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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 13:16

Manuel Galcerá Videllet

1877-1936

 

Manuel Galcerá Videllet naquit le 6 juillet 1877 à Caseras (Tortosa, Espagne NE).

Il étudia au séminaire de Saragosse et fut ordonné prêtre en 1901.

Outre son doctorat en théologie, il se passionna pour les langues (français, allemand, anglais).

Il entra dans l’association des Prêtres Ouvriers du Sacré-Cœur de Jésus, destinés à la formation spirituelle dans les séminaires. C’est ainsi qu’il fut administrateur dans les séminaires de Saragosse, Cuernavaca au Mexique, Badajoz, Barcelone et Valladolid. Il fut aussi à Rome, vice-recteur du Collège espagnol. Depuis 1934, il était directeur spirituel à Baeza, très apprécié des séminaristes.

Dès le 20 juillet 1936, il fut arrêté avec don Aquilino Pastor Cambero.

Il fut assassiné à Ibros (Jaén) le 3 septembre 1936.

Manuel Galcerá Videllet sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 3 septembre.

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 10:43

Aquilino Pastor Cambero

1911-1936

 

Aquilino Pastor Cambero naquit le 4 janvier 1911 à Zarza de Granadilla (Cáceres, Espagne).

Il étudia au séminaire de Coria puis à Tolède et fut ordonné prêtre en 1935.

Outre son doctorat en théologie, il se passionna pour les langues (français, allemand, anglais).

Membre de l’association sacerdotale des Ouvriers du Sacré-Cœur, il fut nommé préfet des étudiants à Baeza, professeur et bibliothécaire. On le disait apôtre de la jeunesse et amoureux de l’Eucharistie.

Dès le 20 juillet 1936, il fut arrêté avec don Manuel Galcerá Videllet et jeté en prison dans les caves de la mairie.

Le 28 août 1936, il fut emmené à Cerrillo del Aire (Úbeda, Jaén) et assassiné.

Don Aquilino avait vingt-cinq ans, et à peine plus d’une année de sacerdoce.

Aquilino Pastor Cambero sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 28 août.

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 09:30

Millán Garde Serrano

1876-1938

 

Millán Garde Serrano naquit le 21 décembre 1876 à Vara de Rey (Cuenca, Espagne CE).

Après le séminaire de Cuenca, il obtint le doctorat en droit canonique à Tolède et fut ordonné prêtre en 1901.

Il entra dans l’association des Prêtres Ouvriers du Sacré-Cœur de Jésus, destinés à la formation spirituelle dans les séminaires. C’est ainsi qu’il fut préfet dans les séminaires de Tolède et Badajoz, puis au Mexique (Cuernavaca et Querétaro), administrateur à Astorga et directeur spirituel à Valladolid, Salamanque et León.

Quand la guerre civile éclata en juillet 1936, Millán se trouvait en vacances près de Cuenca : pendant plus d’un an, il célébra en cachette et put porter l’Eucharistie à d’autres personnes.

Le 9 avril 1938, dénoncé et arrêté, il fut mis en prison à Cuenca, puis dans le couvent des Carmélites transformé en prison. Il fut battu et durement torturé.

Un co-détenu put laisser ce témoignage : Don Millán ne se plaint pas et ne se fâche pas contre ses bourreaux, c’est pourquoi ils l’appellent ‘le prêtre fou’.

Les mauvais traitements eurent raison de sa santé et il mourut le 7 juillet 1938.

Considéré comme martyr, Millán Garde Serrano sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 7 juillet.

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 09:12

Santiago Aparicio López

1913-1936

 

Santiago Aparicio López naquit le 24 septembre 1913 à Revilla de Collazos (Palencia, Espagne).

Au couvent dominicain d’Almagro, il avait fait la profession et se préparait au sacerdoce.

Voir la notice Dominicains martyrs à Almagro 1936.

Il eut la grâce du martyre à Manzanares (Ciudad Real), le 8 août 1936.

Santiago Aparicio López devrait être béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 8 août.

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 20:31

José Gregorio Hernández Cisneros

1864-1919

 

José Gregorio naquit le 26 octobre 1864 à Isnotú (Trujillo, Venezuela), aîné des six enfants de Benigno Maria et de Josefa Antonia. Le papa, pharmacien, était d’origine colombienne, la maman d’origine espagnole.

José Gregorio reçut le baptême le 30 janvier suivant sa naissance, et la confirmation en 1867, selon la coutume de l’époque.

Dès l’âge de treize ans, José Gregorio exprima son désir de devenir avocat, mais les parents le convainquirent d’être plutôt médecin ; aussi, dès 1878, le garçon entreprit le long voyage qui le mena à Caracas, où il fréquenta le Colegio Villegas.

En 1882, il obtint le baccalauréat en philosophie et entra à l’Université Centrale, où ses professeurs le remarquèrent pour son exceptionnel amour de la science et pour l’intégrité de sa vie personnelle.

En 1888, il obtint le doctorat en Médecine, diplôme confirmé par le gouvernement, qui l’envoya se perfectionner à Paris dans plusieurs autres spécialités : bactériologie, pathologie, microbiologie, histologie, physiologie. Après un autre séjour à Berlin, il revint au Vénézuéla, et fut chef de clinique à l’Hôpital José María Vargas en même temps que professeur à l’université. C’est lui qui introduisit dans son pays le microscope optique.

José Gregorio enseigna, pratiqua la médecine, gratuitement pour les pauvres auxquels il payait de sa poche les médicaments. Il publia plusieurs monographies scientifiques. Le gouvernement lui accorda les fonds nécessaires à la fondation d’un laboratoire de physiologie expérimentale ainsi que d’une nouvelle bibliothèque universitaire.

Mais aussi il songea à se donner radicalement à Dieu, d’abord en entrant dans le Tiers-Ordre franciscain, puis en devenant prêtre : il vint dans cette intention à la chartreuse de Farneta (Lucques, Italie) en 1908, mais ses mauvaises conditions de santé l’obligèrent à repartir au Vénézuéla ; ce fut le même scénario quand il tenta l’admission au séminaire Sainte-Rose-de-Lima, puis au Collège Pontifical d’Amérique Latine de Rome.

En 1912, le gouvernement vénézuélien ferma l’université ; José Gregorio ouvrit alors une Ecole de Médecine.

En 1917, nouveau voyage d’étude, à New York, puis Madrid.

En 1918, de retour dans son pays, il reprit l’enseignement.

L’influence scientifique du docteur José Gregorio Hernández Cisneros dans son pays fut immense. Partout on reconnaissait ses compétences médicales et scientifiques.

Musicien à ses heures, José Gregorio pratiquait plusieurs langues : français, allemand, anglais, italien, portugais, outre qu’il approfondissait régulièrement la théologie, rédigée alors en latin.

Le 29 juin 1919, il fut renversé par une voiture à Caracas.

La renommée du docteur José Gregorio s’étendit largement, dans toute l’Amérique latine et l’Espagne. De partout on entendait parler de miracles. L’un de ceux-ci fut retenu et reconnu pour la béatification : ce fut la guérison inexplicable et totale d’une jeune fille frappée d’une balle dans la tête.

José Gregorio Hernández Cisneros sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 29 juin.

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 09:22

Pauline Jaricot

1799-1862

 

Cette demoiselle naquit le 22 juillet 1799 à Lyon, dans une fratrie qui comportera six frères et sœurs. Les parents, Antoine Jaricot et Jeanne Latier, sont plieurs et vendeurs de soie, une profession florissante alors ; c’est un couple uni, qui mène bien ses affaires. Paulette reçoit le baptême à domicile, d’un prêtre réfractaire : on était au lendemain de la Révolution et les chrétiens n’aimaient pas fréquenter les “prêtres” jureurs, imposés par le régime républicain.

Pauline grandit ainsi dans l’aisance. On ne pourra pas dire d’elle, comme dans certaines vies de Saints, qu’elle montra les signes de la plus grande sainteté dès l’enfance. Au contraire, vive, coquette, coléreuse, orgueilleuse, elle fréquente les réceptions bourgeoises, où elle plaît. Elle n’est pas mécréante pour autant : elle est fidèle, elle prie Marie et sait parler à Jésus Christ présent dans l’Eucharistie.

L’épreuve de la mort de sa mère va la faire réfléchir : elle trouve sa vie monotone, ennuyeuse. Tout change brusquement un dimanche de carême 1816 : elle n’a encore que seize ans, et un sermon entendu à l’église sur les vanités de ce monde, la décide à se tourner vers les pauvres et à se donner à l’apostolat. Elle fait refaire un récent portrait trop avantageux pour elle, et s’habille comme les pauvres, au point que sa femme de ménage ne veut plus sortir avec elle.

Noël 1816 : elle fait le vœu de virginité. Puis s’engage à être servante du Christ.

Elle trouve des compagnes de son âge dans son quartier, qui partagent son idéal de “Réparatrices du Cœur de Jésus méconnu et méprisé”, et distribue tout ce qu’elle peut pour aider les pauvres : restes de cuisine, argent, linge… Son père se fâche et lui défend de donner le linge sans sa permission.

A cette époque l’élan missionnaire connaît un profond renouveau, qui enthousiasme Pauline. La Propagation de la Foi est une structure de l’Eglise visant à aider les missionnaires dans leur difficile apostolat en pays lointains. Elle a alors une idée géniale : associer les petits à cette grande œuvre de l’Eglise. Comment ? En constituant des groupes de dix personnes qui prient chaque jour à la même intention, font une petite offrande hebdomadaire et s’engagent à former un nouveau groupe de dix personnes. Elle quête humblement auprès des ouvrières généreuses le “sou hebdomadaire”, quelque chose comme cinquante centimes d’euro. Son initiative a un gros succès, et son frère, qui est prêtre aux Mission Etrangères de Paris (MEP), l’encourage ; c’est le clergé local qui s’alarme, craignant une perte de profits pour les œuvres locales diocésaines.

Mais l’idée fait son chemin. L’œuvre de Pauline se structure en associations de 10, 100, 1000 personnes. En 1822, dix messieurs reprennent l’association pour porter la foi jusqu’au fond de l’Amérique et de l’Asie. Ce sera le premier maillon des Œuvres Pontificales Missionnaires, très actives encore aujourd’hui.

Pauline, pour sa part, reste dans l’ombre, humblement. Son confesseur lui ordonne même de se retirer de la vie active, de rester chez elle, où elle va s’occuper de son père et des tâches familiales. Son désir est d’aider les pauvres à acquérir une vie de prière, une vie chrétienne, comme antidote à l’athéisme du milieu bourgeois.

En 1826, Pauline a une autre inspiration : le Rosaire Vivant, en adoptant un moyen analogue à celui qui avait fait le succès de la Propagation de la Foi. Comme il est difficile de demander à chacun de prier chaque jour le rosaire dans son intégralité, elle confie à autant de personnes qu’il en faut la récitation quotidienne d’une dizaine de chapelet. A cette époque le rosaire comprend quinze mystères, donc quinze dizaines de chapelet. Les quinze membres d’un groupe de Rosaire Vivant prient chaque jour pour une même intention. Notons ici qu’aujourd’hui, un rosaire comporte vingt mystères, depuis l’institution par s.Jean-Paul II, des Mystères Lumineux.

Pauline anime les groupes par de petites circulaires, élargissant la prière aux intentions de l’Eglise universelle. Elle demande à chaque membre de s’adjoindre cinq autres membres. Cela devient une véritable armée en prière, favorisant la vie chrétienne et les belles vertus dans la société. Le Rosaire Vivant se développe en France, mais aussi à l’étranger, gagne l’Amérique, l’Afrique… Un certain Karol Wojtyla, polonais, connaîtra cette dévotion dans les années 1930 et découvrira seulement plus tard, une fois devenu Jean-Paul II, son initiatrice.

En 1832, Pauline achète sur la colline de Lorette à Lyon une grande maison pour abriter son association et pour “offrir à Notre-Dame de Fourvière un piédestal de verdure et de prière.” De cette maison seront expédiées dès la première année 240.000 livres, 80.000 images, 40.000 médailles et 19.000 chapelets ! La même année elle reçoit du pape Grégoire XVI l’approbation pour son œuvre. La quasi-totalité des évêques de France la soutiennent dans leur diocèse. En 1834, en deux années seulement, l’association comptera déjà plus d’un million d’adhérents, qui seront plus de deux millions à la mort de Pauline.

Une autre initiative, mal engagée, vaudra à Pauline l’échec, la ruine et même le discrédit. Elle aurait voulu remettre en marche les forges du Vaucluse, pour faire travailler les ouvriers pauvres dans une atmosphère chrétienne. Mais celui qui semblait l’appuyer est un escroc qui la trompe et l’entraîne à la faillite totale.

Pauline termine ses jours dans une pauvreté extrême et meurt, abandonnée de tous, le 9 janvier 1862.

Des années plus tard, elle sera réhabilitée, et son procès de béatification, ouvert par le Bienheureux pape Jean XXIII, est arrivé à sa conclusion, à la suite d’un miracle prodigieux.

L’année 2012 était le cent-cinquantième anniversaire de la mort de Pauline. Cette année-là, à Lyon, une petite fille de trois ans perdit connaissance à cause d’un étouffement ; à la suite d’un arrêt cardio-vasculaire de vingt minutes, les médecins suspendirent les traitements et restaient extrêmement pessimistes ; mais la famille demanda la poursuite de l’alimentation artificielle et commença une neuvaine de prières à Pauline Jaricot : la petite fille se réveilla et, successivement, disparurent totalement les symptômes d’un état végétatif qui semblait certain. La guérison fut totale.

Le miracle fut reconnu ; la béatification devrait arriver en 2021. Pauline sera alors inscrite au Martyrologe le 9 janvier.

Depuis 2005, la maison de Lyon est ouverte au public ; un lieu de calme et de recueillement, moins bruyant que la basilique de Fourvières. Les Lyonnais la connaissent peut-être moins que nos frères des missions lointaines, mais on vient par milliers visiter chaque année l’exposition qui y est installée.

Emblème du renouveau religieux du XIXe siècle, Pauline a découvert, un siècle avant le concile de Vatican II, ce qu’est le sacerdoce des fidèles, cette grâce du baptême qui nous unit tous dans l’unique Corps de Jésus-Christ et nous pousse à exercer ce sacerdoce par la prière personnelle et l’exemple de la charité vécue.

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 19:37

Benigna Cardoso da Silva

1928-1941

 

Benigna naquit le 15 octobre 1928 à Oiti (Santana do Cariri, Ceará, Brésil), benjamine des quatre enfants de José et Thereza Maria. Les aînés s’appelaient Carmélia, Alderi et Cirineu.

José mourut avant même la naissance de Benigna, et Teresa peu après, de sorte que les quatre enfants furent adoptés par deux sœurs, Rosa et Honorina Sisnando Leite.

L’enfance de Benigna se passa sans autres événements importants. On se rappelle qu’elle se prépara avec grande joie à la Première communion et qu’elle allait volontiers à la Messe, que sa foi était réelle et profonde ; les premiers vendredis, elle faisait pénitence par amour du Cœur Sacré de Jésus. On notait son obéissance, sa disponibilité pour tous les travaux domestiques, son très bon comportement à l’école.

C’est en 1941 qu’elle montra son union parfaite au Christ. Cette année-là, un garçon mal intentionné  et qui avait à peu près le même âge qu’elle, lui fit des avances répétées, qu’elle refusa systématiquement, encouragée en cela par les bons conseils de son curé.

A notre époque, la meilleure réaction aurait été de signaler tout de suite aux autorités le comportement du garçon, bien sûr.

Le drame eut lieu le 24 octobre : Benigna venait d’avoir treize ans ; l’après-midi, elle devait aller puiser de l’eau en un endroit que le jeune garçon connaissait bien lui aussi. Il se cacha derrière les buissons et en sortit dès qu’elle fut à sa portée ; Benigna encore une fois refusa, et le garçon devint vraiment furieux ; il sortit la machette qu’il avait prise, et frappa quatre fois la petite fille : un premier coup sectionna trois doigts à la main droite, un deuxième la blessa à la face, un troisième à l’estomac, le dernier, au cou, acheva la petite martyre. Il était seize heures.

Bien sûr, le malheureux assassin - il s’appelait Raimundo Alves Riberio, couramment Raul - s’enfuit. Ce fut Cirineu, le petit frère de Benigna, venu à la recherche de sa sœur, qui la trouva là, dans une mare de sang.

Après enquête, la police arrêta Raul qui purgea sa peine en prison. En 1991, il retourna sur le lieu de son crime, exprimant ses regrets. Avec des larmes, il s’est converti, a fait pénitence et demandé à Benigna de l’aider à sauver son âme.

Benigna devrait être béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 24 octobre.

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 08:39

Domingo del Barrio Batz

1951-1980

 

Domingo del Barrio Batz naquit le 26 janvier 1951 à Ilom (Guatemala).

Chrétien, père de trois enfants, il était engagé dans l’Action Catholique ; c’était le sacristain de la paroisse de Chajul.

Très attaché au père José María Gran Cirera, il l’accompagnait volontiers dans ses déplacements, bravant le danger de tomber dans quelque embuscade.

Le 4 juin 1980, au retour d’une visite pastorale, le père José María et lui s’arrêtèrent à Xe Ixoq Vitz sur le bord de la route pour prier, mais on les attendait : ils furent criblés de balles.

Domingo del Barrio Batz devrait être béatifié en 2021, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe, avec le père José María Gran Cirera, le 4 juin.

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 08:38

José María Gran Cirera

1945-1980

 

José María Gran Cirera naquit le 27 avril 1945 à Barcelone (Catalogne, Espagne NE) dans une humble famille dont le père était employé dans une compagnie de comptables. Sa sœur s’appelait María Concha.

En 1965, il entra au noviciat des Missionnaires du Sacré-Cœur à Canet de Mar où, en 1966, il fit profession.

En 1972, il fut ordonné prêtre à Valladolid.

Son premier poste fut à Valence et, en 1975 et sur sa demande, il fut envoyé au Guatemala.

Il fut en charge à Santa Cruz de Quiché (1975-1978), puis quelques mois à Zacualpa.

En 1978, il fut nommé vicaire de San Gaspar de Chajul, un secteur peuplé de gens pauvres, décimés par la répression militaire. Son curé se déchargeait sur lui des tâches trop dures pour lui, profitant de l’enthousiasme de José María.

Fidèle à ses engagements, le père José María n’abandonna pas son troupeau. Etant proche des pauvres, il était accusé de militer dans la guérilla contre les forces militaires.

De retour d’une visite dans un village de son secteur, il fut assassiné avec son sacristain, Domingo del Barrio Batz, le 4 juin 1980. Les assassins  remplirent ensuite les sacs à dos des deux victimes avec des tracts de propagande pro-guérilla, pour faire croire à la presse internationale que le prêtre et son sacristain travaillaient dans la subversion anti-gouvernementale.

Quand les villageois vinrent ramasser les restes des Martyrs, ils trouvèrent un bras et une main du prêtre à quelques mètres de son corps. Les assassins avaient aussi profané l’ornement utilisé par le prêtre pour célébrer la Messe, en le maculant d’inscriptions anti-gouvernementales.

José María Gran Cirera devrait être béatifié en 2021, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe le 4 juin.

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 00:00

3e dimanche de l’Avent - B

 

Depuis des siècles, le peuple d’Israël attendait Celui qui doit venir. Isaïe lui fait dire ces paroles prophétiques : L’Esprit du Seigneur Dieu est sur moi… Le passage révèle toute la mission du Dieu incarné, qui tressaille de joie à la pensée qu’il va apporter la justice aux hommes. 

Certes, cette mission divine comportera les douleurs de la Passion, qui ne sont pas évoquées ici, mais qui seront le prix de cette nouvelle justice, de la nouvelle Vie que Jésus nous donnera.

C’est précisément ce passage d’Isaïe que Jésus commentera plus tard au début de sa prédication à Nazareth (cf. Lc 4:16-19), se l’appliquant à lui-même (ibid. v.21).

 

*       *       *

La joie que Marie montra après l’annonciation et la visitation, s’exprima en des termes que Jésus peut très bien faire siens, et c’est ce Magnificat que nous avons dans le Chant de méditation. 

La mission de Marie apparaît ainsi en parfaite union avec celle du Christ ; la volonté la plus intime de Marie est d’aider les hommes à s’approcher du Christ, en leur disant comme à Cana : Tout ce qu’il vous dira, faites-le (Jn 2:5).

 

*       *       *

La première lettre aux Thessaloniciens de saint Paul nous invite à ne pas repousser les prophètes, comme ont fait les Pharisiens, et à en recevoir humblement le message. 

Isaïe et tous les prophètes jusqu’à Jean-Baptiste n’ont fait que nous inviter à préparer la venue du Sauveur. Saint Paul le répète encore aux Chrétiens que nous sommes. 

Il est bon et salutaire d’entendre à nouveau cette invitation pressante, car la vie quotidienne routinière nous fait souvent oublier des choses importantes.

Garder le bien… S’éloigner de tout ce qui porte la trace du mal :  programme exigeant, si l’on veut l’appliquer intégralement. C’est le prix à payer pour trouver la paix en Dieu.

Ceux-là seulement trouvent la vraie paix, la paix intérieure, qui sont en harmonie de cœur avec l'appel de Dieu. La vraie paix n'est pas l'absence de guerre, une banale tolérance, mais une union intime avec Dieu, qui nous fait considérer toute créature, humaine, animale, végétale, comme un don de Dieu qu'il faut respecter et traiter avec considération.

Voilà comment l'on peut être toujours dans la joie, malgré les difficultés quotidiennes. Celui qui est en paix avec Dieu reçoit toute épreuve avec sourire et courage, sans révolte ; la prière l'aide à rester dans la paix, dans la joie, dans l'action de grâce. C'est le vrai chemin de la perfection, de la sainteté.

 

*       *       *

Le 3e dimanche de l'Avent nous met habituellement en présence de saint Jean-Baptiste. Mais comme l'évangéliste Marc est très laconique à son sujet (et que nous avons déjà lu dimanche dernier l'unique passage de Marc concernant Jean-Baptiste), nous lisons aujourd'hui un passage de l'évangéliste Jean.

Le Baptiste est donc à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain : il s’agit donc d’une autre localité portant aussi le nom de Béthanie, différente de celle où Jésus ressuscitera Lazare (cf. Jn 11. Sa parole est franche, convaincante, il appelle à la conversion du cœur et beaucoup viennent le voir, l'écouter, se faire baptiser. 

De leur côté, les autorités religieuses, les Pharisiens, les prêtres et les lévites du Temple, ne sont pas ignares des textes bibliques ; depuis longtemps ils ont lu Isaïe : Aplanissez le chemin du Seigneurî et quand Jean-Baptiste le leur répète, ils comprennent très bien de qui et de quoi il s'agit. Mais ils sont jaloux de ce que les foules aillent à Jean et pas à eux ; orgueilleux, indociles, ils viennent discuter.

La discussion : excellent moyen de tourner autour de la Vérité sans y entrer vraiment, en se contentant d’accumuler d’interminables palabres.

Le ton des questions dénote l’esprit provocateur. La vraie question qu'ils devraient poser à Jean, comme le font les gens simples qui vont le voir (cf. Luc 3:10-14), devait-être : Que nous faut-il faire ? Mais leur problème n'est pas d'accueillir le message de Dieu ; et ils soumettent Jean à un véritable interrogatoire : Qui es-tu ? La question revient trois fois.

Jean ne rentre pas dans leur dialectique. Même s'il sait qu'il est cet Elie qui doit se manifester (et Jésus le confirmera plus tard, cf. Mt 17:12), il s'efface, pour bien faire comprendre qu'il n'est qu' une Voix, et qu'ils doivent écouter Celui qui vient leur parler. Cette voix passera, lorsque le Verbe sera là personnellement.

C’est certainement de Dieu que Jean-Baptiste a reçu cette mission de baptiser, en préparation de la venue du Christ, mais là encore Jean ne parle pas de l'excellence de sa mission, se contentant d'orienter ses auditeurs vers l’unique Sauveur : Moi, je ne fais que baptiser, mais c'est Lui qu'il faut écouter ; je ne suis pas même digne de lui retirer ses chaussures. C'est déjà humble d'être prosterné devant quelqu’un, encore plus de lui retirer les chaussures.

L'humilité de Jean est saisissante ; elle annonce celle de Jésus qui assumera notre condition humaine dans sa faiblesse, qui lavera les pieds de ses disciples, avant de porter sa croix jusqu'au calvaire.

 

*       *       *

 

Comme d'habitude, un retour sur les prières du jour éclairera en synthèse tous ces éléments. La prière du jour rappelle que nous devons fêter Noël avec un cœur vraiment nouveau ; et la prière finale, de ne pas céder à nos penchants mauvais. 

Ce peut être le moment d’examiner notre intimité, et de préparer le Sacrement de la Réconciliation, auquel nous a de nouveau invités le Pape tout récemment.

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