella et Maria Bianchi.

Il naquit le 19 décembre 1842 à Franciscio di Campodolcino (Come, Italie du nord) et fut baptisé le lendemain.

Luigi raconta lui-même que, le jour de sa première communion (il avait neuf ans), il vit une Dame qui lui montrait tout ce qu’il aurait à faire en faveur des pauvres.

Après ses études à Come, il reçut la formation sacerdotale au séminaire et fut ordonné prêtre en 1866.

Il eut différents postes : Prosto, Valchiavenna, Savogno, Valtellina, Traona, Olmo, Pianello del Lario.

Il eut la joie de connaître personnellement saint Giovanni Bosco (voir au 31 janvier), qu’il alla visiter en 1870 à Turin et dont il admirait l’esprit et l’œuvre en faveur des jeunes. Il visita aussi l’immense institut Cottolengo (voir au 30 avril).

Il fut reçut pour trois ans parmi les Salésiens de don Bosco, où il travailla comme directeur des vocations, et également comme directeur de la maison à Mondoví.

De retour dans le diocèse de Come, il ne resta pas inactif. A Traona, il y eut de fortes frictions avec les autorités civiles, qui lui retirèrent sa pension ; l’évêque fut obligé de le transférer à Olmo, puis Pianello.

A Pianello, il s’attela à relever une maison de Religieuses, qui prirent le nom de Filles de Sainte-Marie-de-la-Divine-Providence, devenues ensuite Maison de la Divine Providence, pour s’occuper des personnes âgées et pauvres. Ces Religieuses avaient été fondées par Marcellina Bosatta, dont la sœur, Dina, est maintenant béatifiée (voir au 20 avril).

A cette maison se joignit bientôt la branche masculine des Serviteurs de la Charité, chaleureusement soutenue par Andrea Carlo Ferrari (voir au 2 février), futur archevêque de Milan et cardinal. L’œuvre se développa assez rapidement, en Italie (Milan, Pavie, Sondrio, Rovigo, Rome, Cosenza…), en Suisse, en Espagne, aux Etats-Unis.

En 1899, don Luigi rencontra un jeune séminariste, Angelo Roncalli, le futur pape Jean XXIII.

Don Luigi fut frappé de paralysie en 1915, alors qu’il se trouvait dans la maison de Come. Il reçut la visite de don Luigi Orione (voir au 12 mars). 

Il mourut le 24 octobre 1915. Quand le pape Benoît XV l’apprit, il dit : Un saint est mort.

Luigi Guanella a été béatifié en 1964 et canonisé en 2011.

Les miracles retenus pour la béatification et la canonisation de don Luigi Guanella furent : 

La guérison instantanée, parfaite, durable et inexplicable d’une demoiselle atteinte de péritonite aiguë, désormais inguérissable, et d’une autre demoiselle atteinte du mal de Pott ;

La guérison en 2002 d’un jeune américain, victime d’un accident de patinage, qui l’avait plongé dans un profond coma. Après l’application d’une relique de don Guanella, il sortit du coma une semaine après, puis guérit totalement, sans aucune séquelle, au point qu’il reprit son travail et put se marier tout-à-fait normalement.

Saint Luigi Guanella est mentionné le 24 octobre au Martyrologe.

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 23:00

Amado García Sánchez

1903-1936

 

Amado (Aimé) vit le jour le 29 avril 1903 à Moscardón (Teruel, Espagne), de Tomás et Isabel.

Il entra au noviciat des Pères Vincentiens en 1917, et fit les vœux à Hortaleza en 1921.

Après la Théologie à Cuenca et Madrid, il fut ordonné prêtre en 1926.

Après quelques mois à Ávila, il fut envoyé à Grenade, en 1929 à Gijón, dont il fut nommé supérieur en 1935.

Quand explosa la triste révolution de l’été 1936, la maison se vida ; certains furent bientôt fusillés, d’autres se cachèrent ; le père Amado s’habilla en civil et resta tranquillement à sa place. La Providence permit que les Rouges non seulement n’envahirent pas la maison, mais ne reconnurent pas même le père Amado, pourtant si connu dans les quartiers de Gijón, le prenant pour le menuisier ou le cuisinier : un menuisier avec des mains toutes propres et sans cals !

On lui suggérait d’aller se réfugier ailleurs, mais il n’acceptait pas ce compromis.

Un jour cependant, les Rouges eurent l’intuition de la présence de ce Supérieur, mais ne firent pas le rapprochement entre lui et le menuisier. Les jours s’écoulèrent encore. Le père Amado finit même par penser que le danger s’était éloigné : chaque jour, il téléphonait aux Sœurs pour leur demander des nouvelles, beaucoup de gens venaient se confesser, en particulier les Religieuses, le Père allait célébrer ; le 15 août, il célébra même avec une certaine solennité, et prononça l’homélie.

Les Rouges en eurent vent ; ils vinrent enquêter sur ce curé insolent. Les Religieuses firent les étonnées ; ils répondirent : Si, il y a quelqu’un qui a célébré, en bleu de travail et avec un pistolet. On fit un peu plus attention les jours suivants.

Le 13 octobre, deux Religieuses vinrent voir le père Amado et le trouvèrent anxieux, contrairement à l’habitude. Un pressentiment l’avait envahi.

Il fut arrêté le 21 octobre 1936 ; le «tribunal» l’accusa formellement d’avoir célébré le 15 août ; il était curé, et donc souverainement rebelle. Le prêtre ne discuta pas.

On le mit en prison le 22, en réalité dans l’église des Jésuites, réquisitionnée pour abriter quelque trois-cents personnes. Tous se confessaient, puis le père Amado invita ses compagnons à prier le chapelet.

Ensuite, on s’allongea sur les matelas à terre ; un prisonnier proposa le sien au Père, qui n’en avait pas : il s’endormit profondément. La nuit du 23 au 24, les prisonniers furent tirés du sommeil par des hurlements qui ordonnaient de se lever. 

Il y eut des personnes vraiment remises en liberté, contre toute attente. Puis quatorze noms furent annoncés, pour «libérer» autant de prisonniers. Le père Amado dit à l’autre Père présent : Au revoir dans l’éternité ! et l’on partit pour le cimetière ; le père Amado se laissa dire : Tu parles d’une liberté !

Un autre prisonnier lui donna son manteau ; le Père remercia et dit au Confrère : Si je ne reviens pas, achète-lui un manteau !

Montrant le Frère Jiménez, le père Amado dit aux Rouges : Tuez-moi, moi, mais laissez tranquille ce pauvre vieux, qui n’a rien à voir. C’est seulement un de nos élèves.

Il ne faisait pas encore jour. Parvenus au cimetière, les miliciens firent descendre le père Amado, condamné à mort pour le grave délit d’être prêtre.

Le père Amado leur dit : Tuez-moi le plus vite possible, ne me martyrisez pas. Que Dieu vous pardonne, comme je vous pardonne moi aussi.

Il reçut une première balle qui lui traversa l’avant-bras et lui rentra dans le crâne, au niveau du front. Puis un coup de feu à le tempe.

Le père Amado avait trente-trois ans, ce 24 octobre 1936.

De pieuses femmes vinrent avec des tissus pour les imbiber du sang du Martyr, qui fut béatifié en 2013.

 
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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 23:00

  

Tomás Cuartero Gascón

1915-1936

 

Voir aussi la notice : Passionistes de Daimiel

Tomás était né le 22 février 1915 à Tabuenca (Saragosse, Espagne), de Tomás et Braulia, et reçut la Confirmation au mois de juin suivant, selon l’habitude fréquente à cette époque.

Il eut pour jeune frère José María, avec lequel il partagera sa route jusqu’au martyre.

Il reçut la Première communion en 1923, et ressentit très tôt la vocation sacerdotale. Aussi alla-t-il au Petit séminaire de Belchite, en 1927.

En 1930 eut lieu une prédication populaire à Tabuenca, prêchée par des Pères passionistes ; la paroisse en fut tellement changée, qu’à son retour du séminaire, Tomás pensa rejoindre ces Pères passionistes.

On lui donna une réponse positive, et pour qu’il ne fût pas seul, on le fit accompagner de son jeune frère, José María.

Tomás n’étudiait pas facilement, mais obtint tout de même de bons résultats ; il écrivait déjà avec un certain style personnel.

Pour l’été 1931, ils revinrent tous deux à Tabuenca. Puis à l’automne, ils repartirent à Saragosse. 

Tomás étudia mieux et, à la fin de l’année, partit pour Corella, où il reçut l’habit de la Congrégation. Il était admis au noviciat. En 1933, il faisait les vœux, avec le nom de Tomás du Très Saint Sacrement et commençait la philosophie.

Il avait un rêve : partir en mission pour le Tanganyika (actuelle Tanzanie), où les Passionistes italiens avaient ouvert une maison à Dodoma. 

En septembre 1934, les jeunes de Corella durent rejoindre Daimiel. En 1935, José María y fit à son tour la profession.

D’autres documents de cette période ont disparu dans la tourmente révolutionnaire. Nous retrouvons les deux frères Cuartero Gascón lors de la «première» fusillade du 23 juillet 1936, dont ils sortirent vivants, mais gravement blessés : Tomás avait reçu une balle en pleine poitrine, et José María avait la mâchoire complètement déboîtée.

En sortant de l’hôpital, trois mois après, tous deux moururent lors d’une «deuxième» fusillade, le 23 octobre 1936.

Leur béatification eut lieu en 1989.  

Tomás Cuartero Gascón

1915-1936

 

Voir aussi la notice : Passionistes de Daimiel

Tomás était né le 22 février 1915 à Tabuenca (Saragosse, Espagne), de Tomás et Braulia, et reçut la Confirmation au mois de juin suivant, selon l’habitude fréquente à cette époque.

Il eut pour jeune frère José María, avec lequel il partagera sa route jusqu’au martyre.

Il reçut la Première communion en 1923, et ressentit très tôt la vocation sacerdotale. Aussi alla-t-il au Petit séminaire de Belchite, en 1927.

En 1930 eut lieu une prédication populaire à Tabuenca, prêchée par des Pères passionistes ; la paroisse en fut tellement changée, qu’à son retour du séminaire, Tomás pensa rejoindre ces Pères passionistes.

On lui donna une réponse positive, et pour qu’il ne fût pas seul, on le fit accompagner de son jeune frère, José María.

Tomás n’étudiait pas facilement, mais obtint tout de même de bons résultats ; il écrivait déjà avec un certain style personnel.

Pour l’été 1931, ils revinrent tous deux à Tabuenca. Puis à l’automne, ils repartirent à Saragosse. 

Tomás étudia mieux et, à la fin de l’année, partit pour Corella, où il reçut l’habit de la Congrégation. Il était admis au noviciat. En 1933, il faisait les vœux, avec le nom de Tomás du Très Saint Sacrement et commençait la philosophie.

Il avait un rêve : partir en mission pour le Tanganyika (actuelle Tanzanie), où les Passionistes italiens avaient ouvert une maison à Dodoma. 

En septembre 1934, les jeunes de Corella durent rejoindre Daimiel. En 1935, José María y fit à son tour la profession.

D’autres documents de cette période ont disparu dans la tourmente révolutionnaire. Nous retrouvons les deux frères Cuartero Gascón lors de la «première» fusillade du 23 juillet 1936, dont ils sortirent vivants, mais gravement blessés : Tomás avait reçu une balle en pleine poitrine, et José María avait la mâchoire complètement déboîtée.

En sortant de l’hôpital, trois mois après, tous deux moururent lors d’une «deuxième» fusillade, le 23 octobre 1936.

Leur béatification eut lieu en 1989.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 23:00

Jules-Nicolas Rèche

1838-1890

 

Jules-Nicolas naquit à Landroff (Moselle) le 2 septembre 1838, dans une famille si pauvre, qu’il dut très tôt travailler comme palefrenier, cocher, charretier.

Il se fit remarquer pour son honnêteté, sa discrétion.

Ayant rencontré les Frères des Ecoles Chrétiennes, il demanda à y être admis. 

Il commença le noviciat en 1862, avec le nom de Arnould et, après la profession, il enseigna pendant quatorze ans à Reims.

Son zèle ne s’arrêta pas là : il profita de ses «heures libres» pour étudier la théologie, les mathématiques, les sciences, l’agriculture, ce qui lui permit d’enseigner aussi à de petits groupes d’élèves plus âgés.

Durant la guerre de 1870, il travailla comme infirmier, pour soulager les blessés des deux camps. Il fut décoré de la médaille de bronze.

Bientôt nommé maître des novices à Thillois, sa renommée s’agrandit à cause de sa grande sainteté : vie ascétique, piété profonde, mais aussi miracles, discernement des pensées. Frère Arnould était particulièrement dévot de la passion du Christ et docile à l’action de l’Esprit Saint, qui fortifie le cœur des hommes.

Lors du déplacement du noviciat à Courlancy (Reims) en 1885, il fit consacrer la maison au Sacré-Cœur.

Frère Arnould mourut saintement le 23 octobre 1890 et fut béatifié en 1987.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 23:00

Phaolô Tống Viết Bưòng

1773-1833

 

Phaolô (Paul) était né vers 1773 à Phủ Cam (Phu Xuân, actuelle Huế, Vietnam), d’une famille où l’on était catholique depuis plusieurs générations.

Le père et le grand-père de Phaolô étaient mandarins ; lui-même entra dans la garde royale et devint capitaine de la 1e compagnie de son régiment ; même le roi disait de lui qu’il remplissait son devoir avec zèle et activité. Il avait été décoré de la plaque d’ivoire pour ses services.

Dans le cours de son service, le souverain l’envoya en mission inspecter les opérations militaires contre les populations primitives de la province de Quang-Ngai. Quand il vit son rapport, le roi lui demanda s’il était allé visiter la pagode de Non-Duoc. Phaolô répondit d’abord qu’il n’en avait pas reçu l’ordre exprès, et ajouta ensuite qu’il n’y était pas allé parce qu’il était chrétien.

Le roi lui fit alors de terribles reproches, se mit en colère et ordonna de le décapiter ; un des amis de Phaolô ayant intercédé pour lui, la peine fut commuée : le capitaine reçut quatre-vingts coups de rotin, fut dégradé et condamné à servir comme simple soldat.

Phaolô put acheter le droit de se retirer dans sa famille. Un an plus tard, le roi demanda la liste de ses soldats chrétiens ; Phaolô manquait : le roi le fit arrêter et mettre en prison.

Phaolô fut mis à la cangue en prison pour six mois, puis fut chargé d’une chaîne au cou et aux jambes. Tous les dix jours, on l’interrogeait et, comme il refusait d’apostasier, on lui administrait une vingtaine de coups de bâton. Il refusa catégoriquement de marcher sur la Croix. Ses blessures n’avaient pas le temps de cicatriser d’une séance à l’autre. Epuisé, il sentait ses forces le quitter, mais ne se plaignait jamais. Il priait pour obtenir la grâce d’être fidèle.

Le roi ne voulait pas le tuer ; il préférait une apostasie, plus efficace, selon lui, pour éteindre la foi dans le pays. Il ordonna de le battre encore et encore ; et s’il en mourait, qu’on le jetât hors des murs de la ville. Mais pour abréger l’attente, il finit par prononcer une sentence de mort. Phaolô devait être décapité et sa tête exposée plusieurs jours en signe d’ignominie.

Le vaillant soldat mourut pour le Roi céleste le 23 octobre 1833 à Thở Ɖuc (Saigon, Vietnam), et fut béatifié en 1900, canonisé en 1988.

 
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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 23:00

Giovanni de Capistrano

1386-1456

 

Giovanni, né le 24 juin 1386, à Capistrano (Abruzze, Italie centrale), reçut le nom du Saint du jour : Jean-Baptiste.

Il était fils d'un gentilhomme français qui avait suivi à Naples le duc d'Anjou, devenu roi de ce pays ; ce papa mourut bientôt, et la maman éduqua Giovanni avec une profonde piété.

Après ses humanités, le garçon fut envoyé à Pérouse pour y étudier le droit canonique et civil. Très brillant, il reçut une place de judicature, et fut très recherché pour la maturité de son jugement. Il devint même gouverneur de Pérouse.

Un homme riche et noble, charmé de ses qualités éminentes, lui proposa sa fille en mariage. Tout lui souriait dans le monde, quand tout à coup s'évanouirent ces flatteuses espérances.

Dans une guerre contre Rimini, la ville de Pérouse le soupçonna de trahir sa patrie ; on le fit arrêter. Malgré son innocence et son éloquence à se défendre, il fut jeté en prison. Ayant tenté de s’évader, il se brisa le pied et fut jeté dans un sombre cachot. 

Dans ce cachot, il eut la vision de saint François d’Assise. Il vendit tous ses biens, paya sa rançon, remit à sa fiancée sa dot, distribua le reste aux pauvres, et se réfugia chez les Franciscains, au monastère du Mont, près de Pérouse. 

Le Gardien (c’est-à-dire le Supérieur), craignant que cette vocation ne fût que l'effet d'un dépit passager plutôt que d'un mouvement de la grâce, voulut l'éprouver. Il lui ordonna de faire le tour de la ville de Pérouse dont il avait été gouverneur, monté à rebours sur un âne, couvert d'un mauvais habit et la tête coiffée d'un bonnet de carton où étaient écrits divers péchés. 

On peut à juste titre s’étonner des méthodes utilisées par certains maîtres spirituels, mais Dieu le permet parfois pour honorer encore plus les vertus des Saints. Après une telle épreuve, les humiliations du noviciat ne coûtèrent pas beaucoup à Giovanni.

Admis en 1416, il eut pour maître de noviciat un simple frère convers, sans doute très spirituel, mais très dur, à la direction duquel Giovanni se soumit avec la simplicité d'un enfant. Il fut traité par lui avec la dernière sévérité. Je rends grâces au Seigneur, disait-il plus tard, de m'avoir donné un tel guide ; s'il n'eût usé envers moi de pareilles rigueurs, jamais je n'aurais pu acquérir l'humilité et la patience.

Giovanni fut renvoyé par deux fois du noviciat comme incapable de remplir jamais aucun emploi dans la religion. Il resta jour et nuit à la porte du couvent, souffrant avec joie l'indifférence des religieux, les railleries des passants et le mépris des pauvres qui venaient demander l'aumône. Une persévérance si héroïque désarma la sévérité des supérieurs et dissipa leurs craintes. Giovanni, reçu de nouveau, fut enfin admis à la profession.

Dès lors sa vie fut admirable, il vivait uniquement de Jésus sur la Croix. Embrasé d'amour pour Dieu, il faisait de sa vie une oraison continuelle : le Crucifix, le Tabernacle, l'image de Marie, le jetaient dans l'extase : Dieu, disait-il, m'a donné le nom de Giovanni, pour me faire le fils de Marie et l'ami de Jésus.

Pour la théologie, il eut pour maîtres saint Giacomo de la Marche et saint Bernardin de Sienne, dont il sera plus tard un vaillant collaborateur. En attendant, Giovanni semblait avoir la science infuse, en théologie comme en droit canonique.

Ordonné prêtre vers 1425, Giovanni fut appliqué au ministère de la parole. Ses paroles produisaient partout des conversions nombreuses. Une secte de prétendus moines, les Fraticelli, dont les erreurs et les mœurs scandalisaient l'Église, fut anéantie par son zèle et sa charité. Le Pape Eugène IV, frappé des prodigieux succès de Giovanni, l'envoya comme nonce en Sicile ; puis le chargea de travailler, au concile de Florence, à la réunion des Latins et des Grecs. Enfin il le députa vers le roi de France, Charles VII.

Ami de saint Bernardin de Sienne, il le défendit, devant la cour de Rome, contre les calomnies que lui attirait son ardeur pour la réforme de son Ordre ; il l'aida grandement dans cette entreprise, réformant les couvents selon la première règle de sainte Claire, comme le faisait sainte Colette en France. 

Plus tard, il travaillera activement à la canonisation de saint Bernardin.

Le pape Eugène IV proposa l’épiscopat à Giovanni, qui le refusa si humblement, que le pape n’insista pas.

Le pape suivant, Nicolas V, l'envoya en qualité de commissaire apostolique dans la Hongrie, l'Allemagne, la Bohème et la Pologne. Giovanni y alla avec Æneas Silvio Piccolomini, futur pape Pie II,  pour remettre la concorde entre les princes allemands. En voyage, pour passer un fleuve, Giovanni étendit le manteau de saint Bernardin au-dessus de l’eau, et l’escorte put passer à pieds secs. En Allemagne, les villes entières se portaient à la rencontre de Giovanni. Toutes sortes de bénédictions accompagnèrent ses pas. Il ramena au bercail de l'Église un grand nombre de personnes, et convertit une quantité prodigieuse de Juifs et de Musulmans. Giovanni prêchait en latin, traduit par un interprète.

Giovanni évangélisa la Carinthie, la Styrie, l’Autriche, la Bohême, la Moravie, la Silésie, la Bavière, la Thuringe, la Saxe, la Franconie, la Pologne, la Transylvanie, la Modavie, la Valachie… Les miracles accompagnaient sa prédication, jusqu’à des résurrections.

À cette époque, Mahomet II menaçait l'Occident d'une complète invasion, il tenait Belgrade assiégée et se promettait d'arborer le croissant dans l'enceinte même de Rome. Le Pape Calixte III chargea Giovanni de prêcher une croisade : à la voix puissante de cet ami de Dieu, une armée de quarante mille hommes se leva ; il lui trouva pour chef Huniade, qu’il conduisit à la victoire.

Étant à trois journées de marche des Turcs, tandis qu'il célébrait la Messe en plein air dans les grandes plaines du Danube, les témoins ont rapporté qu'une flèche partie d'en haut vint, pendant le Saint Sacrifice, se placer sur le corporal. Après la Messe, le Saint lut ces mots écrits en lettres d'or sur le bois de la flèche : Par le secours de Jésus, Giovanni de Capistran remportera la victoire.  Au fort de la mêlée, il tenait en main l'étendard de la Croix et criait : Victoire, Jésus, victoire ! Les Turcs se retirèrent en criant : Retirons-nous, car le Dieu des chrétiens combat pour eux. Belgrade fut sauvée. C'était le 14 juillet 1456.

C’est à la suite de cette victoire que fut instituée la fête de la Transfiguration (6 août).

Trois mois après, le 23 octobre 1456, Giovanni, se trouvant à Vilak (Sirmium), ayant prononcé ces paroles du Nunc dimittis : C'est maintenant, Seigneur, que tu laisseras mourir en paix ton serviteur, expira en disant une dernière fois : Jésus. Il avait soixante-dix ans.

D’après un manuscrit découvert en 1874, le corps de Giovanni fut, au siècle suivant, repris par les Turcs, et vendu à un riche seigneur, qui le remit à une communauté de moines basiliens orthodoxes : préservé de toute corruption, revêtu de l’habit franciscain, il se trouverait à Bistriz (Roumanie).

Giovanni de Capistrano fut canonisé dès 1690.

Giovanni de Capistrano

1386-1456

 

Giovanni, né le 24 juin 1386, à Capistrano (Abruzze, Italie centrale), reçut le nom du Saint du jour : Jean-Baptiste.

Il était fils d'un gentilhomme français qui avait suivi à Naples le duc d'Anjou, devenu roi de ce pays ; ce papa mourut bientôt, et la maman éduqua Giovanni avec une profonde piété.

Après ses humanités, le garçon fut envoyé à Pérouse pour y étudier le droit canonique et civil. Très brillant, il reçut une place de judicature, et fut très recherché pour la maturité de son jugement. Il devint même gouverneur de Pérouse.

Un homme riche et noble, charmé de ses qualités éminentes, lui proposa sa fille en mariage. Tout lui souriait dans le monde, quand tout à coup s'évanouirent ces flatteuses espérances.

Dans une guerre contre Rimini, la ville de Pérouse le soupçonna de trahir sa patrie ; on le fit arrêter. Malgré son innocence et son éloquence à se défendre, il fut jeté en prison. Ayant tenté de s’évader, il se brisa le pied et fut jeté dans un sombre cachot. 

Dans ce cachot, il eut la vision de saint François d’Assise. Il vendit tous ses biens, paya sa rançon, remit à sa fiancée sa dot, distribua le reste aux pauvres, et se réfugia chez les Franciscains, au monastère du Mont, près de Pérouse. 

Le Gardien (c’est-à-dire le Supérieur), craignant que cette vocation ne fût que l'effet d'un dépit passager plutôt que d'un mouvement de la grâce, voulut l'éprouver. Il lui ordonna de faire le tour de la ville de Pérouse dont il avait été gouverneur, monté à rebours sur un âne, couvert d'un mauvais habit et la tête coiffée d'un bonnet de carton où étaient écrits divers péchés. 

On peut à juste titre s’étonner des méthodes utilisées par certains maîtres spirituels, mais Dieu le permet parfois pour honorer encore plus les vertus des Saints. Après une telle épreuve, les humiliations du noviciat ne coûtèrent pas beaucoup à Giovanni.

Admis en 1416, il eut pour maître de noviciat un simple frère convers, sans doute très spirituel, mais très dur, à la direction duquel Giovanni se soumit avec la simplicité d'un enfant. Il fut traité par lui avec la dernière sévérité. Je rends grâces au Seigneur, disait-il plus tard, de m'avoir donné un tel guide ; s'il n'eût usé envers moi de pareilles rigueurs, jamais je n'aurais pu acquérir l'humilité et la patience.

Giovanni fut renvoyé par deux fois du noviciat comme incapable de remplir jamais aucun emploi dans la religion. Il resta jour et nuit à la porte du couvent, souffrant avec joie l'indifférence des religieux, les railleries des passants et le mépris des pauvres qui venaient demander l'aumône. Une persévérance si héroïque désarma la sévérité des supérieurs et dissipa leurs craintes. Giovanni, reçu de nouveau, fut enfin admis à la profession.

Dès lors sa vie fut admirable, il vivait uniquement de Jésus sur la Croix. Embrasé d'amour pour Dieu, il faisait de sa vie une oraison continuelle : le Crucifix, le Tabernacle, l'image de Marie, le jetaient dans l'extase : Dieu, disait-il, m'a donné le nom de Giovanni, pour me faire le fils de Marie et l'ami de Jésus.

Pour la théologie, il eut pour maîtres saint Giacomo de la Marche et saint Bernardin de Sienne, dont il sera plus tard un vaillant collaborateur. En attendant, Giovanni semblait avoir la science infuse, en théologie comme en droit canonique.

Ordonné prêtre vers 1425, Giovanni fut appliqué au ministère de la parole. Ses paroles produisaient partout des conversions nombreuses. Une secte de prétendus moines, les Fraticelli, dont les erreurs et les mœurs scandalisaient l'Église, fut anéantie par son zèle et sa charité. Le Pape Eugène IV, frappé des prodigieux succès de Giovanni, l'envoya comme nonce en Sicile ; puis le chargea de travailler, au concile de Florence, à la réunion des Latins et des Grecs. Enfin il le députa vers le roi de France, Charles VII.

Ami de saint Bernardin de Sienne, il le défendit, devant la cour de Rome, contre les calomnies que lui attirait son ardeur pour la réforme de son Ordre ; il l'aida grandement dans cette entreprise, réformant les couvents selon la première règle de sainte Claire, comme le faisait sainte Colette en France. 

Plus tard, il travaillera activement à la canonisation de saint Bernardin.

Le pape Eugène IV proposa l’épiscopat à Giovanni, qui le refusa si humblement, que le pape n’insista pas.

Le pape suivant, Nicolas V, l'envoya en qualité de commissaire apostolique dans la Hongrie, l'Allemagne, la Bohème et la Pologne. Giovanni y alla avec Æneas Silvio Piccolomini, futur pape Pie II,  pour remettre la concorde entre les princes allemands. En voyage, pour passer un fleuve, Giovanni étendit le manteau de saint Bernardin au-dessus de l’eau, et l’escorte put passer à pieds secs. En Allemagne, les villes entières se portaient à la rencontre de Giovanni. Toutes sortes de bénédictions accompagnèrent ses pas. Il ramena au bercail de l'Église un grand nombre de personnes, et convertit une quantité prodigieuse de Juifs et de Musulmans. Giovanni prêchait en latin, traduit par un interprète.

Giovanni évangélisa la Carinthie, la Styrie, l’Autriche, la Bohême, la Moravie, la Silésie, la Bavière, la Thuringe, la Saxe, la Franconie, la Pologne, la Transylvanie, la Modavie, la Valachie… Les miracles accompagnaient sa prédication, jusqu’à des résurrections.

À cette époque, Mahomet II menaçait l'Occident d'une complète invasion, il tenait Belgrade assiégée et se promettait d'arborer le croissant dans l'enceinte même de Rome. Le Pape Calixte III chargea Giovanni de prêcher une croisade : à la voix puissante de cet ami de Dieu, une armée de quarante mille hommes se leva ; il lui trouva pour chef Huniade, qu’il conduisit à la victoire.

Étant à trois journées de marche des Turcs, tandis qu'il célébrait la Messe en plein air dans les grandes plaines du Danube, les témoins ont rapporté qu'une flèche partie d'en haut vint, pendant le Saint Sacrifice, se placer sur le corporal. Après la Messe, le Saint lut ces mots écrits en lettres d'or sur le bois de la flèche : Par le secours de Jésus, Giovanni de Capistran remportera la victoire.  Au fort de la mêlée, il tenait en main l'étendard de la Croix et criait : Victoire, Jésus, victoire ! Les Turcs se retirèrent en criant : Retirons-nous, car le Dieu des chrétiens combat pour eux. Belgrade fut sauvée. C'était le 14 juillet 1456.

C’est à la suite de cette victoire que fut instituée la fête de la Transfiguration.

Trois mois après, le 23 octobre 1456, Giovanni, se trouvant à Vilak (Sirmium), ayant prononcé ces paroles du Nunc dimittis : C'est maintenant, Seigneur, que tu laisseras mourir en paix ton serviteur, expira en disant une dernière fois : Jésus. Il avait soixante-dix ans.

D’après un manuscrit découvert en 1874, le corps de Giovanni fut, au siècle suivant, repris par les Turcs, et vendu à un riche seigneur, qui le remit à une communauté de moines basiliens orthodoxes : préservé de toute corruption, revêtu de l’habit franciscain, il se trouverait à Bistriz (Roumanie).

Giovanni de Capistrano fut canonisé dès 1690.

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