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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:00

Tomás de Villanueva

1488-1555

 

 

Issu d'une pieuse famille de la petite bourgeoisie campagnarde, Tomás fut élevé à Villanueva, Espagne, à une centaine de kilomètres à l’est de Ciudad Real. Ses parents fort vertueux et charitables le formèrent très tôt à la piété et à la générosité envers les pauvres, les malades et tous les malheureux.

Ils avaient un petit moulin dont la farine, le vendredi, passait en partie aux pauvres. Un jour que la maman était absente, Tomás donna un poulet à chacun des pauvres qui se présenta ; à son retour, la maman approuva.

Cette maman était austère, elle portait le cilice. La maison était si bien tenue, que, lorsque les troupes passaient, toutes les jeunes filles venaient s’y réfugier.

À l'école, Tomás offrait son déjeuner aux enfants pauvres, et parfois il leur donnait ses propres vêtements pour les garantir du froid. On le vit revenir plus d'une fois à la maison sans gilet, sans chapeau et sans souliers. Ayant reçu un habit neuf à l'âge de sept ans, il le donna à un enfant demi-nu. Il demandait souvent à sa mère la permission de ne pas dîner pour que sa part servît à un malheureux. Il employait l'argent qu'il recevait de ses parents à acheter des œufs qu'il portait aux malades hospitalisés.

Vers sa quinzième année, il vint à Alcala pour y étudier. Son père étant mort deux ans après, Tomás consacra toute sa fortune au soin des pauvres, transforma sa maison en hôpital, ne réservant que le nécessaire à l'entretien de sa mère. 

Devenu maître ès arts et licencié en théologie, il fut nommé professeur de philosophie morale au collège de St-Ildefonse, puis professeur de théologie à l'université de Salamanque. 

En 1516, le jour de la Présentation de Notre-Dame, il entra chez les Ermites de Saint-Augustin de Salamanque. À peu près dans le même temps de son admission dans cet Ordre, Luther le quittait.

Novice exemplaire, il couchait sur des planches durant l’Avent et le Carême. Il fit profession en 1517, et fut ordonné prêtre : lors de la messe de Noël, aux mots de la Préface par le mystère du Verbe incarné (per incarnati Verbi Mysterium), il fondit en larmes.

Prédicateur ardent, le zèle de Tomás remua de fond en comble la ville de Salamanque. Le Saint puisait son éloquence au pied de la croix : « Dans l'oraison, disait-il, se forment les flèches dont les cœurs des auditeurs doivent être percés. » Les plus grandes villes d'Espagne se disputèrent pour l'entendre. La cour de Charles-Quint l'écouta avec admiration et le roi le nomma son prédicateur ordinaire et son conseiller. Il avait une si grande estime pour ce religieux qu'il ne savait rien lui refuser. Plusieurs seigneurs de la cour avaient été condamnés à mort pour crime de haute trahison. L'empereur avait refusé leur grâce à l'archevêque de Tolède ainsi qu'à d'autres éminents personnages, même à son propre fils, mais il accorda cette faveur à la demande de saint Tomás de Villeneuve.

Le saint religieux devint successivement prieur des maisons de Salamanque, de Burgos, de Valladolid, provincial d'Andalousie et de Castille. C'est lui qui envoya les premiers Augustins vers le Mexique, ce qui en fait comme l’apôtre de ce pays. 

Il recommandait surtout quatre choses à ses religieux : la célébration dévote et attentive des divins offices ; la méditation et la lecture spirituelle faite avec assiduité ; l'union de la charité fraternelle, et enfin la fuite de la paresse qui est un grand obstacle à la vertu. 

Nommé archevêque de Grenade, il refusa catégoriquement cette dignité. Mais dix ans plus tard, en 1544, Charles-Quint le désigna pour l'évêché de Valence qu'il fut obligé d'accepter au nom de l'obéissance et sous peine d'excommunication. Tomás quitta sa cellule en pleurant, se mit en route à pied, revêtu d'un habit monastique fort usé et entra ainsi dans sa ville épiscopale. Au moment de son arrivée, la pluie tomba en abondance après une longue période de sécheresse, bienfaisante ondée qui était comme le présage des grâces qu'il apportait à ses ouailles. 

Le voyant si pauvre, ses chanoines lui firent présent de quatre mille ducats pour son ameublement, mais Tomás les fit distribuer en aumônes. Il raccommodait lui-même ses hardes, pour donner davantage aux pauvres. Il entreprit la réforme de son diocèse par l'exemple de sa vie toute de pénitence et de prière. 

Ses premiers soins à Valence furent d’améliorer la prison ecclésiastique, et d’aménager un hospice. Il faisait un usage “pastoral” de cette prison : il enferma à vie un prêtre coupable d’avoir violé le secret de confession. 

Pendant toute son existence, il observa les jeûnes de son Ordre et ceux de l'Église, au pain et à l'eau. Il couchait sur des sarments dissimulés sous une couverture de laine. La plus grande partie de ses revenus passait en bonnes œuvres. On l'a surnommé : l'Aumônier, à cause des charités incalculables qu'il ne cessait de prodiguer.

Un jour qu’il recevait deux prélats, il fit fête à son oncle qui se présentait avec le simple foulard des paysans de Castille. Il réduisit le faste des cérémonies ; il n’avait rien de personnel et utilisait ce dont on disposait sur place.

Une nuit qu’il faisait une ronde dans sa maison, il entra dans la chambre d’un muletier agonisant : il l’assista de son mieux, et regagna son lit ; le lendemain, le muletier était guéri.

Il savait patienter pour mieux obtenir la conversion des clercs pécheurs qui, autrement, méritaient des sanctions canoniques graves. Un clerc avait eu trois enfants hors mariage, et l’archevêque sut le ramener au devoir, fit marier l’épouse, et élever honnêtement les enfants. Bon pasteur comme le divin Maître, Tomás amena de nombreuses brebis dans le bercail ; mais aussi, il se flagellait durement pour mériter de les guérir. Parfois les mauvaises mœurs de ses prêtres avaient pour excuse leur grande pauvreté : il les secourait alors de ses propres deniers.

Il secourait les pauvres honteux, les chômeurs, les veuves ; il veillait à doter les filles sans ressources, recueillait les petits enfants exposés. Comme déjà à Alcala, il fonda dans sa ville un collège pour étudiants pauvres.

Trois jours avant sa mort, ce saint pasteur fit distribuer aux pauvres tout ce qui lui restait d'argent et fit don de ses meubles au collège de Valence. Comme il était encore “propriétaire” de son lit de malade, il le donna au geôlier de ses prisons, le priant de bien vouloir le lui prêter jusqu'à sa mort.

Le 2 septembre 1555, il reçut le viatique. Le 8, jour de la fête de la Nativité de Marie, il se confessa une dernière fois. On commença la lecture de la Passion, dans l’évangile de saint Jean. Aux mots De ceux que tu m’as confiés, je n’ai perdu aucun (Jn 18:9), il fit suspendre la lecture et pleura longuement en regardant le crucifix. On célébra la messe devant lui ; après la consécration, il commença la récitation du psaume 30 : In Te, Domine, speravi. Il expira au moment de la communion.

Il rendit son âme à Dieu dans la onzième année de son épiscopat, à l'âge de soixante-sept ans. C’était le 8 septembre 1855, il fut béatifié en 1618, canonisé en 1658.

Il est inscrit au 8 septembre dans le Martyrologe.

Ses reliques sont conservées à Valence, dans la monastère des Augustins.

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:00

 

Serge Ier

687-701

 

Sergius était de famille syrienne, venue s’installer en Sicile. 

Lui-même était venu à Rome ; il faisait partie du clergé romain et en particulier de la schola cantorum ; il fut acolyte vers 680 et reçut bientôt du pape Léon II le titre de Sainte-Suzanne.

En 687 il succédait au pape Cononus, qui n’était resté que onze mois sur le siège de Pierre. D’ailleurs, depuis une dizaine d’années, six papes s’étaient succédé, dont trois sont canonisés (Agathon, Léon II et Benoît II (1) ).

Ce quatre-vingt-quatrième pape eut une élection pour le moins mouvementée, car deux partis romains se permirent d’élire rien moins que deux antipapes, Théodore et Pascal, tandis que l’assemblée régulière du clergé élisait officiellement Sergius.

L’archidiacre Pascal était soutenu par l’exarque de Ravenne ; l’archiprêtre Théodore s’installa dans une partie du Latran.

Devant l’élection régulière de Sergius, Thédore eut la bonne idée de se soumettre, et Pascal de disparaître. Mais auparavant, Sergius dut à contrecœur verser à l’exarque de Ravenne les cent livres d’or que Pascal lui avait promises s’il était élu pape. Ce n’était pas simonie, mais un geste pacificateur.

Bref, Sergius est consacré en décembre 687. 

En Orient, l’empereur Justinien II prétendait imposer en Occident les décisions du récent concile “Quinisexte”, un concile irrégulier qui avait promulgué des canons disciplinaires contraires à ceux des précédents conciles œcuméniques, notamment l’ordination au sacerdoce d’hommes mariés.

Sur le refus de Sergius, l’empereur tenta de faire arrêter le pape à Rome, mais les milices intervinrent pour protéger le pape. Les relations étaient donc refroidies, mais l’empereur fut renversé quelques années plus tard.

En 698, le royaume lombard se rallie à Rome, mettant fin au “schisme d’Aquilée”.

En Occident, le pape reprit des relations avec les Francs. Il consacra évêque saint Willibrord (2) .

Dans le domaine liturgique, le pape Sergius se montra très marial, instituant les fêtes de l’Annonciation, de la Dormition (que nous appelons l’Assomption), de la Nativité et de la Purification.

Il aurait instauré dans la messe le chant de l’Agnus Dei lors de la fraction du Pain.

Il restaura les deux basiliques de Sainte-Euphémie et de Sainte-Aure, et procéda à la translation du corps de saint Léon Ier.

Il ordonna quatre-vingt-quinze évêques, dix-huit prêtres et quatre diacres.

Sergius Ier mourut le jour-même de la Nativité de Marie, qu’il avait instituée, le 8 septembre 701, après plus de treize années de pontificat, laissant une véritable réputation de sainteté.

Son successeur devait être Jean VI.

Saint Sergius Ier est inscrit le 8 septembre au Martyrologe.

 

 

 

1 Les saints papes Agathon, Léon II et Benoît II sont respectivement fêtés les 10 janvier, le 3 juillet et le 8 mai.

2 Saint Willibrord, venu d’Angleterre, fut évêque à Utrecht, fonda le monastère d’Esternach (dans l’actuel Luxembourg). Il est fêté le 7 novembre.

 

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:00

Alain de la Roche

1428-1475

 

Le bienheureux Alain de la Roche naquit en Bretagne, le 8 septembre, vers l'année 1428. Il prit l'habit de saint Dominique au couvent de Dinan, et y fit profession. Lui-même avoue humblement dans ses écrits que les commencements de sa vie religieuse ne répondirent pas à l'idéal qu'il en conçut depuis. Il quitta son pays natal pour rechercher la pratique de l'observance primitive, et alla demander aux couvents de Hollande la science de la vie surnaturelle. 

Le trait distinctif de sa vertu fut une tendre et filiale dévotion à Marie. Il aimait si cordialement sa Mère du Ciel, qu'il ne pouvait penser qu'à elle, et ne pouvait rien dire, ni entreprendre, ni terminer qu'il ne l'eût saluée par l'Ave Maria. Un de ses disciples a écrit que sans cesse cette prière revenait sur ses lèvres dans ses prédications, dans ses entretiens privés, dans ses voyages et dans ses travaux. Cet attrait remarquable pour le culte de Marie le préparait, à son insu, à la mission dont il allait être investi : celle de ressusciter la dévotion presque oubliée du rosaire. 

On le voit enseigner dans les écoles dominicaines de philosophie et de théologie. Dans ces fonctions, il porta sans doute sa dévotion au rosaire ; mais c'est seulement deux ans avant sa mort que Marie lui apparut dans tout l'éclat de sa beauté céleste et lui confia la mission de prêcher la pratique du rosaire. Elle lui prédit des épreuves ; mais elle le soutint par cette parole : Confie-toi en ma protection maternelle, je ne t'abandonnerai jamais. Il en vint même à réciter plusieurs rosaires chaque jour, s'infligeant un coup de discipline à chaque Ave Maria. 

Il a raconté lui-même que sa sainte Mère lui apparut plusieurs fois pour stimuler son zèle, et lui faire prêcher le rosaire, pour écarter les fléaux qui menaçaient l'Église : Luther allait paraître. Il parcourut nombre de provinces en France, en Flandre, en Saxe, et obtint, malgré les efforts de l'enfer, de merveilleux succès. 

Rien de plus palpitant que l'histoire de ses combats et de ses travaux, où il fut soutenu par de nombreuses visions et par le don des miracles. 

Il mourut au jour qu'il avait désiré, celui même de sa naissance, 8 septembre 1475.


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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:49

Félix Gómez-Pinto Piñero

1870-1936

 

Il vit le jour le 18 mai 1870 à La Torre de Esteban Hambrán (Tolède, Espagne) et fut baptisé le 25, dans une bonne famille de paysans.

En 1886, il entra au noviciat franciscain de Pastrana, où il professa en 1887.

Après les études de philosophie à Pastrana et La Puebla de Montalbán, il fit en 1890 la profession solennelle.

Il étudia la théologie à Consuegra puis Belmonte.

Il y eut en 1891 une inondation catastrophique à Consuegra et ce fut Félix qui transporta le plus de cadavres sur ses épaules jusqu’au cimetière.

En 1894, il y eut un autre épisode pénible : les jeunes théologiens eux-mêmes organisèrent une marche de protestation contre le Gardien (Supérieur) du couvent ; le Frère Félix suivit le groupe au début, mais s’en détacha presqu’aussitôt.

Il fut ordonné prêtre en 1894.

Sa première mission fut… les Philippines, où il fut vicaire, puis curé sur l’île de Polillo. Or il y eut ces années-là des mouvements indépendentistes, et lui-même fut fait prisonnier pendant seize mois (et certainement pas seize ans !), pendant lesquels il souffrit la faim, des marches forcées par grande chaleur et sous la pluie.

En 1899, il fut libéré et rappatrié sur Manille. Dès que la situation le permit, il repartit pour l’île de Samar.

En 1913-1914, il passa quelques mois au couvent franciscain du Saint-Sépulcre à Jérusalem, puis fut rappelé en Espagne.

Il fut envoyé au couvent de Pastrana, où il avait fait le noviciat.

En 1919, il repartit pour les Philippines, où il fut curé sur les îles de Samar et Bay, jusqu’en 1930.

Il revint en Espagne en 1933, et fut envoyé à Pastrana, où il resta jusqu’en 1936, très actif autant dans la vie de communauté que dans les activités sacerdotales ; son zèle pour les malades le fit appeler l’apôtre des malades.

Quatre jours après le début du soulèvement révolutionnaire de juillet 1936, le couvent de Pastrana dut être évacué et les Religieux trouvèrent un accueil fraternel dans les familles du pays.

Le 27 juillet, le couvent fut pris d’assaut par les miliciens.

Le père Pinto, pour sa part, fut reçu chez les parents d’un Confrère, jusqu’à la fin du mois d’août. Quand on signalait une fouille, il disparaissait vite dans la campagne et se cachait dans une cabane.

Le 2 ou le 3 septembre, on l’y aperçut et il fut dénoncé. On envoya quatre jeunes pour l’arrêter. En l’emmenant au pays, ils lui demandaient de répéter d’infâmes blasphèmes et il leur rétorqua : Quelle horreur ! Tuez-moi si vous voulez, mais ça, je ne le dis pas.

Parvenus au pays, ils le firent entrer dans un café, où ils recommencèrent leurs vilains jeux. Le maire le fit enfermer dans la «prison», l’ancien couvent San Francisco.

Le 6 septembre, des miliciens vinrent lui tenir des discours contre la religion. Il tenta de répondre et finit par conclure : De toutes façons, je suis né en croyant en Dieu, j’ai vécu en croyant en Dieu, je mourrai en croyant en Dieu.

Il ne fut pas assassiné sur le moment, car le maire était présent, mais dans une réunion suivante entre miliciens et le maire, il fut décidé de le tuer la nuit-même. 

Vers minuit, on le fit sortir de là, et on le fit monter en camion, direction Hueva (Guadalajara), au lieu-dit La Galiana : on le fit descendre et marcher sur la route. Après quelques mètres, le maire et les miliciens lui tirèrent dans le dos.

En tombant, le père Félix cria encore : Je vous pardonne ! Vive le Christ Roi !

Après le coup de grâce, ils le traînèrent dans le fossé. C’était le 7 septembre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:48

Antonio Bonet Seró

1907-1936

 

Il vit le jour le 20 mars 1907 à Albi (Lleida, Espagne) et fut baptisé le 25, puis confirmé le 6 avril suivant, selon la coutume de l’époque.

Il entra au Petit séminaire des Carmes Déchaux à Palafrugell en 1917.

En 1922, il entra au noviciat à Tarragona, où il professa en 1923, avec le nom de Antonio María de Jésus.

Après les études de philosophie à Badalona, il fut envoyé à Rome pour celles de théologie, et y fut ordonné prêtre, en 1929.

En 1931, il fut nommé à Barcelone pour y enseigner la théologie d’abord, et y être directeur ensuite.

En 1936, le chapitre le confirma dans cette charge, en même temps que comme prieur de Palafrugell.

Le 19 juillet de cette même année, le père Antonio était dans le train pour Badalona, où il devait tenir des prédications. Le train s’arrêta brusquement et le père se mit spontanément à la fenêtre pour observer ce qui se passait : il fut aussitôt repéré, arrêté, et maltraité.

Dès qu’il le put, il se réfugia chez des amis, vêtu en paysan.

Le 24 juillet, il arriva au couvent de Barcelone, pour rencontrer les Religieux blessés. Il alla se réfugier dans une dépendance de son frère à la campagne, avec d’ailleurs le Frère Marçal (Marcelo) et quelques autres (voir la notice José María Masip Tamarit).

Le 3 septembre, on les découvrit, on les arrêta et on les emmena à un chalet du Paseo de San Juan. 

Le 7 septembre, on les fit sortir de là, et on ne les revit plus.

Ils furent béatifiés en 2007.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:47

Josep María Masip Tamarit

1914-1936

 

Il vit le jour le 2 mars 1914 à El Cogul (Lleida, Espagne) et fut baptisé le 4.

Ses parents s’en vinrent à Lleida et se mirent au service des Carmélites Déchaussées. C’est ainsi que leur petit garçon connut l’Ordre. Il entra au Petit séminaire des Carmes Déchaux à Palafrugell.

En 1929, il entra au noviciat à Tarragona, où il professa en 1930, avec le nom de Marçal de-Sainte-Anne.

En 1931, il fut envoyé au Mont Carmel (Israel) pour y faire la philosophie en même temps que cette période servait au service militaire, dans le cadre d’une coopération à l’étranger. Puis il revint à Barcelone, pour la théologie.

Vers le 20 juillet, il fut violemment frappé dans la rue avec une crosse de fusil et il s’écroula sur un Confrère, Juan José, qui était déjà à terre, mortellement blessé. Marçal était si rougi par le sang de ce dernier, qu’on le crut blessé et qu’il fut transporté à l’hôpital. Mais il s’en échappa bien vite et rejoignit des amis à Barcelone.

Peu après, il retrouva le père Antoni Bonet Sero, avec lequel il alla dans une propriété du frère de ce dernier.

Le 3 septembre, on les découvrit, on les arrêta et on les emmena à un chalet du Paseo de San Juan. 

Le 7 septembre, on les fit sortir de là, et on ne les revit plus.

Ils furent béatifiés en 2007.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:46

Ascensión Lloret Marco

1879-1936

 

Elle vit le jour à Gandía (Valencia, Espagne) le 21 mai 1879, veille de la fête de l’Ascension, dont elle porta le nom.

En 1898, elle entra au noviciat des Carmélites de la Charité à Vic (Barcelone) et prit le nom de Ascensión de Saint-Joseph-Calasanz.

Sa préférence allait toujours pour la dernière place, la plus cachée.

Après sa profession, elle œuvra à Castellón, Valencia jusqu’en 1916, puis à Benejama (Alicante).

Lors des soulèvements de 1936, le collège dut être évacué et Ascensión vint se réfugier dans sa famille à Gandía, le 28 juillet. Son frère Salvador, prêtre piariste, se trouvait là aussi.

Le 7 septembre, six miliciens armés vinrent les arrêter pour les fusiller. On n’en sait pas plus, sauf peut-être qu’ils furent abattus au cimetière de Tavernes de Valldigna, mais on n’en a pas retrouvé les corps.

Ascensión a été béatifiée en 2001.

 
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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:44

Ignacy Klopotowski

1866-1931

 

Il naquit le 20 juillet 1866 à Korzeniówce (Drohiczyna, Pologne), de

Après le lycée de Siedice, il fréquenta le séminaire de Lublin et l’académie théologique de Saint-Petersbourg.

Ordonné prêtre en 1891, il fut vicaire à Lublin, aumônier à l’hôpital, puis recteur de l’église des Grecs catholiques ; il organisa des conférences sur l’Ecriture, et fut très actif pour la catéchèse et la prédication ; il enseigna la théologie morale et le Droit canon à Lublin pendant quatorze ans.

Surtout, constatant la misère des populations, il institua des œuvres caritatives : une maison pour les sans-abris à Lublin, des ateliers pour les chômeurs et les jeunes, une école d’arts et métiers, un refuge pour les femmes, un orphelinat, un foyer pour vieillards. Il étendit aussi sa sollicitude aux villages voisins où il fonda des écoles, avec la collabortion des Sœurs de Marie Immaculée, et subit même des tracasseries de la part des autorités russes.

Le père Ignacy écrivait et publiait des brochures. En 1908, il monta à Varsovie une imprimerie. Ses revues bon marché se voulaient à la fois religieuses et patriotiques ; il y eut l’hebdomadaire «Semence», le mensuel «Bon Serviteur», le magazine pour enfants «Ange Gardien», également «La Revue Catholique» et «La Voix du Prêtre».

Quant on est vraiment animé d’un saint zèle, on trouve les idées, l’énergie et les moyens pour mener ainsi tant de travaux apostoliques, en vue du bien des âmes.

A partir de 1913, don Ignacy intensifia ses publications. C’est alors qu’il fonda les Sœurs de Lorette, qui devaient prendre en charge les éditions. 

Il mourut subitement le 7 septembre 1931 à Varsovie, et fut béatifié en 2005.

Le miracle retenu pour cette béatification fut la guérison totale et inexplicable d’un prêtre qui avait été sauvagement aggressé et gravement blessé en 1991.

 
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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:42

Eugenia Picco

1867-1921

 

Elle naquit le 8 novembre 1867 à Crescenzago (Milan, Italie), de Giuseppe, aveugle et violoniste à la Scala de Milan, et de Adelaide Del Corno.

A cause des tournées musicales de la Scala, les parents étaient souvent absents et Eugenia fut confiée à des oncle et tante. Le papa mourut (mystérieusement, dit-on), durant une de ces tournées : du moins, la maman le fit croire à la petite Eugenia et se remaria : naquirent ainsi trois autres enfants.

Tandis que cette maman envisageait pour sa fille une vie mondaine et artistique, Eugenia de son côté fréquentait bien plus volontiers l’oratoire des Ursulines de Milan et la basilique Saint-Ambroise.

Un soir, raconta-t-elle, elle reçut une grâce de transverbération, qui la transperça littéralement comme une lame de lumière (mai 1887). Dès lors, elle ne songea qu’à se séparer de la famille, et dut affronter l’opposition de sa mère.

Eugenia songeait aux Ursulines de Milan, qui cependant, vu les circonstances, l’orientèrent vers d’autres Religieuses à Parme, récemment fondées, les Petites Sœurs des Cœurs de Jésus et Marie.

Ainsi, Eugenia s’enfuit de chez elle en août 1887, arriva comme prévu chez les Religieuses de Parme, où elle fit le noviciat, et la première profession en 1891, avec le nom de Anna Eugenia. La profession solennelle eut lieu trois ans plus tard.

D’éducatrice, elle devint maîtresse des novices, archiviste, secrétaire et, en 1911, supérieure générale, jusqu’à sa mort. Comme telle, elle se préoccupa d’enrichir le niveau spirituel et culturel de toutes les Sœurs.

Elle enseigna la musique, le français ; durant la Guerre, elle accueillit des blessés dans la maison-mère, elle travailla dans les hôpitaux militaires et se préoccupa des enfants des soldats.

Son mot d’ordre était : Souffrir, se taire, aimer.

En 1919, elle dut subir l’amputation de la jambe droite, à cause d’une artosinovite.

Elle venait d’être réélue supérieure, quand elle fut terrassée par la tuberculose.

Elle mourut le 7 septembre 1921 à Parme, et fut béatifiée en 2001.

Le miracle retenu pour cette béatification fut la guérison totale et inexplicable d’un Burundais vivant au Zaïre, père de quatre enfants, opéré en urgence et victime d’une grave hémorragie.

 
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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:40

Giovanni Battista Mazzucconi

1826-1855

 

Il naquit le 1er mars 1826 à Rancio di Lecco (Italie), dans une famille très chrétienne de douze enfants, dont trois seront prêtres et quatre religieuses.

Une fois entré au séminaire diocésain, il eut l’occasion de suivre une retraite à la Chartreuse de Pavie, où le prieur leur parla de ses précédentes missions en Inde : Giovanni conçut dès lors une irrévocable vocation missionnaire.

Son directeur spirituel le traita de fou, mais il persévéra dans son intention. Ce qui lui manquait était un institut pour se préparer aux missions. Or voilà que justement un certain Angelo Ramazzotti, sur la demande du pape, fonda cet Institut qui deviendrait ensuite l’Institut Pontifical pour les Missions Etrangères (PIME).

A peine ordonné prêtre en 1850, il intégra ce nouvel Institut et s’ «entraîna» littéralement à la vie missionnaire, se privant, se contentant de peu, faisant pénitence. 

Il obtint ainsi de partir pour l’Océanie. Quittant Londres avec quelques compagnons en mars 1852, il arriva en Australie après plus de trois mois de voyage, y apprit les premiers rudiments de la langue des habitants et repartit dès que possible pour l’île de destination : Woodlark. 

Il fallut d’abord se faire accepter par les habitants… et s’habituer au climat : le père Giovanni prit la malaria et dut se faire soigner à Sidney. 

Entre temps, les autres compagnons avaient subi de graves pertes : les habitants s’étaient révoltés contre les missionnaires et un catéchiste avait déjà été abattu. Les communications étant insuffisantes, le père Giovanni ne savait rien. Tandis que les missionnaires, par précaution, revenaient tous en Australie, le père Giovanni repartait tout joyeusement pour l’île de Woodlark. A peine arrivé près des côtes, il fut accueilli traitreusement par un des chefs qui, feignant de le saluer poliment, s’avança et lui assena un violent coup de hache sur la tête.

Avec le père, furent aussi abattus les membres d’équipage du bateau, et tous furent jetés à la mer, le 7 septembre 1855.

La mort du père Mazzucconi sembla aux hommes un échec regrettable, mais l’Eglise y a reconnu le don total jusqu’à la mort, pour le seul amour du Christ et le souci du salut des âmes.

Giovanni Mazzucconi a été reconnu martyr, et fut béatifié en 1984.

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  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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