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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 23:00

Emma Üffing

1914-1955

 

Emma naquit le 8 avril 1914 à Halverde (Allemagne), neuvième des onze enfants de August Üffing et Maria Schmidt.

Le rythme de cette grande famille paysanne était marqué par une profonde piété et une fidèle fréquentation des offices de la paroisse.

La petite Emma fut victime dès un an et demi d’une forme de rachitisme, qui la laissa en mauvaise santé toute sa vie. Malgré tout, elle ne s’en plaignit jamais et s’habitua à aider aux travaux de l’exploitation. Si on lui faisait quelque injustice, elle ne s’en émouvait pas ; autant qu’elle le pouvait, elle cherchait à épargner à ses frères et sœurs toute tâche un peu pénible.

Elle fit sa première Communion le 27 avril 1924 et reçut la Confirmation le 3 septembre  suivant. Quatre ans après, à quatorze ans, elle exprima le désir de devenir religieuse.

Le 1er novembre 1931 elle commença son apprentissage d’aide-ménagère dans le proche hôpital Sainte-Anne de Hopsten, qu’elle acheva en mai 1933.

C’est à cette période qu’elle connut les Sœurs de la Charité de Münster, dites Sœurs de la Miséricorde. La Mère Supérieure, Euthymia Linnenkämper, apprécia tout de suite les qualités d’Emma dans sa disponibilité et le service constant des autres.

Peu avant la mort de son père (1932) Emma revint quelque temps à la maison pour s’occuper de lui. Puis, avec l’autorisation de sa mère, elle demanda en mai 1934 à être admise dans la maison religieuse de Münster.

Les Supérieur(e)s hésitèrent un moment, en considération de sa complexité fragile. Mais Emma put être du nombre des quarante-sept postulantes qui furent admises le 23 juillet suivant. Elle prit alors le nom de Euthymia, en souvenir de la Mère qui l’avait si bien accueillie auparavant.

La vêture eut lieu le 2 octobre 1935. Euthymia se prépara intensément à servir Dieu et les hommes de tout son cœur, et put faire les premiers vœux le 11 octobre 1936. Toute joyeuse elle écrivait à sa mère : J’ai trouvé Celui que mon cœur aime ; je veux le tenir et jamais le laisser partir (Ct 3:4).

En octobre 1936, on l’envoie à l’hôpital Saint-Vincent de Dinslaken. Elle passe son examen avec succès et reçoit le 3 septembre 1939 son diplôme d’infirmière, au moment où commençait la Deuxième Guerre mondiale.

Elle fait les vœux perpétuels le 15 septembre 1940, en la fête de Notre-Dame des Douleurs.

La pauvreté qui résultait de ce temps de guerre ne facilitait pas l’assistance aux malades. En 1943, Sœur Euthymia reçut la charge de soigner les prisonniers malades et les travailleurs étrangers, en particulier les Anglais, les Français, les Russes, les Polonais et les Ukrainiens, atteints de maladies infectieuses. Elle s’occupa de tous avec un soin infatigable et plein de douceur.

On a un précieux témoignage d’un prêtre français, Émile Esche, qui fut prisonnier de guerre à l’hôpital de Dinslaken pendant plusieurs années et écrivit : Quand Sœur Euthymia était en contact avec les malades, son cœur débordait de charité et de tendresse, rien n’était trop pour elle. Elle savait bien que les prisonniers malades n’avaient pas seulement à supporter leurs souffrances physiques. Par la chaleur de son attitude et sa proximité, elle leur donnait le sentiment d’être heureux et chez eux. Elle priait avec le malade et s’assurait qu’il pût recevoir la Sainte Eucharistie… La vie de Sœur Euthymia était un cantique d’espérance au creux de la guerre.

On rapporte qu’un jour elle s'aperçut que les prisonniers, morts de faim, se nourrissaient de restes trouvés dans les poubelles. Elle leur prépara alors des petits pains au beurre, qu'elle laissa sur les poubelles à leur intention.

Après la guerre, l’expérience de Sœur Euthymia lui fit confier le fonctionnement de la buanderie de Dinslaken, et trois ans plus tard, celle, immense, de la Maison-mère et de la clinique Saint-Raphaël de Münster. Malgré sa préférence pour les malades, elle assuma cette nouvelle mission sans difficulté. Elle répondit : Tout est pour Dieu Tout-puissant.

Malgré l’importance de la tâche, elle resta toujours un enfant et une religieuse disponible, avec un gentil sourire et un mot aimable, prompte à rendre le moindre service à n’importe qui. Sa vie de chaque jour fut vraiment extraordinaire. Tout le temps libre qui lui restait - c’est-à-dire le peu de temps libre qui lui restait - elle le passait devant le Tabernacle. Nombreux furent ceux qui, la connaissant, lui demandèrent de prier pour leurs intentions.

Une forme pénible de cancer porta prématurément Sœur Euthymia aux portes de la mort. Après de longues semaines de maladie, elle mourut au matin du 9 septembre 1955.

Elle fut béatifiée en 2001.

Le miracle qui fut retenu pour cette béatification fut la guérison totale et définitive d’une des Consœurs de Sœur Euthymia, dont la main était restée bloquée dans une repasseuse et avait subi de profondes brûlures et de graves contusions.

La bienheureuse Maria Euthymia se trouve inscrite le 9 septembre au Martyrologe.

 
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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:27

Segimon Sagalés i Vila

1888-1936

 

Il était né le 1er mai 1888 à Vic (Barcelone, Espagne).

Entré au noviciat des Fils de la Sainte Famille, il resta coadjuteur (convers). 

Il enseigna aux enfants des collèges de Reus, Blanes et Jésus-Marie-Joseph de Barcelone.

Là où il passait, tout le monde voulait lui envoyer les enfants, car c’était un Religieux qui respirait la paix et la joie. Il souffrait d’un cancer à la gorge, qui le faisait souffrir mais ne lui enlevait pas son entrain.

Il mit en sûreté les restes de saint Josep Manyanet (voir au).

La mort ne lui faisait pas peur, mais les miliciens, oui !

Arrêté à Calldetenes, il fut assassiné à Múnter (Barcelone) le 8 septembre 1936 et fut béatifié en 2013.

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:24

Apolonia Lizárraga Ochoa de Zabalegui

1867-1936

 

Elle et ses dix frères naquirent à Pérez de Obanos (Lezáun, Pamplona, Navarre, Espagne). Elle naquit le jour du Jeudi Saint, 18 avril 1867, et fut baptisée immédiatement, car on craignait pour sa vie.

Elle tenta la vie religieuse chez les Bénédictines de Estella, où se trouvait une tante, mais elle fut heureusement dirigée vers les Carmélites de la Charité à Vitoria (Gasteiz).

Son noviciat commença le 16 juillet 1886, en la fête de Notre Dame du Carmel, où elle prit le nom de Polonia del Santísimo Sacramento. On l’appela communément Sœur Sacramento.

On l’envoya préparer le diplôme de Maîtresse d’école à Extremadura et elle enseigna à Trujillo et Villafranca de los Barros.

Ensuite elle fut nommée supérieure à Séville. En 1919, elle se trouvait à Vic, au moment de la Semaine Tragique, durant laquelle des églises furent incendiées.

En 1923, elle fut élue supérieure générale de la congrégation. Comme telle, elle fonda deux maisons en Argentine (Buenos Aires), quatre en Espagne (Vigo, León, Murcia et Alcoy), et quatre en France, qui apparemment n’existent plus actuellement.

En 1933, dans l’attente des lois républicaines, elle écrivait : Le gouvernement s’occupe de la question de l’enseignement ; on verra ce que ça donnera ; rien de bon, parce que c’est la Franc-Maçonnerie qui gouverne en Espagne.

En 1935, elle exhortait toutes ses communautés à une grande confiance au Sacré-Cœur, à Notre-Dame et à Saint Joseph.

Arriva le 20 juillet 1936 : à Vic, la Mère Supérieure organisa l’adoration nocturne dans le petit oratoire de la communauté.

Le mardi 21, arrivèrent des camions de miliciens de Barcelone, qui se mirent à incendier les églises de Vic, entassant sur la place publique tout ce qu’ils trouvaient de bancs, autels, statues, cadres, auxquels ils mettaient le feu.

Vers 16 heures, ils firent sortir toutes les Carmélites, sauf la Supérieure ; celle-ci s’avança crânement devant un «chef» et lui dit : Il y a une Religieuse paralysée ; est-ce quelqu’un de vous pourrait m’aider à la transporter ? Un homme se proposa, demandant à voix basse s’il y avait dedans aussi des hommes armés. Mère Apolonia sourit, sans répondre.

Elle lui demanda s’il croyait en Dieu. Il répondit que oui, certainement, mais pas aux hommes et aux bonnes sœurs. Il lui permit ensuite de prendre le temps d’emporter quelques papiers importants. 

Quand elle sortit avec la paralytique, les miliciens lui lancèrent : Alors, tu reviens, hein ! et la Mère répondit : Oui, je reviendrai si c’est moi que vous cherchez et que vous laissez en paix toutes mes sœurs. Une fois sortie la Supérieure, les miliciens procédèrent à une fouille minutieuse de toute la maison. A la fin, elle leur servit encore un rafraîchissement : c’est qu’il faisait chaud, ce 21 août.

Le soir, une foule de gens envahit la maison et tout fut détruit de fond en comble, sauf l’église, qui échappa par miracle, et où Mère Apolonia se recueillit en action de grâce.

Elle veilla alors dans l’angoisse, se demandant si elle n’aurait pas mieux fait de prendre plus de précautions ; elle réfléchissait, quand à minuit, des gens vinrent lui dire à la porte : Partez vite, ils viennent mettre le feu.

Mère Apolonia s’habilla en civil, conservant en-dessous le scapulaire. A deux heures du matin, elle frappa à l’Asile de Charité de Vic, dont on l’expulsa : Dehors ! tu manges le pain des pauvres.

Le 2 août, on l’enferma dans un appartement, où des femmes la déshabillèrent, pour lui prendre l’argent qu’elle pouvait avoir sous ses vêtements. Puis elle se réfugia chez ses cousines à Barcelone.

Le père d’une des Carmélites vint la trouver, lui proposant de l’aider à quitter Barcelone grâce au consulat italien ; il hébergeait chez lui l’évêque, Mgr Irurita. Quand elle vint le voir, il la réconforta, lui donna la bénédiction. Mais l’embarquement pour l’Italie échoua.

Le 7 septembre au matin, les miliciens vinrent prendre la Mère Apolonia ; ils la ramenèrent, mais ils réapparurent à onze heures du soir, pour dire à la Mère qu’ils revindraient la prendre. Elle alla se cacher chez ses cousines, mais elle fut suivie ; on l’arrêta avec ses deux cousines et on les emmena à la tchéka San Elias.

A minuit, d’après les cousines de la Mère Apolonia, on appela celle-ci avec ces mots : Descends, toi, tu vas aller te reposer.

Ensuite, on n’eut plus de nouvelles directes de la Mère Supérieure. On disait que le chef de la tchéka, surnommé Le Bossu, avait un élevage de cochons qu’ll nourrissait de chair humaine. Il se pourrait fort bien que la Mère Supérieure ait été mise en morceaux et donnée en pâture à ces bêtes.

Une autre personne raconta avoir entendu son père parler du martyre de Mère Apolonia : Arrêtée, elle fut emmenée par les miliciens à une tchéka ; ils la déshabillèrent et la mirent dans une cour. Ils la scièrent, tandis qu’elle priait le chapelet et priait pour ses bourreaux. Ces derniers jetèrent les morceaux aux cochons ; peu après, ils tuèrent les cochons ; ils en mangèrent et en vendirent des morceaux, déclarant que c’étaient du chorizo de bonne sœur.

Mère Apolonia souffrit vraisemblablement cet horrible martyre le 8 septembre 1936. Elle fut béatifiée en 2007.

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:23

Ismael Escrihuela Esteve

1902-1936

 

Ismael vit le jour le 20 mai 1902 à Tavernes de Valldigna (Valencia, Espagne).

Son père, un bon chrétien, l’emmenait le soir à la prière nocturne du chapelet, qui se faisait dans les rues du pays.

Il étudia chez les Frères Lasalliens. Sa ferveur retomba durant son service militaire, mais il se ressaisit ensuite.

Il épousa Josefa Grau, et ils reçurent de Dieu deux garçons et une fille : Ismael, Josefa et José.

Ismael travaillait à Tavernes. Il appartenait à l’Action Catholique, enseignait le catéchisme ; fervent de l’Eucharistie, qu’il recevait chaque jour, une fois par mois il enfourchait joyeusement sa bicyclette pour l’Adoration nocturne à Gandía, d’où il revenait la matin suivant en attaquant directement sa journée de travail. 

Au moment du carnaval, il réunit une fois quelques jeunes pour veiller devant le Saint-Sacrement, en réparation des offenses qui se commettaient durant cette période. Profondément convaincu, il portait toujours un petit crucifix sous le revers de sa veste, ce qui lui valait des moqueries ; on l’appelait le petit soldat du Christ.

Quand fut prochamée la République en 1931, il affronta courageusement ses ennemis dans des discussions, témoignant toujours en faveur du Christ. Il reçut des menaces de mort, mais restait confiant en Dieu.

Arrêté dès le 21 juillet 1936, il fut mis en prison. On tenta de le corrompre en lui montrant des photographies obscènes, qu’il déchira sur place. On limita les visites de son épouse, mais quand il la voyait, il l’encourageait, l’assurant qu’ils se reverraient au Ciel.

Transféré à la prison de San Miguel de los Reyes (Valencia), il y organisa secrètement, avec un prêtre, des processions avec le Saint-Sacrement.

Le 8 septembre, on le sortit de la prison avec d’autres prisonniers, dont on retrouva les cadavres le lendemain.

Il fut donc fusillé le 8 septembre 1936, à l’âge de trente-quatre ans, au Picadero de Paterna.

Ismael fut béatifié en 2001.

 

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:22

Marino Blanes Giner

1888-1936

 

Marino vit le jour le 19 septembre 1888 à Alcoy (Alicante, Espagne).

Il épousa Julia Jordá Lloret, et ils reçurent de Dieu la bénédiction de neuf enfants. Une belle famille où l’on priait chaque jour le chapelet.

Marino participait à l’Eucharistie quotidienne. Il présidait l’association de l’Adoration nocturne. Tertiaire franciscain, il accumulait les engagements chrétiens : membre des Conférences de Saint-Vincent-de-Paul, de l’Apostolat de la Prière et d’autres pieuses associations. Il visitait des malades le matin, il faisait du catéchisme le soir.

Employé de banque, il fut aussi membre du conseil municipal de Alcoy. Précédemment, il avait eu un atelier de couture du cuir, puis une épicerie : chaque fois il fut réduit à la misère, car il donnait à tous ceux qui le lui demandaient et lui promettaient de le payer «bientôt».

En 1917, il fonda un Centre de formation pour la jeunesse.

En 1931, lors de la proclamation de la République, il réussit à empêcher l’incendie de l’église paroissiale : il observa devant l’église une douzaine de coktails molotov et le signala à la police. Le lendemain, un journal écrivait ironiquement : Dites, Monsieur Marino, vous n’allez pas nous dire peut-être que c’est un péché de sortir le soir ? Sa prouesse lui gagna des ennemis, et plus tard le martyre.

Les temps vraiment difficiles commencèrent à Alcoy bien avant le soulèvement de juillet 1936. Dès le mois d’avril, la mairie fit fermer les églises et, en juillet, ordonna leur destruction. On saccagea et détruisit les édifices religieux : les autels, les statues, les crucifix furent profanés et brûlés, les cloches fondues.

Parmi les Martyrs, il y eut quinze prêtres diocésains et des centaines de fidèles laïcs, dont Marino Blanes.

On vint l’arrêter chez lui le 21 juillet vers midi pour lui poser quelques questions à la mairie. De là, on le mit en prison pendant sept semaines. Quand il y arriva, un chef dit : Voilà le type des bouteilles d’essence, alludant à l’incendie manqué de l’église paroissiale.

Dans sa prison, il dit : Si je savais qu’être fusillé par les Rouges pouvait sauver la Religion, l’Espagne et l’honneur de mes filles, je me ferais abattre sur place. Dans sa prison, il resta très calme, très heureux, très serein. C’était le soldat tranquille, conscient d’avoir humblement accompli son devoir.

Le 8 septembre 1936 à trois heures du matin, les siens se réveillèrent avec un pressentiment inquiétant. Ils se mirent à prier ; vers neuf heures, ils apportèrent le petit déjeuner à leur père, mais on leur dit d’abord que le Gouverneur l’avait convoqué, ajoutant aussi cette petite phrase significative : On lui a donné la liberté cette nuit.

Marino fut béatifié en 2001.

 

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:17

Pascual Fortuño Almela

1886-1936

 

Fils de cultivateurs, il naquit le 3 mars 1886 à Villarreal (Vila Real, Castellón) et fut baptisé le jour suivant : l’église du village était dédiée à saint Pascual (voir au 17 mai).

Après l’école (tenue par les Franciscains), il entra au collège franciscain de Balaguer (Lleida), passa à celui de Benissa (Alicante).

Il entra au noviciat et reçut l’habit à Santo Espíritu del Monte (Gilet, Valencia) en 1905, et fit la première profession en 1906.

Après les années de philosophie et de théologie à Onteniente (Valencia), il fut ordonné prêtre le 15 août 1913 à Teruel.

Après quatre années comme formateur à Benissa, il fut envoyé en Argentine (1917), puis revint en Espagne en 1922. Il se montrait excellent pédagogue autant que prêtre zélé pour les âmes.

Il fut à nouveau à Benissa, puis à Pego, Segorbe. En 1931, il fut nommé vicaire pour Santo Espíritu del Monte, où il se trouvait en 1936.

L’unanimité qui se fit autour de lui, suggéra que, même s’il n’avait pas été martyr, on aurait pu engager son procès de béatification.

Le 18 juillet 1936, il dut quitter le couvent avec ses Confrères et se réfugier à Vila Real. Après quelques jours chez ses parents, il alla par précaution se réfugier dans une remise de campagne, pendant un peu plus d’un mois, puis revint au pays, chez sa sœur. Quand il y alla, il dit à sa mère : Maman, ne pleure pas ! Quand ils me tueront, tu auras un fils au Ciel. Oui, tu me demandes où je vais : je vais au Ciel.

Les révolutionnaires mirent le feu aux églises, aux reliques des Saints (dont celles de saint Pascual), et mirent à mort les prêtres et religieux.

Le père Pascual fut arrêté chez sa sœur le 7 septembre 1936 et mis en prison à la Guardia Civil. 

En entrant dans la cellule, il prophétisa au prêtre qui s’y trouvait (don Julio Pascual) qu’il ne lui arriverait rien : effectivement, il put échapper à l’exécution. 

Le 7 au soir, ses frère et sœur (Joaquín et Rosario) lui apportèrent un repas et un matelas. Ils purent admirer combien leur frère était calmement prêt à recevoir la grâce du martyre.

Il fut assassiné au matin du 8 septembre 1936, sur la route Castellón-Benicásim. Les témoins observèrent un fait étonnant : les balles tombaient à terre après avoir touché le prêtre, lequel s’adressa aux bourreaux en ces termes : Inutile de tirer. Si vous voulez me tuer, prenez une arme blanche. De fait, ils lui enfoncèrent une baïonette ou une hachette dans la poitrine. Les bourreaux reconnurent plus tard qu’en effet, ils avaient eu du mal à le tuer ; et que, s’il est vrai qu’il y a des Saints, celui-ci devait en être un.

Miraculeusement aussi, il fut enterré dans une fosse individuelle.

Le père Pascual fut béatifié en 2001.

 

 

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:15

Frédéric Ozanam

1813-1853

 

Le 23 avril 1813 naissait Antoine-Frédéric Ozanam à Milan, de Jean-Antoine-François Ozanam, et de Marie Nantas.

Le père de Frédéric était juriste et officier dans la campagne d’Italie, puis négociant de soie à Lyon et Paris, puis, ayant fait faillite, médecin à Milan, avant de revenir à Lyon comme médecin à l’Hôtel-Dieu.

Frédéric fut un élève brillant au Collège royal de Lyon et prend goût très vite pour l’écriture. A quinze ans, il collabore à L’Abeille Française, au Précurseur : il y publie des Réflexions sur la doctrine de Saint-Simon, au lendemain des émeutes de 1831, recevant les éloges de Lamartine, de Lamennais, de Chateaubriand.

Après so baccalauréat (1829), il fait du droit à Paris, de langues anciennes (hébreu et sanscrit). Il passe la licence en 1834, le doctorat en 1836, avec la licence en lettres en 1835.

Fervent catholique, profondément impressionné par le monde qu’il découvrit à Paris, il organisa avec quelques amis la Conférence de la Charité, pour aller soulager les pauvres, origine des Conférences Saint-Vincent-de-Paul, auxquelles la Sœur Rendu signale les familles à visiter (voir au 7 février : Jeanne-Marie Rendu). Humble, il refuse toute présidence. 

Ce fut sur son initiative que furent créées les Conférences de Carême à Notre-Dame de Paris.

En 1836, il rentra à Lyon, passa le doctorat en lettres et commença d’enseigner le droit commercial. En 1840, il fut reçu premier à l’agrégation en lettres et fut appelé à enseigner à la Sorbonne (1841).

Il hésita à se marier, mais finit par épouser en 1841 Amélie Soulacroix, dont ils auront une petite fille, Marie.

En 1846, il fut nommé chevalier de l’Ordre Royal de la Légion d’honneur. Sa passion pour les littératures d’Italie, d’Angleterre, d’Espagne, le font beaucoup voyager. A lui surtout remonte la littérature comparée.

Chrétien convaincu, il s’attache à démontrer comment le Moyen-Âge est la suite logique de l’Antiquité ; comment le christianisme a façonné l’Europe du Moyen-Âge. Ses cours sont très appréciés.

A partir de 1847, sa santé lui donna des soucis ; il rechercha le soleil méditerranéen pour lutter contre la tuberculose naissante.

Lors de la révolution de 1848, il défendit les intérêts des ouvriers contre les «hommes d’Etat». Au moment des barricades, il invita l’archevêque de Paris à venir appeler à la paix (Mgr Affre sera cependant atteint d’une balle mortelle).

De nouveau malade en 1852, il alla se faire soigner dans les Pyrénées, à Biarritz, Bayonne, (d’où il rejoindra Burgos), à Marseille, en Italie (Pise).

Revenu en France en août 1853, il mourut à Marseille le 8 septembre, des complications d’une tuberculose rénale.

Frédéric Ozanam a été béatifié en 1997.

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:02

Teódulo González Fernández

1911-1936

 

Teódulo vit le jour le 2 avril 1911 à Castrillo de Murcia (Burgos, Espagne).

En 1923 il entra chez les Salésiens à Baracaldo, puis alla étudier à Béjar et Astudillo. Il fit le noviciat à Carabanchel Alto, et professa en 1929.

Il passa ensuite à Mohernando et Madrid, et commença la théologie à Carabanchel Alto en 1934.

Durant le peu de temps qu’il put exercer son apostolat, on remarqua l’excellente tenue des enfants de chœur, dûment préparés par le jeune profès.

Il devait continuer les études à la maison de l’Estrecho, mais il en fut expulsé avec les Confrères et trouva refuge dans Madrid où, pour détourner l’attention, il fréquentait la Bibliothèque Nationale ; mais quelqu’un le dénonça comme «religieux» et il fut arrêté le 8 septembre, et fusillé.

Le 9 septembre, un coup de téléphone informa le commissariat d’un cadavre sur la route de Maudes, blessé par arme à feu. On reconnut don Teódulo.

Teódulo fut béatifié en 2007.

 
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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:00

  

John Norton

?-1600

 

 

John Norton vivait avec son épouse Margaret à Laymsley (Durham, Angleterre).

Ils reçurent Thomas Palaser, prêtre qui exerçait son ministère dans la clandestinité.

Des agents les surveillaient et vinrent arrêter et le prêtre et les deux époux et un autre laïc présent.

Ils furent tous les quatre condamnés à mort, le prêtre pour le crime d’être prêtre, les laïcs pour l’avoir hébergé et aidé. 

Un incident survint en prison, pendant que les condamnés attendaient le jour de l’exécution. L’épouse de leur gardien tenta de les empoisonner. L’entreprise échoua, mais provoqua la conversion de la servante de cette femme, qui devint catholique.

L’épouse de John Norton ne fut pas exécutée, car elle était enceinte : même les ennemis de l’Eglise, à cette époque, respectaient la vie.

Les trois Martyrs furent exécutés le 8 septembre 1600, comme le rapporte le Martyrologe (mais on trouve quelquefois le 9 août).

Tous trois furent béatifiés en 1987.

  

John Norton

?-1600

 

John Norton vivait avec son épouse Margaret à Laymsley (Durham, Angleterre).

Ils reçurent Thomas Palaser, prêtre qui exerçait son ministère dans la clandestinité.

Des agents les surveillaient et vinrent arrêter et le prêtre et les deux époux et un autre laïc présent.

Ils furent tous les quatre condamnés à mort, le prêtre pour le crime d’être prêtre, les laïcs pour l’avoir hébergé et aidé. 

Un incident survint en prison, pendant que les condamnés attendaient le jour de l’exécution. L’épouse de leur gardien tenta de les empoisonner. L’entreprise échoua, mais provoqua la conversion de la servante de cette femme, qui devint catholique.

L’épouse de John Norton ne fut pas exécutée, car elle était enceinte : même les ennemis de l’Eglise, à cette époque, respectaient la vie.

Les trois Martyrs furent exécutés le 8 septembre 1600, comme le rapporte le Martyrologe (mais on trouve quelquefois le 9 août).

Tous trois furent béatifiés en 1987.

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:00

Maximiano Dronda Leoz

1916-1936

 

Maximiano était né le 8 juin 1916 à Ustárroz (Navarre, Espagne), un des enfants de Agustín et María, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Le jeune garçon avait un grand frère chez les Maristes : il entra à son tour au collège de Villafranca en 1930, puis commença le noviciat à Las Avellanas en 1933 ; en 1934, le 8 septembre (notons cette date), il reçut l’habit et le nom de Alipio José ; un an après, toujours le 8 septembre, il faisait les premiers vœux.

Le Frère Alipio voulait être missionnaire : on le destinait à l’Uruguay et, effectivement, le 14 juillet 1936, il se trouvait à Vic pour y faire les préparatifs du voyage. Le Frère avait dit adieu à sa famille, à ses amis, à son pays, à tout ce qu’il avait de cher sur terre, pour suivre l’appel de Dieu.

C’est alors que tout bascula, bien différemment de ce qui était prévu. Il fallut évacuer la maison de Vic, et le Frère Alipio gagna Manresa ; il frappa à une maison pour passer la nuit : l’occupant était un communiste mais, touché par la douceur du Frère, il le reçut fraternellement, lui donna à manger et l’hébergea pour la nuit ; puis le Frère traversa Tárrega, Artesa de Segre, Sort, en vue de passer la frontière pour la France.

La frontière étant fermée, il s’arrêta chez un prêtre, y fit une petite retraite spirituelle et se confessa ; ne pouvant continuer, il revint sur Manresa et retrouva le brave communiste hospitalier ; puis il tenta à nouveau de passer la frontière, cette fois-ci par La Seo et Andorre : rien à faire, il fallut revenir à Vic !

Le Frère était épuisé. Les jours passaient et il se disait : Si je dois mourir, que ce soit en la fête de Marie ! Or le 15 août, fête patronale de l’Institut, passa ; le rendez-vous prévu par la Providence était le 8 septembre, anniversaire de la vêture et de la première profession du Frère Alipio.

En effet, Frère Alipio se trouvait avec les Confrères à Barcelone, le 6 septembre. Ils allaient passer à table pour dîner, lorsque des miliciens se présentèrent, arrêtèrent tout le monde, partirent en camion avec leurs victimes, vers quelque endroit retiré et, profitant de la nuit, les fusillèrent, le 8 septembre 1936, fête de la Nativité de Notre-Dame.

Le Frère Alipio José avait vingt ans ; il fut béatifié en 2013.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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