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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 23:00

Jacques Laigneau de Langellerie

1747-1794

 

Né le 19 (17 ?) avril 1747 à La Flèche (Sarthe) dans une famille bourgeoise, Jacques Julien Henry fut ordonné prêtre pour le diocèse d’Angers.

Vicaire au Bailleul pendant dix ans, il fut ensuite curé à La Bruère. En 1784, il y bénit une nouvelle cloche, qui porte cette inscription :

J’ai été bénite par Mre Jacques Julien Henry L’Aigneau de Langellerie, curé de cette paroisse, nommée Jacques Martine par Mre Jacques de Frémentel, chanoine de Saint Martin de Tours, prévôt d’Angers, seigneur de cette paroisse et autres lieux, sous la gestion de Mre René Bodin, procureur de fabrique. Lejeune, fondeur.

Cette même année, il fut nommé aumônier des Carmélites à Angers, en raison de sa santé.

Comme simple aumônier, il n’était pas astreint au serment de la Constitution civile du clergé, mais il fut tout de même tourmenté pour sa foi et son sacerdoce.

Interné en 1792 au Grand séminaire, qui était devenu la prison révolutionnaire, il fut condamné à la déportation et conduit à Nantes, d’où devait partir le Didon. 

Malade, il ne fut pas embarqué et resta prisonnier à Nantes.

L’attention des geôliers s’étant affaiblie, le prêtre en profita pour s’évader, en juillet 1793, déguisé en charretier, et revint à Angers.

Pendant plus d’une année, il exerça son ministère en cachette, et l’on dit qu’il rendit des services inimaginables.

Reconnu le 11 octobre 1794, arrêté et conduit au Comité révolutionnaire (qui siégeait à l’évêché), le prêtre expliqua sans détour qu’il portait l’Eucharistie à une malade.

Renvoyé au tribunal criminel (quel crime de porter l’Eucharistie !), il fut condamné à la guillotine, pour n’avoir pas prêté le serment et ne s’être pas soumis à la loi de déportation.

Des témoins affirmèrent qu’il monta à la guillotine d’un pas gai et décidé, en ce 14 octobre 1794, veille de la fête de sainte Thérèse d’Avila, fondatrice des Carmélites.

L’abbé Jacques Laigneau de Langellerie fut la dernière des cent cinquante-huit victimes guillotinées à Angers : le lendemain, 15 octobre, la guillotine fut démontée.

Jacques Laigneau de Langellerie a été béatifié en 1984.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 23:00

Franciszek Rosłaniec

1889-1942

 

Ce prêtre polonais naquit à Wyśmierzycach (Pologne) le 19 décembre 1889.

Comme tout bon Polonais fier de sa souche, Franciszek participa à une manifestation scolaire à Wyśmierzycach en 1905.

Après le séminaire de Santomierz, il étudia à l’Institut biblique de Rome.

C’est à Rome qu’il fut ordonné prêtre en 1914.

Revenu dans sa patrie, il fut professeur-doyen de l’Université de Varsovie, où il enseigna pendant dix-neuf ans la théologie, l’histoire, l’exégèse, l’archéologie chrétienne. Ce fut un des premiers et des plus éminents protagonistes des études bibliques en Pologne.

En 1933, l’évêque le nomma chanoine du chapitre de la cathédrale de Sandomierz.

Son activité était intense aussi bien comme professeur que comme prêtre auprès des étudiants. Il fut un aumônier extrêmement présent parmi eux, et aussi pour des Religieuses et un Orphelinat de Varsovie.

Il fut arrêté dès novembre 1939 et bientôt envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen en mai 1940, d’où on l’expédia à celui de Dachau ; il porta le numéro 22687.

On a de lui quelques lettres qu’il put expédier depuis Dachau, dans la période 1940-1942.

En octobre 1942, il fut de ceux qui devaient être gazés à Hartheim.

D’après un document envoyé par les autorités concentrationnaires à la curie diocésaine, le chanoine Rosłaniec fut envoyé le 14 octobre 1942 à Linz et devait être exécuté à Dachau le 20 novembre.

On a donc avancé la date du 20 novembre 1942 pour la mort du Chanoine, mais le Martyrologe a retenu celle du 14 octobre.

Le chanoine Franciszek Rosƚaniec a été béatifié en 1999.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 23:00

Ana María Aranda Riera

1888-1936

 

Ana María était née le 24 janvier 1888 à Denia (Alicante, Espagne). 

De bonne famille, elle reçut une éducation soignée et fréquenta le collège des Religieuses Carmélites.

Pieuse dès son enfance, elle s’agrégea vite parmi les Filles de Marie, dans l’Action Catholique et dans la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul, où elle s’occupait du vestiaire.

Elle aimait la Sainte Vierge Marie, et communiait chaque jour à la messe.

C’est uniquement sa foi imperturbable et sa fidélité au Christ qui lui valurent la détention dans la prison des femmes à Valencia, au moment de la révolution de 1936.

Elle supporta cette épreuve avec grande patience et humilité, priant et consolant ses compagnes de prison, avec lesquelles elle priait chaque jour le chapelet.

On la fusilla au Picadero de Paterna, le 14 octobre 1936, jour où la commémore le Martyrologe romain.

Elle a été béatifiée en 2001.

 
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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:34

Tomás Pallarés Ibáñez

1890-1934

 

Il naquit le 6 mars 1890 à La Iglesuela del Cid (Teruel, Espagne), de Jenaro et María Amparo, de bons chrétiens qui le firent baptiser dès le lendemain.

Il fréquenta l’école des pères Vincentiens à Teruel.

En 1906, il entra au noviciat de Madrid, fit la profession en 1908 et fut ordonné prêtre en 1915.

Les missions, les prédications, les retraites qu’il accomplit, furent extrêmement nombreuses. Sa préparation ayant été excellente, il savait affronter mille problèmes avec science et prudence, au point qu’on l’appela l’homme universel. Il donna aussi des cours de latin aux jeunes élèves des Lasalliens.

Envoyé à la maison de Orotava, il partait de là en mission dans différents endroits de l’île de Tenerife. En 1923-1927, il fut professeur à Guadalajara, puis assistant du Provincial à Madrid, ainsi qu’assistant du Visiteur durant ses déplacements dans toute l’Espagne, au point qu’il en fut finalement secrétaire ; en 1930, il fut envoyé à Oviedo (Asturies) comme économe et directeur spirituel, ce qui ne l’empêcha pas d’aller aussi et encore prêcher dans d’autres communautés.

En 1934, il fut nommé sous-directeur du séminaire d’Oviedo.

La région des Asturies connut une phase de révolution dès 1934. Le séminaire d’Oviedo fut le théâtre d’événements particulièrement tragiques.

Dans le résumé qui suit, on ne pourra pas bien comprendre finalement où se passèrent les choses. Les explosions dont il sera question se produisirent-elles dans le séminaire des Vincentiens, ou dans tel autre édifice où étaient prisonniers les Religieux ? Les détails trouvés en plusieurs récits ne s’imbriquent pas réellement.

Le 6 octobre 1934, le séminaire fut envahi. Une partie des professeurs et des élèves put s’enfuir. Une autre partie des séminaristes tomba aux mains des révolutionnaires, qui les mirent en prison au commissariat, puis dans un ancien pavillon de la Garde Civile. Certains furent fusillés sur place. Après trois jours, on les déplaça dans un autre édifice, environ soixante-dix dans une seule pièce où ils ne pouvaient pas tous s’asseoir, encore moins s’allonger. Ils ne devaient pas parler (mais réussirent à se confesser aux prêtres présents) ; les Rouges se moquaient d’eux : Vous autres, qui êtes religieux et professez la perfection, allez nettoyer les toilettes, allez balayer.

C’est le directeur de prison qui interdit de fusiller tous les prisonniers. On organisa un simulacre de jugement, et certains furent relâchés.

Puis on transféra encore ailleurs les prisonniers, qui n’eurent rien à manger ni à boire pendant trois jours, sauf une bouchée et une goutte de café au matin du 13. On leur présenta même l’eau où s’étaient lavés les révolutionnaires.

Le père Tomás continua à assister spirituellement ceux qui étaient là (un autre texte dit qu’il erra dans les rues, renonça à se réfugier chez son frère, et revint dans le séminaire, avec le Frère Salustiano).

Le 13 octobre 1934, vers midi, on annonça que l’édifice allait être dynamité : il y avait en effet deux tonnes de dynamite entassée au rez-de-chaussée. Ce fut la panique générale. Une première explosion détruisit entièrement l’escalier ; tous tentèrent soit de sauter par les fenêtres sur l’édifice voisin, soit d’ouvrir le parquet des étages supérieurs pour descendre plus bas avec des draps roulés en cordes. Mais en bas, tout un piquet de «Rouges» attendaient avec les fusils et tiraient sur la première tête qui apparaissait. Le père Tomás reçut une rafale de balles dans la tête et s’écroula.

Après une deuxième explosion, le corps du Martyr fut écrasé par un poteau de fer ; on reconnut après son cadavre, qui cependant disparut par la suite (?).

Le père Tomás Pallarés fut béatifié en 2013.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:32

Salustiano González Crespo

1871-1934

 

Il naquit le 1er mai 1871 à Tapia de la Ribera (León, Espagne), quatrième des quatre enfants (deux garçons et deux filles) de Joaquin et Manuela, qui le firent baptiser dès le lendemain ; Salustiano fut confirmé cette même année, selon une coutume de l’époque.

Il grandit dans la saine atmosphère familiale, travaillant à la sueur de son front, sans perdre son temps.

Il vint à León pour trouver plus de travail.

En 1893-1894, il travailla comme aide-infirmier à l’hôpital de León, où il connut les Filles de la Charité, grâce auxquelles il put contacter le Supérieur de Madrid, sur recommandation (excellente, on s’en doute) des Sœurs de León.

Il entra ainsi en 1894 dans la congrégation des Vincentiens à Madrid, où il fit le noviciat. Sur tous les points il donna entière satisfaction aux Supérieurs (et parfois même donna des leçons aux prêtres, par son comportement tout silencieux et soumis).

Il fut envoyé à la maison d’Ávila, où il fit la profession comme convers en 1896 ; en 1898, il fut envoyé deux ans à Valdemoro (Madrid), puis en 1900 aux Canaries, où il travailla pendant plus de vingt années, patiemment, humblement, sans jamais se plaindre.

Il revint sur Cuenca en 1928, et rejoignit la communauté d’Oviedo (Asturies) en 1930, comme cuisinier et portier. Il profitait aussi de cette dernière occupation pour enseigner du catéchisme aux petits enfants qu’il voyait passer.

Le Frère Salustiano n’était pas ce qu’on aurait appelé une lumière intellectuelle ; il n’était pas venu se consacrer à Dieu pour «paraître», mais pour rendre service.

La région des Asturies connut une phase de révolution dès 1934. Le séminaire d’Oviedo fut le théâtre d’événements particulièrement tragiques.

Le 6 octobre 1934, la plus grande partie des séminaristes tomba aux mains des révolutionnaires. Une partie des Pères et des élèves furent fusillés sur place. Mais pour un autre groupe qui allait être aussi fusillé, le Frère Salustiano s’interposa et dit aux assassins : Tuez-moi, moi, qui ne sers à rien. Mais ne tuez pas ces jeunes, qui peuvent faire beaucoup de bien.

Le résultat est que ce groupe fut «seulement» mis en prison quelque temps, d’ailleurs avec leur Directeur et quelques professeurs ; tous furent plus tard libérés.

Le 13 octobre 1934, vers midi, on annonça que l’édifice (le séminaire, ou la prison où se trouvait le Frère avec les autres, le détail n’est pas clair dans les récits) - l’édifice allait être dynamité : il y avait en effet deux tonnes de dynamite entassée au rez-de-chaussée. Ce fut la panique générale. Une première explosion détruisit entièrement l’escalier ; tous tentèrent soit de sauter par les fenêtres sur l’édifice voisin, soit d’ouvrir le parquet des étages supérieurs pour descendre plus bas avec des draps roulés en cordes. Mais en bas, tout un piquet de «Rouges» attendaient avec les fusils et tiraient sur la première tête qui apparaissait. 

L’héroïque Frère Salustiano reçut une balle dans la nuque. Il avait soixante-trois ans.

Il fut béatifié en 2013.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:00

Ruperto García Arce

1908-1936

Ruperto naquit le 10 juillet 1908 à Carcedo (Burgos, Espagne) et fut baptisé le 13.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cambrils, puis à celui de Fortianell en 1924, et revint à Cambrils pour le scolasticat.

Après sa profession religieuse, il s’appela désormais Florencio Miguel.

Ce fut un religieux à la vie intérieure intense ; pieux, aimable, accueillant, très ordonné, il utilisait beaucoup de son temps à l’étude. Cette préparation personnelle le désigna vite pour être un professeur sérieux et un éducateur compétent. Il se révélera même finalement un des meilleurs professeurs, s’intéressant non seulement à la formation intellectuelle de ses élèves, mais aussi à leur formation religieuse, à travers une catéchèse appropriée et efficace.

Il commença son apostolat en 1926 à Tarragona, puis à Manlleu ; en 1929 il fut envoyé comme professeur au noviciat de Cambrils.

En 1933, il alla à Berga, où le surprit la persécution anti-religieuse.

Le Frère Supérieur s’employa à trouver pour chaque Frère un endroit où être protégé. Pour Florencio, il trouva à le loger chez un ancien élève, à quelques kilomètres de là. Mais devant les menaces que reçut le propriétaire, Florencio se dirigea sur Barcelone.

Là, il fut pendant trois jours chez un autre ancien élève de Berga, le docteur Agustín Ferrer, où il retrouva un autre Frère. Tous deux eurent l’idée de rejoindre Valencia.

Mais au moment de prendre le train, le 13 octobre 1936, ils furent arrêtés par des miliciens, qui les avaient épiés et suivis depuis un certain temps ; l’autre Frère réussit à fuir.

Après l’avoir interrogé, les miliciens fusillèrent Florencio.

Puis, de façon vraiment cynique, ils se présentèrent au cabinet du docteur Ferrer et lui dirent : Aujourd’hui, nous avons attrapé deux moineaux qui sortaient de chez vous. L’un des deux s’est enfui, mais l’autre, personne ne le rencontrera.

Le Frère Florencio (Ruperto) fut béatifié en 2007.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:00

  Antonio Ayet Canós

1886-1936

 

Antonio naquit à Villareal de los Infantes (Castellón, Espagne), le 25 juillet 1886, de Pascual et Mariana, qui avaient déjà quatre enfants.

Selon une pratique fréquente à l’époque, l’enfant fut baptisé le jour-même et confirmé en 1890.

Tout en fréquentant l’école tenue par les Pères franciscains, il aidait son père aux champs ; il appartint à la congrégation mariale de Saint-Louis et suivait le catéchisme au Carmel. Sa vocation mûrissait déjà.

En 1909, il entra au Carmel comme Frère lai et fit la profession en 1911, prenant désormais le nom de Ludovico María.

En 1920, il participa à une fondation à Porto Rico, d’où il rejoignit le Vénézuéla en 1922, pour revenir en Espagne en 1928.

En 1936, il se trouvait à Barcelone lorsqu’on préparait la fête du Carmel pour le dimanche 19 juillet : à cet effet, le Frère Ludovico devait partir à Tarrasa pour collaborer à cette préparation.

La révolution venait d’éclater ; à peine arrivé, Ludovico fut arrêté en même temps que son confrère Ángel Presta.

Le 13 août, on transféra nos deux Frères avec d’autres encore à la prison Modelo de Barcelone, où on les garda jusqu’au 12 octobre, pour un procès au Palais de Justice.

Condamnés à mort pour le «grave» délit d’être des religieux, ils furent emmenés la nuit suivante au cimetière de Tarrasa, où ils furent fusillés.

Ce martyre eut lieu le 13 octobre 1936, et le Frère Ángel fut béatifié en 2007.

Antonio Ayet Canós

1886-1936

 

Antonio naquit à Villareal de los Infantes (Castellón, Espagne), le 25 juillet 1886, de Pascual et Mariana, qui avaient déjà quatre enfants.

Selon une pratique fréquente à l’époque, l’enfant fut baptisé le jour-même et confirmé en 1890.

Tout en fréquentant l’école tenue par les Pères franciscains, il aidait son père aux champs ; il appartint à la congrégation mariale de Saint-Louis et suivait le catéchisme au Carmel. Sa vocation mûrissait déjà.

En 1909, il entra au Carmel comme Frère lai et fit la profession en 1911, prenant désormais le nom de Ludovico María.

En 1920, il participa à une fondation à Porto Rico, d’où il rejoignit le Vénézuéla en 1922, pour revenir en Espagne en 1928.

En 1936, il se trouvait à Barcelone lorsqu’on préparait la fête du Carmel pour le dimanche 19 juillet : à cet effet, le Frère Ludovico devait partir à Tarrasa pour collaborer à cette préparation.

La révolution venait d’éclater ; à peine arrivé, Ludovico fut arrêté en même temps que son confrère Ángel Presta.

Le 13 août, on transféra nos deux Frères avec d’autres encore à la prison Modelo de Barcelone, où on les garda jusqu’au 12 octobre, pour un procès au Palais de Justice.

Condamnés à mort pour le «grave» délit d’être des religieux, ils furent emmenés la nuit suivante au cimetière de Tarrasa, où ils furent fusillés.

Ce martyre eut lieu le 13 octobre 1936, et le Frère Ludovico fut béatifié en 2007.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:00

  

Ruperto García Arce

1908-1936

 

 

Ruperto naquit le 10 juillet 1908 à Carcedo (Burgos, Espagne) et fut baptisé le 13.

Il entra au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes à Menor de Cambrils, puis à celui de Fortianell en 1924, et revint à Cambrils pour le scolasticat.

Après sa profession religieuse, il s’appela désormais Florencio Miguel.

Ce fut un religieux à la vie intérieure intense ; pieux, aimable, accueillant, très ordonné, il utilisait beaucoup de son temps à l’étude. Cette préparation personnelle le désigna vite pour être un professeur sérieux et un éducateur compétent. Il se révélera même finalement un des meilleurs professeurs, s’intéressant non seulement à la formation intellectuelle de ses élèves, mais aussi à leur formation religieuse, à travers une catéchèse appropriée et efficace.

Il commença son apostolat en 1926 à Tarragona, puis à Manlleu ; en 1929 il fut envoyé comme professeur au noviciat de Menor de Cambrils.

En 1933, il alla à Berga, où le surprit la persécution anti-religieuse.

Le Frère Supérieur s’employa à trouver pour chaque Frère un endroit où être protégé. Pour Florencio, il trouva à le loger chez un ancien élève, à quelques kilomètres de là. Mais devant les menaces que reçut le propriétaire, Florencio se dirigea sur Barcelone.

Là, il fut pendant trois jours chez un autre ancien élève de Berga, le docteur Agustín Ferrer, où il retrouva un autre Frère. Tous deux eurent l’idée de rejoindre Valencia.

Mais au moment de prendre le train, le 13 octobre 1936, ils furent arrêtés par des miliciens, qui les avaient épiés et suivis depuis un certain temps ; l’autre Frère réussit à fuir.

Après l’avoir interrogé, les miliciens fusillèrent Florencio.

Puis, de façon vraiment cynique, ils se présentèrent au cabinet du docteur Ferrer et lui dirent : Aujourd’hui, nous avons attrapé deux moineaux qui sortaient de chez vous. L’un des deux s’est enfui, mais l’autre, vous ne le rencontrerez plus.

Le Frère Florencio (Ruperto) fut béatifié en 2007.

 

 

  

Ruperto García Arce

1908-1936

 

 

Ruperto naquit le 10 juillet 1908 à Carcedo (Burgos, Espagne) et fut baptisé le 13.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cambrils, puis à celui de Fortianell en 1924, et revint à Cambrils pour le scolasticat.

Après sa profession religieuse, il s’appela désormais Florencio Miguel.

Ce fut un religieux à la vie intérieure intense ; pieux, aimable, accueillant, très ordonné, il utilisait beaucoup de son temps à l’étude. Cette préparation personnelle le désigna vite pour être un professeur sérieux et un éducateur compétent. Il se révélera même finalement un des meilleurs professeurs, s’intéressant non seulement à la formation intellectuelle de ses élèves, mais aussi à leur formation religieuse, à travers une catéchèse appropriée et efficace.

Il commença son apostolat en 1926 à Tarragona, puis à Manlleu ; en 1929 il fut envoyé comme professeur au noviciat de Cambrils.

En 1933, il alla à Berga, où le surprit la persécution anti-religieuse.

Le Frère Supérieur s’employa à trouver pour chaque Frère un endroit où être protégé. Pour Florencio, il trouva à le loger chez un ancien élève, à quelques kilomètres de là. Mais devant les menaces que reçut le propriétaire, Florencio se dirigea sur Barcelone.

Là, il fut pendant trois jours chez un autre ancien élève de Berga, le docteur Agustín Ferrer, où il retrouva un autre Frère. Tous deux eurent l’idée de rejoindre Valencia.

Mais au moment de prendre le train, le 13 octobre 1936, ils furent arrêtés par des miliciens, qui les avaient épiés et suivis depuis un certain temps ; l’autre Frère réussit à fuir.

Après l’avoir interrogé, les miliciens fusillèrent Florencio.

Puis, de façon vraiment cynique, ils se présentèrent au cabinet du docteur Ferrer et lui dirent : Aujourd’hui, nous avons attrapé deux moineaux qui sortaient de chez vous. L’un des deux s’est enfui, mais l’autre, personne ne le rencontrera.

Le Frère Florencio (Ruperto) fut béatifié en 2007.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:00

Alexandrina Maria da Costa

1904-1955

 

Alexandrina naquit le 30 mars 1904 à Gresufes, bourg dépendant de Balazar (Póvoa de Varzim, Porta, Portugal), de parents cultivateurs, travailleurs et honnêtes, qui déménageront bientôt au lieu-dit Calvário. C’était la Semaine Sainte, et Alexandrina fut baptisée le Samedi Saint suivant, 2 avril 1904. 

Elle avait une sœur aînée, Olinda, qui sera sa compagne de jeux, et plus tard son infirmière et sa secrétaire.

La petite fille travailla aux champs avec ses parents et, dès douze ans, comme journalière. Parallèlement, elle devint catéchiste et membre de la chorale paroissiale. 

En 1916 elle fit une chute d’un arbre ; on la crut mourante, mais elle se rétablit après avoir reçu les derniers Sacrements.

Adolescente, elle voulaitt rester unie à Jésus-Christ dans la virginité, tellement qu’un jour où trois hommes mal-intentionnés prétendaient la poursuivre jusque dans sa chambre, elle n’hésita pas à passer par la fenêtre pour leur échapper, faisant ainsi une chute de quatre mètres ; les poursuivants n’insisteront pas, mais la jeune fille fut gravement choquée ; cette chute lui occasionnera une compression de la moelle épinière et une paralysie progressive qui la clouera au lit à partir de 1925.

Elle aura tout de même la joie de pouvoir assister au Congrès eucharistique de Braga en 1924.

Le Christ se manifestera à elle, lui demandant invariablement de souffrir, aimer, racheter. Désormais, Alexandrina vécut dans une rare intimité la Passion de Jésus-Christ, chaque vendredi, retrouvant mystérieusement ce jour-là l’usage de ses mouvements ; elle porta les stigmates du Christ.

En 1938, elle fit porter au pape la demande de consacrer le monde au Cœur Immaculé de Marie.

A partir de 1942, un fait extraordinaire se manifesta, constaté par plusieurs médecins et inexpliqué par la science : Alexandrina ne mangeait ni ne buvait plus rien, en dehors de l’Eucharistie quotidienne, phénomène qui durera treize années, jusqu’à sa mort. A partir de la même année, elle obtint la grâce que les souffrances de la Passion ne fussent plus visibles extérieurement.

Le Christ lui demandera d’offrir ses souffrances en réparation des sacrilèges commis envers l’Eucharistie.

Alexandrina Maria da Costa, qui ne se nourrissait plus que de l’Eucharistie et qui avait reçu la mission de faire consacrer le monde au Cœur Immaculé de Marie, mourut un jeudi, jour de l’Eucharistie, le 13 octobre 1955, anniversaire de la dernière apparition de Marie à Fatima.

 

Cette grande âme mystique fut béatifiée en 2004.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:00

  Ángel Presta Batllé

1915-1936

 

Ángel naquit à Olot (Girona, Espagne), le 17 février 1915.

En 1930, il entra au Carmel comme Frère lai et fit la profession, prenant désormais le nom de Ángel María.

Il fut le cuisinier de la communauté.

En 1936, il se trouvait à Barcelone lorsqu’on préparait la fête du Carmel pour le dimanche 19 juillet.

La révolution venait d’éclater ; Ángel fut arrêté en même temps que son confrère Ludovico (Antonio Ayet Canòs).

Le 13 août, on transféra nos deux Frères avec d’autres encore à la prison Modelo de Barcelone, où on les garda jusqu’au 12 octobre, pour un procès au Palais de Justice.

Condamnés à mort pour le «grave» délit d’être des religieux, ils furent emmenés la nuit suivante au cimetière de Tarrasa, où ils furent fusillés.

Ce martyre eut lieu le 13 octobre 1936, et le Frère Ángel fut béatifié en 2007.

Ángel Presta Batllé

1915-1936

 

Ángel naquit à Olot (Girona, Espagne), le 17 février 1915.

En 1930, il entra au Carmel comme Frère lai et fit la profession, prenant désormais le nom de Ángel María.

Il fut le cuisinier de la communauté.

En 1936, il se trouvait à Barcelone lorsqu’on préparait la fête du Carmel pour le dimanche 19 juillet.

La révolution venait d’éclater ; Ángel fut arrêté en même temps que son confrère Ludovico (Antonio Ayet Canòs).

Le 13 août, on transféra nos deux Frères avec d’autres encore à la prison Modelo de Barcelone, où on les garda jusqu’au 12 octobre, pour un procès au Palais de Justice.

Condamnés à mort pour le «grave» délit d’être des religieux, ils furent emmenés la nuit suivante au cimetière de Tarrasa, où ils furent fusillés.

Ce martyre eut lieu le 13 octobre 1936, et le Frère Ángel fut béatifié en 2007.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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