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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 23:00

  

Jacques Retouret

1746-1794

 

Jacques naquit le 15 septembre 1746 à Limoges (Haute-Vienne), fils d’Etienne Retouret, marchand très chrétien qui le fit baptiser le jour-même, et de Marie Theulier, une sainte femme dont la piété lui valut l’autorisation de recevoir l’Eucharistie deux fois par semaine ; elle eut un frère, qui devint abbé bénédictin.

Grâce à ces excellents parents, Jacques apprit à être un garçon sérieux, doux, modeste et prudent, très docile et extrêmement studieux.

Après des études au collège des Jésuites de sa ville, Jacques voulut entrer en religion, mais ni chez les Jésuites, ni chez les Bénédictins : il entra encore adolescent - il avait quinze ans !) chez les Carmes de l’Ancienne Observance, à Limoges, au couvent des Arènes. On rappellera ici qu’il avait aussi un oncle dans cet Ordre.

Il y fit la première profession en 1762. L’année suivante, son frère cadet, François, entrait à son tour, au même âge, dans la même maison.

Après le noviciat et les premiers vœux, Jacques fut envoyé à la Rochefoucauld pour la rhétorique, puis la philosophie et la théologie, et reçut le sacerdoce.

L’évêque qui lui imposa les mains, Mgr Argentré, fut si frappé par la sainte personnalité de ce jeune moine, qu’il le prit en grande amitié, et venait le trouver dans le couvent. Il lui était si attaché que, lorsque le père Jacques fut nommé prieur à La Châtre, il le retint à Limoges, espérant que sa présence aurait permis l’instauration de l’ancienne observance dans ce couvent, mais la Révolution interrompit ces pieux projets.

Dès qu’il eut achevé ses études, le père Jacques fut envoyé prêcher en différents endroits, et même en-dehors du diocèse, mission qu’il accomplit avec autant de zèle, malgré sa mauvaise santé, que de succès.

On l’entendit à Limoges, à Albi, à Toulouse. Il prêchait avec dignité, mais avec profonde conviction, et ce moine, haut de taille et maigrichon à cause de sa santé, savait convaincre son auditoire.

Autant qu’il le pouvait, il participait à tous les exercices de son cloître, mais sa santé s’altéra vraiment. Souvent malade, il reçut le Sacrement des malades : crises de foie, maux de tête, rhumatismes, le tourmentèrent sans cesse, mais il ne s’écoutait pas et travaillait sans relâche.

Il confessait beaucoup.

Ce fut un Religieux humble, pieux, obéissant, fidèle ; il célébrait chaque jour la Sainte Messe, avec profond recueillement.

Dans un premier temps, il refusa de prêter le serment schismatique révolutionnaire, mais ensuite, trompé, il eut la faiblesse de prêter le dernier serment à la Constitution ; toutefois arrêté et mis aux fers, il comprit son erreur et, bien vite, se rétracta courageusement.

En février 1794, il renouvela solennellement cette rétractation, et fut pour cela déporté.

Visité en mars 1794 par un médecin, il était déclaré atteint d’une obstruction au foie, qui n’empêchait pas la déportation.

Le père Jacques fut déporté de la Haute-Vienne et abandonné avec tant d’autres prêtres à bord du Deux-Associés. Il y souffrit beaucoup, en particulier du froid, car il ne portait plus qu’un léger habit de camelot et se vit refuser de récupérer ne fût-ce que le vêtement d’un autre prêtre déjà mort. Il souffrait, surtout la nuit, d’une douloureuse sciatique, qu’il supporta avec patience et sans perdre courage.

Il mourut sur l’Île Madame (rebaptisée Île Citoyenne), où il fut débarqué mourant, le 26 août 1794.

Le père Jacques Retouret est un des soixante-quatre Martyrs de la Révolution française béatifiés en 1995.

  

Jacques Retouret

1746-1794

 

Jacques naquit le 15 septembre 1746 à Limoges (Haute-Vienne), fils d’Etienne Retouret, marchand très chrétien qui le fit baptiser le jour-même, et de Marie Theulier, une sainte femme dont la piété lui valut l’autorisation de recevoir l’Eucharistie deux fois par semaine ; elle eut un frère, qui devint abbé bénédictin.

Grâce à ces excellents parents, Jacques apprit à être un garçon sérieux, doux, modeste et prudent, très docile et extrêmement studieux.

Après des études au collège des Jésuites de sa ville, Jacques voulut entrer en religion, mais ni chez les Jésuites, ni chez les Bénédictins : il entra encore adolescent - il avait quinze ans !) chez les Carmes de l’Ancienne Observance, à Limoges, au couvent des Arènes. On rappellera ici qu’il avait aussi un oncle dans cet Ordre.

Il y fit la première profession en 1762. L’année suivante, son frère cadet, François, entrait à son tour, au même âge, dans la même maison.

Après le noviciat et les premiers vœux, Jacques fut envoyé à la Rochefoucauld pour la rhétorique, puis la philosophie et la théologie, et reçut le sacerdoce.

L’évêque qui lui imposa les mains, Mgr Argentré, fut si frappé par la sainte personnalité de ce jeune moine, qu’il le prit en grande amitié, et venait le trouver dans le couvent. Il lui était si attaché que, lorsque le père Jacques fut nommé prieur à La Châtre, il le retint à Limoges, espérant que sa présence aurait permis l’instauration de l’ancienne observance dans ce couvent, mais la Révolution interrompit ces pieux projets.

Dès qu’il eut achevé ses études, le père Jacques fut envoyé prêcher en différents endroits, et même en-dehors du diocèse, mission qu’il accomplit avec autant de zèle, malgré sa mauvaise santé, que de succès.

On l’entendit à Limoges, à Albi, à Toulouse. Il prêchait avec dignité, mais avec profonde conviction, et ce moine, haut de taille et maigrichon à cause de sa santé, savait convaincre son auditoire.

Autant qu’il le pouvait, il participait à tous les exercices de son cloître, mais sa santé s’altéra vraiment. Souvent malade, il reçut le Sacrement des malades : crises de foie, maux de tête, rhumatismes, le tourmentèrent sans cesse, mais il ne s’écoutait pas et travaillait sans relâche.

Il confessait beaucoup.

Ce fut un Religieux humble, pieux, obéissant, fidèle ; il célébrait chaque jour la Sainte Messe, avec profond recueillement.

Dans un premier temps, il refusa de prêter le serment schismatique révolutionnaire, mais ensuite, trompé, il eut la faiblesse de prêter le dernier serment à la Constitution ; toutefois arrêté et mis aux fers, il comprit son erreur et, bien vite, se rétracta courageusement.

En février 1794, il renouvela solennellement cette rétractation, et fut pour cela déporté.

Visité en mars 1794 par un médecin, il était déclaré atteint d’une obstruction au foie, qui n’empêchait pas la déportation.

Le père Jacques fut déporté de la Haute-Vienne et abandonné avec tant d’autres prêtres à bord du Deux-Associés. Il y souffrit beaucoup, en particulier du froid, car il ne portait plus qu’un léger habit de camelot et se vit refuser de récupérer ne fût-ce que le vêtement d’un autre prêtre déjà mort. Il souffrait, surtout la nuit, d’une douloureuse sciatique, qu’il supporta avec patience et sans perdre courage.

Il mourut sur l’Île Madame (rebaptisée Île Citoyenne), où il fut débarqué mourant, le 26 août 1794.

Le père Jacques Retouret est un des soixante-quatre Martyrs de la Révolution française béatifiés en 1995.

 
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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 23:00

Pere Sisterna Torrent

1868-1936

 

Il vit le jour le 21 mars 1868 à Llagostera (Girona, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il fut d’abord un employé au collège des Frères des Ecoles Chrétiennes à Farnés. Touché par la vie des Religieux, il demanda son admission comme convers.

On l’envoya à Cambrils comme cuisinier et il demanda son admission effective. Il fit le noviciat à Bujedo, où il prit l’habit et le nom de Elmo Miguel ou Elm Miquel.

Commencer le noviciat à trente-neuf ans, n’est pas chose aisée. Elmo se soumit, et fut vainqueur.

Il fut envoyé à Benicarló pour gérer les choses matérielles.

En 1910, il fut administrateur (économe) à San Feliu de Guixols, charge qu’il suspendit deux ans pour être cuisinier à Cambrils, et qu’il reprit ensuite. 

A cause de sa santé, on le renvoya à Cambrils, cette fois-ci comme tailleur-couturier, au noviciat mineur, puis pour les Anciens et les Novices.

En juillet 1936, la maison de Cambrils dut être abandonnée et le Frère vint à Tarragona. Très vite, il fut arrêté et conduit au bateau-prison Riú Segre, en rade de Tarragona. Vu son âge, mais aussi la sérénité grave et digne de son visage, les miliciens croyaient qu’il était un des supérieurs.

Le 25 août 1936, un groupe de vingt-quatre détenus, parmi lesquels trois Frères, Fausto, Benildo et Elmo, furent appelés.

La chronique ne nous dit pas où et comment ils passèrent la nuit du 25 au 26…

Elm Miquel fut fusillé, avec ses deux Compagnons, près du Río Fráncoli à la Campsa (Tarragona), au matin du 26 août.

 

Ils furent tous trois béatifiés en 2013.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 23:00

Josep María Tolaguera Oliva

1904-1936

 

Il vit le jour le 14 mars 1904 à La Escala (Girona, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il fréquenta l’école des Frères des Ecoles Chrétiennes de San Feliu à Guixols, puis entra au noviciat mineur de Cambrils en 1916.

En 1919, à Hostalets, il commença le noviciat proprement dit, prit l’habit et le nom de Faust Lluís, puis fit le scholasticat à Bujedo.

Il fit de l’apostolat à Bonanova en 1925, fut professeur à la nouvelle maison de Notre-Dame du Carmel et revint à Bonanova où il dirigea l’école gratuite : il y fit un travail excellent, en particulier avec les jeunes de la congrégation mariale. 

Puis il fut nommé directeur à Tarragona. Là, il organisa une magnifique procession avec les élèves, le jour du Vendredi Saint et aussi de la Fête-Dieu. Le Vendredi Saint en particulier, les élèves chantèrent solennellement le Miserere, accompagnés de l’harmonie. C’était traditionnel mais, vu les circonstances, les ennemis de l’Eglise firent du Frère Fausto une de leurs premières victimes.

Dès le 20 juillet 1936, le Frère Fausto fut arrêté et conduit au bateau-prison Riú Segre, en rade de Tarragona, où il montra une telle tranquillité que même les gardiens s’en étonnaient.

Le 25 août 1936, un groupe de vingt-quatre détenus, parmi lesquels trois Frères, Fausto, Benildo et Elmo, furent appelés. Quelqu’un, voyant Fausto si détendu, pensait qu’il était libéré, mais il lui répondit : Merci pour vos bons sentiments. Mais je conserve l’espérance et la joie de mourir pour Dieu et pour la foi.

La chronique ne nous dit pas où et comment ils passèrent la nuit du 25 au 26…

Fausto Lluís fut fusillé, avec ses deux Compagnons, près du Río Fráncoli à la Campsa (Tarragona), au matin du 26 août.

 

Ils furent tous trois béatifiés en 2013.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 23:00

Francesc Casademunt Ribas

1872-1936

 

Il vit le jour le 5 février 1872 à Llofriu (Girona, Espagne) et fut baptisé le surlendemain.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes en 1886 et fit le noviciat à Fonseranes (Béziers, Hérault), où il prit l’habit et le nom de Benildo José ou Benild Josep.

C’était un homme de belle taille, qui en imposait.

Il fit de l’apostolat à Moncada puis à Manlleu en 1895, comme sous-directeur.

En 1904, il fut directeur à Llagostera, où il dut résoudre quelques problèmes épineux de la nouvelle maison, puis passa au collège Condal de Barcelone en 1906. 

Il fut un des six Frères qui secondèrent le Frère Visiteur aux Baléares, puis fut nommé Inspecteur pour la communauté de Fortianell, où s’était transférée l’école agricole de Limoux (1910).

En 1918, il fut directeur à Palamós, en 1927 sous-directeur à Premiá de Mar, en 1930 pro-directeur au Sacré-Cœur de Cambrils puis directeur à Saint-Joseph.

En juillet 1936, le Frère Benildo dut organiser en quelques heures l’évacuation complète de la maison, réquisitionnée par les révolutionnaires. Très vite, il fut arrêté et conduit au bateau-prison Riú Segre, en rade de Tarragona, où il montra une sérénité et une charité remarquables.

Le 25 août 1936, un groupe de vingt-quatre détenus, parmi lesquels trois Frères, Fausto, Benildo et Elmo, furent appelés.

La chronique ne nous dit pas où et comment ils passèrent la nuit du 25 au 26…

Benildo José fut fusillé, avec ses deux Compagnons, près du Río Fráncoli à la Campsa (Tarragona), au matin du 26 août.

 

Ils furent tous trois béatifiés en 2013.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 23:00

 

Melkisédek

Ancien Testament

 

Melkisédek ou Melchisédech est un mystérieux personnage biblique.

 

D’après le livre de la Genèse (Gn 14:18-20), Melkisédek, roi de Salem, vint à la rencontre d’Abraham qui était chargé des dépouilles de quatre rois : comme prêtre du Très-Haut il lui offrit le pain et le vin avec des paroles de bénédiction ; et Abraham lui donna la dîme de tout le butin. 

 

Le silence insolite de l’Écriture sur ses ancêtres et ses descendants, suggère que le sacerdoce qu’il représente est éternel. S’il a reçu la dîme d’Abraham, c’est qu’il lui est supérieur, et a fortiori supérieur à ses descendants, les prêtres fils de Lévi.

 

La dîme payée aux prêtres lévitiques était à la fois le salaire de leur office cultuel et l’hommage rendu à l’éminente dignité de leur sacerdoce. Si donc Lévi lui-même, en Abraham, a payé la dîme à Melkisédek, c’est que Melkisédek figurait un sacerdoce plus élevé.

 

Toute la tradition juive et beaucoup de Pères ont identifié Salem avec Jérusalem. Son roi-prêtre, Melkisédek adore le Dieu très-haut, El ‘Elyôn, nom composé employé dans la Bible comme un titre divin. Dans le verset 22 du même passage, El ‘Elyôn est identifié au vrai Dieu d’Abraham.

 

Ce Melkisédek, qui fait dans le récit sacré une brève et mystérieuse apparition, comme roi de Jérusalem où Yahvé choisira d’habiter, comme prêtre du Très Haut dès avant l’institution lévitique, et auquel le Père du peuple élu paie la dîme, est présenté par le Psaume 109 (Ps 109:4) comme une figure du Messie, roi et prêtre :

 

Le Seigneur l’a juré dans un serment irrévocable : Tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Melkisédek.

 

Certains commentateurs chrétiens insisteront sur le fait qu’il n’est pas circoncis et peut figurer les païens convertis, les chrétiens, Abraham ne représentant que “la Loi”. La branche judaïque la plus spirituelle avait donné à cette mystérieuse figure une valeur messianique : l’application au sacerdoce du Christ est développée en He 7.

 

La tradition patristique a exploité et enrichi cette exégèse allégorique, voyant dans le pain et le vin apportés à Abraham une figure de l’Eucharistie, et même un véritable sacrifice, figure du sacrifice eucharistique, interprétation reçue dans le Canon Romain de la Messe. Plusieurs Pères avaient même admis qu’en Melkisédek était apparu le Fils de Dieu en personne. 

 

Dans la Lettre aux Hébreux (He 6:20 ; 7), l’auteur sacré en a relevé ce double détail pour montrer la supériorité de Melkisédek sur Abraham, pour établir que Jésus-Christ, dont Melkisédek est la figure, est pontife éternel, roi de justice et de paix.

 

L’Église n’a pas assigné de culte particulier à Melkisédek ; comme on l’a dit plus haut, elle a inséré son nom au canon romain de la messe, quand, juste après les paroles de la Consécration, il est fait allusion aux trois sacrifices que Dieu a particulièrement agréés dans l’Ancien Testament : 

 

…et comme il t’a plu d’accueillir les présents d’Abel, le Juste, le sacrifice de notre père Abraham, et celui que t’offrit Melkisédek, ton grand prêtre, en signe du sacrifice parfait, regarde cette offrande avec amour et, dans ta bienveillance, accepte-la.

 

Autrefois commémoré au 25 mars, jour de l’Annonciation, Melkisédek est actuellement commémoré au 26 août en ces termes : 

 

La commémoration de saint Melkisédek, roi de Salem et prêtre du Dieu très-haut ; il donna la bénédiction à Abraham qui revenait de la victoire, il offrit au Seigneur un sacrifice saint et une victime immaculée, et préfigurant le Christ comme roi de paix et de justice, il est prêtre pour l’éternité, sans aucune généalogie humaine.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 23:00

Adrien et Natalie

? début du IVe siècle

 

Il sera difficile de se retrouver dans les indications “historiques” fournies par la Passio de ces deux époux.

Une première remarque, d’ordre linguistique, s’impose ici. Natalie est un nom romain, rattaché au terme natalis, qui a donné notre fête de Noël ainsi que le prénom homonyme. C’est une réelle erreur d’orthographier Nathalie, puisque le latin n’utilise la graphie th que dans des termes directement calqués du grec. Quant à Adrien, le nom latin est Hadrianus.

Le martyre d’Adrien et la mort successive de Natalie auraient eu lieu lors d’un deuxième séjour de l’empereur Maximien à Nicomédie. On sait que Maximien, jeune militaire, passa par Nicomédie, mais on ne voit pas bien comment, devenu empereur d’Occident, il pourrait avoir sévi en Asie Mineure, où commandait l’empereur Dioclétien.

Rappelons au passage que Nicomédie était la capitale de la Bithynie, province du nord-ouest de l’Asie Mineure, sur les bords du Pont-Euxin ; c’est l’actuelle Izmit sur la Mer Noire.

D’après la Passio, Adrien, un des chefs de l’armée de Maximien, prend parti pour des chrétiens qui viennent d’insulter l’empereur : Nous nous moquons de ton ordre insensé et de ta folie, et plus encore de Satan, qui agit dans les fils de perdition dont tu es le prince. Jamais des chrétiens ne se permettent de tels propos à l’adresse de leur empereur.

Maximien fait donc enchaîner Adrien. Un serviteur l’annonce à son épouse Natalie, laquelle, chrétienne en secret, vient encourager son époux et ses compagnons de prison. Sachant son heure proche, Adrien achète très cher au gardien sa sortie momentanée de prison, pour rejoindre Natalie, et tous deux reviennent se constituer prisonniers après une semaine. Ici aussi, il est difficile de comprendre d’où Adrien aurait sorti cette énorme somme d’argent, ni comment le geôlier aurait pu se permettre un tel marchandage, ni enfin comment les deux époux auraient pu revenir tranquillement à leur prison au bout d’une semaine, sans que Natalie fût elle-même emprisonnée à son tour.

Devant Maximien, tous ces chrétiens sont interrogés. Adrien reste ferme. On le flagelle, ses entrailles s’échappent de son ventre : on reconduit tout ce monde en prison, où les pieuses femmes - Natalie en tête - viennent soigner leurs plaies. Furieux, Maximien fait interdire l’accès des femmes à la prison, puis fait achever tous ces prisonniers en leur brisant les cuisses avec des barres de fer. Ainsi s’achève le martyre d’Adrien, vaillant soldat, fidèle époux, et courageux témoin du sort des chrétiens.

De pieux chrétiens s’offrent alors pour sauver les dépouilles des martyrs et les transférer à Byzance. Dans l’intervalle, le tribun des soldats exprime son désir d’épouser Natalie ; celle-ci demande un délai, s’embarque pour rejoindre les dépouilles des martyrs débarqués près de Byzance, où elle arrive si épuisée qu’elle expire la nuit suivante.

Le martyre d’Adrien et de ses Compagnons aurait eu lieu le 26 août - date à laquelle on les honorait à Constantinople, la mort de Natalie au 1er décembre, date à laquelle les deux époux furent longtemps commémorés, mais cette dernière date semble tout-à-fait arbitraire. Devant de telles difficultés historiques, l’actuel Martyrologe Romain ne fait plus mention de ces saints époux.

Le pape Adrien 1er (772-795) voulut honorer son saint Patron en élevant au titre de diaconie l’église romaine de Saint-Adrien. Au XIIe siècle, les reliques des deux époux furent apportées au monastère flamand de Gheraerdsberghe, actuel Grammont.

Où placer, alors, ces deux Martyrs, dans le calendrier actuel ? Adrien au 26 août, et Natalie au 1er décembre ? Il sera dommage de «séparer ce que Dieu a uni», aussi cette notice apparaîtra aux deux jours.

Que les porteurs des noms de Adrien et de Natalie se rassurent, car ils ne manquent pas de saints Patrons au ciel. Il y a d’autres Saints Adrien - dont un, également martyr à Nicomédie à une date inconnue, commémoré le 8 septembre dans le Martyrologe, et une bienheureuse Natalie, martyre polonaise (v. 31 mars).

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 18:19

  

Manuel Fernández Ferro

1898-1936

 

Manuel était né le 30 mai 1898 à Paradiñas (Torneiros, Orense, Espagne). 

Entré chez les Salésiens, il fit la profession religieuse en 1920.

Après ses études de philosophie et théologie à Campello (Alicante), il fut ordonné prêtre en 1928.

Sa première destination fut Cordoue, puis Málaga (Andalousie) où il se trouvait au moment de la révolution espagnole de 1936.

Dans un premier temps, il fut détenu dans son propre collège puis, libéré, il se réfugia avec deux autres prêtres à l’Hôtel Imperio.

Ayant entendu dire ce qui était arrivé à ses Confrères, martyrisés, et s’attendant au même sort, il prit congé des siens dans une lettre émouvante.

Au matin du 24 août 1936, les prêtres furent mis dehors sans ménagement, conduits au cimetière San Rafael de Málaga et assassinés.

Martyrisé le 24 août 1936, don Manuel Fernández Ferro a été béatifié en 2007. 

Manuel Fernández Ferro

1898-1936

 

Manuel était né le 30 mai 1898 à Paradiñas (Torneiros, Orense, Espagne). 

Entré chez les Salésiens, il fit la profession religieuse en 1920.

Après ses études de philosophie et théologie à Campello (Alicante), il fut ordonné prêtre en 1928.

Sa première destination fut Cordoue, puis Málaga (Andalousie) où il se trouvait au moment de la révolution espagnole de 1936.

Dans un premier temps, il fut détenu dans son propre collège puis, libéré, il se réfugia avec deux autres prêtres à l’Hôtel Imperio.

Ayant entendu dire ce qui était arrivé à ses Confrères, martyrisés, et s’attendant au même sort, il prit congé des siens dans une lettre émouvante.

Au matin du 24 août 1936, les prêtres furent mis dehors sans ménagement, conduits au cimetière San Rafael de Málaga et assassinés.

Martyrisé le 24 août 1936, don Manuel Fernández Ferro a été béatifié en 2007.

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:50

Ramón Cabanach Majem

1911-1936

 

Ramón vit le jour le 22 septembre 1911 à Barcelone (Espagne), jeune frère de Eduard, qu’il accompagna dans sa route jusqu’au martyre.

Il entra comme son frère au collège des Fils de la Sainte Famille à Molins de Rei. 

Il fit aussi partie de plusieurs associations (Immaculée Conception, Sainte Famille).

Ayant demandé à être admis dans la congrégation, il commença le noviciat à Les Corts, alors qu’il n’avait pas encore quinze ans.

En 1924, il reçut l’habit, infiniment heureux d’appartenir ainsi à Dieu et à l’Eglise. 

Il fut ordonné prêtre en 1934, avec une dispense pour son jeune âge.

En 1936, il se trouvait (avec son grand frère Eduard) au collège de Reus quand, le 21 juillet, on arrêta et mit en prison les Religieux. 

Dans l’agitation du moment, Ramón réussit à se précipiter dans la chapelle, se mit le surplis et l’étole et retira le Saint Sacrement, pour vite le porter en sûreté chez des amis proches, passant tout simplement au milieu des miliciens qui, ébahis, n’eurent pas le temps de l’arrêter. Revenus de leur surprise, ils allèrent l’arrêter.

Comme on l’a dit pour d’autres martyrs, on conduisit le père Ramón au bateau-prison Río Segre, dont on fit sortir les prisonniers par vagues successives quotidiennes. 

Son tour arriva le 25 août 1936. On le conduisit avec son frère Eduard et d’autres Compagnons sur la route de Alcover à Santa Creu de Calafell, au lieu-dit Pujada de Vilardida à Vila-Rodona, où ils furent assassinés : Eduard n’avait pas vingt-huit ans, Ramón en aurait eu vingt-cinq le mois suivant.

Les deux frères, Eduard et Ramón, liés par le sang, par leur consécration et leur sacerdoce, unis dans le martyre, furent unis dans la gloire et béatifiés en 2013.

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:49

Eduard Cabanach Majem

1908-1936

 

Eduard vit le jour le 31 décembre 1908 à Bellmunt (Tarragona, Espagne), et fut baptisé le 6 janvier, fête de l’Epiphanie, recevant les noms de Eduard Joan Tomás.

Il entra à onze ans au collège des Fils de la Sainte Famille à Molins de Rei en 1923 et s’y montra un excellent élève, autant pour l’étude que pour le comportement et la foi. 

Il fit partie de plusieurs associations (Immaculée Conception, Sainte Famille).

Ayant demandé à être admis dans la congrégation, il reçut l’habit en 1924 et commença le noviciat à Les Corts. En 1926, il fit la première profession, choisissant alors comme modèle de vertus l’angélique saint Jean Berchmans (v. 13 août). En 1933, il fit la profession solennelle et fut ordonné prêtre le 1er novembre de la même année.

Il avait été à ce point régulier et excellent dans ses études de philosophie et de théologie, qu’il fut nommé sous-préfet déjà au collège de Les Corts.

En 1934, il fut envoyé à l’orphelinat de Vilatorta. Il y fut aussi sous-directeur de la Congrégation mariale. Il donna tout son héritage familial pour fonder une bourse d’études en faveur des vocations de la congrégation des Fils de la Sainte-Famille.

En 1935, il fut de nouveau nommé sous-préfet, à Mosqueroles.

En 1936, il se trouvait (avec son jeune frère Ramón) au collège de Reus quand, le 21 juillet, on arrêta et mit en prison les Religieux. Le père Eduard y alla avec son bréviaire et le chapelet. Puis on le transféra à la prison de Tarragona.

De là, on le conduisit au bateau-prison Río Segre, dont on fit sortir les prisonniers par vagues successives quotidiennes. 

Le tour du père Eduard arriva le 25 août 1936. On le conduisit avec son frère et d’autres Compagnons sur la route de Alcover à Santa Creu de Calafell, au lieu-dit Pujada de Vilardida à Vila-Rodona, où ils furent assassinés : Eduard n’avait pas vingt-huit ans.

Le père Eduard fut béatifié en 2013.

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:48

Francesc Llach Candell

1889-1936

 

Francesc vit le jour le 7 décembre 1889 à Torelló (Barcelona, Espagne), un des douze enfants de Vicente et Concepción ; il fut baptisé le 8 décembre.

Des douze enfants, trois moururent tôt, cinq furent prêtres, deux religieux et deux se marièrent.

Francesc entra à onze ans au collège des Fils de la Sainte Famille et y fit d’excellentes études. 

Ayant demandé à être admis dans la congrégation, il reçut l’habit en 1904 et commença le noviciat à Blanes. En 1905, il fit la première profession, en 1908 la solennelle ; il fut ordonné prêtre en 1917.

Il enseigna les matières scientifiques, captivant l’intérêt de ses élèves par la construction de petits appareils qu’ils apprenaient à faire fonctionner.

En 1936, il se trouvait au collège de Reus, quand on arrêta et mit en prison les Religieux.

Le 25 juillet, on en conduisit à bord du bateau-prison Cabo Cullera, en rade de Tarragona. Deux jours plus tard, on le(s) transféra sur l’autre bateau, le Río Segre, dont on fit sortir les prisonniers par vagues successives quotidiennes. 

Le tour du père Francesc arriva le 25 août 1936 dans la matinée. On le conduisit, pieds et poings liés, avec d’autres Compagnons, sur la route de Alcover à Santa Creu de Calafell, au lieu-dit Pujada de Vilardida à Vila-Rodona, où il fut assassiné vers dix heures.

Ses deux frères religieux, Ramón et Jaume, furent assassinés le 19 avril 1937.

Le père Francesc et ses deux frères furent béatifiés en 2013.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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