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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:49

Félix Gómez-Pinto Piñero

1870-1936

 

Il vit le jour le 18 mai 1870 à La Torre de Esteban Hambrán (Tolède, Espagne) et fut baptisé le 25, dans une bonne famille de paysans.

En 1886, il entra au noviciat franciscain de Pastrana, où il professa en 1887.

Après les études de philosophie à Pastrana et La Puebla de Montalbán, il fit en 1890 la profession solennelle.

Il étudia la théologie à Consuegra puis Belmonte.

Il y eut en 1891 une inondation catastrophique à Consuegra et ce fut Félix qui transporta le plus de cadavres sur ses épaules jusqu’au cimetière.

En 1894, il y eut un autre épisode pénible : les jeunes théologiens eux-mêmes organisèrent une marche de protestation contre le Gardien (Supérieur) du couvent ; le Frère Félix suivit le groupe au début, mais s’en détacha presqu’aussitôt.

Il fut ordonné prêtre en 1894.

Sa première mission fut… les Philippines, où il fut vicaire, puis curé sur l’île de Polillo. Or il y eut ces années-là des mouvements indépendentistes, et lui-même fut fait prisonnier pendant seize mois (et certainement pas seize ans !), pendant lesquels il souffrit la faim, des marches forcées par grande chaleur et sous la pluie.

En 1899, il fut libéré et rapatrié sur Manille. Dès que la situation le permit, il repartit pour l’île de Samar.

En 1913-1914, il passa quelques mois au couvent franciscain du Saint-Sépulcre à Jérusalem, puis fut rappelé en Espagne.

Il fut envoyé au couvent de Pastrana, où il avait fait le noviciat.

En 1919, il repartit pour les Philippines, où il fut curé sur les îles de Samar et Bay, jusqu’en 1930.

Il revint en Espagne en 1933, et fut envoyé à Pastrana, où il resta jusqu’en 1936, très actif autant dans la vie de communauté que dans les activités sacerdotales ; son zèle pour les malades le fit appeler l’apôtre des malades.

Quatre jours après le début du soulèvement révolutionnaire de juillet 1936, le couvent de Pastrana dut être évacué et les Religieux trouvèrent un accueil fraternel dans les familles du pays.

Le 27 juillet, le couvent fut pris d’assaut par les miliciens.

Le père Pinto, pour sa part, fut reçu chez les parents d’un Confrère, jusqu’à la fin du mois d’août. Quand on signalait une fouille, il disparaissait vite dans la campagne et se cachait dans une cabane.

Le 2 ou le 3 septembre, on l’y aperçut et il fut dénoncé. On envoya quatre jeunes pour l’arrêter. En l’emmenant au pays, ils lui demandaient de répéter d’infâmes blasphèmes et il leur rétorqua : Quelle horreur ! Tuez-moi si vous voulez, mais ça, je ne le dis pas.

Parvenus au pays, ils le firent entrer dans un café, où ils recommencèrent leurs vilains jeux. Le maire le fit enfermer dans la «prison», l’ancien couvent San Francisco.

Le 6 septembre, des miliciens vinrent lui tenir des discours contre la religion. Il tenta de répondre et finit par conclure : De toutes façons, je suis né en croyant en Dieu, j’ai vécu en croyant en Dieu, je mourrai en croyant en Dieu.

Il ne fut pas assassiné sur le moment, car le maire était présent, mais dans une réunion suivante entre miliciens et le maire, il fut décidé de le tuer la nuit-même. 

Vers minuit, on le fit sortir de là, et on le fit monter en camion, direction Hueva (Guadalajara), au lieu-dit La Galiana : on le fit descendre et marcher sur la route. Après quelques mètres, le maire et les miliciens lui tirèrent dans le dos.

En tombant, le père Félix cria encore : Je vous pardonne ! Vive le Christ Roi !

Après le coup de grâce, ils le traînèrent dans le fossé. C’était le 7 septembre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:48

Antonio Bonet Seró

1907-1936

 

Il vit le jour le 20 mars 1907 à Albi (Lleida, Espagne) et fut baptisé le 25, puis confirmé le 6 avril suivant, selon la coutume de l’époque.

Il entra au Petit séminaire des Carmes Déchaux à Palafrugell en 1917.

En 1922, il entra au noviciat à Tarragona, où il professa en 1923, avec le nom de Antonio María de Jésus.

Après les études de philosophie à Badalona, il fut envoyé à Rome pour celles de théologie, et y fut ordonné prêtre, en 1929.

En 1931, il fut nommé à Barcelone pour y enseigner la théologie d’abord, et y être directeur ensuite.

En 1936, le chapitre le confirma dans cette charge, en même temps que comme prieur de Palafrugell.

Le 19 juillet de cette même année, le père Antonio était dans le train pour Badalona, où il devait tenir des prédications. Le train s’arrêta brusquement et le père se mit spontanément à la fenêtre pour observer ce qui se passait : il fut aussitôt repéré, arrêté, et maltraité.

Dès qu’il le put, il se réfugia chez des amis, vêtu en paysan.

Le 24 juillet, il arriva au couvent de Barcelone, pour rencontrer les Religieux blessés. Il alla se réfugier dans une dépendance de son frère à la campagne, avec d’ailleurs le Frère Marçal (Marcelo) et quelques autres (voir la notice José María Masip Tamarit).

Le 3 septembre, on les découvrit, on les arrêta et on les emmena à un chalet du Paseo de San Juan. 

Le 7 septembre, on les fit sortir de là, et on ne les revit plus.

Ils furent béatifiés en 2007.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:47

Josep María Masip Tamarit

1914-1936

 

Il vit le jour le 2 mars 1914 à El Cogul (Lleida, Espagne) et fut baptisé le 4.

Ses parents s’en vinrent à Lleida et se mirent au service des Carmélites Déchaussées. C’est ainsi que leur petit garçon connut l’Ordre. Il entra au Petit séminaire des Carmes Déchaux à Palafrugell.

En 1929, il entra au noviciat à Tarragona, où il professa en 1930, avec le nom de Marçal de-Sainte-Anne.

En 1931, il fut envoyé au Mont Carmel (Israel) pour y faire la philosophie en même temps que cette période servait au service militaire, dans le cadre d’une coopération à l’étranger. Puis il revint à Barcelone, pour la théologie.

Vers le 20 juillet, il fut violemment frappé dans la rue avec une crosse de fusil et il s’écroula sur un Confrère, Juan José, qui était déjà à terre, mortellement blessé. Marçal était si rougi par le sang de ce dernier, qu’on le crut blessé et qu’il fut transporté à l’hôpital. Mais il s’en échappa bien vite et rejoignit des amis à Barcelone.

Peu après, il retrouva le père Antoni Bonet Sero, avec lequel il alla dans une propriété du frère de ce dernier.

Le 3 septembre, on les découvrit, on les arrêta et on les emmena à un chalet du Paseo de San Juan. 

Le 7 septembre, on les fit sortir de là, et on ne les revit plus.

Ils furent béatifiés en 2007.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:46

Ascensión Lloret Marco

1879-1936

 

Elle vit le jour à Gandía (Valencia, Espagne) le 21 mai 1879, veille de la fête de l’Ascension, dont elle porta le nom.

En 1898, elle entra au noviciat des Carmélites de la Charité à Vic (Barcelone) et prit le nom de Ascensión de Saint-Joseph-Calasanz.

Sa préférence allait toujours pour la dernière place, la plus cachée.

Après sa profession, elle œuvra à Castellón, Valencia jusqu’en 1916, puis à Benejama (Alicante).

Lors des soulèvements de 1936, le collège dut être évacué et Ascensión vint se réfugier dans sa famille à Gandía, le 28 juillet. Son frère Salvador, prêtre piariste, se trouvait là aussi.

Le 7 septembre, six miliciens armés vinrent les arrêter pour les fusiller. On n’en sait pas plus, sauf peut-être qu’ils furent abattus au cimetière de Tavernes de Valldigna, mais on n’en a pas retrouvé les corps.

Ascensión a été béatifiée en 2001.

 
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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:44

Ignacy Klopotowski

1866-1931

 

Il naquit le 20 juillet 1866 à Korzeniówce (Drohiczyna, Pologne), de Jan Kłopotowski and Isabella Dobrowolska ; le 28 juillet, il reçut le baptême en la fête de s.Ignace de Loyola, dont il porta le prénom.
Après le lycée de Siedlce, il fréquenta le séminaire de Lublin et l’académie théologique de Saint-Petersbourg.

Ordonné prêtre en 1891, il fut vicaire à Lublin, aumônier à l’hôpital, puis recteur de l’église des Grecs catholiques ; il organisa des conférences sur l’Ecriture, et fut très actif pour la catéchèse et la prédication ; il enseigna la théologie morale et le Droit canon à Lublin pendant quatorze ans.

Surtout, constatant la misère des populations, il institua des œuvres caritatives : une maison pour les sans-abris à Lublin, des ateliers pour les chômeurs et les jeunes, une école d’arts et métiers, un refuge pour les femmes, un orphelinat, un foyer pour vieillards. Il étendit aussi sa sollicitude aux villages voisins où il fonda des écoles, avec la collabortion des Sœurs de Marie Immaculée, et subit même des tracasseries de la part des autorités russes.

Le père Ignacy écrivait et publiait des brochures. En 1908, il monta à Varsovie une imprimerie. Ses revues bon marché se voulaient à la fois religieuses et patriotiques ; il y eut l’hebdomadaire «Semence», le mensuel «Bon Serviteur», le magazine pour enfants «Ange Gardien», également «La Revue Catholique» et «La Voix du Prêtre».

Quant on est vraiment animé d’un saint zèle, on trouve les idées, l’énergie et les moyens pour mener ainsi tant de travaux apostoliques, en vue du bien des âmes.

A partir de 1913, don Ignacy intensifia ses publications. C’est alors qu’il fonda les Sœurs de Lorette, qui devaient prendre en charge les éditions. 

Il mourut subitement le 7 septembre 1931 à Varsovie, et fut béatifié en 2005.

Le miracle retenu pour cette béatification fut la guérison totale et inexplicable d’un prêtre qui avait été sauvagement aggressé et gravement blessé en 1991.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:42

Eugenia Picco

1867-1921

 

Elle naquit le 8 novembre 1867 à Crescenzago (Milan, Italie), de Giuseppe, aveugle et violoniste à la Scala de Milan, et de Adelaide Del Corno.

A cause des tournées musicales de la Scala, les parents étaient souvent absents et Eugenia fut confiée à des oncle et tante. Le papa mourut (mystérieusement, dit-on), durant une de ces tournées : du moins, la maman le fit croire à la petite Eugenia et se remaria : naquirent ainsi trois autres enfants.

Tandis que cette maman envisageait pour sa fille une vie mondaine et artistique, Eugenia de son côté fréquentait bien plus volontiers l’oratoire des Ursulines de Milan et la basilique Saint-Ambroise.

Un soir, raconta-t-elle, elle reçut une grâce de transverbération, qui la transperça littéralement comme une lame de lumière (mai 1887). Dès lors, elle ne songea qu’à se séparer de la famille, et dut affronter l’opposition de sa mère.

Eugenia songeait aux Ursulines de Milan, qui cependant, vu les circonstances, l’orientèrent vers d’autres Religieuses à Parme, récemment fondées, les Petites Sœurs des Cœurs de Jésus et Marie.

Ainsi, Eugenia s’enfuit de chez elle en août 1887, arriva comme prévu chez les Religieuses de Parme, où elle fit le noviciat, et la première profession en 1891, avec le nom de Anna Eugenia. La profession solennelle eut lieu trois ans plus tard.

D’éducatrice, elle devint maîtresse des novices, archiviste, secrétaire et, en 1911, supérieure générale, jusqu’à sa mort. Comme telle, elle se préoccupa d’enrichir le niveau spirituel et culturel de toutes les Sœurs.

Elle enseigna la musique, le français ; durant la Guerre, elle accueillit des blessés dans la maison-mère, elle travailla dans les hôpitaux militaires et se préoccupa des enfants des soldats.

Son mot d’ordre était : Souffrir, se taire, aimer.

En 1919, elle dut subir l’amputation de la jambe droite, à cause d’une artosinovite.

Elle venait d’être réélue supérieure, quand elle fut terrassée par la tuberculose.

Elle mourut le 7 septembre 1921 à Parme, et fut béatifiée en 2001.

Le miracle retenu pour cette béatification fut la guérison totale et inexplicable d’un Burundais vivant au Zaïre, père de quatre enfants, opéré en urgence et victime d’une grave hémorragie.

 
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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:40

Giovanni Battista Mazzucconi

1826-1855

 

Il naquit le 1er mars 1826 à Rancio di Lecco (Italie), dans une famille très chrétienne de douze enfants, dont trois seront prêtres et quatre religieuses.

Une fois entré au séminaire diocésain, il eut l’occasion de suivre une retraite à la Chartreuse de Pavie, où le prieur leur parla de ses précédentes missions en Inde : Giovanni conçut dès lors une irrévocable vocation missionnaire.

Son directeur spirituel le traita de fou, mais il persévéra dans son intention. Ce qui lui manquait était un institut pour se préparer aux missions. Or voilà que justement un certain Angelo Ramazzotti, sur la demande du pape, fonda cet Institut qui deviendrait ensuite l’Institut Pontifical pour les Missions Etrangères (PIME).

A peine ordonné prêtre en 1850, il intégra ce nouvel Institut et s’ «entraîna» littéralement à la vie missionnaire, se privant, se contentant de peu, faisant pénitence. 

Il obtint ainsi de partir pour l’Océanie. Quittant Londres avec quelques compagnons en mars 1852, il arriva en Australie après plus de trois mois de voyage, y apprit les premiers rudiments de la langue des habitants et repartit dès que possible pour l’île de destination : Woodlark. 

Il fallut d’abord se faire accepter par les habitants… et s’habituer au climat : le père Giovanni prit la malaria et dut se faire soigner à Sidney. 

Entre temps, les autres compagnons avaient subi de graves pertes : les habitants s’étaient révoltés contre les missionnaires et un catéchiste avait déjà été abattu. Les communications étant insuffisantes, le père Giovanni ne savait rien. Tandis que les missionnaires, par précaution, revenaient tous en Australie, le père Giovanni repartait tout joyeusement pour l’île de Woodlark. A peine arrivé près des côtes, il fut accueilli traitreusement par un des chefs qui, feignant de le saluer poliment, s’avança et lui assena un violent coup de hache sur la tête.

Avec le père, furent aussi abattus les membres d’équipage du bateau, et tous furent jetés à la mer, le 7 septembre 1855.

La mort du père Mazzucconi sembla aux hommes un échec regrettable, mais l’Eglise y a reconnu le don total jusqu’à la mort, pour le seul amour du Christ et le souci du salut des âmes.

Giovanni Mazzucconi a été reconnu martyr, et fut béatifié en 1984.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

István Pongrácz (Štefan Pongrác)

1582-1619

Melichar Grodecký (Melchior Grodziecki)

1584-1619

Marko Križevčanin

1589-1619

 

 

Nota : l’orthographe de ces trois noms varie selon qu’elle est transcrite en hongrois, en tchèque, en croate ou en slovaque.

1. István (Etienne) Pongrácz était né vers 1582 au Château d’Alvincz (Transylvanie, actuelle Vințu de Jos en Roumanie), dans une famille noble hongroise ; il fit ses études à Kolozsvár (Transylvanie ; aujourd’hui Cluj, Roumanie) puis entra chez les Jésuites - malgré la consternation des parents -, d’abord à Prague, ensuite à Ljubljana (Slovénie) pour ses études de philosophie ; professeur au collège de Klagenfurt (Autriche) de 1609 à 1611, il fit ensuite la théologie à Graz (Autriche) et fut ordonné prêtre en 1615. 

Nommé directeur du collège et prédicateur à Hormonna (actuelle Humenné, Slovaquie), il dirigeait la petite communauté catholique de cette ville, très menacée par les constants conflits interethniques et interconfessionnels.

2. Melichar Grodecký (Melkior Grodziecki) était né en 1584 à Cieszyn (Moravie, actuelle Český Těšín en République tchèque). C’était un camarade d’études d’István au noviciat des Jésuites. Après ses études, il enseigna quelques années et, en 1614, fut envoyé comme prédicateur à Prague ; en 1618, il fut envoyé à Košice comme aumônier militaire.

3. Marko Stjepan Krizin (Marc Etienne) était né à Križevci (Croatie) en 1589 ; il fit ses études au collège de Vienne chez les Pères jésuites, puis à l’université de Gratz, où il reçut le doctorat en philosophie.

De 1611 à 1615, il fréquenta le Collège Germano-hongrois de Rome, où il se présentait comme Croate.

Ayant reçu le sacerdoce, il revint dans le diocèse de Zagreb, puis fut appelé à diriger le séminaire de Trnaca et fut nommé chanoine de la cathédrale d’Esztergom.

Au début de 1619, il fut appelé à administrer l’ancienne abbaye de Széplak, proche de Košice.

 

Que se passa-t-il en 1619 ? Un des lieutenants du prince philo-protestant entra dans Košice en promettant la vie sauve à l’ensemble de la population, mais dès le 5 septembre, il envoyait des soldats garder à vue nos trois prêtres, les deux Jésuites et le chanoine, alors présents dans la ville.

Le père Pongrácz fit demander le motif de cette garde à vue, tandis qu’à la mairie on discutait sur le sort des catholiques ; certains proposaient leur massacre général, la majorité cependant obtint la grâce de la population catholique, mais pas pour les trois prêtres, dont il n’était pas question dans la discussion précédente.

Pendant ce temps, les soldats s’en prenaient déjà à leurs prisonniers : ils leur demandèrent tout ce qu’ils possédaient, pillèrent tout ce qui avait de la valeur dans la maison et dans l’église.

Un envoyé du lieutenant vint proposer de la part de celui-ci la liberté au chanoine, s’il reniait le catholicisme. Il lui promettait en même temps la prévôté de Széplak et d’autres dignités. Le fidèle chanoine refusa bien évidemment.

La garde à vue continua ; les prisonniers n’avaient rien à manger ni à boire ; on leur proposa seulement, exprès, un morceau de viande le vendredi, qu’ils laissèrent.

Dans la nuit du 6 au 7 septembre, une bande de soldats vint tambouriner à la porte des deux jésuites ; ayant ouvert, le père Pongrácz reçut un formidable coup qui l’envoya contre le foyer ; les deux Jésuites reçurent de violents coups de poing et de pied, furent jetés à terre, attachés et violemment dévêtus. On devine quelles douleurs atroces ils subirent alors, au milieu des moqueries infâmes des soldats. Les deux pères invoquaient Jésus et Marie.

Puis les soldats passèrent dans la pièce où se trouvait le chanoine. Même sort, même supplice.

On fouilla pour trouver des «preuves» de leur conspiration contre les protestants. Il n’y avait rien. 

Voulant alors empêcher le père Pongrácz d’invoquer Jésus et Marie, les soldats lui coupèrent le nez et les oreilles et les lui enfoncèrent dans la bouche et lui broyèrent les doigts dans la gâchette d’un fusil, puis ils lui serrèrent si fortement une corde autour du cou, que les yeux sortaient des orbites. Le père murmurait encore : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23:34).

Après ces tortures, ils attachèrent les trois prêtres par les poignets et les accrochèrent nus aux poutres du plafond, avec de grosses pierres aux pieds. Ils allumèrent en dessous des flambeaux, qui faisaient couler la graisse avec le sang, laissant apparaître les côtes et les entrailles. Les prêtres continuaient à invoquer Jésus et Marie.

Au matin du 7 septembre 1519, les bourreaux détachèrent les victimes et les frappèrent encore. 

Le chanoine Križin et le père Grodecký furent décapités ; leurs corps et leurs têtes furent jetés dans la fosse d’aisance. L’autre Jésuite, le père Pongrácz, fut assommé de deux coups violents sur la tête, et réuni à ses Compagnons.

C’est apparemment le sacristain qui put observer toute la scène depuis sa cachette. Partis les soldats, il se rapprocha et entendit des gémissements : le père Pongrácz avait repris connaissance et demandait du secours. Le sacristain, affolé, n’osa pas intervenir, et le pauvre Père agonisa là pendant encore une vingtaine d’heures., pendant lesquelles il continuait à invoquer Jésus et Marie. Il expira au matin du 8 septembre.

Même la population protestante «protesta» contre une telle barbarie.

Les trois Martyrs furent béatifiés en 1905, et canonisés en 1995.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

István Pongrácz (Štefan Pongrác)

1582-1619

Melichar Grodecký (Melchior Grodziecki)

1584-1619

Marko Križevčanin

1589-1619

 

 

Nota : l’orthographe de ces trois noms varie selon qu’elle est transcrite en hongrois, en tchèque, en croate ou en slovaque.

1. István (Etienne) Pongrácz était né vers 1582 au Château d’Alvincz (Transylvanie, actuelle Vințu de Jos en Roumanie), dans une famille noble hongroise ; il fit ses études à Kolozsvár (Transylvanie ; aujourd’hui Cluj, Roumanie) puis entra chez les Jésuites - malgré la consternation des parents -, d’abord à Prague, ensuite à Ljubljana (Slovénie) pour ses études de philosophie ; professeur au collège de Klagenfurt (Autriche) de 1609 à 1611, il fit ensuite la théologie à Graz (Autriche) et fut ordonné prêtre en 1615. 

Nommé directeur du collège et prédicateur à Hormonna (actuelle Humenné, Slovaquie), il dirigeait la petite communauté catholique de cette ville, très menacée par les constants conflits interethniques et interconfessionnels.

2. Melichar Grodecký (Melkior Grodziecki) était né en 1584 à Cieszyn (Moravie, actuelle Český Těšín en République tchèque). C’était un camarade d’études d’István au noviciat des Jésuites. Après ses études, il enseigna quelques années et, en 1614, fut envoyé comme prédicateur à Prague ; en 1618, il fut envoyé à Košice comme aumônier militaire.

3. Marko Stjepan Krizin (Marc Etienne) était né à Križevci (Croatie) en 1589 ; il fit ses études au collège de Vienne chez les Pères jésuites, puis à l’université de Gratz, où il reçut le doctorat en philosophie.

De 1611 à 1615, il fréquenta le Collège Germano-hongrois de Rome, où il se présentait comme Croate.

Ayant reçu le sacerdoce, il revint dans le diocèse de Zagreb, puis fut appelé à diriger le séminaire de Trnaca et fut nommé chanoine de la cathédrale d’Esztergom.

Au début de 1619, il fut appelé à administrer l’ancienne abbaye de Széplak, proche de Košice.

 

Que se passa-t-il en 1619 ? Un des lieutenants du prince philo-protestant entra dans Košice en promettant la vie sauve à l’ensemble de la population, mais dès le 5 septembre, il envoyait des soldats garder à vue nos trois prêtres, les deux Jésuites et le chanoine, alors présents dans la ville.

Le père Pongrácz fit demander le motif de cette garde à vue, tandis qu’à la mairie on discutait sur le sort des catholiques ; certains proposaient leur massacre général, la majorité cependant obtint la grâce de la population catholique, mais pas pour les trois prêtres, dont il n’était pas question dans la discussion précédente.

Pendant ce temps, les soldats s’en prenaient déjà à leurs prisonniers : ils leur demandèrent tout ce qu’ils possédaient, pillèrent tout ce qui avait de la valeur dans la maison et dans l’église.

Un envoyé du lieutenant vint proposer de la part de celui-ci la liberté au chanoine, s’il reniait le catholicisme. Il lui promettait en même temps la prévôté de Széplak et d’autres dignités. Le fidèle chanoine refusa bien évidemment.

La garde à vue continua ; les prisonniers n’avaient rien à manger ni à boire ; on leur proposa seulement, exprès, un morceau de viande le vendredi, qu’ils laissèrent.

Dans la nuit du 6 au 7 septembre, une bande de soldats vint tambouriner à la porte des deux jésuites ; ayant ouvert, le père Pongrácz reçut un formidable coup qui l’envoya contre le foyer ; les deux Jésuites reçurent de violents coups de poing et de pied, furent jetés à terre, attachés et violemment dévêtus. On devine quelles douleurs atroces ils subirent alors, au milieu des moqueries infâmes des soldats. Les deux pères invoquaient Jésus et Marie.

Puis les soldats passèrent dans la pièce où se trouvait le chanoine. Même sort, même supplice.

On fouilla pour trouver des «preuves» de leur conspiration contre les protestants. Il n’y avait rien. 

Voulant alors empêcher le père Pongrácz d’invoquer Jésus et Marie, les soldats lui coupèrent le nez et les oreilles et les lui enfoncèrent dans la bouche et lui broyèrent les doigts dans la gâchette d’un fusil, puis ils lui serrèrent si fortement une corde autour du cou, que les yeux sortaient des orbites. Le père murmurait encore : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23:34).

Après ces tortures, ils attachèrent les trois prêtres par les poignets et les accrochèrent nus aux poutres du plafond, avec de grosses pierres aux pieds. Ils allumèrent en dessous des flambeaux, qui faisaient couler la graisse avec le sang, laissant apparaître les côtes et les entrailles. Les prêtres continuaient à invoquer Jésus et Marie.

Au matin du 7 septembre 1519, les bourreaux détachèrent les victimes et les frappèrent encore. 

Le chanoine Križin et le père Grodecký furent décapités ; leurs corps et leurs têtes furent jetés dans la fosse d’aisance. L’autre Jésuite, le père Pongrácz, fut assommé de deux coups violents sur la tête, et réuni à ses Compagnons.

C’est apparemment le sacristain qui put observer toute la scène depuis sa cachette. Partis les soldats, il se rapprocha et entendit des gémissements : le père Pongrácz avait repris connaissance et demandait du secours. Le sacristain, affolé, n’osa pas intervenir, et le pauvre Père agonisa là pendant encore une vingtaine d’heures., pendant lesquelles il continuait à invoquer Jésus et Marie. Il expira au matin du 8 septembre.

Même la population protestante «protesta» contre une telle barbarie.

Les trois Martyrs furent béatifiés en 1905, et canonisés en 1995.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:00

Eusebio Angulo Ayala

1894-1936

 

Il naquit le 14 décembre 1894 à Quintanilla (Irun, Guipuzcoa, Pays Basque, Espagne).

Après son frère aîné, il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) à Bujado en 1910 et professa avec le nom de Luis Victori.

Les supérieurs pensèrent un moment le renvoyer chez lui à cause de son caractère trop rude ; mais le Supérieur les fit patienter, leur disant qu’ils avaient là un diamant, mais encore à l’état brut. Le jeune Frère donna raison à ce sage Supérieur, et sut se dominer au point de devenir d’une douceur exemplaire.

Durant sa première année d’apprentissage, auprès des petits enfants, il se montra excellent pédagogue, assidu à préparer ses cours et à continuer à se former intellectuellement.

Il exerça ses fonctions à Xixon (1912-1913), La Felguera (1913-1921) ; il fut alors atteint de fortes douleurs à l’estomac et fut transféré à Madrid (1921-1929) ; remis (au moins en apparence), il fut nommé directeur à Séville (1929-1933), où il créa l’Association des Pères de Famille et où l’archevêque rétablit les classes supprimées lors des bouleversements de 1931.

De nouveau repris par les douleurs, il fut envoyé à la station balnéaire de Fuente Amarga, où il ne put supporter le traitement ; il revint à Séville, disposé à souffrir patiemment comme le voudrait la Providence.

A cause de la loi de sécularisation, les Frères durent porter des vêtements civils. C’est alors que le Frère fut nommé directeur de l’école de Mudela (1933-1936).

Il se décida en 1935 à subir une intervention chirurgicale, pour laquelle il se déplaça à Madrid en juillet 1936. Il ne savait pas que ses douleurs allaient vraiment finir, encore moins de quelle façon glorieuse.

Il se trouvait en-dehors de la maison, lorsque les miliciens y firent irruption et firent prisonniers tous les Frères présents. Mais il ne savait rien et trouva la porte close, aussi dut-il trouver refuge chez des amis, en compagnie du Frère Julián Alberto (Alberto José).

Pensant retrouver les Frères absents, il allait matin et soir à la gare de Atocha, espérant les voir revenir ; mais ses allées-et-venues furent remarquées et on le suivit.

Il fut arrêté dans le quartier madrilène La China. On a dit qu’il fut fusillé le 30 août, comme le Frère Julián Alberto ; mais on a retrouvé une information selon laquelle il fut fusillé le 7 septembre 1936.

Il fut béatifié en 2013.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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