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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Joan Tomas Gibert

1902-1936

 

Joan naquit le 18 novembre 1902 à Valls (Alt Camp, Catalogne, Espagne), de Joan et Lluisa, qui le firent baptiser cinq jours plus tard.

Il fréquenta les séminaires, petit et grand, de Tarragona, et fut ordonné prêtre en 1925.

Il fut nommé aux paroisses de Torroja (Priorat), Vimbodí (Conca de Barberà), Vilosell (Garrigues).

Son champ d’apostolat préféré étaient les enfants et les pauvres. Il célébrait la Messe avec un recueillement tout particulier.

Lors de la révolution de juillet 1936, il se refusa à quitter sa paroisse, d’autant plus qu’il avait à célébrer un baptême. Pendant ce sacrement, les miliciens étaient déjà en train de discuter sur la place sur la façon dont ils allaient s’y prendre pour incendier l’église.

Sitôt le baptême célébré, le prêtre quitta sa paroisse, vêtu de sa soutane. Mais après une certaine distance, il se rendit compte qu’il avait laissé le Saint Sacrement dans l’église, et pensa qu’on allait le profaner. Il décida de revenir sur ses pas, même au prix de sa vie. Après avoir réussi, avec beaucoup d’efforts, à extraire le Saint-Sacrement, il repartit en Le cachant.

Peu après, il fut découvert par des révolutionnaires, qui lui demandèrent seulement de retirer sa soutane. Don Joan se cacha et atteignit Nicasi, deux jours après Llena, de là il rejoignit enfin Riudoms, après avoir couché sous un escalier ou par-terre. De Riudoms, il passa à Reus et à Valls, où il se réfugia chez un de ses frères, du 27 juillet au 19 août.

Dans l’intervalle, les hommes du Comité révolutionnaire firent passer une ordonnance selon laquelle tous les prêtres et religieux cachés devaient venir recevoir des instructions pour pouvoir se mettre en sûreté. Don Joan s’y rendit, avec d’autres prêtres, qu’on rassembla chez les Sœurs des pauvres.

Le 21 août, le Comité, ne pouvant éviter le massacre de tous ces prêtres réunis, leur dit de partir et d’aller se cacher où ils se croyaient en sécurité. Don Joan se dirigea chez des parents et s’informa sur le moyen de rejoindre Barcelone, pensant de là gagner la France. Plusieurs fois il avait déclaré sa ferme intention de ne jamais cacher sa condition de prêtre.

Le 30 août, il fut arrêté pour un contrôle à Salardú (Vall d’Aran) ; on lui demanda s’il était prêtre, et il répondit affirmativement, ajoutant qu’en vertu de son sacerdoce, il voulait faire du bien à l’humanité. On le maintint en détention, dans une auberge où il put manger. Pendant tout ce temps, on se moqua beaucoup de lui. On lui dit qu’il n’en avait plus que pour quelques heures de vie.

Pas un instant il ne se départit de son sourire, malgré un léger tremblement bien visible, dans ces ultimes moments qui le séparaient de la mort.

Il alla se recueillir quelques heures à l’église, d’où on le fit passer au cimetière qui se trouvait à côté. Il marchait tranquillement, sans opposer de résistance. Au moment de descendre l’escalier, on l’abattit par balles.

 

Don Joan mourut ainsi à Salardú le 30 août 1936. Il fut béatifié en 2013.

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

 

Yusuf Nehmé

1889-1938

 

Yusuf naît à Lehfed (Liban) le 8 mars 1889, dernier de sept enfants. Son père est Estephanos Bou Haykal Nehmé, et sa mère Christina Badawi Hanna Khaled. Il est baptisé le 15 mars suivant.

Il fréquente l’école de Notre-Dame de Grâce, dirigée par des moines maronites (1) à Sakii Rishmaya.

Un jour qu’il gardait les bêtes de son père dans les champs, il vit un blaireau entrer dans une grotte : remarquant des traces d’eau, il commença à creuser et bientôt surgit une réelle fontaine d’eau fraîche, qu’on appelle aujourd’hui la Fontaine du Blaireau.

Le père de Yusuf meurt en 1903. Deux ans après, l’adolescent de seize ans entre au noviciat des pères Maronites, au monastère des Saints Cyprien et Justine à Kfifan. Il fait ses premiers vœux en 1907, prenant alors le nom religieux de Estefan, ou Estephan, ou Estfan ou Estephanos (Étienne), selon la graphie adoptée pour transcrire ce nom dans l’alphabet latin, le nom que portait son père.

Bien formé chez son père, Yusuf Estefan travailla chez les Maronites aux champs et dans les jardins, accomplissant maints travaux de charpente et de construction.

Il transmettait partout la Bonne Nouvelle, par son intense vie de prière, sa générosité, son jugement empli de prudence, sa compassion devant les difficultés. Il répétait sans cesse : Dieu me voit.

Il souffrit beaucoup lors des événements de la Première Guerre Mondiale. (2) 

Yussuf Estefan mourut à quarante-neuf ans, le 30 août 1938, des suites d’une probable apoplexie, et fut enterré dans le monastère de Kfifan, où son corps est resté intact.

La guérison d’un ostéosarcome, sur intercession de Yusuf Estefan, ouvrit la voie à la béatification, qui eut lieu en 2010.

 

 

1 Communauté de moines orientaux strictement libanais, en pleine union avec l’Église de Rome.

2 A cette époque, la voisine Turquie s’allia avec l’Allemagne, ce qui poussa les puissances occidentales à intervenir militairement pour isoler la Turquie ainsi que l’Égypte qui voulait aussi s’allier avec elle. Ce fut l’époque du terrible génocide arménien. En 1918, le Liban est définitivement libéré des Turcs, auxquels il était soumis depuis quatre siècles.

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Fiacre

† 670

 

Il s’en faut que tout ce qui suit ait été prouvé sérieusement. Certaines données “pieuses” peuvent être simplement vraisemblables, sans être vraies.

 

Fils d'un roi d'Écosse (ou d’Irlande ?), en tout cas d’un riche propriétaire, Fiachra - devenu chez nous Fiacre) - vivait au VIIe siècle ; il fut élevé dans la science et la piété par des maîtres habiles, dans un monastère du comté de Kilkenny en Irlande. Il y acquit des connaissances importantes notamment en phytothérapie. 

 

Jeune encore, il sentit son âme enflammée par l'amour de la solitude et le désir de ne vivre que pour Dieu. Peut-être aussi que sa réputation grandissante de guérisseur le poussa à chercher la solitude. Il s'embarqua pour la France, à l'insu de son père, et se choisit, près de Meaux, un lieu retiré, dans une forêt, où l'évêque saint Faron lui concéda une portion de terre. 

 

Fiacre y bâtit un couvent, qu'il consacra à la Sainte Vierge, à laquelle il avait voué dès son enfance, une dévotion singulière. Là il mena une vie angélique, tant par son application à Dieu que par la pratique de la plus rude mortification et le soin de subjuguer les moindres saillies des passions mauvaises. Sa sainteté ne manqua pas d'attirer en foule vers lui les pauvres et les pèlerins. 

 

Fiacre mangeait peu et employait presque tout le produit du travail de ses mains à la subsistance de ses pieux visiteurs. On lui amenait des possédés et des malades, et il les délivrait ou les guérissait en grand nombre. Saint Fiacre est aussi devenu le guérisseur particulier des hémorroïdes, qu’on appelle aussi “mal-de-saint-fiacre”.

 

Cependant le petit terrain qu'il occupait étant devenu insuffisant pour subvenir à tant d'aumônes et à une si généreuse hospitalité, Fiacre fut obligé d'implorer de l'évêque une nouvelle concession de terre, et le prélat lui permit de prendre et d'utiliser tout ce qu'il pourrait entourer d'un fossé dans l'espace d'une journée. Chose merveilleuse, Dieu vint au secours du travailleur : la terre se fendait d'elle-même comme par enchantement, et un seul jour suffit au Saint pour entourer une étendue considérable. 

 

Ce fut l’origine de Breuil, plus tard Saint-Fiacre-en-Brie.

 

C'est sans doute à cause des travaux de jardinage dont il occupait les loisirs que lui laissaient la prière et le service de Dieu, que saint Fiacre est regardé comme le patron des jardiniers.

 

Tandis qu'il jouissait tranquillement des délices de la solitude, des envoyés écossais vinrent lui offrir la couronne royale, dont son frère s'était rendu indigne. Fiacre avait eu révélation de leur approche et obtint de Dieu, à force de larmes et de prière, de ne pas permettre qu'il sortît de sa chère solitude pour être exposé aux dangers des honneurs du monde. Il devint aussitôt semblable à un lépreux. Quand les ambassadeurs furent arrivés près de lui, ils ne purent voir sans horreur ce visage défiguré, et ils n'eurent plus aucun désir de le faire monter sur le trône de ses pères. 

 

Fiacre mourut dans son ermitage ; il opéra de grands miracles après sa mort.

 

Saint Fiacre fut très populaire. Il y avait à Paris un hôtel Saint-Fiacre, proche d’une statue du Saint. C’est de cette place que partaient des carrosses à cinq sols l’heure, qu’on appela depuis les fiacres.

 

La fête de ce Saint est au 30 août.

 

 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 23:00

Janina Szymkowiak

1910-1942

 

Janina vit le jour le 10 juillet 1910 à Możdżanów (Ostrów, à la frontière entre la Pologne et la Silésie), petite sœur des quatre garçons déjà nés dans le foyer de Augustyn et Maria, des parents aisés et très croyants.

Les garçons s’appelaient Marian, Eric (futur prêtre), Zbigniew et Mieczyslaw.

Le papa disait que sa fille était le directeur de son âme, car pour toute situation elle pouvait lui trouver un verset approprié de l’Imitation de Jésus-Christ.

La maman fut une femme forte et travailleurse ; elle apprit à lire et écrire à ses enfants dans sa propre langue (polonaise), et leur fit étudier la littérature, l’histoire, les chants patriotiques. 

Lors des tensions polono-allemandes, le père et son aîné n’hésitèrent pas à distribuer des tracts de propagande anti-allemande, ce qui leur valut de la prison et les contraignit ensuite à déménager.

Janina (ou Janka) fréquenta reçut la Première communion en 1922, la Confirmation l’année suivante. 

Elle fréquenta trois ans l’école primaire allemande, puis le lycée. Après le baccalauréat (1928), elle fréquenta l’université de Poznań, à la faculté de Langues et Littérature étrangère.

Ce fut une jeune fille pieuse, fidèle, fervente. Elle fit partie des Enfants de Marie, transmettant discrètement à ses camarades sa joie de vivre. Devenue adulte, elle prit du temps pour aider les faibles, les pauvres, trouvant sa force intérieure dans l’Eucharistie. Douée en musique et en peinture, elle jouait du piano, elle peignait et décorait ; les collègues d’enseignement venaient volontiers lui parler de leurs problèmes, car elle avait un bonne parole et un sourire pour chacun.

Une de ses lectures de choix était l’Histoire d’une Ame, de sainte Thérèse de Lisieux.

Au cours de l’été 1934, elle fit un stage à Montluçon chez les Sœurs Oblates du Sacré-Cœur, pour se perfectionner en français et en profita pour aller à Lourdes : c’est là qu’elle se décida à manifester la vocation religieuse qu’elle sentait en elle depuis déjà longtemps.

Sa famille ne lui facilita pas sa démarche et chercha même à l’en dissuader, dans l’intention de la garder pour tenir la maison ; mais l’intervention de son oncle calma les esprits : il l’orienta en 1936 chez les Filles de Notre-Dame des Douleurs ou Moniales Séraphiques, à Poznań.

C’est là qu’elle prit le nom de María Sancja.

Ce fut une Religieuse très humble, très obéissante, profondément unie à la volonté divine, toujours disponible pour les tâches les plus humbles. Elle fut portière, traductrice, professeur…

Après sa première profession en 1938, elle fut chargée des enfants d’un orphelinat à Poznań. Elle commença aussi un cours de pharmacie, interrompu à cause de la guerre.

Son frère Eric, le prêtre, mourut alors à Varsovie.

Durant l’occupation allemande pendant la Deuxième guerre mondiale, elle refusa de revenir chez les siens, pour demeurer parmi ses Consœurs au couvent.

Les Allemands imposèrent aux Religieuses d’abriter des prisonniers français et anglais. La Sœur Sancja conservait son sourire et transmettait la paix. Elle fut très précieuse comme interprète auprès des prisonniers français et anglais, qui la surnommèrent ange de bonté ou encore tout simplement sainte Sancja. Elle leur passait de la nourriture en cachette, elle procurait aux prêtres le nécessaire pour célébrer la Messe, tout cela à ses risques et périls.

L’excès de travail et les pénibles conditions de vie lui provoquèrent bientôt une pénible forme de tuberculose au larynx, lui causant des douleurs extrêmes qu’elle offrit à Dieu avec grande sérénité.

Avec joie, elle put émettre les vœux perpétuels le 6 juillet 1942, et s’envola vers l’Epoux céleste le 29 août 1942, à seulement trente-deux ans.

Elle fut béatifiée en 2002.

Le miracle examiné pour cette béatification, fut la guérison inexplicable d’un nouveau-né, une petite fille à qui les médecins n’accordaient aucune chance de survie.

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 23:00

  

Jeanne Jugan

1792-1879

 

Jeanne naquit au hameau des Petites-Croix (Cancale, Ille-et-Vilaine) le 25 octobre 1792, cinquième enfant d’un marin-pêcheur, Joseph Jugan et de Marie Horel.

Elle fut baptisée le jour-même de sa naissance. Pour être née aux Petite-Croix, Jeanne recevra beaucoup de grandes croix.

Elle avait quatre ans lorsque son père mourut en pleine mer, comme cela arrive à beaucoup de pêcheurs.

Elle reçut la Première communion en 1801 (ou 1803), juste après le concordat.

Elle entra ensuite au service de la vicomtesse de la Chouë à Saint-Coulomb, proche de Cancale, comme aide-cuisinière.

En 1810, elle avait dix-huit ans et fut demandée en mariage par un jeune marin, mais demanda le temps de réfléchir. Finalement, six ans plus tard, elle renonça définitivement au mariage, affirmant que Dieu la voulait pour lui, la gardait pour une œuvre qui n’est pas connue, pour une œuvre qui n’est pas encore fondée.

Cette œuvre débutera quelques années plus tard, comme voulue par Dieu.

Jeanne quitta Cancale pour Saint-Servan (Saint-Malo) en 1817 et travailla à la pharmacie de l’hôpital. En 1823, trop fatiguée, elle se mit au service de Mademoiselle Lecoq, avec laquelle elle prie et visite les pauvres de la paroisse. Elle entre au Tiers-Ordre du Sacré-Cœur.

Vers 1838, elle loue un petit appartement avec une autre amie, Françoise Aubert, dite Fanchon. C’est dans cet appartement qu’elle reçut une pauvre femme aveugle et infirme, à qui elle donna son lit : voilà le début de l’œuvre !

Les personnes recueillies se multiplièrent, que Jeanne appelait les membres souffrants de Jésus-Christ, mais aussi les bonnes volontés qui voulaient aider Jeanne Jugan. La communauté se forme.

En 1842, est établi un premier règlement, inspiré de l’Ordre hospitalier des Frères de saint Jean de Dieu, dont Jeanne devient la Supérieurek avec le nom de Marie de la Croix. Ses compagnes prennent le nom de Servantes des Pauvres.

Réélue en 1843, elle est déposée par l’abbé Le Pailleur (qui avait encouragé la fondation), qui sait pourquoi. Jeanne se soumet humblement, mais continue son travail de Fondatrice, ouvrant d’autres maisons. On commence de parler d’elle : l’Académie française lui décerne le prix Montyon, les journalistes écrivent des articles.

En 1844, les Religieuses adoptent le nom de Sœurs des Pauvres, pour prendre en 1849 celui de Petites Sœurs des Pauvres.

En 1847, elle n’est pas même invitée au chapitre général.

En 1852, sur l’autorité du sévère abbé Le Pailleur, Jeanne est définitivement rabaissée au rang de simple sœur, reléguée au noviciat de Saint-Pern, où elle-même dit aux jeunes novices que le «Fondateur» est cet abbé Le Pailleur. Les novices, évidemment, ne comprennent rien à cette situation, mais ont tout de même une grande admiration pour cette vieille Religieuse, si douce, si discrète, si souriante.

Une des réflexions de Jeanne était : Il faut toujours être de bonne humeur, nos vieillards n’aiment pas les figures tristes !

Jeanne s’éteint le 28 août 1879, dans ce noviciat La Tour Saint-Joseph (Saint-Pern), à presque quatre-vingt-sept ans, dont vingt-sept passées dans l’épreuve de l’humiliation.

A cette date, il y avait déjà plus de cent maisons, et pas seulement en Europe. La congrégation se développera mondialement, avec des maisons sur les cinq continents. Les Sœurs sont près de trois mille.

Peu à peu, la vérité éclatera au grand jour ; dès 1902, Jeanne Jugan sera reconnue Fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres. Elle sera béatifiée comme telle en 1982, et canonisée en 2009. Même au Martyrologe, il est précisé qu’elle fut inique eiecta, injustement mise dehors.

Le miracle retenu pour la canonisation fut la guérison totale et inexplicable d’un médecin américain, malade d’un cancer à l’œsophage, après une neuvaine à la bienheureuse Jeanne Jugan.

Jeanne Jugan est commémorée le 29 août au Martyrologe.

  

Jeanne Jugan

1792-1879

 

Jeanne naquit au hameau des Petites-Croix (Cancale, Ille-et-Vilaine) le 25 octobre 1792, cinquième enfant d’un marin-pêcheur, Joseph Jugan et de Marie Horel.

Elle fut baptisée le jour-même de sa naissance. Pour être née aux Petite-Croix, Jeanne recevra beaucoup de grandes croix.

Elle avait quatre ans lorsque son père mourut en pleine mer, comme cela arrive à beaucoup de pêcheurs.

Elle reçut la Première communion en 1801 (ou 1803), juste après le concordat.

Elle entra ensuite au service de la vicomtesse de la Chouë à Saint-Coulomb, proche de Cancale, comme aide-cuisinière.

En 1810, elle avait dix-huit ans et fut demandée en mariage par un jeune marin, mais demanda le temps de réfléchir. Finalement, six ans plus tard, elle renonça définitivement au mariage, affirmant que Dieu la voulait pour lui, la gardait pour une œuvre qui n’est pas connue, pour une œuvre qui n’est pas encore fondée.

Cette œuvre débutera quelques années plus tard, comme voulue par Dieu.

Jeanne quitta Cancale pour Saint-Servan (Saint-Malo) en 1817 et travailla à la pharmacie de l’hôpital. En 1823, trop fatiguée, elle se mit au service de Mademoiselle Lecoq, avec laquelle elle prie et visite les pauvres de la paroisse. Elle entre au Tiers-Ordre du Sacré-Cœur.

Vers 1838, elle loue un petit appartement avec une autre amie, Françoise Aubert, dite Fanchon. C’est dans cet appartement qu’elle reçut une pauvre femme aveugle et infirme, à qui elle donna son lit : voilà le début de l’œuvre !

Les personnes recueillies se multiplièrent, que Jeanne appelait les membres souffrants de Jésus-Christ, mais aussi les bonnes volontés qui voulaient aider Jeanne Jugan. La communauté se forme.

En 1842, est établi un premier règlement, inspiré de l’Ordre hospitalier des Frères de saint Jean de Dieu, dont Jeanne devient la Supérieurek avec le nom de Marie de la Croix. Ses compagnes prennent le nom de Servantes des Pauvres.

Réélue en 1843, elle est déposée par l’abbé Le Pailleur (qui avait encouragé la fondation), qui sait pourquoi. Jeanne se soumet humblement, mais continue son travail de Fondatrice, ouvrant d’autres maisons. On commence de parler d’elle : l’Académie française lui décerne le prix Montyon, les journalistes écrivent des articles.

En 1844, les Religieuses adoptent le nom de Sœurs des Pauvres, pour prendre en 1849 celui de Petites Sœurs des Pauvres.

En 1847, elle n’est pas même invitée au chapitre général.

En 1852, sur l’autorité du sévère abbé Le Pailleur, Jeanne est définitivement rabaissée au rang de simple sœur, reléguée au noviciat de Saint-Pern, où elle-même dit aux jeunes novices que le «Fondateur» est cet abbé Le Pailleur. Les novices, évidemment, ne comprennent rien à cette situation, mais ont tout de même une grande admiration pour cette vieille Religieuse, si douce, si discrète, si souriante.

Une des réflexions de Jeanne était : Il faut toujours être de bonne humeur, nos vieillards n’aiment pas les figures tristes !

Jeanne s’éteint le 28 août 1879, dans ce noviciat La Tour Saint-Joseph (Saint-Pern), à presque quatre-vingt-sept ans, dont vingt-sept passées dans l’épreuve de l’humiliation.

A cette date, il y avait déjà plus de cent maisons, et pas seulement en Europe. La congrégation se développera mondialement, avec des maisons sur les cinq continents. Les Sœurs sont près de trois mille.

Peu à peu, la vérité éclatera au grand jour ; dès 1902, Jeanne Jugan sera reconnue Fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres. Elle sera béatifiée comme telle en 1982, et canonisée en 2009. Même au Martyrologe, il est précisé qu’elle fut inique eiecta, injustement mise dehors.

Le miracle retenu pour la canonisation fut la guérison totale et inexplicable d’un médecin américain, malade d’un cancer à l’œsophage, après une neuvaine à la bienheureuse Jeanne Jugan.

Jeanne Jugan est commémorée le 29 août au Martyrologe.

 
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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 23:00

Josep Maria Tarín Curto

1892-1936

 

Josep Maria vint au monde le 6 février 1892 à Santa Bárbara (Tarragona, Espagne).

Il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

 

Il reçut la palme du martyre à Tortosa (Tarragona) le 29 août 1936 et fut béatifié en 2013.

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 23:00

Rose de Eluvathingal Cherpukaran

1877-1952

 

Fille de Antony et Kunjethy de Eluvathingal Cherpukaran, elle naquit le 17 octobre 1877, dans la contrée de Kattoor, actuel diocèse de Irinjalakuda (Inde) et reçut le nom de Rose au baptême, le 25 octobre suivant. Les parents étaient des cultivateurs aisés.

Sa mère, une pieuse femme, lui fit lire la vie de sainte Rose de Lima (voir au 24 août) et la petite Rose fit dès l’âge de neuf ans le vœu de chasteté, après avoir reçu une apparition de la Vierge Marie.

A douze ans, Rosa voulait entrer chez les religieuses, mais son père s’y opposait vigoureusement, préférant la marier dans une famille riche ; mais la mort soudaine de sa petite sœur, ajoutée à toutes les prières et mortifications qu’elle s’imposait, permirent à Rose de faire changer d’avis son père, qui l’accompagna lui-même au couvent des religieuses carmélites en 1888 : elle entra comme pensionnaire chez les religieuses de la congrégation de Notre-Dame du Carmel, à Koonammavu, bientôt transférées à Ambazhakkad (sur leur fondateur, Kuriakose Elias Chavara, voir au 3 janvier).

Rose eut de fréquents accès de maladie, au point que les religieuses pensèrent la renvoyer chez elle, mais une nouvelle apparition, de la Sainte-Famille cette fois-ci, lui rendit la santé.

Le 10 mai 1897 Rose entra dans la communauté comme postulante, sous le nom de Euphrasia du Sacré-Cœur de Jésus.

Sœur Euphrasia émit les vœux solennels en 1900, quand s’ouvrit le couvent de Sainte-Marie à Ollur (près de Trichur) : c’est là qu’elle vivra pendant quarante-huit ans.

Maîtresse des novices en 1904, elle fut élue supérieure en 1913 : elle n’accepta la charge qu’après avoir installé au centre du couvent une statue du Sacré-Cœur, à qui elle confia sa charge de Mère Supérieure. Elle priait beaucoup : pour tous, c’était “la mère priante”. 

Elle était en constante union avec le Saint-Sacrement, les religieuses elles-mêmes l’appelaient le “tabernacle ambulant” : comme la sainte Messe n’était pas souvent célébrée dans le couvent, elle passait des heures devant le Tabernacle, pour adorer, aimer et consoler le Christ. C’était la référence de toute son activité spirituelle et pastorale.

L’autre pôle de sa dévotion était le Christ crucifié. Elle embrassait souvent le Crucifix, lui adressant les mots que lui suggérait sa foi profonde. Intérieurement elle souffrait intensément en union avec la passion de Notre-Seigneur. D’après les lettres qu’elle écrivit par obéissance à l’évêque, elle fut favorisée de la grâce du “mariage spirituel” avec Notre-Seigneur, une grâce mystique rare. Elle eut des visions célestes, et aussi des attaques de l’Esprit Malin.

Elle priait le rosaire entier chaque jour, méditant sur la vie de Notre-Seigneur et celle de Marie.

Elle s’imposait une vie de mortification et pendant longtemps eut un régime totalement végétarien, sans viande ni poisson, sans lait ni œufs, et ne prenant qu’un repas quotidien.

Unissant la vie contemplative à l’active, elle était à l’écoute des nécessités de tous ceux et celles qui venaient lui demander de prier, pour un problème de famille, pour un examen, pour une guérison, pour une assistance économique… On a pu remarquer qu’elle n’accusait ni ne critiquait jamais personne.

Tout ce qu’on sait de sa vie intime et mystique provient des lettres qu’elle écrivit à son évêque ; elle lui demandait de les détruire, mais providentiellement, l’évêque considéra de son devoir de conserver précieusement ces documents, grâce auxquels on put bientôt faire connaître mieux cette grande Âme.

Humble et effacée, mère Euphrasia avait offert sa vie comme sacrifice d’amour pour Dieu et mourut le 29 août 1952.

Ayant été béatifiée en 2006 et canonisée en 2014, elle n’est pas encore inscrite au Martyrologe de ce jour : une prochaine édition s’en chargera. 

 

 

Rose de Eluvathingal Cherpukaran

1877-1952

 

Fille de Antony et Kunjethy de Eluvathingal Cherpukaran, elle naquit le 17 octobre 1877, dans la contrée de Kattoor, actuel diocèse de Irinjalakuda (Inde) et reçut le nom de Rose au baptême, le 25 octobre suivant. Les parents étaient des cultivateurs aisés.

Sa mère, une pieuse femme, lui fit lire la vie de sainte Rose de Lima (voir au 24 août) et la petite Rose fit dès l’âge de neuf ans le vœu de chasteté, après avoir reçu une apparition de la Vierge Marie.

A douze ans, Rosa voulait entrer chez les religieuses, mais son père s’y opposait vigoureusement, préférant la marier dans une famille riche ; mais la mort soudaine de sa petite sœur, ajoutée à toutes les prières et mortifications qu’elle s’imposait, permirent à Rose de faire changer d’avis son père, qui l’accompagna lui-même au couvent des religieuses carmélites en 1888 : elle entra comme pensionnaire chez les religieuses de la congrégation de Notre-Dame du Carmel, à Koonammavu, bientôt transférées à Ambazhakkad (sur leur fondateur, Kuriakose Elias Chavara, voir au 3 janvier).

Rose eut de fréquents accès de maladie, au point que les religieuses pensèrent la renvoyer chez elle, mais une nouvelle apparition, de la Sainte-Famille cette fois-ci, lui rendit la santé.

Le 10 mai 1897 Rose entra dans la communauté comme postulante, sous le nom de Euphrasia du Sacré-Cœur de Jésus.

Sœur Euphrasia émit les vœux solennels en 1900, quand s’ouvrit le couvent de Sainte-Marie à Ollur (près de Trichur) : c’est là qu’elle vivra pendant quarante-huit ans.

Maîtresse des novices en 1904, elle fut élue supérieure en 1913 : elle n’accepta la charge qu’après avoir installé au centre du couvent une statue du Sacré-Cœur, à qui elle confia sa charge de Mère Supérieure. Elle priait beaucoup : pour tous, c’était “la mère priante”. 

Elle était en constante union avec le Saint-Sacrement, les religieuses elles-mêmes l’appelaient le “tabernacle ambulant” : comme la sainte Messe n’était pas souvent célébrée dans le couvent, elle passait des heures devant le Tabernacle, pour adorer, aimer et consoler le Christ. C’était la référence de toute son activité spirituelle et pastorale.

L’autre pôle de sa dévotion était le Christ crucifié. Elle embrassait souvent le Crucifix, lui adressant les mots que lui suggérait sa foi profonde. Intérieurement elle souffrait intensément en union avec la passion de Notre-Seigneur. D’après les lettres qu’elle écrivit par obéissance à l’évêque, elle fut favorisée de la grâce du “mariage spirituel” avec Notre-Seigneur, une grâce mystique rare. Elle eut des visions célestes, et aussi des attaques de l’Esprit Malin.

Elle priait le rosaire entier chaque jour, méditant sur la vie de Notre-Seigneur et celle de Marie.

Elle s’imposait une vie de mortification et pendant longtemps eut un régime totalement végétarien, sans viande ni poisson, sans lait ni œufs, et ne prenant qu’un repas quotidien.

Unissant la vie contemplative à l’active, elle était à l’écoute des nécessités de tous ceux et celles qui venaient lui demander de prier, pour un problème de famille, pour un examen, pour une guérison, pour une assistance économique… On a pu remarquer qu’elle n’accusait ni ne critiquait jamais personne.

Tout ce qu’on sait de sa vie intime et mystique provient des lettres qu’elle écrivit à son évêque ; elle lui demandait de les détruire, mais providentiellement, l’évêque considéra de son devoir de conserver précieusement ces documents, grâce auxquels on put bientôt faire connaître mieux cette grande Âme.

Humble et effacée, mère Euphrasia avait offert sa vie comme sacrifice d’amour pour Dieu et mourut le 29 août 1952.

Ayant été béatifiée en 2006 et canonisée en 2014, elle n’est pas encore inscrite au Martyrologe de ce jour : une prochaine édition s’en chargera.

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 23:00

  

Louis-Wulphy Huppy

1767-1794

 

Ce jeune prêtre avait la jeunesse de l’âge, mais la maturité de l’ancien.

Il était né le 1er avril 1767 à Rue (Somme), dans le diocèse d’Amiens, où l’on vénère particulièrement saint Wulphy (voir au 7 juin).

Incardiné comme prêtre au diocèse de Limoges, l’abbé Huppy fut déporté de la Haute-Vienne.

Il fut un des plus jeunes déportés à bord du Deux-Associés, où il arriva en mars 1794 et où il se distingua autant par sa piété envers Dieu que par sa prévenance envers les Confrères.

Il mourut d’épuisement le 29 août 1794, à vingt-sept ans, et fut béatifié en 1995. 

Louis-Wulphy Huppy

1767-1794

 

Ce jeune prêtre avait la jeunesse de l’âge, mais la maturité de l’ancien.

Il était né le 1er avril 1767 à Rue (Somme), dans le diocèse d’Amiens, où l’on vénère particulièrement saint Wulphy (voir au 7 juin).

Incardiné comme prêtre au diocèse de Limoges, l’abbé Huppy fut déporté de la Haute-Vienne.

Il fut un des plus jeunes déportés à bord du Deux-Associés, où il arriva en mars 1794 et où il se distingua autant par sa piété envers Dieu que par sa prévenance envers les Confrères.

Il mourut d’épuisement le 29 août 1794, à vingt-sept ans, et fut béatifié en 1995.

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 23:00

  

Edmund Ignatius Rice

1762-1844

 

Né le 1er juin 1762 à la ferme de Westcourt, Callan (Kilkenny, Irlande), Edmund s’appelait en gaélique Eamann Iognáid Ris. Ses parents s’appelaient Robert Rice et Margaret Tierney.

Quatrième de sept enfants, Edmund avait aussi deux demi-sœurs, filles du premier mariage de Margaret.

A cette époque, les catholiques irlandais étaient sous le joug de la loi anglaise anti-catholique,  de sorte que l’’éducation qu’il reçut se fit à la maison, grâce à la présence d’un religieux augustin, le frère Patrick Grace. Puis Edmund fréquenta une école secondaire à Kilkenny.

Ayant travaillé comme apprenti chez son oncle Michael, il en hérita des activités commerciales à sa mort (1785). Le commerce prospéra, et Edmund se maria. Son épouse pourrait être Mary Elliott.

La jeune épouse d’Edmund mourut cependant d’un accident de cheval, après quatre ans de mariage : sur son lit de mort, elle accoucha d’une petite fille, Mary, qui fut légèrement handicapée.

L’épreuve conduisit Edmund à s’orienter vers l’éducation parmi la jeunesse, mais plus particulièrement de la jeunesse pauvre.

Il remit son affaire commerciale à un autre Catholique, certain Mr.Quan, et conçut le projet de préparer des maîtres pour ces jeunes.

En 1802, il réunit des jeunes gens dans sa maison de Mount Sion (Waterford) : ce sera le noyau fondateur des Frères Chrétiens ou Frères de la Présentation. Une maison fut construite pour eux à Waterford, qui fut bénie par l’évêque en 1803.

En 1808, Edmund et quelques collaborateurs émirent les vœux de religion ; c’est là qu’il prit le nom de Ignatius ou Iognáid. C’était le premier cas d’un institut masculin en Irlande, et fondé par un laïc.

Ces laïcs enseignèrent, mais aussi nourrirent et vêtirent les jeunes qu’ils reçurent.

Leur devise était tirée du livre de Job : Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, que le nom du Seigneur soit béni éternellement (Job 1:21).

La fondation eut un très grand succès, et se développa dans toute l’Irlande. Mais une des difficultés était que les Frères dépendaient de l’évêque local, de sorte qu’Edmund chercha à obtenir de Rome l’approbation, pour pouvoir rester indépendant. Cette approbation se fit dans les années 1820 : Edmund fut le premier Supérieur général de l’Œuvre.

On pourrait se demander comment cette œuvre catholique put à ce point se développer, dans le contexte anti-catholique anglais de l’époque. C’est qu’il fut fortement appuyé par un politicien, Daniel O’Connell.

Lors d’un chapitre général, convoqué en 1838, Edmund laissa la direction de l’œuvre à  Michael Paul Riordan.

Il se retira alors dans la maison du Mount Sion, d’où on le voyait sortir chaque jour pour une  petite promenade, mais sa douloureuse arthrite l’obligea finalement à accepter un fauteuil roulant.

A Noël 1841, la santé d’Edmund sembla vraiment compromise, mais ce ne fut pas encore la fin. Il dut vivre de plus en plus retiré dans sa chambre, dans un état proche du semi-coma perpétuel, qui dura jusqu’en août 1844.

A cette date, il y avait déjà onze écoles en Irlande, autant en Angleterre, une en Australie, et on en demandait aux Etats-Unis et au Canada.

Edmund mourut le 29 août 1844. Sa cause de béatification traîna un peu, et fut vivement encouragée par un certain Giovanni Battista Montini (futur pape Paul VI) en 1957.

Le miracle retenu pour cette béatification fut, en 1976, la guérison totale et inexplicable d’un homme qui, selon les médecins, n’avait plus que deux jours de vie, après des complications dues à une gangrène du colon. 

Edmund Rice fut béatifié en 1996.

  

Edmund Ignatius Rice

1762-1844

 

Né le 1er juin 1762 à la ferme de Westcourt, Callan (Kilkenny, Irlande), Edmund s’appelait en gaélique Eamann Iognáid Ris. Ses parents s’appelaient Robert Rice et Margaret Tierney.

Quatrième de sept enfants, Edmund avait aussi deux demi-sœurs, filles du premier mariage de Margaret.

A cette époque, les catholiques irlandais étaient sous le joug de la loi anglaise anti-catholique,  de sorte que l’’éducation qu’il reçut se fit à la maison, grâce à la présence d’un religieux augustin, le frère Patrick Grace. Puis Edmund fréquenta une école secondaire à Kilkenny.

Ayant travaillé comme apprenti chez son oncle Michael, il en hérita des activités commerciales à sa mort (1785). Le commerce prospéra, et Edmund se maria. Son épouse pourrait être Mary Elliott.

La jeune épouse d’Edmund mourut cependant d’un accident de cheval, après quatre ans de mariage : sur son lit de mort, elle accoucha d’une petite fille, Mary, qui fut légèrement handicapée.

L’épreuve conduisit Edmund à s’orienter vers l’éducation parmi la jeunesse, mais plus particulièrement de la jeunesse pauvre.

Il remit son affaire commerciale à un autre Catholique, certain Mr.Quan, et conçut le projet de préparer des maîtres pour ces jeunes.

En 1802, il réunit des jeunes gens dans sa maison de Mount Sion (Waterford) : ce sera le noyau fondateur des Frères Chrétiens ou Frères de la Présentation. Une maison fut construite pour eux à Waterford, qui fut bénie par l’évêque en 1803.

En 1808, Edmund et quelques collaborateurs émirent les vœux de religion ; c’est là qu’il prit le nom de Ignatius ou Iognáid. C’était le premier cas d’un institut masculin en Irlande, et fondé par un laïc.

Ces laïcs enseignèrent, mais aussi nourrirent et vêtirent les jeunes qu’ils reçurent.

Leur devise était tirée du livre de Job : Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, que le nom du Seigneur soit béni éternellement (Job 1:21).

La fondation eut un très grand succès, et se développa dans toute l’Irlande. Mais une des difficultés était que les Frères dépendaient de l’évêque local, de sorte qu’Edmund chercha à obtenir de Rome l’approbation, pour pouvoir rester indépendant. Cette approbation se fit dans les années 1820 : Edmund fut le premier Supérieur général de l’Œuvre.

On pourrait se demander comment cette œuvre catholique put à ce point se développer, dans le contexte anti-catholique anglais de l’époque. C’est qu’il fut fortement appuyé par un politicien, Daniel O’Connell.

Lors d’un chapitre général, convoqué en 1838, Edmund laissa la direction de l’œuvre à  Michael Paul Riordan.

Il se retira alors dans la maison du Mount Sion, d’où on le voyait sortir chaque jour pour une  petite promenade, mais sa douloureuse arthrite l’obligea finalement à accepter un fauteuil roulant.

A Noël 1841, la santé d’Edmund sembla vraiment compromise, mais ce ne fut pas encore la fin. Il dut vivre de plus en plus retiré dans sa chambre, dans un état proche du semi-coma perpétuel, qui dura jusqu’en août 1844.

A cette date, il y avait déjà onze écoles en Irlande, autant en Angleterre, une en Australie, et on en demandait aux Etats-Unis et au Canada.

Edmund mourut le 29 août 1844. Sa cause de béatification traîna un peu, et fut vivement encouragée par un certain Giovanni Battista Montini (futur pape Paul VI) en 1957.

Le miracle retenu pour cette béatification fut, en 1976, la guérison totale et inexplicable d’un homme qui, selon les médecins, n’avait plus que deux jours de vie, après des complications dues à une gangrène du colon. 

Edmund Rice fut béatifié en 1996.

 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 23:00

  

Constantino Fernández Álvarez

1907-1936

 

Né le 7 novembre 1907 à La Vecilla de Curueño (León, Espagne), Constantino entra à l’école apostolique dominicaine de Solsona (Lérida), sur le conseil et l’exemple de son oncle, le père Ramón Fernández Tascón, et aussi d’un de ses frères, Ramón.

En 1924, il passa au couvent de Valencia, où il montra une grande aptitude à l’étude.

En 1929, il reçut le sacerdoce et fut envoyé à la faculté romaine de l’Angelicum, où il reçut le doctorat en théologie, avant d’y enseigner à son tour.

De retour à Valencia, il y enseigna la théologie morale et écrivit abondamment. Il fut nommé procureur du couvent de Valencia.

Lors de la révolution de 1936, alors qu’il passait quelques jours de vacances dans sa famille, il voulut rejoindre son couvent. Le 19 juillet, il dut quitter le couvent pour se réfugier chez une famille amie. Il fut arrêté au seuil d’une maison où il s’apprêtait à aller célébrer la messe, et incarcéré à la prison Modelo. Il tenta de faire valoir son titre de professeur à Rome pour être libéré ; même l’ambassadeur d’Espagne à Rome reconnut qu’à Valencia, on ne peut rien obtenir. Il tenta cependant d’intervenir, mais ce fut en vain.

Un soir, une étrangère (mais tertiaire dominicaine) vint faire visite aux prisonniers, et leur lut (en latin) cet avis (qui devait passer pour une prière aux yeux des gardiens) : 

Monitum : Si concedetur tibi libertatem tempore nocturno, ne egrediaris continuo ex carcere, sed sub quocumque prætextu exspecta usque ad mane, quia tunc pervenies securius ad domum nec ita facile incurres inimicorum insidias, ce qui signifiait : 

Avis : Si on te met en liberté de nuit, ne sors surtout pas tout de suite, sous aucun prétexte, mais attends le matin, pour rejoindre plus sûrement la maison et éviter de tomber aux mains des persécuteurs.

L’avis fut entendu par les prêtres présents, qui le répétèrent aux autres dès que possible. Mais le père Constantino n’eut pas même le temps d’en tenir compte.

Dans la prison, la bibliothèque était gérée par un prêtre diocésain (qui put échapper à la mort). C’est par lui qu’on apprit qu’il faisait porter au père Constantino des livres de Droit canonique, dans l’un desquels il lui fit passer une Sainte Hostie, au matin du 29 août.

Ce fut son viatique. Le soir même, on l’exécuta, aux environs de Valencia, à Cuart de Poblet ; il n’avait pas même vingt-neuf ans.

Il fut béatifié en 2001.

  

Constantino Fernández Álvarez

1907-1936

 

Né le 7 novembre 1907 à La Vecilla de Curueño (León, Espagne), Constantino entra à l’école apostolique dominicaine de Solsona (Lérida), sur le conseil et l’exemple de son oncle, le père Ramón Fernández Tascón, et aussi d’un de ses frères, Ramón.

En 1924, il passa au couvent de Valencia, où il montra une grande aptitude à l’étude.

En 1929, il reçut le sacerdoce et fut envoyé à la faculté romaine de l’Angelicum, où il reçut le doctorat en théologie, avant d’y enseigner à son tour.

De retour à Valencia, il y enseigna la théologie morale et écrivit abondamment. Il fut nommé procureur du couvent de Valencia.

Lors de la révolution de 1936, alors qu’il passait quelques jours de vacances dans sa famille, il voulut rejoindre son couvent. Le 19 juillet, il dut quitter le couvent pour se réfugier chez une famille amie. Il fut arrêté au seuil d’une maison où il s’apprêtait à aller célébrer la messe, et incarcéré à la prison Modelo. Il tenta de faire valoir son titre de professeur à Rome pour être libéré ; même l’ambassadeur d’Espagne à Rome reconnut qu’à Valencia, on ne peut rien obtenir. Il tenta cependant d’intervenir, mais ce fut en vain.

Un soir, une étrangère (mais tertiaire dominicaine) vint faire visite aux prisonniers, et leur lut (en latin) cet avis (qui devait passer pour une prière aux yeux des gardiens) : 

Monitum : Si concedetur tibi libertatem tempore nocturno, ne egrediaris continuo ex carcere, sed sub quocumque prætextu exspecta usque ad mane, quia tunc pervenies securius ad domum nec ita facile incurres inimicorum insidias, ce qui signifiait : 

Avis : Si on te met en liberté de nuit, ne sors surtout pas tout de suite, sous aucun prétexte, mais attends le matin, pour rejoindre plus sûrement la maison et éviter de tomber aux mains des persécuteurs.

L’avis fut entendu par les prêtres présents, qui le répétèrent aux autres dès que possible. Mais le père Constantino n’eut pas même le temps d’en tenir compte.

Dans la prison, la bibliothèque était gérée par un prêtre diocésain (qui put échapper à la mort). C’est par lui qu’on apprit qu’il faisait porter au père Constantino des livres de Droit canonique, dans l’un desquels il lui fit passer une Sainte Hostie, au matin du 29 août.

Ce fut son viatique. Le soir même, on l’exécuta, aux environs de Valencia, à Cuart de Poblet ; il n’avait pas même vingt-neuf ans.

Il fut béatifié en 2001.

 

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