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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:00

Nicolás Rueda Barriocanal

1894-1936

 

Il vit le jour le 10 septembre 1894 à Quintanavides (Burgos, Espagne) et fut baptisé le 17.

Il commença le noviciat mineur chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens), à Cambrils en 1907.

Il fut choisi pour le noviciat de Lembecq-lez-Hal (Belgique) et prit l’habit en 1910 à Bettange (Luxembourg) avec le nom de Daniel Antonino.

Nicolás-Daniel était un homme doux, patient, généreux.

Sopn activité fut l’apostolat à Bonanova, puis l’enseignement à Santa Madrona et Las Corts ; puis le collège Condal et Guixols.

Une pleurésie poussa ses supérieurs à lui confier une charge moins pesante, et il fut au noviciat de Cambrils, où il eut aussi une activité de catéchiste.

En 1936, il fut arrêté et conduit au bateau-prison Ríu Segre, comme des centaines d’autres prêtres et religieux.

Le 28 août après-midi, des anarchistes de Cambrils vinrent réclamer les prisonniers de cette ville. Il y en avait sept, dont le Frère Daniel. En quittant ses compagnons, il leur demanda de prier pour lui, ajoutant : Moi aussi, je prierai pour vous.

On les conduisit au pont de Castellets, route de Cambrils, où ils furent fusillés, le 28 août 1936.

 

Ils furent béatifiés en 2013.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:00

José Camprubí Corrubí

1888-1936

 

Il vit le jour le 22 février 1888 à Palmerola (Gerona, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il commença par travailler comme employé chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens), à Manlleu.

Ayant demandé son admission dans la communauté, il dut attendre un peu pour éprouver sa vocation. Il passa au noviciat de Fortianel et prit l’habit en 1923 avec le nom de Jacinto Jorge. Il avait trente-cinq ans au moment de la profession.

José-Jorge était un homme sérieux, tellement qu’on souhaitait parfois le voir un peu plus expansif.

Il fut nommé infirmier auxiliaire, puis responsable de l’infirmerie à Cambrils, jusqu’en 1936. 

En 1936, il fut arrêté et conduit au bateau-prison Ríu Segre, comme des centaines d’autres prêtres et religieux. On l’y voyait prier beaucoup le chapelet.

Le 28 août après-midi, des anarchistes de Cambrils vinrent réclamer les prisonniers de cette ville. Il y en avait sept, dont le Frère Jacinto. En quittant ses compagnons, il leur demanda de prier pour lui, ajoutant : Moi aussi, je prierai pour vous.

On les conduisit au pont de Castellets, route de Cambrils, où ils furent fusillés, le 28 août 1936.

 

Ils furent béatifiés en 2013.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:00

Javier Pradas Vidal

1896-1936

 

Il vit le jour le 20 mars 1896 à Culla (Castellón, Espagne).

Il étudia à Benicarló chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens), puis passa au noviciat mineur de Cambrils en 1909, commença en 1911 le postulat avec le nom de Elías Paulino et fit la profession.

Javier-Elías fut un excellent frère et professeur, et plusieurs de ses élèves poursuivirent dans la vie consacrée. 

Il fut dans diverses écoles et, en ultime analyse fut sous-directeur du noviciat. On prévoyait de le nommer directeur, mais les événements renversèrent tous ces projets. 

En 1936, il accompagna des élèves jusqu’à Tarragona, et c’est là qu’il fut arrêté.

Il fut conduit au bateau-prison Ríu Segre, comme des centaines d’autres prêtres et religieux, envers lesquels il montra tout son empressement pour leur venir en aide ou les soulager, autant que faire se pouvait.

Le 28 août après-midi, des anarchistes de Cambrils vinrent réclamer les prisonniers de cette ville. Il y en avait sept, dont le Frère Elías.

On les conduisit au pont de Castellets, route de Cambrils, où ils furent fusillés, le 28 août 1936.

 

Ils furent béatifiés en 2013.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:00

Modesto Godo Buscató

1879-1936

 

Il vit le jour le 12 janvier 1879 à Selva de Mar (Girona, Espagne), et fut baptisé le 16.

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens), au noviciat mineur de Fonseranes (Béziers, Hérault) en 1892, commença le postulat avec le nom de Anselmo Félix et fit la profession. Il fit le scholasticat à Bujedo.

Modesto-Anselmo fut un infatigable travailleur, joyeux, dynamique. 

Dans les premiers temps, il fut à Manlleu (1897), pour la catéchèse.

Il fut directeur de l’école gratuite à Cambrils (1905), puis sous-directeur du noviciat et directeur de la maison. Il passa à Sampedor (1916), Teruel (1923), fut directeur au Collège Condal en 1928, enfin de nouveau à Cambrils à partir de 1931. 

En 1936, le directeur de l’autre maison des Frères à Cambrils (Maison Saint-Joseph) apprit qu’à quelques kilomètres de là, à Reus, déjà on incendiait les églises et maisons religieuses. Le 21 juillet après-midi, un Comité se présenta pour faire évacuer la maison, qu’ils voulaient occuper le soir même. Un autre Comité vint aviser le maire qu’ils voulaient mettre le feu à l’autre maison, à quoi le maire s’opposa fermement, ayant donné aux Frères sa parole qu’il ne le permettrait pas. Les deux Comités disparurent, mais ils pouvaient revenir d’un instant à l’autre. 

Le Frère Anselmo Félix dut organiser l’évacuation de cette maison, trouvant un accueil provisoire chez des amis de l’endroit. Certains ne trouvèrent rien d’autre que le lit d’un ruisseau, en se couvrant avec leur manteau : heureusement, on était en été… Les plus jeunes atteignirent Valencia et Tarragona ; les plus malades ou plus anciens furent accueillis dans des hôpitaux, chez des amis.

Certains de ceux qui furent reçus dans la Maison de Bienfaisance de Tarragona, furent vite dénoncés, et durent se retirer. Ils ne pouvaient passer inaperçus : ils furent arrêtés.

Frère Anselmo Félix fut un de ceux arrêtés à Tarragona et mis dans le bateau-prison Ríu Segre, comme des centaines d’autres prêtres et religieux, envers lesquels il montra tout son empressement pour leur venir en aide ou les soulager, autant que faire se pouvait.

Le 28 août après-midi, des anarchistes de Cambrils vinrent réclamer les prisonniers de cette ville. Il y en avait sept, dont le Frère Anselmo, qui demanda à un prêtre présent l’absolution ; puis il recommanda aux Frères encore détenus de transmettre au Frère Visiteur qu’ils avaient été fidèles jusqu’au bout.

On les conduisit au pont de Castellets, route de Cambrils, où ils furent fusillés, le 28 août 1936.

 

Ils furent béatifiés en 2013.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:00

Cesáreo España Ortiz

1886-1936

 

Il vit le jour le 25 février 1886 à Pancorbo (Burgos, Espagne), et fut baptisé dès le lendemain.

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens), au noviciat mineur de Bujedo en 1898, commença le postulat en 1902 avec le nom de Eladio Vicente et fit la profession.

Cesáreo-Eladio fut un Frère très soumis à la Règle, silencieux et travailleur ; ce qu’on lui donnait à faire, il le faisait à la perfection ; il se préoccupait de chacun, sachant se montrer compréhensif et bon. Fragile de santé, il n’en était pas moins énergique et austère pour lui-même. 

Dans les premiers temps, il fut à Teruel où il prépara les enfants à la Première communion.

Il enseigna à Barcelone (où il fut aussi Visiteur) à partir de 1904, à Cambrils (1905), à Bonanova (1906). En 1911, il dut être soigné à Cambrils et passa l’année suivante à Teruel, dont le climat était meilleur pour lui ; puis il fut à Tarragona (1913), directeur à Guixols (1922), directeur du scholasticat de Cambrils (1925), et du noviciat (1927). 

En 1936, il aida un groupe de novices à trouver les moyens de rejoindre leurs familles, à cause de la situation dramatique.

Il fut arrêté à Tarragona et mis dans le bateau-prison Ríu Segre, comme des centaines d’autres prêtres et religieux.

Le 28 août après-midi, des anarchistes de Cambrils vinrent réclamer les prisonniers de cette ville. Il y en avait sept, dont le Frère Eladio, qui se mit à chanter le Magnificat.

On les conduisit au pont de Castellets, route de Cambrils, où ils furent fusillés, le 28 août 1936.

 

Ils furent béatifiés en 2013.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:00

Jaume Tarragó Iglesias

1868-1936

 

Jaume (Jacques) naquit le 19 décembre 1868 à Solivella (Conca de Barberà), de Jaume et Paula, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Ordonné prêtre en 1894, il fut chargé des paroisses de Alforja et Renau, avant d’être curé à Pont d’Armentera (Alt Camp).

Il encouragea vivement les confraternités locales, il organisa des neuvaines, des semaines de prière. Sa grande dévotion était Jésus crucifié.

Passionné pour la catéchèse des enfants et en général l’instruction religieuse, il réussit à reporter la paix entre les deux factions politiques du pays.

Il fut très estimé de toute la population, même des gens contraire à l’Eglise, qui refusèrent de le tuer après qu’on ait assassiné l’autre prêtre, don Lluís Domingo (voir au 5 août).

Donc, au moment de la révolution de juillet 1936, il fut expulsé du presbytère, ainsi que ses vicaires. La nuit suivante, ils se perdirent dans la montagne à cause de l’obscurité, mais réussirent à rejoindre la maison Boada, où ils restèrent cette nuit-là et les deux ou trois jours suivants, toutefois ils restèrent cachés dans le bois, jusqu’à ce qu’un bon fidèle pût aller les retrouver et mettre à leur disposition une maison du pays.

Ils y furent découverts le 5 août 1936 : c’est ce jour qu’ils arrêtèrent et fusillèrent don Lluís Domingo. 

Le 26 août, ils firent comparaître don Jaume devant le Comité, pendant deux jours. Le 28 août, avec deux autres catholiques fervents, Maria Torellò et Joan Rovira, qui allaient prendre le chemin du martyre. En montant en voiture, Maria vit Joan pleurer ; elle l’encouragea : Courage, Joan, ils nous emmènent vers un endroit bien meilleur, n’est-ce pas, don Jaume ? et le prêtre : Oui, ma fille, oui, c’est exactement ça ! 

On les conduisit jusqu’à Torredembarra (Tarragona), et on les fusilla, tandis qu’ils criaient : Vive le Christ Roi !

 

Don Jaume reçut ainsi la palme du martyre le 28 août 1936, et fut béatifié en 2013.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:00

Eladi Perés Bori

1883-1936

 

Eladi naquit le 26 avril 1883 à Maldà (Urgell, Catalogne, Espagne), de Roc et Concepció.

Le petit garçon se montra vif et espiègle, mais aussi très pieux.

La grâce aidant, il fréquenta le collège à Montblanc, puis le séminaire de Tarragona.

Il fut ordonné prêtre en 1906.

Les paroisses où il exerça le saint ministère sont Ciutadilla, Sarral, Alió, Sant Francesc de Reus, Passanant, Blancafort, Pla de Santa Maria, Puigdelfí. Finalement, il fut nommé aumônier des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils.

Discrètement, il acquit une certaine érudition et écrivit même un ouvrage pour animer les soirées avec les jeunes.

Au moment de la révolution de 1936, il quitta Cambrils et ne savait pas trop où aller. Il arriva vers la plage. Une famille le vit passer : Pauvre don Eladi, il faut l’aider. La nuit tombait, ils le suivirent et virent qu’il s’accroupissait dans une barque pour essayer de dormir. Ils lui apportèrent de quoi manger et le conduisirent dans une cabane abandonnée, où il resta une dizaine de jours.

Un matin qu’un des garçons lui porta son petit déjeuner, il trouva les portes enfoncées, et courut chez lui pour prévenir. Les gens vinrent et trouvèrent le prêtre attaché à un meuble, tout tremblant. La première chose qu’il dit fut : Pardonnez-leur, c’est moi qui ai eu peur. Les voleurs lui avaient pris cent cinquante pesetas, son habit, sa montre ; ils lui avaient jeté au visage son bréviaire et l’avaient laissé moitié nu.

Il partit de là, vêtu comme un mendiant, jusqu’à Tarragona. Il suivit la rivière Francolí jusqu’au hameau de Marquès de la Pobla de Mafumet, où il trouva refuge chez une famille, avec un autre «fugitif». Ils priaient toute la journée. Don Eladi se préparait au martyre.

Mais ils préférèrent partir encore, pour éviter de compromettre les habitants de la maison. Une nuit ils allèrent jusqu’aux abords de Reus, où ils se cachèrent sous un châtaigner. 

Le matin, ils se séparèrent ; don Eladi voulut aller à Maldà, chez son frère. Moins d’une heure après, des miliciens le rencontrèrent et le firent monter dans leur véhicule ; ils l’assassinèrent un peu plus loin ; l’autre homme entendit les coups de feu.

On avait tué don Eladi pour le seul fait qu’il était prêtre. C’était le 28 août 1936.

 

Don Eladi Perés Bori fut béatifié en 2013.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:00

Isidre Fàbregas Gils

1878-1936

 

Isidre (Isidore) naquit le 7 janvier 1878 à Puigpelat, de Josep et Llúcia.

Il fut ordonné prêtre en 1901.

Modèle de prêtre, estimé de tous, il donnait tout ce qu’il avait.

Il sera nommé à Catilar, puis Cambrils. Au moment des émeutes du 6 octobre 1934, il travailla infatigablement en faveur des prisonniers de sa paroisse, jusqu’à obtenir que tous fussent chez eux pour passer la nuit de Noël.

En 1936, avec son frère Ireneu Climent, il se réfugia chez des amis et passait tout son temps dans la prière. Quelques jours plus tard, il partit pour Vinyols, puis alla se réfugier dans la ferme du Puig. Tandis qu’il se dirigeait vers Vila-seca, il fut arrêté et conduit au bateau-prison Ríu Segre, en rade de Tarragona.

Le 28 août, il vit arriver un groupe de miliciens, parmi lesquels quelques-uns avaient participé aux émeutes du 6 octobre. Don Isidre dit alors à un des Frères Lassaliens présents avec lui : Voilà qu’ils viennent nous libérer. Et le Frère de le reprendre : Monsieur le Curé, vous vous trompez : ils viennent nous tuer. C’est ce qui devait arriver.

Après les avoir fait débarquer, ils les ligotèrent, le prêtre, les six Lassalliens et six autres jeunes de Solivella, les firent monter dans un camion, qui partit sur la route de Valencia. Avant d’arriver à Vila-seca, ils firent descendre les ecclésiastiques, les mirent face à la mer, et les fusillèrent.

Don Isidre mourut martyr le 28 août 1936, et fut béatifié en 2013.

 

 

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:00

 

Józef Mazurek

1891-1944

 

Józef Mazurek naquit le 1er mars 1891 près de Baranowka en Pologne orientale qui était alors sous administration autrichienne. Il entra chez les Carmes déchaux et fit la connaissance, au séminaire des Carmes de Wadowice, du futur saint Rafael Kalinowski. (1) En 1908, il reçut l'habit religieux et le nom d'Alfons Maria du Saint-Esprit. Il poursuivit ses études de philosophie et de théologie à Wadowice, puis à Vienne. C'est dans la capitale impériale en pleine guerre qu'il fut ordonné prêtre en juillet 1916.

 

Jusqu'en 1930, dans la nouvelle Pologne indépendante, il fut professeur au petit séminaire de Wadowice, où ses dons d'organisateur et d'éducateur furent remarqués. Il réussit à faire donner au séminaire les mêmes droits qu’aux écoles privées et mêmes statales, avec reconnaissance du baccalauréat. En une décennie, 50 élèves de l'internat entrèrent au noviciat ! Il fut alors élu prieur du couvent de Czerna.

 

Sa vie était empreinte de foi profonde, et il pensait passer son existence dans ce couvent... Il raviva la flamme spirituelle de sa communauté, fit des prêches à l'église conventuelle qui se trouvait dans un bois relativement éloigné du village. Il avait une conscience claire de la célébration de l'Eucharistie. Il célébrait la messe avec une profonde dignité et un recueillement intense. Il puisait ses forces dans l'oraison solitaire devant le Saint-Sacrement.

 

Lorsque la région fut occupée par l'armée allemande, et intégrée au Gouvernement Général, il ne se laissa pas intimider par les vexations des autorités locales allemandes. Il accueillit de jeunes aspirants carmes, donna refuge à des personnes déplacées de Silésie. Il avait toujours dans ces moments une grande dévotion envers le Sacré-Coeur de Jésus.

 

En août 1944, alors que la situation sur le terrain militaire - notamment en URSS - devenait défavorable aux Allemands, les occupants multiplièrent les faits d'hostilité envers la population civile. Ainsi, lors d'un promenade en communauté, le jeune novice François Powiertowski fut tué d'un coup de fusil par un soldat allemand. Quatre jours après ce meutre, le chef de la Kommandantur ordonna aux religieux de construire des tranchées de défense au village de Rudawa qui se situait à des dizaines de kilomètres du couvent. Mais le Père Alphonse-Marie fut séparé de la communauté et torturé, car on le soupçonnait de détenir des informations sur la résistance. En vérité, il s'agissait d'éliminer un Chrétien au charisme trop important pour la jeunesse locale...

 

Finalement, dans la panique générale, il fut fusillé à Nawojowa Góra près de Rudawa (Pologne), ce 28 août, veille du martyre de saint Jean-Baptiste auquel il était si dévôt.

 

On retrouva ces lignes dans ses écrits : "Dans l'affliction, les tribulations et les angoisses, ainsi que dans les tentations, je trouverai toujours mon refuge auprès de Marie, ma Mère très aimée. Je lui offre toute ma personne et toute chose. Avec elle je veux rester fidèlement au pied de la Croix de Jésus."

 

Il fut béatifié par Jean-Paul II le 13 juin 1999 à Varsovie. Le Pape Jean-Paul II, lorsqu'il était jeune homme, avait pu trouver des forces spirituelles auprès du Père Alphonse-Marie qu'il rencontra personnellement. Il déclara à la cérémonie de béatification que c'était une grande grâce pour lui-même et pour l'Eglise de l'ajouter à la liste des bienheureux.

 

(1)  Saint Rafael Kalinowski a été canonisé en 1991 ; il est fêté le 15 novembre.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:00

Edmund Brian Arrowsmith

1585-1628

 

Originaire de Haydock dans le Lancashire, d’une famille d’agriculteurs aisés qui souffrirent beaucoup pour la foi catholique, il reçut le nom de Brian au baptême, et celui de Edmund à la confirmation. Son père s’appelait Robert, sa mère Margery Gerard.

Un parent de cette dernière, le père John Gerard, écrivit un “Journal d’un prêtre élisabétain” ; un autre fut martyrisé, Miles Gerard.

Un oncle de la famille, lui aussi appelé Edmund Arrowsmith, était professeur au collège de Douai pour les Anglais catholiques “réfugiés”.

Une nuit, le père et la mère d’Edmund furent emmenés par la police, laissant leur quatre petits enfants grelottant en chemise. Le père passa en France, visita le docteur Edmund. Après des années il rentra en Angleterre et mourut.

Sa veuve confia le petit Edmund à un vieux prêtre. Le jeune homme passa à Douai, fin 1605. La maladie l’ayant contraint à retourner en Angleterre de 1605 à 1607, il revint faire ses études au collège anglais, et fut ordonné prêtre en 1612. 

Dès 1613 il fut envoyé dans le Lancashire et travailla dans la "mission anglaise" pendant dix  années. Il obtint un franc succès, malgré son goût pour la controverse, qui aurait pu le faire arrêter.

Un contemporain disait de lui : “A le voir, c’était un être très chétif, mais il était zélé, spirituel, fervent et si porté à disputer avec les hérétiques que je lui souhaitais souvent en badinant d’emporter du sel dans sa poche pour assaisonner ses actions, de peur que trop de zèle sans discrétion ne le mît trop vite en danger, si l’on pense aux violentes et soudaines tempêtes de persécutions qui nous assaillaient souvent.”

Un autre le jugeait “de grande innocente vie, de grande sincérité dans sa nature, de grande douceur dans sa conversation, de grande industrie dans son action. Il montrait toujours un gai visage, signe très probable d’une conscience droite et sans tache.”

Il eut plusieurs fois à exorciser des possédés, et jamais sans résultat.

Vers 1623, il fut examiné par l’évêque anglican de Chester, mais le roi Charles Ier, qui tenait alors à être bien vu de la catholique Espagne, le fit relâcher. L’évêque de Chester, un bon vieillard, avait reçu Edmund pendant qu’il était à table avec des ministres. Le prélat s’excusa, sur son âge et ses infirmités, de manger de la viande un vendredi. “Mais qui donc a dispensé ces vigoureux messieurs ?” demanda notre catholique.

Peu après il se décida à entrer chez les Jésuites. Il fut admis après une retraite de quelques mois en Essex, qui lui tint lieu de noviciat régulier à l’étranger.

Cinq ans après, il fut dénoncé par un jeune homme auquel il reprochait un mariage incestueux, il fut arrêté puis interrogé à Brindle Moss, où curieusement son cheval refusa de sauter un fossé.

Aux assises de Lancaster, en août 1628, il fut accusé d’être prêtre, jésuite, et de faire campagne pour l’Église de Rome.

Condamné à mort, il fut d’abord enchaîné et placé dans un cachot si étroit qu’il ne pouvait s’allonger. Il y resta du mardi après-midi au jeudi midi. On ne sait s’il obtint même quelque nourriture.

Au moment d’aller au lieu du supplice, il reçut l’absolution, devant tout le monde, du bienheureux John Southworth, qui se trouvait à une fenêtre, bénéficiant d’un sursis (v. 28 juin). 

Jusqu’au dernier moment, on le tentait d’abjurer pour recouvrer la liberté, mais il répondait : “Ne me tentez plus ! Je ne le ferai pas, en aucun cas, à aucune condition !” Ses dernières paroles furent, en latin : “Bone Iesu !”

Il fut ainsi pendu, éviscéré puis écartelé, selon la forme habituelle établie, là même où il avait exercé son apostolat. 

Béatifié en 1929, il fait partie des Quarante Martyrs d'Angleterre et du Pays de Galles qui ont été canonisés en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Commémoré le 28 août, Edmund est localement fêté avec d’autres Compagnons martyrs le 25 octobre.

La maison des Arrowsmith se trouve toujours à Hoghton, dans le Lancashire.

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