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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 09:32

 

Anton Martin Slomšek

1800-1862

 

Anton naquit le 26 novembre 1800 au sein d’une famille de paysans dans le village de Slom (Ponikva, Šentjur, Slovénie).

A cette époque, la situation de l’enseignement en Slovénie était déplorable, suite à la politique du gouvernement autrichien, qui voulait supprimer la langue slovène, comme élément éventuellement subversif. Tout matériel d’enseignement ou de culture slovènes étaient rigoureusement interdits.

Anton, qui fut orphelin très jeune, étudia d’abord à l’école de son village, puis à l’école secondaire de Celje, où son professeur lui inculqua l’amour de la langue slovène et de la poésie. A l’issue de ses brillantes études, Anton fit la philosophie au lycée de Ljubljana, puis à Senju et Klagenfurt.

Par la suite, Anton Slomšek développa la langue et la culture de son pays avec autant de patience que de persévérance. 

Il entra au séminaire de Klagenfurt, où il fut ordonné prêtre en 1824.

Il exerça le ministère sacerdotal à Saint Laurent sur Bizeljskem puis à Vojnika, avant de devenir directeur spirituel au séminaire de Klagenfurt de 1829 à 1838. 

En 1838 il fut curé de Saldenhofen an der Drau.

En 1844, il se déplaça à Sankt Andrä, où un chapitre de chanoines suivait la règle de Saint Augustin, et fut directeur de l’école diocésaine de Lavant.

En 1846, il fut curé à Celje, avant d’être nommé évêque à Lavant. Le siège épiscopal de Lavant était suffragant (dépendant) de l’archidiocèse de Salzburg, et Mgr Slomšek s’efforça avec succès de transférer ce siège à Maribor (1859), suffragant de Ljubljana. C‘est aujourd’hui un archidiocèse.

Excellent prédicateur, Mgr Slomšek fut un pasteur infatigable autant que modeste et discret.

S’appuyant sur la constitution de 1848 qui garantissait des droits nationaux, il réussit à obtenir une approbation officielle de réforme des écoles. Ainsi furent publiés une série de textes - plusieurs étant de sa propre main - qui furent le fondement de toute une réforme religieuse et éducative. Il écrivit aussi des chants, dont certains devinrent si populaires qu’encore aujourd’hui on les chante en diverses occasions.

Ensuite, il fonda un hebdomadaire, Drobtinice («les Miettes») où furent diffusés beaucoup d’articles sur tous les sujets, dans un style facilement abordable par toute la population.

L’étape suivante aurait dû être la réalisation d’un de ses rêves : l’établissement d’une société pour la diffusion de la littérature catholique, mais ce projet sembla appartenir au mouvement panslave, et fut donc étouffé dès son apparition. Cependant, quelques années plus tard, le projet fut repris et s’étendit : des livres furent édités par des maisons catholiques, parmi lesquelles la Hermagoras Society, la plus ancienne maison d’édition slovène. On estime à un million le nombre d’ouvrages qui furent ainsi diffusés.

La modestie, la délicatesse, la persévérance de cet évêque, furent appréciés de ses contemporains, jusqu’à l’étranger et même dans les milieux non-catholiques.

Mgr Slomšek mourut le 24 septembre 1862, et fut béatifié en 1999.

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:32

Josep María Vidal Segú

1912-1936

 

Josep vit le jour le 3 février 1912 à Secuits (Tarragona, Espagne), dans une famille qui connaissait l’appel de Dieu : il eut deux sœurs Religieuses, ainsi que deux tantes et deux oncles.

Dès l’âge de dix ans, il parlait de sa vocation ; il voulait partir pour les missions au milieu des Infidèles. Malgré ses dons peu développés pour l’étude, il persévéra.

Il entra à l’Ecole apostolique des Dominicains à Solsona, puis à Calanda, fit le noviciat à Valencia et, après les études nécessaires, fut ordonné prêtre, le Samedi Saint de 1936.

Dès lors, dans le contexte anti-clérical qu’on vivait déjà, la communauté dominicaine de Valencia dut se disperser et le père Josep fut accueilli par une pieuse famille de l’endroit. Il n’y resta que quelques jours, pour ne pas compromettre cette famille et vagabonda dans les rues de Valencia.

Après quelques péripéties, et grâce à un de ses frères, il réussit à rejoindre sa famille ; il se cacha dans une ferme de Piera (Barcelone) et travailla aux champs avec eux, entre autres aux vendanges ; mais là encore, il risquait d’être reconnu. Il restait serain : On m’a appris le chemin du martyre, disait-il.

Il fut sans doute dénoncé. Le 20 septembre 1936, on vint le chercher et on le mit en prison. Très calme, il n’avait qu’un souci : les risques que couraient les siens pour l’avoir caché ; mais il se rassurait en mettant toute sa confiance en Dieu.

Le 24 septembre, il fut fusillé. (Le Martyrologe le mentionne au 26 septembre).

Le père Josep, qui n’avait que vingt-quatre ans, et quelques mois de sacerdoce, fut béatifié en 2001.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:09

Rafael Rodríguez Mesa

1913-1936

 

Rafael vit le jour le 5 juillet 1913 à Ronda (Málaga, Espagne).

Orphelin de sa mère à quatre ans, il s’occupa bien vite des tâches domestiques, et sacrifia ainsi les études.

Grâce à un oncle prêtre, il entra chez les Salésiens à Málaga en 1926, où il apprit à lire et à écrire, jusqu’à devenir un excellent menuisier.

Sa piété le fit mettre à la présidence de la Compagnie Saint-Joseph. 

Il entendit l’appel de Dieu, commença le noviciat en 1932, et professa en 1933. On jugeait sa conduite morale et scolaire parfaite (óptima).

Après son service militaire, en 1934, il était destiné comme professeur aux Ecoles d’Artisans de San Bartolomé (Málaga).

Tout ce qu’il faisait, était par amour et pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Quand on lui demanda comment il allait se faire respecter, si jeune, il répondit : Ben, je ferai en sorte que par mon exemple, mon comportement, ma piété, on puisse dire : Celui-là, il est différent.

Quand la maison fut prise d’assaut en juillet 1936, il aurait pu sauter par une fenêtre et rejoindre inaperçu sa sœur Dolores à Málaga. Mais il préféra partager le sort de la communauté et resta dans le collège.

Le 21 juillet, donc, tous les membres de la communauté furent mis en prison, l’ancien couvent des Capucins réquisitionné à cet effet ; au moment de l’assaut, le Frère Rafael reçut un coup de fusil au visage, qui lui ouvrit le nez et la lèvre supérieure ; évanoui, il tomba la face contre terre et saignait abondamment. On le traînait comme un mort entre deux Confrères. 

Le 22 juillet, les Religieux furent transférés à la prison provinciale ; tandis que certains étaient libérés, Rafael resta incarcéré.

Le 24 septembre suivant, il fut un des appelés qui devaient être conduits au cimetière San Rafael de Málaga, où ils furent fusillés.

Don Rafael fut béatifié en 2007.

 
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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:04

Juan Francisco Joya y Corralero

1898-1936

 

Juan Francisco naquit le 16 mai 1898 à Villarrubia de Santiago (Tolède, Espagne).

A seize ans, il vint à Madrid pour travailler dans une maison de combustibles. Cette maison était proche de l’église tenue par les Pères trinitaires ; il y allait volontiers pour ses dévotions, y prit goût et demanda à entrer dans la communauté.

Il entra en 1918 comme aspirant à Algorta ; il commença le noviciat et prit l’habit, avec le nom de Juan Francisco de la Vierge de Castellar (la Patronne de son pays natal)

En 1920, il fit la première profession, comme convers, puis fut envoyé à Santiago de Chile, et c’est là-bas qu’il fit la profession solennelle (1923).

Les voyages n’étaient pas finis : on l’envoya à Buenos Aires comme catéchiste, de là à Rome (1930-1932), puis il passa par Madrid et se retrouva à Belmonte.

Que fit le frère Juan Francisco ? Ce que font en général les frères convers : des activités manuelles au service de la communauté. Juan Francesco fut sacristain, portier, tailleur.

Mais il fut aussi un apôtre. Peu instruit intellectuellement, son humilité, son imagination et sa piété l’aidèrent à être un excellent pédagogue. Joyeux, le frère Juan Francisco fonda l’Association de la Très Sainte Trinité pour les enfants, ainsi que celle de l’Enfant-Jésus. Il composa un hymne et une neuvaine en l’honneur de sa chère Notre-Dame du Castellar, qui fut longtemps pratiquée à Villarrubia de Santiago.

Lors du soulèvement révolutionnaire de l’été 1936, les quatre Religieux trinitaires furent arrêtés. Ils passèrent la nuit du 30 juillet à prier, ils se confessèrent. Le 31 juillet, on les transporta à la prison de Cuenca, où ils restèrent jusqu’au 20 septembre. Ce jour-là, on les mit «en liberté», ce qui signifiait en réalité qu’on les laissait sortir de la prison, mais bien surveillés par d’autres miliciens qui pouvaient les capturer un peu plus tard.

C’est ce qui arriva. Des miliciens armés les arrêtèrent et les emmenèrent au lieu-dit Hacienda Vieja.

Les quatre Religieux trinitaires furent martyrisés aux portes du cimetière de Cuenca, le 24 septembre 1936, et furent béatifiés en 2007.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:03

Melchor Rodríguez Villastrigo

1899-1936

 

Melchor naquit le 28 janvier 1899 à Laguna de Negrillos (León, Espagne).

Il entra comme aspirant chez les Trinitaires à Algorta ; il prit l’habit en 1917 et fit la première profession en 1918, avec le nom de Melchor de l’Esprit-Saint.

Ses études de philosophie et de théologie se firent à Cordoue (1918-1924), où il fit aussi la profession solennelle en 1921. Il reçut l’ordination sacerdotale en 1924 à Valladolid.

En 1933, il fut nommé supérieur à Alcázar de San Juan, où il fut un excellent professeur et confesseur ; il introduisit l’habitude d’enseigner du catéchisme le dimanche. Sa collaboration avec le curé, don Antonio Martínez, qui l’appréciait beaucoup, fut excellente.

Finalement, le père Melchor fut nommé supérieur à Belmonte, en 1936.

Lors du soulèvement révolutionnaire de l’été 1936, les quatre Religieux trinitaires furent arrêtés. Ils passèrent la nuit du 30 juillet à prier, ils se confessèrent. Le 31 juillet, on les transporta à la prison de Cuenca, où ils restèrent jusqu’au 20 septembre. Ce jour-là, on les mit «en liberté», ce qui signifiait en réalité qu’on les laissait sortir de la prison, mais bien surveillés par d’autres miliciens qui pouvaient les capturer un peu plus tard.

C’est ce qui arriva. Des miliciens armés les arrêtèrent et les emmenèrent au lieu-dit Hacienda Vieja.

Les quatre Religieux trinitaires furent martyrisés aux portes du cimetière de Cuenca, le 24 septembre 1936, et furent béatifiés en 2007.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:03

Santiago Arriaga y Arrien

1903-1936

 

Santiago naquit le 22 novembre 1903 à Líbano de Arrieta (Biscaye, Espagne), aîné des enfants d’une belle famille paysanne.

Il entra en 1915 comme aspirant chez les Trinitaires à Algorta ; il commença le noviciat à Notre-Dame de l’Apparition (Cantabria), prit l’habit en 1919 et fit la première profession en 1920, avec le nom de Santiago de Jésus.

Ses études de philosophie commencèrent à Villanueva del Arzobispo (1920-1922) et s’achevèrent à l’Université Grégorienne de Rome (1922-1924), suivies des années de Théologie dans la même université (1924-1928) ; c’est à Rome qu’il fit aussi la profession solennelle en 1924. et qu’il reçut l’ordination sacerdotale en 1927.

Revenu en Espagne en 1928, il fut professeur des aspirants à Algorta, des philosophes à Belmonte (1930), puis des théologiens (1932) en même temps que des étudiants de Belmonte. On voit par là combien son enseignement était apprécié : il expliquait longuement, patiemment, sans perdre sa douceur fraternelle.

On se souvient aussi de sa belle voix quand il chantait à l’office.

Lors du soulèvement révolutionnaire de l’été 1936, les quatre Religieux trinitaires furent arrêtés. Ils passèrent la nuit du 30 juillet à prier, ils se confessèrent. Le 31 juillet, on les transporta à la prison de Cuenca, où ils restèrent jusqu’au 20 septembre. Ce jour-là, on les mit «en liberté», ce qui signifiait en réalité qu’on les laissait sortir de la prison, mais bien surveillés par d’autres miliciens qui pouvaient les capturer un peu plus tard.

C’est ce qui arriva. Des miliciens armés les arrêtèrent et les emmenèrent au lieu-dit Hacienda Vieja.

Les quatre Religieux trinitaires furent martyrisés aux portes du cimetière de Cuenca, le 24 septembre 1936 ; le père Santiago avait trente-trois ans moins deux mois.

Ces quatre Martyrs furent béatifiés en 2007.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:00

Esteban García García

1901-1936 

 

Esteban (Etienne) vit le jour le 28 novembre 1901 à El Manzano (Salamanque, Espagne), de pieux parents agriculteurs qui eurent trois autres garçons après lui, parmi lesquels Eliseo, qui mourra martyr la même année que son frère (voir au 19 novembre).

Esteban n’avait que neuf ans quand il fut orphelin de ses parents, de sorte qu’il fut accueilli chez des parents, où il sut se rendre utile dans divers travaux ; il commença le Petit séminaire à Cadix en 1914, mais sa petite santé l’empêcha de continuer, de sorte qu’il entra comme coadjuteur chez les Salésiens de Séville, où il apprit le métier de tailleur.

Après son service militaire, il entra en 1925 au noviciat de San José del Valle, où il fit profession en 1926.

Il fut une année aussi à Ronda, puis passa à Málaga en 1928, toujours comme tailleur.

En 1933, le 15 août, il fit la profession solennelle.

Discret, effacé, il accomplissait son travail sans parler, simplement, transmettant sa dévotion à Marie Auxiliatrice et à saint Joseph.

Lors de la guerre civile de juillet 1936, le collège de Málaga fut encerclé par des miliciens le 21 juillet. Prétextant que quelqu’un avait tiré depuis l’intérieur, ils l’envahirent à la recherche des «armes». N’en trouvant évidemment pas, ils emmenèrent les Salésiens à la «prison» improvisée, chez les Capucins, se livrant à toutes les exactions dans le collège et dans l’église.

Esteban crut sa dernière heure arrivée quand on le mit, avec les autres, face au mur de la cour. Le 22 juillet, on les emmena devant le Gouverneur ; celui-ci les savait innocents, mais craignit les menaces de la foule : il fit enfermer les Religieux dans la prison provinciale, leur promettant la liberté pour le lendemain.

Au matin du 23, libres, les Salésiens se dispersèrent ; Esteban, un des derniers à sortir, fut apostrophé dans la rue par des miliciens, qui l’accusèrent d’être prêtre, d’après son allure ; sans mentir, Esteban nia qu’il était prêtre. Les miliciens le mirent en joue et le firent reconduire à la prison provinciale, où il resta deux mois.

Le 24 septembre, suite à un bombardement de l’aviation nationale, les prisonniers furent fait sortir. Esteban, avec son numéro 180, fut conduit avec d’autres au cimetière de San Rafael, où il fut assassiné. Avec lui se trouvait Rafael Rodríguez, un autre coadjuteur salésien, avec lequel il était lié d’une profonde amitié.

Il fut béatifié en 2007.

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:00

 

Antonio González

1593-1637

 

Né vers 1593 à León, il entra chez les Dominicains à dix-huit ans.

Après sa formation et son ordination sacerdotale, il fut au couvent de Piedrahita, comme professeur de théologie et prédicateur, car ses Supérieurs avaient noté sa brillante intelligence et ses capacités à enseigner.

Son désir d’annoncer l’Evangile le poussa à s’embarquer pour les Philippines avec d’autres Compagnons.

Ils arrivèrent à Manille en 1632 : à peine arrivé, il demanda à être envoyé au Japon. En attendant, il fut nommé supérieur du collège Saint-Thomas de Manille ; ensuite il sera recteur de l’Université de cette ville.

En 1636, il accompagna deux autres prêtres et deux laïcs en partance pour le Japon ; ils arrivèrent le 21 juin 1636 à Nagasaki.

Très rapidement, il fut arrêté, interrogé (malgré la maladie qu’il avait contractée durant le voyage), et torturé.

Une des premières tortures fut de le forcer à boire une grande quantité d’eau, qu’on lui faisait cracher en le frappant sur le ventre. Ne réussissant pas à le faire apostasier ni à détruire ou profaner les saintes images qu’il portait avec lui, les soldats le torturèrent davantage, n’aboutissant qu’à faire monter la fièvre du père Antonio, de sorte qu’ils durent le porter eux-mêmes en prison.

Le père Antonio González mourut d’épuisement dans cette prison, le 24 septembre 1637. On brûla son corps sur la colline sainte de Nagasaki. Les autres Compagnons furent décapités quelques jours après. 

Il fut béatifié en 1981, canonisé en 1987. 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:00

  

Celedonio Martínez Infante

1895-1936

 

Celedonio était né le 30 août 1895, à Acedillo (Burgos, Espagne), de Salustiano et Gregoria, des cultivateurs très chrétiens qui le firent baptiser le jour même.

Il entra en 1907 au collège des Frères Maristes à Arceniega et commença le noviciat à Las Avellanas en 1910 ; en 1911 il reçut l’habit et le nom de Fernando María ; un an après il faisait les premiers vœux et fera la profession perpétuelle en 1917 à Burgos.

Fernando María fut envoyé à Burgos (1913), Algemesí (1918), Cullera (1918), Madrid (1921), Tolède (1927), Gerona (1928). 

En 1930-1931, il était présent à Las Avellanas pour préparer la licence de Chimie, qu’il obtint à Valencia en 1932.

Puis il fut envoyé à Cordoue (1932) et Málaga en 1935.

En juillet 1936, il fallut quitter le collège, qui serait bientôt la proie des flammes. Les Frères se retrouvèrent à l’Hotel Imperio. Le 23 août 1936, il y fut arrêté avec le Frère Gúzman et mis en prison, au milieu des prisonniers de droit commun. 

Il était tellement imprégné de sa vocation d’enseignant que, une fois en prison, il s’occupait des autres prisonniers comme de ses élèves ; il leur écrivait, il intervenait auprès des autorités pour obtenir des permissions, il les consolait et leur donnait des conseils fraternels ; ce fut au point que les détenus l’appelaient le maître.

Pour la journée du 24 septembre 1936, deux versions s’affrontent. 

Dans l’une, les prisonniers furent remis en liberté, sur pression de la foule ; le Frère allait sortir en même temps qu’eux, mais quelqu’un le reconnut : Celui-là, c’est un Frère Mariste. Le chef présent lui enleva sa veste et lui tira un premier coup, laissant aux militiens présents le «soin» de l’achever.

Dans l’autre, tous les prisonniers, y compris les Frères, furent entassés dans des camions et assassinés non loin de la prison.

Le Frère Félix Lorenzo fut béatifié en 2013.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:00

José María Ferrándiz Hernández

1879-1936

 

José naquit le 11 août 1879 à Campo de Mirra (Valencia, Espagne).

Très intelligent, il fréquenta le Collège de Vocations Ecclésiasiques à Valencia, puis le Collège Corpus Christi. Il passa le doctorat en Théologie.

Ordonné prêtre en 1904, il fut dans plusieurs paroisses : Jalón, Campo de Mirra, Benisivá ; puis Alberique (1912), où il fonda une œuvre sociale, El comedor de caridad (Le Mangeur de Charité) ; ensuite Denia, enfin Alcoy (1931). 

Le bien qu’il faisait l’avaient rendu tellement estimé de tous, que personne n’imaginait qu’on lui ferait le moindre mal. 

Le mal arriva cependant. Quand la guerre civile éclata en 1936, le curé fut expulsé de son presbytère et se réfugia dans l’hôtel du pays. Le 28 août, on vint l’arrêter ; conduit au Comité de Alcoy, on lui fit signer un papier de reconnaissance des biens appartenant à la paroisse.

Durant ces trois jours de détention, on le traita d’abord avec grand respect, sans lui causer la moindre difficulté. Puis on le remit en liberté.

Et voilà que le 24 septembre 1936, l’après-midi, un milicien vint l’inviter à se rendre au Comité. Une voiture l’attendait sur la place, avec d’autres miliciens : Montez, nous allons à Valencia. Le prêtre monta et, à Rotglá, ils le firent descendre.

Don José María demanda tout simplement : Lequel d’entre vous va me tuer ? L’un d’eux se désigna ; et don José : Bon, eh bien, moi, qui suis prêtre, je te bénis et je te pardonne.

Il y eut un moment de silence. Les miliciens remontèrent en voiture, disant à celui qui devait tirer : Si tu ne le tues pas, ils te tueront toi. Quelques secondes d’hésitation, les phares s’allumèrent, plusieurs balles, dont une à la nuque, blessèrent mortellement le prêtre martyr.

Don José María fut béatifié en 2001.

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