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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

 

Nicasio Romo Rubio

1891-1936

 

Nicasio (Nicaise) naquit le 14 décembre 1891 à Castillejo del Romeral (Cuenca, Espagne).

Très tôt orphelin de père, avec ses frères il dut travailler dès son enfance, et ne fit pas d’études. Plus tard, il demanda à être prêtre, mais l’insuffisance de ses notions ne lui permirent pas d’entreprendre les études sacerdotales, de sorte qu’il entra chez les Dominicains en tant que Frère coadjuteur et fit la profession à Ávila, à trente ans, en 1921.

On lui confia les charges de cuisinier, de sacristain, de portier, à Ávila et à Santa María de Nieva.

En dernier lieu, il était à Ocaña, depuis 1932, comme assistant de l’économe mais aussi, car il était très ingénieux, comme mécanicien : il savait confectionner des ustensiles, des machines, et même des postes de radio.

A la mi-juillet 1936, il rendit visite à sa vieille maman, aveugle chez elle à Castillejo del Romeral, où il fêta pour la dernière fois la Saint-Jacques, le 25 juillet. Ce jour-là il communia aussi pour la dernière fois.

Le 25 août, les milices vinrent profaner l’église paroissiale et firent les premières arrestations.

Nicasio ne voulait pas se cacher, répétant que Dieu est partout et on ne peut rien cacher à Dieu. Il resta aux côtés de sa mère. Les miliciens vinrent le chercher chez lui, l’arrêtèrent, le frappèrent et l’emmenèrent, sans lui laisser le temps de prendre congé de sa mère.

Au milieu des coups et des insultes, ils le conduisirent à la «maison du peuple», et puis à Madrid, le 29 août. Ils l’enfermèrent à la gare du Midi, où ils le torturèrent. Lui, tranquillement, se préparait à son martyre.

Dans la nuit du 29 au 30 août 1936, il fut exécuté avec deux prêtres à la Pradera de San Isidro. Ils se tenaient par la main, chantant en l’honneur du Christ, Roi des Martyrs.

Frère Nicasio Romo Rubio fut béatifié en 2007.

 

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Diego Ventaja Milán

1880-1936

 

Diego vit le jour le 22 juin 1880 à Ohanes (Almería, Espagne), de Juan et Palmira, qui le firent baptiser deux jours après, avec les noms de Diego José Paulino. Le papa, un forgeron, n’était pas riche mais très chrétien, et accompagna le curé au Sacromonte de Grenade, et c’est là que Diego fit toutes ses études.

Après ses brillantes études au Sacromonte de Grenade, il passa le doctorat en Philosophie, en Théologie et en Droit canonique à l’Université Grégorienne de Rome. C’est à Rome qu’il fut ordonné prêtre, en 1902.

De retour en Espagne, il fut aumônier au Sacromonte, professeur et chanoine, pendant douze ans. Il fut vice-recteur des Ecoles Ave Maria.

D’autres prélats lui proposèrent des postes éminents dans leurs diocèses respectifs, mais lui préférait rester là où il avait reçu sa première formation.

Quoique de mauvaise santé à cause d’un poumon très malade, il s’occupa longemps de sa chère maman âgée. Puis il devint doyen du chapitre, professeur de théologie morale, confesseur de plusieurs communautés. En 1935, il fut nommé évêque de Almería, où il fut un pasteur saint pendant la seule année qu’il y vécut.

Le 18 juillet 1936, il se trouvait à Grenade, mais l’évêché ayant été envahi par les révolutionnaires, il dut se réfugier chez son vicaire général.

Du 22 au 29 juillet, les événements furent pénibles : les britanniques proposèrent fermement à l’évêque de laisser Almería, mais lui ne voulait pas abandonner son diocèse.

Il fut très ému d’accueillir Mgr Manuel Medina, qu’on venait d’arrêter et qu’on mit chez lui d’office. A partir de ce moment, ils vécurent ensemble ce dernier mois de leur vie.

Le 5 août, on les fit venir au commissariat au milieu des menaces et des blasphèmes, pour les interroger, puis ils retournèrent à la maison. Ce n’était qu’un début.

Le 12 août, on les conduisit dans une voiture de la police à la prison installée dans le couvent des Adoratrices, expulsées. Sur les murs, on avait écrit ironiquement : Loué soit le Très Saint Sacrement. On obligea les évêques à s’habiller en civil, et à renoncer à tout traitement «d’honneur», ayant été réduits à l’état de simples prisonniers. On les mit alors avec les autres membres du clergé déjà prisonniers, avec lesquels ils prièrent le chapelet. 

Chaque nuit, on faisait l’appel et l’on emmenait des prisonniers pour les fusiller. 

Le 28 août, les évêques et quelques dizaines de prêtres furent transférés au bateau-prison Astoy Mendi. Quelqu’un demanda au responsable où l’on allait les mettre, et la réponse fut : Ils vont laver le pont du Astoy Mendi au nom du Sacré-Cœur, de la Très Sainte Trinité et de tous les Saints. On donna aux évêques un short bleu et une chemise, comme à tout le monde.

Le premier soir, on les envoya décharger le charbon des wagons pour le mettre dans la chaudière du Jaime I, toujours sous les insultes et les moqueries. Certains prêtres furent roués de coups, pour avoir refusé de blasphémer. Un Jésuite mourut asphyxié par la poussière de charbon. Puis on les fit remonter à bord du Astoy Mendi.

Le 29 très tôt, on appela tous les prêtres pour les libérer. Les deux évêques, Medina et Ventaja, furent traités de Medinilla et Ventajilla. A l’heure du repas, on les fit passer sur le Jaime I pour servir la soupe aux marins. 

Le 30 août à l’aube (ou peut-être le 31), on appela les deux évêques et seize autres prêtres et laïcs, qu’on fit monter en camion, les mains liées derrière le dos avec du fil de fer, escortés par une troupe de miliciens armés, qui continuèrent à les insulter durant le trajet, pour aller les fusiller au lieu-dit Lo Chisme de Vicar, sur la route de Almería à Motril.

Il pouvait être quatre heures du matin.

Après avoir fusillé les Martyrs, les miliciens demandèrent à un voisin de l’essence pour brûler les cadavres et les rendre méconnaissables. Les cadavres restèrent sans sépulture quelques jours encore, et l’on eut le temps de reconnaître les deux évêques.

Mgr Ventaja Milán fut béatifié en 1993, ainsi que l’autre évêque, Mgr Medina Olmos.

 
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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Margaret Ward

?-1588

 

Née dans le Cheshire, Margaret Ward fut une laïque active au moment de la persécution en Angleterre.

Elle fut arrêtée après avoir aidé le prêtre William Watson à s’évader de Bridewell.

Condamnée à mort, elle fut exécutée à Tyburn le 30 août 1588.

Avec elle furent aussi condamnés et exécutés un prêtre (Richard Leigh) et des laïcs : Edward Shelley, East Smithfield, Joan Eden, Richard Martin, Richard Lloyd (ou Flower), John Roche (ou Neele).

Tous n’appartiennent pas à la même cause de béatification ou canonisation : Margaret a été canonisée, les autres béatifiés, mais pas East ni Joan.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Tous ont été béatifiés en 1929 ; Margaret a été canonisée en 1970.

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Alfredo Schuster

1880-1954

 

Il vit le jour le 18 janvier 1880 à Rome (Italie), de Giovanni et Maria Anna Tutzer. Giovanni était tailleur principal pour les zouaves pontificaux. Alfredo fut baptisé le 20 janvier, avec les noms de Alfredo Ludovico.

Après la mort prématurée de son père, Alfredo étudia chez les bénédictins de Saint-Paul-hors-les-murs (l’abbaye située non loin du lieu du martyre de saint Paul).

Les études étant achevées, le jeune Alfredo entra à l’abbaye bénédictine, avec le nom de Ildefonso et professa en 1900.

Il compléta ses études, toujours à Rome, à l’abbaye bénédictine Saint-Anselme et fut ordonné prêtre en 1904.

Ses matières de choix furent la liturgie (il publia dix volumes sur le sujet), l’art sacré, l’archéologie.

Il fut nommé procureur général de la congrégation bénédictine du Mont-Cassin, puis prieur de l’abbaye Saint-Paul-hors-les-murs, et abbé en 1918.

A cette époque, il y eut déjà des tentatives de dialogue avec la communauté juive de Rome, et l’abbé y participa.

En 1928, la congrégation des Rites le chargea d’examiner la suppression de la fameuse expression perfidis Judæis ; finalement, l’idée fut abandonnée (et ne sera reprise que cinquante ans plus tard).

En 1929, il fut nommé archevêque de Milan, et cardinal par voie de conséquence.

Mgr Schuster devait rester un quart de siècle sur ce siège ; pendant ces vingt-cinq années, à l’exemple du saint évêque Carlo Borromeo (v. 4 novembre) il fit cinq fois la visite pastorale complète du millier de paroisses que comptait alors le diocèse. Il organisa deux congrès eucharistiques, cinq synodes diocésains.

Il fit aussi construire le nouveau séminaire de Venedono Inferiore, et créa une école de musique.

En 1937, l’abbaye bénédictine de Solesmes fêtait son centenaire ; il appréciait énormément cette abbaye, son école de chant grégorien et son interprétation ; il participa activement aux cérémonies de ce centenaire.

S’il condamna énergiquement le racisme au même titre que le bolchevisme, il organisa la reddition de Mussolini par une rencontre dans son propre archevêché de Milan. Il proposa même au Duce de rester sous son toit, mais, comme on sait, ce dernier préféra tenter la fuite…

Le cardinal Schuster, malade et âgé, se retira dans le séminaire de Venegono, où il mourut le 30 août 1954.

Aux séminaristes, il rappela peu avant de mourir : Le diable n’a pas peur de nos terrains de sport et de nos salles de cinéma. Ce qui lui fait peur, c’est notre sainteté.

Son procès de béatification fut ouvert par son successeur, Mgr Montini, futur pape s.Paul VI. Le cardinal Schuster fut béatifié en 1996.

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

José Ferrer Adell

1879-1936

 

Il vit le jour le 23 avril 1879 à Albocácer (Castellón), fils unique de José et Antonia, qui le firent baptiser le jour-même.

Entré dans l’Ordre des Capucins à Massamagrell, il prit l’habit en 1896 et professa en 1897, avec le nom de Joaquín de Albocácer.

Après ses études à Totana et Orihuela, il fut ordonné prêtre en 1903.

Il fut missionnaire en Colombie et supérieur à Bogotá.

De retour en Espagne, il fut nommé recteur du séminaire séraphique de Massamagrell (Valencia). Il développa intensément le culte eucharistique et la dévotion des trois Ave Maria.

L’été 1936, avant d’abandonner le couvent de Massamagrell, il se préoccupa d’abord de mettre en sûreté les élèves, puis il se réfugia chez des amis à Rafelbuñol (Valencia).

Les miliciens l’arrêtèrent le 30 août 1936, l’emmenèrent dans son pays sur la route de Tornesa à Villafamés pour le fusiller.

Quelques paroles de lui : 

Si on ne se revoit pas, à-Dieu dans la gloire ! 

Je suis en train de monter les marches du saint autel pour vous {aux bourreaux} offrir de mes propres mains l’adorable sacrifice, dont la victime est si pure et si sainte

Il fut béatifié en 2001.

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Manuel Medina Olmos

1869-1936

 

Manuel vit le jour le 9 août 1869 à Lanteira (Grenade, Espagne) dans un foyer pauvre, où la maman mourut très tôt.

A Almería, il passa son baccalauréat avec mention extraordinaire en section littéraire, puis étudia le Droit, la Philosophie et les Lettres à l’université de Grenade, et la Théologie au Grand séminaire de Grenade.

Ordonné prêtre en 1891, il fut curé au sanctuaire de Guadix et chanoine à Grenade ; ayant collaboré aux écoles Ave Maria, il en devint le sous-directeur en 1895.

En 1896, il fut nommé professeur de métaphysique à la faculté civile, en même temps qu’il y passait la licence de Droit, pour y être ensuite recteur en 1901 ; cette même année, il passait la licence de Philosophie et Lettres à Grenade.

En plus de ses études, il se livrait à la composition de pièces de théâtre, à la rédaction d’ouvrages historiques ou juridiques.

En 1925, il fut nommé évêque auxiliaire de Grenade, et fut consacré en 1926 au titre de Bilta ; en 1928, il fut nommé évêque de Guadix et, en plus, en 1934-1935, administrateur apostolique de Almería.

Entre 1929 et 1932, il fit la visite pastorale complète de tout son diocèse.

Quelques jours avant le commencement de la révolution, Mgr Medina avait déclaré dans une homélie à la cathédrale : J’ai offert ma vie à Dieu pour le salut de l’Espagne, et le Seigneur l’a acceptée.

Le 24 juillet, il conseilla à tous ceux qui étaient présents dans le palais épiscopal, de se confesser. On lui proposa de l’accompagner en sûreté à son pays natal, mais il refusa absolument d’abandonner son troupeau.

Le 27 juillet 1936, un groupe de révolutionnaires guidés par le maire de Guadix, vint fouiller le palais épiscopal, se faisant remettre tout ce qui pouvait avoir quelque valeur. L’évêque leur remit son anneau et sa croix pectorale. On l’emmena et on le mit dans un wagon à marchandises pour Almería, où on l’introduisit dans la maison de son vicaire général, l’évêque Diego Ventaja Milán.

Le 5 août, on les fit venir au commissariat au milieu des menaces et des blasphèmes, pour les interroger, puis ils retournèrent à la maison. Ce n’était qu’un début.

Le 12 août, on les conduisit dans une voiture de la police à la prison installée dans le couvent des Adoratrices, expulsées. Sur les murs, on avait écrit ironiquement : Loué soit le Très Saint Sacrement. On obligea les évêques à s’habiller en civil, et à renoncer à tout traitement «d’honneur», ayant été réduits à l’état de simples prisonniers. On les mit alors avec les autres membres du clergé déjà prisonniers, avec lesquels ils prièrent le chapelet. 

Chaque nuit, on faisait l’appel et l’on emmenait des prisonniers pour les fusiller. 

Le 28 août, les évêques et quelques dizaines de prêtres furent transférés au bateau-prison Astoy Mendi. Quelqu’un demanda au responsable où l’on allait les mettre, et la réponse fut : Ils vont laver le pont du Astoy Mendi au nom du Sacré-Cœur, de la Très Sainte Trinité et de tous les Saints. On donna aux évêques un short bleu et une chemise, comme à tout le monde.

Le premier soir, on les envoya décharger le charbon des wagons pour le mettre dans la chaudière du Jaime I, toujours sous les insultes et les moqueries. Certains prêtres furent roués de coups, pour avoir refusé de blasphémer. Un Jésuite mourut asphyxié par la poussière de charbon. Puis on les fit remonter à bord du Astoy Mendi.

Le 29 très tôt, on appela tous les prêtres pour les libérer. Les deux évêques, Medina et Ventaja, furent traités de Medinilla et Ventajilla. A l’heure du repas, on les fit passer sur le Jaime I pour servir la soupe aux marins. 

Le 30 août à l’aube, on appela Mgr Ventaja au cri de Evêque, au boulot !, pour lui faire nettoyer les WC. A un prêtre qui voulait le remplacer, il répondit : Il faut accepter patiemment la persécution, parce que tous, nous devons nous considérer coupables. 

On appela les deux évêques et seize autres prêtres et laïcs, qu’on fit monter en camion,  les mains liées derrière le dos avec du fil de fer, escortés par une troupe de miliciens armés, qui continuèrent à les insulter durant le trajet, pour aller les fusiller au lieu-dit Lo Chisme de Vicar.

Il pouvait être quatre heures du matin. Mgr Medina leur demanda la permission de parler ; il exprima le désir que Dieu leur pardonnât comme lui leur pardonnait, et demanda que son sang fût le dernier à être versé.

Après avoir fusillé les Martyrs, les miliciens demandèrent à un voisin de l’essence pour brûler les cadavres et les rendre méconnaissables. Les cadavres restèrent sans sépulture quelques jours encore, et l’on eut le temps de reconnaître les deux évêques.

Mgr Medina Olmos fut béatifié en 1993, ainsi que l’autre évêque, Mgr Ventaja Milán.

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Richard Leigh

1561-1588

 

Né vers 1561 à ou près de Cambridge, Richard fit des études à Reims et Rome et fut ordonné prêtre à Rome en février 1586 ou 1587.

Immédiatement envoyé en mission dans son pays, il fut presque aussitôt arrêté et exilé.

Persévérant, il tenta de rentrer, et fut derechef arrêté et incarcéré à la Tour de Londres en juin 1588.

Condamné à mort pour le délit d’être prêtre, il fut exécuté à Tyburn le 30 août 1588.

Avec lui furent aussi condamnés et exécutés des laïcs : Edward Shelley, East Smithfield, Joan Eden, Richard Martin, Richard Lloyd (ou Flower), John Roche (ou Neele) et Margaret Ward.

Tous n’appartiennent pas à la même cause de béatification ou canonisation : Margaret a été canonisée, les autres béatifiés, mais pas East ni Joan.

Le prêtre Richard Leigh a été béatifié en 1929.

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Vicente Cabanes Badenas

1908-1936

 

Il vit le jour le 25 février 1908 à Torrent (Valencia, Espagne).

Il entra au noviciat des Capucins amigoniens (branche refondée par le père Amigó) à Godella, fit la première profession en 1923 et fut ordonné prêtre en 1932.

On l’envoya compléter ses études à l’université de Valencia dans la faculté de Droit.

Il fut un excellent directeur d’âmes et professeur de jeunes délinquants, à Madrid et Amurrio.

Lors de la Deuxième République, il dut déjà pendant quelque temps se vêtir en civil et raser la barbe ; passée la tourmente, il reprit l’habit.

Le 27 août 1936, des miliciens le tirèrent violemment de chez le prêtre où il s’était réfugié à Amurrio et l’emmenèrent à Orduña où ils tentèrent de le faire apostasier. Peine perdue ; aussi le reconduisirent-ils à Amurrio, le firent descendre de voiture au lieu-dit San Bartolomé de Orduña et le crurent mort après lui avoir envoyé une rafale de balles.

Mais il se traîna jusqu’à la maison d’un prêtre, qui le fit hospitaliser à Orduña, et d’où on le conduisit à l’hôpital de Basurto (Bilbao). Il put être un peu soigné, eut la visite d’un prêtre auquel il se confessa, pardonna à ses assassins, et expira au matin du dimanche 30 août 1936.

Il fut béatifié en 2001.

 
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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Richard Lloyd (Flower)

1566-1588

 

Né vers 1566 à Anglesey dans le diocèse de Bangor (Pays de Galles), Richard était le jeune frère d’un prêtre, Owen Lloyd, mais fut plus connu sous le nom de Richard Flower.

Il reçut chez lui un prêtre, William Horner, alias Forrest, et fut pour cela arrêté et condamné à mort.

Il fut exécuté à Tyburn le 30 août 1588, à l’âge de vingt-et-un ans.

Le même jour furent exécutés sainte Margaret Ward, le prêtre Richard Leigh et trois autres laïcs béatifiés en 1929.

Richard Leigh a été béatifié en 1987.

(A moins qu’il y ait deux Martyrs du même nom, on trouve parfois que ce Richard Lloyd fut béatifié en 1929).

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

María Ràfols Bruna

1781-1853

 

María naquit le 5 novembre 1781 au moulin d’En Rovira à Vilafranca del Penedès (Girona, Espagne), de Cristòfol et Margarida, qui la firent baptiser deux jours après.

La famille s’installa peu après dans un autre moulin, à Mascaró (Bleda), où mourut le papa, en 1790. 

La maman se remaria avec Josep Marcer et le couple s’installa à Garraf.

Le peu qu’on sait est que María étudia au collège de Barcelone.

En 1804, mourut à son tour la maman.

La jeune fille avait pu avoir l’occasion d’apprendre un peu l’art du soin des malades, car on la trouve infirmière volontaire à l’hôpital de Barcelone, où l’aumônier lui demanda d’être parmi les personnes qu’il engageait pour renforcer le personnel de l’hôpital de Saragosse.

On ne sait pas bien comment les choses se passèrent, mais on constate que María se retrouva ainsi, à vingt-trois ans, à la tête d’une nouvelle congrégation, les Sœurs de la Charité de Sainte-Anne, au service des malades, ce qui était une nouveauté à l’époque : les religieuses étaient traditionnellement cloîtrées, et n’avaient pas à s’occuper d’apostolat.

En arrivant à Saragosse, on alla implorer l’aide de Notre-Dame du Pilar. Puis il fallut organiser l’hôpital qui était une cour des miracles : malades de toutes sortes, déments, orphelins, avec un matériel inadéquat, et en plus le mauvais accueil du personnel présent, jaloux et tout-à-fait indisposé à recevoir des ordres de cette petite demoiselle. Le personnel masculin démissionna.

María s’arma de courage, de patience, de persévérance ; silencieusement surtout, elle travaillait. Les vocations se présentèrent.

Au grand étonnement des examinateurs, elle fit une prestation absolument convaincante dans l’art de la phlébotomie, qu’à l’époque on n’aurait jamais permis à une femme de pratiquer.

En 1808-1809, lors du siège de Saragosse pendant la Guerre d’Indépendance, la mère Ràfols montra tout son à-propos et sa volonté. Quand l’hôpital fut détruit et incendié, elle organisa le transport des malades, et passa dans les rues à demander l’aumône pour son hôpital, où passèrent quelque six mille malades et blessés.

Lors du deuxième assaut, devant cette situation désespérée, María et quelques Sœurs s’armèrent d’un grand drapeau blanc et allèrent directement trouver le général Lannes pour le supplier de les aider. Elles reçurent bien des moqueries de la part des soldats du camp, mais en insistant elles parvinrent jusqu’à l’officier, un homme réputé peu aimable, mais qui fut ce jour-là ému par la supplique des Religieuses.

Non seulement il leur accorda des vivres et des médicaments, mais il leur donna un sauf-conduit pour revenir demander d’autres secours, autant de fois qu’elles le voudraient.

C’est à ce moment-là aussi que María, pour donner à boire aux malades à un moment où l’on manquait d’eau, alla prendre ni plus ni moins l’eau bénite de la chapelle. Elle donna à boire aux malades et, reportant le récipient à la chapelle, s’aperçut que le niveau de l’eau n’avait pas baissé. Elle ne prétendit jamais avoir fait un miracle, mais on l’attribua toujours à ses mérites.

A la fin de la guerre, María alla se reposer deux mois à Vilafranca, mais de 1813 à 1834, elle ne cessa de s’occuper des petits orphelins, enfants abandonnés, illégitimes et malades.

Entre temps, on chercha à imposer à María d’autres constitutions que les siennes, de sorte qu’elle se vit obligée à démissionner, jusqu’à ce qu’en 1824 on reconnût formellement la Congrégation et qu’on la remît à son rang de Supérieure, jusqu’en 1829.

En 1834, elle fut victime involontaire des guerres carlistes : on l’accusa de fabriquer des balles, et donc de comploter contre la Reine. La voilà en prison pour deux mois, au terme desquels, certes, on la reconnut innocente, mais - qui sait pourquoi - on l’exila de la province.

Réfugiée à Huesca, elle se remit au travail à l’hôpital, un établissement délabré et mal organisé. L’exil dura six ans, après quoi, à la suite du changement politique, elle put revenir à Saragosse, et retrouver ses chers orphelins.

Mais sa santé était désormais très altérée. Elle s’éteignit à ce monde le 30 août 1853.

Sa Congrégation fut approuvée peu après (1858) par la reine Isabel II, et s’est étendue aujourd’hui sur les cinq continents.

Le procès de béatification fut un moment bloqué à Rome, à cause d’un faux, prétendant que María avait prophétisé certains événements avenus cinquante ans après sa mort. Ce genre de «faits mystiques» commence toujours par un refus catégorique de la part des autorités vaticanes. Récemment, on apporta la preuve du faux, et le procès put aboutir.

Mère María Ràfols a été béatifiée en 1994.

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