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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

  

Gregorio Sánchez Sancho

1899-1936

 

Né le 19 avril 1899 à Valdecarros (Salamanque), Gregorio reçut le baptême le 23 suivant, et la confirmation en 1909. Il était le troisième fils de la famille.

Tout jeune, on le voyait toujours avec des livres entre les mains. En 1910, il entra au Collège thérésien (carme) de Medina del Campo, où se trouvait déjà un de ses frères.

Après le noviciat à Segovia, il prit l’habit en 1915 et fit la profession religieuse en 1916, prenant le nom de Tirso de Jésus-Marie.

Ses études de philosophie achevées (Ávila, 1920), ainsi que celles de théologie (Tolède et Salamanque), il fut ordonné prêtre en 1923 à Segovia.

Il fut envoyé en mission à Cuba, où il se trouvait dès 1924. Il exerça son activité pastorale à La Havane, à Ciego de Ávila, Matanzas, Sancti Spiritus. Il fut directeur de l’apostolat de la prière, prédicateur recherché pour les grandes occasions.

Ce bon prêcheur écrivait beaucoup, y compris des poèmes, qui furent publiés dans un journal paroissial.

Les nouveaux Supérieurs d’Espagne le rappelèrent en 1933, pour la communauté de Tolède. Il continua d’écrire de nombreux articles, des poésies, en plus de son activité pastorale à Tolède, Madrid, Talavera, Salamanque.

De retour de Madrid à Tolède, le 19 juillet 1936 au soir, il reçut l’hospitalité chez une pieuse personne, sur le conseil du Supérieur ; le lendemain, il rejoignit le couvent, et le 21 au soir, il retourna chez cette personne, jusqu’au 24 août, vivant dans le plus grand recueillement.

Au matin du 24 août, des miliciens frappèrent. Il alla ouvrir, après s’être agenouillé quelques secondes devant l’image de la Sainte Vierge. Les miliciens lui demandèrent ses papiers. Il ne les avait pas encore tous mis à jour, depuis son retour de Cuba.

Ils l’emmenèrent au commissariat, et le laissèrent revenir à la maison, où il demanda à prendre une tisane de tilleul. Pendant que la Dame la préparait, les miliciens revinrent et cette fois arrêtèrent le père Tirso. 

On le transporta de ci et de là, pour le mettre finalement dans la prison provinciale, le 27 août, en attente d’un jugement. Prisonnier, le père Tirso est «suspect».

Une sorte de «jugement» a lieu. Le juge lui demande s’il est voyageur de commerce : le père Tirso le laisse dire ; quand on lui demande quelle a été sa participation dans les tirs qui se sont échangés dans le couvent (où il n’était pas les jours précédents), il répond qu’il n’y a pas participé, et précise alors qu’il est Religieux carme. Le juge est bien obligé de conclure qu’il n’y a pas d’élément à charge de l’accusé. 

 Cependant le Tribunal Populaire écrit que, le 6 septembre à neuf heures, on procède contre Gregorio Sánchez Sancho, pour rébellion militaire. De plus, la session se tient dans le palais archiépiscopal de Tolède. On revient sur la «participation» du père Tirso aux tirs échangés depuis le couvent (en effet, des gardes civils s’étaient retranchés dans le couvent et tiraient sur les républicains pour les empêcher d’entrer dans la ville) : on voulait absolument que le père Tirso eût été à la tête des retranchés.

La sentence tomba, inexorable : le père Tirso, accusé de «rébellion militaire», était condamné à mort. 

De retour à la prison, dans la journée du 6 septembre, le père Tirso écrivit à ses parents ses sentiments de pardon envers ceux qui l’avaient condamné et leur demanda de pardonner aussi à leur tour. 

Au matin du 7 septembre, on l’emmena soi-disant à Ocaña, mais on s’arrêta au cimetière. Le Père demanda : Vous ne me disiez pas qu’on allait à Ocaña ? Et pour toute réponse, on lui répondit qu’il fallait exécuter la sentence.

Devant le mur du cimetière, les soldats et les miliciens tirèrent au sort pour désigner qui tirerait. On demanda au Père comment ils devaient tirer, et s’il fallait lui bander les yeux, à quoi il répondit qu’ils fissent comme ils voulaient, puis il demanda à avoir les yeux bandés, tout cela avec un calme impressionnant. 

Tenant son crucifix entre les mains, il le baisait et disait des mots de miséricorde, de bonté, de pardon envers tous ceux qui allaient lui enlever la vie. Au moment de mourir, il pardonna encore à ses bourreaux, les bénissant et leur montrant son amour fraternel.

Une première décharge fit tomber le Religieux, mais il n’était pas mort. On rappela les miliciens, qui à leur tour interrogèrent le médecin : ce dernier constata qu’effectivement le Religieux n’était pas mort, et les miliciens tirèrent à nouveau.

C’était au matin du 7 septembre 1936. 

Gregorio-Tirso Sánchez Sancho fut béatifié en 2007.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

István Pongrácz (Štefan Pongrác)

1582-1619

Melichar Grodecký (Melchior Grodziecki)

1584-1619

Marko Križevčanin

1589-1619

 

 

Nota : l’orthographe de ces trois noms varie selon qu’elle est transcrite en hongrois, en tchèque, en croate ou en slovaque.

1. István (Etienne) Pongrácz était né vers 1582 au Château d’Alvincz (Transylvanie, actuelle Vințu de Jos en Roumanie), dans une famille noble hongroise ; il fit ses études à Kolozsvár (Transylvanie ; aujourd’hui Cluj, Roumanie) puis entra chez les Jésuites - malgré la consternation des parents -, d’abord à Prague, ensuite à Ljubljana (Slovénie) pour ses études de philosophie ; professeur au collège de Klagenfurt (Autriche) de 1609 à 1611, il fit ensuite la théologie à Graz (Autriche) et fut ordonné prêtre en 1615. 

Nommé directeur du collège et prédicateur à Hormonna (actuelle Humenné, Slovaquie), il dirigeait la petite communauté catholique de cette ville, très menacée par les constants conflits interethniques et interconfessionnels.

2. Melichar Grodecký (Melkior Grodziecki) était né en 1584 à Cieszyn (Moravie, actuelle Český Těšín en République tchèque). C’était un camarade d’études d’István au noviciat des Jésuites. Après ses études, il enseigna quelques années et, en 1614, fut envoyé comme prédicateur à Prague ; en 1618, il fut envoyé à Košice comme aumônier militaire.

3. Marko Stjepan Krizin (Marc Etienne) était né à Križevci (Croatie) en 1589 ; il fit ses études au collège de Vienne chez les Pères jésuites, puis à l’université de Gratz, où il reçut le doctorat en philosophie.

De 1611 à 1615, il fréquenta le Collège Germano-hongrois de Rome, où il se présentait comme Croate.

Ayant reçu le sacerdoce, il revint dans le diocèse de Zagreb, puis fut appelé à diriger le séminaire de Trnaca et fut nommé chanoine de la cathédrale d’Esztergom.

Au début de 1619, il fut appelé à administrer l’ancienne abbaye de Széplak, proche de Košice.

 

Que se passa-t-il en 1619 ? Un des lieutenants du prince philo-protestant entra dans Košice en promettant la vie sauve à l’ensemble de la population, mais dès le 5 septembre, il envoyait des soldats garder à vue nos trois prêtres, les deux Jésuites et le chanoine, alors présents dans la ville.

Le père Pongrácz fit demander le motif de cette garde à vue, tandis qu’à la mairie on discutait sur le sort des catholiques ; certains proposaient leur massacre général, la majorité cependant obtint la grâce de la population catholique, mais pas pour les trois prêtres, dont il n’était pas question dans la discussion précédente.

Pendant ce temps, les soldats s’en prenaient déjà à leurs prisonniers : ils leur demandèrent tout ce qu’ils possédaient, pillèrent tout ce qui avait de la valeur dans la maison et dans l’église.

Un envoyé du lieutenant vint proposer de la part de celui-ci la liberté au chanoine, s’il reniait le catholicisme. Il lui promettait en même temps la prévôté de Széplak et d’autres dignités. Le fidèle chanoine refusa bien évidemment.

La garde à vue continua ; les prisonniers n’avaient rien à manger ni à boire ; on leur proposa seulement, exprès, un morceau de viande le vendredi, qu’ils laissèrent.

Dans la nuit du 6 au 7 septembre, une bande de soldats vint tambouriner à la porte des deux jésuites ; ayant ouvert, le père Pongrácz reçut un formidable coup qui l’envoya contre le foyer ; les deux Jésuites reçurent de violents coups de poing et de pied, furent jetés à terre, attachés et violemment dévêtus. On devine quelles douleurs atroces ils subirent alors, au milieu des moqueries infâmes des soldats. Les deux pères invoquaient Jésus et Marie.

Puis les soldats passèrent dans la pièce où se trouvait le chanoine. Même sort, même supplice.

On fouilla pour trouver des «preuves» de leur conspiration contre les protestants. Il n’y avait rien. 

Voulant alors empêcher le père Pongrácz d’invoquer Jésus et Marie, les soldats lui coupèrent le nez et les oreilles et les lui enfoncèrent dans la bouche et lui broyèrent les doigts dans la gâchette d’un fusil, puis ils lui serrèrent si fortement une corde autour du cou, que les yeux sortaient des orbites. Le père murmurait encore : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23:34).

Après ces tortures, ils attachèrent les trois prêtres par les poignets et les accrochèrent nus aux poutres du plafond, avec de grosses pierres aux pieds. Ils allumèrent en dessous des flambeaux, qui faisaient couler la graisse avec le sang, laissant apparaître les côtes et les entrailles. Les prêtres continuaient à invoquer Jésus et Marie.

Au matin du 7 septembre 1519, les bourreaux détachèrent les victimes et les frappèrent encore. 

Le chanoine Križin et le père Grodecký furent décapités ; leurs corps et leurs têtes furent jetés dans la fosse d’aisance. L’autre Jésuite, le père Pongrácz, fut assommé de deux coups violents sur la tête, et réuni à ses Compagnons.

C’est apparemment le sacristain qui put observer toute la scène depuis sa cachette. Partis les soldats, il se rapprocha et entendit des gémissements : le père Pongrácz avait repris connaissance et demandait du secours. Le sacristain, affolé, n’osa pas intervenir, et le pauvre Père agonisa là pendant encore une vingtaine d’heures., pendant lesquelles il continuait à invoquer Jésus et Marie. Il expira au matin du 8 septembre.

Même la population protestante «protesta» contre une telle barbarie.

Les trois Martyrs furent béatifiés en 1905, et canonisés en 1995.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

István Pongrácz (Štefan Pongrác)

1582-1619

Melichar Grodecký (Melchior Grodziecki)

1584-1619

Marko Križevčanin

1589-1619

 

 

Nota : l’orthographe de ces trois noms varie selon qu’elle est transcrite en hongrois, en tchèque, en croate ou en slovaque.

1. István (Etienne) Pongrácz était né vers 1582 au Château d’Alvincz (Transylvanie, actuelle Vințu de Jos en Roumanie), dans une famille noble hongroise ; il fit ses études à Kolozsvár (Transylvanie ; aujourd’hui Cluj, Roumanie) puis entra chez les Jésuites - malgré la consternation des parents -, d’abord à Prague, ensuite à Ljubljana (Slovénie) pour ses études de philosophie ; professeur au collège de Klagenfurt (Autriche) de 1609 à 1611, il fit ensuite la théologie à Graz (Autriche) et fut ordonné prêtre en 1615. 

Nommé directeur du collège et prédicateur à Hormonna (actuelle Humenné, Slovaquie), il dirigeait la petite communauté catholique de cette ville, très menacée par les constants conflits interethniques et interconfessionnels.

2. Melichar Grodecký (Melkior Grodziecki) était né en 1584 à Cieszyn (Moravie, actuelle Český Těšín en République tchèque). C’était un camarade d’études d’István au noviciat des Jésuites. Après ses études, il enseigna quelques années et, en 1614, fut envoyé comme prédicateur à Prague ; en 1618, il fut envoyé à Košice comme aumônier militaire.

3. Marko Stjepan Krizin (Marc Etienne) était né à Križevci (Croatie) en 1589 ; il fit ses études au collège de Vienne chez les Pères jésuites, puis à l’université de Gratz, où il reçut le doctorat en philosophie.

De 1611 à 1615, il fréquenta le Collège Germano-hongrois de Rome, où il se présentait comme Croate.

Ayant reçu le sacerdoce, il revint dans le diocèse de Zagreb, puis fut appelé à diriger le séminaire de Trnaca et fut nommé chanoine de la cathédrale d’Esztergom.

Au début de 1619, il fut appelé à administrer l’ancienne abbaye de Széplak, proche de Košice.

 

Que se passa-t-il en 1619 ? Un des lieutenants du prince philo-protestant entra dans Košice en promettant la vie sauve à l’ensemble de la population, mais dès le 5 septembre, il envoyait des soldats garder à vue nos trois prêtres, les deux Jésuites et le chanoine, alors présents dans la ville.

Le père Pongrácz fit demander le motif de cette garde à vue, tandis qu’à la mairie on discutait sur le sort des catholiques ; certains proposaient leur massacre général, la majorité cependant obtint la grâce de la population catholique, mais pas pour les trois prêtres, dont il n’était pas question dans la discussion précédente.

Pendant ce temps, les soldats s’en prenaient déjà à leurs prisonniers : ils leur demandèrent tout ce qu’ils possédaient, pillèrent tout ce qui avait de la valeur dans la maison et dans l’église.

Un envoyé du lieutenant vint proposer de la part de celui-ci la liberté au chanoine, s’il reniait le catholicisme. Il lui promettait en même temps la prévôté de Széplak et d’autres dignités. Le fidèle chanoine refusa bien évidemment.

La garde à vue continua ; les prisonniers n’avaient rien à manger ni à boire ; on leur proposa seulement, exprès, un morceau de viande le vendredi, qu’ils laissèrent.

Dans la nuit du 6 au 7 septembre, une bande de soldats vint tambouriner à la porte des deux jésuites ; ayant ouvert, le père Pongrácz reçut un formidable coup qui l’envoya contre le foyer ; les deux Jésuites reçurent de violents coups de poing et de pied, furent jetés à terre, attachés et violemment dévêtus. On devine quelles douleurs atroces ils subirent alors, au milieu des moqueries infâmes des soldats. Les deux pères invoquaient Jésus et Marie.

Puis les soldats passèrent dans la pièce où se trouvait le chanoine. Même sort, même supplice.

On fouilla pour trouver des «preuves» de leur conspiration contre les protestants. Il n’y avait rien. 

Voulant alors empêcher le père Pongrácz d’invoquer Jésus et Marie, les soldats lui coupèrent le nez et les oreilles et les lui enfoncèrent dans la bouche et lui broyèrent les doigts dans la gâchette d’un fusil, puis ils lui serrèrent si fortement une corde autour du cou, que les yeux sortaient des orbites. Le père murmurait encore : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23:34).

Après ces tortures, ils attachèrent les trois prêtres par les poignets et les accrochèrent nus aux poutres du plafond, avec de grosses pierres aux pieds. Ils allumèrent en dessous des flambeaux, qui faisaient couler la graisse avec le sang, laissant apparaître les côtes et les entrailles. Les prêtres continuaient à invoquer Jésus et Marie.

Au matin du 7 septembre 1519, les bourreaux détachèrent les victimes et les frappèrent encore. 

Le chanoine Križin et le père Grodecký furent décapités ; leurs corps et leurs têtes furent jetés dans la fosse d’aisance. L’autre Jésuite, le père Pongrácz, fut assommé de deux coups violents sur la tête, et réuni à ses Compagnons.

C’est apparemment le sacristain qui put observer toute la scène depuis sa cachette. Partis les soldats, il se rapprocha et entendit des gémissements : le père Pongrácz avait repris connaissance et demandait du secours. Le sacristain, affolé, n’osa pas intervenir, et le pauvre Père agonisa là pendant encore une vingtaine d’heures., pendant lesquelles il continuait à invoquer Jésus et Marie. Il expira au matin du 8 septembre.

Même la population protestante «protesta» contre une telle barbarie.

Les trois Martyrs furent béatifiés en 1905, et canonisés en 1995.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

Eusebio Angulo Ayala

1894-1936

 

Il naquit le 14 décembre 1894 à Quintanilla (Irun, Guipuzcoa, Pays Basque, Espagne).

Après son frère aîné, il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) à Bujado en 1910 et professa avec le nom de Luis Victori.

Les supérieurs pensèrent un moment le renvoyer chez lui à cause de son caractère trop rude ; mais le Supérieur les fit patienter, leur disant qu’ils avaient là un diamant, mais encore à l’état brut. Le jeune Frère donna raison à ce sage Supérieur, et sut se dominer au point de devenir d’une douceur exemplaire.

Durant sa première année d’apprentissage, auprès des petits enfants, il se montra excellent pédagogue, assidu à préparer ses cours et à continuer à se former intellectuellement.

Il exerça ses fonctions à Xixon (1912-1913), La Felguera (1913-1921) ; il fut alors atteint de fortes douleurs à l’estomac et fut transféré à Madrid (1921-1929) ; remis (au moins en apparence), il fut nommé directeur à Séville (1929-1933), où il créa l’Association des Pères de Famille et où l’archevêque rétablit les classes supprimées lors des bouleversements de 1931.

De nouveau repris par les douleurs, il fut envoyé à la station balnéaire de Fuente Amarga, où il ne put supporter le traitement ; il revint à Séville, disposé à souffrir patiemment comme le voudrait la Providence.

A cause de la loi de sécularisation, les Frères durent porter des vêtements civils. C’est alors que le Frère fut nommé directeur de l’école de Mudela (1933-1936).

Il se décida en 1935 à subir une intervention chirurgicale, pour laquelle il se déplaça à Madrid en juillet 1936. Il ne savait pas que ses douleurs allaient vraiment finir, encore moins de quelle façon glorieuse.

Il se trouvait en-dehors de la maison, lorsque les miliciens y firent irruption et firent prisonniers tous les Frères présents. Mais il ne savait rien et trouva la porte close, aussi dut-il trouver refuge chez des amis, en compagnie du Frère Julián Alberto (Alberto José).

Pensant retrouver les Frères absents, il allait matin et soir à la gare de Atocha, espérant les voir revenir ; mais ses allées-et-venues furent remarquées et on le suivit.

Il fut arrêté dans le quartier madrilène La China. On a dit qu’il fut fusillé le 30 août, comme le Frère Julián Alberto ; mais on a retrouvé une information selon laquelle il fut fusillé le 7 septembre 1936.

Il fut béatifié en 2013.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

Claude-Barnabé Laurens de Masclou

1735-1794

 

Nota : il semble que l’orthographe Laurens puisse être préférée à celle Laurent.

Ce digne prêtre du diocèse de Limoges était né le 11 juin 1735 à Dorat (Haute-Vienne), le jour de la fête de saint Barnabé, dont il reçut le nom au baptême. 

Prêtre, chanoine de Dorat, il fut un des nombreux ecclésiastiques déportés de la Haute-Vienne et entassés par centaines dans les cales du Deux-Associés à Rochefort.

Un rescapé put écrire de lui ces mots élogieux : 

Ce digne et respectable prêtre avait l’esprit très cultivé, et infiniment d’honnêteté dans le caractère. Il fit paraître aux approches de la mort autant de résignation, de calme et de sérénité, qu’il avait montré de religion, de douceur et d’aménité avant de tomber malade. Au reste, ces estimables qualités qui faisaient proprement le fond de son caractère, n’abandonnèrent pas un seul instant sa belle âme, durant tout le cours de sa vie.

Le chanoine Claude-Barnabé mourut le 7 septembre 1794 et fut béatifié en 1995.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

Alberto José Larzábal Michelena

1893-1936

 

Il naquit le 4 février 1893 à Irun (Guipuzcoa, Pays Basque, Espagne), dans une famille très chrétienne. Il eut un frère prêtre, qui mourut de la grippe espagnole en 1917.

Alberto montra de grandes qualités dès sa jeunesse. Très ordonné d’abord ; généreux ensuite : on le vit souvent donner son goûter aux pauvres ; rempli de zèle enfin, au point d’acheter avec ses quelques sous de bons journaux à présenter à la place de la mauvaise presse dans les bars et chez le coiffeur.

Au terme de ses études, il fut un moment employé dans les Chemins de fer, comme son père. Mais il voulait faire plus. Il commença par fonder une association des Bons Amis, où il réunissait des adolescents pour parler du Bon Dieu et de l’Eglise.

Rien d’étonnant à sa décision finale, de se présenter au noviciat lasallien de Bujedo, où ses qualités trouvèrent leur épanouissement.

On lui confia la sacristie. 

Il professa en 1911 avec le nom de Junián Alberto.

Il exerça ses fonctions à Donostia (en espagnol San Sebastian, 1911-1918), Irun (1918-1920), Donostia (1920-1929), Azkoitia (1929-1930), Griñon (1930-1934) et Madrid.

On lui confia alors la direction de la revue mensuelle Vida y Luz, de la Croisade eucharistique, et du bulletin du Saint-Enfant Jésus. C’est dans ces travaux qu’il montra toutes ses capacités techniques, organisatrices, et apostoliques.

Sans délaisser ses habitudes de piété, il se donna tellement au travail qu’il en tomba régulièrement malade au point de garder la chambre deux ou trois jours par mois, ce qui l’agaçait, non pas pour les souffrances, mais pour le retard que prenait le travail. En attendant, on admirait l’essor des publications, la qualité de l’impression.

En outre, il s’était créé une importante collection personnelle de textes bibliques brièvement commentés, au profit des élèves. Mais tout cela disparut dans la tourmente du soulèvement de 1936.

En août 1936, le Frère se fit un devoir d’accompagner fidèlement le Frère Luis Victori (Eusebio Angulo) pour ses soins. Ne pouvant un jour rentrer dans leur maison à la suite de l’arrestation des autres Frères et de la fermeture de l’établissement, ils se réfugièrent chez des amis. 

Le 30 août, ils ne revinrent pas. Ce n’est que bien plus tard que le directeur de la maison de Madrid découvrit à la Direction Générale de Sécurité des photographies datées. 

En réalité ils furent fusillés tous deux non pas le 30 août, mais le 7 septembre 1936, dans le quartier Arganzuela (Madrid).

Il fut béatifié en 2013.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

István Pongrácz (Štefan Pongrác)

1582-1619

Melichar Grodecký (Melchior Grodziecki)

1584-1619

Marko Križevčanin

1589-1619

 

 

Nota : l’orthographe de ces trois noms varie selon qu’elle est transcrite en hongrois, en tchèque, en croate ou en slovaque.

1. István (Etienne) Pongrácz était né vers 1582 au Château d’Alvincz (Transylvanie, actuelle Vințu de Jos en Roumanie), dans une famille noble hongroise ; il fit ses études à Kolozsvár (Transylvanie ; aujourd’hui Cluj, Roumanie) puis entra chez les Jésuites - malgré la consternation des parents -, d’abord à Prague, ensuite à Ljubljana (Slovénie) pour ses études de philosophie ; professeur au collège de Klagenfurt (Autriche) de 1609 à 1611, il fit ensuite la théologie à Graz (Autriche) et fut ordonné prêtre en 1615. 

Nommé directeur du collège et prédicateur à Hormonna (actuelle Humenné, Slovaquie), il dirigeait la petite communauté catholique de cette ville, très menacée par les constants conflits interethniques et interconfessionnels.

2. Melichar Grodecký (Melkior Grodziecki) était né en 1584 à Cieszyn (Moravie, actuelle Český Těšín en République tchèque). C’était un camarade d’études d’István au noviciat des Jésuites. Après ses études, il enseigna quelques années et, en 1614, fut envoyé comme prédicateur à Prague ; en 1618, il fut envoyé à Košice comme aumônier militaire.

3. Marko Stjepan Krizin (Marc Etienne) était né à Križevci (Croatie) en 1589 ; il fit ses études au collège de Vienne chez les Pères jésuites, puis à l’université de Gratz, où il reçut le doctorat en philosophie.

De 1611 à 1615, il fréquenta le Collège Germano-hongrois de Rome, où il se présentait comme Croate.

Ayant reçu le sacerdoce, il revint dans le diocèse de Zagreb, puis fut appelé à diriger le séminaire de Trnaca et fut nommé chanoine de la cathédrale d’Esztergom.

Au début de 1619, il fut appelé à administrer l’ancienne abbaye de Széplak, proche de Košice.

 

Que se passa-t-il en 1619 ? Un des lieutenants du prince philo-protestant entra dans Košice en promettant la vie sauve à l’ensemble de la population, mais dès le 5 septembre, il envoyait des soldats garder à vue nos trois prêtres, les deux Jésuites et le chanoine, alors présents dans la ville.

Le père Pongrácz fit demander le motif de cette garde à vue, tandis qu’à la mairie on discutait sur le sort des catholiques ; certains proposaient leur massacre général, la majorité cependant obtint la grâce de la population catholique, mais pas pour les trois prêtres, dont il n’était pas question dans la discussion précédente.

Pendant ce temps, les soldats s’en prenaient déjà à leurs prisonniers : ils leur demandèrent tout ce qu’ils possédaient, pillèrent tout ce qui avait de la valeur dans la maison et dans l’église.

Un envoyé du lieutenant vint proposer de la part de celui-ci la liberté au chanoine, s’il reniait le catholicisme. Il lui promettait en même temps la prévôté de Széplak et d’autres dignités. Le fidèle chanoine refusa bien évidemment.

La garde à vue continua ; les prisonniers n’avaient rien à manger ni à boire ; on leur proposa seulement, exprès, un morceau de viande le vendredi, qu’ils laissèrent.

Dans la nuit du 6 au 7 septembre, une bande de soldats vint tambouriner à la porte des deux jésuites ; ayant ouvert, le père Pongrácz reçut un formidable coup qui l’envoya contre le foyer ; les deux Jésuites reçurent de violents coups de poing et de pied, furent jetés à terre, attachés et violemment dévêtus. On devine quelles douleurs atroces ils subirent alors, au milieu des moqueries infâmes des soldats. Les deux pères invoquaient Jésus et Marie.

Puis les soldats passèrent dans la pièce où se trouvait le chanoine. Même sort, même supplice.

On fouilla pour trouver des «preuves» de leur conspiration contre les protestants. Il n’y avait rien. 

Voulant alors empêcher le père Pongrácz d’invoquer Jésus et Marie, les soldats lui coupèrent le nez et les oreilles et les lui enfoncèrent dans la bouche et lui broyèrent les doigts dans la gâchette d’un fusil, puis ils lui serrèrent si fortement une corde autour du cou, que les yeux sortaient des orbites. Le père murmurait encore : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23:34).

Après ces tortures, ils attachèrent les trois prêtres par les poignets et les accrochèrent nus aux poutres du plafond, avec de grosses pierres aux pieds. Ils allumèrent en dessous des flambeaux, qui faisaient couler la graisse avec le sang, laissant apparaître les côtes et les entrailles. Les prêtres continuaient à invoquer Jésus et Marie.

Au matin du 7 septembre 1519, les bourreaux détachèrent les victimes et les frappèrent encore. 

Le chanoine Križin et le père Grodecký furent décapités ; leurs corps et leur tête furent jetés dans la fosse d’aisance. L’autre Jésuite, le père Pongrácz, fut assommé de deux coups violents sur la tête, et réuni à ses Compagnons.

C’est apparemment le sacristain qui put observer toute la scène depuis sa cachette. Partis les soldats, il se rapprocha et entendit des gémissements : le père Pongrácz avait repris connaissance et demandait du secours. Le sacristain, affolé, n’osa pas intervenir, et le pauvre Père agonisa là pendant encore une vingtaine d’heures., pendant lesquelles il continuait à invoquer Jésus et Marie. Il expira au matin du 8 septembre.

Même la population protestante «protesta» contre une telle barbarie.

Les trois Martyrs furent béatifiés en 1905, et canonisés en 1995.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

François d’Oudinot de la Boissière

1747-1794

 

Ce digne prêtre du diocèse de Limoges était né le 3 septembre 1746 à Saint-Germain (Haute-Vienne). 

Prêtre, chanoine de Limoges, chanoine honoraire de la collégiale d’Uzerche, il fut un des nombreux ecclésiastiques déportés de la Haute-Vienne et entassés par centaines dans les cales du Deux-Associés à Rochefort.

Le chanoine François d’Oudinot de la Boissière mourut le 7 (ou le 12 ?) septembre 1794 et fut béatifié en 1995.

 
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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

 

Marko Krizin, 1589-1619

Stjepan Pongracz, 1582-1619

Melhior Grodziecki, 1584-1619

 

1.

Marko Stjepan Krizin naquit à Krizevci, dans le diocèse de Zagreb.

 

Après des études au collège jésuite de Graz, il entra dans la congrégation de Sainte-Marie.

 

Le diocèse de Zagreb l’envoie à Rome pour compléter ses études au Collège Germanique et Hongrois, tenu par des Jésuites. Il se présente comme Croate. Il reste dans ce collège de 1611 à 1615.

 

De retour à Zagreb, une fois ordonné prêtre, il est appelé à diriger le séminaire de Nagyszombat (actuellement Trnava) ; il est nommé chanoine. Puis il reçoit aussi la mission d’administrateur de l’abbaye bénédictine de Széplak, près de Kosice, propriété du Chapitre des chanoines.

 

2.

Stjepan Pongracz était né en 1582, au château d’Alvinez en Transylvanie, de nobles hongrois, qui furent consternés quand ils virent leur fils manifester l’intention d’entrer chez les Jésuites. Ils durent céder. Après son noviciat et ses études, il enseigna dans divers collège. En 1615, il fut envoyé en Hongrie au collège de Hammona et devint en même temps préfet des classes au petit pensionnat et prédicateur au dehors. A partir de 1618, le gouverneur de Kassa lui demanda de s’occuper exclusivement des fidèles de la ville et des environs. Au mois de juillet 1619, après avoir fait les Exercices spirituels, avec le chanoine Krizin, il alla assister un malade à Saros, mais tint à rentrer malgré l’imminence de l’invasion.

 

3.

Melhior Grodecz était né en 1584 à Teschin en Moravie, de parents nobles et riches originaires de Galicie. Il rencontra Stjepan Poncgraz au noviciat. Après ses études et quelques années d’enseignement, il fut envoyé à Prague en 1614 comme prédicateur, et en 1618 à Kassa comme aumônier militaire.

 

Leur martyre.

 

Kassa était un important centre calviniste. Pour renforcer la position des catholiques, le maire de Kassa, sur invitation du roi Matthias, fit appel à deux pères jésuites, Stjepan Pongracz et Melhior Grodziecki. Ils encouragèrent vivement les catholiques, soulevant par la même occasion quelque dérangement parmi les calvinistes.

 

Ces derniers saisirent l’occasion d’un incendie pour en accuser les catholiques et provoquer un soulèvement, le 13 juillet 1619. A ce moment-là le chanoine Krizin se trouvait avec les deux Jésuites, pour conjuguer leurs efforts auprès des catholiques. Quand le commandant de la garde calviniste, Rakoczi, arriva à Kassa, le 3 septembre, ils arrêtèrent tout d’abord les trois prêtres. 

 

Puis le conseil de la ville fut réuni et l’on proposa de mettre à mort tous les catholiques de la ville. Comme la majorité s’opposait à un tel massacre, on conclut que les catholiques auraient la vie sauve, mais que les trois prêtres seraient remis aux mains de Rakoczi.

 

Mais les soldats n’avaient pas attendu la fin de ces longues délibérations. L’un d’eux se saisit de la clef de la chapelle et ouvrit la porte. Le père Poncgraz lui cria : Prends garde, mon ami, crains de profaner les objets consacrés au culte du Seigneur,  et l’autre de répondre : Prends garde à toi, et crains pour ta vie. Le reste ne te regarde plus. Ils s’emparèrent de tout ce qui avait de la valeur, demandèrent aux prêtres tout leur argent pour racheter leur liberté. Le chanoine Krizin offrit de payer les rançons, si on voulait lui laisser le temps d’aller chercher l’argent. Mais cette attente ne convenait pas aux soldats.

 

Le père Poncgraz, entrouvrant son col, présenta son cou, mais les soldats s’en allèrent sans leur faire de mal, cette fois-ci.

 

Le commandant promit au chanoine Krizin une haute dignité ecclésiastique, s’il renonçait au catholicisme et se convertissait au calvinisme, ce que bien sûr il refusa.

 

On laissa les trois prêtres trois jours sans manger ni boire. Au soir du deuxième jour, un vendredi, ils demandèrent quelque chose à manger, et un soldat leur jeta un morceau de viande en se moquant d’eux : Allez, vilaines bêtes, mangez.  Ils refusèrent.

 

Durant la nuit du 6 au 7 arrivèrent une bande de soldats connus pour leur brutalité, les heiduques. Ils secouèrent violemment la porte de la pièce où étaient les deux jésuites. Le père Poncgraz ouvrit et reçut un coup si violent qu’il fut projeté sur le foyer ; les bourreaux se précipitèrent sur les deux jésuites et les frappèrent à coups de poing et à coups de pied, puis ils les jetèrent par terre, leur attachèrent les mains et leur arrachèrent leurs vêtements ; il les mutilèrent atrocement au milieu des rires et des plus grossières plaisanteries, pendant que leurs victimes répétaient les noms de Jésus et de Marie.

 

Ils passèrent dans la pièce voisine où se tenait le chanoine Krizin et lui firent subir les mêmes supplices et les mêmes outrages. Les notables présents l’exhortaient à avoir pitié de lui-même et à ne pas s’opposer à des projets qui n’avaient pas d’autre but que le plus grand bien de la Hongrie. Krizin répondit qu’il ne souhaitait rien d’autre que le bien de la patrie. Le père Poncgraz crut que le chanoine, sous l’excès de la douleur, allait céder et peut-être faire une fausse déclaration calviniste et lui cria : Prends garde d’être d’accord avec eux et de laisser les étendards du Christ pour une vie misérable. Mais le chanoine le rassura :  Jamais une pensée aussi infâme ne m’a traversé l’esprit. Les patriotes avec lesquels je rêve de vivre sont ceux qui voudront pour mon pays le vrai bien, c’est-à-dire la seule foi véritable, la religion de Jésus-Christ. 

 

Pour empêcher le père Poncgraz de répéter inlassablement les noms de Jésus et de Marie, ils lui coupèrent le nez et les oreilles et les lui enfoncèrent dans la bouche, lui broyèrent les doigts dans la gâchette de leur fusil, lui mirent une corde autour de la tête et la serrèrent si brutalement que les yeux lui sortaient des orbites. Il avait la force de murmurer encore : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23:34). 

 

Après avoir torturé le père Grodecz et le chanoine Krizin, ils leur lièrent les poignets à tous les trois, les suspendirent nus et sanglants aux poutres du plafond et leur attachèrent de grosses pierres aux pieds, puis avec des flambeaux il les brûlèrent de telle sorte que de leurs chairs rôties la graisse coulait mêlée au sang et qu’on pouvait voir leurs côtes et leurs intestins. Durant ce supplice, les martyrs invoquaient Jésus et Marie.

 

Au petit jour, les bourreaux voulurent en finir. Ils détachèrent leurs victimes, les frappèrent encore et finalement coupèrent la tête au chanoine Krizin et au père Grodecz. Ils jetèrent les corps et les têtes dans la fosse d’aisances toute proche ; quant au père Poncgraz, ils l’assommèrent de deux grand coups sur la tête et le précipitèrent avec ses compagnons. Puis ils s’en allèrent.

 

D’après une autre relation, le sacristain s’était caché et observait l’horrible scène. Quand il fut sûr que les soldats étaient loin, il s’approcha et entendit le père Poncgraz qui avait repris connaissance et poussait de pénibles gémissements. Le sacristain invoqua quelques raisons et abandonna le père Poncgraz à son agonie. Ce dernier l’exhorta à rester fidèle au Christ, et continua inlassablement à invoquer Jésus et Marie pendant une vingtaine d’heures encore avant d’expirer.

 

On reste réellement pantois devant tant de grossièreté, tant de méchanceté. Pourquoi cette haine contre des prêtres inoffensils ?

 

La nouvelle traversa la Hongrie. Malgré maintes demandes, on les enterra hors du cimetière : on ne put les y mettre que six mois après, sur demande d’une pieuse autorité. Les restes des trois Martyrs se trouvent actuellement dans l’église des Ursulines à Trnava.

 

Ils ont été béatifiés en 1905, et canonisés en 1995.

 

Leur fête est au 7 septembre.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

Madelberte de Maubeuge

† 705

 

Quelle belle famille, celle où a pu éclore tant de sainteté !

Au VIIe siècle, vivaient deux pieux époux, Madelgaire et Valtrude (qui portent aussi les noms de Mauger et Waudru). Ils eurent quatre enfants : Landry, Dentelin, Adeltrude, Madelberte. En outre, Valtrude avait pour sœur Aldegonde.

Cette brève revue de famille pourrait sembler tout-à-fait banale, si l’on omettait de signaler que ces sept personnages sont tous vénérés et entourés d’un culte (v. 14 juillet, 9 et 17 avril, 16 mars, 25 février, 30 janvier ; toutefois, les saints Landry et Dentelin ne sont plus inscrits dans le Martyrologe). 

Madelberte était la plus jeune des filles de saint Madelgaire, surnommé Vincent, et de sainte Valtrude. Comme sa sœur Adeltrude (ou Aldetrude), elle se retira avec sa tante, sainte Aldegonde, à Maubeuge, quand celle-ci y alla fonder un monastère. C'est là que, toute petite encore, elle acheva de se former. On la remarqua pour ses belles vertus : régularité dans l’observance, douceur, bonté, obéissance.

Sa charité pour les pauvres et les malheureux se révélait aussi très souvent par les actes les plus touchants, à l’image de ses parents qui lui avaient donné, les premiers, l'exemple de la compassion pour les indigents et les affligés.

Adeltrude fut abbesse après sa tante Aldegonde. Puis Madelberte fut à son tour élue pour succéder à sa sœur. 

Elle devint véritablement alors le modèle comme la supérieure de ses compagnes, qui pouvaient reconnaître dans toute sa conduite les exemples des vertus qui conduisent à la perfection de leur saint état. 

Sainte Madelberte gouverna sa communauté l'espace de neuf ans, et mourut un 7 septembre vers l'an 705 dans les plus admirables sentiments de piété.

Son corps, déposé avec honneur dans l'église du monastère devint aussitôt un objet de vénération pour les habitants de la contrée, qui avaient une grande confiance dans la puissance de ses prières. Quelques guérisons extraordinaires servirent encore à accroître cette dévotion des fidèles envers leur nouvelle patronne. Les auteurs en rapportent une entre autres, qui arriva peu de temps après la mort de la Sainte, et qui fit grand bruit dans tout le pays.

Un homme très religieux, des environs de Maubeuge, était devenu complètement sourd de l'oreille droite. Cette infirmité l'affligeait beaucoup, et il demandait souvent à Dieu de le guérir. Une nuit, pendant son sommeil, il crut entendre une voix qui lui disait : Lève-toi, va au monastère de Maubeuge, dans l'église de Saint-Pierre, où repose le corps de la vierge Madelberte : tu seras guéri auprès de son tombeau. Le matin venu, cet homme se hâta d'exécuter l'ordre qui lui avait été donné, et se rendit au monastère, où l'on venait de commencer le Saint Sacrifice de la Messe. Là, il se prosterne avec piété, et continue dévotement les prières de la Messe. Tout à coup, au moment de l'Évangile, il commence à éprouver une transpiration extraordinaire. Son visage pâlit, ses membres tremblent, et une humeur aqueuse s'échappe de son oreille malade. Au même instant il se sent guéri de son infirmité, qui ne reparut plus dans la suite.

Les reliques de sainte Madelberte restèrent à Maubeuge jusqu'en 722. A cette époque, elles furent transportées à Liège par saint Hubert, le premier évêque de ce siège qui continuait celui de Maastricht. On les plaça dans l'église cathédrale, après les avoir enfermées dans une châsse, où se trouvaient aussi celles de saint Théodard, l'un des prédécesseurs de saint Hubert. Elles étaient encore très bien conservées en l'année 1489, époque à laquelle on les visita.

Sainte Madelberte est mentionnée le 7 septembre dans le Martyrologe.

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