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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 23:17

Pedro Luque Cano

1873-1936

 

Pedro Luque Cano naquit le 5 octobre 1873 à Montoro (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Le 22 juillet 1936 il reçut la palme du martyre à Montoro.

Pedro Luque Cano sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 22 juilllet.

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 22:18

Antonio Benítez Arias

1907-1936

 

Antonio Benítez Arias naquit le 6 juin 1907 à Cuevas de San Marcos (Málaga, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Il reçut la palme du martyre le 21 juillet 1936 à Castro del Río (Cordoue).

Antonio Benítez Arias sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 21 juilllet.

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 22:17

Francisco Herruzo Ibáñez

1894-1936

 

Francisco Herruzo Ibáñez naquit le 19 août 1894 à Obejo (Cordoue, Espagne S).

C’était un laïc, marié.

Il reçut la palme du martyre le 21 juillet 1936 à Obejo (Cordoue).

Francisco Herruzo Ibáñez sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 21 juilllet.

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 16:08

Mario Ciceri

1900-1945

 

Mario Ciceri naquit le 8 septembre 1900 a Veduggio (Milan, Italie N), quatrième des six enfants de Luigi et Colomba Vimercati, des agriculteurs. La générosité de ces parents s’exprima encore plus lorsqu’ils assumèrent l’éducation des treize enfants de leur belle-sœur, morte en couches.

En 1908, Mario reçut la Confirmation, en  1910 la Première Communion.

Dès l’âge de huit ans, il manifesta le désir d’être prêtre. La famille en montra une joie profonde, mais le problème était le coût des années d’études. Mario étudia avec tant d’ardeur, qu’il mérita une bourse et put achever toutes ses études sans imposer de sacrifices exagérés à sa famille.

Il fréquenta le collège Gervasoni de Valnegra (Bergame) ; dès 1912, selon la coutume de ce temps, il reçut la soutane et entra au séminaire de Seveso. En 1918, il intégra le collège Rotondi de Gorla Minore, comme préfet des collégiens (toujours pour payer ses études). Il fit ensuite la théologie à Milan.

Ajoutons ici que don Mario était un grand musicien : il jouait de l’orgue, de la guitare, du violon ; il composait.

En 1924, il fut ordonné prêtre.

Son seul et unique poste fut d’être vicaire à Brentana de Sulbiate, où il se dépensa de mille manières auprès des paroissiens, toujours à bicyclette, et ce même durant la guerre et par tous les temps. Mais il ne faisait rien sans la prière et l’adoration ; il restait longtemps en méditation devant le Saint-Sacrement ; ensuite, il savait être présent dans les différentes églises de sa paroisse pour accueillir les fidèles, pour les confessions.

Sa grande préoccupation fut pour les jeunes, pour lesquels il développa les cercles de l’Action Catholique et une chorale ; ce furent aussi les malades, les nécessiteux de tous genres, les soldats, les prisonniers, auxquels il savait rendre visite en toute occasion. Il sera difficile d’énumérer toutes les attentions que sa charité imagina pour venir en aide auprès de tous ses paroissiens.

En outre il cacha des Juifs et des «déserteurs» qui voulaient échapper aux camps de travail nazis ; on sait qu’il fut inscrit sur des listes de prêtres à conduire au peloton, mais sa mort accidentelle intervint plus tôt que prévu.

C’est avec sa bicyclette qu’il fut renversé le 9 février 1945 : gravement blessé, il s’éteignit le 4 avril suivant, mourant en offrant sa vie pour la fin de la guerre, pour le retour des soldats chez eux et pour la conversion des pécheurs.

Les bienfaits de don Mario ne s’arrêtèrent pas à sa mort. En 1975, à Côme, une petite fille souffrait d’une rare anomalie du côlon ; sa tante en parla à la sœur de don Mario, qui lui prêta un foulard du prêtre ; ce foulard fut placé sur le corps de la petite malade, tandis que toute la famille observait une neuvaine de prières ; vite guérie, et de façon inexplicable, la petite fille a grandi et à son tour fut en 2005 la maman d’une petite fille en parfaite santé. C’est le miracle qui fut retenu pour la prochaine béatification de don Mario.

Mario Ciceri sera béatifié en 2022, et inscrit au Martyrologe le 4 avril.

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 09:34

Isabel Cristina Mrad Campos

1962-1982

 

Isabel Cristina Mrad Campos naquit le 29 juillet 1962 à Barbacena (Minas Gerais, Brésil SE) ; elle a un frère, Roberto ; leurs parents, José Mendes Campos et Helena Mrad, sont catholiques et pratiquants ; le père est président de l’association Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse.

Selon la coutume locale, la petite fille reçut la Confirmation en 1965 et la Première Communion en 1969.

Cristina (c’est apparemment son prénom usuel, mieux : on l’appelait Cris) grandit dans cette atmosphère de compassion pour les pauvres et les malades. Elle a un rêve : devenir médecin pédiâtre, et en Afrique.

Elle fit ses études secondaires au Collège de l’Immaculée, tenu par des Sœurs de la Charité ; on la connaissait pour sa gentillesse et son intelligence au-dessus de la moyenne.

Cristina se consacra à Dieu selon le vœu de virginité, pour se donner plus tard, totalement, aux malades qu’elle rencontrera. Chaque jour, elle participait à l’Eucharistie.

On retrouvera plus tard dans ses papiers sa devise personelle : Toujours sourire, puisque Jésus m’aime.

En avril 1982, elle vint à Juiz de Fora, pour suivre les cours à l’université, partageant un petit appartement avec son frère.

Sa vie chrétienne s’intensifie. Elle fait son heure quotidienne d’adoration eucharistique.

Le 30 août 1982 va être le début du calvaire de Cristina. Ce jour-là, Cristina est seule et ouvre la porte à l’ouvrier qui vient installer une armoire. On lui avait recommandé cet homme, il était correct et ne demandait pas beaucoup. Mais au cours de l’intervention, les propos obscènes de l’homme deviennent provoquants ; Cristina prie l’homme d’achever son travail et de partir. Plus tard, elle raconte la scène à son frère.

L’ouvrier cependant préconise qu’il a oublié un outil et qu’il reviendra un ou deux jours après. Il revient en effet deux jours plus tard, le 1er septembre, et tente cette fois-ci de violer Cristina ; celle-ci lui résiste et hurle pour appeler de l’aide, mais il monte le son de la télévision ; il la baillonne avec un drap ; la jeune demoiselle se débat comme elle peut. L’homme enfonce des coups de poignard dans le corps de Cristina. Son frère la trouve morte, le soir.

L’autopsie révélera que l’assassin a frappé Cristina à la tête, lui a attaché les mains, l’a baillonnée, a déchiré ses sous-vêtements, lui a griffé les jambes et l’a poignardée de treize coups dans le dos, l’abdomen, le ventre ; mais Cristina réussit à préserver sa virginité.

Tel que se présente le récit, on pourrait se poser des questions sur la prudence, la naïveté de Cristina vis-à-vis de cet ouvrier. Pourquoi le frère n’était-il pas là pour le recevoir, pour ouvrir lui-même à un ouvrier qu’on ne connaissait pas ? Comment l’homme a-t-il pu s’introduire une deuxième fois dans l’appartement, après les propos qu’il avait tenus la première fois ?

La commission qui a examiné les faits, a sûrement trouvé les bonnes réponses pour aboutir aux conclusions formelles de martyre de la chasteté que l’on peut attribuer à Cristina.

Isabel Cristina Mrad Campos sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 1er septembre.

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 15:43

Róża Czacka

1876-1961

 

Róża Czacka naquit le 22 octobre 1876 à Bila Tserkva (Kiev, Ukraine), sixième des sept enfants de Feliks Czacki et Zofia Ledóchowska et reçut dans sa famille le titre de comtesse. Un parent fut cardinal.

Róża apprit le piano, les langues (français, allemand, anglais, latin).

Elle allait à cheval aussi, et c’est un accident qu’elle subit dans sa jeunesse qui la rendit fragile des yeux, au point qu’elle perdit la vue à vingt-deux ans, malgré plusieurs interventions chirurgicales.

Dès lors, elle sillonna l’Europe pour s’informer des méthodes utilisées pour aider les aveugles, et en vint à adapter le braille à la langue polonaise.

En 1909, revenue en Pologne, elle ouvrit des ateliers pour handicapés puis, à Varsovie, l’équivalent de notre Institut des Jeunes Aveugles parisien.

Durant la Première Guerre mondiale, elle se retira à Żytomierz, où mûrit en elle l’idée d’un institut orienté exclusivement à l’assistance aux aveugles.

C’est dans ces circonstances qu’en 1917, elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain et fit sa profession, assumant le nom d’Elzbieta (sur ste Elizabeth de Hongrie, v. 17 novembre).

Revenue à Varsovie, en 1918, elle fonda cette nouvelle famille religieuse d’esprit franciscain, les Sœurs Franciscaines Servantes de la Croix. Elle en reçut l’approbation de l’évêque du lieu, puis du pape Benoît XV (1919), du nonce Achille Ratti, futur pape Pie XI, qui qualifia cette œuvre d’apostolat exceptionnel.

En 1921, Róża subit en urgence une intervention chirurgicale pour l’ablation d’une tumeur cancéreuse.

En 1922, elle installa sa famille religieuse sur des terrains qu’on lui offrait à Laski et, en 1923, devint la Supérieure Générale de l’institut.

En 1925, elle fut décorée de la croix de l’Ordre des Chevaliers de Polonia Restituta et, en 1934, la méthode qu’elle avait mise au point fut imposée par le gouvernement à toutes les écoles pour aveugles.

En 1939, l’invasion de la Pologne par les troupes nazies fut la cause qu’elle reçut des blessures à la tête et qu’on dut lui retirer un œil sans anesthésie.

En 1944, Róża accepta d’héberger des soldats qui se préparaient à l’insurrection de Varsovie, et de cacher leurs armes dans le couvent.

En 1950, elle déposa sa charge de Supérieure et se mêla humblement à la vie quotidienne de toutes les sœurs.

Róża mourut le 15 mai 1961 ; ses funérailles furent célébrées par le cardinal Stefan Wyszyński (v. 28 mai).

A titre posthume, Róża fut nommée Grand-Croix de l’Ordre de Polonia Restituta (2009). L’institut s’est élargi ; il a gagné le Rwanda et l’Inde.

Róża Czacka sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 15 mai.

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 00:00

4e dimanche de l’Avent - B

 

Pour ce quatrième et dernier dimanche de l’Avent, si proche de la fête de Noël, l’Eglise propose à notre méditation une des prophéties annonçant la naissance du Christ, et un évangile de l’enfance du Christ, en l’occurence, cette année, le récit de l’Annonciation.

*       *       *

Qu’il est impressionnant de penser que Nathan vint annoncer à David cette bienheureuse perspective de la Maison de David, de ce Trône éternel, environ dix siècles - mille ans, avant la naissance du Sauveur !

Nathan lui-même n’en avait pas eu l'intuition, puisque dans un premier temps, il répond à David qu'il peut faire tout ce qu'il a l'intention de faire, en l'occurence, construire un Temple magnifique pour abriter l'Arche d'Alliance du Seigneur.

Dieu "corrige" donc le projet de Nathan et de David : ce n'est pas David qui construira le Temple (ce sera d’ailleurs son fils Salomon), mais Dieu construira Lui-même le vrai temple, cette immense famille : le Christ viendra, pour fonder l’Eglise, ce Temple vivant où pourront entrer toutes les nations. David sera à jamais la souche de la lignée du Sauveur : un Nom exceptionnel, une stabilité à toute épreuve, un peuple désormais tranquille, et surtout une descendance royale stable pour toujours. 

Il n’est pas possible que celui qui lit avec bonne foi les paroles de cette prophétie, ne voie tout d’abord qu’elle regarde le Salomon spirituel fondant l’Eglise spirituelle, l’Eglise qui durera autant que les siècles, plutôt que le Salomon typique construisant le temple de Jérusalem, temple périssable et à jamais ruiné.

On se souviendra que Salomon signifie prince de la paix, une des qualifications typiques du Messie.

Le Salomon historique, qui a commencé à régner du vivant de son père, ne peut pas être, dans l’exacte application, celui que Dieu a promis à David de lui susciter après qu’il aura accompli ses jours et quand il reposera déjà avec ses pères ; il ne peut pas être celui dont le règne doit être affermi et durer jusqu’à l’éternité. 

Mais il s’agit bien du Messie, du Fils de Dieu, qui offrira son corps adorable en temple vraiment et seul digne de la Divinité, ce temple qu’il promit de rétablir le troisième jour après sa destruction (cf. Jn 2:19), ce qu’il exécuta par sa glorieuse résurrection d’entre les morts.

Mais pour être Dieu il n’en est pas moins homme ; et dans cette dernière qualité, quoique impeccable de sa nature, il s’est mis en état de péché, en se chargeant volontairement de toutes nos iniquités (cf. 2 Co 5:21 et Ga 3:13).

A ces considérations, nous allons ajouter quelques mots d’un ancien Rabbin, Isaac Abarbanel (1437-1508), qui relate ceci : 

Il y en a qui appliquent cette vision aux jours du Messie qui sera de la postérité de David. Et c’est lui qui bâtira le temple de Dieu, et qui aura cette royauté stable qu’il ne perdra jamais… Et David aussi dit au Seigneur, dans ses actions de grâces : Et tu as fait aussi des promesses à la maison de ton serviteur pour les temps éloignés. Allusion au Messie fils de David.

Nous pourrions en effet rester perplexes en examinant l’héritage historique de David, ces rois qui ne firent qu'ajouter péchés sur péchés, cette terre de Juda sans cesse conquise et reconquise. Mais nous pouvons lire à travers les lignes de la Sainte Ecriture, que la miséricorde de Dieu agit toujours malgré l'infidélité des hommes, et Sa force s'exerce bien au-delà de la faiblesse des créatures. C'est justement là la preuve de l'origine divine de l'Eglise, qui poursuit sa mission spirituelle à travers tous les siècles, malgré l'infidélité permanente, la constante inconstance de chaque être humain.

Les historiens se complaisent à relever les chutes, les écarts, les trahisons des rois, des princes, des grands, de certains membres de l’Eglise aussi, hélas. En cela ils disent des choses vraies, mais s'ils voulaient être de vrais historiens, ils devraient aussi relater les exemples de grande sainteté d'autres rois, d'autres princes, d'autres grands de ce monde, les milliers de prêtres et de missionaires fidèles, de toute époque, de chaque siècle, qui ont allumé partout sur la terre de petites lumières - parfois héroïques - de bonté, d'humilité, de sourire, de fidélité, grâces auxquelles l'amour de Dieu continue de se manifester aux hommes de bonne volonté.

*       *       *

 Avec ses mots poétiques et inspirés, non moins solennels, David chante encore cette promesse dans le psaume 88 qui suit la lecture. David "entrevoit" la réalisation de la promesse de Dieu, il "voit" le Fils de Dieu, le Christ, qui sera un de ses descendants. Dieu l’a juré ! Cette dynastie sera pour toujours (l’expression revient deux fois).

Le roc divin revient aussi, rappelant le roc du désert d’où jaillit l’eau vive, et qui sera finalement l’Eglise, bâtie solidement sur le Christ. C’est de ce roc, de cette pierre stable, que Simon recevra son nom de Pierre.

*       *       *

Si ce mystère était resté mystérieux pour une partie d’Israël et pour beaucoup de peuples dans le monde, maintenant la naissance du Christ sera l’occasion, nous dit saint Paul, de la révéler à tous les hommes.

On pourra lire toute cette épître aux Chrétiens de Rome, dans laquelle Paul démontre que, désormais, les hommes n’ont plus d’excuses à ne pas croire. Jésus l’avait proclamé : Il n’y a rien de caché qui ne doive être proclamé (Lc 8:17).

Déjà, les rabbins de l’ancienne Synagogue savaient interpréter avec précision les prophéties qui parlaient du Messie. Ceux qui Le reconnurent furent parmi les premiers Chrétiens ; ceux qui Le refusèrent, furent parmi ses accusateurs lors de la Passion ; ils se sont condamnés eux-mêmes par leur obstination.

*       *       *

Une autre prophétie qui bouleversera aussi les desseins humains, est l'annonce de l'ange Gabriel à Marie. Cette toute jeune fille, à peine sortie de l'adolescence, désirait vivre toute sa vie dans la virginité et s'était consacrée à Dieu. Joseph, son fiancé, désirait aussi vivre dans cette stable et sainte chasteté. Et voilà que Marie va concevoir, elle accepte une mission inouïe, elle portera en elle l'Héritier de David, le Prince de la Paix, le Fils de Dieu Lui-même… 

Dans son humilité, elle se trouble, mais Gabriel (dont le nom signifie Force de Dieu) la réconforte et la rassure : c'est l'Esprit de Dieu qui sera à l'œuvre, l'Esprit Saint, Celui qui planait sur les eaux (Gn 1:2) au début de la Création, Celui qui se montrera lors du baptême de Jésus (Lc 3:22), Celui qui se manifestera au jour de la Pentecôte (Ac 2:4).

Le moment de l'Annonciation à Marie et de l'Incarnation du Verbe divin est LE moment historique où commence l'œuvre du Salut de l'homme. Neuf mois avant Noël, nous fêtons en effet cet événement transcendantal, le 25 mars.

*       *       *

Une très ancienne coutume de l'Eglise fut de saluer l'Incarnation du Verbe Eternel par une prière simple et courte, qui marquait les trois moments importants de la journée, au lever, au repas de midi, au coucher : la prière de l'Angelus, qu'un tableau célèbre a illustré. C'est cette prière que sonne la cloche de l'église en maints endroits encore. Trois petits versets, trois Ave, achevés par une courte prière (celle de ce jour), voilà une dévotion qui serait très facile à instaurer dans nos familles chrétiennes. La voici : 

 

 R/ L'Ange du Seigneur porta l'annonce à Marie,

 V/ Et elle conçut du Saint Esprit.   

    Je vous salue, Marie…

 R/ Je suis la servante du Seigneur,

 V/ Qu'il me soit fait selon ta parole.  

 Je vous salue, Marie…

 R/ Et le Verbe se fit chair,

 V/ Et il habita parmi nous.     

Je vous salue, Marie…

 

 Prie pour nous, sainte Mère de Dieu,

 Pour que nous devenions dignes des promesses de Christ.

 

 Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs : par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa passion et par sa croix jusqu'à la gloire de la résurrection. Par Jésus Christ, notre Seigneur. Amen.

 

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 23:30

Yūsuf Habīb Melkī

1881-1915

 

Yūsuf Habīb Melkī naquit le 1er octobre 1881 à Baabdāt (Liban), septième des onze enfants de Habīb Awaiss Melkī et de Noura Bou Moussi Kanaan Yammine.

La famille était de rit maronite, et Yusuf reçut le baptême dans l’église de ce rit, où d’ailleurs le papa avait la fonction importante de chantre. Par la suite, ils passèrent au rit latin romain.

L’éducation de Yūsuf commença auprès du curé de la paroisse, puis auprès des pères Capucins nouvellement installés. En 1895, il rejoignit leur séminaire à Istanbul.

En 1899, il commença le noviciat chez ces mêmes pères Capucins et prit l’habit, avec le nom religieux de Léonard de Baabdāt (en arabe Līūnar).

L’année suivante, il fit la profession, puis reçut les ordres sacrés. En 1904, il fut ordonné prêtre.

Sa première mission fut à Mardin (Turquie SE), comme professeur et prédicateur. Pour des raisons de santé, il fut momentanément à Maamouret-el-Aziz, puis au Liban, puis à Urfa, avant de retourner à Mardin.

Nous sommes alors en 1915. On sait comment le gouvernement turc se déchaîna contre toute présence catholique ou non-musulmane dans le pays, générant le tristement célèbre génocide arménien.

C’est ainsi que fut arrêté notre p.Léonard, accusé de «conspiration au profit du gouvernement français». On est en droit de se demander de quelle conspiration il pouvait s’agir. Les hommes qui l’arrêtèrent le mirent immédiatement devant cette alternative : ou tu te convertis à l’Islam, et tu es libre, ou tu meurs. Léonard n’hésita pas une seconde.

Dès lors, il fut torturé de façon impitoyable : on le battit, on le tira par la barbe, on le jeta dans les escaliers de la forteresse de Mardin, on le pendit par les pieds durant des heures, on lui arracha les ongles. Puis on le réunit à une caravane de plusieurs centaines de Chrétiens de Mardin, contraints à marcher à pied sur plusieurs kilomètres, en direction de Diyarbakir, leur destination d’exil ; en chemin cependant, ils furent exécutés près de la localité Kalaat Zirzawane.

Parmi les martyrs, se trouvait l’archevêque de Mardin, Mgr Shoukrallah Ignatius Maloyan, déjà béatifié en 2001.

C’était le vendredi 11 juin 1915, fête du Sacré-Cœur. Léonard avait trente-trois ans.

Yūsuf Habīb Melkī - Léonard de Baabdāt sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 11 juin.

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 19:43

María Richenza

1463-1542

 

María Richenza naquit en 1463, probablement à Lerida (ou Lleida, Catalogne, Espagne NE), dans une noble famille.

Comme cela arrivait, elle fut donnée encore jeune en mariage à un illustre juriste, nommé Juan Llonc, qui allait être régent du Conseil royal d’Aragon. Le couple eut trois enfants.

Une grosse épreuve frappa bientôt María : lors d’une fête, elle dut faire une observation à un domestique, lequel, vexé, versa un poison dans le verre de María ; elle ne perdit pas la vie, mais resta complètement paralysée. Il fallait la transporter sur une civière.

En 1506, toute la famille accompagna à Naples le roi Fernando le Catholique, mais Juan dut bientôt repartir en Espagne, où il mourut en 1509.

María ne se découragea pas ; en 1510, elle se fit transporter au sanctuaire de Notre-Dame-de-Lorette, où elle recouvra toute sa mobilité, à la fin de la messe. Désormais elle se ferait appeler Maria Lorenza, à l’italienne, en italianisant aussi le nom de son mari en Longo. Maria prit alors l’habit du Tiers-Ordre franciscain et, de retour à Naples, se donna entièrement au service des malades et des pauvres.

En 1518, elle participa à l’érection de l’hôpital des incurables, où elle habita et assuma toute l’assistance sanitaire des malades.

Maria avait l’occasion de rencontrer des personnalités et son influence s’étendait largement. Elle forma ainsi un groupe de jeunes filles dans l’esprit du Tiers-Ordre franciscain ; à partir de 1529, les Capucins en furent les directeurs spirituels.

En 1535, grâce à l’influence de s.Gaetano de Thiene (v. 7 août), cette petite famille obtint l’approbation canonique comme Sœurs Franciscaines du Tiers-Ordre, adoptant résolument une orientation contemplative.

Cette même année 1535, Maria fut reprise par son infirmité antérieure, la paralysie. Elle confia la direction de l’hôpital à Maria Ayerbe et s’enferma dans une petite chambre du couvent proche. Il y avait là vingt jeunes aspirantes qui, le 8 septembre, firent leur profession en même temps que Maria et assumèrent la règle rigoureuse des Clarisses. En 1538, le pape confirmait cette institution, en limitant le nombre des religieuses à trente-trois, d’où l’appellation de Monastère des Trente-Trois qui fut donnée au couvent.

Maria adopta également l’esprit de réforme que sainte Colette (v. 6 mars) avait apporté aux Clarisses. Son corps était paralysé, mais pas son esprit : abbesse, elle continuait à diriger les religieuses.

Sentant approcher l’appel de l’Eternité, Maria Lorenza renonça à sa charge ; elle s’éteignit à ce monde le 21 décembre 1542.

María Lorenza Longo sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 21 décembre.

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 13:33

Francisco Cástor Sojo López

1881-1936

 

Francisco Cástor Sojo López naquit le 28 mars 1881 à Madrigalejo (Cáceres, Espagne CW).

Il étudia au séminaire de Plasencia et fut ordonné prêtre en 1903.

Il entra dans l’association des Prêtres Ouvriers du Sacré-Cœur de Jésus, destinés à la formation spirituelle dans les séminaires. C’est ainsi qu’il fut préfet dans les séminaires de Tolède, Badajoz et Segovia, puis, en 1933, administrateur à Ciudad Real.

Quand la guerre civile éclata, les rebelles prirent d’assaut le séminaire dès le 23 juillet 1936. Millán se réfugia d’abord à la Fonda Francesa avec le recteur, don José Pascual Carda (ce dernier a fait partie d’une autre cause de béatification en 1995, v. 4 septembre).

Bientôt surpris et arrêté, Francisco fut assassiné à Ciudad Real le 13 septembre 1936.

Francisco Cástor Sojo López sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 13 septembre.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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