Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 22:17

James Alfred Miller

1944-1982

 

James Alfred naquit le 21 septembre 1944 à Stevens Point (Wisconsin, USA), dans une famille d’agriculteurs. Prématuré, il ne pesait guère que quatre livres à la naissance, mais il grandit très bien : adulte, il mesurait près d’un mètre quatre-vingt-dix et pesait quasi cent kilos. Ses deux frères s’appelaient Bill et Ralph.

Après ses études secondaires, il entra à la Pacelli High School, tenue par les Frères des Ecoles Chrétiennes, pour passer à l’Université Sainte-Marie de Winona, où il obtint son diplôme en espagnol.

En 1959, il entra dans la congrégation des Frères des Ecoles Chrétiennes, prenant le nom religieux de Leo William.

Au terme de son noviciat, il enseigna l’espagnol, l’anglais et le catéchisme dans la Cretin High School et, en août 1969, émit la profession solennelle.

Cette même année, il fut envoyé en mission à Bluefields (Nicaragua), comme instituteur. En 1974, il fut envoyé à Puerto Cabezas, comme directeur d’une école qui passa de trois-cents à huit-cents élèves.

Promoteur de multiples actions culturelles pour les jeunes et de multiples écoles rurales, il chercha l’appui gouvernemental, raison pour laquelle il fut dans le colimateur des milices durant la révolution sandiniste : on l’accusait de connivence avec le gouvernement ; aussi ses supérieurs le rappelèrent aux Etats-Unis en 1979 ; il reprit l’enseignement à la Cretin High School, où on le surnomma Santiago pour son enseignement de l’espagnol. Le Frère Leo William regretta beaucoup de ne jamais pouvoir retourner au Nicaragua.

En 1980, il fut à New Mexico où ses élèves, lui donnèrent aussi le gentil surnom de Brother Fix-it, car ils le voyaient fréquemment un outil en main pour arranger ou fixer quelque chose dans tous les coins de l’école ; c’est lui aussi qui dépannait ceux qui oubliaient la combinaison de leur casier.

Mais le Frère s’ennuyait et voulait repartir en Amérique centrale. En 1981, il fut envoyé en mission au Guatemala, dans une région où vivait la minorité maya : le Frère s’occupa de leur instruction, de leur formation professionnelle et religieuse et défendit courageusement leurs droits.

Là encore il devint la cible privilégiée des guerilleros marxistes ; conscient du danger, il demeura sur place, confiant «(sa) vie à la Providence», écrivit-il encore un mois avant sa mort.

Le 13 février 1982, il fut abattu par un «escadron de la mort» à Huehuetenango, quelques mois après l’assassinat de Stanley Francis Rother (v. 28 juillet).

James Alfred Miller fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 13 février dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article
Repost0
4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 22:07

Juan José Castañon Fernández

1916-1934

 

Juan José Castañon Fernández vit le jour le 6 août 1916, à Moreda de Aller (Asturies, Espagne), dans une famille de cinq enfants.

Après ses études au collège de La Salle à Caborana, il entra au séminaire de Valdediós en 1928, grâce au soutien de son curé. Excellent élève, intelligent, il jouait volontiers au foot-ball et à la pala et se passionnait aussi pour les mots-croisés. On aimait particulièrement ce garçon qui avait conservé ses trais enfantins et on l’appelait gentiment Castañin. Il tenait beaucoup à sa vocation sacerdotale et conservait une grande dévotion à la Sainte Vierge.

Il était en troisième année de philosophie, quand il fut assassiné à Oviedo le 7 octobre 1934, à dix-huit ans, benjamin des cinq séminaristes abattus à ce moment-là.

Deux années plus tard, fut aussi exécuté son oncle prêtre, don Baltasar Rodríguez Fernández.

Juan José fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article
Repost0
4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 22:06

José María Fernández Muñoz

1915-1934

 

José María Fernández Muñoz vit le jour le 9 mai 1915, à Muñon Cimero (Pola de Lena, Asturies, Espagne).

Son père et son grand-père étaient les sacristains du pays.

Il entra au Petit séminaire en 1927. Il était de caractère réservé et doux ; il jouait bien à la pala et savait se débrouiller pour entretenir les vêtements.

Il était tout juste en première année de théologie, quand il fut assassiné à Oviedo le 7 octobre 1934, à dix-neuf ans.

José María fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article
Repost0
4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 22:06

Cesar Gonzalo Zurro Fanjul

1912-1934

 

Cesar Gonzalo Zurro Fanjul vit le jour le 22 octobre 1912, à Avilés (Asturies, Espagne) ; il était le frère de Cecilia ; vint au monde ensuite une petite fille, puis le père se transféra à Figaredo en Mieres, pour travailler aux mines.

César entra au Petit séminaire de Valdediós en 1923 ; très intelligent, très marial, il était passionné par les terres de mission. Il étudiait beaucoup, s’intéressant beaucoup à la cause ouvrière. Il écrivit même un drame à l’occasion de la saint Thomas, fête patronale du séminaire.

Il était en deuxième année de théologie, quand il fut arrêté et assassiné à Oviedo le 7 octobre 1934, premier des séminaristes à offrir sa vie pour l’amour du Christ.

Cesar Gonzalo fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article
Repost0
4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 22:05

Jesús Prieto Lopez

1912-1934

 

Jesús Prieto Lopez vit le jour le 28 août 1912, à Bodecangas, paroisse de La Roda, Tapia de Casariego, Asturies, Espagne), septième de onze enfants.

En 1925, il entra au Petit séminaire, grâce à la générosité de son curé, qui lui paya la pension.

Discret, il parlait peu, mais son zèle ne s’arrêtait pas : durant les vacances, il aidait à la maison et enseignait le catéchisme aux plus jeunes.

Alors qu’il était en troisième année de théologie, il fut assassiné à Oviedo le 7 octobre 1934.

Jesús fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article
Repost0
4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 22:04

Mariano Suárez Fernández

1910-1934

 

Mariano Suárez Fernández vit le jour le 8 octobre 1910, à El Entrego (San Andrés de Linares, Asturies, Espagne), aîné des cinq enfants de Ángel, contremaître dans les mines, et de Germana.

Mariano reçut au baptême les deux prénoms de Mariano Sergio ; il s’entendait très bien avec son frère Juan Ramón, et tous deux s’occupaient beaucoup de leur petite sœur Ángeles, qui boîtait : ils lui racontaient de belles histoires, l’emmenaient en promenade, jouaient ensemble. Les deux garçons étaient enfants de chœur.

Tous deux entrèrent aussi au Petit séminaire de Valdediós en 1924 ; au premier coup d’œil, ils furent tellement déçus, qu’ils songèrent à prendre la clef des champs, quittes à faire vingt-cinq kilomètres à pied. Mais le prêtre qui prêcha ce jour-là, commenta l’évangile où Notre-Seigneur rappelle qu’il ne faut pas regarder en arrière une fois qu’on a mis les mains sur la charrue ; le discours convainquit les deux garçons ; plus tard, quand la situation politique commença à se détériorer en 1931, leur père leur proposa de revenir à la maison, mais là encore ils restèrent fidèlement au séminaire.

Juan Ramón cependant dut interrompre sa formation à cause d’un problème aux poumons.

Mariano, s’il assimilait bien la philosophie, avait du mal avec le latin ou le grec, mais il lisait avec passion et, avec une volonté féroce, réussit à obtenir de bonnes notes.

En 1934, il fut ordonné Lecteur et commençait la quatrième année de théologie, mais son immolation dans le sacerdoce allait être anticipée.

Le 5 octobre, il y eut des émeutes entre les mineurs et les forces de l’ordre ; le 6 octobre, furent attaqués l’évêché et le Grand séminaire d’Oviedo ;  les séminaristes s’enfuirent : Mariano et quelques autres, avec un prêtre, se cachèrent toute la nuit, priant et attendant ; même si certains avaient mis des habits civils, ils portaient presque tous la tonsure, de règle à cette époque pour les clercs. Le 7 octobre au matin, Gonzalo escalada un mur et chercha à rejoindre une rue pour voir si la situation s’était calmée, mais fut repéré et arrêté ; les hommes découvrirent les autres séminaristes et les firent sortir dans les rues, sous les insultes des passants.

On les aligna contre un mur pour les fusiller ; Mariano fut le troisième. Un seul fut épargné : il ne reçut pas le coup de grâce, car une femme fit remarquer qu’il ne portait pas (encore) la tonsure.

Mariano mourut à Oviedo le 7 octobre 1934, veille de son vingt-quatrième anniversaire.

Il fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article
Repost0
4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 22:03

Ángel Cuartas Cristóbal

1910-1934

 

Ángel Cuartas Cristóbal vit le jour le 1er juin 1910, à Lastres (Asturies, Espagne), huitième des neuf enfants d’un père qui était pêcheur. Ce papa, assez pauvre, travaillait aussi avec sa sœur à la pêcherie de l’endroit.

Ángel était très estimé, bien avant d’aller au séminaire. Il détestait les discussions et s’ingéniait à mettre la paix et la réconciliation. Il jouait volontiers au foot-ball et jouait de l’harmonium.

En 1923, il entra au Petit séminaire de Valdediós et, en 1929, au Grand séminaire d’Oviedo.

Dès 1931, il comprit que la situation politico-sociale devenait difficile en Espagne, mais il préféra rester au séminaire.

En septembre 1934, sous-diacre, il devait commencer la cinquième année de théologie ; comme il sortait de chez les siens, il fut arrêté et assassiné à Oviedo le 7 octobre 1934, avec ses cinq compagnons séminaristes.

Ángel fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article
Repost0
4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 21:47

Luis Prado García

1914-1936

 

Luis Prado García vit le jour le 4 mars 1914, à San Martín de Laspra (auj. Pietras Blancas, Asturies, Espagne), dixième des treize enfants de José et Vicenta ; José travaillait à l’usine Arnao.

Les parents purent envoyer leurs enfants à l’école primaire, mais pas tous au collège.

Luis fut de ceux qui fréquentèrent le collège ; mais le matin, il allait d’abord à la messe ; à midi, il priait l’Angelus, et le soir le chapelet ; il était sacristain de la paroisse.

Pour intégrer le séminaire en 1930, il put bénéficier de l’héritage laissé par un brave homme de Avilés. Séminariste simple, humble, bon travailleur, il était si doux et si serviable, qu’on lui confia le soin de la sacristie et de l’infirmerie.

Après la mort des six séminaristes assassinés en 1934 (v. 7 octobre), il éprouva pour eux une sainte jalousie. En 1936, il trouva d’abord à se réfugier chez des parents à La Carriona (Avilés), mais fut découvert et conduit à Gijón ; on lui commandait de lever la main et de saluer la République, mais il répondait Vive le Christ ! Le 4 septembre 1936, on l’abattit de onze coups de feu, dont un dans la main et cinq dans le ventre ; tandis qu’il répétait encore Vive le Christ !, on lui tira dans la tête.

Luis fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 4 septembre dans le Martyrologe Romain.

Partager cet article
Repost0
31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 00:57

Emilio Huidobro Corrales

1917-1937

 

Emilio, né le 9 août 1917 à Villaescusa del Butrón (Burgos, Espagne), était, avec son frère, orphelin. Leur mère, déjà veuve, s’était remariée, et leur beau-père les maltraitait. Ils furent donc confiés à l’œuvre caritative de Saint-Joseph, fondée et dirigée par le saint prêtre don Valentín Palencia Marquina.

Emilio reçut une excellente formation, au point qu’il devint le professeur de géométrie des enfants. Un de ses élèves donna plus tard ce témoignage :

C’était une personne de profonde humanité, au physique et au moral. Il était très joyeux. Pacifique aussi : il savait calmer n’importe quelle discussion. On le respectait beaucoup. Il dirigeait aussi la musique. Il était très religieux.

On le voit, il avait appris aussi suffisamment de musique pour l’enseigner aux côtés de Donato Rodríguez.

L’été 1936, Emilio se trouvait donc avec ce prêtre à la colonie de Suances au moment de la Guerre civile.

Dénoncé parce qu’un enfant avait dit que Don Valentín célèbre la Messe, le prêtre fut arrêté avec six autres jeunes gens, dont notre Emilio et trois autres jeunes : Donato Rodriguez García, Germán García y García, Zacarías Cuesta Campo (v. ce même 15 janvier).

Emilio, une fois interrogé, aurait pu repartir libre mais, avec ses confrères, il refusa de trahir le prêtre et préféra l’accompagner.

Après quelques temps de détention, on les conduisit tous les cinq sur le Mont Tramalon de Ruiloba (Santander), où ils furent fusillés.

Emilio avait dix-neuf ans.

Don Valentín Palencia Marquina et ses quatre vaillants défenseurs furent béatifiés en 2016 pour être inscrits au Martyrologe le 15 janvier.

Partager cet article
Repost0
31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 00:56

Zacarías Cuesta Campo

1916-1937

 

Zacarías, né le 10 juin 1916 à Villasidro (Burgos, Espagne), était le fils de Basiliano Cuesta et de Aquilina Campo, d’humbles ouvriers. Il avait plusieurs frères et sœurs.

En 1921, à cause d’une piqûre maladroite, il eut une jambe paralysée et fut désormais boîteux. Pour cette raison, les parents le confièrent au Patronage saint-Joseph, fondé et dirigé par le saint prêtre don Valentín Palencia Marquina : il y aurait appris le métier de tailleur ; ce fut plutôt celui de cordonnier qu’il pratiqua.

Quand il fut adulte, Don Valentín lui demanda de l’aider pour la colonie de Suances.

L’été 1936, Zacarías se trouvait donc avec ce prêtre à Suances au moment de la Guerre civile.

Dénoncé parce qu’un enfant avait dit que Don Valentín célèbre la Messe, le prêtre fut arrêté avec six autres jeunes gens, dont notre Zacarías et trois autres jeunes : Donato Rodriguez García, Germán García y García, Emilio Huidobro Corrales (v. ce même 15 janvier), qui refusèrent de trahir le prêtre et préférèrent l’accompagner.

Des parents de la famille de Zacarías - dont un prêtre, encore vivants aujourd’hui, racontent que Zacarías aurait pu se cacher, s’évader, échapper aux révolutionnaires : il resta sur place, pour entourer le prêtre jusqu’au bout.

Après quelques temps de détention, on les conduisit sur le Mont Tramalon de Ruiloba (Santander), où ils furent fusillés.

Zacarías avait vingt ans.

Don Valentín Palencia Marquina et ses quatre vaillants défenseurs furent béatifiés en 2016 - un siècle après la naissance de Zacarías - pour être inscrits au Martyrologe le 15 janvier.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens