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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 23:42

Maria Jabłońska

1878-1940

 

Elle naquit le 5 août 1878 à Pizunach (Narol, Pologne) de Grzegorz et Maria, d’humbles paysans qui eurent quatre enfants.

A dix huit ans, elle entra dans la congrégation fondée par Albert Chmielowski (voir au 25 décembre) et prit le nom de Bernardyna.

C’est ainsi qu’elle fut au contact de la grande misère qui sévissait à cette époque en Pologne. Elle s’occupa particulièrement des femmes sans abri à Cracovie, qu’elle reçut amoureusement et pour lesquelles elle travailla à la cuisine.

Elle n’avait que vingt-quatre ans quand le Fondateur la nomma supérieure générale des Religieuses, les Sœurs du Tiers-Ordre de Saint-François, qu’on appelait désormais les Sœurs Albertines.

Considérée comme co-fondatrice de cette congrégation, Mère Bernardyna mourut à Cracovie le 23 septembre 1940, répétant aux Sœurs : Faites du bien à tous.

Elle fut béatifiée en 1997.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 23:28

Purificación Ximénez Ximénez

1871-1936

 

Elle vit le jour à Valencia (Espagne) le 3 février 1871, lendemain de la fête de la Purification de Marie, dont elle porta le nom.

Entrée au noviciat des Carmélites de la Charité à Vic (Barcelone) elle prit le nom de Purificación de Saint-Joseph.

Elle œuvra dans différentes maisons de la province et, en 1900, fut une des co-fondatrices de la maison de La Unión (Murcia) ; en 1906, elle fut nommée maîtresse des novices à Vic, en 1911 supérieure à Gandía, et à Tarragona en 1917.

Lors des soulèvements de 1936, le collège dut être évacué et Purificación vint se réfugier chez sa sœur Sofía à Valencia, où vint aussi Josefa del Río Mesa, elle aussi carmélite et nièce de Purificación.

Dans la nuit du 22 au 23 septembre 1936, des révolutionnaires vinrent les arrêter toutes les trois. On en retrouva les cadavres au croisement des routes pour Campanar-Benicalap.

Purificación a été béatifiée en 2001, ainsi que sa cousine.

 
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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 23:00

Sofía Ximénez y Ximénez del Río

1876-1936

 

Elle naquit le 11 octobre 1876 à Valencia (Espagne), d’un père militaire qui, après la mort précoce de sa première épouse, se remaria. 

Cette seconde mère ne voulait pas garder chez elle les enfants du premier lit, de sorte que Sofía et sa sœur s’en furent chez une tante.

Autre douleur : le curateur qui était chargé de gérer les biens des deux filles, détourna de fortes sommes d’argent.

En 1905, Sofía épousa un veuf, mari de sa marraine, qui avait déjà trois enfants petits. A son tour, elle mit au monde quatre enfants. De ces sept enfants, un seul survécut, et frappé de paralysie dès le jeune âge.

Après avoir habité à Barcelone, León, Ségovie et Tolède, le mari mourut en 1927. Sofía vint s’installer à Valencia.

Femme de caractère, courageuse et bonne chrétienne, elle fut active au sein de la paroisse, présidente de l’association de la Vierge Miraculeuse, membre de l’Action Catholique.

Elle assista la première belle-mère de son mari défunt, jusqu’à sa mort.

Quand éclata la guerre civile de 1936, elle accueillit généreusement des Religieuses expulsées, tenta d’obtenir la libération de prisonniers.

Une femme de chambre la dénonça comme chrétienne. On vint l’arrêter, elle et son fils malade, en même temps que sa sœur carmélite, María Purificación, et une autre parente, María Josefa del Río Mesa.

On les fusilla au Picadero de Paterna. Juste avant de mourir, le 23 septembre 1936, on les entendait prier en remerciant Dieu de leur accorder la grâce de donner leur vie par amour pour Lui.

Sofía fut béatifiée en 2001.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 23:00

Vicente Ballester Far

1888-1936

 

Il était né le 4 février 1888 à Benidoleig (Alicante, Espagne).

Il fréquenta le séminaire de Valencia. Extrêmement doué, il mérita une bourse spéciale.

Ordonné prêtre an 1913, il fut envoyé à Jávea (en catalan : Xábia), d’abord comme aumônier de la mer, puis des Augustines Déchaussées.

Les pêcheurs l’estimaient tellement qu’ils envoyèrent une pétition à l’archevêque pour annuller le déplacement du prêtre !

Prêtre soucieux du salut des âmes, il était très attaché à l’Eucharistie. Il vivait très pauvrement, était large en aumônes et payait de sa poche les prix de catéchisme que méritaient les enfants.

Les vendredis de carême, il ne mangeait qu’un morceau de paix avec de l’huile. Il se flagellait jusqu’au sang et portait un cilice.

Lors de la guerre civile de juillet 1936, il resta à Jávea jusqu’au 2 août, puis gagna son pays natal, jusqu’au 23 septembre.

Ce jour-là, le comité de Jávea fit semblant de le convoquer pour quelques explications. Le comité de Benidoleig le laissa partir ; mais en réalité, on voulait l’assassiner durant le trajet.

Don Vicente fut assassiné entre Teulada et Benisa. Durant sa douloureuse agonie, après avoir reçu des balles dans le ventre, il priait pour ses bourreaux, et particulièrement pour celui qui lui donnerait le coup de grâce, qu’il aurait reçu le 24 septembre 1936 selon certains (mais le 23 d’après le Martyrologe).

On le retrouva avec le chapelet entre ses doigts.

Puis, on remarqua qu’un rosier s’était développé à l’endroit même où son sang s’était répandu, signe qu’on interpréta comme la confirmation de la sainteté du prêtre.

Don Vicente fut béatifié en 2001.

 
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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 23:00

Norberto Cembranos de la Verdura

1891-1936

 

Norberto vit le jour le 6 juin 1891 à Villalquite (León, Espagne), le jour de la fête de saint Norbert.

Ce fut un laïc oblat de l’Ordre des Capucins, bon et fidèle serviteur à El Pardo (Madrid).

Lors des hostilités de 1936, les Religieux se croyaient suffisamment en sécurité, sur la parole du colonel. Mais le 20 juillet, ils entendirent le canon qui détruisait El Cuartel de la Montaña, puis virent les flammes qui envahissaient Madrid.

Le 21 juillet, des centaines de miliciens attaquèrent le couvent et tirèrent par toutes les fenêtres, au moment du déjeuner ; il y avait jusqu’à deux cents personnes présentes dans le couvent.

Ce fut ensuite un long calvaire pour les Religieux.

Les miliciens voulaient les pendre aux arbres voisins ; ils en furent empêchés.

Norberto put un moment se réfugier dans une auberge, mais il fut arrêté.

Il reçut la palme du martyre à Madrid le 23 septembre 1936 et fut béatifié en 2013.

 
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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 23:00

Francesco Forgione, Pio de Pietrelcina

1885-1968

 

1885 - Le 25 mai, Francesco Forgione naît à Pietrelcina, (Benevento, Italie sud), huitième enfant d'Orazio Forgione et Maria Giuseppa Da Nunzio. De condition très modeste, le père de famille s'exile à deux reprises en Amérique afin de subvenir aux besoins du foyer et notamment pour payer la scolarité de Francesco. 

L’enfance de Francesco est calme. Il reçoit déjà des apparitions du Christ, dès l’âge de cinq ans. Il ne va pas jouer avec les autres garçons de son âge qui blasphèment.

1903 - À 15 ans et demi, Francesco se présente au couvent des Frères Mineurs Capucins de Morcone. Novice, il reçoit le nom de Pio. Malgré l'austérité de la vie du couvent, il persévère. L'année suivante, le 22 janvier 1904, il prononce ses premiers vœux. Fra Pio commence alors ses études de philosophie. Ses confrères remarquent sa vie spirituelle hors du commun, ainsi que les vexations diaboliques auxquelles il est affronté. Durant cette période, Fra Pio se met sous la direction de deux maîtres exceptionnels, les pères Benedetto et Agostino. À cause d'une très mauvaise santé, Fra Pio changera fréquemment de couvents, il résidera souvent en famille pour changer d'air. 

1910 - Le 10 août, en la cathédrale de Benevento, Fra Pio reçoit l'ordination sacerdotale. Dès 1911 il signale à son confesseur des signes rouges et des douleurs vives aux mains et aux pieds. Les années suivantes, sa santé toujours chancelante l'oblige à rester en famille. Cette période correspond à une maturation spirituelle extraordinaire. En passant par des épreuves et des consolations, il se laisse guider par la volonté de Dieu en vue de sa mission future. En 1916, les supérieurs envoient le Padre Pio au couvent de San Giovanni Rotondo. 

En 1917-1918, il sert dans le corps médical. Lui-même raconta plus tard qu’il s’était mystérieusement montré au général Cadorna (vaincu à Caporetto et qui voulait se suicider) ; or les gardes jurèrent qu’ils n’avaient vu passer personne ; le général reconnut plus tard sur un journal la photographie du Père Pio, qui l’avait ainsi empêché de se suicider.

1918 - Le 20 septembre, dans le chœur du couvent, il reçoit les stigmates visibles et permanents. Malgré tous ses efforts pour cacher ces plaies, la nouvelle se répand. Sa vie bascule dans l'insolite. Les douleurs de ces plaies qui saignent, les examens médicaux, les foules et enfin les mesures du Saint Office l'atteignent de plein fouet. Face à toutes ces épreuves, Padre Pio reste humble et obéissant. 

Lors d’un examen (parmi tant d’autres) de ses stigmates, on lui suggéra que, peut-être, à force de s’unir à la Passion du Christ, il en avait conçu lui-même les plaies dont il souffrait. A cela, le Père Pio répondit gentiment : Et croyez-vous que, si je pense intensément à une vache, il va me pousser des cornes ?

En 1923 l'autorité ecclésiastique décide de son transfert, c’est la foule qui s'y oppose. 

De 1931 à 1933 il est séquestré dans son couvent, isolé du reste du monde. Enfin le Père Pio peut à nouveau célébrer publiquement et entendre les confessions.

1940 - Padre Pio lance l'idée de la Casa Sollievo della Sofferenza (Maison du Soulagement de la Souffrance) ; elle sera inaugurée en 1956. C’est un établissement doté des installations les plus modernes. 

Dans la foulée, les Groupes de Prière se développent, des foules de pénitents et de pèlerins viennent à la rencontre du Padre Pio. La fécondité de son ministère prend une dimension mondiale. 

On dit qu’en 1947, le Père Pio aurait prédit au jeune abbé Karol Wojtyla sa future élection au siège de Pierre et son attentat sur la place Saint-Pierre. Mais ces révélations arrivent toujours après les faits… Par contre, en 1962, le même Karol Wojtyla, devenu évêque, demanda par écrit au Père Pio des prières pour une mère de quatre enfants atteinte de cancer, Wanda Poltawska, qui se trouva guérie quatre jours plus tard. 

1968 - Du 20 au 22 septembre, les Groupes de Prière venus de partout célèbrent les cinquante ans des stigmates du Padre Pio. Le 23 au matin, après avoir reçu l'onction des malades, le Padre meurt dans son humble cellule de capucin. Le 26, des dizaines de milliers de personnes viennent assister à ses obsèques. En quelque sorte déjà “glorifié”, le Père Pio ne porte plus de trace des stigmates.

Des miracles nombreux de guérisons et de conversions ont été scrupuleusement examinés et confirmés.

Père Pio a été béatifié en 1999, et canonisé en 2002. Il est inscrit le 23 septembre au Martyrologe.

 

Frère Narsi Decoste in Le Padre Pio, décrit ainsi la messe du Padre Pio :

 

Dès deux ou trois heures du matin, les lourds autobus déchargeaient devant le couvent leurs occupants, surpris de voir déjà la place de l'église noire de monde. On attendait patiemment l'ouverture des portes pour entrer ; en attendant, on récitait le chapelet. Pour l'incroyant qui venait simplement en curieux, la messe du Père Pio était peut-être une cérémonie comme toutes les autres ; mais, pour le croyant, elle était d'une valeur infinie par la présence réelle du Seigneur que le célébrant appelle infailliblement sur l'autel par les paroles consécratoires. La messe a toujours et partout la même valeur, là où elle est célébrée validement : pourquoi vouloir assister à celle du Père Pio ? Indubitablement parce que ce capucin rendait tangible la mystérieuse et pourtant réelle présence. On comprend, dès lors, que rien ne peut être ajouté à sa grandeur, à sa valeur, à sa signification, qui est uniquement limitée par l'impénétrable volonté de Dieu. 

Lorsque le Père Pio célébrait la messe, il donnait l'impression d'une si intime, si intense, si complète union avec Celui qui s'offrait au Père Éternel, en victime d'expiation pour les péchés des hommes. Dès qu'il était au pied de l'autel, le visage du célébrant se transfigurait. Il ne s'y trouvait pas seulement comme prêtre pour l'Offrande, mais comme l'homme de Dieu pour témoigner de son existence, comme prêtre qui portait lui-même les cinq plaies sanglantes de la crucifixion sur le corps. 

Le Père Pio possédait le don de faire prier les autres. On vivait la messe. On était fasciné. Je puis dire, qu'à San Giovanni seulement, j'ai compris le divin Sacrifice. Cette messe durait longtemps ; cependant, à la suivre dans sa longue célébration, on perdait toute notion de temps et de lieu. La première fois que j'y assistai, j'ai regretté qu'elle touchât à sa fin. Avec stupeur, je me rendis compte qu'elle avait duré plus de deux heures ! 

Toute la vie du Père Pio était centrée sur le saint Sacrifice de la messe qui, disait-il, jour par jour, sauve le monde de sa perdition. Brunatto, qui assistait généralement le Père et eut le bonheur de le servir, témoigne que, pendant les années de son isolement, la célébration durait jusqu'à sept heures. Plus tard, elle fut limitée par l'obéissance et durait environ une heure. Oui, vraiment, cette messe du Père Pio était un événement inoubliable et on avait raison de vouloir y assister au moins une seule fois. 

Lorsqu'il quittait la sacristie, le Père était généralement soutenu par deux confrères, car ses pieds transpercés le faisaient atrocement souffrir. D'un pas lourd, traînant, incertain, chancelant, il s'avançait vers l'autel. Ce stigmatisé passait encore toute la nuit en prière ; ce qui fut vrai tout un demi-siècle. On l'aurait cru écrasé sous le poids des péchés du monde. Il offrait toutes les intentions, les demandes, les supplications, qui lui avaient été confiées par écrit ou oralement, de l'univers entier. Il portait, en outre, toutes les afflictions, les souffrances, les angoisses pour lesquelles on venait à lui et dont il s'était chargé. C'est pourquoi l'Offrande de cette messe était si longue et si impressionnante. Il faisait tout pour détourner l'attention de lui. Il évitait tout ce qui pouvait être spectaculaire dans son maintien, son expression, ses gestes, dans sa manière de prier et de se taire ; et pourtant, son maintien, sa façon de prier, son silence, et surtout les longues pauses, dans toute leur simplicité, étaient vraiment dramatiques. Lorsque, dans le silence recueilli d'une foule intimement unie à lui, le Père Pio prenait la patène dans ses mains sanglantes et l'offrait au Père Tout-Puissant, elle pesait lourd de cet énorme amas de bonnes œuvres, de souffrances et de bonnes intentions. Ce pain qui allait tantôt prendre vie, changé en Celui qui, seul, réellement, était capable de payer complètement la rançon des péchés des hommes. 

Ce n'était pas seulement les principales parties de la messe qui étaient remarquables, dans cette célébration. Le Père Pio célébrait toute la messe avec la même attention soutenue, visiblement conscient de la profonde signification de chaque mot, de chaque geste liturgique. Ce qui se passait entre Dieu et lui demeurait un mystère, mais on pouvait en deviner quelque chose dans certains silences, dans certaines pauses plus longues ; les traits de son visage trahissaient parfois son intense participation au Drame qu'il vivait. Les yeux fermés, il était souvent en conversation avec Dieu, ou transporté en extase dans la contemplation. Seul, un ange serait capable de décrire dignement cette messe. Les plaies permanentes de son corps n'étaient que les signes visibles du martyre intérieur qu'il subissait avec le « divin Crucifié ». C'est pourquoi, l'attention de l'assemblée était fixée sur le point culminant du Saint Sacrifice : la Consécration. 

En effet, ici, il s'arrêtait un instant comme pour se concentrer. Une lutte semblait s'engager entre lui, qui tenait dans ses mains l'hostie immaculée et, Dieu sait quelle force obscure et invisible qui, sur ses lèvres, retenait les paroles consécratoires chargées de force créatrice. Certains jours, la messe était pour lui, à partir du Sanctus, un vrai martyre. La sueur couvrait son visage et les larmes coulaient le long de ses joues. C'était vraiment l'homme des douleurs aux prises avec l'agonie. Involontairement, je pensais au Christ au Jardin des Oliviers. On voyait clairement, qu'en proférant les paroles de la Consécration, il subissait un réel martyre. À chaque mot, un choc semblait parcourir ses membres. Serait-il possible, comme certains le pensent, qu'il souffrait alors plus intensément la Passion du Christ et que les spasmes pénibles, qu'il réprimait autant que possible, l'empêchaient un moment de poursuivre ? Ou devons-nous interpréter à la lettre les paroles du Père disant que le démon s'aventure parfois jusqu'à l'autel ? Dans son attitude si impressionnante, on assistait donc à une lutte réelle contre Satan, qui, à ce moment, redoublait ses efforts pour le tourmenter. Les deux suppositions sont acceptables. Souvent, lorsqu'il quittait l'autel, après la messe, certaines expressions involontaires et révélatrices lui échappaient. Comme se parlant à lui-même, il disait par exemple: Je me sens brûler... et aussi : Jésus m'a dit... 

Quant à moi, j'ai été, comme tous ceux qui ont eu le bonheur de participer à cette messe, vivement impressionné par cette émouvante célébration. Un jour, nous posions au Père, la question : Père, qu'est votre messe pour vous ? Le Père répondit : Une union complète entre Jésus et moi. La messe du Padre Pio était vraiment cela : le Sacrifice du Golgotha, le Sacrifice de l'Église, le Sacrifice de la dernière Cène et aussi notre Sacrifice.

Et, encore : 

Sommes-nous seuls à être rangés autour de l'autel pendant la messe ? 

- Autour de l'autel, il y a les Anges de Dieu. 

Père, qui se trouve autour de l'autel ? 

- Toute la Cour céleste. 

Père, la Madone est-elle aussi présente pendant la messe ?

- Une mère peut-elle rester indifférente à son Fils ? 

Et dans une lettre que le Père écrivit, en mai 1912, nous apprenons que la Sainte Vierge l'accompagnait à l'autel. La Mère de Dieu et notre Mère n'a évidemment pas d'autre souci que celui de son Fils Jésus qui devenait visible, à nos yeux, dans la chair du Padre Pio, blessé par amour pour Dieu et ses frères. 

Père, comment devons-nous assister à la messe ? 

- Comme la Sainte Vierge et les saintes femmes, avec amour et compassion. Comme saint Jean assistait à l'Offrande Eucharistique et au Sacrifice sanglant de la Croix. 

Un jour que la foule des pèlerins était particulièrement dense dans l'église de San Giovanni, le Père me dit après la messe : Je me suis souvenu de vous à l'autel ! Je lui demandai : Père, avez-vous à l'esprit toutes les âmes qui assistent à votre messe ? Il répondit : À l'autel, je vois tous mes enfants comme dans un miroir !

 

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 23:00

 

Thècle

1er siècle

 

L’origine des informations qui suivent remonte à un écrit assez célèbre, connu sous le nom de Acta Pauli et Theclæ, cité par Tertullien et saint Jérôme, mais pas très apprécié d’eux. C’est pourquoi on ne parlera de sainte Thècle qu’avec circonspection.

Thècle serait une martyre du temps des Apôtres, appelée avec enthousiasme la femme apostolique, la fille aînée de saint Paul, la protomartyre parmi les femmes, comme saint Étienne fut le protomartyr parmi les hommes. 

Thècle, très versée dans la philosophie, dans les sciences et dans les belles-lettres, fut convertie par saint Paul, à Iconium. Elle voulut rester vierge et fut dénoncée comme chrétienne par Thamyris, le jeune homme qui aspirait à sa main.

Condamnée au feu, dans l'amphithéâtre, à la demande de sa mère, elle vit Notre-Seigneur lui apparaître sous les traits de saint Paul, puis remonter au ciel comme pour lui en tracer le chemin. Pleine alors d'un courage tout nouveau, elle s'arma du signe de la croix et monta, rayonnante de joie et de beauté, sur le bûcher ; bientôt les flammes l'entourèrent de toutes parts, mais sans la toucher, et la foule étonnée aperçut la victime pleine de vie et priant Dieu ; nouveau miracle : un nuage s'abattit sur le bûcher et en éteint les flammes.

Bientôt Thècle put revoir l'apôtre saint Paul et être confirmée par lui dans la foi. L'ayant suivi à Antioche, elle fut bientôt accusée de nouveau et condamnée aux bêtes. On lâcha contre elle, une lionne furieuse et affamée ; mais celle-ci, loin de dévorer sa victime, vint lui lécher les pieds ; ni la rage de la faim, ni les excitations des bourreaux, ni les clameurs du peuple ne purent réveiller son instinct carnassier. La lionne, dit saint Ambroise, vénéra sa proie et fut pénétrée d'une compassion dont les hommes s'étaient dépouillés.

Peu de jours après, la jeune martyre fut exposée au même supplice ; on lança sur elle des lions et des ours ; aussitôt la lionne qui l'avait épargnée une première fois courut vers elle et lui lécha les pieds. Un ours s'avança, mais la lionne le mit en pièces ; un lion, voulut aussi se précipiter sur la victime ; mais une lutte acharnée se livra entre la lionne et lui, et ils périrent tous les deux. Le préfet fit alors jeter Thècle dans une fosse remplie de serpents. À peine y fut-elle précipitée, qu'un globe de feu consuma tous les reptiles, et la sainte fut délivrée. L'ordre fut donné d'attacher chacun de ses pieds à des taureaux furieux, pour l'écarteler ; les bêtes, excitées par des aiguillons rougis au feu, bondirent en mugissant ; mais les liens de la vierge se brisèrent, et elle resta sans blessure. 

Le préfet étonné, lui demanda l'explication de ces prodiges : « Je suis, dit-elle, la servante de Dieu, Maître de l'univers. » Thècle, rendue à la liberté, revint dans sa patrie pour y prêcher la foi, et y mourut à l'âge de quatre-vingts ans.

Il reste que sainte Thècle fut extrêmement célèbre dans tout l’Orient, en particulier près de Séleucie, à Meriamlik où une basilique était l’un des plus illustres sanctuaires de l’antiquité, monumentale et splendidement décorée, dont parle saint Basile ou saint Grégoire de Nazianze.

Sa fête était au 23 septembre.

 

 

 

 

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 23:00

Józef Stanek

1916-1944

 

Józef était le fils de et naquit à Łapsze Niżne (Małopolskie, Pologne) le 4 ou le 6 décembre 1916.

Après ses études au Collegium Marianum de Wadowice, tenu par les Pères Pallottins, il commença le noviciat de cette congrégation à Suchary en 1935, et poursuivit ses études au séminaire de Ołtarzew. Quand il fut de retour à Suchary, le séminaire dut être évacué devant l’avance soviétique.

L’abbé Józef aurait aussi été quelque temps prisonnier des Soviétiques et aurait réussi à s’échapper.

Il repassa donc à Ołtarzew et fut ordonné prêtre en 1941, poursuivant clandestinement des études de sociologie à Varsovie.

Son activité clandestine se doubla d’une assistance sacerdotale dans l’armée secrète polonaise, sour le pseudonyme de Rudy. Lors du soulèvement de Varsovie (été 1944), il se dépensa au profit des blessés et des mourants. Ayant refusé de passer la Vistule, pour demeurer au milieu des insurgés, il fut arrêté par les Allemands.

Après de longues séances de torture, il fut exécuté par pendaison le 23 septembre 1944 à Varsovie.

Il fut un des cent-huit Martyrs polonais du régime nazi, béatifiés en 1999.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 23:00

 

Zacharie et Elisabeth

(Ier siècle)

 

 

Zacharie et son épouse Élisabeth, parents de Jean le Baptiste, sont des personnages bibliques de transition : ils appartiennent à la fois à l'Ancien et au Nouveau Testament. C'est par l'évangéliste Luc que nous les connaissons. Luc nous a rapporté la vision que le prêtre Zacharie eut dans la partie intérieure du temple appelée « le saint », où il offrait l'encens. Élisabeth était stérile, et un envoyé de Dieu, l'ange Gabriel, apparaît dans ce lieu au prêtre qui officiait, et il lui annonce la naissance d'un fils. Ce sera le futur Précurseur de Jésus-Christ. J'ai été envoyé pour te faire connaître cette bonne nouvelle, dit l’Ange (Lc 1:19). 

A la suite de cette vision, Zacharie était devenu muet, et sourd, semble-t-il. Il le restera jusqu'au moment où l'on circoncira l'enfant. Punition pour n'avoir pas eu assez foi en la parole de l'ange, comme celui-ci le laisse entendre. Mais n'y a-t-il pas aussi, comme il en sera plus tard pour Paul qui devint aveugle sur le chemin de Damas, une sorte de retrait des sens s'effaçant pour que Zacharie puisse plus facilement intérioriser le message reçu d'en Haut ? Lorsqu'il retrouvera l'usage de la parole, ce qui jaillira de son cœur plein, sera le cantique appelé Benedictus, car il bénit Dieu pour son intervention dans la vie de son peuple, où commence à se réaliser le plan du salut pour tous les hommes.

Quant à Élisabeth, son chant d'action de grâce et sa joie, elle les avait exprimés lorsqu'elle était encore enceinte, lors de la visite de Marie, sa cousine. En attendant son enfant, comme la Vierge Marie, comme Zacharie, elle avait médité dans son cœur les merveilles accomplies par le Très-Haut. On nous dit, en effet, qu'elle était restée cachée durant cinq mois (Lc 1:24). N'est-ce pas ainsi que l'on peut interpréter ce retrait?

Que sont devenus ensuite Zacharie et Élisabeth ? Ils disparaissent totalement des textes sacrés. La légende a pris le relais, mais au-delà de ce qu'elle peut nous raconter, c'est encore le récit évangélique qui nous parle le mieux d'eux ; Luc nous dit qu'ils étaient justes devant Dieu, et qu'ils suivaient irréprochablement tous les commandements du Seigneur (Lc 1:6).

Lors de l'Annonciation, Marie avait appris qu’Elisabeth était enceinte. Voici, lui avait dit l'envoyé de Dieu, que ta parente Élisabeth vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle que l'on appelait la stérile (Lc 1:36). Aussitôt Marie se rend en hâte dans la ville où se trouvait la maison de Zacharie et de sa femme, parents du futur Jean-Baptiste.

L’annonciation à Marie est fêtée, comme on sait, le 25 mars, suivie de l’épisode de la visitation de Marie à Elisabeth (31 mai), de la naissance de Jean-Baptiste (24 juin), enfin de la naissance de Jésus à Noël. 

C’est lors de la visitation de Marie, qu’Elisabeth prononce ces mots prophétiques que nous répétons dans notre prière : Tu es bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de ton sein

, est béni (Lc 1:42).

Par l’évangéliste Matthieu, on connaît l’épisode du massacre des petits enfants de moins de deux ans (Mt 2:16), Hérode cherchant par là à faire périr ce nouveau Roi qui vient le concurrencer. Normalement, Jean-Baptiste aurait dû périr dans ce massacre, mais nous lisons aussi qu’il demeura dans les solitudes jusqu’au jour où il se manifesta devant Israël (Lc 1:80). Ces quelques mots peuvent laisser supposer que les parents eurent le temps de mettre leur enfant en sécurité juste avant le passage des soldats.

Si l’Evangile ne nous apprend rien de plus sur Zacharie et Elisabeth, une tradition veut que Zacharie ait été abattu par ces soldats, parce qu’il ne voulait pas révéler où il avait caché son fils.

On n’a pas souvent donné le nom de Zacharie à des enfants, mais celui d’Elisabeth a été fréquemment repris, et transformé de mille façons : Elisa, Elise, Lisa, Lison, Isabel (en espagnol) et Isabelle, Isabeau, Isabey, Isabet, enfin Babet (ou Babette).

Les saints Zacharie et Elisabeth, autrefois mentionnés le 5 novembre, le sont actuellement au 23 septembre dans le Martyrologe.

 

1 Le texte sacré dit en grec et en latin, simplement : ton ventre. Le mot est peut-être un peu rude à nos oreilles, mais beaucoup moins que les “entrailles” que nous répétons pourtant à l’envi sans y prêter attention…

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 23:00

 

Emilie Tavernier-Gamelin

1800-1851

 

Emilie Tavernier naquit à Montréal (Canada) le 19 février 1800, dans une famille qui comptera quinze enfants : de cette nombreuse fratrie, neuf mourront en bas âge.

Orpheline de sa mère en 1804, de son père en 1814, elle se chargea de s’occuper de sa tante et de son frère.

En 1823, elle épousa Jean-Baptiste Gamelin, un homme de quarante-sept ans, qui mourra quatre ans plus tard, laissant cette jeune veuve avec trois enfants qui mourront bientôt du choléra.

Emilie s’ouvrit maternellement aux nécessités de ceux qui sont dans la peine et travailla activement dans les œuvres caritatives ; elle s’inscrivit dans la Confrérie de la Sainte-Famille.

Bientôt, elle vendit ses propriétés et ouvrit un refuge pour femmes seules.

En 1832 et 1834, les épidémies de choléra (dont moururent ses enfants) lui donnèrent l’occasion de visiter les malades et d’apporter du réconfort dans les familles éprouvées. Elle ouvrit une nouvelle maison à Montréal.

En 1837, elle visita les prisonniers. Elle attrapa la fièvre typhoïde, mais en guérit rapidement.

En 1840, l’évêque appella les Filles de la Charité de Paris pour soutenir l’œuvre de Madame Gamelin. Emilie ouvrit l’Asile de la Providence.

Les Religieuses françaises tardant à arriver, l’évêque proposa à Madame Gamelin d’être la supérieure d’un nouveau noviciat, pour former des Religieuses selon l’esprit qu’elle avait déjà mis dans ses premières œuvres.

Emilie rencontra Elizabeth Ann Bayley Seton (voir au 4 janvier) aux Etats-Unis, pour comprendre comment diriger une telle œuvre. Elle fut élue supérieure en 1844.

En peu d’années s’ouvrirent diverses maisons : hospice Saint-Joseph, maison et asile de Longue-Pointe, maison de La Prairie, couvent de L’industrie, bureau de placement et centre de soins pour malades mentaux.

En 1847, Emilie intervint auprès des victimes du typhus, en 1849, de celles du choléra. Même le gouverneur la soutint et l’aida.

En 1851, elle fit un voyage pour visiter les couvents des Etats-Unis. A son retour à Montréal, affaiblie et atteinte par une nouvelle épidémie de choléra, elle mourut le 23 septembre 1851.

Emilie Tavernier-Gamelin a été béatifiée en 2001.

 

 

 

 

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