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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:00

Miquel Grau Antolí

1869-1936

 

Miquel naquit le 22 novembre 1869 en Catalogne, à Herbers (Ports).

On connaît seulement la date de son ordination sacerdotale : 10 juin 1892.

Ce prêtre était la piété et la bonté même : il donnait un éclat spécial aux cérémonies liturgiques, et tout particulièrement durant le mois de Marie (mai) et le mois du Sacré-Cœur (juin).

Doux, humble, soucieux de sa responsabilité pastorale, ami des enfants, il vivait en bonne harmonie avec ses vicaires.

Il fut successivement en charge à La Vilella Alta, Figuerola del Camp et à la paroisse Saint-Jean de Tarragona.

Arrêté et détenu dans le bateau-prison Riú Segre, il en fut extrait avec quelques confrères et d’autres jeunes de la congrégation mariale.

Ils furent fusillés le 25 août à Valls. Ils tombèrent en criant Vive le Christ Roi !

 

Don Miquel fut béatifié en 2013.

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:00

Pere Farrés Valls

1903-1936

 

Pere (Pierre) naquit le 10 mai 1903 à Santa Coloma de Queralt, de Pere et María, qui le firent baptiser trois jours après ; il sera confirmé en 1907. 

Le foyer comptait aussi deux filles, Candelària et Encarnació.

La vie de ce garçon fut vraiment exemplaire. Quand on priait le chapelet en famille, il exigeait qu’on ne fît rien d’autre à ce moment-là, car il arrivait que l’on priât trop machinalement, tout en continuant d’autres activités.

Pere alla au Petit séminaire de Barcelone, puis à celui de Vic.

Quand son confesseur lui demanda de suspendre ses études en raison de sa mauvaise santé, il obéit ; mais il les reprit avec une farouche volonté de les terminer, tandis que d’autres camarades abandonnèrent totalement.

Il fut ordonné prêtre, dit-on, en 1923, mais probablement en 1928, à vingt-cinq ans.

Particulièrement épris de liturgie, il fut nommé chantre à la cathédrale de Tarragona, mais sa vraie passion était la formation des jeunes et des enfants.

En juin 1936, convaincu du martyre qui l’attendait, il vint chez les siens pour les prévenir. 

Le 24 juillet, il vint dire à sa mère : Heureux qui peut mourir pour Dieu ! Nous pourrions nous considérer heureux si c’était notre cas !

Il avait un ciboire d’Hosties consacrées, qu’il avait retiré du couvent des Carmélites. Craignant une possible profanation, il dit à sa mère : Je ne suis pas tranquille, je vais les consommer.

Le 25 juillet, fête de saint Jacques, dans la matinée, se présentèrent des miliciens pour une perquisition. Ils firent venir le prêtre, qui ne dissimula pas son état sacerdotal. Ils lui dirent seulement : Reste là tranquillement. Mais en repartant, des gens les invectivèrent : Quoi, il y avait un curé, et vous l’avez laissé ? Alors, ils rebroussèrent chemin et allèrent l’arrêter.

Pere embrassa sa mère en lui disant : Adieu, Maman, au Ciel !

Ils le conduisirent au bateau-prison Ríu Segre, en rade de Tarragona.

Un mois plus tard, le 24 août, sa sœur Candelària lui fit passer un petit mot où elle l’exhortait à mourir en confessant le Christ. Et il lui répondit : Tu n’as pas besoin de me le redire ; je connais mon devoir ; sois tranquille.

Le 25 août, vers midi, on le fit sortir du bateau avec quelques autres prêtres, et on les conduisit jusqu’à Valls. Là, on les ajouta à un autre groupe de jeunes catholiques de Valls, lesquels, encouragés par don Pere, traversèrent la ville en chantant de tout leur cœur le Credo et l’hymne Amunt, Germans ! (Courage, Frères !).

A un kilomètre du cimetière de Valls, les bourreaux fusillèrent don Pere, avec vingt-trois autres personnes. 

L’histoire ne s’arrête pas là. Le soir de ce même 25 août 1936, quand on savait que Pere était déjà enterré dans la fosse commune, ses deux sœurs Candelària et Encarnación entendirent une voix bien connue qui chantait une mélodie grégorienne. Sur le moment, aucune n’y fit trop attention, mais après, l’une d’elle en parla à l’autre, qui lui répondit : Moi aussi, je l’ai entendue, mais je ne t’ai rien dit, au cas où j’aurais eu une illusion. C’était bien la voix de leur frère Pere.

 

Don Pere Farrés Valls avait trente-trois ans. Il fut béatifié en 2013.


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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:00

Maria Corsini

1884-1965

 

Née le jour de la Saint Jean-Baptiste, le 24 juin 1884 à Florence (Italie), Maria était fille d’un militaire, Angelo Corsini, et de Giulia Salvi.

Angelo, capitaine de grenadiers, dut changer souvent de domicile, comme cela arrive pour tous les militaires. De Florence, on passa à Pistoia, puis à Arezzo, enfin à Rome (1893).

Maria étudia avec beaucoup de passion. Douée pour les lettres, elle obtint une licence dans une école de commerce.

Comme on l’a vu pour Luigi Beltrame (voir au 9 novembre), elle épousa ce jeune avocat en 1905.

Très unie à son époux, elle partagea avec lui une vie intensément chrétienne, sagement orientée par des prêtres de valeur : le père Pellegrino Paoli, le père Matteo Crawley (l’ardent apôtre de la dévotion au Sacré-Cœur) et le père Réginald Garrigou-Lagrange, un dominicain, très célèbre professeur à l’Université Pontificale de La Sapienza.

Ce couple qu’on peut qualifier d’exemplaire, eut quatre enfants : l’aîné, Filippo, fut prêtre à Rome ; la seconde, Stefania, fut bénédictine et supérieure à Milan (elle mourut en 1993) ; le troisième, Cesare, fut bénédictin, puis trappiste ; la quatrième, Enrichetta, fut une laïque consacrée.

La naissance de cette dernière (1914) s’annonçait dramatique, et le corps médical préconisait un avortement, par crainte pour la vie et du bébé et de la maman. Les parents refusèrent, la petite fille naquit en bonne santé.

Maria faisait le catéchisme à la paroisse et participait à maints mouvements d’action catholique. Durant la Première guerre mondiale, elle s’engagea volontairement comme infirmière dans la Croix-Rouge ; durant la Guerre d’Ethiopie, elle servira là-bas, ayant acquis une particulière expérience dans les soins des maladies tropicales.

A la mort de son mari (1951), elle pouvait dire : Nous n’avons jamais connu un moment d’ennui, de satiété, de fatigue.

Elle se retira dans sa maison de Serravalle di Bibbiena, construite pour elle par son époux, et écrivit des ouvrages, le dernier en 1955.

Elle vécut encore dix années et mourut le 25 août 1965.

Cas unique dans l’histoire de l’Eglise, Luigi et son épouse Maria furent béatifiés ensemble, en 2001 : leurs trois enfants vivants assistaient à la cérémonie.

 

Le miracle retenu pour cette béatification, fut la guérison imprévue, complète, durable et inexplicable scientifiquement, d’un Italien maintenant neurochirurgien, pour la guérison duquel on avait recouru à la commune intercession des deux époux.


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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:00

María del Tránsito Eugenia des Douleurs Cabanillas

1821-1885

 

María del Tránsito Eugenia des Douleurs naquit le 15 août 1821 à Santa Leocadia, l’actuelle Villa Carlos Paz près de Córdoba (Argentine). C’est en souvenir du jour de sa naissance qu’on lui a donné le nom de Marie, complété par celui de Tránsito, ce “passage” étant celui de la mort à la gloire du ciel, que fit Marie en son Assomption. Dans les pays de langue espagnole, il est fréquent que les filles portent le nom de Asunción, en italien Assunta, ce qui en revanche ne se traduit pas facilement en français.

 

Le papa, Felipe Cabanillas Toranzo, descendait d’une famille de Valencia (Espagne), émigrée en Amérique dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, où elle fit une certaine fortune, mais surtout où elle donna l’exemple d’une vie profondément chrétienne.

 

En 1816, Felipe épousa Francisca Antonia Luján Sánchez, d’où naquirent onze enfants : trois moururent tout petits, quatre se marièrent, les quatre autres furent consacrés, l’un prêtre, les trois autres religieuses.

 

La nôtre, María, était la troisième. Elle fut baptisée en janvier 1822 ; c’est ce jour qu’on lui donna, comme on l’a dit plus haut, les noms de María du Tránsito, c’est-à-dire Marie (de l’) Assomption, auquel on ajouta aussi celui d’Eugenia des Douleurs. Elle reçut la confirmation en 1836, assez tard pour l’époque, mais c’était dû à l’éloignement du centre diocésain.

 

L’enfance de María se passe à Punilla, à Río Segundo.

 

La ville de Córdoba était déjà héritière d’une riche activité intellectuelle : une université du XVIIe siècle, fondée par l’évêque Fernando Trejo y Sanabria, les collèges Sainte-Catherine et Sainte-Thérèse. María les fréquente à partir de 1840, en même temps qu’elle s’occupe de son jeune frère au séminaire Notre-Dame de Lorette.

 

1850 : Felipe meurt. Toute la famille s’installe à Córdoba, près de l’église Saint-Roch. María participe intensément à l’Eucharistie, à la catéchèse, aux œuvres de miséricorde, avec sa sœur Rosario. 

 

La vie sociale n’est pas facile ; les luttes fratricides agitent les esprits ; le libéralisme anticlérical sévit ; María s’efforce d’apporter partout où elle peut la douceur, la bonté de cœur, l’ouverture de soi à toutes les nécessités, en particulier lors de l’épidémie de choléra qui fera quatre-mille morts en 1867.

 

1853 : elle a la joie d’assister à l’ordination sacerdotale de son frère.

 

1858 : décès de la maman, Francisca. María entre dans le tiers-ordre franciscain. Son directeur spirituel, Buenaventura Rizo Patrón est le futur évêque de Salta. 

 

En 1859, elle fait le vœu de virginité perpétuelle ; elle songe à fonder un Institut pour l’instruction chrétienne des enfants pauvres et abandonnés.

 

En 1873, elle fait un essai chez les Carmélites de Buenos Aires, mais sa santé ne résiste pas et elle doit en sortir l’année suivante. Elle essaie alors chez les Visitandines de Montevideo, mais de nouveau tombe malade.

 

Soutenue par des pères franciscains, elle met en œuvre son projet le 8 décembre 1878, avec deux autres compagnes, Teresa Fronteras et Brígida Moyano : c’est le début de la Congrégation des Sœurs Tertiaires Missionnaires Franciscaines d’Argentine.

 

Les trois font leur consécration le 2 février 1879. A la fin du mois, María demande l’agrégation de son institut à l’Ordre franciscain. C’est probablement à cette date qu’elle complète son nom de religieuse avec “Jésus au Saint-Sacrement” (Jesús Sacramentado).

 

Ainsi ce nouvel institut avait la vocation de propager un esprit franciscain de paix, d’amour et de miséricorde, pour faire face au laïcisme envahissant qui menaçait la jeunesse.

 

Les vocations affluèrent en peu de temps, au point qu’on dut ouvrir trois autres maisons du vivant de la Fondatrice : à San Vicente, à Río Cuarto et à Villa Nueva.

 

María dirigeait tout ce monde avec prudence, sagesse, patience, force d’âme, dans un esprit de générosité, de pénitence et de mortification, avec totale confiance à la divine Providence, qui d’ailleurs lui répondait de façon étonnamment surprenante.

 

La sainteté de María était tout intérieure, discrète, humble, effacée, obéissante, donnant l’exemple de l’oubli total de soi pour se donner aux autres.

 

Les activités des Sœurs se développent dans les écoles, les collèges, les lycées, les hôpitaux, les maisons de retraite…

 

María s’éteignit à ce monde le 25 août 1885.

 

Une guérison inexpliquée, miraculeuse, attribuée à l’intercession de María aboutit à sa béatification, en 2002.

 

Le Martyrologe la mentionne au 25 août.

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 09:39

Roch

1340-1379

 

Roch est considéré comme l'un des saints les plus populaires et vénérés de tout le monde catholique. Malgré cette popularité, on sait peu de choses sur sa vie. 

Il existe de fortes différences jusqu’aux indications qu’on avance comme «sûres» sur le Personnage.

Il serait né vers 1300 ou vers 1340 à Montpellier, d’une famille honorable, les Rog (ou plus précisément Roctch), d’où lui serait venu l’appellatif qu’on lui connaît, sans qu’on sache mieux son prénom de baptême. Si l’on orthographie habituellement Roch, il faut écrire Róc en occitan.

Sa mère était, dit-on, déjà avancée en âge au moment de cette naissance, et l’enfant portait sur sa poitrine une marque en forme de croix.

On a présumé qu’il aurait fait des études de médecine à Montpellier, d’où lui serait venu l’usage d’une petite lancette pour soigner les bubons de la peste.

A l'âge de vingt ans, ayant perdu ses parents, il vendit tous ses biens pour rejoindre le tiers-ordre franciscain, faisant vœu de se rendre à Rome afin de prier sur la tombe des apôtres Pierre et Paul. 

S'étant arrêté à Acquapendente, près de Viterbe, durant son pèlerinage, il ignora les conseils de la population en fuite à cause de la peste et décida de rendre service dans l'hôpital du lieu. C'est de là que partit sa réputation de sainteté : en trois mois d'activité, il fit de nombreux miracles en guérissant des malades de la peste. Puis il passa à Cesena, où se vérifia la même situation, ainsi qu’à Rome.

Un cardinal, soigné par Roch, le garda à son service pendant trois ans, puis Roch gagna Novare et Piacenza. Là, touché par le même mal de la peste, il se retira dans une cabane isolée, où la Providence lui fit jaillir une source d’eau fraîche et suscita un brave chien pour lui apporter un bon pain qu’il dérobait un seigneur local ; ce dernier, intrigué par les disparitions et du pain et du chien, suivit ce dernier jusqu’à Roch et, tout honteux de sa vie égoïste, se convertit.

C’est à ce bon chien, ami de saint Roch, que remonteraient l’appellatif de roquet qu’on donne à un chien de la rue, ainsi qu’à l’expression Saint Roch et son chien qui désigne deux amis inséparables.

Roch remonta en Lombardie, où les autorités le mirent en prison, le soupçonnant d'être un espion. Puis Roch regagna Montpellier, où son oncle, gouverneur de la ville, ne le reconnut plus et le fit à son tour enfermer dans la prison. 

Il y mourut, cinq ans plus tard, un 16 août, entre 1376 et 1379. C’est alors qu’on le reconnut à la marque de la croix qu’il portait sur la poitrine.

Les versions ne s’accordent pas. Roch aurait été mis au cachot à Voghera (Lombardie) ou à Montpellier. Cette prison aurait duré quatre ou cinq ans, et Roch serait mort dans l’une ou l’autre de ces deux localités.

Le culte de saint Roch serait parti de Lombardie pour certains, pour d’autres de Constance, où il fut invoqué pendant le concile qui s’y tenait (1414-1419) et où avait surgi une nouvelle épidémie de peste. Le culte est attesté à Voghera dès 1382.

Le dominicain saint Vincent Ferrier (voir au 5 avril) et tout l’Ordre dominicain diffusèrent beaucoup le culte à saint Roch, donnant à supposer que Roch était du Tiers-Ordre dominicain, et non du franciscain.

Sous le pontificat de Clément VIII (non pas l’anti-pape du même nom, mais celui qui reçut l’abjuration du futur Henri IV et régna de 1592 à 1605) - lorsque la peste représentait dans toute l'Italie un mal désormais connu depuis plusieurs siècles, on décida d'apporter à Rome une relique de saint Roch, le Saint Thaumaturge, pour préserver la Ville éternelle de catastrophes effroyables. Ainsi, le bras du Saint fut déposé dans l'église de Saint Sébastien-hors-les-Murs, ; avant saint Roch, saint Sebastien avait compté parmi les principaux protecteurs contre la peste. Quelques années à peine après l'arrivée de la relique dans la ville, on décréta le transfert de celle-ci dans l'église dédiée à saint Roch, près du port de Ripetta. Ce lieu était justement symbolique, puisque les épidémies de peste se contractaient là, puisque celle-ci arrivait des terres lointaines qui communiquaient avec Rome à travers les échanges commerciaux par bateaux.

D'après les chroniques de l'époque et les témoignages conservés dans les archives de l'Association européenne des amis de Saint Roch, la procession pour le transfert de la relique se déroula solennellement parmi le peuple. C'étaient des files de cardinaux, d'évêques et de prêtres, le Sénat romain, des confraternités, des corporations et des ouvriers, des commerçants, des écoles, des artisans et une immense foule de personnes simples, en particulier des pêcheurs.

Le premier grand prodige attribué à l’intercession de saint Roch remonte à 1624 ; une épidémie de peste fauchait des centaines de victimes par jour, dans la ville de Palerme, et certains symptômes faisaient craindre que le mal pût se diffuser jusqu'à Rome. Le pape Urbain VIII (1623-1644) avait une grande dévotion à Saint Roch. Il décida d'ordonner des prières publiques, auxquelles il participait, pour obtenir de Dieu, par l'intercession du Saint Thaumaturge, que la Sicile fût libérée de ce terrible mal et que Rome fût préservée de la contagion. Le dimanche 18 août 1624, Urbain VIII alla célébrer la messe dans l'église de Saint Roch où il fit installer la relique du Saint sur l'autel majeur. Quelques jours seulement passèrent et le fléau menaçant cessa à Palerme et dans toute l'île sicilienne, évitant aussi les rives du Tibre.

Urbain VIII ordonna que le Magistrat de la ville de Rome offrît chaque année à saint Roch, le jour de sa solennité, un calice en argent et quatre cierges. Aujourd'hui encore, sur un mur de la nef droite, à l'entrée de l'église de Saint Roch, on peut lire l'inscription, datée de juillet 1625, qui atteste l'approbation du Sénat romain.

Une autre épidémie se propagea à Rome en 1656. Au cours de l'été, un bateau provenant du port de Naples accosta à Nettuno, près de Rome, laissant aux abords du port des vêtements contaminés par la peste. On raconte que certains de ces habits furent accidentellement emportés dans la ville, propageant la maladie avec une rapidité foudroyante. Très rapidement, quatorze mille cinq cents personnes périrent. Le pape d'alors, Alexandre VI (1655-1667) qui se trouvait en vacances à Castelgandolfo, rentra précipitamment à Rome pour venir au secours des citoyens par des dispositions d'urgence et pour demander des prières publiques et des offices solennels en mémoire de saint Roch dans l'église qui lui était dédiée. Après cela, le fléau cessa. 

Le 18 septembre de l'an 1854. Le Journal de Rome, organe officiel de l'État pontifical, publiait l'annonce du pape Pie IX (1846-1878) que tout fidèle romain attendait avec frénésie, en ces jours où régnait l'angoisse due à l'épidémie de choléra qui s'était diffusée dans la ville. L'impatience fut apaisée à la lecture de la déclaration du pape : étaient accordées une indulgence de sept ans aux personnes qui visiteraient l'église de Saint-Roch, et une indulgence plénière pour celles qui s'y rendraient sept fois.

Ce geste réconforta la multitude des fidèles qui, en ces jours-là, affluaient sans discontinuer à l'intérieur de cette église à la façade néoclassique, qui se dresse avec élégance devant l'Autel de la paix (Ara Pacis). Les semaines qui avaient précédé la propagation de la peste jusqu'à Rome, Pie IX avait demandé d'urgence que, outre les images les plus vénérées de la Vierge et les reliques des saints Pierre et Paul, on exposât aussi au public le prodigieux bras de saint Roch dans son église.

L'ordre du pape fut rapidement exécuté mais avant même l'exposition, des bandes de fidèles s'entassaient déjà sur les marches de l'église, persuadés que l'intercession du Saint bien-aimé arrêterait ce fléau qui avait déjà causé des milliers de morts en quelques semaines. Dès lors, la calamité enregistra une baisse sensible et constante et finit par disparaître complètement en décembre 1854, quelques jours avant Noël.

Ce fut la dernière fois que la ville de Rome connut une épidémie de peste d'une telle ampleur.

On compte aussi d'innombrables intercessions miraculeuses attribuées à saint Roch, en Europe et dans le monde. 

Effectivement, on recourt à saint Roch dans tous les cas de maladies contagieuses, hommes ou bêtes : peste, silicose (donc en faveur des tailleurs de pierre, des paveurs, des carriers) ; pour les fripiers, les rôtisseurs, les cardeurs de laine.

Cette dévotion s’est répandue en France, en Allemagne et en Belgique, en Italie, mais aussi en Espagne et en Croatie, au Brésil et à Québec (Canada), au Sénégal…

 

Le culte à saint Roch fut confirmé sous Urbain VIII en 1629.

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 23:25

21e dimanche per annum - A

 

La première lecture d’aujourd’hui, extraite du prophète Isaïe, nous montre comment Dieu écarta un mauvais administrateur pour lui substituer Eliakim, un fidèle croyant ; la scène a lieu vers 700 avant Christ, sous le roi Ezéchias : le gouverneur Shebna s’était mal comporté aux yeux de Dieu, et ce maire du palais va se retrouver simple secrétaire (Is 36:3,22), tandis qu’Eliakim va être investi d’une dignité et de pouvoirs tout-à-fait prophétiques : S’il ouvre, personne ne fermera ; s’il ferme, personne n’ouvrira.

Ces mots sont repris textuellement dans le livre de l’Apocalypse (Ap 3:7), où ils sont mis dans la bouche-même de Dieu, le Saint. Ils font aussi partie de la liturgie du 20 décembre, où le Messie est personnellement assimilé à la Clef de David.

Il n’est pas difficile ici de rapprocher cette Clef de la parole du Christ : Je suis la porte des brebis… Qui entrera par moi sera sauvé (Jn 10:7,9).

Nous allons entendre comment Jésus remettra cette clef à l’apôtre Pierre.

 

*       *       *

 

Le psaume 137 est expressément de David. S’il convient bien à son auteur, investi par Dieu de la royauté, il pourrait être la prière de cet Eliakim ou de Pierre, en réponse au choix divin : Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ; le Seigneur fait tout pour moi. 

Pierre était un brave pêcheur, peut-être même sans une grande instruction, habitué à travailler de ses mains depuis l’enfance. Dieu l’a choisi. Avec ses défauts, avec ses erreurs, ses chutes, il suivit le Christ.

On pourrait voir dans ce verset du psaume une explication de l’infaillibilité du pape : Le Seigneur fait tout pour moi, Il lui inspire au moment voulu telle décision, et ce que le pape prononcera ici-bas sera aussi prononcé dans le Royaume. 

 

*       *       *

Chantons avec saint Paul ce mystère du choix de Dieu.

Ses décisions sont insondables : dans une élévation à la fois solennelle et liturgique, une sorte d’hymne à la gloire de la Sagesse de Dieu, l’Apôtre s’incline devant cette Sagesse divine.

Par cette hymne, il conclut tout l’exposé qu’il a déjà fait aux Chrétiens de Rome, leur montrant comment le Peuple juif, qui était élu par Dieu, a cédé sa place aux Gentils récemment convertis.

 

*       *       *

Nous voici donc aujourd’hui près de la ville de Césarée de Philippe, au nord de la Palestine, dans l’actuelle région du Golan. Tout près, le Mont Hermon donne naissance à une des sources du Jourdain. C’est un endroit très montagneux, à plus de deux mille mètres d’altitude, le seul endroit de ce pays où l’on peut pratiquer le ski ! C’est dire la fraîcheur du climat, dont parle le psaume 133, évoquant la rosée de l’Hermon. A l’époque de Jésus-Christ, cette Césarée était une ville toute neuve, récemment construite par Philippe, un des trois fils d’Hérode dit “le Grand”.

C’est donc là que nous entendons s. Pierre affirmer avec tant de conviction que Jésus est le Messie, le Fils du Dieu vivant ; en échange de cette profession de foi Jésus confère à Pierre un pouvoir de lier et de délier sur terre et au Royaume des cieux. 

Les mots du Seigneur ressemblent beaucoup à ceux qu’Il utilise au lendemain de la Résurrection, lorsqu’Il donne aux Apôtres présents le pouvoir de remettre ou de retenir les péchés (Jn 20:23), mais ces pouvoirs se situent peut-être à deux niveaux différents.

De son côté, Pierre a le pouvoir de lier et de délier, de condamner ou de pardonner, mais aussi celui d’affirmer des vérités ou de réfuter des erreurs, de prendre des décisions importantes qui engageront l’Eglise tout entière. 

Les Apôtres, eux, auront aussi le pouvoir de remettre les péchés, et à leur suite les évêques et les prêtres ; mais ils ne manqueront pas non plus de collaborer avec Pierre dans l’approfondissement de la Vérité et dans les décisions à prendre. On verra ainsi au concile de Jérusalem que c’est l’avis de Jacques qui l’emportera, confirmant l’avis de Pierre (Ac 15:7-21). Saint Paul aura à son tour l’occasion d’évoquer un petit incident entre lui et Pierre à Antioche (Ga 2:11-14).

L’autorité de Pierre ne va pas sans la collégialité des Apôtres, et cette dernière ne diminue en rien le pouvoir magistériel du Prince des Apôtres. Ainsi, après l’Ascension, c’est Pierre qui propose d’élire un remplaçant à Judas qui a trahi, mais c’est l’ensemble de la communauté qui exprime à Dieu sa prière pour désigner Matthias (Ac 1:15-26).

Ici, à Césarée de Philippe, Jésus a - disons - posé la pierre de l’autorité pontificale. Mais Jésus n’a pas encore achevé sa mission : s’il forme les Apôtres et constitue peu à peu la Hiérarchie, l’Eglise n’éclora qu’après sa mort et sa résurrection, pour naître définitivement à la Pentecôte. Pour le moment, Jésus donne un ordre péremptoire aux disciples : ne dire à personne qu’Il est le Messie, bien évidemment parce que l’heure n’en est pas encore venue. Jésus a encore beaucoup de choses à dire, à faire, à expliquer concernant le Royaume des cieux ; en particulier, Il devra initier les Apôtres aux Sacrements, leur conférer l’ordination sacrée le Jeudi Saint, les préparer à sa passion, à la séparation définitive après l’Ascension…

On pourrait se demander pourquoi Jésus choisit Pierre plutôt qu’un autre ; pourquoi Pierre qui, malgré ses moments enthousiastes, devait connaître aussi plusieurs autres moments difficiles, au point que Jésus le “remit en place” par un vigoureux Arrière, Satan (quelques versets seulement après ceux d’aujourd’hui, 16:23, voir dimanche prochain), sans parler de son reniement. 

Jésus sait qu’après ces moments d’épreuve, Pierre deviendra chaque fois un peu plus fort, un peu plus convaincu, un peu plus conscient de sa mission. Le choix de Dieu n’est pas un signe automatique de sainteté de la personne : c’est simplement un mystère. Dieu sait à quel pécheur il confie telle ou telle mission ; ce n’est pas celle-ci qui sanctifiera automatiquement le pécheur, c’est à lui de toujours chercher à se perfectionner en vue de correspondre à sa mission. Le “choix” de la personne de Pierre n’a pas d’explications humaines : encore une fois, un mystérieux concours s’est opéré entre la grâce de Dieu et l’intelligence de Pierre, de sorte que ce dernier a été choisi par Jésus pour gouverner l’Eglise.          

Jésus a certainement donné beaucoup plus tôt à Simon ce surnom de Pierre (Rocher, Képha en araméen), comme le donne à penser l’évangile johannique (Jn 1:42), mais là comme ici Jésus nomme ainsi le Premier Apôtre dans un moment solennel, caractéristique de la mission de Simon-Pierre ; peut-être - mais ce n’est pas sûr du tout - est-ce en regard de cet épisode que les papes commencèrent à changer leur nom au moment de leur pontificat, à partir de Jean XII au 10e siècle.

Toujours est-il que Pierre non seulement reconnaît en Jésus le Messie promis, mais aussi Sa réalité divine : le Fils du Dieu vivant ! Aucun autre des Douze n’a eu cette parole : Pierre y a songé, Pierre l’a prononcée, le premier, selon toute vraisemblance.

 

*       *       *

 

Pour le peuple de Dieu, l’immense foule des chrétiens, il s’agit d’aimer ce que (Dieu) commande, par la voix de l’Eglise et du Successeur de Pierre : l’expression est dans la Prière du jour. 

Dans un monde si changeant, où nous perdons si facilement l’orientation, notre étoile polaire sera toujours là où se trouvent les vraies joies, en écoutant la voix de Dieu, de l’Eglise, la voix de la Vérité.

 
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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 23:00

Fortunato Velasco Tobar

1906-1936

 

Fortunato vit le jour le 31 mai 1906 (on trouve aussi le 3 mai et le 1er juin) à Tardajos (Burgos, Espagne), un des dix-neuf enfants de Francisco et Felisa, dont six furent Religieux et une Religieuse.

Concernant la date de naissance de ce garçon, il est vrai qu’on fête un saint Fortunato italien le 1er juin ; est-ce suffisant pour préférer cette date ?

En grandissant, Fortunato fut, selon les propres dires des parents, un exemple d’obéissance et de travail ; on lui confia les semailles, les récoltes et la moisson.

Il entra chez les pères Vincentiens (de la congrégation de la Mission, fondée par saint Vincent de Paul, voir au 27 septembre), à Tardajos en 1919, où l’avaient déjà précédé cinq de ses frères.

C’est cette même année que le roi Alfonso XIII consacra l’Espagne au Sacré-Cœur de Jésus.

En 1920, tous les enfants de ce collège furent transférés avec lui à Guadalajara.

Durant ses études, il ne fut pas dans les meilleurs élèves, sauf pour les mathématiques, où il excellait.

Il fit le noviciat à Madrid (1923) et Hortaleza (1925) : Fortunato eut des moments de doutes, de sécheresse intérieure, mais persévéra. Il fit la profession en 1925 à Villafranca del Bierzo (León) ; il étudia la philosophie à Villafranca, la théologie à Cuenca et à Potters Bar (Angleterre).

Après les élections de 1931, prudemment, les Supérieurs avaient déplacé leurs effectifs à Murguía (Álava) et même, après leur ordination sacerdotale, en Angleterre.

Don Fortunato fut donc ordonné prêtre en 1931. L’évêque consacrateur fut le (futur martyr) Cruz de la Plata. 

En juin 1932, il revint d’Angleterre et fut envoyé à Murguía, Teruel (1933), et se trouvait à Alcorisa depuis 1935, une maison qui dut rapidement être évacuée en juillet 1936.

On avait évacué prudemment tous les élèves externes et internes. Le père Velasco restait «dans sa maison», avec un autre Frère, espérant fermement faire valoir les droits de la communauté en face des rouges.

Quand ceux-ci arrivèrent, en soirée du 29 juillet, le père Velasco envoya son dernier pensionnaire chez un ami du voisinage.

Les miliciens et la foule enragée vint marteler les portes ; comme le père Velasco n’ouvrit pas immédiatement, ils l’accusèrent de faire opposition.

Ayant ouvert, il leur demanda : 

- Que puis-je vous offrir ?

- Les mains en l’air ! Où est le Supérieur ?

- Il a pris une voiture, pour fuir à Saragosse.

- Et pourquoi tu n’as pas fui toi aussi ?

- Parce que je croyais convenable de vous remettre la maison.

- Pas la peine ; la maison est à nous, au peuple. Ouvre les portes, allume la lumière, et tout.

La fouille fut un pillage organisé ; toutes les saintes images furent mitraillées. C’est ainsi que la maison «changea de maîtres».

Le père Velasco et son Compagnon furent conduits à la mairie, devenue prison, où se trouvaient aussi d’autres prêtres.

Le 30 après-midi, il y eut une espèce de «jugement» qui rappelait celui du Prétoire avec Ponce Pilate ; du balcon, un homme demandait s’il fallait prononcer la sentence de mort. Si la foule répondait affirmativement, l’homme répétait sa question par trois fois. 

Dans le cas du père Velasco, la foule répondit Oui, parce que c’est un curé. Mais l’homme du balcon rétorqua que ce n’était pas une raison ; qu’il fallait prouver qu’il ait usé des armes contre les révolutionnaires. On demanda donc sa liberté. De même pour d’autres prêtres.

Les ayant libérés, les révolutionnaires leur dirent : Bien, camarades, maintenant, il faut travailler pour la prospérité de la République.

C’est de ce 30 juillet 1936 que date la dernière lettre qu’il écrivit à un séminariste nommé Manuel Herranz, racontant brièvement les événements, lui envoyant ce qui lui reste d’argent, le priant de faire prévenir sa famille, s’offrant tout entier à la volonté de Dieu.

Puis le père Velasco fut reçu par l’adjoint au maire, tandis que certains des «libérés» furent quand même fusillés les jours suivants. 

On vint rendre visite au père, les gens demandèrent à se confesser.

Le 17 août, courut le bruit de l’arrivée de milices fascistes, en provenance d’Andorre. On vint chercher le père Velasco pour l’ «offrir» en première victime ; mais c’était un faux bruit, et le prêtre pensa que son heure n’était pas encore venue.

Le 22 août au soir, on le remit en prison (c’est l’école qui avait été transformée en prison). Ses amis l’y retrouvèrent pour lui porter à manger. Il leur remit ce qui lui restait : ses lunettes et la chaîne de montre (on lui avait déjà pris la montre).

Don Fortunato Velasco eut la «fortune» d’être fusillé quelque part près d’Alcorisa (Teruel) le 24 août 1936, tandis qu’il criait encore fortement Vive le Christ Roi ! La Religion ne meurt pas ! Vous pouvez me donner la mort, mais pas à Dieu ! Un jour, vous serez jugés par Dieu lui-même, entre les mains de Qui vous tomberez à votre tour ! Moi, je vous pardonne !

Les balles meurtrières lui firent exploser le crâne.

Don Fortunato fut béatifié en 2013.

 
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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 23:00

Jarogniew Wojciechowski

1922-1942

 

Né le 5 novembre 1922, à Poznań, Jarogniew avait une grande sœur, Lyudmila. Leur mère était professeur de piano, et leur communiqua, outre sa foi profonde, ses connaissances musicales.

Il fréquenta très jeune l’Oratoire salésien de Poznań, comme enfant de chœur.

Le papa de Jarogniew, Andrew, malheureusement, était alcoolique, et quitta la famille quand le garçon avait onze ans. La maman continua héroïquement d’élever toute seule ses enfants.

Jarogniew dut abandonner les études, et fut aidé par sa sœur aînée. Chez les Salésiens, il jouait, il chantait, il apportait toujours de la bonne humeur.

Il fut arrêté le 23 septembre 1940, comme les quatre autres «Martyrs salésiens de Poznań», mais tandis que ceux-là étaient ensemble à Neukölln, Jarogniew fut à Spandau. A Noël, pour avoir chanté des chants de Noël, il fut mis en cellule d’isolement.

Le 1er août 1942 il fut condamné à mort et fut transféré à Dresdes jusqu’à son exécution. 

Jarogniew, qui n’avait pas vingt ans, fut décapité dans la cour de la prison de Dresde, en présence de tous les prisonniers, le 24 août 1942, et béatifié en 1999.

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 23:00

Edward Kaźmierski

1919-1942

 

Né le 1er octobre 1919 à Poznań (Pologne), c’était un des six enfants de Wincent et Władysławy.

Orphelin de père à quatre ans, il travailla comme décorateur dans un magasin, puis comme aide dans un garage, grâce à l’intervention d’un père salésien.

Il fréquenta l’Oratoire salésien de Poznań, apprit le piano et le violon, composa, chanta.

Peu avant la guerre, il fit un pèlerinage à pied à Jasną Górę, avec son grand ami Czesław Jóźwikiem.

En 1939, il se porta volontaire pour combattre au front puis, après l’invasion de la Pologne, se joignit à l’armée volontaire des terres de l’ouest (clandestine).

Il fut arrêté le 23 septembre 1940 et envoyé au camp de Fort VII. Le 16 novembre, il fut transporté à Wronki puis, le 23 avril 1941 à la prison de Spandau (Berlin).

Le 1er août 1942 il fut condamné à mort pour haute trahison. Il fut transféré à Dresdes jusqu’à son exécution.

Il alla au-devant de son exécution très paisiblement. Il écrivit à sa famille : 

Chère Maman, mes chères sœurs, … Remerciez Dieu pour son insondable miséricorde. Il m’a donné la paix. Je vais laisser ce monde, réconcilié avec sa sainte volonté… Merci, Maman, pour ta bénédiction. C’est la volonté de Dieu. Il te demande ce sacrifice (…) Je te demande pardon de tout mon cœur (…) J’ai besoin de tes prières, je t’embrasse, ma très chère Maman, je vous embrasse tous. Adieu, au ciel.

Edward, qui allait avoir vingt-trois ans, fut décapité dans la cour de la prison de Dresde, en présence de tous les prisonniers, le 24 août 1942, et béatifié en 1999.

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 23:00

Luis Valls Matamales

1870-1936

 

Il vit le jour le 3 mai 1870 à Benaguacil (Valencia), de Valentín et Mariana, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Entré dans l’Ordre des Capucins, il professa en 1891, avec le nom de Ambrosio de Benaguacil.

Après la profession solennelle (1894), il fut ordonné prêtre.

Ses activités de prédilection furent la Réconciliation, la prédication, la direction spirituelle. Il publia aussi des articles sur la liturgie, ainsi qu’un petit volume sur la dévotion à Notre-Dame de Montiel, vénérée à Benaguacil.

L’été 1936, il dut abandonner le couvent de Massamagrell (Valencia) et chercha à gagner Vilanesa.

Peu avant d’être arrêté, il avait dit : Le martyre de sang est ce qu’il y a de plus beau, c’est un second baptême.

Les miliciens l’arrêtèrent au matin du 24 août 1936 et le présentèrent au Comité. On lui reprocha d’avoir prêché contre le communisme ; il répondit : J’ai prêché seulement la doctrine de Dieu et de l’Evangile.

Après une heure d’interrogatoire, ils l’emmenèrent sur la route de Valencia à Barcelone pour le fusiller.

Il fut béatifié en 2001.

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