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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 23:00

Carlo Spinola

1564-1622

 

(Voir d’autres détails historiques sur cette persécution dans l’article Japonais Martyrs 1603-1639).

Carlo Spinola était né à Gênes (Italie) en 1564 (certains prétendent qu’il naquit à Prague…) ; son père, Ottavio, était de la famille des comtes de Tessarolo ; il fut élevé à Nole, auprès de son oncle qui y était évêque.

A Nole il était ensuite entré en 1584 chez les Jésuites. Il fit le noviciat à Naples et à Lecce,  eut pour compagnon entre autres s. Luigi Gonzaga (v. 21 juin).

En 1594, il fut ordonné prêtre à Milan.

En 1596, il partait pour le Japon, mais la tempête dérouta le bateau vers le Brésil, et fut ensuite pris par un corsaire anglais.

Prisonnier quelque temps en Angleterre, Carlo rentra à Lisbonne en 1598, et y fit profession du quatrième vœu (un vœu propre à la Compagnie de Jésus, par lequel les membres s’engagent à la fidélité au Siège de Pierre).

En mars 1599, il s’embarquait avec dix-neuf autres missionnaires dont il était le supérieur. La traversée fut coupée par de longues escales à Goa, Malacca et Macao ; le père Spinola n’arriva à Nagasaki qu’en 1602.

En 1605 il fut nommé économe de la résidence de Macao où la chrétienté se développait merveilleusement ; il y fonda une Ecole de catéchistes et baptisa plusieurs milliers de Japonais.

En 1612, il revint à Nagasaki assumer la lourde charge de procureur.

Deux ans plus tard, la persécution reprenait et tous les religieux reçurent l’ordre de quitter le pays. Le père Spinola se cacha et exerça le ministère jusqu’à son arrestation, changeant sans cesse de cachette.

Il fut arrêté en décembre 1618 et fut prisonnier jusqu’en septembre 1622.

(Voir quelques détails sur le jour du Grand Martyre du 10 septembre 1622 dans la notice Japonais Martyrs 1603-1639)

Il fut béatifié en 1867.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 23:00

Edward Barlow

1585-1641

 

Edward faisait partie d’une fratrie de huit fils et six filles. Le père, Alexander Barlow, un bon catholique, vivait avec son épouse, Mary Uryan Brereton, à Barlow Hall (Chorlton-cum-Hardy, près de Manchester), et le fit baptiser le 30 novembre 1585. 

Alexander se vit confisquer deux-tiers de sa propriété parce qu’il n’adhérait pas à la nouvelle “Eglise d’Angleterre”. Le grand-père d’Edward était mort en prison, pour sa foi.

Il était le quatrième ; deux frères devinrent bénédictins.

A douze ans, Edward fut placé comme page chez un parent, gentilhomme protestant, mais malgré cette influence, il conserva sa foi.

En 1608, il partit pour Douai, au collège anglais, ce qui le mettait déjà hors la loi.

En 1610, il fait la philosophie à Valladolid (Espagne) au collège royal de Saint-Alban.

En 1612, il revient à Douai pour un an, et passe en Angleterre, où il connaît la prison une première fois, à Londres.

Libéré, il repasse à Douai, et entre au monastère bénédictin Saint-Grégoire, dont le prieur était Rudesind, son propre frère.

Après un séjour à Saint-Malo, il fait profession à Douai en 1616 et prend le nom de Ambrose. Désormais il fait partie de la congrégation bénédictine de Cellanova (Galice, Espagne).

Ordonné prêtre en 1617, il est envoyé dans son pays natal, où il va s’occuper des âmes pendant vingt-quatre ans. Il réside chez un certain Thomas Tyldesley à Morleys Hall (Astley), où on lui organise tout ce qui est nécessaire pour l’apostolat parmi les catholiques de l’endroit.

Sa pastorale est toute simple et bien organisée pour ne pas éveiller l’attention des Protestants. Il demeure trois semaines en quelque endroit et se déplace pendant la quatrième, à pied, sauf durant l’Avent, car son jeûne est strict. Il a horreur du vin. Il n’a ni épée, ni horloge (sauf une chez lui), et peint des images pieuses pour les enfants. Il a les cheveux courts, avec moustache et barbe à deux pointes un peu abandonnée, des vêtements démodés, un mauvais chapeau, des culottes attachées au-dessus des genoux. Il est très réservé avec les dames, même avec sa mère à qui il refuse un baiser lorsqu’il se présente à la maison.

Pour célébrer, il réunit les “paroissiens” dans une même salle ; les hommes déposent leur chapeau sur une même table, en signe d’unité des cœurs, puis il allume les cierges qu’il fabrique lui-même ; il prêche simplement, avec beaucoup de références à l’Écriture.

Dans sa pauvreté, il reçoit aussi des pauvres, en particulier à Noël, à Pâques, à Pentecôte.

De 1617 à 1641, la situation politique n’évolue pas en faveur des catholiques “papistes”. Les arrestations et les pendaisons se multiplient ; le jésuite Edmond Arrowsmith (v. 28 août) a été exécuté en 1628 et apparaît une nuit à notre Ambrose : J’ai souffert, lui dit-il. Maintenant c’est à vous de souffrir. Parlez peu, car ils s’efforceront d’exploiter vos paroles.

Le père Ambroise continua tranquillement et ouvertement son apostolat. Il n’aimait pas les chrétiens qui regardent Dieu par le trou de la serrure (c’est-à-dire qui se cachaient pour ne pas être vus à la messe). L’année avant son arrestation, il eut la douleur d’apprendre l’apostasie de quelques âmes qui lui étaient chères, et il en resta hémiplégique, mais put un peu s’en remettre.

A Pâques de 1641, tout un groupe d’anglicans arrivèrent à Morley, où Ambrose était en train de prêcher. On l’arrête. Il est si faible, qu’on doit le mettre sur un cheval et le soutenir. En prison, il prie ; si on vient le voir, il ne parle que de Dieu.

Il est jugé le 7 septembre. On lui propose la liberté s’il cesse de séduire le peuple ; il répond : I am not a seducer but a reducer (je ne séduis pas les âmes, je les ramène au bercail).

Le 8, fête de la Nativité de Marie, il est condamné à mort. Ambrose répond : Je rends grâces à Dieu ! et prie pour ceux qui l’ont condamné ; même le juge lui en sait gré.

Le 10 septembre 1641 a lieu l’exécution. On le porte sur une sorte de claie, on tourne trois fois autour de la potence, tandis qu’il récite le psaume 50 (Miserere). On lui propose encore une fois de se “convertir”, ce qu’il refuse clairement. Selon le “rite” du moment, Ambrose est pendu, éviscéré, écartelé, et ses restes sont mis dans l’huile bouillante. On expose sa tête sur une pique.

Ambrose-Edward Barlow a été béatifié en 1929 et successivement canonisé en 1970, parmi les “Quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles”. 

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Edward est inscrit le 10 septembre au Martyrologe.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 23:00

Tomàs Cubells Miguel

1867-1936

 

Tomàs vint au monde le 25 octobre 1867 à La Palma de Ebro (Tarragona, Espagne).

Il le collège San José de Tortosa puis entra en 1902 dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

A partir de 1908, il exerça son activité dans le collège de vocations à Murcia, puis dans les séminaires de Almería, Astorga, Cuernavaca (Mexique), León, Tarragona, Burgos.

En 1936, il était de retour à Tortosa et se réfugia chez une pieuse dame, qui risquait beaucoup en hébergeant un prêtre. Le 10 septembre, don Tomàs alla se présenter de lui-même à la mairie, demandant ni plus ni moins : C’est ici qu’on tue les prêtres ? On m’a dit que me vous me cherchiez. Me voilà !

Il reçut la palme du martyre à Campredó (Tarragona) ce même 10 septembre 1936 et fut béatifié en 2013.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 23:00

Félix España Ortiz

1889-1936

Félix vit le jour le 1er février 1889 à Pancorbo (Burgos) et fut baptisé le 3. C’était le jeune frère de Cesáreo, qui sera aussi martyrisé (voir notice Cesáreo España Ortiz, 28 août).

Il marcha donc sur les traces de son aîné et entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes en 1902, au noviciat mineur de Bujedo. Au moment du noviciat, il prit le nom de Benito Clemente.

Après le scholasticat, il exerça son ministère à Castro Urdiales, puis il fut successivement à Bonanova (1909), sous-directeur à Benicarló (1922), puis assistant du directeur de Berga au printemps 1936.

Dès le 19 juillet 1936, les Frères de la communauté durent s’éparpiller et se cacher où ils pouvaient trouver accueil. Benito se réfugia chez un ancien élève à Noet, mais les miliciens qui vinrent fouiller lui dirent qu’il ne pouvait pas rester là sans l’autorisation du Comité.

Benito partit pour Barcelone. Il passa la nuit sur un banc public de Gracia ; le matin, un autre ancien élève (il y en avait tant !) le vit en tel état qu’il le conduisit à un hôtel ; vers le 15 août, Benito fut reçu par une brave dame qui, cependant, l’avertit que sa maison avait déjà été fouillée plusieurs fois.

Il priait et donnait des leçons aux deux garçons de la dame en question.

Le 31 août, il fit une promenade avec eux, durant laquelle il rencontra encore d’autres anciens élèves qui lui proposaient de travailler dans leur usine.

Mais vers neuf heures du soir, des miliciens vinrent fouiller la maison. Ils emmenèrent le Frère. La dame lui proposa quelques habits de rechange, mais il répondit : A quoi ça me servirait, s’ils vont me tuer ?

On sait seulement qu’il resta quelques jours en prison et qu’il fut fusillé dans la quinzaine suivante, approximativement le 10 septembre 1936.

Frère Benito a été béatifié en 2007.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 23:00

Leoncio Arce Urrutia

1899-1936

 

Il naquit le 12 janvier 1899 à Villarreal de Álava, fut baptisé le lendemain et confirmé en mai.

A douze ans, il entra à l’école apostolique de La Mejorada (Valladolid) et fit profession à Ávila en 1917.

S’il y a un trait de caractère qu’on doit noter chez lui, c’est qu’il était toujours prêt à rendre service aux autres.

La théologie, il l’étudia aux Etats-Unis, à Rosaryville et fut ordonné prêtre à New Orléans, en 1924.

Revenu en Espagne, il fut à La Mejorada (1924-1928), Ávila (1928-1931) et Madrid (1931-1936), partageant son temps entre l’enseignement, le ministère pastoral, l’administration économique, l’administration de la revue Misiones Dominicanas.

Le couvent ayant été pris d’assaut par les révolutionnaires le 19 juillet 1936, il fut arrêté tandis qu’il portait secours au père Santonja, gravement blessé et tout en sang (s’il n’avait pu le faire, le blessé serait mort exsangue). On emmena le père Leoncio au commissariat, où on lui retira tout ce qu’il portait de religieux sur lui, avant de le soumettre à un interrogatoire. Il répondit franchement qu’il était Religieux : on le laissa aller, tout en lui recommandant de se cacher.

Il passa un mois dans la prière et la pénitence, chez un bienfaiteur qui dira plus tard que c’était une vraie consolation de l’avoir chez soi.

Les miliciens revinrent l’arrêter, le mirent dans la prison de Porlier et l’exécutèrent le 10 septembre 1936.

 

Le père Leoncio fut béatifié en 2007. 

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 23:00

Edward Barlow

1585-1641

 

Edward faisait partie d’une fratrie de huit fils et six filles. Le père, Alexander Barlow, un bon catholique, vivait avec son épouse, Mary Uryan Brereton, à Barlow Hall (Chorlton-cum-Hardy, près de Manchester), et le fit baptiser le 30 novembre 1585. 

Alexander se vit confisquer deux-tiers de sa propriété parce qu’il n’adhérait pas à la nouvelle “Eglise d’Angleterre”. Le grand-père d’Edward était mort en prison, pour sa foi.

Il était le quatrième ; deux frères devinrent bénédictins.

A douze ans, Edward fut placé comme page chez un parent, gentilhomme protestant, mais malgré cette influence, il conserva sa foi.

En 1608, il partit pour Douai, au collège anglais, ce qui le mettait déjà hors la loi.

En 1610, il fait la philosophie à Valladolid (Espagne) au collège royal de Saint-Alban.

En 1612, il revient à Douai pour un an, et passe en Angleterre, où il connaît la prison une première fois, à Londres.

Libéré, il repasse à Douai, et entre au monastère bénédictin Saint-Grégoire, dont le prieur était Rudesind, son propre frère.

Après un séjour à Saint-Malo, il fait profession à Douai en 1616 et prend le nom de Ambrose. Désormais il fait partie de la congrégation bénédictine de Cellanova (Galice, Espagne).

Ordonné prêtre en 1617, il est envoyé dans son pays natal, où il va s’occuper des âmes pendant vingt-quatre ans. Il réside chez un certain Thomas Tyldesley à Morleys Hall (Astley), où on lui organise tout ce qui est nécessaire pour l’apostolat parmi les catholiques de l’endroit.

Sa pastorale est toute simple et bien organisée pour ne pas éveiller l’attention des Protestants. Il demeure trois semaines en quelque endroit et se déplace pendant la quatrième, à pied, sauf durant l’Avent, car son jeûne est strict. Il a horreur du vin. Il n’a ni épée, ni horloge (sauf une chez lui), et peint des images pieuses pour les enfants. Il a les cheveux courts, avec moustache et barbe à deux pointes un peu abandonnée, des vêtements démodés, un mauvais chapeau, des culottes attachées au-dessus des genoux. Il est très réservé avec les dames, même avec sa mère à qui il refuse un baiser lorsqu’il se présente à la maison.

Pour célébrer, il réunit les “paroissiens” dans une même salle ; les hommes déposent leur chapeau sur une même table, en signe d’unité des cœurs, puis il allume les cierges qu’il fabrique lui-même ; il prêche simplement, avec beaucoup de références à l’Écriture.

Dans sa pauvreté, il reçoit aussi des pauvres, en particulier à Noël, à Pâques, à Pentecôte.

De 1617 à 1641, la situation politique n’évolue pas en faveur des catholiques “papistes”. Les arrestations et les pendaisons se multiplient ; le jésuite Edmond Arrowsmith (v. 28 août) a été exécuté en 1628 et apparaît une nuit à notre Ambrose : J’ai souffert, lui dit-il. Maintenant c’est à vous de souffrir. Parlez peu, car ils s’efforceront d’exploiter vos paroles.

Le père Ambroise continua tranquillement et ouvertement son apostolat. Il n’aimait pas les chrétiens qui regardent Dieu par le trou de la serrure (c’est-à-dire qui se cachaient pour ne pas être vus à la messe). L’année avant son arrestation, il eut la douleur d’apprendre l’apostasie de quelques âmes qui lui étaient chères, et il en resta hémiplégique, mais put un peu s’en remettre.

A Pâques de 1641, tout un groupe d’anglicans arrivèrent à Morley, où Ambrose était en train de prêcher. On l’arrête. Il est si faible, qu’on doit le mettre sur un cheval et le soutenir. En prison, il prie ; si on vient le voir, il ne parle que de Dieu.

Il est jugé le 7 septembre. On lui propose la liberté s’il cesse de séduire le peuple ; il répond : I am not a seducer but a reducer (je ne séduis pas les âmes, je les ramène au bercail).

Le 8, fête de la Nativité de Marie, il est condamné à mort. Ambrose répond : Je rends grâces à Dieu ! et prie pour ceux qui l’ont condamné ; même le juge lui en sait gré.

Le 10 septembre 1641 a lieu l’exécution. On le porte sur une sorte de claie, on tourne trois fois autour de la potence, tandis qu’il récite le psaume 50 (Miserere). On lui propose encore une fois de se “convertir”, ce qu’il refuse clairement. Selon le “rite” du moment, Ambrose est pendu, éviscéré, écartelé, et ses restes sont mis dans l’huile bouillante. On expose sa tête sur une pique.

Ambrose-Edward Barlow a été béatifié en 1929 et successivement canonisé en 1970, parmi les “Quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles”. 

Il est inscrit le 10 septembre au Martyrologe.

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 23:15

Francisco Gárate Aranguren

1857-1929

 

Francisco vit le jour le 3 septembre 1857 à Recarte (Loiola - le pays de saint Iñigo ou Ignace, voir au 31 juillet -, Azpeitia, Guipuzcoa, Pays Basque espagnol), deuxième d’une grande fratrie de sept enfants, dont trois des quatre garçons furent jésuites.

En 1871, il fut pris comme domestique dans un collège à Orduña.

En 1874, voulant entrer chez les Jésuites, il fit à pied le voyage à Poyanne (Landes), où l’Ordre s’était replié à la suite de la révolution de 1868.

Quand le noviciat s’acheva (1876), les Jésuites purent aussi rentrer en Espagne. Francisco fut envoyé à Pontevedra comme infirmier, où pendant dix ans il manifesta le plus profond dévouement auprès des malades.

En 1888, il fut alors envoyé à Bilbao, qui sera toute sa vie. Les Jésuites venaient d’y ouvrir une nouvelle université. Francisco y fut portier, recevant tour à tour les élèves, les parents, les visiteurs, avec pour chacun une attention pleine de délicatesse qui le rendra très célèbre. On le surnomma Hermano Finuras, qu’on a traduit en français par Frère Courtoisie.

Mais aussi, on le chargea de superviser les travaux d’édification et de finition de la maison ; c’est lui qui s’occupa d’installer le téléphone.

Et comme on aime se servir des gens dévoués, on lui confia aussi la sacristie et le jardin.

Frère Francisco mourut paisiblement, dans sa chambre, le 9 septembre 1929, après une journée de maladie, sans avoir jamais dérangé personne, sans connaître, heureusement pour lui, les pénibles événements des dix années suivantes.

Il a été béatifié le 6 octobre 1985.

 
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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 23:14

Pierre Bonhomme

1803-1861

 

Né à Gramat (Lot) le 4 juillet 1803, Pierre était le fils d’un coutelier. Il fut baptisé le jour-même.

En 1813, il reçut la Première communion.

Elève de son curé de paroisse, puis du curé de Reihac, il fut admis directement en classe de quatrième auu Petit séminaire de Monfaucon.

Il prépara son baccalauréat au collège de Cahors et, en 1824, entra au Grand séminaire de Cahors, où il fut ordonné prêtre en 1827.

Son premier travail fut de réunir une équipe de bonnes volontés et capables d’enseigner, pour ouvrir un collège à Gramat : il y aura vite cent cinquante élèves !

En 1830, des épreuves s’accumulent : la maman de Pierre décède ; puis lors de la révolution de juillet, il reçoit des insultes pour s’être montré favorable au roi Charles X ; on lui retire son traitement d’enseignant. On tente même, mais en vain, de faire fermer son collège.

L’abbé Bonhomme ouvrit un second collège à Prayssac, où s’inscrivirent cinquante élèves pour les cours de latin. Puis il institua une œuvre pour les filles : les Enfants de Marie de Gramat, qui regroupe tout de suite plus de cent filles, qui s’organisent et se donnent à des œuvres de charité.

En 1832, Pierre succède au curé, qui vient de décéder. Il se donne entièrement à la paroisse, à la restauration de l’église et de la liturgie, en même temps qu’au collège et aux Enfants de Marie.

Il restaura le pèlerinage à Notre-Dame de Rocamadour.

Vient le tour de la création d’un hospice, dont s’occuperont des jeunes filles issues des Enfants de Marie et qui formeront la congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Calvaire. Dans un premier temps, elles allèrent se former dans d’autres congrégations pour apprendre à soigner les malades, et en 1834, sont prêtes à assumer leurs responsabilités.

Elles ouvrent à leur tour une école de filles, et les plus capables allèrent se diplômer à Paris. A Gramat, devant l’affluence des élèves, on construisit le grand couvent.

L’abbé Bonhomme, qui avait un vrai charisme de prédicateur, voulut changer un peu le cap de ses occupations. En accord avec son évêque, il remit le collège et la paroisse à un remplaçant et se consacra entièrement à la congrégation naissante.

Malgré des intrigues locales dues à certaines des Religieuses, et qui valurent à l’abbé beaucoup de soucis, de calomnies, d’insultes et même d’un guet-apens, la congrégation se développa rapidement ; il y eut des fondations à Fons (1838), Limogne-en-Quercy et Rocamadour (1839), Luzech, Leyme, Le Vigan, Latronquière. En 1848, il y avait plus de soixante religieuses.

Tant qu’il le put, il prêcha dans le Lot et le Tarn-et-Garonne, en patois, par tous les temps., ramenant aux sacrements beaucoup de fidèles, abandonnés à eux-mêmes depuis les ravages de la révolution. Mais l’abbé fut atteint d’une maladie du larynx et dut progressivement interrompre la prédication, au profit de toute son attention à la congrégation. 

Il se dédia alors aux sourds-muets, hommes et femmes, et ouvrit un centre à Mayrinhac-Lentour, à Bourg-la-Reine (le château d’Henri IV). Vint le tour de l’hôpital psychiatrique de Leyme (1844), de celui de Paris (1856) et de l’institut pour sourdes-muettes, transféré à Bourg-la-Reine et toujours en activité. Encore récemment, l’institut accueillait des centaines d’élèves.

En décembre 1860, il eut un accident vasculaire cérébral, qui le laissa hémiplégique. L’année suivante, un deuxième AVC le frappa le 8 septembre et l’abbé Bonhomme mourut le 9 septembre 1861 à Gramat.

Il a été béatifié en 2003.

Les Sœurs sont maintenant présentes en Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Paraguay), en Asie (Philippines), en Afrique (Côte d’Ivoire, Guinée Konacry).

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 23:12

George Douglas

?-1587

 

Il était né à Edinburgh (Ecosse), fils de John Douglas, neveu de l’archevêque protestant du même nom.

Beaucoup de renseignements sur sa personne et son cursus ont disparu. D’après ce qui va suivre, on pourrait situer sa naissance aux environs de 1540.

Il fut d’abord maître d’école dans la région anglaise de Rutland. Puis il vint à Paris pour se préparer au sacerdoce.

Il aurait pu être entré chez les Franciscains.

On sait qu’il vint en Angleterre une dizaine d’années après son ordination, lors de la persécution de la reine Elizabeth I.

Il fut arrêté une première fois, et relâché. Arrêté une seconde fois, à Ripton (Yorkshire), il fut condamné à mort, ayant été accusé de papisme, c’est-à-dire pour avoir amené ou ramené des fidèles au catholicisme.

Il fut pendu, éviscéré et écartelé à York, le 9 septembre 1587, et béatifié en 1987, quatre siècles après sa mort.

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 23:00

 

Jacques Désiré Laval

1803-1864

 

La vie du jeune Jacques-Désiré Laval était marquée par l’exemple admirable de sa mère. Affectueuse et tendre, elle était une âme très charitable secourant les pauvres des campagnes normandes. 

Jacques-Désiré naquit le 18 septembre 1803 à Croth (Eure, France). Son père, Jacques, était paysan et maire du village ; Jacques reçut aussi le nom de Désiré, car les parents “désiraient” tellement un garçon après leurs trois filles.

Après quelques études auprès de son oncle Nicolas, à 14 ans il entre au petit séminaire d’Évreux. Mais, jeune, frivole et paresseux, il s’y ennuie et rentre chez lui. Son père, mécontent, l’assigne aux plus rudes des travaux de la ferme. Le jeune Jacques reprend ses études et est envoyé au collège Stanislas à Paris.

Doué d’une brillante intelligence, il est reçu bachelier ès lettres à l’âge de 22 ans, et bachelier ès sciences physiques l’année suivante. Il fait des études médicales et soutient le 21 août 1830 une thèse sur le rhumatisme articulaire.

Lors de la révolution de 1830, il revient en Normandie et exerce la médecine pendant quatre ans à Saint-André-de-l’Eure, faisant preuve à l’occasion d’une grande charité. Il se fixa successivement à Ivry-la-Bataille, pour fuir une campagne de calomnies qui s’était déclenchée contre lui.

Le train de vie de Jacques-Désiré était très mondain ; il aimait le plaisir, le luxe dans son mobilier autant que dans ses vêtements, il aimait parader en uniforme à la tête de la garde nationale de sa commune, mais le jeune médecin, intérieurement, n’était pas satisfait et combattait. Deux événements eurent raison de son hésitation : une déception amoureuse, et un accident qui faillit lui être fatal.

Le 3 février 1835 en effet, il fait une terrible chute de cheval. Il reconnaît alors l’appel de Dieu. «Si je suis vivant, c’est que Dieu m’appelle ailleurs (…) J’ai embrassé la médecine et aujourd’hui, je vois que j’ai eu tort. Dieu m’appelle à être prêtre. C’est ma vocation…» Il annonce alors son entrée au séminaire d’Issy-les-Moulineaux (juin 1835).

Le 22 décembre 1838, Jacques-Désiré Laval est ordonné prêtre par Mgr Hyacinthe de Quelen, archevêque de Paris. 

Le 8 janvier 1839, il est envoyé à Pinterville (Eure), qu’il quittera le 21 février 1841, déclarant après la messe : «Je m’en vais… c’est que Dieu me veut missionnaire.» Il y fit en effet comme son noviciat de missionnaire, laissant sa porte ouverte aux pauvres, vivant dans l’austérité et dans la prière.

Il entre dans la Société du Saint-Cœur de Marie, fondée par le père François Libermann, aujourd’hui appelée Congrégation du Saint-Esprit, ou Spiritains.

Il s’embarque de Londres sur le navire Tanjore, quittant à tout jamais l’Europe, à destination de l’Ile Maurice, le 4 juin 1841, avec Mgr William Collier, évêque bénédictin et d’autres prêtres. Le 13 septembre 1841, le Père Laval débarque à Maurice, dans la plus grande indifférence. Il reçoit la charge de la Mission des Noirs. On le tourne en ridicule: «Pauvre abbé, il perd son temps.»

Il commence par apprendre le créole, fait le catéchisme avec les Noirs affranchis, leur enseigne l’Évangile, forme et envoie ses premiers laïcs évangéliser les Noirs, leur enseignant le catéchisme en créole.

Le père Laval s’efforçait de vivre pauvrement au milieu de la pauvreté des habitants, leur montrant la plus grande délicatesse, les appelant Monsieur ou Madame ; ses “chers Noirs” en étaient tout ébahis. Il leur rendait visite chez eux, à l’hôpital, dans la prison. Il créa de petites écoles en même temps que de petites chapelles. Après un cyclone en 1848, il fallut tout reconstruire, ce que firent les fidèles avec enthousiasme.

Les colons blancs au début le haïssaient, jaloux de sa présence et de son succès auprès d’un peuple qu’on traitait de marginal. Il fallut même le protéger avec deux policiers, mais la patience et l’humilité du père Laval eurent raison de cette aversion, qui se changea même parfois en réelle admiration.

Sa foi héroïque, admirable, extraordinaire, son courage inébranlable, son amour mystique pour Jésus-Christ, et à travers lui, Dieu notre Père et sa dévotion exemplaire à Marie, font déjà de lui, un «Saint».

Lui qui n’avait pas vraiment fait de “noviciat” dans la congrégation, et qui ne se souciait pas beaucoup des “formalités” consistant à envoyer des rapports réguliers à ses Supérieurs, se voit nommer supérieur provincial des missions de l’Ile Bourbon (la future Réunion) et de l’Ile Maurice.

En 1854 et 1856, deux épidémies, de choléra et de variole, stimulent la charité du père Laval qui va au chevet des malades et des mourants.

Après plusieurs attaques cardiaques, il meurt le 9 septembre 1864. Lui qui était arrivé parfaitement incognito sur l’Ile Maurice, fut accompagné à sa dernière demeure par quelque quarante-mille personnes. Il fut inhumé au pied du calvaire, devant l’église de Sainte-Croix.

Il fut béatifié en 1979 : c’était la première béatification que faisait le nouveau pape Jean-Paul II, qui le prit comme protecteur de son pontificat et alla se recueillir sur sa tombe en 1989.

Le bienheureux Jacques-Désiré Laval est mentionné le 9 septembre dans le Martyrologe.

 

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  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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