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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 23:05

  

Elías Carbonel Mollá

1869-1936

Juan Bautista Carbonel Mollá

1874-1936

 

Ces deux prêtres furent réellement frères de sang, frères de sacerdoce, et frères de martyre.

Ils naquirent tous deux à Concentaina (Alicante), de José et Milagros, des parents chrétiens.

Elías naquit le 20 novembre 1869, entra au séminaire de Valencia en 1890, reçut le doctorat en théologie et fut ordonné prêtre en 1893.

Son apostolat se déroula à El Salvador et Concentaina comme vicaire, à Santa María comme archiprêtre, administrateur de l’hôpital et de la maison des Vieillards. En outre, il fut aumônier des Sœurs Trinitaires.

Juan Bautista (Jean-Baptiste) naquit le 6 juin 1874, entra au séminaire de Orihuela puis à celui de Valencia. Ordonné prêtre en 1898, il fut comme son frère vicaire à El Salvador et Concentaina, puis à l’église de Santa María.

C’était un excellent organiste. Musicien, il donna beaucoup d’élan à la liturgie du Tiers-Ordre du Carmel, qu’il dirigeait avec beaucoup de zèle.

Au moment de la révolution de 1936, on lui offrit de s’installer dans une maison d’où il pouvait facilement fuir si nécessaire, mais il répondit qu’il n’avait jamais rien fait de mal à personne et qu’il resterait chez lui.

 

Les deux frères furent arrêtés le 1er octobre 1936, et mis en prison dans le couvent des clarisses, réquisitionné à cet effet.

Le lendemain, 2 octobre, pour le seul motif d’être prêtres, ils furent emmenés sur la route et, à Sax (Alicante), furent tous deux fusillés.

Ils furent béatifiés en 2001. 

Elías Carbonel Mollá

1869-1936

Juan Bautista Carbonel Mollá

1874-1936

 

Ces deux prêtres furent réellement frères de sang, frères de sacerdoce, et frères de martyre.

Ils naquirent tous deux à Concentaina (Alicante), de José et Milagros, des parents chrétiens.

Elías naquit le 20 novembre 1869, entra au séminaire de Valencia en 1890, reçut le doctorat en théologie et fut ordonné prêtre en 1893.

Son apostolat se déroula à El Salvador et Concentaina comme vicaire, à Santa María comme archiprêtre, administrateur de l’hôpital et de la maison des Vieillards. En outre, il fut aumônier des Sœurs Trinitaires.

Juan Bautista (Jean-Baptiste) naquit le 6 juin 1874, entra au séminaire de Orihuela puis à celui de Valencia. Ordonné prêtre en 1898, il fut comme son frère vicaire à El Salvador et Concentaina, puis à l’église de Santa María.

C’était un excellent organiste. Musicien, il donna beaucoup d’élan à la liturgie du Tiers-Ordre du Carmel, qu’il dirigeait avec beaucoup de zèle.

Au moment de la révolution de 1936, on lui offrit de s’installer dans une maison d’où il pouvait facilement fuir si nécessaire, mais il répondit qu’il n’avait jamais rien fait de mal à personne et qu’il resterait chez lui.

 

Les deux frères furent arrêtés le 1er octobre 1936, et mis en prison dans le couvent des clarisses, réquisitionné à cet effet.

Le lendemain, 2 octobre, pour le seul motif d’être prêtres, ils furent emmenés sur la route et, à Sax (Alicante), furent tous deux fusillés.

Ils furent béatifiés en 2001.

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 23:02

Pedro Artolozaga Mellique

1913-1936

 

Pedro vit le jour le 31 janvier 1913 à Erandio (Biscaye, Espagne), le jour de la fête de saint Giovanni Bosco.

Il entra au collège salésien de Santander, continua sa formation à Astudillo (Palencia) en 1926 puis Madrid. Il fit le noviciat à Mohernando-Guadalajara, où il fit la profession en 1931. 

Sur un petit carnet où il rédigeait diverses pensées et résolutions, il écrivit un jour : Puisse le Seigneur me faire mourir avant que je l’offense, imitant en cela le jeune Domenico Savio qui, à douze ans, écrivit : La mort, mais pas le péché.

Il alla faire en 1933 son apprentissage pédagogique à Salamanque. En juillet 1936, il rejoignit Carabanchel Alto pour la théologie. La persécution commença dès le 20 juillet.

Les miliciens le découvrirent dans la pension où il se cachait avec d’autres Salésiens. Il fut arrêté le 1er octobre 1936 avec don Manuel Borrajo Míguez. On les interrogea longuement dans la tchéka Fomento, et on retrouva le corps de Pedro sur la route d’Andalousie.

Don Pedro avait été assassiné le 2 octobre 1936, à vingt-trois ans.

Il fut béatifié en 2007.

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 23:00

Juan Iñiguez de Ciriano Abechuco

1901-1936

 

Il vit le jour le 8 mars 1901 à Legarda (Álava, Espagne), de bons parents chrétiens.

Juan entra à l’école des Religieux des Sacrés-Cœurs (pères de Picpus), à Miranda de Ebro.

Il entra au noviciat à Fuenterrabía (Guipúzcoa) et fit la philosophie à Miranda et San Miguel del Monte.

Après sa profession (1919), il porta le nom de Isidro.

Grand travailleur, Isidro n’était pas une «tête», mais un excellent compagnon, qui supportait gentiment les taquineries sur sa petite taille. L’un de ses confrères, parlant de sa modestie, rendit ce témoignage : Il fut exceptionnel en ce qu’il ne fut exceptionnel en rien.

Il fut ensuite à Torrelavega pour la théologie. Il fut envoyé à Rome où il fut reçu docteur en droit canonique à l’Université Grégorienne et fut ordonné prêtre en 1925. 

Il fut prieur, et professeur (apprécié) de droit canonique et de théologie morale au séminaire de l’Escorial. Il continuait d’étudier beaucoup jusqu’à en avoir parfois mal à la tête.

En 1936, le séminaire ayant été transformé en hôpital, il laissa son bel habit blanc pour mettre la blouse d’infirmier.

Le 8 août arriva l’ordre d’évacuer le séminaire et de rejoindre Madrid ; tous les élèves et les prêtres partirent, sauf le Supérieur (le père Teófilo, voir au 11 août) et quelques frères laïcs âgés.

Le 9 août, ils furent conduits à la Direction Générale de Sécurité, d’où ils sortirent libres, mais le père Isidro ne connaissait personne, ne savait où aller, et avait à peine de quoi manger. Il erra çà et là ; on lui refusa l’hospitalité dans diverses pensions ; une pieuse dame finit par l’accueillir.

Le 2 octobre, des membres des FAI (Federación Anarquista Ibérica) se présentèrent là où il se trouvait ; c’est lui qui leur ouvrit. Ils lui demandèrent : T’es curé ? Il ne nia pas. Ils l’emmenèrent avec deux autres Religieux qui étaient là.

Après un simulacre de jugement, ils furent condamnés à mort, pour le délit d’être prêtres.

Le père Isidro fut assassiné sur la route de l’Este de Madrid, le soir du 2 octobre.

La dame qui l’avait hébergé fut elle aussi incarcérée et interrogée, mais laissée en liberté. Quelques jours plus tard, elle rencontra à nouveau le chef de la tchéca et lui demanda ce qui était arrivé aux Religieux. Il lui répondit : Ne t’en fais pas pour eux ; ils ont eu un sort plus mauvais que le tien, parce qu’ils étaient curés.

Ce père Isidro fut béatifié en 2013.

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 23:00

Maria Ana Kratochwil

1881-1942

 

Elle vit le jour le 21 août 1881 à Ostrawa (Pologne, actuelle Ostravský kraj, Moravie, République Tchèque).

Elle suivit ses parents à Węgierska Górka (Żywiec), à la recherche de travail. Tôt orpheline de père, elle fut accueillie à l’orphelinat de Bielsko, tenu par les Sœurs Scolastiques de Notre-Dame, qui l’aidèrent à préparer le diplôme de maîtresse d’école.

Après avoir travaillé trois ans à l’école de Karwin, elle entra en 1901 dans cette Congrégation et professa en 1910 avec le nom de Maria Antonina.

Elle enseigna d’abord dans une école primaire à Karwin (1906-1917), à Lwów comme professeur (1917-1925) et fut supérieure de son couvent (1925-1932).

Maîtresse des novices à Tłumacz, elle revint à Lwów comme directrice de l’école, tout en continuant la formation des jeunes vocations jusqu’en 1939, puis fut directrice à Mikuliczyn, dans la zone d’occupation soviétique.

Au début de la guerre, les Religieuses furent expulsées, mais purent reprendre leurs activités quand les Allemands contrôlèrent la région, quoique dans des conditions très difficiles. Bientôt cependant le couvent dut être évacué.

Les six sœurs, avec leur Supérieure, durent vivre dans la clandestinité jusqu’en juillet 1942.

Trahies et dénoncées, elles furent le 9 juillet conduites en prison à Stanislawów. Maria Antonina, comme supérieure, fut soumise particulièrement à maintes tortures de la part des soldats nazis. Des témoins purent affirmer qu’elle répétait la parole du Christ : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (cf. Lc 23:34). Touchée par le typhus, elle n’en continua pas moins de soutenir le moral de ses Consœurs.

Enfin relâchée, elle mourut quelques jours après à l’hôpital, des suites des mauvais traitements reçus.

Elle s’éteignit à Stanislawów (aujourd’hui Ivano-Frankivs’k, Ukraine), le 2 octobre 1942, et fut béatifiée en 1999.

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 23:00

Juan Iñiguez de Ciriano Abechuco

1901-1936

 

Il vit le jour le 8 mars 1901 à Legarda (Álava, Espagne), de bons parents chrétiens.

Juan entra à l’école des Religieux des Sacrés-Cœurs (pères de Picpus), à Miranda de Ebro.

Il entra au noviciat à Fuenterrabía (Guipúzcoa) et fit la philosophie à Miranda et San Miguel del Monte.

Après sa profession (1919), il porta le nom de Isidro.

Grand travailleur, Isidro n’était pas une «tête», mais un excellent compagnon, qui supportait gentiment les taquineries sur sa petite taille. L’un de ses confrères, parlant de sa modestie, rendit ce témoignage : Il fut exceptionnel en ce qu’il ne fut exceptionnel en rien.

Il fut ensuite à Torrelavega pour la théologie. Il fut envoyé à Rome où il fut reçu docteur en droit canonique à l’Université Grégorienne et fut ordonné prêtre en 1925. 

Il fut prieur, et professeur (apprécié) de droit canonique et de théologie morale au séminaire de l’Escorial. Il continuait d’étudier beaucoup jusqu’à en avoir parfois mal à la tête.

En 1936, le séminaire ayant été transformé en hôpital, il laissa son bel habit blanc pour mettre la blouse d’infirmier.

Le 8 août arriva l’ordre d’évacuer le séminaire et de rejoindre Madrid ; tous les élèves et les prêtres partirent, sauf le Supérieur (le père Teófilo, voir au 11 août) et quelques frères laïcs âgés.

Le 9 août, ils furent conduits à la Direction Générale de Sécurité, d’où ils sortirent libres, mais le père Isidro ne connaissait personne, ne savait où aller, et avait à peine de quoi manger. Il erra çà et là ; on lui refusa l’hospitalité dans diverses pensions ; une pieuse dame finit par l’accueillir.

Le 2 octobre, des membres des FAI (Federación Anarquista Ibérica) se présentèrent là où il se trouvait ; c’est lui qui leur ouvrit. Ils lui demandèrent : T’es curé ? Il ne nia pas. Ils l’emmenèrent avec deux autres Religieux qui étaient là.

Après un simulacre de jugement, ils furent condamnés à mort, pour le délit d’être prêtres.

Le père Isidro fut assassiné sur la route de l’Este de Madrid, le soir du 2 octobre 1936.

La dame qui l’avait hébergé fut elle aussi incarcérée et interrogée, mais laissée en liberté. Quelques jours plus tard, elle rencontra à nouveau le chef de la tchéca et lui demanda ce qui était arrivé aux Religieux. Il lui répondit : Ne t’en fais pas pour eux ; ils ont eu un sort plus mauvais que le tien, parce qu’ils étaient curés.

Ce père Isidro fut béatifié en 2013.

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 23:00

Georges-Edme René

1748-1794

 

Il était né le 16 novembre 1748 à Saint-Pierre de Vézelay (Yonne).

Ordonné prêtre dès 1769, il fut chanoine de Vézelay, à vingt-et-un ans.

A la suite de la suppression du chapitre et de la fermeture de l’église en 1790, les dix chanoines furent arrêtés malgré les protestations de la population, et incarcérés à Auxerre.

Au bout d’un an, ils furent condamnés à la déportation.

Le chanoine Georges-Edme fut donc du nombre de ces prêtres qui, pour cela, furent entassés à bord du navire négrier Washington, lequel ne partit jamais des pontons de Rochefort.

En septembre 1794, il fut transféré, moribond, sur l’Île Madame, où il s’éteignit le 2 octobre 1794

Le chanoine René fut béatifié en 1995.

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 23:00

Francesc Carceller Galindo

1901-1936

 

Né le 3 octobre 1901, de Joaquin et Manuela, le troisième des neuf enfants de cette famille reçut au baptême le nom de François, qui est fêté le 4 octobre. 

A part le frère aîné, Joaquin, tous ces enfants furent Religieux : Jaume, Francesc et Pere, piaristes ; Josep, Domingo et Manuel, augustins récollets ; María, l’unique fille, dominicaine. 

En 1914, le jeune Francesc eut au genou droit une tumeur blanche, qui ne put jamais guérir, au point qu’on finit même par le surnommer gentiment le petit boîteux. Après un pélerinage à Lourdes, il y eut une brève amélioration. A Saragosse, on hésita à l’opérer à cause de sa faiblesse. Francesc cependant n’y accordait pas plus d’attention, jouant et courant comme il pouvait, avec ses camarades.

Il fut enfant de chœur et, malgré sa jambe paralysée, s’efforça de s’agenouiller. Sa mère voulait demander aux Pères piaristes qu’il pût servir la messe debout, mais le garçon répondit : Je préfère alors ne pas servir la messe ! 

Après sa première Communion, il alla recevoir chaque dimanche l’Eucharistie, et se mettait en tout dernier, pour pouvoir s’agenouiller avec sa jambe raide sans déranger les autres (rappelons qu’à cette époque on communiait toujours à genoux, par respect pour l’Hôte divin qu’on recevait). Mais un jour de l’Assomption, en 1913 ou 1914, il vint se mettre en plein milieu des communiants, à genoux comme les autres : il était guéri ! Sa mère n’en croyait pas ses yeux.

C’est en signe de gratitude que Francesc voulut porter en religion le nom de la Vierge de Lourdes et aussi qu’après son ordination sacerdotale, il vint remercier la Vierge de Lourdes avec son père.

Toujours est-il qu’à quatorze ans, en 1914, il voulut suivre le même chemin que ses aînés, et entrer chez les Pères de Saint-Joseph-Calasanz, dits des Ecoles Pies ou Piaristes (voir au 25 août), à Morella. Il prit l’habit en 1918 et commença alors le noviciat.

Ce fut un novice extrêmement appliqué à sa règle, au silence, à l’ordre. Il affectionna particulièrement la liturgie et le chant grégorien. Il fit la profession solennelle en 1922 à Alella, et fut ordonné prêtre à Lleida en 1925.

Son activité se déroula ensuite à Barcelone, à l’école Saint-André de 1924 à 1930, puis celle de Notre-Dame, de 1930 à 1936, où il fut un maître de chant remarquable. Il communiqua à ses élèves l’amour enthousiaste de la Liturgie, et leur apprit à chanter le chant grégorien. Il réunit particulièrement un groupe de ses élèves en une Fédération de Jeunes Gens ou Travailleurs Chrétiens.

A la fin de l’année, il fut envoyé à Caldes de Montbui, pour un traitement aux thermes. Peu avant de quitter le collège de Barcelone, il confia à un étudiant qu’il avait le pressentiment qu’ils ne se reverraient plus.

Après cette cure à Caldes, il rejoignit son pays natal, Forcall, le 17 juillet 1936, pensant passer ce temps de vacances chez ses parents.

Mais la révolution éclata peu de jours après, et il tenta vainement de regagner Barcelone, car on lui refusa le laisser-passer.

A Forcall, furent arrêtés les prêtres. Un ami proposa l’hospitalité à Francesc pour le cacher ; Francesc lui en fut très reconnaissant, mais refusa, de peur qu’à sa place fussent arrêtés son père et son frère Joaquin, tandis que s’ils m’arrêtent, que Dieu soit béni ; je veux mourir pour mon pays et pour Dieu.

Cet été-là, il le passa à participer aux corvées habituelles, à la maison, aux champs. Quand on l’avertissait d’être prudent et de ne pas (trop) se montrer, il répondait : L’Eglise ne manquera jamais de prêtres, parce que le sang des martyrs est une semence de Chrétiens.

Le 28 août, il confiait : S’ils me tuent, ce sera la fin de mes rhumatismes ! En plus de ça, la plus grande gloire que Dieu pourra m’accorder, sera le martyre, parce que ainsi je serai sûr de posséder le ciel.

Cette grâce allait lui être accordée à partir du lendemain, 29 août. A six heures du matin, un envoyé de la mairie vint convoquer le Frère Francesc. Le papa dormait encore ; c’est sa sœur qui l’avertit : après avoir prié, elle vint réveiller son frère et lui dit qu’on l’attendait. Francesc demanda : Et maman, elle pleure ? 

Il descendit, embrassa son père, sa chère mère, tous ses proches et, accompagné de son frère Joaquin, se rendit à la municipalité, où il retrouva quatre autres prêtres de Forcall.

Ils furent d’abord enfermés à Morella, puis à Castellón de la Plana, jusqu’au 2 octobre, jour où on leur adjoignit une trentaine d’autres prêtres.

Un des laïcs prisonniers, qui put échapper - on ne sait comment - et raconter ce qu’il vit, témoigna que les prêtres se confessèrent les uns aux autres ; que Francesc, qui souffrait énormément des rhumatismes, ne pouvait certains jours pas même sortir dans la cour.

Le 2 octobre 1936 fut le jour du martyre. A quatre heures de l’après-midi, survinrent des miliciens de la Colonne de Feu, qui appelèrent vingt noms : ils furent menottés et conduits à Almazara pour être fusillés. 

A vingt-deux heures, dix autres furent appelés et fusillés au cimetière de Castellón. A vingt-trois heures trente, furent appelés tous les autres, parmi lesquels le Fr. Francesc Carceller. Dans une pièce voisine, avait été dressé une sorte de tribunal, où on leur demanda leurs noms, prénoms, profession. Pour les prêtres, il n’y eut pas d’autre question…

Les militiens leur ligotèrent les mains derrière le dos, les contrôlèrent et leur prirent tout ce qu’ils avaient ; on les força à monter dans un camion, non sans un flot d’insultes et de coups, frappant leurs visages avec les chapelets qu’on leur avait trouvés.

On les conduisit au cimetière, où gisaient à terre les cadavres du groupe précédent, éclairés seulement par la pâle lueur de la lune. On les mit sur deux rangs ; le silence fut rompu par la voix ferme d’un prêtre qui interpella ses Confrères : Répétons les paroles de Calvo Sotelo : Vous pouvez nous prendre nos vies, mais rien de plus ! Vive le Christ Roi ! Vive l’Espagne.

Tous répondirent Viva ! juste avant de tomber sous les balles.

Le lendemain, 3 octobre, les corps furent mis dans des cercueils individuels et brûlés. Francesc avait ce jour-là trente-cinq ans.

Il fut béatifié en 1995.

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 23:00

 

Jeanne Émilie de Villeneuve

1811-1854

 

Jeanne Emilie de Villeneuve était la troisième des quatre enfant du marquis de Villeneuve et de Rosalie d’Avessens. Son grand-père était comte de Villeneuve.

Elle naquit le 9 mars 1811 à Toulouse.

L’enfance se passa au château d’Hauterive, près de Castres, où s’était retirée la maman pour des raisons de santé. D’ailleurs celle-ci mourut en 1825, suivie trois ans plus tard par la sœur d’Emilie, Octavie. 

Emilie commença déjà à remarquer la misère sociale ; elle en fit part à son confesseur, le père jésuite Leblanc.

A dix-neuf ans, Emilie s’installa à Hauterive avec son père et son frère, et prit en charge la gestion de la vie familiale, tandis que son père était maire de Castres.

Essuyant un net refus de son père pour entrer chez les Filles de la Charité, elle fonda alors, avec la permission de l’évêque, une nouvelle famille religieuse qui s’appellera Congrégation de Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Castres (8 décembre 1836), dont les membres seront communément appelées les Sœurs bleues, en raison de leur habit. 

On notera avec surprise l’appellation de cette nouvelle famille, en 1836, bien avant la proclamation du dogme (1854) et des apparitions de Lourdes (1858) où la Sainte Vierge se définira comme l’Immaculée Conception.

Le but de cette congrégation était de servir les moins favorisés : ouvrières, condamnés, malades, enfants abandonnés…

Très vite, les vocations se multiplièrent et la famille religieuse s’implanta au Sénégal (1848), en Gambie, au Gabon. Plus tard, ce sera l’Espagne, l’Italie, l’Amérique du Sud, les Philippines.

Humblement, la fondatrice se fit bientôt remplacer à la tête de la congrégation.

En 1854, une épidémie de choléra atteignit Castres et frappa Jeanne Emilie, qui mourut le 2 octobre 1854.

Le miracle retenu pour la béatification est la guérison d’une jeune guinéenne de dix-neuf ans, musulmane, renvoyée par son père qui la croyait enceinte et qui tenta de se suicider par l’absorption de soude caustique ; opérée d’urgence à Barcelone (Espagne), on la disait en phase terminale. Mais les Sœurs et les Novices de la Congrégation prièrent, déposant des reliques de Jeanne Emilie près de la malade, qui guérit rapidement et vit encore actuellement à Barcelone.

Le miracle retenu pour la canonisation fut la guérison complète et durable d’une petite brésilienne qui, électrocutée, donnée pour morte, réanimée mais aveugle et muette, récupéra toutes ses facultés après une neuvaine à la Bienheureuse ; cette petite fille de sept ans participa à la procession des offrandes lors de la messe de canonisation.

Jeanne Emilie de Villeneuve a été béatifiée en 2009 et canonisée en 2015.

 
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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 23:00

Mateu Garrolera Masferrer

1888-1936

 

Mateu vit le jour le 11 novembre 1888 à San Miquel de Olladels (Gerona, Espagne)

A vingt-cinq ans, il fut employé comme domestique chez les Salésiens de Sarriá (Barcelone) et, conquis par cette belle ambiance familiale salésienne, demanda à y faire le noviciat.

Il entra au noviciat de Carabanchel Alto et fit profession en 1916.

Il fut une année à Sarriá, six à La Coruña, six autres à Orense et finalement à Atocha (Madrid) en 1929, où il était chargé de recueillir les aumônes des coopérateurs pour la maison.

Lors de la guerre civile de juillet 1936, la maison fut prise d’assaut. On mit les Frères face au mur. Mateu, tranquillement, sortit son chapelet et commença à le prier. Quelqu’un lui parla d’imprudence, il répondit : Et pourquoi on aurait honte de montrer ce qu’on est ? Un milicien lui dit encore de le rentrer et il lui répondit : Qu’est-ce que ça peut me faire, si vous me tuez ? J’irai plus vite au Ciel ! et il continua sa prière.

Le 22 juillet, on les emmena devant le Gouverneur ; celui-ci les savait innocents, mais craignit les menaces de la foule : il fit enfermer les Religieux dans la prison provinciale, leur promettant la liberté pour le lendemain.

Au matin du 23, libres, les Salésiens se dispersèrent ; Mateu se réfugia quinze jours chez des amis, puis chez une coopératrice salésienne, mais dut partir à cause de l’hostilité affichée par certains voisins, et rejoignit une pension ; on l’y arrêta, le 1er octobre. 

Comme papiers, il montra ses livres de piété ; interrogé, il répondit calmement ; les miliciens notèrent : A ses réponses, on voit bien que c’est un Religieux. On l’arrêta et le conduisit à la tchéka de Fomento, où il retrouva d’autres Salésiens.

On n’en sut rien de plus. Il fut peut-être fusillé dès le 2 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 23:00

Felipe González de Heredia Barahona

1889-1936

 

(Voir aussi la notice : Clarétains espagnols martyrs à Fernán Caballero

 

Il naquit le 26 mai 1889 à San Asensio (La Rioja, Espagne).

Il fit la profession comme Frère convers chez les Clarétains.

Après l’expulsion forcée de la maison religieuse, il était resté chez son frère à Ciudad Real.

Bientôt découvert à son tour, il fut emmené à la tchéka du séminaire jusqu’au 2 octobre. Ce jour-là, on le conduisit en voiture à Fernán Caballero, entre deux miliciens. Avec un couteau, on le menaçait : C’est comme ça qu’on va te tuer ; avec ces chiens, pas besoin de gâcher de la poudre.

La voiture s’arrêta à la porte du cimetière. Le Frère Felipe sortit, mit les bras en croix et cria : Vive le Christ Roi et le Cœur de Marie ! Il tomba sous une décharge de fusil.

Il fut béatifié en 2013.

 
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