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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

Cloud

515-560

 

Clodoald, plus connu sous le nom de Cloud, était le fils du roi Clodomir et petit-fils de Clovis et de sainte Clotilde. Après la mort de son père, ses oncles, Childebert et Clotaire, firent demander à leur mère Clotilde, de leur envoyer les enfants de Clodomir pour les proclamer successeurs de leur père. La sainte veuve revêtit Cloud, qui n'avait que deux ans, et ses deux frères de leurs plus beaux habits et les envoya avec confiance, ne se doutant pas que ses petits-enfants allaient être égorgés sans pitié par ses propres fils. Cloud fut cependant sauvé du massacre et put échapper à toutes les recherches de ses oncles.

Le jeune prince grandit en paix dans un monastère, et, trouvant toute sa joie au service de Dieu, il préféra la tonsure à la couronne. Il choisit plus tard, pensant y finir ses jours, le monastère d'Agaune, dont les neufs cents religieux partagés en neuf chœurs, se succédaient tour à tour devant l'autel et chantaient l'office sans interruption, le jour et la nuit. 

Dieu ne voulut pas laisser longtemps ce trésor enfoui, car il accompagna les vertus du prince du don des miracles. Un jour qu'il se promenait aux environs de sa cellule, un mendiant à moitié nu se présenta à lui, implorant sa charité. Le prince, devenu moine, n'avait rien ; les pauvres vêtements qu'il portait étaient les seuls objets qu'il eût à sa disposition ; il ne voulut pas cependant rebuter un membre du Sauveur Jésus, et, se dépouillant de son manteau, il en revêtit le mendiant. Le soir, celui-ci reçut l'hospitalité dans une chaumière voisine, et, pendant qu'il dormait, ô prodige ! le vêtement qu'il avait reçu rayonnait d'un éclat plus merveilleux que les brillants habits des princes.

Cloud fut ordonné prêtre malgré les protestations de son humilité, et fut le premier des princes de France qui gravit les degrés de l'autel. C'est à Paris qu'avait eu lieu l'ordination ; le nouveau prêtre obtint du roi Childebert, son oncle, une propriété voisine de la capitale pour y finir ses jours dans la solitude. Cet endroit devrait être Nogent, qui s’appela plus tard Saint-Cloud.

Il ne semble pas qu’il y ait jamais eu là de monastère. Toutefois une tradition raconte que, dès qu'on sut le lieu de la retraite du serviteur de Dieu, on y accourut de toutes parts pour se mettre sous sa direction ; quelques cellules devinrent un monastère ; Cloud y vécut sept ans au milieu de ses frères, leur donnant l'exemple de toutes les vertus. 

Ces miracles firent accourir des foules immenses à son tombeau, autour duquel se forma la ville de Saint-Cloud. 

La piété naïve de nos pères a porté les cloutiers à le choisir pour patron. Et tant qu’à faire, on l’invoque aussi contre les furoncles…

Saint Clodoald (Cloud) est mentionné au Martyrologe le 7 septembre.

 
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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

Regina d’Alesia
† 3e siècle

On suppose que Regina (Reine, Régine) fut mise à mort par le général romain qui s’appelait Olibrius, pour avoir refusé d’épouser cet homme païen.
Des fouilles archéologiques, s’appuyant sur les écrits de Jules César dans son Histoire des Gaules», effectuées de 1862 à 1865, puis en 1913 et en 1956, ont mis à jour les vestiges d’une basilique chrétienne dédiée à sainte Reine.
L’oppidum d’Alésia (mont Auxois dominant à 407 m les vallées de l’Oze et de l’Ozerain) est un site chargé d’histoire. Dès 52 avant Jésus-Christ, Jules César avec ses légions romaines y brise la résistance des valeureux gaulois avec à leur tête Vercingétorix. On affirme aujourd’hui avec assez de certitudes que la localité actuelle d’Alise-Sainte-Reine est bien l’endroit où Vercingétorix se rendit aux Romains en -52.
Toujours à Alésia (Alise-Ste-Reine), la fontaine Sainte-Reine aurait fait jaillir ses eaux miraculeuses à l’emplacement de la décapitation de la martyre. A proximité de cette fontaine, une chapelle, fréquentée par les pèlerins depuis le Moyen Age, expose une statue de la Sainte (du 15e siècle). De même, au lieu dit Les Trois ormeaux, une autre statue, plus récente, la représente. 
Dès 864, les reliques de sainte Reine ont été transportées à Flavigny-sur-Ozerain (Côte d’Or).
Un hospice Sainte-Reine a été fondé en 1660 par saint Vincent de Paul. Il a été conçu pour loger les malades venus en pèlerinage. Il a gardé sa fonction hospitalière, mais a subi des transformations à partir de 1975, une partie des anciens bâtiments ayant été démolie au bénéfice d’une construction neuve. Dans la chapelle, la grille du chœur, en fer forgé, et une suite de tableaux offerts par Anne d’Autriche relatent la vie et le martyre de sainte Reine.
Le culte de la Martyre est ancien mais on ne sait plus rien d'elle. Sainte Reine est vénérée depuis au moins 628 à Alise-Sainte-Reine (Côte d'Or), près d'Alésia. On y trouve une basilique mérovingienne ainsi qu'un monastère qui lui sont consacrés. 
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Reine d’Alesia au 7 septembre.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

Carissime d'Albi

VIe siècle

 

La Sainte est représentée agenouillée dans la forêt, en vue du pont d’Albi. Un ange apporte des pains !

Née à Albi en France, elle se retire comme recluse dans une forêt près de sa ville. Elle ira vivre, quelques années plus tard, dans le monastère de Viants, près de Gaillac.

Sainte Carissime est traditionnellement vénérée comme une vierge qui a vécu en ermite, à l'époque mérovingienne (sans doute au VIe ou VIIe siècle). Une chapelle située dans la plaine d'Albi, sur la rive gauche du Tarn, face à Castelnau-de-Lévis, a longtemps perpétué son souvenir, là où existe encore aujourd'hui un lieu-dit portant le nom de Sainte-Carême, sur la paroisse de Fonlabour. Sous l'Ancien Régime, plusieurs familles d'Albi y avaient leur tombeau. On peut selon toute vraisemblance y situer le lieu de sa sépulture et sans doute même celui où elle a vécu dans la solitude.

Une charte de 861 mentionne ses restes à Vieux. Ils ont dû y être apportés, comme ceux de saint Amarand et saint Eugène avec lesquels ils ont été placés à la cathédrale en 1494.

C'est seulement au XIIe siècle qu'a été composée une vie légendaire de la sainte. L'auteur savait qu'elle est Albigeoise d'origine, qu'elle est vénérée sur les rives du Tarn et que ses reliques sont à Vieux. Pour concilier ces données, il imagine l'histoire de la fugue nocturne de Carissime pour échapper au mariage que ses parents veulent lui imposer avec Hugues de Castelviel : elle séjourne dans une forêt profonde, à deux milles de la ville, franchit miraculeusement la rivière et se réfugie auprès de saint Eugène, qui construisait à Vieux son monastère…

Elle est mentionnée le 7 septembre au Martyrologe.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 23:02

23e dimanche per annum

 

 

Il semble qu’il y ait aujourd’hui un réel fil conducteur qui relie les trois lectures : l’amour fraternel.

 

*       *       *

 

Le prophète Ezéchiel reçoit de Dieu une mission : il devra être un guetteur. Non pas un surveillant sévère, un inspecteur sourcilleux, un contrôleur impitoyable qui n’est là que pour appliquer les ordres. Le guetteur doit aider à retrouver le bon chemin celui qui s’en est écarté, sa mission est toute en charité.

Même le mot méchant de l’Ecriture ne doit pas résonner pour nous comme quelque synonyme de «condamné», «exclus», «rejeté» : le méchant est le pécheur, nous sommes tous pécheurs. Et la preuve que Dieu ne veut pas notre condamnation, c’est qu’Il charge le prophète d’avertir ce pécheur.

Qui doit donc être ce guetteur ? On pourrait répondre a priori qu’il s’agirait d’abord de l’évêque, puisque epi-scopus signifie littéralement celui qui regarde par-dessus, qui observe. Par extension, ce pourraient être tous les prêtres qui ont charge d’âmes, mais aussi tout responsable à quelque niveau que ce soit, tout père de famille, tout homme qui veut le bien de son prochain. Au fond, chaque baptisé est appelé à être guetteur, à être une fidèle sentinelle pour barrer le chemin au mal.

 

*       *       *

 

Que nous dit le psaume 94 ? acclamer notre Rocher, nous incliner et nous prosterner… mais allons bien jusqu’au bout : Aujourd’hui, écouterez-vous sa parole ? Ecouter la Parole de Dieu, au sens le plus biblique du terme, c’est obéir au commandement de Dieu ; écouter la Parole, c’est mettre en application ce que dit le Verbe éternel dans l’Evangile.

Le mot même obéir, en latin ob-audire,, signifie exactement écouter en face : écouter avidement pour ne rien perdre de ce qui est dit. C’est la réponse à l’avertissement du guetteur. 

Ce psaume 94 a bien sa place au début de l’Office : quand la journée commence, c’est une invitation divine à écouter Dieu.

 

*       *       *

 

On a dit précédemment que tout baptisé doit être ce guetteur charitable qui s’oppose à l’entrée du Mal.

Saint Paul va plus loin dans l’application de cette mission : la mesure de notre harmonie avec la Loi, ce sera l’ amour mutuel, cet amour fidèle et désintéressé qui nous fera corriger amoureusement toute transgression fraternelle, avec le même amour qu’on nettoie avec attention toute tache sur une nappe ou sur une vitre.

Il est intéressant de remarquer que saint Paul ne parle pas des quatre premiers Commandements, ceux qui concernent directement nos devoirs envers Dieu et nos parents ; il reprend ceux qui se rapportent au prochain : l’adultère, qui brise l’amour vrai ; le meurtre, qui tue la vie ; le vol et la convoitise, qui lèsent injustement le prochain ; ce sont ces commandements que spontanément nous aimons être appliqués envers nous-mêmes. A nous de les appliquer pour les autres !

On rejoint ici le conseil du Christ : Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le semblablerment pour eux (Lc 6:31), ainsi que son grand commandement : Tu aimeras ton prochain comme toi-même (Mt 22:39). C’est un principe tellement profondément inscrit dans le cœur des hommes, qu’il a été énoncé dans toutes les civilisations, dans le bouddhisme, le confucianisme, l’hindouisme, l’islam. 

Ce qu’il faut, c’est appliquer le principe. On pourrait se demander au nom de quoi, à notre époque «moderne», on a enlevé, torturé et assassiné des étrangers, mis en fuite des habitants innocents…

 

*       *       *

 

Jésus-Christ est clair : Si ton frère a péché, va lui parler, toujours au nom de cette mission, de tout baptisé, d’être un guetteur attentif contre toute incursion du mal. 

C’est là aimer son prochain comme soi-même : le protéger contre le mal comme on se protège soi-même du mal, de la contagion.

Jésus recommande la persévérance et la ténacité : prends avec toi une ou deux personnes ; et finalement : dis-le à la communauté. On peut voir là le devoir qu’a l’Eglise de réunir des conciles pour examiner, reprocher, condamner, toute proposition erronée.

Mais ici encore, si Jésus dit de considérer ce frère comme un païen et un publicain, cela ne signifiera jamais de condamner froidement et sans recours possible du pécheur. La porte n’est jamais fermée à la conversion, au contraire. Il faut que le pécheur ait la possibilité de se repentir, et de trouver une porte ouverte, une main tendue.

Le Christ en a donné l’exemple. A l’adultère repentie, il a répondu : Moi non plus, je ne te condamne pas (Jn 8:11). A saint Pierre qui lui demandait combien de fois il devait pardonner, il répondit : Jusqu’à soixante-dix-sept fois sept fois (Mt 18:22).

Lier et délier sont les prérogatives que le Christ venait de confier à Pierre ; nous les avons lues il y a deux dimanches. Si le Christ répète cela deux chapitres plus loin, c’est qu’il s’adresse maintenant aux autres Apôtres, c’est-à-dire à leurs successeurs, les évêques, qui auront le pouvoir d’exclure, d’excommunier, mais aussi de réconcilier les pécheurs.

Et n’oublions pas cette dernière recommandation du Maître : la prière. Prions pour la conversion des pécheurs. Et ouvrons notre cœur au pardon. 

La charité de l’Eglise serait en effet incomplète si le pouvoir de lier et de délier s’arrêtait à une pure mesure disciplinaire. Pour être charitable, pour aimer le Prochain «comme soi-même», il faut vraiment souhaiter sa conversion, et en même temps nous disposer à lui pardonner du plus profondément de notre cœur.

Ceci est difficile, c’est vrai, mais pas impossible. L’assassin de sainte Marietta Goretti demanda à la mère de celle-ci : Me pardonnez-vous ? Et cette chrétienne héroïque, oubliant sa souffrance, de lui répondre : Elle vous a pardonné en mourant, pourquoi ne vous pardonnerais-je pas ? Le lendemain, c’était Noël, ils communiaient l’un à côté de l’autre.

C’est pourquoi le Christ prolonge son enseignement par l’exhortation à prier, deux ou trois réunis en (mon) Nom. En son nom signifie agir comme Il a agi avant nous, en pardonnant complètement : Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23:34).

 

*       *       *

 

Pour synthétiser notre méditation, reprenons quelques mots de la Prière. Nous y demandons à notre Père commun de nous accorder la vraie liberté, c’est-à-dire de pardonner nos péchés à nous et à tous les hommes.

Et prions bien ensemble, d’un seul cœur, la Prière du Seigneur : 

Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi pardonnons à ceux qui nous ont offensés.

Ce n’est pas par hasard que cette prière précède immédiatement la Communion. Il n’y a pas d’amour sans pardon.

 
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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 23:00

Pascual Torres Lloret

1885-1936

 

Ce laïc était né le 23 janvier 1885 à Ontinyent.

Marié en 1911 avec Leonor Pérez Canet, il avait quatre enfants, deux fils et deux filles.

Il exerçait simplement le métier de maçon.

Son engagement ecclésial était un exemple vivant de sa conviction : Adorateur de l’Eucharistie, il participait chaque matin à la Messe ; dévôt de la Sainte Vierge, membre actif de l’Action Catholique, il appartenait aussi aux Conférences de Saint-Vincent-de-Paul et soutenait financièrement la léproserie de Fontilles.

En juillet 1936, il fut arrêté une première fois le 25, puis relâché.

Il ne se dissimula pas pour autant et, au contraire, redoublait de charité en rendant visite à ses amis pour les réconforter ; il cacha chez lui les vases sacrés et les livres saints de sa paroisse, et même le Saint Sacrement qui, sinon, aurait été profané dans l’église.

Durant le mois d’août, il fut appelé à comparaître trois fois devant le Comité.

Finalement, on l’arrêta à midi du 6 septembre 1936, on le conduisit au siège de la Garde civile, où on le garda jusqu’à minuit. Il fut alors emmené au cimetière et fusillé, pour le seul motif de sa ferveur religieuse.

Il fut béatifié en 2001.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 23:00

 

  

Vidal Ruiz Vallejo

1892-1936

 

Vidal naquit le 6 novembre 1892 à Carrión de los Condes (Palencia, Espagne).

Il entra dans l’Ordre augustinien, fit la profession en 1909 et fut ordonné prêtre en 1917.

Son travail se déroula à Ribadeo et Ceuta, puis il fut nommé en 1929 maître pour les profès à Uclés.

A partir de 1935, il fut à Gijón (Asturies).

Le 18 juillet 1936, la communauté fut dispersée et les Religieux durent se réfugier chez des familles amies.

Le 6 septembre, le père Vidal tenta de revenir au couvent pour y récupérer des livres et des documents. C’est alors qu’il fut arrêté et martyrisé.

Il reçut la couronne du martyre à Piles (Gijón) le 6 septembre 1936 et fut béatifié en 2007.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 23:00

Diego Llorca Llopis

1896-1936

 

Diego naquit le 2 juillet 1896 à Oliva (Valencia, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il fréquenta le collège tenu par les Sœurs Carmélites du lieu ; il était un fidèle servant de messe à la paroisse.

En 1910, à quatorze ans, il suivit les Exercices spirituels des Jésuites à Gandía, et ressentit en lui l’appel de Dieu, mais n’en dit rien jusqu’à être sûr de cette vocation. 

Il entra au séminaire de Valencia en 1913, mais interrompit les études pour faire trois années de service militaire.

En 1925, il fut ordonné prêtre.

Il exerça le saint ministère à Setla y Mirarrosa (Vergel), Benisa, Denia, toutes localités proches de Alicante. La population de Benisa réclama son retour. C’est là que, dans une de ses ultimes prédications, il affirma qu’il offrirait volontiers (sa) vie au Seigneur pour la normalisation de la situation en Espagne.

En 1936, ce furent les autorités elles-mêmes de Benisa qui s’arrangèrent pour le reconduire en sûreté chez ses parents à Oliva. Ses parents, cependant, lui conseillèrent de se cacher, mais il refusa de le faire, n’ayant fait de mal à personne.

Le 5 septembre, trois miliciens vinrent fouiller la maison, sans le trouver.

C’est sur dénonciation qu’ils le retrouvèrent et, le lendemain, l’assassinèrent au lieu-dit La Garganta à Gata de Gorgos (Alicante), pour le seul fait qu’il était prêtre.

L’un des miliciens affirma que, avant de recevoir les balles, il leur pardonna et mourut en criant : Vive le Christ Roi !

Ce martyre eut lieu le 6 septembre 1936, et l’abbé Diego Llorca Llopis fut béatifié en 2001.

 
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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 23:00

Carmen Moreno Benítez

1885-1936

 

Carmen vit le jour le 24 août 1885 à Villamartín (Cadix, Espagne).

Peu après la mort de son père, elle fut au collège des Filles de Marie Auxiliatrice (Salésiennes) à Séville et commença le noviciat en 1908, à la suite de sa sœur Paz.

Ayant obtenu son diplôme de Maîtresse, elle enseigna en diverses maisons (Ecija, Valverde del Camino, Jerez de la Frontera, Séville), et fut directrice à Valverde del Camino (Huelva).

Dans cette maison, elle connut et apprécia Eusebia Palomino, excellente cuisinière, et future bienheureuse (voir au 10 février).

En 1936, elle se trouvait à Sarriá, comme vicaire de la communauté. Il y avait là quelque soixante-dix Religieuses, douze novices et dix jeunes filles, qui se dispersèrent rapidement dès le 19 juillet. Quelques-unes trouvèrent un excellent accueil chez un protestant allemand. D’autres purent embarquer à Barcelone sur des bateaux italiens.

Sœur Carmen préféra rester, avec Sœur Amparo, pour assister une Sœur récemment opérée d’un cancer.

Le 1er septembre, on vint arrêter les trois Religieuses.

Ensuite, on ne parle plus de la malade. Mais au matin du 6 septembre 1936, on vint appeler les deux Sœurs, Carmen et Amparo, qu’on conduisit à l’hippodrome, non loin de la mer, où on les fusilla.

Elles furent béatifiées en 2001.

 

 

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 23:00

Amparo Carbonell Muñoz

1893-1936

 

Amparo vit le jour le 9 novembre 1893 à Alboraya (Valencia, Espagne) et voulut entrer chez les Filles de Marie Auxiliatrice (Salésiennes).

Humble paysanne, elle connut beaucoup de difficultés pour être acceptée, pour se préparer, mais patiemment elle conquit la victoire ; elle entra en 1920 et fut admise à la profession en 1923.

On l’envoya à la maison de Sarriá, pour s’occuper de la ferme, du jardin - ce qu’elle savait très bien faire depuis l’enfance - mais aussi du théâtre, toutes choses qu’elle accomplit humblement, malgré sa faible santé.

Sœur Amparo préféra rester, avec Sœur Carmen, pour assister une Sœur récemment opérée d’un cancer.

Le 1er septembre, on vint arrêter les trois Religieuses.

Ensuite, on ne parle plus de la malade. Mais au matin du 6 septembre 1936, on vint appeler les deux Sœurs, Carmen et Amparo, qu’on conduisit à l’hippodrome, non loin de la mer, où on les fusilla.

Elles furent béatifiées en 2001.

 

 

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 23:00

Jan Franciszek Czartoryski

1897-1944

 

Il vit le jour le 19 février 1897 à Pełkinie (Podkarpackie, Pologne), sixième des douze enfants du couple princier Witold et Jadwiga Dzieduszycka.

Witold Czartoryski était un membre éminent de la société polonaise, industriel, député, membre de l’Action Catholique ; il mourut en 1945 à quatre-vingt-un ans.

L’aînée de ces douze enfants fut Visitandine ; deux autres garçons furent prêtres.

Après ses premières études à la maison, Jan fréquenta l’université de Lviv, où il obtint le diplôme d’ingénieur en architecture.

Lors de la défense de Lviv, sa bravoure lui valut plusieurs décorations : Médaille de l’Indépendance, Croix des défenseurs de Lviv, Croix de la Vaillance.

En 1927, il entra chez les Dominicains à Cracovie, où il professa en 1928 avec le nom de Michał.

Il fut ordonné prêtre en 1931.

Comme dominicain et architecte, il collabora à la construction du nouveau couvent dominicain de Varsovie en 1937-1939.

Entre autres nominations, il fut maître des novices.

Bien que de famille noble princière, il voulut toujours demeurer effacé et accomplir les tâches les plus humbles ; un jour qu’il voyait un Confrère en train de nettoyer les toilettes, il lui dit malicieusement : Va donc arroser les fleurs dans la sacristie, et il prit sa place.

Conscient de la situation, il rappelait qu’il fallait savoir se préparer au martyre.

Le 1er août 1944, devant aller consulter un ophthalmologue, il se trouva mêlé à l’insurrection de Varsovie (qui devait faire près de deux-cents mille victimes) ; ne pouvant retourner à son couvent, il trouva un hébergement chez un ami et, dès le lendemain, se proposa volontaire comme aumônier des soldats. 

Il se dévoua à l’assistance des malheureux blessés, redonnant la paix, calmant les révoltés, confessant, absolvant. 

Le 6 septembre, après la chute du quartier, il se trouvait parmi les derniers blessés dans un sous-sol de l’hôpital. Les Allemands tirèrent par les fenêtres, achevant tous ceux qui s’y trouvaient. Déjà gravement blessé, le père Michał succomba et son corps fut brûlé sur une barricade à proximité, le 6 septembre 1944 à Varsovie (Pologne).

Il fut béatifié en 1999.

 

Nota. Sur le prince Auguste Czartoryski, parent du père Michał, voir au 8 avril.

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