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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:00

 

Pierre-Adrien Toulorge

1757-1793

 

Les parents de Pierre-Adrien sont des cultivateurs à Muneville-le-Bingard. Ils ont une fille, Jeanne, l'aînée, et deux fils : Jean-Baptiste et Pierre-Adrien, qui perdent leur mère en couches, suite à la naissance du troisième enfant ; elle est inhumée le 9 mai 1757 dans l'église paroissiale, comme il est de coutume pour les mères mortes dans ces circonstances.

 

Julien Toulorge se remariera, le 1er septembre 1761, avec Marie Duprey, veuve d'André Adde, de la même paroisse : elle assurera l'éducation des trois jeunes enfants.

 

Pierre-Adrien est baptisé le jour de sa naissance, le 4 mai 1757, par l'un des deux vicaires de Muneville, M. Le Royer. Son parrain est Jean Toulorge, fils de Louis, laboureur, qui a signé, et sa marraine Jeanne Fatou, fille de Thomas, aussi laboureur, l'un et l'autre du même lieu. Il reçoit sa première formation chrétienne des trois prêtres de la paroisse : Charles Le Scellier, déjà présent en 1744, - il mourra en 1785 -, assisté de Guillaume Montigny, né à L'Orbehaye, où il mourra en 1824, et de Nicolas-François Lecesne, né à Muneville, prêtre en 1765 et vicaire de sa paroisse depuis 1766, et mort en Angleterre en 1801.

 

Il est très vraisemblable que le jeune Pierre-Adrien ait fait ses études au collège de Coutances, qui compte alors plusieurs centaines d'élèves, puis au séminaire voisin, fondé par saint Jean Eudes.

 

Après avoir été précepteur chez M. Duhérissier de Gerville, au château de Gerville, dans les années 1760-1783, il accède aux ordres sacrés : après avoir été tonsuré et avoir reçu les ordres mineurs le 12 juin 1778, il est ordonné sous-diacre le 23 septembre 1780, diacre le 8 mai 1781 et prêtre le 29 juin 1782.

 

Le père de Pierre-Adrien était malheureusement déjà mort le 31 mars de la même année.

 

En décembre 1782, Pierre-Adrien est nommé vicaire séculier à Doville, dont le curé, François Le Canut, est un religieux prémontré de l'abbaye de Blanchelande, où le jeune Munevillais se rend souvent.

 

En 1786, conquis par l’idéal de Saint-Norbert, il entre au noviciat de l'abbaye de Beauport, au diocèse de Tréguier, aujourd'hui de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Il y suit sa formation canoniale pendant deux ans et reviendra non pas à Doville, où un confrère l’a remplacé, mais à l'abbaye de Blanchelande, et ce  jusqu’en 1792.

 

Après le vote de la Constitution civile du clergé (12 juillet 1790), il poursuit son ministère dans les paroisses des alentours mais il ne devient pas fonctionnaire public.

 

La loi du 26 août 1792 condamne à la déportation les prêtres fonctionnaires publics qui n'ont pas prêté serment. Pierre-Adrien Toulorge se croit visé et, le 12 septembre 1792, se réfugie sur l'île de Jersey. C'est une méprise, il n'est pas concerné par cette loi de bannissement des prêtres réfractaires. Quant il l'apprend, il revient clandestinement sur le continent, débarque à Portbail. Il se cache d'abord chez le curé de Saint-Martin-du-Mesnil, Jean-Nicolas Toulorge, son cousin germain, puis il décide de fuir : il s'enfonce dans les landes pendant un an.

 

Or voici que le 3 septembre 1793, il est capturé et déféré au Directoire du District de Carentan. Il est interrogé le 4 et, après les interrogatoires de divers témoins, est emmené le 8 septembre à Coutances. Il se sait poursuivi parce qu'il est prêtre. Le tribunal ne possède pas de preuve de son passage à Jersey.

 

Le dimanche 22 septembre, il comparaît devant la première juridiction coutançaise : il est inculpé d'émigration. Il est détenu au Fort-Colin, non loin du grand séminaire. Sachant qu'il met sa vie en péril, il dit néanmoins toute la vérité ; il est condamné le 12 octobre à être guillotiné le lendemain. Il va à la mort avec paix et sérénité. Conduit au pied de l’échafaud, il dit simplement : « Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains ! Pardonnez, je vous prie, à mes ennemis. »

 

C'était le 13 octobre 1793. Son corps est inhumé au cimetière Saint-Pierre de Coutances.

 

Plusieurs autres prêtres de la Manche furent condamnés et guillotinés après Pierre-André Toulorge.

 

Le cousin de Pierre-André, Jean-Nicolas Toulorge, prêta le serment constitutionnel, se rétracta plus tard et mourut curé du Mesnil le 3 octobre 1817, à soixante-dix-huit ans : il était presque aveugle.

 

1922 : début du procès de béatification, qui tombe dans l'oubli vers 1928-1930.    

 

2012 : 29 avril, béatification de Pierre-Adrien Toulorge à Coutances.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 14:28

Dorotea Llamanzarez Fernández

1870-1936

 

Dorotea naquit le 6 février 1870 à Cerezales del Condado (León, Espagne), de Agustín Llamanzarez et Francisca Fernández. Ce jour-là se fête sainte Dorothée, dont elle reçut le nom, trois jours après au Baptême.

Elle entra dans la Congrégation des Sœurs Missionnaires de la Mère du Divin Pasteur en 1896, où elle fit la profession et prit le nom de Gertrudis.

Elle eut la mission d’être portière, c’est-à-dire responsable de l’accueil. Tous ceux qui la connurent en conservèrent une profonde impression pour sa discrétion et sa délicatesse.

Au début de la guerre civile, elle se réfugia avec d’autres Religieuses dans un appartement, dont les voisins se plaignirent d’avoir trop de moniales près d’eux. Aussi changea-t-elle d’endroit, mais des miliciens vinrent l’arrêter avec l’autre Religieuse et le prêtre qui se trouvaient là.

On les fit monter dans un camion qui partit pour une pinède sur la route de la Hortaleza. On les fit alors descendre, on les tortura, et on les attacha au camion, qui continua de rouler jusqu’à Hortaleza. Les trois corps arrivèrent ainsi complètement déchiquetés, ils furent ensuite piétinés et profanés.

On retrouva ces corps le 14 août, laissant supposer que le martyre avait peut-être déjà eu lieu la veille, 13 août 1936.

La tête de la Martyre portait une large blessure à la tête, causée - on ne sait - ou par le déplacement sur la route, ou par un coup d’arme à feu.

La Sœur Gertrudis fut béatifiée en 2013.

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 23:00

  Eufrasio Barredo Fernández

1897-1934

 

Ce prêtre naquit le 8 février 1897 à Cancienes (Corvera, Asturies) : son père, de la Garde Civile, s’appelle José, et sa mère s’appelle Joséfa Fernández ; ce sont de bons chrétiens. 

Eufrasio ira à l’école à Villaviciosa et à Tornón, où il fera sa première Communion ; puis à Mieres, où il se distingua comme excellent élève chez les Frères des Ecoles Chrétiennes.

En 1912, il entre au collège des Carmes Déchaux de Villafranca (Navarre) ; entré au noviciat en 1915, il fait sa première profession en 1916 sous le nom de Eufrasio de l’Enfant-Jésus, et se prépare au sacerdoce, qu’il reçoit en 1922 à Santander.

Au début, il est chargé d’enseigner la philosophie et la théologie aux jeunes aspirants de l’Ordre.

De 1926 à 1928, il est envoyé à Cracovie (Pologne) pour renforcer la présence carmélite dans ce pays.

A son retour, il est à Burgos, où il dirige deux revues, enfin à Oviedo en 1933, où il est prieur. Il voulait vraiment être le «premier» (prior) à montrer l’exemple dans toutes les vertus ; il le fera, et jusqu’au martyre.

Son zèle se déployait auprès des jeunes, des malades, des pauvres ; on l’appelait de tous côtés pour confesser, pour prêcher, pour conseiller, tant on estimait sa prudence, sa sagesse, son humilité, sa douceur, son esprit plein de miséricorde, et aussi sa vie de mortification.

Quand éclate la révolution des Asturies, le 4 octobre 1934, plusieurs églises furent incendiées et une bonne trentaine de prêtres et religieux furent assassinés, parmi lesquels le père Barredo. 

Le père Barredo, donc, chercha d’abord à mettre en sûreté ses religieux, puis essaya de s’éloigner, en sautant le mur du couvent, d’une hauteur de quatre mètres. En tombant, il se luxa la hanche droite, et ne pouvait se relever. Des voisins l’aidèrent et l’accueillirent chez eux ; quelques jours plus tard, il leur demanda de le conduire à l’hôpital sous un faux nom. 

Mais il fut reconnu comme prêtre, parce qu’il portait au cou le scapulaire de la Vierge du Carmel ; le père Eufrasio reconnut immédiatement sa condition de prêtre et, pour ce motif, fut arraché de sa chambre par une escadre de miliciens et soumis à maintes vexations et outrages, qu’il subit sans prononcer un mot. Au moment d’être fusillé, le 12 octobre 1934, il s’adressa aux miliciens en ces termes : Je vous pardonne, mes fils, puis Vive le Christ Roi.

Il a été béatifié en 2007. 

Eufrasio Barredo Fernández

1897-1934

 

Ce prêtre naquit le 8 février 1897 à Cancienes (Corvera, Asturies) : son père, de la Garde Civile, s’appelle José, et sa mère s’appelle Joséfa Fernández ; ce sont de bons chrétiens. 

Eufrasio ira à l’école à Villaviciosa et à Tornón, où il fera sa première Communion ; puis à Mieres, où il se distingua comme excellent élève chez les Frères des Ecoles Chrétiennes.

En 1912, il entre au collège des Carmes Déchaux de Villafranca (Navarre) ; entré au noviciat en 1915, il fait sa première profession en 1916 sous le nom de Eufrasio de l’Enfant-Jésus, et se prépare au sacerdoce, qu’il reçoit en 1922 à Santander.

Au début, il est chargé d’enseigner la philosophie et la théologie aux jeunes aspirants de l’Ordre.

De 1926 à 1928, il est envoyé à Cracovie (Pologne) pour renforcer la présence carmélite dans ce pays.

A son retour, il est à Burgos, où il dirige deux revues, enfin à Oviedo en 1933, où il est prieur. Il voulait vraiment être le «premier» (prior) à montrer l’exemple dans toutes les vertus ; il le fera, et jusqu’au martyre.

Son zèle se déployait auprès des jeunes, des malades, des pauvres ; on l’appelait de tous côtés pour confesser, pour prêcher, pour conseiller, tant on estimait sa prudence, sa sagesse, son humilité, sa douceur, son esprit plein de miséricorde, et aussi sa vie de mortification.

Quand éclate la révolution des Asturies, le 4 octobre 1934, plusieurs églises furent incendiées et une bonne trentaine de prêtres et religieux furent assassinés, parmi lesquels le père Barredo. 

Le père Barredo, donc, chercha d’abord à mettre en sûreté ses religieux, puis essaya de s’éloigner, en sautant le mur du couvent, d’une hauteur de quatre mères. En tombant, il se luxa la hanche droite, et ne pouvait se relever. Des voisins l’aidèrent et l’accueillirent chez eux ; quelques jours plus tard, il leur demanda de le conduire à l’hôpital sous un faux nom. 

Mais il fut reconnu comme prêtre, parce qu’il portait au cou le scapulaire de la Vierge du Carmel ; le père Eufrasio reconnut immédiatement sa condition de prêtre et, pour ce motif, fut  arraché de sa chambre par une escadre de miliciens et soumis à maintes vexations et outrages, qu’il subit sans prononcer un mot. Au moment d’être fusillé, le 12 octobre 1934, il s’adressa aux miliciens en ces termes : «Je vous pardonne, mes fils», puis «Vive le Christ Roi».

Il a été béatifié en 2007.

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 23:00

Román Sitko

1880-1942

 

Román était un prêtre polonais du diocèse de Tarnów, créé en 1783 sur une partie du territoire de l’archidiocèse de Cracovie. 

Il était né en 1880 et, une fois ordonné prêtre, accomplissait le ministère pastoral avec beaucoup de zèle pour les âmes, jusqu’à ce que son évêque lui confiât la charge de recteur du séminaire, où il se révéla un excellent formateur des jeunes aspirants au sacerdoce. Il reçut aussi du Saint-Siège le titre honorifique de Prélat domestique de Sa Sainteté.

Quand les troupes nazies occupèrent la Pologne, le séminaire fut fermé, mais Román continua dans la clandestinité les activités du séminaire, regrettant amèrement l’emprisonnement de tant de confrères prêtres, pour la libération desquels il offrait sa vie.

La police l’arrêta le 22 mai 1941 et on le condamna à la prison dans le camp de concentration de Darlewitz ou Auschwitz : là il fut l’ange gardien des autres prisonniers, en particulier auprès de ceux qui allaient être exécutés. 

Trop faible pour accomplir les durs travaux forcés qu’on lui avait imposés, il s’écroula par terre, épuisé, le 12 octobre 1942.

Un gardien le vit et lui écrasa le cou avec sa botte, provoquant la mort.

 

Le père Román Sitko est l’un des cent-huit martyrs béatifiés le 13 juin 1999 par le pape polonais Jean-Paul II. Il est mentionné le 12 octobre au Martyrologe.

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 23:00

  

José González Huguet

1874-1936

 

José naquit à Alacuás (Valencia) le 23 janvier 1874.

Après ses études au Grand séminaire de Valencia, il reçut le doctorat en théologie et fut ordonné prêtre en 1898.

Vicaire à Sueca et Paterna, curé à Puzol et Cheste, il fut à ce dernier poste pendant un quart de siècle.

C’est dans cette paroisse qu’en 1917 l’église prit feu et que don José se précipita dans les flammes pour aller prendre le Saint Sacrement. Ensuite il quêta pour pouvoir reconstruire l’église.

En 1936, après la «victoire» du Front populaire, il dut quitter sa paroisse dès le mois d’avril et se réfugier à la Ferme de Baló, puis se cacher dans une maison de paroissiens.

Le 5 juillet, il put encore célébrer, entouré de ses paroissiens. Mais au moment de la révolution, qui éclata le 19 juillet, cette famille fut menacée et le bon curé alla se présenter spontanément aux «autorités».

Une première fois enfermé en prison, il fut relâché à condition de ne pas s’absenter. Repris, il fut conduit au Comité, au milieu des insultes des passants qui lui déchiraient ses vêtements, l’écorchaient à coups de couteaux. On lui coupa les oreilles en pleine place publique.

Il ne disait rien et priait silencieusement.

Au matin du 12 octobre 1936, ils le placèrent le long de la voie ferrée et lui tirèrent dix-huit coups de feu, abandonnant son cadavre au cimetière de Ribarroja.

Don José González Huguet fut béatifié en 2001. 

José González Huguet

1874-1936

 

José naquit à Alacuás (Valencia) le 23 janvier 1874.

Après ses études au Grand séminaire de Valencia, il reçut le doctorat en théologie et fut ordonné prêtre en 1898.

Vicaire à Sueca et Paterna, curé à Puzol et Cheste, il fut à ce dernier poste pendant un quart de siècle.

C’est dans cette paroisse qu’en 1917 l’église prit feu et que don José se précipita dans les flammes pour aller prendre le Saint Sacrement. Ensuite il quêta pour pouvoir reconstruire l’église.

En 1936, après la «victoire» du Front populaire, il dut quitter sa paroisse dès le mois d’avril et se réfugier à la Ferme de Baló, puis se cacher dans une maison de paroissiens.

Le 5 juillet, il put encore célébrer, entouré de ses paroissiens. Mais au moment de la révolution, qui éclata le 19 juillet, cette famille fut menacée et le bon curé alla se présenter spontanément aux «autorités».

Une première fois enfermé en prison, il fut relâché à condition de ne pas s’absenter. Repris, il fut conduit au Comité, au milieu des insultes des passants qui lui déchiraient ses vêtements, l’écorchaient à coups de couteaux. On lui coupa les oreilles en pleine place publique.

Il ne disait rien et priait silencieusement.

Au matin du 12 octobre 1936, ils le placèrent le long de la voie ferrée et lui tirèrent dix-huit coups de feu, abandonnant son cadavre au cimetière de Ribarroja.

Don José González Huguet fut béatifié en 2001.

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 23:00

Felix IV

526-530

 

Felix était fils de Castorius, et diacre au moment de la mort de Jean Ier.

D’après le Liber Pontificalis, ce Félix fut en quelque sorte «imposé» par le roi Théodoric, après deux mois de vacance du Siège de Pierre. Ce roi goth et arien soutenait Rome contre Constantinople.

Félix, cinquante-quatrième pape, succédait donc à saint Jean Ier.

Felix est le quatrième de ce nom, parce qu’on a laissé à Félix II son titre, bien qu’il n’ait pas été normalement élu et donc qu’il soit considéré comme antipape. Ce qui fait que notre Felix IV devrait être compté comme Felix III.

Pendant les quatre années de ce pontificat, Felix IV obtint la cession d’un grand bâtiment sur le Forum, dont il fit une ample basilique en l’honneur des saints Côme et Damien ; il fit refaire aussi la basilique de saint Saturnin, incendiée, sur la via Salaria.

Felix IV fut en relation avec saint Césaire d’Arles, entre autres sur le semi-pélagianisme. Le concile d’Orange de 529 publia des déclarations de Felix IV contre Pélage, Célestius, Julien d’Eclane, Fauste de Lérins. En outre Felix IV apaisa un petit différend entre l’archevêque de Ravenne et son clergé.

Sentant sa fin approcher, il remit devant une assemblée de dignitaires ecclésiastiques et civils, son pallium à l’archidiacre Boniface, qu’il nommait ainsi pour lui succéder.

Felix IV mourut, très probablement, le 12 octobre 530, date choisie dans l’actuel Martyrologe romain.

 

Le successeur de Felix IV fut donc Boniface II.


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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 23:00

  Pedro Salcedo Puchades

1874-1936

 

Pedro était né le 24 février 1874 à Castellar (Valencia, Espagne), deuxième des cinq enfants de Matías et Elena, et fut baptisé le lendemain.

Il fallait travailler dur pour vivre, et le petit Pedro ne reçut aucune formation scolaire : il aidait les parents aux travaux de la terre, et participait le plus qu’il pouvait aux offices de la paroisse : on le remarquait surtout pour sa piété, car Pedro voulait quelque chose de plus, pour son âme, qu’une simple (quoique déjà exemplaire) «participation» aux offices. Un jour les Capucins du couvent voisin de Massamagrell lui proposèrent d’entrer chez eux. 

Il hésitait encore, mais un événement providentiel devait le convaincre de quitter le monde. Il travaillait à un moulin quand il trouva un chapelet. Un de ses compagnons le lui arracha des mains et le jeta dans la chaudière ; peu après, la chaudière explosa et ce garçon fut tué, ainsi que quelques autres compagnons. Pedro en fut tellement impressionné qu’il se résolut à demander son admission dans l’Ordre.

Il fit sa profession religieuse de Frère dans l’Ordre des Capucins en 1900, assumant le nom de Pacífico, qui lui allait véritablement bien. Ne sachant écrire, il signa sa profession d’une simple croix. 

Il eut pour condisciple un certain Berardo de Lugar Nuevo de Fenollet, qui sera à son tour martyr (v. José Bleda Grau, 4 septembre).

Pendant trente-sept années, il fut quêteur, d’abord au couvent de Monforte del Cid, puis à celui de Massamagrell, où se trouvait le séminaire provincial de l’Ordre franciscain.

Il édifia tout le monde par son exemple de bonté et de douce simplicité. Son activité de quêteur était fatigante, mais à peine rentré dans son couvent il participait à toutes les activités. Il assistait à plusieurs messes chaque jour, montrant ainsi sa ferveur pour l’Eucharistie, et son respect pour ses Confrères prêtres.

Au moment de la guerre civile et de la persécution, le couvent fut fermé et Pedro-Pacífico trouva refuge chez un de ses frères à Castellar. Il s’attendait au martyre, mais restait serein. A un parent il disait : Prends un Crucifix, tiens-le dans tes mains, et n’aie pas peur des persécutions.

Mais la milice surveillait. Un escadron vint frapper à la porte au soir du 12 octobre 1936. Tout le monde fut plaqué au mur et l’on demanda qui était le flaret (le frère). A l’image de Jésus-Christ, lors de son arrestation au Jardin des Oliviers, frère Pacífico répondit sans hésiter : C’est moi.

Ce religieux sexagénaire, à la barbe plus que vénérable, fut alors malmené, et emmené avec force coups de poings et de crosse de fusil, vers un chemin autour de Monteolivete (La Punta, Valencia), tandis qu’il priait le chapelet à haute voix. Parvenus au bord de la rivière Turia, ils le fusillèrent et le laissèrent là.

Le lendemain matin, on le retrouva étendu par terre, tenant dans la main gauche le crucifix contre sa poitrine ; il avait plusieurs blessures à la tête. Celui qui avait signé sa profession avec la croix, signa aussi la fin de sa vie avec la croix.

Le frère Pacífico a été béatifié en 2001.

Il est mentionné le 12 octobre au Martyrologe romain.

Pedro Salcedo Puchades

1874-1936

 

Pedro était né le 24 février 1874 à Castellar (Valencia, Espagne), deuxième des cinq enfants de Matías et Elena, et fut baptisé le lendemain.

Il fallait travailler dur pour vivre, et le petit Pedro ne reçut aucune formation scolaire : il aidait les parents aux travaux de la terre, et participait le plus qu’il pouvait aux offices de la paroisse : on le remarquait surtout pour sa piété, car Pedro voulait quelque chose de plus, pour son âme, qu’une simple (quoique déjà exemplaire) «participation» aux offices. Un jour les Capucins du couvent voisin de Massamagrell lui proposèrent d’entrer chez eux. 

Il hésitait encore, mais un événement providentiel devait le convaincre de quitter le monde. Il travaillait à un moulin quand il trouva un chapelet. Un de ses compagnons le lui arracha des mains et le jeta dans la chaudière ; peu après, la chaudière explosa et ce garçon fut tué, ainsi que quelques autres compagnons. Pedro en fut tellement impressionné qu’il se résolut à demander son admission dans l’Ordre.

Il fit sa profession religieuse de Frère dans l’Ordre des Capucins en 1900, assumant le nom de Pacífico, qui lui allait véritablement bien. Ne sachant écrire, il signa sa profession d’une simple croix. 

Il eut pour condisciple un certain Berardo de Lugar Nuevo de Fenollet, qui sera à son tour martyr (voir au 4 septembre).

Pendant trente-sept années, il fut quêteur, d’abord au couvent de Monforte del Cid, puis à celui de Massamagrell, où se trouvait le séminaire provincial de l’Ordre franciscain.

Il édifia tout le monde par son exemple de bonté et de douce simplicité. Son activité de quêteur était fatigante, mais à peine rentré dans son couvent il participait à toutes les activités. Il assistait à plusieurs messes chaque jour, montrant ainsi sa ferveur pour l’Eucharistie, et son respect pour ses Confrères prêtres.

Au moment de la guerre civile et de la persécution, le couvent fut fermé et Pedro-Pacífico trouva refuge chez un de ses frères à Castellar. Il s’attendait au martyre, mais restait serein. A un parent il disait : Prends un Crucifix, tiens-le dans tes mains, et n’aie pas peur des persécutions.

Mais la milice surveillait. Un escadron vint frapper à la porte au soir du 12 octobre 1936. Tout le monde fut plaqué au mur et l’on demanda qui était le flaret (le frère). A l’image de Jésus-Christ, lors de son arrestation au Jardin des Oliviers, frère Pacífico répondit sans hésiter : C’est moi.

Ce religieux sexagénaire, à la barbe plus que vénérable, fut alors malmené, et emmené avec force coups de poings et de crosse de fusil, vers un chemin autour de Monteolivete (La Punta, Valencia), tandis qu’il priait le chapelet à haute voix. Parvenus au bord de la rivière Turia, ils le fusillèrent et le laissèrent là.

Le lendemain matin, on le retrouva étendu par terre, tenant dans la main gauche le crucifix contre sa poitrine ; il avait plusieurs blessures à la tête. Celui qui avait signé sa profession avec la croix, signa aussi la fin de sa vie avec la croix.

Le frère Pacífico a été béatifié en 2001.

Il est mentionné le 12 octobre au Martyrologe romain.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 23:00

Meinhard de Segeberg

1130-1196

 

Né vers 1130-1140, religieux de l’Ordre augustinien, Meinhard partit de son couvent de Segeberg (Holstein, Allemagne N), vers 1184, pour aller évangéliser la région de Livonie, les actuelles Lettonie et Estonie.

Avec l’accord du prince Vladimir von Polock, Meinhard s’établit à Üxküll (actuelle Ikšķile, Lettonie) et y construisit une première église en bois. Bientôt il baptisa déjà quelques «personnalités».

L’hiver suivant, Meinhard et toute la population durent s’enfuir devant l’invasion des Lituaniens. Meinhard fit alors construire des fortifications à Üxküll, et bientôt une autre ville forte sur l’île de Holme. Les deux cités eurent leur église en pierre ; celle de Holme est actuellement en ruine.

En 1186, Meinhard vint auprès de l’archevêque de Brême pour lui rendre compte de son travail, et l’archevêque le consacra évêque. 

A son retour, Meinhard se fit accompagner par d’autres Religieux, parmi lesquels le cistercien Theoderich, qui amena à la foi et au baptême le chef Kaupo et sa famille. Il n’y eut pas que ces belles conversions : Kaupo lui-même tomba en martyr.

Meinhard envoya Theoderich à Rome pour obtenir du pape Célestin III des Religieux de différents ordres, pour accélérer l’évangélisation des peuples.

Une famine désola la région, et Meinhard se dépensa énergiquement pour venir en aide à la population, se gagnant ainsi la confiance de ses diocésains.

Meinhard mourut le 14 août 1196, mais on le commémore au Martyrologe romain le 11 octobre.

Des récits affirment que Meinhard fut honoré comme Saint dès le 13e siècle, en raison de ses miracles, mais la canonisation officielle a été célébrée récemment, en 1993.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 23:00

Manuela Torres Acosta

1826-1887

 

Bibiana Antonia Manuela Torres Acosta naquit à Madrid le 2 décembre 1826, de parents peu riches qui tenaient un petit commerce de laiterie dans le quartier pauvre de Chamberí à Madrid. Son père s’appelait Manuel Jiménez Torres, et sa mère Antonia Acosta.

La petite fille fut baptisée avec le nom de sainte Bibiane, qu’on fête justement le 2 décembre.

Elle fréquenta l’école tenue par les Filles de la Charité et aidait aussi celles-ci dans l’hôpital des Incurables. Elle travaillait avec ses parents à la laiterie, et s’occupait des enfants du voisinage, en organisant des jeux pour les occuper.

A vingt-cinq ans, elle songeait à la vie dominicaine, mais elle devait attendre car il n’y avait pas de place. C’est alors qu’un prêtre la conquit : le père Miguel Martinez y Sanz songeait à fonder une société de religieuses gardes-malades, qui s’appelleraient les Servantes de Marie. Elle fut donc du nombre des sept premières siervas, sous le nom de María Soledad, ou Marie Solitude (par allusion à Marie participant à la Passion de son Fils). C’était en 1851 ; deux ans après elles étaient déjà plus de vingt. Mais du premier groupe, deux moururent et quatre partirent : Soledad devint la supérieure. 

Le père Don Miguel Martinez devant partir pour les missions, d’autres abandonnèrent et Soledad se retrouva à la fois supérieure et fondatrice, devant alors diriger douze religieuses réparties en trois maisons à Madrid, Getafe et Ciudad Rodrigo. Un nouveau directeur spirituel crut bon de changer la supérieure et Manuela fut reléguée à Getafe, au sud-ouest de Madrid, tandis que le cardinal de Tolède pensait ni plus ni moins à supprimer les Religieuses. Mais un autre prêtre, Gabino Sanchez Cortez, capucin, rétablit María Soledad dans sa fonction en 1857 et donna aux religieuses une règle bien adaptée. L’appui de la reine Isabel II leur évita la suppression.

La congrégation fut approuvée par Rome en 1876.

Entre temps Mgr Orberá l’appela pour fonder une maison à Cuba (1875) ; en dix ans s’ouvrirent jusqu’à vingt-neuf nouvelles maisons. Du vivant de María Soledad, quarante-six maisons furent fondées. La reine Isabelle II voulut que ces Servantes fussent présentes dans l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu à Madrid. 

En 1867, on avait vu Soledad à Valencia, durant la guerre civile, pour s’occuper des blessés. En 1885, on vit les Servantes se démultiplier au service des victimes de l’épidémie de choléra qui sévit dans la moitié du pays.

Deux ans après, le 11 octobre 1887, María Soledad s’éteignait à Madrid, à soixante ans. Elle a été béatifiée en 1950, et canonisée en 1970.

La congrégation s’est développée en France, en Italie, en Angleterre, et dans les deux Amériques.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 23:00

  

Philippos, diacre
Ier siècle

Philippos apparaît dans les Actes des Apôtres, au moment de l’élection des sept premiers Diacres : Philippos vient en second après Etienne (Ac 6:1-6).
Au chapitre 21:8, l’auteur des Actes donne à ce même Philippos le titre d’évangéliste, sans doute pour le distinguer de Philippos l’Apôtre.
Philippos, le Diacre, eut une grande activité dans la première évangélisation.
Après le martyre d’Etienne, la persécution le fit quitter Jérusalem et il alla à Samarie (Ac 8:5) ; c’est là qu’il convertit entre autres un certain Simon, magicien de son état et qui, ensuite, crut possible d’acheter aux Apôtres le pouvoir d’imposer les mains pour conférer l’Esprit Saint. 
De là vient le mot de simonie, qui dans l’Histoire de l’Eglise, a désigné l’erreur, malheureusement fréquente, qui poussa certains personnages à acheter des charges ecclésiastiques au lieu d’en recevoir la mission par l’Eglise. Sévèrement admonesté par saint Pierre, Simon demanda humblement qu’il lui fût pardonné.
Quant à Philippos, il fut invité par un ange à retrouver sur la route de Jérusalem à Gaza un voyageur illustre : l’eunuque de la reine d’Ethiopie (v. 27 août). L’épisode est merveilleux (Ac 8:26-40).
Cet eunuque est le premier baptisé de la Gentilité (car il était «païen», c’est-à-dire non Juif). C’est certainement cela qui rapprocha l’apôtre Paul, désormais converti et devenu apôtre des Gentils, de Philippos, car on voit Paul demeurer quelques jours chez ce dernier (Ac 21:8).
C’est là que Luc mentionne les quatre filles de Philippos, auxquelles la Tradition donne les noms de Hermione, Charitine, Iraïs et Eutychiane.
Philippos passe pour avoir été ensuite évêque à Tralles en Lydie (Asie Mineure, Turquie occidentale) où il mourut. Certaines autres sources ont dit qu’il mourut à Césarée, peut-être parce que là se trouvait la maison de sa famille.
Comme les Grecs, les Latins fêtent saint Philippos le Diacre le 11 octobre. 

 

Philippe, diacre

Ier siècle

 

Philippe apparaît dans les Actes des Apôtres, au moment de l’élection des sept Diacres : Philippe vient en second après Etienne (Ac 6:1-6).

Au chapitre 21:8, l’auteur des Actes donne à ce même Philippe le titre d’évangéliste, sans doute pour le distinguer de Philippe l’Apôtre.

Philippe, le Diacre, eut une grande activité dans la première évangélisation.

Après le martyre d’Etienne, la persécution le fit quitter Jérusalem et il alla à Samarie (Ac 8:5,) et c’est là qu’il convertit entre autres un certain Simon, magicien de son état et qui, ensuite, crut possible d’acheter aux Apôtres le pouvoir d’imposer les mains pour conférer l’Esprit Saint. 

De là vient le mot de «simonie», qui dans l’Histoire de l’Eglise, a désigné l’erreur, malheureusement fréquente, qui poussa certains personnages à acheter des charges ecclésiastiques au lieu d’en recevoir la mission par l’Eglise. 

Sévèrement admonesté par saint Pierre, Simon demanda humblement qu’il lui fût pardonné.

Quant à Philippe, il fut invité par un ange à retrouver sur la route de Jérusalem à Gaza un voyageur illustre : l’eunuque de la reine d’Ethiopie. L’épisode est merveilleux (Ac 8:26-40).

Cet eunuque est le premier baptisé de la Gentilité (car il était «païen», c’est-à-dire non Juif). Et c’est certainement cela qui rapprocha l’apôtre Paul, désormais converti et devenu «apôtre des Gentils», de Philippe, car on voit Paul demeurer quelques jours chez Philippe (Ac 21:8).

C’est là que Luc mentionne les quatre filles de Philippe, auxquelles la Tradition donne les noms de Hermione, Charitine, Iraïs et Eutychiane.

Philippe passe pour avoir été ensuite évêque à Tralles en Lydie (Asie Mineure, Turquie occidentale) où il mourut. Certaines autres sources ont dit qu’il mourut à Césarée, peut-être parce que là se trouvait la maison de sa famille.

Comme les Grecs, les Latins fêtent saint Philippe le Diacre le 11 octobre.

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