Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 23:40

  

Bonifacio Rodríguez González

1885-1936

 

Né le 14 mai 1885 à La Molina de Ubierna (Burgos), Bonifacio entra au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes en 1901, avec le nom de José Cecilio (entré le 21 novembre, il prit le nom de sainte Cécile, qu’on fêtait le lendemain).

Il fit la profession à Gijón en 1913 et enseigna dans diverses maisons, en dernier lieu au collège Saint-Joseph d’Almería à partir de 1935.

Peu après le début de la Guerre civile de 1936, le Front Populaire de la province d’Almería donna ordre d’arrêter tous les ennemis de la révolution, ce qui signifiait particulièrement les évêques, les prêtres et les religieux. Cinq Frères des Ecoles Chrétiennes furent arrêtés dans leur propre école, deux autres dans la rue tandis qu’ils allaient poster quelques nouvelles à leur famille.

A partir du 22 juillet, ils se retrouvèrent bientôt avec beaucoup d’autres prisonniers dans des prisons improvisées, où on ne se gêna pas pour les soumettre à mille privations, mauvais traitements et insultes diverses.

En quelques jours furent assassinés deux évêques et plusieurs Frères des Ecoles Chrétiennes, après un semblant de jugement, où on les jugea coupables du crime d’avoir professé et enseigné la foi catholique.

Après avoir fusillé le Frère Bonifacio (José Cecilio) à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería), les soldats aspergèrent d’essence son corps et le brûlèrent avant de le jeter dans un puits. 

Le Frère fut martyrisé dans la nuit du 12 au 13 septembre 1936, et béatifié en 1993.

 

Nota. Le Martyrologe mentionne Bonifacio au 8 septembre, avec d’autres Frères ; des documents espagnols et de la congrégation lassallienne indiquent le 12 septembre, en même temps qu’un autre Frère, Bienvenido-Aurelio.

  

Bonifacio Rodríguez González

1885-1936

 

Né le 14 mai 1885 à La Molina de Ubierna (Burgos), Bonifacio entra au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes en 1901, avec le nom de José Cecilio (entré le 21 novembre, il prit le nom de sainte Cécile, qu’on fêtait le lendemain).

Il fit la profession à Gijón en 1913 et enseigna dans diverses maisons, en dernier lieu au collège Saint-Joseph d’Almería à partir de 1935.

Peu après le début de la Guerre civile de 1936, le Front Populaire de la province d’Almería donna ordre d’arrêter tous les ennemis de la révolution, ce qui signifiait particulièrement les évêques, les prêtres et les religieux. Cinq Frères des Ecoles Chrétiennes furent arrêtés dans leur propre école, deux autres dans la rue tandis qu’ils allaient poster quelques nouvelles à leur famille.

A partir du 22 juillet, ils se retrouvèrent bientôt avec beaucoup d’autres prisonniers dans des prisons improvisées, où on ne se gêna pas pour les soumettre à mille privations, mauvais traitements et insultes diverses.

En quelques jours furent assassinés deux évêques et plusieurs Frères des Ecoles Chrétiennes, après un semblant de jugement, où on les jugea coupables du crime d’avoir professé et enseigné la foi catholique.

Après avoir fusillé le Frère Bonifacio (José Cecilio) à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería), les soldats aspergèrent d’essence son corps et le brûlèrent avant de le jeter dans un puits. 

Le Frère fut martyrisé dans la nuit du 12 au 13 septembre 1936, et béatifié en 1993.

 

Nota. Le Martyrologe mentionne Bonifacio au 8 septembre, avec d’autres Frères ; des documents espagnols et de la congrégation lassallienne indiquent le 12 septembre, en même temps qu’un autre Frère, Bienvenido-Aurelio.

Partager cet article
Repost0
12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 23:05

Esteban Barrenechea Arriaga

1880-1936

 

Esteban vit le jour le 26 décembre 1880 à Elorrio (Biscaye, Espagne), en la fête de saint Etienne, dont il porta le nom, ainsi que celui de Ciriaco. Ses parents, Gabriel et Felipa, le firent baptiser deux jours après la naissance ; il fut confirmé en 1883.

En 1905, il entra dans l’Ordre des Trinitaires à Algorta comme Frère convers et prit le nom de Esteban de Saint-Joseph.

Il fit la première profession en 1906 et la solennelle en 1909, au sanctuaire de la Bien Aparecida.

Humble et discret, il s’occupa de la cuisine.

Basque de naissance, il ne parlait pas bien l’espagnol et donc restait très silencieux. Il travaillait pour les autres. Même si j’ai les mains occupées, disait-il, mon cœur est avec Dieu.

Quand il venait à savoir qu’un élève était en punition, il lui apportait en cachette quelque chose à manger. Il faisait toujours un peu plus à manger, pour pouvoir donner aux pauvres qui attendaient à la porte du couvent, et qu’il respectait profondément.

En 1936, il se trouvait dans la maison de Alcázar de San Juan avec cinq autres Religieux. Quand la communauté fut arrêtée, les miliciens lui proposèrent la vie sauve s’il acceptait d’être leur cuisinier et de s’inscrire dans un centre marxiste ; on a deviné la réponse du Frère.

Arrêté avec les autres Confrères, il prit une bronchite pulmonaire, raison pour laquelle on l’envoya se faire soigner à l’Hospice du pays. C’est ce qui fit qu’il ne fit pas partie des deux groupes de Martyrs du 27 août. Il fut continuellement interrogé durant sa convalescence sur l’argent et les armes qu’il détenait au couvent, à quoi il répondit à chaque fois qu’il n’en avait pas.

Quand il fut guéri, il aurait pu s’enfuir, mais resta à l’Hospice. Le 31 août, des miliciens vinrent le chercher et le mirent dans la prison, au milieu des insultes et des coups.

Le 12 septembre, ils vinrent le prendre et l’assassinèrent vers deux heures du matin, en-dehors du pays.

Ces derniers détails font qu’il n’est pas exact de situer le martyre du Frère au même jour que les autres Trinitaires assassinés le 27 août ; en réalité il mourut le 13 septembre.

 

Voir le récit des événements de juillet-août 1936 dans la notice Trinitaires Martyrs à Alcázar de San Juan

 

Le frère Esteban fut béatifié avec ses Compagnons en 2013.

Partager cet article
Repost0
12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 23:00

  

Bienvenido Villalón Acebrón

1890-1936

 

Né le 22 mars 1890 à Zafra de Záncara (Burgos), Bienvenido (Bienvenu) fut orphelin de père à huit ans, et de mère à dix ans.

C’est son frère aîné, Eustacio, qui s’occupa de lui, et témoigna qu’il n’en reçut aucun déplaisir, car le garçon était obéissant et pieux.

Avec son frère Jesús, il décida d’entrer chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Bugedo (Burgos). Il avait treize ans.

Bienvenido commença le noviciat en 1906, avec le nom de Aurelio María, puis le scolasticat.

Il fut envoyé pour deux ans à Lorca en 1908, et de là à Aviles jusqu’en 1915. Cette année-là il passa quelques jours dans sa famille, avec son frère Jesús qui, lui, avait pris le nom de Laureano José (Laurent Joseph).

Il enseigna dans diverses maisons : Maravillas, Madrid (où il fit la profession solennelle en 1918 et resta jusqu’en 1927) ; puis Melilla, en tant que sous-directeur, puis Cádix en 1930 comme directeur, en dernier lieu au nouveau collège Saint-Joseph d’Almería à partir de 1933.

Professeur compétent, personne pacifique, catéchiste fervent, on l’estimait beaucoup.

Peu après le début de la Guerre civile de 1936, le Front Populaire de la province d’Almería donna ordre d’arrêter tous les ennemis de la révolution, ce qui signifiait particulièrement les évêques, les prêtres et les religieux. Cinq Frères des Ecoles Chrétiennes furent arrêtés dans leur propre école, deux autres dans la rue tandis qu’ils allaient poster quelques nouvelles à leur famille.

A partir du 22 juillet, ils se retrouvèrent bientôt avec beaucoup d’autres prisonniers dans des prisons improvisées, où on ne se gêna pas pour les soumettre à mille privations, mauvais traitements et insultes diverses.

En quelques jours furent assassinés deux évêques et plusieurs Frères des Ecoles Chrétiennes, après un semblant de jugement, où on les jugea coupables du crime d’avoir professé et enseigné la foi catholique.

Après avoir fusillé le Frère Bienvenido-Aurelio à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería), les soldats aspergèrent d’essence son corps et le brûlèrent avant de le jeter dans un puits. 

Le Frère fut martyrisé dans la nuit du 12 au 13 septembre 1936, et béatifié en 1993.

  

Bienvenido Villalón Acebrón

1890-1936

 

Né le 22 mars 1890 à Zafra de Záncara (Burgos), Bienvenido (Bienvenu) fut orphelin de père à huit ans, et de mère à dix ans.

C’est son frère aîné, Eustacio, qui s’occupa de lui, et témoigna qu’il n’en reçut aucun déplaisir, car le garçon était obéissant et pieux.

Avec son frère Jesús, il décida d’entrer chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Bugedo (Burgos). Il avait treize ans.

Bienvenido commença le noviciat en 1906, avec le nom de Aurelio María, puis le scolasticat.

Il fut envoyé pour deux ans à Lorca en 1908, et de là à Aviles jusqu’en 1915. Cette année-là il passa quelques jours dans sa famille, avec son frère Jesús qui, lui, avait pris le nom de Laureano José (Laurent Joseph).

Il enseigna dans diverses maisons : Maravillas, Madrid (où il fit la profession solennelle en 1918 et resta jusqu’en 1927) ; puis Melilla, en tant que sous-directeur, puis Cádix en 1930 comme directeur, en dernier lieu au nouveau collège Saint-Joseph d’Almería à partir de 1933.

Professeur compétent, personne pacifique, catéchiste fervent, on l’estimait beaucoup.

Peu après le début de la Guerre civile de 1936, le Front Populaire de la province d’Almería donna ordre d’arrêter tous les ennemis de la révolution, ce qui signifiait particulièrement les évêques, les prêtres et les religieux. Cinq Frères des Ecoles Chrétiennes furent arrêtés dans leur propre école, deux autres dans la rue tandis qu’ils allaient poster quelques nouvelles à leur famille.

A partir du 22 juillet, ils se retrouvèrent bientôt avec beaucoup d’autres prisonniers dans des prisons improvisées, où on ne se gêna pas pour les soumettre à mille privations, mauvais traitements et insultes diverses.

En quelques jours furent assassinés deux évêques et plusieurs Frères des Ecoles Chrétiennes, après un semblant de jugement, où on les jugea coupables du crime d’avoir professé et enseigné la foi catholique.

Après avoir fusillé le Frère Bienvenido-Aurelio à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería), les soldats aspergèrent d’essence son corps et le brûlèrent avant de le jeter dans un puits. 

Le Frère fut martyrisé dans la nuit du 12 au 13 septembre 1936, et béatifié en 1993.

Partager cet article
Repost0
12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 23:00

  

Claude Dumonet

1747-1794

 

 

Claude était né le 2 février 1747 à Prissé (Saône-et-Loire).

Prêtre du diocèse d’Autun, il était principal du collège de Mâcon.

Il fut déporté de Saône-et-Loire sur le Washington à Rochefort, avec des centaines d’autres prêtres.

Là, il eut encore la possibilité de développer ses talents de latiniste et composa une longue pièce en vers, dans laquelle il exaltait les confesseurs de la foi.

Il fut rongé des poux, au point qu’il avait résolu désormais de s’y livrer, voyant qu’il ne pouvait réussir à les extirper. Il eut besoin de tout son courage chrétien pour supporter cette souffrance. Un confrère eut la charité de lui citer fort à propos un passage de l’Ecriture, qui releva son âme et le soutint constamment jusqu’au moment de la consommation suprême.

L’abbé Claude Dumonet mourut comme un saint le 13 septembre 1794 ; c’est du moins la date retenue habituellement ; une source contemporaine parle du 29 janvier 1795. Il fut enterré au Fort Vaseux.

Il fut béatifié en 1995. 

Claude Dumonet

1747-1794

 

Claude était né le 2 février 1747 à Prissé (Saône-et-Loire).

Prêtre du diocèse d’Autun, il était principal du collège de Mâcon.

Il fut déporté de Saône-et-Loire sur le Washington à Rochefort, avec des centaines d’autres prêtres.

Là, il eut encore la possibilité de développer ses talents de latiniste et composa une longue pièce en vers, dans laquelle il exaltait les confesseurs de la foi.

Il fut rongé des poux, au point qu’il avait résolu désormais de s’y livrer, voyant qu’il ne pouvait réussir à les extirper. Il eut besoin de tout son courage chrétien pour supporter cette souffrance. Un confrère eut la charité de lui citer fort à propos un passage de l’Ecriture, qui releva son âme et le soutint constamment jusqu’au moment de la consommation suprême.

L’abbé Claude Dumonet mourut comme un saint le 13 septembre 1794 ; c’est du moins la date retenue habituellement ; une source contemporaine parle du 29 janvier 1795. Il fut enterré au Fort Vaseux.

Il fut béatifié en 1995.

Partager cet article
Repost0
12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 23:00

Joaquim Balcells Bosch

1900-1936

 

Il naquit à L’Espluga Calba (Garrigues, Espagne) le 16 septembre 1900 et fut baptisé le lendemain.

Très vite, ses parents allèrent avec lui habiter à Vimbodí (Conca de Barberá), d’où il partira pour le séminaire. 

Ordonné prêtre en 1927, il aura pour poste la paroisse de Santa María de Sarral, puis celle de Sant Jaume de Vallespinosa (Conca de Barberá), où il se trouvera au moment de la révolution de 1936.

Don Joaquim s’était montré en tout un prêtre simple, humble, bon, prudent et pieux. Il vivait très sobrement, dans une sainte pauvreté.

En juillet 1936, avec son vieux papa, il partit se cacher dans les montagnes mais, épuisés et pieds nus, ils durent prendre une décision : Joaquim pensa aller se présenter lui-même aux autorités de Vimbodí, espérant qu’un de ses oncles pourrait intervenir pour l’aider.

Il portait toujours sa soutane, le chapelet à la main. Son père lui fit remarquer quel danger il y avait pour lui à porter le chapelet, et il répondit : C’est ma seule arme ! Il passa la nuit et, de bon matin, s’en alla pour Vimbodí. Au Comité révolutionnaire, on lui donna un bon repas.

Don Joaquim s’offrit pour cultiver leur jardin, mais on lui répondit : Des gens comme vous, ça n’a rien à demander. Il leur demanda tout de même des espadrilles, et on lui répondit qu’ils n’en avaient pas à lui donner.

Dans l’après-midi, on le conduisit près de Fontscaldes. Arrivés là où se trouvait un four à chaux, ils le fusillèrent, pour le seul fait qu’il était prêtre.

 

C’était le dimanche 13 septembre 1936, veille de la fête de la Croix.

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 23:27

Jaime Puigferrer Mora

1898-1936

 

Il vit le jour le 12 juillet 1898, à Manlleu.

Il eut un frère aîné lasallien, qui mourut en 1914.

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes en 1914, Jaime (Jacques) prit le nom de Miquel de Jésus, mais ne put enseigner comme les Confrères, à cause d’une indisposition nerveuse ; il collabora avec eux, fut aussi sacristain, dans la communauté de Condal (Barcelone).

Le 20 juillet 1936, il se réfugia d’abord quelques jours au domicile de l’aumônier, puis rejoignit son pays, où vivait sa mère. 

Il n’avait aucune crainte, répétant : S’il m’arrive quelque chose de désagréable, j’élèverai ma voix vers le Ciel et je dirai : Dieu soit béni.

Le 12 septembre 1936 en fin d’après-midi, quatre miliciens vinrent l’appeler pour une simple déclaration sans grande importance. La bonne maman voulait s’y opposer, retenant son fils, mais on enleva le Religieux par la force. 

On retrouva quelques heures plus tard son corps en sang sur la route de Roda de Ter aux environs de Barcelone.

Interrogés, des ouvriers répondirent : On savait bien que ce monsieur était religieux et qu’il était chez les Frères depuis l’âge de douze ans. (En effet, avant sa prise d’habit, Jaime était élève dans ce même collège lasallien).

C’est le consul français à Barcelone qui paya les funérailles.

Le Frère Jaime-Miquel fut béatifié en 2007.

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 23:25

Gertrude Prosperi

1779-1847

 

Le 19 août 1779 naquit à Fogliano (Pérouse, Ombrie, Italie) Gertrude Prosperi, fille de Domenico et Maria Diomedi, qui la firent baptiser le jour-même.

De sa jeunesse, on n’a pour le moment rien retenu de particulier.

En 1820, peu après que fut ré-ouvert le monastère bénédictin de Santa Lucia à Trevi (car Napoléon avait fait fermer les maisons religieuses) et elle y prit le nom de Maria Luisa.

De 1822 à 1834, elle fut successivement à l’infirmerie, à la sacristie, économe et maîtresse des novices. Tout ce qu’on percevait de cette pieuse Religieuse, était sa fidélité exemplaire dans tous les services qu’elle rendait. On ignorait que c’était une âme privilégiée, comblée de grâces extraordinaires célestes, par lesquelles elle était intimement unie à la passion du Christ.

Son directeur spirituel ayant compris la vocation particulière de cette âme, lui demanda de sortir de son silence et de s’expliquer. Les prêtres précédents n’avaient pas été à la hauteur de cette mission et avaient plutôt écarté Maria Luisa, exclue et accusée d’être possédée.

Maria Luisa pria, se mortifia, s’offrit, s’imposa des pénitences sévères (cilice, flagellation, jeûne)… et la Providence permit qu’elle fut élue abbesse du monastère en 1837. Elle devait le rester dix années.

Elle s’efforça de faire appliquer la Règle de saint Benoît dans sa pureté, donnant tout d’abord l’exemple par son propre comportement, atteignant un degré d’humilité qui surprit les Sœurs. Sa douceur, son amabilité, conquirent les cœurs.

Le monastère refleurit. On se privait auparavant, il y eut bientôt abondance, et l’on put combler d’aumônes les pauvres qui frappaient. L’Abbesse en vint jusqu’à prendre d’elle-même dans la réserve pour ne pas laisser partir un pauvre sans rien, mais sans le dire à l’économe… 

L’évêque comprit enfin la personnalité de Maria Luisa et lui demanda de mettre par écrit ses expériences : ce seront plus de trois-cents pages de confidences mystiques, où elle parla de ses visions, de ses rencontres avec le Christ, des extases qui, parfois, ne pouvaient échapper aux autres moniales.

L’évêque, ayant été nommé archevêque de Ferrare, l’invita à venir fonder un institut dédié à l’adoration perpétuelle en l’honneur du Sacré-Cœur, mais la Mère Maria Luisa ne put y donner suite.

La Semaine Sainte de 1847, elle vécut intensivement la Passion du Christ : on remarqua des plaies en forme de couronne sur la tête, elle eut une blessure sanglante au cœur ainsi qu’au creux des mains. 

A partir du mois d’août, elle ne quitta pratiquement pas sa chambre, mais elle «voyait» ce qui se passait dans le couvent : certaines se relâchaient, rompaient le silence, elle les reprenait maternellement.

Proche de la mort, elle prit la position du Crucifié, et mourut le 12 septembre 1847.

Mère Maria Luisa a été béatifiée en 2012.

Le miracle retenu pour cette béatification fut la guérison totale et inexplicable d’une femme italienne, gravement malade de l’appareil cérébral.

 
Partager cet article
Repost0
11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 23:00

Josep Plana Rebugent

1900-1936

Josep vit le jour le 16 septembre 1900 à Sellera (Girona, Espagne), et fut baptisé le lendemain.

Il étudia chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, qui se trouvaient à Anglés, à sept kilomètres de chez lui, une distance qu’il ne devait certainement pas faire en scooter…

En 1916, il entra au novicat mineur de Hostalets, commença le noviciat proprement dit et reçut l’habit, avec le nom de Emeri Josep.

Après le scholasticat (1918), il exerça son ministère à Josepets et Barcelone.

Il enseigna à Gerona sur une période de quinze années, interrompues entre 1925 et 1928 par son service militaire, à Cuba, où il fut dans les communautés de Marianao et La Havane.

A son retour, il fut directeur du collège de Gerona, sous-directeur de la communauté, préfet du centre et professeur en classe commerciale.

En juillet 1936, toute la communauté dut se dissoudre. Frère Emeri se réfugia chez des connaissances puis, le 20 août, avec le Frère Hugo Julián (voir notice Julián Delgado Díez), ils s’installèrent dans l’Hôtel Quima, dont le patron était un bon chrétien.

Il y eut un contrôle des miliciens, qui s’intéressèrent à ces deux «professeurs». En quittant le patron, ils lui dirent qu’ils allaient vérifier quelques détails et qu’ils allaient revenir.

Effectivement, ils revinrent quelques jours plus tard à neuf heures du soir, réclamant les deux Frères. Ils les conduisirent dans un bosquet en face de la maison Dorca, sur la route de Ruidellots. C’était le 12 septembre 1936.

Frère Emeri Josep a été béatifié en 2007.

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 23:00

  

Tomás de Zumárraga Lazcano

1577-1622

 

Tomás était né le 10 mars 1577 à Vitoria (Gasteiza en basque, Biscaya, Espagne).

Il entra chez les Dominicains de cette ville, et prit le nom de Tomás du Saint-Esprit.

Après un séjour aux Philippines, il rejoignit le Japon en 1602, exerçant son ministère à Satsouma, Ōmura, Firando.

Il y faisait beaucoup d’apostolat, mais un décret de 1614 menaçait tout missionnaire de peine de mort, s’il ne quittait pas immédiatement le pays. Il resta.

Se trouvant à Nagasaki, il y organisa de grandes processions pour fortifier la foi des fidèles, prononçant d’admirables homélies.

Puis il entra dans la clandestinité pour éviter l’exil et continua son apostolat dans Nagasaki et Ōmura.

Arrêté, il rejoignit ainsi le père Apolinar Franco, avec deux autres catéchistes auxquels il remit l’habit de son Ordre, Dominicus et Mancius, qui seraient martyrisés avec lui.

Début septembre 1622, certains prisonniers furent envoyés à Nagasaki pour être martyrisés, d’autres restèrent à Ōmura.

Le 12 septembre 1622, ces derniers au nombre de huit, furent conduits en-dehors de la ville pour y être brûlés vifs, selon la technique qu’on a signalée dans la notice des Japonais Martyrs (1617-1632). Mais ici, le feu fut allumé tout près des poteaux où étaient attachées les victimes, qui moururent en peu d’instants, le père Apolinar en dernier. 

Six de ces huit Martyrs, dont le père Tomás, furent béatifiés en 1867.

  

Tomás de Zumárraga Lazcano

1577-1622

 

Tomás était né le 10 mars 1577 à Vitoria (Gasteiza en basque, Biscaya, Espagne).

Il entra chez les Dominicains de cette ville, et prit le nom de Tomás du Saint-Esprit.

Après un séjour aux Philippines, il rejoignit le Japon en 1602, exerçant son ministère à Satsouma, Ōmura, Firando.

Il y faisait beaucoup d’apostolat, mais un décret de 1614 menaçait tout missionnaire de peine de mort, s’il ne quittait pas immédiatement le pays. Il resta.

Se trouvant à Nagasaki, il y organisa de grandes processions pour fortifier la foi des fidèles, prononçant d’admirables homélies.

Puis il entra dans la clandestinité pour éviter l’exil et continua son apostolat dans Nagasaki et Ōmura.

Arrêté, il rejoignit ainsi le père Apolinar Franco, avec deux autres catéchistes auxquels il remit l’habit de son Ordre, Dominicus et Mancius, qui seraient martyrisés avec lui.

Début septembre 1622, certains prisonniers furent envoyés à Nagasaki pour être martyrisés, d’autres restèrent à Ōmura.

Le 12 septembre 1622, ces derniers au nombre de huit, furent conduits en-dehors de la ville pour y être brûlés vifs, selon la technique qu’on a signalée dans la notice des Japonais Martyrs (1603-1639). Mais ici, le feu fut allumé tout près des poteaux où étaient attachées les victimes, qui moururent en peu d’instants, le père Apolinar en dernier. 

Six de ces huit Martyrs, dont le père Tomás, furent béatifiés en 1867.

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 23:00

  

Petrus (Paulus) de Sainte-Claire

?-1622

 

Petrus était un laïc japonais, dont on n’a pas connu la date ni le lieu précis de naissance.

Arrêté avec le père Apolinar Franco, il fut reçu par ce dernier dans l’Ordre franciscain durant leurs jours de captivité, et prit le nom de Petrus de Sainte-Claire.

Le Martyrologe mentionne Petrus, ailleurs on trouve Paulus.

Début septembre 1622, certains prisonniers furent envoyés à Nagasaki pour être martyrisés, d’autres restèrent à Ōmura.

Le 12 septembre 1622, ces derniers au nombre de huit, furent conduits en-dehors de la ville pour y être brûlés vifs, selon la technique qu’on a signalée dans la notice des Japonais Martyrs (1617-1632). Mais ici, le feu fut allumé tout près des poteaux où étaient attachées les victimes, qui moururent en peu d’instants, le père Apolinar en dernier. 

Six de ces huit Martyrs, dont Petrus-Paulus, furent béatifiés en 1867.

  

Petrus (Paulus) de Sainte-Claire

?-1622

 

Petrus était un laïc japonais, dont on n’a pas connu la date ni le lieu précis de naissance.

Arrêté avec le père Apolinar Franco, il fut reçu par ce dernier dans l’Ordre franciscain durant leurs jours de captivité, et prit le nom de Petrus de Sainte-Claire.

Le Martyrologe mentionne Petrus, ailleurs on trouve Paulus.

Début septembre 1622, certains prisonniers furent envoyés à Nagasaki pour être martyrisés, d’autres restèrent à Ōmura.

Le 12 septembre 1622, ces derniers au nombre de huit, furent conduits en-dehors de la ville pour y être brûlés vifs, selon la technique qu’on a signalée dans la notice des Japonais Martyrs (1603-1639). Mais ici, le feu fut allumé tout près des poteaux où étaient attachées les victimes, qui moururent en peu d’instants, le père Apolinar en dernier. 

Six de ces huit Martyrs, dont Petrus-Paulus, furent béatifiés en 1867.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens