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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 23:00

Juan Viñuela Flecha

1910-1936

 

Juan était né le 2 juin 1910 à Navatejera (León, Espagne), de Victoriano et Manuela, qui eurent onze enfants ; Juan fut baptisé le 8 juin et confirmé en 1910.

Juan était un meneur ; il guidait ses camarades et leur donnait le bon exemple. Plus tard, du noviciat, écrivant à sa famille, il se préoccupait toujours de leur demander s’ils accomplissaient fidèlement leurs obligations de chrétiens. On va voir que ces recommandations étaient bien fondées.

Il entra en 1924 dans la congrégation des Frères Maristes à Venta de Baños (Palencia) et commença le noviciat à Tuy en 1925 ; il reçut l’habit et le nom de Luis Daniel ; un an après il faisait les premiers vœux. Il devait faire la profession solennelle en 1934.

Jeune, Luis Daniel eut peu de missions : après Tuy, il enseigna à Lugo (1928-1929), et Madrid.

Le Frère n’eut pas tant de problèmes avec ses élèves, qu’avec ses propres parents. En effet, son père vint le voir et lui demander de revenir à la maison. Luis Daniel lui fit remarquer : Tu as tant de fils à la maison, ne peux-tu pas en donner un au Bon Dieu ? Le père essaya même de l’emmener de force, mais le seul résultat fut que le Frère en conçut une fièvre très forte et dut s’aliter.

Autre épreuve encore, mais de la part de sa mère, qui lui proposa de quitter la vie religieuse pour échapper au danger de la persécution menaçante. Et le Frère : Moi, partir ? Ça, jamais ! Qu’il arrive ce que Dieu voudra ! 

Après avoir dû abandonner la maison de Madrid, il se retrouva dans une pension avec un autre Frère. Des miliciens ne tardèrent pas à se présenter, un jour où le Frère était seul à la maison ; il refusa de révéler où était son Confrère. On le fouilla et on lui trouva son chapelet. On le lui accrocha au cou par dérision et on se mit à le battre jusqu’à en être fatigué, et on le laissa là, moitié mort. 

Vraisemblablement il expira ce même soir du 16 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2013.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 23:00

Wojciech Kopliński

1875-1941

 

Né à Debrzyno (Prusse, aujourd’hui Gmina Debrzno en Pologne) le 30 juillet 1875, baptisé le 8 août suivant, Wojciech (Adalbert, ou simplement Albert) était le benjamin des douze enfants de Wawrzyniec (Laurent) et Berta Moldenhau, cette dernière descendant d'une famille protestante allemande..

Ayant connu dans sa jeunesse les Capucins, qui furent supprimés par le régime prussien, il les rejoignit en Alsace, à Sigolsheim, et prit le nom de Anicet, qui signifie en grec invincible.

Il fit la profession en 1897.

Il fut ordonné prêtre le 15 août 1900 et exerça le saint ministère à Dieburg, puis dans la région de la Ruhr (Werne, Sterkrade, Krefeld), comme aumônier des Polonais qui s’y trouvaient.

En 1918 il fut appelé à réorganiser la vie ecclésiale et l’Ordre des Capucins à Varsovie, ce qu’il accepta avec enthousiasme.

Il y développa une telle activité à quêter en faveur des pauvres, qu’il fut appelé le Saint François de Varsovie.

Quand il n’était pas en train de quêter, il était dans le confessionnal, une heure avant de célébrer, une autre heure après, et de nouveau le soir. Des évêques vinrent se confesser à lui, et même le nonce, un certain Achille Ratti, futur pape Pie XI. Il n’hésitait pas à demander à ces prélats, comme pénitence pour le sacrement de Réconciliation, quelque offrande pour ses pauvres. S’il demandait aux riches de donner quelque chose pour les pauvres, il demandait aux pauvres de prier pour les riches.

Polonais d’origine, allemand d’adoption, il était proche et des Polonais et des Allemands, des non-chrétiens et des Juifs, les faisant prier ensemble et les uns pour les autres.

Lors de l’invasion de son pays par les armées nazies, il ne tarda pas à être suspecté par les Nazis. Lors de sa première arrestation, en la fête de l’Ascension, il eut le front de répondre en face à son interrogateur : Après ce qu’Hitler a fait pour la Pologne, j’ai honte d’être allemand.

Fait prisonnier, il aurait pu faire valoir sa citoyenneté allemande pour être libéré, mais il se serait mis en contradiction avec lui-même.

Lors de l’attaque aérienne de Varsovie, il fut fait prisonnier à la prison de Pawiak pour avoir parlé contre le régime national-socialiste. Il refusa énergiquement l'accusation d'avoir incité les gens à se rebeller contre le régime allemand. Il déclara ouvertement : Je suis prêtre, et je travaillerai où qu’il y ait des hommes, qu’ils soient Juifs ou Polonais, mais surtout ceux qui souffrent et les pauvres. C'est à ce moment qu'on lui rasa les cheveux et son imposante barbe. On lui laissa tout de même son bréviaire.

Le 3 septembre 1941, il fut déporté dans le camp de concentration de Auschwitz. Le père Anicet avait soixante-six ans : on le mis dans le box des invalides, ce qui signifiait l’antichambre du chemin pour l’extermination.

A partir de là, on ne sait pas bien ce qu'on lui fit endurer comme mauvais traitements durant les quelques semaines qui suivirent, jusqu'à sa mort, mais on a pu tout de même retrouver quelques témoins parmi les survivants.

On a ainsi appris qu'il fut battu dès son arrivée, sous prétexte qu'il ne restait pas tranquille avec les autres, un chien des SS le mordit, et quand il fut au milieu des condamnés à la chambre à gaz, il resta calme et plongé dans la prière. Il se confia à un voisin : Nous allons boire la coupe jusqu'à la lie.

Il est possible que le père Anicet soit mort des mauvais traitements subis dans ce block 19, ou qu'on lui ait injecté quelque substance mortelle, ou qu'il soit passé dans la chambre à gaz. 

Ce qui est sûr, est que le père Anicet consomma ainsi son calice le 16 octobre 1941 et fut béatifié en 1999.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 23:00

Agostino Thevarparampil

1891-1973

 

Agostino naquit le 1er avril 1891 à Ramapuram, dernier des cinq enfants de la famille Thevarparampil.

Après l’école primaire, il fut au Petit séminaire de Changacherry, puis à Puthenpally. Il reçut l’ordination sacerdotale en 1921, dans le rite Syro-Malabar.

Il fut vicaire à Ramapuram, puis à Kadanad. Sa santé n’étant pas très bonne, il s’en retourna dans la paroisse d’origine, où il trouva un nouveau champ d’activité : l’apostolat auprès des Dalit, cette classe d’ «inférieurs» marginalisés et maltraités.

Agostino (que tout le monde appelait «Kunjachan», petit prêtre, car il était de petite taille et très humble), se voua corps et âme pour les Dalit, jusqu’à sa mort. Il réussit à en émanciper des milliers.

Les Dalit, en vertu de leur caste et de la couleur de la peau, étaient victimes d’une totale discrimination. Ils restaient analphabètes, et donc contraints à faire tous les petits travaux d’esclaves.

Agostino Kunjachan n’avait rien d’un homme aux capacités exceptionnelles. C’était un prêtre tout simple, presque inconnu des autorités, qui ne reçut jamais aucune distinction honorifique, mais qui passait son temps à visiter ces Dalit dans leurs chaumières et là où ils travaillaient. Seul un catéchiste l’accompagnait et l’aidait en cas de nécessité.

Il reçut bien des contradictions, de la part des castes «supérieures», bien sûr, mais aussi de la part de chrétiens «traditionnels». Ceci ne découragea pas le père Agostino, qui amena à l’Eglise plus de cinq mille âmes.

Il se levait à quatre heures du matin.

Il se préoccupait tellement de chacun, qu’il les appelait tous par leur prénom, du plus jeune au plus ancien, de sorte qu’ils se sentaient alors honorés d’être ainsi appelés, eux qu’on ignorait d’habitude. C’est ainsi que le père Agostino conquit leur confiance. Ils étaient pour lui ses «fils», et eux l’appelaient «notre prêtre». Il écrivait un journal où il reportait exactement tout ce qui concernait chacun d’eux, la naissance, le mariage, le décès, les confessions annuelles. Infatigablement, il ramenait sur le bon chemin ceux qui s’éloignaient de la bonne pratique, ou de la fidélité conjugale.

Calmement, doucement, il s’opposa catégoriquement aux objections pour obtenir l’émancipation des Dalit, au point de vue social, ou culturel ou intellectuel ou artistique. Même quand le gouvernement refusa de reconnaître les Dalit convertis, il ne se découragea pas.

Sa force était dans l’Eucharistie et la dévotion à la Sainte Vierge. Obéissant, il se soumettait totalement au curé et à l’évêque.

Le père Agostino Kunjachan mourut en odeur de sainteté le 16 octobre 1973 et fut béatifié en 2006.

Le miracle retenu pour la béatification fut la guérison totale et inexplicable d’un petit garçon affligé d’une déformation congénitale du pied.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 23:00

Vital (Viau)

VIIIe siècle

 

Ce ne sont pas les détails précis qui abondent au sujet de ce Saint ermite, et l’on a même relevé quelques erreurs probables dans certains récits qu’on en a faits.

Saint Vital (en latin Vitalis) venait d’Angleterre, de cette Angleterre depuis peu ré-évangélisée grâce à la prédication de saint Augustin, bientôt secondé par saint Paulin, moines bénédictins envoyés là par le pape saint Grégoire 1er (le Grand, v. 3 septembre) à la fin du VIe siècle. De là se développa un christianisme fécond en sainteté, en érudition et en production artistique. Canterbury va être fondé, le monastère de Lindisfarne va devenir célèbre ; le roi Edwin va épouser la chrétienne Ethelburge et se convertir lui-même en 627, le roi Oswald suivra bientôt (v. 12 octobre et 5 août) ; le moine immensément érudit saint Bede le Vénérable (675-735) va devenir la gloire du clergé anglais (v. 25 mai)  ; au début du VIIIe siècle, l’Angleterre est suffisamment ancrée dans le christianisme pour envoyer à son tour des missionnaires en Germanie, en premier lieu saint Boniface (v. 5 juin) .

Ce n’est donc pas un pays païen que notre Vital veut quitter, mais on peut deviner que, au milieu du fourmillement du clergé de son île, il désira plus de silence et de solitude, et qu’il pensa trouver cela dans des régions plus amples sur la terre de Gaule. C’est ainsi qu’il aborda un jour au pays de Retz, au sud de l’estuaire de la Loire : il se trouva bien sur le Mont Scobrit, et c’est là qu’il gravit peu à peu les échelons de la sainteté.

Le “Mont Scobrit” n’est pas vraiment une “hauteur”, car nous sommes au bord de la mer, à peine à cinquante mètres d’altitude, mais l’isolement et l’amour de Dieu vont aider l’ermite à  chercher les choses d’en-haut (Col 3:1) et à converser avec Dieu.

Comment vivait Vital ? Comme tous les ermites, du travail de ses mains, de ce que la nature pouvait lui offrir. Dans ce beau pays de Retz, où l’on ne connaissait pas les activités portuaires que nous savons, et où l’homme n’avait pas envahi le paysage avec les voitures, le béton, le mouvement et le bruit, notre ermite dut trouver cette paix dans la solitude, assez éloigné du monde pour prier et rester avec Dieu, assez proche des hommes tout de même, pour qu’on reçût de lui de salutaires exemples de détachement et de vertus.

Si Vital préféra vivre en ermite, c’était pour rester caché et discret, pour mener sa vie austère comme il l’entendait de façon à plaire à Dieu sans vouloir s’imposer à d’autres, et sans avoir à dépendre des autres.

On ne s’étonnera donc pas de ne point posséder de détails sur son genre de vie, sur l’aspect de sa cabane, sur ses repas frugaux, sur sa vie de prière. Tel un Chartreux (v. 6 octobre), il ressentait en lui le besoin de prier pour tous les hommes, pour lui-même en premier lieu car il se sentait pécheur et s’accusait personnellement avant les autres, contemplant la bonté de Dieu, et implorant Sa miséricorde sur toute la société humaine. 

Vital meurt en 750, probablement un 16 octobre, puisque c’est en ce jour qu’il est commémoré au Martyrologe.

La cellule de saint Vital - qu’on appela localement Viau ou Viaud - est traditionnellement conservée dans le bourg de Saint-Viaud (en breton Sant-Widel-Skovrid), qui s’est développé à partir de son ermitage : cette cellule serait la petite grotte qu’on peut visiter sous l’église paroissiale ; non loin de là se trouve aussi une chapelle Saint-Vital, plusieurs croix de Saint-Vital ; les armes-mêmes de Saint-Viaud portent sur une croix le cordon de saint Vital.

 

1 Saint Grégoire le Grand est fêté le 3 septembre, saint Augustin le 27 mai, saint Paulin le 10 octobre.    

5 Les Chartreux furent fondés par saint Bruno au XIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:40

Josefa Martínez Pérez

1897-1936

 

Josefa vit le jour le 5 août 1897 à Alberique (Valencia, Espagne), troisième des six enfants de José et Marcela.

Après le collège où elle fit partie des Enfants de Marie, elle entra chez les Filles de la Charité à Valencia et commença en 1925 le noviciat à Madrid. 

A partir de 1926, elle fit partie de la communauté de Valencia, qui gérait un des meilleurs hôpitaux d’Espagne. Il y avait là une centaine de Religieuses. On lui confia les orphelins et les femmes contagieuses. En plus de ses multiples obligations, elle réussit à passer aussi le diplôme d’infirmière, pour mieux servir les pauvres.

En juillet 1936, elle confia : Je m’en irai à Alberique, chez mes parents, et là je serai martyre, comme Jeanne d’Arc.

Entre le 24 juillet et le 6 août 1936, toutes furent expulsées.

Josefa et une autre Sœur prirent le train. En descendant, on aperçut leur habit et on les arrêta pour les interroger. On prévint la famille de venir les chercher, mais on surveillait…

L’été passa. Le 24 septembre, on fusilla son beau-frère parce qu’il était catholique, qu’il était charitable envers les pauvres (y compris ses bourreaux…) et parce qu’il avait hébergé les Sœurs. Josefa s’offrit à sa place, faisant remarquer que sa femme attendait son quatrième enfant, mais on le lui refusa.

Quand il s’agit de monter un petit hôpital, elle se proposa comme infirmière, mais on le lui refusa aussi.

Josefa et sa sœur Natalia, enceinte, furent arrêtées le 14 octobre. Toute la journée, Josefa pria, les bras en croix, pour obtenir la libération de sa sœur ; quand on les appela en pleine nuit, elle intercéda encore : le chef finit par libérer Natalia. Elles se séparèrent en disant : On se reverra dans l’éternité.

Josefa fut fusillée à Llosa de Ranes (Valencia), près du Pont des Chiens, le 15 octobre 1936, vers trois heures du matin.

Elle fut béatifiée en 2013, avec ses Compagnes assassinées en d’autres lieux en 1936.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:16

Pere Verdaguer Saurina

1908-1936

 

Pere (Pierre) était né à Manlleu (Barcelone) le 24 octobre 1908.

Prêtre, il faisait partie des Fils de la Sainte Famille.

En 1936, il était secrétaire du collège Saint-Raymond-de-Peñafort à Vilafranca del Penedès (Barcelone) en même temps que préfet de la congrégation mariale.

Il s’occupait des jeunes avec un profond enthousiasme sacerdotal.

Au mois de mai, la communauté dut quitter le collège. Il rejoignit le collège de Begues et prépara ses papiers pour se présenter à l’ambassade d’Argentine.

Réfugié à Barcelone, puis à Manlleu, il dut traverser à pied le Ter, de nuit, pour éviter les miliciens et il regagna Barcelone, où il se réfugia dans une pension.

Lors d’un contrôle, il fut arrêté, mis en prison à San Elías et de là, conduit à Montcada le 15 octobre 1936 pour y être fusillé.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

Francesc Mitjá Mitjá

1874-1936

 

Francesc vit le jour le 26 juin 1874 à Arbucias (Gerona, Espagne), de parents inconnus. Ce lui fut une épreuve toute sa vie.

Il entra au séminaire de Gerona, mais c’est la vie conventuelle qui l’attirait.

Entré dans l’Ordre des Mercédaires à San Ramón, il fit à El Olivar le noviciat, reçut l’habit en 1909 et professa en 1910. 

Ses supérieurs obtinrent pour ce saint homme une dispense, car en principe l’accident de sa naissance l’excluait de la vie religieuse et du sacerdoce.

En 1911, on l’envoya à Lleida pour les études.

Celles-ci se déroulaient sans aucune difficulté, ses résultats étaient excellents : Francesc était passé maître en latin et en grec, en français, en espagnol et en catalan, il écrivait des poèmes (y compris en latin) ; il enseignait aussi bien la grammaire que l’arithmétique… mais voilà qu’on lui trouva un défaut aux yeux, suffisant pour lui demander de bien vouloir renoncer au sacerdoce.

Ce qui nous interpelle ici et semble assez mystérieux, c’est de comprendre comment un homme si cultivé qui pouvait enseigner, ne voyait pas suffisamment pour lire son bréviaire ou le missel de l’autel.

Le fait est que l’épreuve fut terriblement douloureuse pour Francesc. Il s’abandonna silencieusement à la Providence et renonça. Il serait Frère convers et enseignant. Ses élèves l’apprécièrent à tous les niveaux et partout, à Lleida, San Ramón, Barcelone…

Quand la guerre civile se déclencha, il n’avait pas peur et disait ingénûment : On ne me fera rien, à moi. J’irai mendier, et quand la guerre sera finie, j’aurai une très longue barbe, je reviendrai ici, on ne me reconnaîtra pas. 

Contraint d’abandonner le couvent en juillet 1936, il trouva refuge une quinzaine de jours chez des amis, que les miliciens menacèrent s’ils ne mettaient pas le Religieux à la porte ; ils le conduisirent chez d’autres amis, puis Francesc vagabonda par la montagne, tendant la main pour avoir quelques sous. Torà, Selles, Su, Matamargó : à chacune de ses haltes, il trouvait une bonne famille accueillante qui le cachait une nuit ou deux, tandis qu’il «payait» sa pension en rendant des services divers, faisant du catéchisme aux enfants, travaillant aux champs…

On arriva ainsi peu à peu à la mi-octobre (à moins que ce fût même en décembre). Francesc venait de sortir de chez ses hôtes et fut arrêté par une patrouille. On le fouilla, mais le chef le laissa aller. Le Frère retourna chez ses amis, qui l’installèrent dans une cabane à quelques centaines de mètres : le matin suivant, on entendit des coups de feu… 

Peu après, attiré par des aboiements, quelqu’un trouva le cadavre du Frère, en grande partie déjà déchiqueté et dévoré ; on reconnut le Frère Francesc. De la configuration des lieux, on déduisit qu’après l’avoir abattu sur une petite hauteur, les miliciens avaient jeté le Frère une trentaine de mètres plus bas, mais que, encore vivant, le pauvre Martyr s’était traîné sur une vingtaine de mètres avant d’expirer.

Les chiens lui avaient dévoré le cerveau et une partie de jambe. 

Un autre témoin aurait plutôt affirmé qu’il avait retrouvé le cadavre dans un ruisseau, dans un état avancé de décomposition : il s’agissait peut-être de quelqu’un d’autre.

On trouva près du Frère quelques pièces de monnaie, qu’on offrit pour célébrer une Messe. Mais il fallut encore attendre pour déplacer et enterrer cette dépouille ; quand ce fut possible, il ne restait que la tête.

Même si l’on trouve aussi le mois de janvier 1937 comme période de cette mort glorieuse, pour le moment, on trouvera le dies natalis de Frère Francesc au 15 octobre, en attente de plus amples lumières.

Il fut béatifié en 2013.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

Teresa de Cepeda y Ahumada

1515-1582

 

Teresa vit le jour le 28 mars 1515 à Gotarrendura (Vieille Castille, Espagne), de nobles parents qui s’appelaient Alonso Sánchez de Cepeda et Beatriz d’Ávila y Ahumada, troisième de leurs douze enfants.

Le papa descendait d’une famille juive séfarade de Tolède, convertie au christianisme.

Vive et cultivée, Teresa eut bientôt, avec son frère Rodriguez, le désir ardent d’être martyre. Mais on ne s’improvise pas tel ! Elle «joua» à être ermite, à faire l’aumône. Elle aimait prier le chapelet.

En 1527, elle fut orpheline de sa mère. Son adolescence s’exprimait dans le plaisir des belles tenues chevaleresques, élégantes, parfumées. Elle se trouva sur une pente dangereuse, mais en même temps détestait les choses malhonnêtes. Son père l’envoya réfléchir pendant un an dans un couvent à Ávila.

Puis il l’envoya pendant un an chez une autre de ses filles à Castellanos de la Cañada, d’où Teresa fit part à son père de sa volonté d’entrer en religion. Vive opposition du père. Teresa fuga en novembre 1533 (elle avait dix-huit ans) et entra au monastère du Carmel d’Ávila.

Elle y fit les vœux en 1534 et s’appela désormais Teresa de Jésus. Elle souffrit dès la première année de crises d’épilepsie, d’évanouissements, de cardiomyopathie. C’est du moins ce qu’on pourrait ainsi diagnostiquer d’après les descriptions qu’elle en donna. Elle alla de nouveau se reposer chez sa sœur.

Là, elle réussit à persuader le curé de cesser sa vie honteuse de concubinage ; elle revint à Ávila en 1537. Une rechute la tint paralysée pendant deux ans encore. Teresa attribua sa guérison à saint Joseph, envers qui elle avait une grande dévotion.

La mort de son père (1541), l’impressionna vivement.

Dans le monastère, les religieuses pouvaient aller et venir, recevoir des visites ; une apparition du Christ en 1542 lui reprocha son laisser-aller, et aussi lui apparut en croix. Teresa comprit qu’il fallait réformer cette vie relâchée, en commençant par elle-même.

Elle prit un directeur de conscience éclairé, un Jésuite ; elle rencontra Francisco Borja  (voir au 30 septembre), qui l’encouragea.

En 1558, elle eut une autre apparition, puis une vision de l’enfer. L’année suivante, elle prit pour directeur le père Baltasar Álvarez, lui-même favorisé aussi de manifestations mystiques.

En 1560, Teresa fit le vœu de toujours rechercher la plus grande perfection, approuvée en cela par saint Pedro d’Alcántara (voir au 18 octobre). Puis saint Luis Bertrán l’encouragea dans sa volonté de réformer le Carmel, dans un esprit authentique de pauvreté, de solitude et de silence.

La vie intérieure de Teresa évoluait vers une véritable union mystique avec le Christ, la Vierge Marie, les Saints et les Anges, qu’elle voyait alternativement. Elle reçut la grâce de la transverbération (une blessure d’amour au cœur, provoquée par un ange séraphique).

Grâce à l’appui de ses proches (un frère lui envoya de l’or du Pérou), elle put construire un premier monastère réformé à Ávila. On devait retrouver la vraie pauvreté, la mortification par la flagellation, marcher pieds-nus ou dans de simples sandales, d’où l’expression de Carmes Déchaux (déchaussés).

Teresa ouvrit ou réforma dix-sept couvents (féminins) en Espagne : Medina del Campo, Malagón, Valladolid, Tolède, Pastrana, Salamanque, Alba de Tormes ; ensuite aussi Madrid et Alcalá, Ségovie, Séville, Palencia… Burgos fut le dernier. Elle dut voyager beaucoup pour implanter sa réforme, malgré la fatigue, les maladies et les contradictions parfois violentes : un chapitre italien, en 1576, décréta la suspension d’ouverture d’autres couvents ; elle se soumit et resta un an sans sortir du couvent de Tolède. Son Autobiographie fut examinée par l’Inquisition.

Le mouvement gagna les hommes, grâce à saint Juan de la Croix (voir au 14 décembre) : Ségovie, Beas de Segura, Séville, Caravaca de la Cruz. 

Teresa mourut à Alba de Tormes (Salamanque) le 4 octobre 1582. La nuit suivante, toute la catholicité abandonnait le calendrier julien et adoptait le calendrier grégorien. Le jour suivant devenait le 15 octobre, jour de la fête de Teresa d’Ávila.

Lors des différentes exhumations qui eurent lieu, son corps apparut toujours incorrompu.

Elle fut béatifiée en 1614, canonisée en 1622 ; proclamée patronne d’Espagne en 1627, Docteur de l’Eglise en 1970.

L’inscription de sa statue au Vatican porte l’expression mater spiritualium (Mère des choses ou des personnes spirituelles). On la prit aussi comme protectrice des auteurs catholiques (1965)… et des joueurs d’échecs !

Parmi ses miracles, on rappelle la résurrection d’un de ses neveux. 

On a de sainte Thérèse d’Ávila plusieurs centaines de lettres, des œuvres de profonde mystique (Chemins de la perfection, Château intérieur), des récits (Fondations, Autobiographie), des poésies.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

  

Magdalena de Nagasaki

1610-1634

 

Cette jeune vierge était membre du Tiers-Ordre dominicain et du Tiers-Ordre augustinien, dans le diocèse de Nagasaki.

Elle fut martyrisée à Nishizaka (Nagasaki), le 15 octobre 1634. 

Elle fut béatifiée en 1981 et canonisée en 1987, en même temps de Lorenzo Ruiz et ses Compagnons, qui sont fêtés liturgiquement le 28 septembre.

 

 

  

Magdalena de Nagasaki

1610-1634

 

Magdalena était née vers 1610 à Nagasaki.

Cette jeune vierge était membre du Tiers-Ordre dominicain et du Tiers-Ordre augustin, dans le diocèse de Nagasaki.

Elle fut martyrisée à Nishizaka (Nagasaki), le 15 octobre 1634. 

Elle fut béatifiée en 1981 et canonisée en 1987, en même temps que Lorenzo Ruiz et ses Compagnons, qui sont fêtés liturgiquement le 28 septembre.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

Balthasar Kagayama Hanzaemon

1572 ?-1619

Iacobus

1615 ?-1619 

 

Didacus et Balthasar Kagayama, tous deux nés à Takatsuki (Osaka, Japon) étaient probablement deux frères, sinon deux proches parents et cousins. 

Tous deux étaient mariés et vivaient dans le diocèse de Fukuoka.

Didacus (Diego, Jacques) fut martyrisé le 14 octobre 1619.

Balthasar Kagayama Hanzaemon était né en 1572 environ.

Il fut martyrisé à Hiji (Oita), le 15 octobre 1619.

Avec lui, on martyrisa aussi, sans pitié, son petit garçon d’environ quatre ans, Iacobus, qui était né vers 1615.

Tous les trois furent béatifiés en 2008.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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