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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:00

 

Vicente Alberich Lluch

1906-1936

 

Né le 29 janvier 1906 à Benicarló (Castellón, Espagne), il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lassaliens) à Cambrils, en 1927.

On le garda quelques mois au Petit-noviciat, le temps qu’il s’accoutumât au nouveau milieu, puis il passa au Noviciat de Fortianell.

En 1927, c’est son propre frère aîné qui lui remit l’habit religieux. Il prit alors le nom de Eliseo, comme le prophète qui fut disciple et successeur du prophète Elie.

Il fut d’abord envoyé à Cambrils pour y prendre en charge les travaux manuels ; quand il avait un moment de liberté, il se plongeait dans les livres pour compléter sa culture un peu déficiente.

En 1929, il fut envoyé à Teruel où, en plus de son travail technique, on lui confia la classe d’un Frère malade ; il s’en tira fort bien.

Vint le moment du service militaire, au terme duquel il fut envoyé faire la classe à Notre-Dame du Carmel, en 1935, après avoir fait la profession religieuse le 16 août 1934.

Au moment de la persécution de 1936, il se réfugia avec son frère chez leurs parents à Benicarló, en faisant attention d’y arriver séparément. Ils ne sortaient que de nuit, mais un jour ils rencontrèrent un compagnon d’enfance qui les trahit. Très vite, les miliciens vinrent menacer les parents. Les deux frères se mirent en route pour Teruel, dans l’espérance de traverser le front.

Ils s’arrêtèrent pour boire à une fontaine à Valderrobles ; là d’autres miliciens, les interrogèrent et, sur leur déclaration qu’ils étaient religieux, ils furent arrêtés. C’était le 22 août.

Ils furent tous deux fusillés à Plá de Catali, le lendemain, 25 août, à quinze heures, l’heure de la mort du Christ. Avant de tomber, ils crièrent encore : Vive le Christ Roi !

Eliseo avait trente ans, son frère Valeriano Luis trente-huit.

Ils furent tous deux béatifiés en 2007.

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:00

Jean Bourdon

1747-1794

 

Jean était né le 3 avril 1747 à Séez (Orne).

Entré dans l’ordre franciscain des Capucins, il portait le nom de Protais de Séez

Il était devenu le gardien (supérieur) du couvent de Sotteville (Rouen).

Déporté de Seine-Maritime, il fut «entassé» avec plusieurs centaines d’autres prêtres sur le Deux-Associés, aux pontons de Rochefort.

C’était un religieux de grand mérite, une force de la nature de belle prestance, aussi recommandable par l’empressement qu’il montra envers ses Confrères déportés que par la fermeté de sa foi, mais aussi par toutes les autres vertus monastiques.

Il mourut le 23 août 1794 (ou peut-être déjà le 22 août), sur l’Île Madame, rebaptisée Île Citoyenne, où l’on débarquait les agonisants, avant de les y enterrer.

Il fut béatifié en 1995.

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:00

Manuel Fernández Ferro

1893-1936

 

On trouve pour ce Martyr des dates différentes (9 février 1898 pour la naissance, 25 août 1936 pour la mort). Celles qui sont indiquées ci-après proviennent de sources salésiennes.

Manuel vit le jour le 30 mai 1893 à Paradiñas (Orense, Espagne).

Entré à seize ans dans le collège des Salésiens, il fut à Écija et Cadix, fit le novicat et la profession à Cadix en 1920, passa à Séville pour la philosophie, à El Campello pour le théologie et fut ordonné prêtre en 1928.

Il fut d’abord à Cordoue, avant d’être envoyé à Málaga.

On le décrivit comme fidèle, humble, travailleur, d’une douceur fraternelle ; même un peu plus mystique que la normale ; dévot du Sacré-Cœur, de la Sainte Vierge, cherchant à s’appliquer ce mot de saint Jean Chrysostome : Etre dévot de Marie, c’est déjà être destiné à la gloire. Dans les événements, il acceptait la main de Dieu.

Son jeune frère, Sergio, aussi prêtre salésien, affirma devoir sa vocation aux mille attentions de son aîné.

Lors de la guerre civile de juillet 1936, le collège de Málaga fut encerclé par des miliciens le 21 juillet. Prétextant que quelqu’un avait tiré depuis l’intérieur, ils l’envahirent à la recherche des «armes». N’en trouvant évidemment pas, ils emmenèrent les Salésiens à la «prison» improvisée, chez les Capucins, se livrant à toutes les exactions dans le collège et dans l’église.

Don Manuel crut sa dernière heure arrivée quand on le mit, avec les autres, face au mur de la cour. Le 22 juillet, on les emmena devant le Gouverneur ; celui-ci les savait innocents, mais, nouveau Pilate, craignit les menaces de la foule : il fit enfermer les Religieux dans la prison provinciale, leur promettant la liberté pour le lendemain.

Au matin du 23, libres, don Manuel et don Francisco se réfugièrent dans un hôtel tenu par un ami.

Le 15 (ou le 16) août, fut assassiné don Francisco ; don Manuel fit parvenir, à travers le consulat d’Argentine, une dernière lettre à sa famille, résumant les derniers événements et, leur disant au-revoir au Ciel, les assurant de mourir content, pour la Religion et pour l’Espagne, les priant de faire célébrer un trentin grégorien (trente messes consécutives) pour le repos de son âme.

Le 22 août au soir, on l’appela avec le maître de l’hôtel et trois autres Religieux ou prêtres, et tous furent fusillés au cimetière San Rafael, au matin du 23 août 1936.

Ce jour-là, on avait enregistré Cinq inconnus.

Don Manuel fut béatifié en 2007.

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:00

  

José Polo Benito

1879-1936

 

José (Joseph) naquit à Salamanque (Espagne) le 27 janvier 1879.

Il fréquenta le séminaire de Salamanque, puis étudia la philosophie à Ciudad Rodrigo, et revint au grand séminaire de Salamanque pour la théologie et le droit canonique, matières où il reçut le doctorat.

Esprit profondément intelligent et cultivé, il reçut des charges importantes.

Encore élève, il fut directeur de La Semaine Catholique.

En 1904, il fut ordonné prêtre et fut vicaire à la paroisse du Saint-Esprit de Salamanque.

En 1905, il fut nommé professeur à l’université de Salamanque, en même temps qu’il était aumônier des Religieuses franciscaines.

En 1907, il fut secrétaire de l’évêque ; en 1908, chanoine et examinateur synodal.

En 1908, il fut en fonction à la cathédrale de Plasencia, et administrateur de ce diocèse en 1912, pour être doyen du chapitre en 1918. Dans sa propre maison, il organisa une Soupe populaire, pour les gens pauvres.

Il dirigea la revue Las Hurdes (Les Terres sans pain), organisa un congrès sur ce thème à Plasencia et organisa le déplacement du roi Alfonso XIII dans ces régions : là, au fond de l’Estrémadure, vivaient des populations entières dans la misère, la maladie, l’analphabétisme ; il fonda et dirigea le périodique Regional de 1907 à 1914 ; il participa au Congrès Eucharistique international de Vienne, au Congrès social des Associations à Plasencia, à l’Assemblée de la Bonne Presse à Saragosse, au Congrès de Prévoyance sociale à Barcelone.

En 1923, il fut cette fois nommé doyen de la cathédrale de Tolède et continua ses activités débordantes : Académie Royale d’Histoire, conseil du Patronat de l’Institut de Prévoyance, Commission provinciale des Monuments, Pieuse union de l’Esclavage de Notre-Dame du Sagrario, Pélerinages à Rome et en Orient, collaboration à différentes publications, jusqu’à La Razón à Buenos Aires ; enfin, il se présenta aux élections des Cours Constitutionnelles en 1931.

Tant d’activités honorables et responsables lui valurent la Croix d’Or de l’Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Il fut arrêté dès le début de la guerre civile de 1936.

Au moment d’être fusillé, il eut encore cette parole solennelle, en s’adressant aux bourreaux : Dieu est témoin du crime collectif que vous allez commettre. Dieu vous en demandera compte. Qu’Il vous pardonne.

Le martyre eut lieu à la Puerta del Cambrón de Tolède, où furent fusillés environ quatre-vingts personnalités, le 23 août 1936, peu après minuit. C’est donc la date généralement rapportée ; on trouve parfois le 22 août.

Quand on voulut exhumer son corps en vue de la béatification, on le retrouva sans corruption, malgré quatre années dans la fosse commune ; don José avait reçut trois balles dans les bras et les jambes, plus le coup de grâce dans la tête ; son visage exprimait encore une grande douleur : un milicien s’était acharné sur lui jusqu’à lui ouvrir le crâne en le frappant à coup de crosse de fusil.

Le chanoine José Polo Benito fut béatifié en 2007.

  

José Polo Benito

1879-1936

 

José (Joseph) naquit à Salamanque (Espagne) le 27 janvier 1879.

Il fréquenta le séminaire de Salamanque, puis étudia la philosophie à Ciudad Rodrigo, et revint au grand séminaire de Salamanque pour la théologie et le droit canonique, matières où il reçut le doctorat.

Esprit profondément intelligent et cultivé, il reçut des charges importantes.

Encore élève, il fut directeur de La Semaine Catholique.

En 1904, il fut ordonné prêtre et fut vicaire à la paroisse du Saint-Esprit de Salamanque.

En 1905, il fut nommé professeur à l’université de Salamanque, en même temps qu’il était aumônier des Religieuses franciscaines.

En 1907, il fut secrétaire de l’évêque ; en 1908, chanoine et examinateur synodal.

En 1908, il fut en fonction à la cathédrale de Plasencia, et administrateur de ce diocèse en 1912, pour être doyen du chapitre en 1918. Dans sa propre maison, il organisa une Soupe populaire, pour les gens pauvres.

Il dirigea la revue Las Hurdes (Les Terres sans pain), organisa un congrès sur ce thème à Plasencia et organisa le déplacement du roi Alfonso XIII dans ces régions : là, au fond de l’Estrémadure, vivaient des populations entières dans la misère, la maladie, l’analphabétisme ; il fonda et dirigea le périodique Regional de 1907 à 1914 ; il participa au Congrès Eucharistique international de Vienne, au Congrès social des Associations à Plasencia, à l’Assemblée de la Bonne Presse à Saragosse, au Congrès de Prévoyance sociale à Barcelone.

En 1923, il fut cette fois nommé doyen de la cathédrale de Tolède et continua ses activités débordantes : Académie Royale d’Histoire et Belles Lettres, conseil du Patronat de l’Institut de Prévoyance, Commission provinciale des Monuments, Pieuse union de l’Esclavage de Notre-Dame du Sagrario, Pélerinages à Rome et en Orient, collaboration à différentes publications, jusqu’à La Razón à Buenos Aires ; enfin, il se présenta aux élections des Cours Constitutionnelles en 1931.

Tant d’activités honorables et responsables lui valurent la Croix d’Or de l’Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Il fut arrêté dès le début de la guerre civile en juillet 1936, et emmené à la prison départementale. Il prépara ses camarades de détention à faire une sainte mort.

Le 25 juillet, on le transféré à une autre prison, Gilitos.

Le 22 août fut une journée de cauchemard, car des avions «républicains» tirèrent par erreur sur leurs propres soldats ; les miliciens saisirent l’occasion pour «se venger» sur les nombreux prêtres et religieux détenus. 

Au moment d’être fusillé, don José eut encore cette parole solennelle, en s’adressant aux bourreaux : Dieu est témoin du crime collectif que vous allez commettre. Dieu vous en demandera compte. Qu’Il vous pardonne. Puis il adressa encore une chaleureuse exhortation à ses compagnons.

Le martyre eut lieu à la Puerta del Cambrón, Fuente del Salobre, à Tolède, où furent fusillés environ quatre-vingts personnalités, le 23 août 1936, peu après minuit. C’est donc la date généralement rapportée ; on trouve parfois le 22 août.

Quand on voulut exhumer son corps en vue de la béatification, on le retrouva sans corruption, malgré quatre années dans la fosse commune ; don José avait reçut trois balles dans les bras et les jambes, plus le coup de grâce dans la tête ; son visage exprimait encore une grande douleur : un milicien s’était acharné sur lui jusqu’à lui ouvrir le crâne en le frappant à coup de crosse de fusil.

Le chanoine José Polo Benito fut béatifié en 2007.

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:00

Jerónimo Alonso Fernández

1912-1936

 

Jerónimo vit le jour le 1er octobre 1912, lendemain de la fête de saint Jérôme, à Villorejo (Burgos, Espagne), de Jerónimo et María, d’excellents chrétiens, qui le firent baptiser le 8 octobre.

Il y eut trois garçons de cette famille qui devinrent Frères Maristes.

Jerónimo rejoignit ses frères chez les Frères Maristes à Arceniega en 1924, où il obtenait toujours les premières places. De plus, la confiance qu’on avait pour lui, le fit désigner pour être responsable des jeunes arrivés, sachant à l’occasion les consoler, les fortifier.

Il passa à Las Avellanas (1927), où il professa avec le nom de Javier Benito (1928) ; la profession solennelle, il la ferait bientôt en versant son sang.

Après Las Avellanas, il fut à Lleida pour redonner des forces à sa santé délicate, puis il enseigna à Madrid (1931), et Tolède (1933).

Intelligent, il ne s’intéressait pas au monde, où il aurait pu briller : Qu’est-ce que tout cela, en comparaison de ma vie religieuse, de ce qui m’attend au Ciel ?

Les dix Frères de la communauté de Tolède furent arrêtés et assassinés à Tolède le 23 août 1936 et béatifiés en 2013.

Le Frère Javier Benito avait vingt-quatre ans.

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:00

Júlian Iglesias Bañuelos

1893-1936

 

Júlian vit le jour le 26 février 1893 à Los Valcárceres (Burgos, Espagne), de Martín et Eustaquia, des paysans aisés, qui le firent baptiser le 28 ; il fut confirmé en 1895 et reçut la Première communion en 1903.

Il entra chez les Frères Maristes à Burgos en 1905, passa à Sant Andrés de Palomar, où il professa avec le nom de Cipriano José (1909)

Son premier poste fut à Logroño, puis Calatayud (1913), Mataró, Sabadell, Madrid.

Il fit la profession solennelle en 1915. C’est aussi durant cette période qu’il prépara à Barcelone la licence de Philosophie et Lettres.

A partir de 1932, il fut directeur du collège de Tolède. 

Intelligent, le Frère Cipriano se montra toujours très travailleur.

A Tolède, se trouvait son propre frère, Fr. Abdón, avec lequel il partagea la dernière partie de sa vie. C’est là qu’il fit le vœu de stabilité (1934).

Arrêtés, ils furent assassinés à Tolède le 23 août 1936 et béatifiés en 2013.

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:00

Estanislau Sans Hortoneda

1887-1936

 

Estanislau (Stanislas) naquit le 8 juin 1887 à Maspujols (Baix Camp, Catalogne, Espagne), de Francesc et Maria, qui le firent baptiser deux jours après.

Il fut ordonné prêtre en 1912.

Il exerça le saint ministère à La Torre de Fontaubella, Poboleda et Clarà (Tarragona).

La charité de ce prêtre était proverbiale : il donnait tout ce qu’il avait.

En 1936, éclata une révolution anti-cléricale sans précédent. Le Comité de Torredembarra offrit au prêtre de la conduire là où il voulait, à condition qu’il ne prît avec lui aucun objet religieux compromettant. Refusant cette condition, le prêtre partit se réfugier dans son pays, à Maspujols.

Tôt le matin, chaque jour sauf aux jours de fête, il partait de chez lui, comme un pauvre avec sa besace sur l’épaule, où il avait son bréviaire et son casse-croûte. D’autres jours, il partait avec son neveu et travaillait aux champs.

En rentrant des champs un jour, il entendit des coups de feu et apprit qu’on avait assassiné quelqu’un pour le seul fait de porter avec lui des objets religieux. Il répétait toujours : Je ne veux pas me séparer de mon bréviaire, de mon scapulaire, ni de mon chapelet. S’ils me tuent, Dieu soit loué ! Mes dernières paroles seront : Vive le Christ Roi !

Le dimanche 23 août, au soir, il venait de terminer ses dévotions, quand se présentèrent chez lui quatre hommes armés. Voici le dialogue : 

- D’après nos informations, il y a ici un prêtre qui se cache. 

- Ici, il n’y a pas de prêtre «caché» (en insistant bien sur le dernier mot. Ce dialogue se répéta plusieurs fois. Puis :) 

- On nous a dit que se cache ici l’aumônier Estanislau Sans. 

- Il n’y a jamais eu d’aumônier «caché» ici ; cependant, le prêtre Estanislau Sans est devant vous, sans aucune intention de cacher sa condition.

- Alors, suivez-nous !

- Où ?

- Avancez !

- Laissez-moi au moins me préparer un instant.

- Avancez !

Ils lui dirent encore quelques méchancetés en sortant de chez lui, tandis qu’avec sa main il disait au-revoir de loin à ses proches.

On traversa le village, le prêtre avançait comme un malfaiteur, avec deux miliciens par-devant et deux par-derrière : il y avait beaucoup de gens, ce dimanche, dehors, mais personne n’osait rien dire, car ils avaient peur. Au salut du prêtre, les larmes leur venaient aux yeux.

Quand le groupe arriva à la voiture qui les attendait, les gens leur demandèrent encore où ils allaient. Mais on le fit monter rapidement en le bousculant et on passa par Reus et Riudoms, pour arriver à Montbrió. C’est là qu’on fusilla le prêtre en lui tirant des balles dans la tête.

C’était donc le 23 août 1936. Don Estanislau a été béatifié en 2013.

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 06:49

Brigida Morello

1610-1679

 

Brigida Morello vit le jour le 17 juin 1610 à San Michele di Pagana (Rapallo, Gênes, Ligurie, Italie nord-ouest), sixième des onze enfants du gouverneur de Rapallo, Nicoló, et de Lavinia Borzese.

Sa mère étant malade, elle dut s’occuper, à douze ans, de ses dix frères et sœurs. 

Quand elle parla à son père de sa vocation religieuse, ce dernier lui confia qu’il n’avait pas de dot suffisante à lui fournir pour la placer dans le meilleur couvent de Gênes. Brigida en tomba gravement malade, mais, dit-on, une vision de la Sainte Vierge avec l’Enfant Jésus dans les bras, lui apporta la guérison.

Désireuse pourtant d’entrer en religion, elle pria Dieu de l’éclairer sur la sainteté dans le mariage et, en 1633, épousa Matteo Zancano avec lequel elle s’établit à Parme, où Matteo possédait des mines de sel.

En 1636, devant les troupes espagnoles envahissantes, le couple dut quitter la demeure, et revint s’installer à Crémone après les combats. C’est alors que Matteo mourut de tuberculose, en 1637, cet époux qu’elle aimait plus que tout au monde et qui la laissait veuve et sans enfants.

Brigida fit alors le vœu de chasteté et s’occupa des pauvres, des malades, des activités paroissiales. En 1640, elle se déplaça à Plaisance et tenta d’être admise chez les Capucines, mais son état de veuve ne le permettait pas. Elle pratiqua alors de sévères mortifications, couchant sur la dure, marchant pieds-nus en hiver. 

La volonté de la Providence se manifesta par l’intermédiaire de la duchesse de Parme, Margherita de’ Medici, qui désirait ouvrir à Plaisance une maison pour l’éducation de la jeunesse féminine. Brigida répondit à cet appel. On dit qu’elle aurait alors vu en vision Notre-Seigneur qui lui proposait d’être la fondatrice de cette famille religieuse. 

Brigida réunit autour d’elle quelques jeunes dames, elle-même prenant le nom de Brigida de Jésus et fonda ainsi en 1649 la Maison de Sainte-Ursule à Plaisance, dont les Religieuses s’appelèrent par la suite les Ursulines de Marie-Immaculée. Elles devaient s’occuper de l’éducation chrétienne des jeunes, dans un esprit missionnaire et œcuménique. 

Brigida, la Fondatrice, refusa d’être supérieure et se contenta d’être l’économe ; elle se soumit humblement à sa Supérieure, faisant part à la communauté des inspirations célestes qu’elle recevait ; des personalités vinrent la consulter ; elle fut à son tour élue supérieure en 1665, et réélue jusqu’à sa mort. Elle alla aussi soigner les pauvres et les malades, qu'elle visitait à domicile ou à l’hôpital.

On a signalé des grâces particulières dont Dieu la favorisa, des dons mystiques comme des extases ou des miracles.

Pendant vingt-quatre ans elle fut elle-même affligée de différentes maladies. En 1659, elle aurait été guérie d’une tumeur maligne mortelle en se frottant le mal avec de l’huile de la lampe qui brûlait devant la statue de saint François-Xavier, envers lequel elle nourrissait une grande dévotion ; elle obtint plus tard que ce Saint fût reconnu comme co-protecteur céleste de Plaisance. Elle vénérait aussi particulièrement saint Nicolas (voir au 6 décembre) et saint Nicola de Tolentino (voir au 10 septembre), les patrons de son père. 

Brigida de Jésus mourut le 3 septembre 1679, à Plaisance.

Sa tombe disparut à Plaisance ; on conservait d’elles quelques précieux écrits, mais on ne reprit sa cause de béatification qu’au 20e siècle. Elle fut béatifiée en 1998.

Voici quelques extraits de l’homélie de Jean-Paul II lors de la messe de béatification :

"A une époque où les idéaux de la féminité étaient peu considérés, la bienheureuse Morello a mis en lumière, sans bruit, la valeur de la femme dans la famille et dans la société. Amoureuse de Dieu, elle fut pour cela disponible pour ouvrir son cœur et ses bras à ses frères et sœurs dans le besoin. Enrichie de dons mystiques, mais éprouvée, en même temps, par de longues et pénibles souffrances, elle ne cessa pas d'être pour ses contemporains une authentique maîtresse de vie spirituelle et l'exemple significatif d'une synthèse admirable entre vie consacrée et engagement social et éducatif. Dans ses écrits transparaît une invitation constante à la confiance en Dieu. Elle aimait à répéter: Confiance, confiance, le cœur grand ! Dieu est pour nous un Père et jamais il ne nous abandonnera !

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 23:00

 

Elie Leymarie de Laroche

1758-1794

 

Né le 8 janvier 1758 à Annesse (Dordogne), Elie fréquenta le séminaire Saint-Sulpice de Paris et devint prieur de Saint-Jean de Coutras, dans le diocèse de Bordeaux.

Il fut déporté de la Dordogne, et envoyé sur le Deux-Associés aux pontons de Rochefort.

Doux, complaisant, très religieux, d’un commerce également sûr et facile, l’abbé Leymarie fut chéri de ses confrères autant au séminaire que dans son diocèse et durant sa détention sur le vaisseau, au point que sa mort jeta ses amis dans la consternation et causa des regrets, même à ceux qui le connaissaient moins.

Ce prêtre rendit son âme à Dieu le 22 août 1794, et fut béatifié avec ses Compagnons en 1995.

 

 

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 23:00

 

Manuela Justa Fernández Ibero

1872-1936

 

Née le 6 août 1872 à Ochoví (Navarre, Espagne), Manuela était la fille de paysans très chrétiens, Hilarión Fernández et Juana Francisca. De ses nombreux frères et sœurs, Manuela eut deux frères Capucins et deux sœurs Tertiaires Capucines.

Elle avait quinze ans, quand elle entra dans la récente congrégation des Capucines Tertiaires de la Sainte Famille.

Elle émit la première profession en 1891 et travailla activement à l’éducation des petites orphelines, en particulier en recueillant des dons et des aumônes pour les soutenir.

Elle fut élue supérieure locale et, pendant trente-six ans, conseillère générale.

On la connaissait pour son caractère patient, humble, serviable, et sa dévotion au Saint Sacrement.

En 1936, elle se trouvait au couvent de Masamagrell (Valencia) et organisa le placement des postulantes et des novices en lieu «sûr».

Au moment de la révolution, elle dut quitter le couvent avec les autres consœurs et trouver refuge chez des particuliers.

Arrêtée le 21 août avec deux autres Compagnes (Piera Quintana et María Fenollosa), elle fut conduite le lendemain avec Piera sur la route de Puzol.

Petra et Manuela furent martyrisées le 22 août 1936, et béatifiées en 2001.

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