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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 23:00

  

Luigi Maria Monti

1825-1900

 

Luigi naquit le 24 juillet 1825 à Bovisio, huitième de onze enfants et fut orphelin de père à douze ans.

Il travailla comme menuisier pour gagner sa vie.

Déjà apôtre, il réunit une compagnie de camarades en un Oratoire du soir, pour prier et honorer le Sacré-Cœur, et s’occuper des malades et des pauvres, ainsi que des jeunes égarés. L’Oratoire, qui s’appelait du Sacré-Cœur de Jésus était connu comme «Compagnie des Frères» par les gens de l’endroit.

Pieux, il voulut se donner à Dieu et émit privément les vœux de religion, à dix-neuf ans. Curieusement, ce saint garçon et sa compagnie furent accusés de conspiration contre l’autorité autrichienne, et la calomnie arriva, en 1851, jusqu’à les faire emprisonner à Desio (Milan) pendant plus de deux mois, au terme desquels un jugement les remit en liberté.

Pendant six années, il travailla comme frère laïc chez les Pères Pavoniens ou Fils de Marie Immaculée (fondés par Lodovico Pavoni, voir au 1er avril) et apprit le métier d’infirmier dans leur hôpital de Brescia. Il appliqua particulièrement son savoir durant l’épidémie de choléra de 1885.

Cherchant cependant sa vraie vocation, il pria avec intensité. Une nuit, il vit clairement Jésus et Marie qui l’encourageaient à avancer courageusement dans le chemin qu’il avait commencé (l’assistance aux malades), et ce, malgré toutes les souffrances qu’il devrait subir.

En 1858, il fonda à Rome une congrégation de laïcs (Conceptionnistes) pour l’assistance aux malades, et prépara un diplôme médical en hématologie à l’université La Sapienza (La Sagesse).

Il eut des déboires, car son ami (Pezzini) l’abandonna ; et surtout il souffrit du climat anti-religieux de l’époque ; mais il fut soutenu par le pape Pie IX, qui l’établit et confirma directeur de l’hôpital romain Santo Spirito (1877).

Les Fils de l’Immaculée Conception, s’engageaient à soigner tous les malades vers lesquels on les enverrait : victimes de malaria, de typhus, blessés de la guerre… Don Luigi organisa des soins au nord de Rome, vers Orte.

En 1882, un Religieux de Desio venait lui demander du secours pour quatre petits orphelins : Luigi les accueillit comme un signe de Dieu et élargit l’œuvre à l’assistance aux orphelins, avec deux maisons à Saronno et Cantù, dont l’esprit était de procurer une famille à ceux qui n’en avaient pas ou plus.

Luigi resta «laïc» toute sa vie ; les membres de son institut pouvaient être frères ou prêtres, avec égalité de droits ; le supérieur devait être le plus idoine, prêtre ou non.

A la fin de sa vie, Luigi Monti était presque aveugle.

Il mourut le 1er octobre 1900 à Saronno et fut béatifié en 2003.

Les Fils de l’Immaculée Conception reçurent l’approbation ecclésiastique en 1904. 

Luigi Maria Monti

1825-1900

 

Luigi naquit le 24 juillet 1825 à Bovisio, huitième de onze enfants et fut orphelin de père à douze ans.

Il travailla comme menuisier pour gagner sa vie.

Déjà apôtre, il réunit une compagnie de camarades en un Oratoire du soir, pour prier et honorer le Sacré-Cœur, et s’occuper des malades et des pauvres, ainsi que des jeunes égarés. L’Oratoire, qui s’appelait du Sacré-Cœur de Jésus était connu comme «Compagnie des Frères» par les gens de l’endroit.

Pieux, il voulut se donner à Dieu et émit privément les vœux de religion, à dix-neuf ans. Curieusement, ce saint garçon et sa compagnie furent accusés de conspiration contre l’autorité autrichienne, et la calomnie arriva, en 1851, jusqu’à les faire emprisonner à Desio (Milan) pendant plus de deux mois, au terme desquels un jugement les remit en liberté.

Pendant six années, il travailla comme frère laïc chez les Pères Pavoniens ou Fils de Marie Immaculée (fondés par Lodovico Pavoni, voir au 1er avril) et apprit le métier d’infirmier dans leur hôpital de Brescia. Il appliqua particulièrement son savoir durant l’épidémie de choléra de 1885.

Cherchant cependant sa vraie vocation, il pria avec intensité. Une nuit, il vit clairement Jésus et Marie qui l’encourageaient à avancer courageusement dans le chemin qu’il avait commencé (l’assistance aux malades), et ce, malgré toutes les souffrances qu’il devrait subir.

En 1858, il fonda à Rome une congrégation de laïcs (Conceptionnistes) pour l’assistance aux malades, et prépara un diplôme médical en hématologie à l’université La Sapienza (La Sagesse).

Il eut des déboires, car son ami (Pezzini) l’abandonna ; et surtout il souffrit du climat anti-religieux de l’époque ; mais il fut soutenu par le pape Pie IX, qui l’établit et confirma directeur de l’hôpital romain Santo Spirito (1877).

Les Fils de l’Immaculée Conception, s’engageaient à soigner tous les malades vers lesquels on les enverrait : victimes de malaria, de typhus, blessés de la guerre… Don Luigi organisa des soins au nord de Rome, vers Orte.

En 1882, un Religieux de Desio venait lui demander du secours pour quatre petits orphelins : Luigi les accueillit comme un signe de Dieu et élargit l’œuvre à l’assistance aux orphelins, avec deux maisons à Saronno et Cantù, dont l’esprit était de procurer une famille à ceux qui n’en avaient pas ou plus.

Luigi resta «laïc» toute sa vie ; les membres de son institut pouvaient être frères ou prêtres, avec égalité de droits ; le supérieur devait être le plus idoine, prêtre ou non.

A la fin de sa vie, Luigi Monti était presque aveugle.

Il mourut le 1er octobre 1900 à Saronno et fut béatifié en 2003.

Les Fils de l’Immaculée Conception reçurent l’approbation ecclésiastique en 1904.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 23:00

 Cecilia Eusepi

1910-1928

 

Cecilia Eusepi naquit le 17 février 1910, fête des Saints Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie, à Monte Romano (province de Viterbo, Italie centrale). Elle a un grand frère : leurs parents sont Antonio Eusepi et Paolina Mannucci, des gens pauvres mais riches de foi.

La petite fille est baptisée le 26 février. Elle est bien vite orpheline de père et c’est son oncle maternel, Filippo Mannucci, qui va s’occuper d’elle.

Cecilia est vive, obéissante, et répète fidèlement les prières du matin que lui enseigne son grand frère.

A l’école maternelle, elle supplie déjà : «Ma Sainte Vierge, fais-moi mourir plutôt qu’offenser Jésus.»

En 1915, Cecilia accompagne sa maman à Nepi, où travaille déjà l’oncle Filippo, chez les ducs Grazioli Lante della Rovere. L’oncle Filippo, jugeant que cette vie champêtre n’est pas faite pour Cecilia, la confie aux Cisterciennes de Nepi. Cecilia considèrera toujours cette nouvelle orientation comme une grâce particulière.

Elle reçoit la Confirmation en 1917, ainsi que la Première Communion. Elle est attirée par deux «Amis» célestes : Thérèse de Lisieux, qui n’est pas encore canonisée (elle le sera en 1925), et Gabriele de Notre-Dame des Douleurs (1), tous deux morts à vingt-quatre ans.

Pendant les cinq années de présence dans ce monastère, Cecilia sent grandir en elle «le besoin d’aimer Jésus», complété par une grande générosité envers la famille, les camarades, les moniales, le prochain, les pauvres. 

Elle fait connaissance avec les pères Servites de Marie, qui desservent l’église voisine et sont les confesseurs des religieuses cisterciennes. Elle entre bientôt dans leur tiers-ordre, en 1922, fait sa première promesse et en reçoit l’habit : elle prend le nom de Maria Angela. Elle s’inscrit dans la Jeunesse Féminine de l’Action Catholique, et fait le catéchisme à des petites filles.

En 1923, suivant un appel de plus en plus fort en elle-même, elle entre chez les religieuses Mantellate à Pistoia, la branche féminine des Servites de Marie. En entrant dans le monastère elle écrit : «Ou une sœur sainte, ou rien du tout».  Elle va être la maîtresse des tout-petits à la maternelle.

Cecilia, qui a treize ans, déborde de joie, mais la maladie la contraint à regagner la maison familiale : en 1926 on lui diagnostique une péritonite et une inflammation aux poumons.

Elle considère comme la volonté divine de faire ce nouveau sacrifice : renoncer à sa joie, et achever sa route dans la solitude. Son directeur spirituel, le Servite Gabriele Roschini, la prie d’écrire un journal quotidien, une autobiographie, qu’elle va intituler avec humour : Histoire d’un Clown (Storia di un Pagliaccio).

Cécile offre, aime, et prie. Elle répète : «L’offrande que j’ai faite me coûte beaucoup, mais je suis heureuse de l’avoir faite. Si je renaissais, je la ferais de nouveau.»

Elle meurt le 1er octobre 1928, à dix-huit ans, des suites de la tuberculose intestinale. Benoît XVI a dit qu’elle a vécu sa maladie «avec une foi inébranlable», montrant «une grande capacité de sacrifice pour le salut des âmes» et vivant «en profonde union avec le Christ crucifié».

Cecilia est le «Lys parfumé» de Nepi. Elle répétait sans cesse : «Il est beau de se donner à Jésus, qui s’est donné tout entier pour nous».

Quand Cecilia mourut, la fête de sainte Thérèse était au 3 octobre ; il se trouve qu’elle est maintenant reportée au 1er octobre : Cecilia aura su intercéder auprès de sainte Thérèse et de Dieu, pour que l’Eglise prenne cette heureuse décision.

 Cecilia Eusepi a été béatifiée en 2012.

 

 

 

1 Sainte Thérèse est fêtée le 1er octobre, saint Gabriele le 27 février. 

Cecilia Eusepi

1910-1928

 

Cecilia Eusepi naquit le 17 février 1910, fête des Saints Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie, à Monte Romano (province de Viterbo, Italie centrale). Elle a un grand frère : leurs parents sont Antonio Eusepi et Paolina Mannucci, des gens pauvres mais riches de foi.

La petite fille est baptisée le 26 février. Elle est bien vite orpheline de père et c’est son oncle maternel, Filippo Mannucci, qui va s’occuper d’elle.

Cecilia est vive, obéissante, et répète fidèlement les prières du matin que lui enseigne son grand frère.

A l’école maternelle, elle supplie déjà : «Ma Sainte Vierge, fais-moi mourir plutôt qu’offenser Jésus.»

En 1915, Cecilia accompagne sa maman à Nepi, où travaille déjà l’oncle Filippo, chez les ducs Grazioli Lante della Rovere. L’oncle Filippo, jugeant que cette vie champêtre n’est pas faite pour Cecilia, la confie aux Cisterciennes de Nepi. Cecilia considèrera toujours cette nouvelle orientation comme une grâce particulière.

Elle reçoit la Confirmation en 1917, ainsi que la Première Communion. Elle est attirée par deux «Amis» célestes : Thérèse de Lisieux, qui n’est pas encore canonisée (elle le sera en 1925), et Gabriele de Notre-Dame des Douleurs (voir aux 1er octobre et 27 février), tous deux morts à vingt-quatre ans.

Pendant les cinq années de présence dans ce monastère, Cecilia sent grandir en elle «le besoin d’aimer Jésus», complété par une grande générosité envers la famille, les camarades, les moniales, le prochain, les pauvres. 

Elle fait connaissance avec les pères Servites de Marie, qui desservent l’église voisine et sont les confesseurs des religieuses cisterciennes. Elle entre bientôt dans leur tiers-ordre, en 1922, fait sa première promesse et en reçoit l’habit : elle prend le nom de Maria Angela. Elle s’inscrit dans la Jeunesse Féminine de l’Action Catholique, et fait le catéchisme à des petites filles.

En 1923, suivant un appel de plus en plus fort en elle-même, elle entre chez les religieuses Mantellate à Pistoia, la branche féminine des Servites de Marie. En entrant dans le monastère elle écrit : «Ou une sœur sainte, ou rien du tout».  Elle va être la maîtresse des tout-petits à la maternelle.

Cecilia, qui a treize ans, déborde de joie, mais la maladie la contraint à regagner la maison familiale : en 1926 on lui diagnostique une péritonite et une inflammation aux poumons.

Elle considère comme la volonté divine de faire ce nouveau sacrifice : renoncer à sa joie, et achever sa route dans la solitude. Son directeur spirituel, le Servite Gabriele Roschini, la prie d’écrire un journal quotidien, une autobiographie, qu’elle va intituler avec humour : Histoire d’un Clown (Storia di un Pagliaccio).

Cécile offre, aime, et prie. Elle répète : «L’offrande que j’ai faite me coûte beaucoup, mais je suis heureuse de l’avoir faite. Si je renaissais, je la ferais de nouveau.»

Elle meurt le 1er octobre 1928, à dix-huit ans, des suites de la tuberculose intestinale. Benoît XVI a dit qu’elle a vécu sa maladie «avec une foi inébranlable», montrant «une grande capacité de sacrifice pour le salut des âmes» et vivant «en profonde union avec le Christ crucifié».

Cecilia est le «Lys parfumé» de Nepi. Elle répétait sans cesse : «Il est beau de se donner à Jésus, qui s’est donné tout entier pour nous».

Quand Cecilia mourut, la fête de sainte Thérèse était au 3 octobre ; il se trouve qu’elle est maintenant reportée au 1er octobre : Cecilia aura su intercéder auprès de sainte Thérèse et de Dieu, pour que l’Eglise prenne cette heureuse décision.

Cecilia Eusepi a été béatifiée en 2012.

 
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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 23:00

Antoni Rewera

1869-1942

 

Antoni naquit le 6 janvier 1869 à Samborzec (Sandomierz, Pologne), dans une famille de cultivateurs pauvres. Ses parents étaient Wawrzyńc et Rozalia Sapielak.

Après ses études secondaires à Sandomierz, il entra au grand séminaire en 1884 et acheva ses études théologiques à l’académie de Saint-Petersbourg.

Il fut ordonné prêtre en 1893 et fut bientôt nommé professeur, directeur adjoint et directeur spirituel au grand séminaire.

Nommé chanoine, puis doyen du Chapitre cathédral, il se vit confier diverses missions, jusqu’à celle d’aumônier des prisons. Il reçut la dignité de Camérier secret du pape Benoît XV.

Il fut connu comme confesseur assidu, attentifs aux besoins des pauvres, et comme auteur d’articles nombreux pour les revues.

Son amour pour saint François d’Assise le fit réunir d’abord quelques jeunes filles qui furent à l’origine de l’Institut des Filles de Saint-François Séraphique : elles accueillirent les personnes du Tiers-Ordre franciscain âgées dans une maison qu’il fonda en 1929.

Curé de Saint-Joseph à Sandomierz, il était «trop» actif, et fut soupçonné par la Gestapo. Arrêté en mars 1942, il fut envoyé au camp d’Auschwitz, puis de Dachau, où il continua discrètement à assister ses Confrères de sacerdoce.

Le chanoine Antoni Rewera mourut d’épuisement, à soixante-treize ans, le 1er octobre 1942 et fut béatifié en 1999.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 23:00

Carmelo Juan Pérez Rodríguez

1908-1936

 

Carmelo naquit à Vimianzo (La Coruña, Espagne) le 11 février 1908, fête de la première apparition de Notre-Dame de Lourdes, et fut baptisé le lendemain.

En 1927, il fit la profession religieuse chez les Salésiens de Carabanchel Alto (Madrid, Espagne) et en 1933 fut envoyé à Turin (Italie) pour y étudier la théologie.

On rapporte de lui qu’il réussit à sauver la vie d’un enfant qui se noyait.

Après une première incarcération à Madrid où il passait quelques jours de vacances après son ordination au sous-diaconat, il dut vivre plusieurs mois dans la clandestinité et, finalement découvert, fut assassiné avec d’autres catholiques, le 1er octobre 1936. Il n’avait que vingt-huit ans ; certaines sources le donnent comme prêtre. C’est à éclaircir.

Avec lui furent aussi assassinés d’autres personnes présentes dans cette pension de famille qui l’hébergeait : la propriétaire, deux employées, deux religieuses, quatre séminaristes.

Il fut béatifié en 2007 dans le groupe de quatre-cent quatre-vingt dix-huit Martyrs espagnols.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 23:00

Álvaro Sanjuán Canet

1908-1936

 

Né le 26 avril 1908 à Alocer de Planes (Alicante), c’était le fils de parents modestes, chrétiens mais peu aisés, de sorte qu’il lui fut difficile d’entrer au séminaire.

C’est un bon prêtre qui le présenta aux Salésiens de El Campelló, où Álvaro fut admis.

Il y fit la profession en 1925 et fut envoyé à Turin pour y poursuivre sa formation.

Il fut ensuite ordonné prêtre à Barcelone en 1934.

Il fut deux ans à Alcoy, jeune apôtre plein de zèle puis, quand se déclencha la révolution, se replia avec sa famille à Concentaina.

La situation fut «tranquille» en août et septembre. Parut alors un édit demandant à tous les ressortissants d’ailleurs de se présenter au Comité, ce que fit don Álvaro.

Le 27 septembre, deux miliciens vinrent l’arrêter, il leur demanda pourquoi : On sait bien que tu es une personne excellente, mais il faut mourir. Ce n’est pas toi que nous mettons à mort, c’est la soutane. Ils le mirent au couvent des Esclaves du Sacré-Cœur, transformé en prison, où sa sœur put encore lui rendre visite. Il lui dit sa conviction qu’il allait être abattu. Il lui recommanda de veiller sur ses parents.

C’était le 1er (ou le 2) octobre1936.

Le soir même, il fut fusillé, pour le motif qu’il était prêtre, après seulement deux années de sacerdoce.

Don Álvaro fut béatifié en 2001.

 
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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 23:00

Juan de Mata Díez

1903-1936

 

Il vit le jour à Ubierna (Burgos, Espagne) le 11 février 1903, jour anniversaire de l’apparition mariale à Lourdes. Il fut à l’excellente école de son père, très chrétien, et grandit dans la joie et la pureté.

Il aidait son père aux champs sans jamais oublier ses bonnes habitudes religieuses.

Après avoir fréquenté l’école de son pays, il rejoignit le collège salésien de Madrid-Atocha en 1931, où l’attendait son compatriote Enrique Saiz.

Il y reçut la charge de trésorier des coopérateurs salésiens, charge qu’il remplit avec la plus complète scrupulosité.

 

Le 19 juillet 1936 la maison fut prise d’assaut, et Juan rejoignit d’autres Salésiens dans des pensions de la ville. Lors d’une nouvelle fouille, le 1er octobre, les miliciens le reconnurent comme religieux et l’arrêtèrent, en même temps que son cousin Higinio et don Carmelo Pérez.

On sait seulement que les trois Religieux furent fait monter dans une voiture qui attendait à la porte, mais on n’en connaît rien de plus.

Selon toutes probabilités, don Juan de Mata Díez fut fusillé au soir de ce 1er octobre 1936. Il avait trente-trois ans.

Don Juan de Mata Díez a été béatifié en 2007.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 23:00

 Juan de Palafox

1600-1659

 

Juan naquit à Fitero (Navarre, Espagne) le 24 juin 1600, fête de saint Jean-Baptiste, dont il reçut le nom.

Ses parents, don Jaime de Palafox y Mendoza et doña Ana de Casanate, n’étaient pas mariés, raison pour laquelle cette dernière se «cacha» à Baños de Fitero pour accoucher, puis chargea une de ses domestiques de se débarrasser du bébé.

Nouveau Moïse, Juan fut placé dans une nacelle que la domestique pensait abandonner dans un canal d’irrigation proche de la rivière Alhama. Mais le maire du village, surpris de la voir dans ces parages de nuit avec son panier, lui demanda ce qu’elle faisait. Elle finit par lui avouer son intention. Le brave homme, un meunier qui avait déjà plusieurs enfants, s’offrit à prendre chez lui le bébé, qu’il garda pendant neuf années.

Après quelque temps, les parents de Juan apprirent ce qu’il en était et s’efforcèrent d’apporter quelque soutien à cette famille généreuse. Juan conservera toute sa vie une profonde reconnaissance envers sa famille adoptive.

La maman de Juan, Ana, était une veuve de noble extraction, et avait deux grandes filles. Elle reconnut tout de suite son aveuglement à avoir voulu tuer son bébé. Elle se repentit tellement profondément, qu’elle entra deux ans plus tard chez les Carmélites Déchaussées (1602). Elle mourut véritablement au monde, abandonna tous ses biens, et eut ensuite une vie exemplaire à Tarazona et Zaragoza (Saragosse). Elle s’employa à fonder plusieurs monastères, et mourut saintement et en paix, en 1638.

Le papa, Jaime, de son côté, reconnut son fils en 1609. Juan était intelligent et éveillé. Après ses études à Alcalá et Salamanque, il reçut de son père la charge de gouverner le marquisat de Ariza. Ce n’était pas facile, car les populations étaient habituées à subir le caractère querelleur de Jaime. Mais Juan se montra assez habile, et capable d’assumer d’autres responsabilités plus importantes.

A la mort de son père (1625), Juan prit en charge ses trois demi-frère et sœurs. Quelques mois après, il était présent aux Cortes d’Aragon, convoquées par Felipe IV. Là, le Conte-Duc de Olivares découvrit ses capacités et lui proposa d’aller à Madrid, où il fut procureur du Conseil de Guerre.

Juan Palafox écrivit lui-même que durant ces années-là, il tomba dans toutes sortes de vices, de distractions et de passions déchaînées. Mais tout changea en 1628 : une grave maladie de sa sœur Lucrecia et la mort de deux autres grands personnages, le firent réfléchir profondément. La conversion fut radicale.

Il revint à la prière, aux sacrements, s’imposa des pénitences sévères pour le reste de ses jours, se soumettant à une rythme soutenu dans son immense travail quotidien.

Ordonné prêtre en 1629, il reçut le doctorat en théologie en 1633, et fut chapelain de Marie d’Autriche, sœur du roi Felipe IV. Puis il fut nommé évêque de Puebla (Mexique) en 1639, assumant aussi la charge du diocèse de Mexico par interim de 1642 à 1643. Il était aussi chargé, comme vice-roi, d’enquêter sur l’ex-vice-roi local, pour en informer le roi d’Espagne.

Au milieu de mille difficultés, il conquit la ferveur du peuple et le clergé local ; le clergé régulier ne lui facilita pas la tâche, car les religieux s’étaient bien «établis» sur place et revendiquaient leurs droits et leur autorité. Il défendit âprement les droits des Indiens contre les méthodes forcées des Espagnols pour les convertir. En outre, il fallait faire passer l’Eglise locale missionnaire à un statut d’Eglise diocésaine, organisée.

Le travail de Juan fut immense : il visita à dos d’âne jusqu’au dernier recoin de son immense diocèse, structura entièrement ce diocèse avec une hiérarchie bien établie, opéra la réforme du clergé tant séculier que religieux, ainsi que les couvents de moniales, écrivit de nombreuses lettres pastorales, multiplia les associations éducatives, culturelles et sociales, fit construire ou reconstruire quarante-quatre sanctuaires, dont la cathédrale.

Il fut aussi un grand protecteur de la culture et des arts : il fonda une bibliothèque qu’il dota de cinq mille ouvrages ; il encouragea la vie musicale.

Parmi les difficultés rencontrées par Juan, il faut signaler l’opposition opiniâtre des Jésuites. Ce fut au point qu’il dut les excommunier, avec rapport envoyé à Rome. Ce qu’il obtint fut seulement que les Jésuites eussent à respecter son autorité, mais les hostilités continuèrent, jusqu’à provoquer son déplacement au siège éloigné de Osma (Espagne).

Juan Palafox revint donc en Espagne (1649), où il était nommé évêque de Burgo de Osma, et reprit son travail exténuant et sa vie toute de pénitence.

Il mourut saintement le 1er octobre 1659, ne léguant à ses proches que les quelques objets qui lui restaient. 

Le Chapitre lui donna une sépulture très pauvre, selon sa volonté.

L’image de sainteté qu’il avait montrée pendant toutes ces années pastorales, firent commencer très vite le procès de béatification, dès 1666, mais les Jésuites intervinrent encore une fois pour s’y opposer. Reprise plus tard, la cause aboutit tout de même, avec la béatification qui fut célébrée en 2011. 

 

  

Juan de Palafox

1600-1659

 

Juan naquit à Fitero (Navarre, Espagne) le 24 juin 1600, fête de saint Jean-Baptiste, dont il reçut le nom.

Ses parents, don Jaime de Palafox y Mendoza et doña Ana de Casanate, n’étaient pas mariés, raison pour laquelle cette dernière se «cacha» à Baños de Fitero pour accoucher, puis chargea une de ses domestiques de se débarrasser du bébé.

Nouveau Moïse, Juan fut placé dans une nacelle que la domestique pensait abandonner dans un canal d’irrigation proche de la rivière Alhama. Mais le maire du village, surpris de la voir dans ces parages de nuit avec son panier, lui demanda ce qu’elle faisait. Elle finit par lui avouer son intention. Le brave homme, un meunier qui avait déjà plusieurs enfants, s’offrit à prendre chez lui le bébé, qu’il garda pendant neuf années.

Après quelque temps, les parents de Juan apprirent ce qu’il en était et s’efforcèrent d’apporter quelque soutien à cette famille généreuse. Juan conservera toute sa vie une profonde reconnaissance envers sa famille adoptive.

La maman de Juan, Ana, était une veuve de noble extraction, et avait deux grandes filles. Elle reconnut tout de suite son aveuglement à avoir voulu tuer son bébé. Elle se repentit tellement profondément, qu’elle entra deux ans plus tard chez les Carmélites Déchaussées (1602). Elle mourut véritablement au monde, abandonna tous ses biens, et eut ensuite une vie exemplaire à Tarazona et Zaragoza (Saragosse). Elle s’employa à fonder plusieurs monastères, et mourut saintement et en paix, en 1638.

Le papa, Jaime, de son côté, reconnut son fils en 1609. Juan était intelligent et éveillé. Après ses études à Alcalá et Salamanque, il reçut de son père la charge de gouverner le marquisat de Ariza. Ce n’était pas facile, car les populations étaient habituées à subir le caractère querelleur de Jaime. Mais Juan se montra assez habile, et capable d’assumer d’autres responsabilités plus importantes.

A la mort de son père (1625), Juan prit en charge ses trois demi-frère et sœurs. Quelques mois après, il était présent aux Cortes d’Aragon, convoquées par Felipe IV. Là, le Conte-Duc de Olivares découvrit ses capacités et lui proposa d’aller à Madrid, où il fut procureur du Conseil de Guerre.

Juan Palafox écrivit lui-même que durant ces années-là, il tomba dans toutes sortes de vices, de distractions et de passions déchaînées. Mais tout changea en 1628 : une grave maladie de sa sœur Lucrecia et la mort de deux autres grands personnages, le firent réfléchir profondément. La conversion fut radicale.

Il revint à la prière, aux sacrements, s’imposa des pénitences sévères pour le reste de ses jours, se soumettant à une rythme soutenu dans son immense travail quotidien.

Ordonné prêtre en 1629, il reçut le doctorat en théologie en 1633, et fut chapelain de Marie d’Autriche, sœur du roi Felipe IV. Puis il fut nommé évêque de Puebla (Mexique) en 1639, assumant aussi la charge du diocèse de Mexico par interim de 1642 à 1643. Il était aussi chargé, comme vice-roi, d’enquêter sur l’ex-vice-roi local, pour en informer le roi d’Espagne.

Au milieu de mille difficultés, il conquit la ferveur du peuple et le clergé local ; le clergé régulier ne lui facilita pas la tâche, car les religieux s’étaient bien «établis» sur place et revendiquaient leurs droits et leur autorité. Il défendit âprement les droits des Indiens contre les méthodes forcées des Espagnols pour les convertir. En outre, il fallait faire passer l’Eglise locale missionnaire à un statut d’Eglise diocésaine, organisée.

Le travail de Juan fut immense : il visita à dos d’âne jusqu’au dernier recoin de son immense diocèse, structura entièrement ce diocèse avec une hiérarchie bien établie, opéra la réforme du clergé tant séculier que religieux, ainsi que les couvents de moniales, écrivit de nombreuses lettres pastorales, multiplia les associations éducatives, culturelles et sociales, fit construire ou reconstruire quarante-quatre sanctuaires, dont la cathédrale.

Il fut aussi un grand protecteur de la culture et des arts : il fonda une bibliothèque qu’il dota de cinq mille ouvrages ; il encouragea la vie musicale.

Parmi les difficultés rencontrées par Juan, il faut signaler l’opposition opiniâtre des Jésuites. Ce fut au point qu’il dut les excommunier, avec rapport envoyé à Rome. Ce qu’il obtint fut seulement que les Jésuites eussent à respecter son autorité, mais les hostilités continuèrent, jusqu’à provoquer son déplacement au siège éloigné de Osma (Espagne).

Juan Palafox revint donc en Espagne (1649), où il était nommé évêque de Burgo de Osma, et reprit son travail exténuant et sa vie toute de pénitence.

Il mourut saintement le 1er octobre 1659, ne léguant à ses proches que les quelques objets qui lui restaient. 

Le Chapitre lui donna une sépulture très pauvre, selon sa volonté.

L’image de sainteté qu’il avait montrée pendant toutes ces années pastorales, firent commencer très vite le procès de béatification, dès 1666, mais les Jésuites intervinrent encore une fois pour s’y opposer. Reprise plus tard, la cause aboutit tout de même, avec la béatification qui fut célébrée en 2011.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 23:00

 

Carmelo Juan Pérez Rodríguez

1908-1936

 

Carmelo naquit à Vimianzo (La Coruña, Espagne) le 11 février 1908, fête de la première apparition de Notre-Dame de Lourdes, et fut baptisé le lendemain.

En 1927, il fit la profession religieuse chez les Salésiens de Carabanchel Alto (Madrid, Espagne) et en 1933 fut envoyé à Turin (Italie) pour y étudier la théologie.

On rapporte de lui qu’il réussit à sauver la vie d’un enfant.

Après une première incarcération à Madrid où il passait quelques jours de vacances après son ordination au sous-diaconat, il dut vivre plusieurs mois dans la clandestinité et, finalement découvert, fut assassiné avec d’autres catholiques, le 1er octobre 1936. Il n’avait que vingt-huit ans ; certaines sources le donnent comme prêtre. C’est à éclaircir.

Avec lui furent aussi assassinés d’autres personnes présentes dans cette pension de famille qui l’hébergeait : la propriétaire, deux employées, deux religieuses, quatre séminaristes.

Il fut béatifié en 2007 dans le groupe de quatre-cent quatre-vingt dix-huit Martyrs espagnols.


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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 23:34

Hieronymus de Stridon

347-420

 

Vers 347 naquit à Stridon (Pannonie, aujourd’hui Croatie) Eusebius Sophronius Hieronymus, de parents chrétiens. En français, ce nom est devenu Jérôme, en italien Girolamo.

L’habitude n’était pas de conférer le baptême dès la naissance, mais les parents envoyèrent leur garçon de douze ans à Rome pour ses études. C’est à Rome qu’il fut baptisé, peut-être par le pape Liberius.

Il étudia avec de grands maîtres la grammaire, l’astronomie, la littérature païenne, la rhétorique, la philosophie, le grec.

Parmi ses amis romains, il y avait Rufinus, avec lequel, plus tard, il devait se brouiller et échanger des écrits violents.

A dix-huit ans (donc vers 365), il partit pour la Gaule et rejoignit Trèves, en principe pour faire carrière près de la cour impériale, en réalité pour changer tout-à-fait de vie. Il commença alors sa vie de théologien et d’exégète. Il alla ensuite quelques années à Aquilée, au fond de la mer Adriatique, menant une vie cénobitique avec Rufin et Chromace d’Aquilée. Désormais, il rompit totalement avec le milieu familial et suivit sa propre voie. 

Vers 373, il gagna la Syrie avec des compagnons pour vivre délibérément la vie ascétique.

Arrivé à Antioche de Syrie, il eut une vision (un rêve) où il lui était reproché d’être cicéronien et non pas chrétien. Désormais, il ne s’occuperait jamais plus des textes profanes et se consacrerait uniquement à la Sainte Ecriture.

En 375, il s’installa dans le désert de Chalcis, non loin d’Antioche. Parmi ses occupations, il étudia l’hébreu de façon très approfondie, avec un rabin. Il lisait l’Ecriture, commentait, traduisait.

En 378 il fut ordonné prêtre par l’évêque d’Antioche. Puis il partit à Constantinople pour approfondir ses connaissances scripturaires, notamment avec Grégoire de Nazianze (voir au 2 janvier).

En 382, il fut rappelé à Rome pour assister le pape Damasus. Cette même année fut convoqué à Rome un concile pour mettre fin à un schisme d’une partie du clergé d’Antioche. Jérôme parlait couramment le latin et le grec, et servit d’interprète. Mais aussi, il put donner au pape lui-même de précieux renseignements sur les termes hébreux originaux de la Bible. Le pape chargera finalement Jérôme d’établir une traduction officielle de la Bible en latin, sur la base des versions hébraïques et grecques ; c’est ce travail qui aboutit à la Vulgate, le texte latin officiel de la Bible pour l’Eglise entière. 

Durant ce séjour romain, Jérôme prôna la vie ascétique et ne se gêna pas pour critiquer le clergé trop «mondain». Il se lia avec des femmes de grandes familles romaines, qui désiraient avoir une vie consacrée ; parmi celles-ci se trouvaient Marcella, Paula et ses filles Blæsilla et Eustochium (voir aux 31 janvier, 26 janvier, 22 janvier et 28 septembre).

Quand mourut le pape Damasus (384), Jérôme n’avait plus le même soutien à Rome. Il partit avec quelques amis pour Antioche, où d’ailleurs il se devait de résider puisqu’il y avait été ordonné prêtre.

De Rome le suivirent aussi les pieuses femmes citées plus haut, qui désiraient mener une vie plus austère.

Jérôme et ses émules firent un pèlerinage sur les Lieux Saints : Jérusalem, Bethléem, puis aussi dans le désert d’Egypte, berceau des grands ascètes comme Antoine (voir au 17 janvier). Il retrouva son ami Rufinus et Mélanie l’Ancienne.

En 386, il revint à Bethléem et y fonda une double communauté d’hommes et de femmes, qu’il entoura de ses conseils et de ses enseignements. Jérôme tint une très abondante correspondance. Un de ses correspondants fut saint Augustin d’Hippone, mais aussi Exupère de Toulouse, et bien d’autres de Gaule, d’Espagne, d’Afrique du Nord.

Ce n’est pas le lieu ici d’exposer sa position sur Origène, sur Iovinianus, sur Pélage, et ses polémiques parfois très vives. Signalons tout de même sa très âpre critique d’Helvidius, qui niait la virginité perpétuelle de Marie. On sait par ailleurs qu’il en vint à se brouiller totalement avec son ami Rufinus.

Le sac de Rome en 410 l’affecta beaucoup, mais plus encore la destruction de son propre monastère de Bethléem par une faction de pélagianistes. Il reçut les consolations du pape Innocent 1er, qui en fut informé.

S’il eut la satisfaction de voir Pélage condamné et chassé de Palestine, il fut encore attristé par la mort d’Eustochium. 

Ses forces déclinèrent désormais rapidement et Jérôme s’éteignit vers le 30 septembre 430.

On dit que ses restes furent rapportés à la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome, pour les soustraire à l’invasion musulmane en Palestine.

Saint Jérôme a souvent été, symboliquement, représenté avec la pourpre et le chapeau de cardinal, en raison de sa collaboration avec le pape Damasus, mais on sait que le cardinalat s’est vraiment développé beaucoup plus tard, vers le 10e siècle.

La fête de saint Jérôme est au 30 septembre. Au 13e siècle, il fut proclamé Docteur, avec Augustin d’Hippone, Ambroise de Milan et Grégoire le Grand (v. 28 août, 7 décembre et 12 mars).

On a fait de saint Jérôme le patron des étudiants, des archéologues, des pèlerins, des bibliothécaires, des traducteurs et des libraires.

Au 20e siècle, fut créée à Rome l’abbaye Saint-Jérôme, confiée aux moines bénédictins, qui devaient travailler sur les manuscrits authentiques de saint Jérôme et établir une version corrigée de la Vulgate. Ce travail a abouti à la Nouvelle Vulgate, publiée en 1979.

 

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 23:00

 

Federico Albert

1820-1876

 

Il naquit le 16 octobre 1820 à Turin (Italie), premier des six enfants du général Luigi Albert et de Lucia Riccio.

Comme on le sait, la vie d’un militaire est toujours mouvementée  et le jeune Federico passa son enfance chez ses grands-parents.

A quinze ans, il fut inscrit par ses parents à l’Académie Militaire de Turin. Mais la même année, le jeune garçon, qui priait un jour près de l’autel du bienheureux Sebastiano Valfré (1629-1710), ressentit en lui l’appel de Dieu au sacerdoce.

On imagine la surprise - peut-être même un peu de déception - de la part du général, qui cependant ne s’opposa pas à la vocation de son fils.

Federico entra donc chez les Oratoriens de Turin à l’automne 1836, endossa la soutane et fréquenta tout de suite la faculté théologique de Turin.

En 1843, il était docteur en théologie, et recevait le sacerdoce.

En 1847, il était nommé aumônier à la cour du roi Carlo Alberto. L’abbé Federico Albert assuma pleinement cette position, cherchant à proposer au roi des idées en conformité avec l’Evangile ; son tact fut apprécié par Vittorio Emanuele II.

Le père Albert préféra bientôt se donner entièrement à l’apostolat. Il connaissait la misère des rues de Turin, où les pauvres étaient nombreux, il savait le besoin où se trouvait la jeunesse d’être formée, aussi alla-t-il trouver Giovanni Bosco, dont l’oeuvre commençait vraiment à s’imposer dans cette Turin indifférente.

Don Bosco l’accueillit volontiers et le pria de prêcher la retraite à l’Oratoire de Valdocco en 1848.

En 1850, don Albert fut à la paroisse Saint-Charles, puis vicaire et enfin curé à Lanzo Torinese. Dans cette paroisse où il allait passer le reste de sa vie, il fonda un ensemble d’établissements qui révolutionnèrent, pour ainsi dire, la vie de la localité et de la région.

Il fonda un jardin d’enfants, qu’il confia aux Soeurs de la Charité ; un orphelinat pour petites filles abandonnées ; puis une école pour filles, avec des cours de français, de dessin, de musique, de préparation au diplôme de maîtresses ; c’était inimaginable à l’époque, car les filles n’avaient pas accès à l’instruction.

En 1864, il invita Don Bosco a fonder un Oratoire, qui devint un collège pour les garçons.

Prêtre, don Alberto prêcha plusieurs missions, tant pour le clergé que pour les laïcs. 

Puis, pour assurer la continuité de ses œuvres caritatives, il fonda la congrégation des Soeurs vincentiennes de Marie Immaculée, couramment appelées Soeurs Albertines (« vincentiennes » en référence à saint Vincent de Paul).

Don Albert fut préconisé pour l’épiscopat, qu’il refusa énergiquement.

En 1873, il fonda une école d’agriculture, où les élèves auraient reçu, outre l’enseignement scientifique nécessaire, une formation spirituelle et morale.

C’est pour cette œuvre qu’il construisit une chapelle. Il était en train d’y travailler sur un échafaudage de fortune, lorsqu’il fit une chute de sept mètres, heurtant lourdement de la tête.

Il reçut les derniers sacrements et mourut deux jours plus tard, le 30 septembre 1876.

Don Federico Albert a été béatifié en 1984.

 

 

 

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