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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

Hedwige d’Andechs (de Silésie)

1174-1243   

 

Il faut bien distinguer cette Hedwige de l’autre Hedwige (Jadwiga de Pologne, v. 17 juillet).

Ses parents furent Berthold IV et Agnès de Rochlitz Misnie : Berthold IV était comte d’Andechs, duc de Méranie, comte du Tyrol, prince de Carinthie et d’Istrie. De ce mariage naquirent neuf enfants parmi lesquels deux futurs évêques et une future abbesse, ainsi que Hedwige, dont il va être question ; Gertrude qui, épouse du roi André II de Hongrie, fut la mère de la future sainte Elisabeth de Hongrie ; et Agnès, troisième épouse (illégitime) de Philippe-Auguste, dont le mariage fut dissout par le pape.

Hedwige donc, fut la tante de sainte Elisabeth de Hongrie et, un moment, belle-sœur du roi de France.

Elle grandit dans l’abbaye bénédictine de Kitzingen (Bavière, Allemagne) et épousa, à douze ans, Henri 1er, duc de Silésie et futur duc de Cracovie, connu sous le nom de Henri 1er le Barbu. Ils eurent sept enfants.

Ce couple très chrétien vécut dans une grande harmonie et, tandis qu’Henri s’occupait des affaires du royaume (il travailla surtout à consolider l’unité de la Pologne), Hedwige consacrait son temps et sa fortune en œuvres de charité, aidant l’Eglise et les nécessiteux. Elle avait une vie personnelle très mortifiée, et on la voyait toujours pieds-nus en toutes saisons.

C’est elle qui, en 1203, fonda une communauté cistercienne à Trebnitz (aujourd’hui Trzebnica en Pologne), première abbaye féminine de Silésie.

Veuve en 1238, Hedwige se retira dans cette abbaye dont l’abbesse était alors sa propre fille Gertrude, à laquelle elle se soumit humblement.

C’est là qu’elle mourut, le 15 octobre 1243. Elle fut canonisée en 1267.

Sainte Hedwige est patronne de Berlin, de la Silésie et de sa capitale Wrocław, de Trzebnica, et des trois diocèses de Görlitz, Andechs et Cracovie.

En Pologne, sainte Hedwige est appelée : Jadwiga Śląska.

Sa fête liturgique est au 16 octobre, et c’est en ce jour que fut élu le pape polonais Jean-Paul II.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

Narcís Basté Basté

1866-1936

 

Narcís naquit à San Andrés de Palomar (Barcelone, Espagne) le 16 décembre 1866.

Jeune, il appartint à la Congrégation mariale de l’Immaculée et de saint Louis de Gonzague, à l’église du Sacré-Cœur de Barcelone, où il connut ainsi les Jésuites.

Après avoir pris ses grades académiques en Droit à l’université de Barcelone, il entra immédiatement chez les Jésuites (1890). Il étudia la philosophie à Veruele et la théologie à Tortosa.

Il fut ordonné prêtre en 1899 et fut envoyé à Valencia pour diriger une Congrégation mariale, qui devint avec lui la plus importante de la ville.

Véritable pionnier en matière socio-éducative, il eut diverses et heureuses initiatives : les premières colonies scolaires à Valencia, la Maison des Ouvriers ; il organisa des équipes de foot-ball entre les patronages, entre les académies ; des représentations vivantes de la Crèche ; des soirées littéraires, des sorties champêtres, des classes de plein air…

Il était l’auteur de plusieurs livres : Patronage des Jeunes Ouvriers, Vie et miracles de la très sainte Vierge du Puig, Catéchisme d’Apologétique, La vraie Religion, ce dernier publié en 1935. 

Quand la Compagnie de Jésus fut officiellement supprimée, il continua à animer des associations de travailleurs. Quatre fois il fut arrêté, mais trois fois il fut libéré par les soldats, qui l’avaient connu dans des cercles caritatifs.

La quatrième fois, on l’enferma dans une ferme, où il fut interrogé et torturé, toujours à Valencia.

Il fut assassiné par les miliciens de la CNT (Confederación Nacional del Trabajo, Confédération Nationale du Travail) le 15 octobre 1936, jour où le commémore le Martyrologe.

Sa béatification se fit en 2001.

 
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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

Władysław Miegoń

1892-1942

 

Il vit le jour le 30 septembre 1892 à Samborzec (Autriche, aujourd’hui Świętokrzyskie, Pologne), aîné des huit enfants de Stanisłas et Mariana Miegoniów, des polonais aussi croyants que patriotes.

Les parents tenaient une ferme, où leur grand garçon apprit à monter les chevaux magistralement.

Après l’école communale, il fréquenta l’école de garçons de Sandomierz et passa son baccalauréat à seize ans.

Il entra au séminaire de Sandomierz et fut ordonné prêtre en 1915.

Comme vicaire il fut à Iwaniska, Bodzentyn (1916), Głowaczów, Staszów et Iłża. 

Il eut l’occasion de descendre dans des tranchées, pour visiter les blessés. Il rencontra un jour un blessé autrichien, pour lequel le médecin du front ne voulait pas se déplacer : l’abbé Miegón loua une voiture, et alla chercher un médecin polonais pour soigner les blessés autrichiens.

Quand la Pologne fut reconstituée, son évêque ne lui accorda pas d’intégrer l’armée, mais le nomma aumônier de la Marine ; il eut le grade de Capitaine de vaisseau.

Il exerça sa fonction d’abord dans le bataillon de marine Modlin, puis Aleksandrów. En 1920, il était à Puck et se trouva ensuite au milieu du combat dans la guerre polono-bolchevique ; le président Piłsudski lui remit personnellement la Croix d’Argent de l’Ordre de la vertu militaire.

En 1924, la flotte s’installa à Gdynia, et l’aumônier s’arrangea pour compléter l’instruction, souvent trop élémentaire, des marins, en leur prodiguant des leçons de langue polonaise, de mathématiques, d’histoire et de géographie, et aussi en les formant au patriotisme polonais. Il organisa aussi une harmonie de la marine.

Durant l’été, il eut l’occasion d’en envoyer plusieurs pour travailler dans la ferme de ses parents.

Après encore plusieurs années de service, il dut interrompre toutes ces activités et fréquenta l’université catholique de Lubłin pour des études de Droit canonique (1929-1933). Mais là encore il travailla pour l’armée, rénovant le mess et la chapelle de la garnison de Lubłin, qui fut consacrée en 1933.

En 1934, de retour à Gdynia, il fut promu au rang d’aumônier principal, avec le grade de Capitaine de corvette.

De 1934 à 1938, il a lancé la construction de la chapelle de garnison à Oksywie, consacrée en 1939. 

En septembre, commença la Deuxième Guerre mondiale. Il fut capturé le 19 septembre 1939 ; il aurait pu être libéré, mais préféra rester avec ses marins pour leur garantir le ministère sacerdotal. Il fut donc conduit au Stalag IX C de Rothenburg, et successivement au camp de concentration de Buchenwald, en avril 1940. Contre les dispositions de Genève, on lui retira son uniforme militaire. 

A partir de juillet 1942 il fut transféré au camp de Dachau, avec le numéro 21223, où il décéda le 15 octobre 1942 ; son corps fut éliminé dans le four crématoire.

Grand patriote, officier de marine et aumônier, l’abbé Władysław Miegoń a été béatifié en 1999.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

 

Narcís Basté Basté

1866-1936

 

Narcís naquit à San Andrés de Palomar (Barcelone, Espagne) le 16 décembre 1866.

Jeune, il appartint à la Congrégation mariale de l’Immaculée et de saint Louis de Gonzague, à l’église du Sacré-Cœur de Barcelone, où il connut ainsi les Jésuites.

Après avoir pris ses grades académiques en Droit à l’université de Barcelone, il entra immédiatement chez les Jésuites (1890). Il étudia la philosophie à Veruele et la théologie à Tortosa.

Il fut ordonné prêtre en 1899 et fut envoyé à Valencia pour diriger une Congrégation mariale, qui devint avec lui la plus importante de la ville.

Véritable pionnier en matière socio-éducative, il eut diverses et heureuses initiatives : les premières colonies scolaires à Valencia, la Maison des Ouvriers ; il organisa des équipes de foot-ball entre les patronages, entre les académies ; des représentations vivantes de la Crèche ; des soirées littéraires, des sorties champêtres, des classes de plein air…

Il était l’auteur de plusieurs livres : Patronage des Jeunes Ouvriers, Vie et miracles de la très sainte Vierge du Puig, Catéchisme d’Apologétique, La vraie Religion, ce dernier publié en 1935. 

Quand la Compagnie de Jésus fut officiellement supprimée, il continua à animer des associations de travailleurs. Quatre fois il fut arrêté, mais trois fois il fut libéré par les soldats, qui l’avaient connu dans des cercles caritatifs.

La quatrième fois, on l’enferma dans une ferme, où il fut interrogé et torturé, toujours à Valencia.

Il fut assassiné par les miliciens de la CNT (Confederación Nacional del Trabajo, Confédération Nationale du Travail) le 15 octobre 1936, jour où le commémore le Martyrologe.

 

Sa béatification se fit en 2001.


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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 23:00

 

Cipriano Alguacil Torredenaida

1884-1936

 

Cipriano naquit à Ajofrín (Tolède, Espagne) le 12 octobre 1884.

Dans sa jeunesse, il travaillait aux champs avec ses parents.

Il fit sa profession comme frère coopérateur dominicain à Ávila en 1909.

Il fut successivement sacristain, cuisinier, portier à Ávila, Ocaña, Madrid. On le décrivait comme un religieux pieux, ordonné et travailleur. 

Il était à Madrid, le 19 juillet 1936, quand les révolutionnaires donnèrent l’assaut au couvent. Il se cacha alors chez une sœur qui vivait par là, pendant trois mois, continuant de vivre dans la prière. Quand on le prévenait que la messe se célébrait clandestinement dans telle ou telle maison, il s’y rendait pour participer à l’Eucharistie.

Il ne cachait pas son pressentiment que la prochaine fête de sainte Thérèse d’Ávila, le 15 octobre, serait pour lui un grand jour. C’est ce qui advint.

En effet, il fut arrêté le 15 octobre : il se présenta à ses bourreaux avec le rosaire à la main, déclarant clairement qu’il était dominicain et se livra à eux avec sérénité.

On retrouva son corps non loin de Madrid, à Barajas.

Le frère Cipriano a été béatifié en 2007.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 23:54

Domenico Loricato

(Dominique l’Encuirassé)

1000-1060

 

Ce qu’on va rapporter de la vie de ce Saint en étonnera plus d’un. On sera sans doute effrayé des austérités qu’il s’est imposées sans qu’aucune autorité ne lui ait suggéré davantage de prudence et de discrétion. Seul le contexte historique et sans doute une vocation toute particulière nous aideront à comprendre, à admettre une telle figure.

Né vers l’an 1000 à Cagli dans les Marches, Domenico échappa dès son enfance à la corruption régnante dans cette Italie du XIe siècle. Il était déjà clerc quand ses parents, qui désiraient le voir devenir prêtre, offrirent à l’évêque une belle peau de bouc bien préparée pour qu’il l’ordonnât. Ce qui eut lieu. Quand Domenico apprit l’acte simoniaque de ses parents, il fut terrifié, refusa d’accomplir dorénavant aucune fonction sacerdotale et supplia l’abbé Giovanni de Montefeltro de l’admettre parmi ses disciples. 

Son monastère se trouvait auprès de l’ancienne ville de Luceolum, entre Gubbio et Cagli (peut-être l’actuelle Ponte Riccioli), en Ombrie. Il comprenait dix-huit cellules où les frères menaient une vie quasi érémitique, partageant leur temps entre la prière et le travail, ne parlant que le dimanche entre vêpres et complies. Ils ne possédaient qu’une seule bête de somme. Un seul frère était chargé de pourvoir à l’entretien des autres, ce qui n’était pas compliqué, puisqu’ils ne buvaient jamais de vin et jeûnaient au pain et à l’eau tous les jours, sauf le dimanche et le jeudi. Plus tard Domenico parlait avec admiration du Frère Anson, son compagnon de cellule : avant chaque heure canoniale, chacun flagellait l’autre pendant un bon moment ; entre autres mortifications, Anson s’astreignait à manger en une seule fois ses rations de pain de neuf jours, pour digérer plus difficilement.

Après plusieurs années de ce rude noviciat, Domenico partit, avec la permission de son abbé, se mettre sous le direction de saint Piero Damiani (v. 22 février), depuis peu prieur de Fonte Avellana, monastère camaldule situé seulement à quelques lieues de Luceolum. C’était vers 1042. Partisan décidé des mortifications corporelles, Piero fut enchanté de recevoir une recrue déjà bien entraînée et l’encouragea dans ses austérités.

Les Camaldules vivaient presque en ermites, sans règle écrite, uniquement guidés par leur zèle et leur désir de perfection, ce qui leur permettait de se livrer à des exercices impossibles pour des cénobites. Domenico régla son menu une fois pour toutes : comme nourriture, du pain et du fenouil (l’espèce particulière à l’Italie donne une sorte de fruit consommé couramment en hors-d’œuvre) ; comme boisson, de l’eau et quelquefois un peu de vin, qu’il supprima longtemps avant sa mort. Son horaire était aussi simple : il priait sans s’arrêter, les bras en croix spécialement la nuit, et ne dormait qu’à genoux la tête par terre et seulement à l’extrême limite de ses forces.

Trouvant ces pratiques insuffisantes, il eut recours aux instruments de torture : il portait directement sur la peau une cotte de mailles ou cuirasse de fer qu’il n’enlevait que pour prendre la discipline. Il y ajouta des cercles de fer qui serraient ses bras, ses cuisses et ses jambes, un seul autour de chaque membre d’abord, puis après quelques années il en mit un second. Ce sont ces instruments qui lui valurent son surnom d’Encuirassé (Loricato) ; mais il semble bien qu’il leur préférait la flagellation pour laquelle il avait une véritable passion : neuf ans avant sa mort, il eut l’idée de remplacer les verges, utilisées ordinairement, par un fouet aux lanières de cuir, ce qui lui a valu d’être considéré comme l’inventeur de la discipline. Qu’il l’ait inventée ou non, il est certain qu’il ne voulait pas s’en séparer et qu’il l’emportait toujours en voyage. Il se flagellait avec la communauté au chapitre et ses frères pouvaient alors constater qu’il avait la peau noire comme un Ethiopien, mais cet exercice conventuel devait lui sembler bien court à côté de ses séances particulières. 

Il disait que trois mille coups de discipline équivalaient à une année de pénitence publique, et qu’en récitant un psautier il se donnait quinze mille coups en frappant des deux mains. Vingt psautiers, trois cent mille coups valaient une pénitence de cent ans, sa ration habituelle pour une semaine. Pendant un carême, il demanda d’accomplir une pénitence de mille ans et il tint son engagement. Il s’attaqua aussi au “record” de durée : il commençait le soir et se flagellait sans désemparer en récitant des psautiers ; plusieurs fois, il dut s’arrêter au bout du neuvième et se désespérait de ne pouvoir atteindre dix. Il devait probablement réciter les psaumes à un rythme assez rapide et mettre moins des trois heures que l’on compte ordinairement pour réciter un psautier. Une fois il eut la joie de pouvoir enregistrer un record qui n’a jamais sans doute été dépassé depuis ; il récita, en se flagellant des deux mains sans s’arrêter, douze psautiers et en commença un treizième qu’il poursuivit jusqu’au psaume XXXIe : après cet exploit , son corps était tellement zébré de meurtrissures qu’on aurait cru voir une masse pilonnée dans un mortier.

Domenico essayait d’entraîner les autres à suivre son exemple. Un moine se laissa convaincre avec beaucoup de peine, mais une fois décidé fut pris d’une belle ardeur et se flagella pendant un psautier et cinquante psaumes. Le lendemain, craignant un reproche pour avoir manqué de discrétion, il vint trouver le grand ascète et lui raconta ce qu’il avait fait. Courage, mon frère, lui répondit-il, ne perds pas confiance en constatant ta faiblesse d’aujourd’hui. Dieu peut te conduire de ces bas-fonds à de hauts sommets et transformer cette faiblesse enfantine en force virile.

Ce goût certainement exagéré de l’ascèse pour elle même contraste avec la vertu de discrétion prônée par saint Benoît. Domenico n’était pas à proprement parler un directeur d’âmes. Après avoir changé plusieurs fois d’ermitage, il fut nommé par saint Piero Damiani vers 1050 supérieur de celui de San Vicino près de Frontale, entre Fabriano et San Severino et dédié à la Très Sainte Trinité. Quelques disputes avec ses voisins le lassèrent plus vite que des flagellations volontaires et il demanda à son maître de s’en aller. On imagine que saint Piero Damiani dut encourager ce champion des mortifications, en lui rappelant que la patience est la reine des vertus et le remède des péchés et que la prospérité dans les affaires temporelles n’est pas un signe de la bénédiction divine.

Souffrant de l’estomac et de continuels maux de tête, Domenico, qui ne cessait pas de réciter des psautiers et de prendre la discipline, finit par accepter un remède au cours d’une nuit d’insomnie. Aussitôt il souffrit atrocement, ce qui ne l’empêcha pas d’aller à matines, mais il mourut pendant l’office suivant (Prime, maintenant supprimée).

C’était le 14 octobre 1060 ou 1061. Ses confrères l’enterrèrent aussitôt pour ne pas laisser voler le corps de celui qu’ils considéraient comme un saint. Piero Damiani, averti, vint à San Vicino et le fit exhumer pour le déposer au chapitre. Il y avait neuf jours que Domenico était mort et son corps ne portait aucune trace de corruption.

En 1302, ses reliques furent transférées dans l’église de Frontale, qui fut alors dédiée à saint Domenico, et où elles sont encore pour la plus grande part.  

En ce Xe siècle, où l’Eglise traversait une grave crise, surtout en Italie, Domenico voulut offrir à Dieu son ascèse comme prix d’une conversion générale du clergé. Son exemple n’est pas à imiter. S’il passe pour avoir inventé la discipline - que beaucoup de monastères ont ensuite adoptée, mais d’une façon beaucoup plus discrète que Domenico - il pourra certainement nous enseigner que notre corps humain est bien plus résistant qu’on ne le croit parfois, quand nous nous disons à bout de forces au terme de quelques petits efforts.

C’est saint Piero Damiani qui rédigea lui-même une Vie de Domenico dans une longue lettre adressée au pape Alexandre II.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 23:00

Didacus Kagayama Haito

1565 ?-1619

 

Didacus et Balthasar Kagayama, tous deux nés à Takatsuki (Osaka, Japon) étaient probablement deux frères, sinon deux proches parents et cousins. 

Tous deux étaient mariés et vivaient dans le diocèse de Fukuoka.

 

Didacus (Didace, Didier) était né vers 1565.

Il avait été sans doute catéchisé par les pères dominicains, et s’était agrégé à la Confraternité du Rosaire.

Il fut martyrisé à Kokura, le 14 octobre 1619.

On retrouvera Balthasar Kagayama avec son fils Iacobus le 15 octobre.

Tous les trois furent béatifiés en 2008.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 23:00

Roman Lysko

1914-1949

 

Roman naquit le 14 août 1914 à Horodok (Lviv, Ukraine).

Il étudia la théologie et obtint les grades académiques à l’Université Théologique de Lviv.

Comme les prêtres orthodoxes, les prêtres gréco-catholiques peuvent contracter mariage avant leur ordination, et Roman épousa en 1938 Neonila Huniovska.

Il fut ordonné prêtre en 1941.

Il exerça donc ses activités pastorales dans la population ukrainienne de rite gréco-catholique, et s’occupa particulièrement des jeunes. En 1944, il était curé de Belzets.

Cette région fut annexée en 1946 par le gouvernement soviétique, qui supprima d’autorité l’église gréco-catholique pour la rattacher de force à l’orthodoxie. Mais Roman alla se réfugier dans son pays natal, à Horodok, baptisant dans la cour de la maison, célébrant des mariages dans les bois et l’Eucharistie chez les fidèles, masquant même la célébration par l’usage de vodka, pour donner le change en cas d’irruption de la police.

Son refus catégorique de passer à l’orthodoxie fut la cause de son arrestation. En septembre 1949, la police secrète (le tristement célèbre NKVD) vint l’arrêter pour le mettre en prison à Lviv. 

La population a dit qu’on l’entendait chanter très fort des psaumes, après les séances de torture qu’on lui avait imposées. Les bourreaux, eux, prétendaient qu’il était devenu fou.

Certains avancent qu’en prison il fut brutalement frappé avant d’être jeté sur une grille incandescente ; selon d’autres, il fut emmuré vivant entre quatre murs où il mourut de faim.

La date officielle de sa mort est le 14 octobre 1949. Il n’avait que trente-cinq ans.

Il a été béatifié parmi les vingt-cinq martyrs d’Ukraine, en 2001.

Le Martyrologe le mentionne le 14 octobre.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 23:00

  Calliste Ier

217-222

 

Seizième pape, Calliste (ou Calixte) eut une vie très mouvementée, surtout avant son pontificat. Mais il faut aussi être prudent dans ce qu’on avance, car les informations qu’on a de lui viennent d’Hippolyte, son adversaire acharné.

Durant donc son aversion totale contre Calliste, Hippolyte écrit que ce Calliste avait été esclave de Carpophore, un chrétien de la maison de César ; esclave qui avait ses coudées assez franches et occupait une situation assez en vue, puisque Carpophore lui confia une somme importante pour des opérations bancaires. En effet Calliste fonda une banque dans le quartier de la piscine publique (au sud de Rome, entre la porta Ostiensis et la porta Ardeatina ; à la piscine succédèrent les thermes de Caracalla).  Des veuves et des frères lui remirent leurs économies. Il les dilapida, prit peur, s’embarqua à Porto. Mais Carpophore paraît ; Calliste se jette à l’eau ; on le repêche, et on l’emploie à tourner la meule. Carpophore, obsédé par les créanciers de Calliste, se décida à lui rendre quelque liberté : Calliste aurait eu de l’argent en dépôt chez des Juifs. Et Calliste de courir à la synagogue, et d’en profiter pour y confesser sa foi de chrétien. Mais les Juifs ne se laissèrent point faire. Ils le traînèrent devant Fuscianus, préfet de Rome, comme perturbateur de l’ordre public et chrétien. Carpophore intervint, protestant que Calliste n’était pas chrétien, mais seulement banqueroutier. Le préfet fit flageller Calliste, et l’envoya comme forçat aux mines de Sardaigne.

Marcia, maîresse de l’empereur Commode, et chrétienne de cœur, demanda au pape Victor la liste des déportés en Sardaigne et la remit à un eunuque, le prêtre Hyacinthe, qui se rendit dans l’île et fit libérer tous les détenus sauf Calliste, non porté sur la liste. Calliste obtint cependant son élargissement. En voyant reparaître cet indésirable, le pape Victor aurait été fort mécontent. Pour avoir la paix, il envoya le confesseur à Antium, avec une pension mensuelle. Dans cette retraite qui dura une dizaine d’années, Calliste put cultiver son esprit. Le successeur de Victor, Zéphyrin, fit venir Calliste plein de ressources, l’inscrivit dans son clergé, le nomma diacre et le chargea de gérer le cimetière. Jusque là, le cimetière chrétien se trouvait via Salaria. Calliste en organisa un via Appia, qui devint le principal et porta ensuite le nom de Calliste.

L’ancien financier était un homme d’action, d’administration et de gouvernement, plutôt qu’un théologien. C’est pourquoi Hippolyte, prêtre très instruit, avait le jeu facile pour critiquer Calliste. 

Quand Calliste fut élu pour succéder à Zéphyrin (217), Hippolyte se laissa proclamer pape par une faction du clergé local. Plus tard, il fut exilé en même temps que le pape Pontien aux mines de Sardaigne, se réconcilia avec l’Eglise et mourut martyr avec Pontien (v. 13 août).

Calliste condamna la doctrine de Sabellius (monarchianisme), qui distinguait mal les trois personnes de la Sainte Trinité. Il condamna aussi une autre doctrine qui semblait subordonner le Christ à Dieu, sorte de dithéisme où la nature divine du Père différait de celle du Fils.

Il voulut aussi montrer la miséricorde divine envers les pécheurs, en particulier envers les clercs, autre chef d’accusation d’Hippolyte. 

Il ordonna huit évêques, seize prêtres et quatre diacres.

Calliste mourut en 222, un 14 octobre, mais on ne précise pas en quelles circonstances. Il aurait été martyr, jeté au fond d’un puits. 

Il n’est pas enterré au cimetière qui porte son nom, mais à celui de Calépode, sur la via Aurelia. 

Son successeur sera Urbain Ier

 

Calliste Ier

217-222

 

Seizième pape, Calliste (ou Calixte) eut une vie très mouvementée, surtout avant son pontificat. Mais il faut aussi être prudent dans ce qu’on avance, car les informations qu’on a de lui viennent d’Hippolyte, son adversaire acharné.

Durant donc son aversion totale contre Calliste, Hippolyte écrit que ce Calliste avait été esclave de Carpophore, un chrétien de la maison de César ; esclave qui avait ses coudées assez franches et occupait une situation assez en vue, puisque Carpophore lui confia une somme importante pour des opérations bancaires. En effet Calliste fonda une banque dans le quartier de la piscine publique (au sud de Rome, entre la porta Ostiensis et la porta Ardeatina ; à la piscine succédèrent les thermes de Caracalla). Des veuves et des frères lui remirent leurs économies. Il les dilapida, prit peur, s’embarqua à Porto. Mais Carpophore paraît ; Calliste se jette à l’eau ; on le repêche, et on l’emploie à tourner la meule. Carpophore, obsédé par les créanciers de Calliste, se décida à lui rendre quelque liberté : Calliste aurait eu de l’argent en dépôt chez des Juifs. Et Calliste de courir à la synagogue, et d’en profiter pour y confesser sa foi de chrétien. Mais les Juifs ne se laissèrent point faire. Ils le traînèrent devant Fuscianus, préfet de Rome, comme perturbateur de l’ordre public et chrétien. Carpophore intervint, protestant que Calliste n’était pas chrétien, mais seulement banqueroutier. Le préfet fit flageller Calliste, et l’envoya comme forçat aux mines de Sardaigne.

Marcia, maîresse de l’empereur Commode, et chrétienne de cœur, demanda au pape Victor la liste des déportés en Sardaigne et la remit à un eunuque, le prêtre Hyacinthe, qui se rendit dans l’île et fit libérer tous les détenus sauf Calliste, non porté sur la liste. Calliste obtint cependant son élargissement. En voyant reparaître cet indésirable, le pape Victor aurait été fort mécontent. Pour avoir la paix, il envoya le confesseur à Antium, avec une pension mensuelle. Dans cette retraite qui dura une dizaine d’années, Calliste pur cultiver son esprit. Le successeur de Victor, Zéphyrin, fit venir Calliste plein de ressources, l’inscrivit dans son clergé, le nomma diacre et le chargea de gérer le cimetière. Jusque là, le cimetière chrétien se trouvait via Salaria. Calliste en organisa un via Appia, qui devint le principal et porta ensuite le nom de Calliste.

L’ancien financier était un homme d’action, d’administration et de gouvernement, plutôt qu’un théologien. C’est pourquoi Hippolyte, prêtre très instruit, avait le jeu facile pour critiquer Calliste. 

Quand Calliste fut élu pour succéder à Zéphyrin (217), Hippolyte se laissa proclamer pape par une faction du clergé local. Plus tard, il fut exilé en même temps que le pape Pontien aux mines de Sardaigne, se réconcilia avec l’Eglise et mourut martyr avec Pontien (voir au 13 août).

Calliste condamna la doctrine de Sabellius (monarchianisme), qui distinguait mal les trois personnes de la Sainte Trinité. Il condamna aussi une autre doctrine qui semblait subordonner le Christ à Dieu, sorte de dithéisme où la nature divine du Père différait de celle du Fils.

Il voulut aussi montrer la miséricorde divine envers les pécheurs, en particulier envers les clercs, autre chef d’accusation d’Hippolyte. 

Il ordonna huit évêques, seize prêtres et quatre diacres.

Calliste mourut en 222, un 14 octobre, mais on ne précise pas en quelles circonstances. Il aurait été martyr, jeté au fond d’un puits. 

Il n’est pas enterré au cimetière qui porte son nom, mais à celui de Calépode, sur la via Aurelia. 

Son successeur sera Urbain Ier.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 23:00

  

Stanisław Mysakowski

1896-1942

 

Né le 15 septembre 1896, en la fête de Notre-Dame des Douleurs, Stanisƚaw était le fils de l’organiste de Wojsƚawice, Nicola.

Après son baccalauréat à Zamośc, il entra au Grand séminaire de Lublin et fut ordonné prêtre en 1920. 

Après avoir été vicaire à Zamosc, il fréquenta la faculté théologique de Lublin et reçut en 1924 le doctorat en théologie ; à Lublin également, il fut aumônier des Sœurs de la Charité, ainsi que confesseur, près de Lublin, dans la congrégation du Divin Pasteur.

Dans cette ville, outre que vicaire en plusieurs paroisses, il exerça une grande activité pastorale, pour les enfants abandonnés à eux-mêmes, pour les mal-logés ; co-fondateur des Prêtres du Bon Pasteur, il fonda la revue Chevalier du Sacré-Cœur, un magazine Echo Paroisse, un cinéma, des cours pour les enfants de familles pauvres, des activités pour les jeunes, une bibliothèque, un asile pour vieillards, une soupe populaire, des colonies de vacances…

En 1933, il renonça à la charge de curé, pour pouvoir se donner complètement à ces œuvres sociales.

Lors de la Deuxième guerre mondiale et de l’invasion de la Pologne, les Nazis se doutèrent (ou l’en accusèrent froidement) qu’il hébergeait des Juifs dans ces centres. Il fut arrêté dès novembre 1939 et condamné à mort ; sa peine fut commuée en réclusion à perpétuité et l’abbé Stanisƚaw fut envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen (décembre 1939), puis à Dachau (décembre 1940), avec le numéro 22591.

Epuisé par la faim et le travail excessif, il fut destiné, par euphémisme, au «transport des malades», c’est-à-dire à la mort en chambre à gaz. Peut-être à Hartheim (Linz), et peut-être déjà asphyxié dans le camion qui l’y transportait, ou peut-être même déjà à Dachau, les sources n’étant pas unanimes. Ce dernier déplacement aurait eu lieu le 14 octobre 1942.

Après l’exécution, son corps fut brûlé.

Le martyre de ce prêtre a donc pu avoir lieu ce même 14 octobre 1942, comme le retient le Martyrologe. D’autres sources avancent la date du 30 octobre 1942 ; en effet, l’annonce officielle de la part des autorités du camp parlent de sa mort au 30 octobre, et de la crémation du corps le 3 novembre 1942.

L’abbé Stanisƚaw Mysakowski a été béatifié en 1999. 

Stanisław Mysakowski

1896-1942

 

Né le 15 septembre 1896, en la fête de Notre-Dame des Douleurs, Stanisƚaw était le fils de l’organiste de Wojsƚawice, Nicola.

Après son baccalauréat à Zamośc, il entra au Grand séminaire de Lublin et fut ordonné prêtre en 1920. 

Après avoir été vicaire à Zamosc, il fréquenta la faculté théologique de Lublin et reçut en 1924 le doctorat en théologie ; à Lublin également, il fut aumônier des Sœurs de la Charité, ainsi que confesseur, près de Lublin, dans la congrégation du Divin Pasteur.

Dans cette ville, outre que vicaire en plusieurs paroisses, il exerça une grande activité pastorale, pour les enfants abandonnés à eux-mêmes, pour les mal-logés ; co-fondateur des Prêtres du Bon Pasteur, il fonda la revue Chevalier du Sacré-Cœur, un magazine Echo Paroisse, un cinéma, des cours pour les enfants de familles pauvres, des activités pour les jeunes, une bibliothèque, un asile pour vieillards, une soupe populaire, des colonies de vacances…

En 1933, il renonça à la charge de curé, pour pouvoir se donner complètement à ces œuvres sociales.

Lors de la Deuxième guerre mondiale et de l’invasion de la Pologne, les Nazis se doutèrent (ou l’en accusèrent froidement) qu’il hébergeait des Juifs dans ces centres. Il fut arrêté dès novembre 1939 et condamné à mort ; sa peine fut commuée en réclusion à perpétuité et l’abbé Stanisƚaw fut envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen (décembre 1939), puis à Dachau (décembre 1940), avec le numéro 22591.

Epuisé par la faim et le travail excessif, il fut destiné, par euphémisme, au «transport des malades», c’est-à-dire à la mort en chambre à gaz. Peut-être à Hartheim (Linz), et peut-être déjà asphyxié dans le camion qui l’y transportait, ou peut-être même déjà à Dachau, les sources n’étant pas unanimes. Ce dernier déplacement aurait eu lieu le 14 octobre 1942.

Après l’exécution, son corps fut brûlé.

Le martyre de ce prêtre a donc pu avoir lieu ce même 14 octobre 1942, comme le retient le Martyrologe. D’autres sources avancent la date du 30 octobre 1942 ; en effet, l’annonce officielle de la part des autorités du camp parlent de sa mort au 30 octobre, et de la crémation du corps le 3 novembre 1942.

L’abbé Stanisƚaw Mysakowski a été béatifié en 1999.

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