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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

 

Samuel

11e siècle avant Jésus Christ.

 

On situe le prophète Samuel entre 1100 et 1020 avant l’ère chrétienne.

Des deux Livres de Samuel de l’Écriture, seul le premier parle de la naissance, de la vie et de la mort de Samuel (1S 1-25). 

Ses parents étaient de la montagne d’Ephraïm, d’une famille venue d’Ephrata. Le père Elqana montait chaque année de sa ville pour adorer et pour sacrifier à Yahvé Sabaot à Silo. Or de ses deux femmes, l’une était stérile, Anne, qui était l’objet de moqueries de la part de l’autre épouse. 

Anne pria intensément et le prêtre Eli lui promit d’être exaucée. Un an après, Elqana venait au Temple, plein de reconnaissance, mais Anne attendit que l’enfant fût sevré pour venir elle-même le présenter à Dieu au Temple.

L’enfant reçut le nom de Samuel, traditionnellement interprété comme “obtenu de Dieu”, ou bien aussi “le nom de Dieu” selon d’autres spécialistes.

Pleinement heureuse, Anne laissa son enfant au Temple, le donnant totalement à Dieu et le confiant au prêtre Eli. C’est à ce moment qu’elle chanta son Cantique, le “prototype du Magnificat”, dont Marie semble effectivement s’être inspirée après l’Annonciation.

Samuel grandit donc dans le Temple. Chaque année, ses pieux parents venaient le visiter, et Anne lui apportait à chaque fois un nouvel habit. Eli les bénit : Anne eut ensuite trois fils et deux filles.

C’est une de ces nuits que Dieu appela Samuel ; le petit garçon, peut-être déjà adolescent, entendit une voix qui l’appelait ; croyant que c’était Eli, il vint aussitôt, mais Eli ne l’avait pas appelé. A la troisième fois, Eli comprit que Dieu lui-même appelait Samuel et conseilla au garçon de répondre : Parle, Yahvé, car ton serviteur écoute. 

Dieu fit savoir à Samuel quelle punition allait s’abattre sur Eli et sa descendance, car Eli s’était montré trop faible envers ses fils et ne les avait pas avertis pour le mal qu’ils faisaient. 

A partir de ce moment-là, on sut que Samuel était inspiré de Dieu.

C’est Samuel qui sacrera roi Saül, puis David. 

L’Ecriture dit que Samuel mourut. Tout Israël s’assembla et fit son deuil ; on l’ensevelit chez lui à Rama (1 S 25:1).

Le livre du Siracide (ou Ecclésiastique) en fait un long éloge (Si 46:16-23), qui finit en ces termes : Avant l’heure de son éternel repos, il rendit témoignage devant le Seigneur et son oint : De ses biens, pas même de ses sandales, je n’ai dépouillé personne. Et personne ne l’accusa. Après s’être endormi il prophétisa encore et annonça au roi sa fin ; du sein de la terre il éleva la voix pour prophétiser, pour effacer l’iniquité du peuple.

Au Ve siècle, les reliques de Samuel furent transportées solennellement de Rama au sanctuaire qui lui fut dédié à Constantinople. C’est saint Bède le Vénérable qui eut l’idée heureuse de l’introduire dans le Martyrologe, à cette date du 20 août.

Le prophète Samuel a été choisi comme co-patron de ce blog, en compagnie de saint Ephrem, pour sa soumission enfantine et humble envers le prêtre et sa disponibilité totale à recevoir la parole de Dieu.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

 

Pie X

1903-1914

 

Giuseppe Sarto, deuxième de dix enfants, naquit à Riese (Vénétie, Italie) le 2 juin 1835. Son père, Giambattista, était un employé municipal ; sa mère, Margarita Sanson, était couturière. Des dix enfants, le premier était presque mort-né, et Giuseppe fut en fait l’aîné des sept autres, le dernier devant mourir tout petit.

Baptisé dès le lendemain avec les prénoms de Giuseppe Melchiore, il grandit dans une ambience très chrétienne et modeste.

Il commença l’étude du latin avec le curé, et fréquenta chaque jour le collège de Castelfranco, à six kilomètres de là, dont il sortit premier sur quarante-trois élèves. 

Son père était décédé en 1852, et sa mère était fort pauvre. Pour entrer au séminaire de Padoue, il bénéficia d’une bourse d’études du patriarche de Venise, originaire lui aussi de Riese, et fut ordonné prêtre en 1858. Il fut vicaire à Tombolo (Trévise), curé de Salzano en 1866, chanoine de la cathédrale de Trévise en 1875, évêque de Mantoue en 1884, patriarche de Venise et cardinal en 1893.

A Salzano, les sœurs de Giuseppe vinrent l’aider, non sans peine, car le curé distribuait déjà tout ce qu’il avait. Il inaugura une école du soir, constitua une chorale, visitait tous les habitants, y compris les incroyants et les Juifs. Il se dépensa sans compter lors de l’épidémie de choléra de 1873, au point que l’évêque l’appela à la modération.

A Trévise, outre que chanoine, il devait être chancelier de l’évêché et directeur spirituel des séminaristes.

A Mantoue, il se dépensa notamment pour la formation du clergé, la discipline ecclésiastique, l’enseignement de la doctrine chrétienne auprès du peuple. Il connaissait personnelelment tousles séminristes. Il lui arrivait d’arriver inopinément dans une paroisse pour remplacer un curé malade. Il confessait dans la cathédrale : on pouvait y aller librement. Il visitait au moins une fois toutes les paroisses du diocèse. 

A Venise, il intensifia la même activité, faisant imprimer un catéchisme pour tous les diocèses de la Vénétie et s’appliqua à développer la musique sacrée, notamment en restaurant le chant grégorien.

Léon XIII étant mort le 20 juillet, son successeur fut choisi en la personne du cardinal Sarto, le 4 août. Il prit le nom de Pie “en mémoire des saints pontifes qui ont porté ce nom et de ceux qui, ces derniers temps, ont été persacutés pour l’Eglise”.

Lors du conclave, il protestait de son incapacité, alléguant qu’il ne savait pas le français (il le comprenait, mais ne le parlait pas couramment), qu’il était trop vieux (à quoi un autre cardinal rétorqua qu’il valait mieux “qu’un seul mourût pour tout le peuple”)… Loin de se réjouir de cette élection, Pie X ressemblait à un condamné à mort. 

Agé de soixante-huit ans, Pie X s’installa au troisième étage du Vatican, et mena dans son appartement une vie tout ascétique : il dormait cinq heures et donnait tout son temps aux audiences et à la correspondance.

Il choisit pour devise : “Instaurare omnia in Christo” (Tout restaurer dans le Christ). Cette “restauration” passe par la formation du clergé, qui doit être saint, par l’enseignement doctrinal des fidèles, par une collaboration entre le clergé et les fidèles, par la réforme de la musique sacrée, qui doit élever et favoriser la prière ; il encourage ainsi la pratique du chant grégorien, dont l’esthétique et l’universalité peuvent être perçues par tous les chrétiens de la terre. Il entreprend une réforme du Droit canonique, de la Curie.

Poursuivant ce qu’il avait commencé à Venise, il promulgue un catéchisme universel en simplifiant celui du concile de Trente.

Contre les restes de la déviation janséniste, il encourage la réception fréquente de l’Eucharistie et, pour les enrfants, établit qu’ils fassent leur première communion dès l’âge de sept ans. Il encouragte les Congrès Eucharistiques.

Il réforme le bréviaire, la prière quotidienne des prêtres : il en fait réduire la longueur en supprimant certaines répétitions, en répartissant plus également le psautier sur chaque jour.

Il condamne l’hérésie moderniste dans un climat de grandes tensions et de polémiques continuelles ; il crée une commision biblique pour la révision du texte de la Vulgate (la Bible en langue latine) ; il crée l’Institut biblique. 

Sous son pontificat il y eux soixante-treize béatifications et quatre canonisations.

Un des gros soucis de Pie X fut le conflit avec le gouvernement français, lors de la tristement célèbre loi sur les associations, qui fut à l’origine de l’expulsion de France de la plupart des religieux, et donc de la fermeture de leurs instituts. Paris rompit les relations diplomatiques avec le Vatican, et vota unilatéralement la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat (1905).

Quand il pressentit la montée vers la Guerre mondiale, Pie X supplia l’empereur autrichien d’arrêter la guerre. Il mourut sur cette espérance, le 20 août 1914, après un pontificat de onze ans.

Béatifié en 1951, canonisé en 1954, il est mentionné au Martyrologe le 20 août, et fêté le 21 août au calendrier romain.

C’est Benoît XV qui lui succéda, dans cette pénible atmosphère de guerre.


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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 21:08

Zeno de Vérone

 † 380

 

Zeno (que l’on traduit communément Zénon en français), serait né en Afrique du Nord et aurait étudié à Rome, avant de devenir évêque à Vérone.

Pasteur soucieux de la vérité et de la sainteté, il baptisa beaucoup de nouveaux catéchumènes, combattit énergiquement les vestiges de l’arianisme et du pélagianisme dans son diocèse, s’occupa de former des clercs dans la dignité nécessaire au service de l’autel, ainsi que des vierges.

On mentionne surtout la charité de l’évêque, qui inspira également aux diocésains des gestes édifiants de charité : les étrangers étaient accueillis, les malheureux n’avaient pas même à demander l’aumône, et après la défaite romaine d’Andrinople (378), beaucoup de prisonniers furent rachetés par eux, évitant ainsi soit une mort certaine soit des travaux pénibles.

Un autre détail de l’activité du saint Pasteur, fut qu’il intervint pour supprimer des célébrations funéraires les lamentations bruyantes et déplacées. 

On a conservé de saint Zeno une centaine de discours et homélies. 

Il mourut le 12 avril 380.

Une première église fut construite en son honneur à Vérone, dont on fit la dédicace un 8 décembre et qui fallit être inondée par l’Adige en crue : les eaux montèrent jusqu’aux fenêtres, mais ne pénétrèrent pas par les portes, pourtant ouvertes. Depuis, saint Zéno fut honoré comme le Patron de la ville de Vérone.

L’actuel sanctuaire a des portes ornées de vingt-quatre plaques de bronze représentant vingt scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament, et quatre de la vie du saint Evêque.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 19:58

María Josefa Alhama Valera

1893-1983

 

 María Josefa Alhama Valera naquit le 30 septembre 1893 à Vereda del Molino (Santomera, Murcia, Espagne), de parents aussi croyants que pauvres cultivateurs, qui eurent neuf enfants. 

Très tôt, elle fut placée chez un commerçant, dont les enfants eurent la bonté de lui enseigner à lire et à écrire (une autre source affirme que ce fut chez le curé, qui était assisté de deux bonnes Religieuses).

Elle avait vingt-deux ans lorsqu’elle entra chez les Filles du Calvaire, qui allaient bientôt fusionner avec les Religieuses Clarétines ou Filles Enseignantes de Marie Immaculée. María Josefa prit alors le nom de Madre Speranza de Jesús.

On l’envoya au couvent de Vélez Rubio, pour y enseigner aux petits enfants ; un an après, on l’envoya à Madrid chez les Clarétains.

Déjà on observait des choses surnaturelles dans la vie et le comportement de Madre Speranza et l’on voulait s’assurer qu’elles fussent réellement d’origine divine et non des fantaisies. Très vite le Saint-Office romain dut s’incliner devant l’évidence des faits. 

Madre Speranza était, entre autres, favorisée d'extases et ses collaborateurs assistèrent plus d'une fois à ses dialogues avec Dieu. Elle demandait pourtant à tous de ne pas la regarder dans ces moments là. Elle portait dans son corps les stigmates de la Passion du Christ. Elle avait le don de bilocation : elle aurait ainsi rendu visite au pape Pie XII au Vatican, mais pour le moment, le récit de cet événement n'a pas été publié par l'Eglise.

En 1930, M    adre Speranza fonda la Congrégation des Esclaves de l’Amour Miséricordieux, à Madrid, dont la mission devait être de s’occuper des pauvres et des enfants. Il y eut très vite d’autres maisons en différents points de l’Espagne.

En 1936, elle rejoignit l’Italie, où elle ouvrit d’autres maisons encore.

En 1951, à Collevalenza (Todi, Pérouse, Italie), elle donna naissance à la branche masculine de sa congrégation. Et c’est auprès de ces Fils de l’Amour Miséricordieux que vécut désormais Madre Speranza.

Bientôt s’élèvera là aussi le sanctuaire de l’Amour Miséricordieux, où affluèrent tant de pèlerins, venus recevoir de Madre Speranza conseils et consolations.

La prière de Madre Speranza aurait obtenu des centaines de miracles de son vivant. Tant de fois, surtout dans les restrictions de l'après-guerre, dans le quartier défavorisé de la Casilina, à Rome, elle a nourri les pauvres : les marmites ne se vidaient pas, le pain ne s'épuisait pas, l'huile ne manquait pas.

Sa vocation, c'était d'être un paratonnerre de l'humanité, une médiatrice de miséricorde.

Peu après l’attentat qui faillit lui coûter la vie, le pape Jean-Paul II s'est rendu à Collevalenza, le 22 novembre 1981, donc du vivant de Madre Speranza, et il a dit cette prière à l’Amour Miséricordieux :

"Amour Miséricordieux, ne nous fais pas défaut, nous t'en prions !

Amour Miséricordieux, ne te lasse jamais !

Sois constamment plus grand que tout le mal qui se trouve dans l'homme et dans le monde !

Sois plus grand que ce mal qui a grandi dans notre siècle et dans notre génération !

Sois le plus puissant, par la force du Roi Crucifié !

« Béni soit son Royaume qui vient ! »." 

Maintes fois, Madre Speranza tomba malade et inquiéta les médecins… qui furent les premiers ébahis de la voir guérir à chaque fois. Une seule maladie ne guérit pas : celle qui lui provoqua la cécité peu avant ses quatre-vingt-dix ans, et dont elle mourut, le 8 février 1983, en odeur de sainteté.

Les miracles continuèrent après sa mort, et aboutirent à sa béatification en 2014. 

Le miracle retenu fut la guérison rapide, complète et durable d’un enfant d’un an, atteint d’une intolérance multiple aux protéines.

María Josefa Alhama Valera naquit le 30 (29) septembre 1893 à Vereda del Molino (Santomera, Murcia, Espagne), de José Antonio et María Carmen, des parents aussi croyants que pauvres cultivateurs, qui eurent neuf enfants.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 08:28

Mario Vergara

1910-1950

 

Mario naquit le 16 novembre 1910 à Frattamaggiore (Naples, Italie), un des derniers des neuf enfants de Gennaro et Antonietta.

Le papa dirigeait une petite entreprise de filature du chanvre et, durant ses absences (souvent en Allemagne) pour traiter son petit commerce, c’était son épouse qui gérait et la maison et la fabrique.

Après l’école communale, Mario entra en 1921 au Petit séminaire d’Aversa où sa façon d’être un peu particulière le fit qualifier de rebelle, alors que son cœur était profondément empli d’un grand amour de Dieu et d’un grand zèle pour les âmes.

En 1929, il entra à Monza dans l’Institut Pontifical pour les Missions Etrangères (PIME).

Avant la fin de la seconde année du lycée, il dut rentrer dans sa famille à cause d’une crise d’appendicite, qui évolua en péritonite. On le croyait en fin de vie, mais lui se divertissait intérieurement, persuadé qu’il allait guérir parce qu’il devait être un jour missionnaire.

Il guérit en effet et reprit les études chez les Jésuites de Posilippo, avant de regagner le PIME en 1933.

Ayant accompli les études de philosophie et de théologie, il fut ordonné prêtre en 1934 et, un mois plus tard, envoyé en Birmanie.

Il y fut extrêmement actif, d’abord en étudiant jusqu’à trois des langues des tribus locales en quelques mois, mais aussi en se déplaçant en tous sens pour gérer sa «paroisse» de Citaciò, où il se fait tout à tous, médecin, professeur, juge aussi, et bien sûr prêtre.

La guerre mondiale rendit l’Italie et l’Angleterre ennemis, et les missionnaires italiens furent considérés automatiquement comme «fascistes», ennemis des Anglais, et le père Vergaro se retira à Momblo. Quand en 1941 le Japon entra à son tour en guerre et qu’il envahit la Birmanie, les missionnaires furent internés en camp de concentration en Inde, sous surveillance anglaise. 

En 1943, grâce aux efforts du Vatican et de la Croix-Rouge, les conditions d’internement furent améliorées et les missionnaires purent un peu mieux prier, lire, étudier. La santé du père Vergaro fut durement attaquée, et on lui retira un rein.

En 1945, enfin libéré, il se voit confier par l’évêque la mission d’ouvrir un nouveau centre d’apostolat à l’extrémité orientale de la mission de Toungoo : une centaine de villages, dont les habitants parlent encore une autre langue, et où se sont déjà implantés des missionnaires protestants, outre les habituels bouddhistes. Le père Vergaro y arriva en 1946.

Alors qu’il réussissait déjà à prendre contact, à gagner quelques catéchumènes, à soigner et guérir quelques malades, les missionnaires de l’autre religion devinrent jaloux de son influence et le calomnièrent auprès de la population.

En 1948 arriva un autre prêtre italien, le père Galastri, qui s’y connaissait en matière de menuiserie et de maçonnerie ; ainsi naquirent une école, une église, un orphelinat, un dispensaire… grâce auxquels il étendit les formes de son apostolat, luttant inlassablement contre les préjugés traditionnels, les croyances bouddhistes. 

Mais à partir de la proclamation de l’indépendance (1948), se développèrent des foyers de guerre civile, et les catholiques furent grandement dénigrés auprès des nouvelles autorités civiles. Quand les révoltés furent mis en déroute, leur chef devient le grand ennemi des missionnaires. En 1950, la mission est coupée en deux quand la ville de Loikaw est reprise par les troupes gouvernementales d’un côté, tandis que Shadow est aux mains des rebelles. Il fallait sans cesse traverser les lignes de combat.

Fin janvier 1950, les pères Vergaro et Galastri furent perquisitionnés et accusés d’être espions. Arrêtés, ils furent dans l’impossibilité de faire connaître leur situation.

On sut bien plus tard que le 24 mai 1950, les deux pères, avec leur fidèle catéchiste Isidore, furent arrêtés, longuement interrogés, fait marcher le long du fleuve Salween et, au matin du 26 mai 1950, fusillés ; leurs corps furent emballés dans des sacs jetés dans le courant du fleuve.

La première nouvelle de leur assassinat n’apparut à la radio locale que le 31 août suivant.

 

Le père Vergaro et le catéchiste Isidore furent béatifiés en 2014.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 08:28

Isidore Ngei Ko Lat

1918-1950

 

Ce laïc naquit en 1918, dans une famille de paysans récemment convertis grâce au père Paolo Manna (voir au 15 septembre) à Taw Pon Athet (Birmanie).

A l’adolescence, il perdit ses deux parents et fut recueilli avec son frère chez une tante.

Fidèle à sa foi, il aidait volontiers les missionnaires dans leurs activités, et entra au séminaire. Excellent élève, il apprit à maîtriser parfaitement le latin et l’anglais. Mais sa santé asthmatique l’obligea à revenir chez les siens.

Isidore conserva son idéal sacerdotal ; il fit le vœu de chasteté et ouvrit une école privée à Dorokho, pour enseigner aux enfants le birman et l’anglais, le catéchisme, la musique et le chant.

C’est avec enthousiasme qu’il accepta la proposition que lui fit le père Vergara d’être catéchiste. C’est dans cette optique qu’il accompagna le missionnaire à Shadaw, où il servit aussi d’interprète pour l’autre missionnaire, le père Galastri.

Il était aux côtés du père Vergara lorsque celui-ci tenta, en vain, d’obtenir la libération d’un autre catéchiste. Ils furent fusillés tous les deux à Shadaw en haine de la foi chrétienne, le 26 mai 1950.

Ils ont été béatifiés en 2014.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:53

Urbano Corral González

1899-1936

 

Il naquit le 6 décembre 1899 à Navajos de Losa (Burgos, Espagne).

Entré au «noviciat mineur» (collège) des Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) en 1913 à Bujedo, il y prit l’habit en 1916 et professa avec le nom de Josafat Roque.

Après le scolasticat, il fut catéchiste à Madrid (1919), puis au noviciat de Griñon, de nouveau à Madrid, où il se trouvait en 1931, quand le collège fut incendié par les révolutionnaires.

Il passa alors à celui de San Fernando en Andalousie et, en 1933, à Santa Cruz de Mudela.

C’est dans cette dernière localité que les miliciens vinrent arrêter les cinq membres lasalliens, le 22 juillet 1936.

Ils furent maintenus en prison jusqu’au 18 août, ainsi que les prêtres de cette localité.

Au soir du 18 août, on les fit monter dans un camion qui les conduisit au cimetière de Valdepeñas, et c’est là qu’ils furent fusillés, au petit matin du 19 août 1936.

Frère Josafat Roque, ainsi que ses quatre Confrères (et que les prêtres) furent béatifiés en 2007.

 
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:51

Damián Gómez Jiménez

1871-1936

 

Damián vit le jour le 12 février 1871 à Solana del Rioalmar (Ávila, Espagne), de Nicolás et Josefa, des parents très chrétiens. Il fut confirmé en 1877.

Il fut ordonné prêtre en 1895 et, après quelques années, fut nommé à la paroisse de Mombeltrán, à partir de 1911.

Ce fut le bon curé fidèle à sa mission, dévoué à tous ses fidèles, effacé autant qu’efficace.

Il rencontra déjà des difficultés bien avant la révolution de 1936, devant faire face aux critiques et aux attaques des ennemis de l’Eglise.

Le 19 août 1936 - don Damián avait soixante-cinq ans - on arrêta le bon curé, on le chargea sur un camion qui partit pour Puerto del Pico (Ávila). On ne l’en fit pas descendre, on le jeta à terre comme un sac de pommes de terre. Il ne pouvait se relever, tant la chute avait été brutale, après tous les coups déjà reçus précédemment durant son arrestation et son transport. Les bourreaux le tirèrent contre une pierre, où ils le fusillèrent. Il pouvait être environ dix-neuf heures.

Don Damián fut béatifié en 2013.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:48

Justo Arévalo y Mora

1869-1936

 

Justo vit le jour le 19 juillet 1869 à Miguelturra (Ciudad Real, Espagne), aîné des quatre garçons de José et Teresa, des agriculteurs très chrétiens. Les frères s’appelaient ainsi : Justo, Emilio Ramón, Crescencio Pantaleón et Lope.

Notre premier-né fut baptisé le jour-même de sa naissance. Il eut une vocation sacerdotale précoce mais, étant l’aîné, il devait rendre service à ses parents et ne put entrer au Petit séminaire. Dès que ce fut possible, il y étudia avec beaucoup d’ardeur.

Il fut ordonné prêtre en 1895 et fut nommé à Luciana, Guadalmez, Torralba de Calatrava, Santa Cruz de Mudela, et finalement au collège Saint-Joseph de cette dernière localité, à partir de 1920.

Ce collège, dû à une généreuse donatrice, était géré par des Frères des Ecoles Chrétiennes, et avait été béni et inauguré le 2 février 1920. Don Justo en était donc le premier aumônier.

Marial et très apostolique, don Justo fit l’unanimité autour de lui, tant de la part des Frères que des élèves.

Dès le 22 juillet 1936, il partagea le sort des Religieux. Ils furent incarcérés dans la prison, malmenés, insultés, humiliés, menacés de mort à chaque instant.

Dans la nuit du 18 au 19 août, don Justo fut exécuté, avec les Frères des Ecoles Chrétiennes, au cimetière de Valdepeña.

Ce furent les premières victimes du diocèse de Ciudad Real.

Ils furent béatifiés en 2007.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:47

María de las Nieves Crespo López

1897–1936

 

María de las Nieves (Marie-Neige) vit le jour le 17 septembre 1897 à Ciudad Rodrigo (Salamanque, Espagne).

Sa famille vint s’installer à Valencia, où elle fréquenta le collège des Carmélites de la Charité.

Puis elle entra au noviciat, en 1922.

Elle professa avec le nom de María de las Nieves de la Sainte-Trinité et fut envoyée à Denia, La Unión (Murcia), finalement en 1930 à Cullera.

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia), le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

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