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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:00

Júlian Iglesias Bañuelos

1893-1936

 

Júlian vit le jour le 26 février 1893 à Los Valcárceres (Burgos, Espagne), de Martín et Eustaquia, des paysans aisés, qui le firent baptiser le 28 ; il fut confirmé en 1895 et reçut la Première communion en 1903.

Il entra chez les Frères Maristes à Burgos en 1905, passa à Sant Andrés de Palomar, où il professa avec le nom de Cipriano José (1909)

Son premier poste fut à Logroño, puis Calatayud (1913), Mataró, Sabadell, Madrid.

Il fit la profession solennelle en 1915. C’est aussi durant cette période qu’il prépara à Barcelone la licence de Philosophie et Lettres.

A partir de 1932, il fut directeur du collège de Tolède. 

Intelligent, le Frère Cipriano se montra toujours très travailleur.

A Tolède, se trouvait son propre frère, Fr. Abdón, avec lequel il partagea la dernière partie de sa vie. C’est là qu’il fit le vœu de stabilité (1934).

Arrêtés, ils furent assassinés à Tolède le 23 août 1936 et béatifiés en 2013.

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:00

Estanislau Sans Hortoneda

1887-1936

 

Estanislau (Stanislas) naquit le 8 juin 1887 à Maspujols (Baix Camp, Catalogne, Espagne), de Francesc et Maria, qui le firent baptiser deux jours après.

Il fut ordonné prêtre en 1912.

Il exerça le saint ministère à La Torre de Fontaubella, Poboleda et Clarà (Tarragona).

La charité de ce prêtre était proverbiale : il donnait tout ce qu’il avait.

En 1936, éclata une révolution anti-cléricale sans précédent. Le Comité de Torredembarra offrit au prêtre de la conduire là où il voulait, à condition qu’il ne prît avec lui aucun objet religieux compromettant. Refusant cette condition, le prêtre partit se réfugier dans son pays, à Maspujols.

Tôt le matin, chaque jour sauf aux jours de fête, il partait de chez lui, comme un pauvre avec sa besace sur l’épaule, où il avait son bréviaire et son casse-croûte. D’autres jours, il partait avec son neveu et travaillait aux champs.

En rentrant des champs un jour, il entendit des coups de feu et apprit qu’on avait assassiné quelqu’un pour le seul fait de porter avec lui des objets religieux. Il répétait toujours : Je ne veux pas me séparer de mon bréviaire, de mon scapulaire, ni de mon chapelet. S’ils me tuent, Dieu soit loué ! Mes dernières paroles seront : Vive le Christ Roi !

Le dimanche 23 août, au soir, il venait de terminer ses dévotions, quand se présentèrent chez lui quatre hommes armés. Voici le dialogue : 

- D’après nos informations, il y a ici un prêtre qui se cache. 

- Ici, il n’y a pas de prêtre «caché» (en insistant bien sur le dernier mot. Ce dialogue se répéta plusieurs fois. Puis :) 

- On nous a dit que se cache ici l’aumônier Estanislau Sans. 

- Il n’y a jamais eu d’aumônier «caché» ici ; cependant, le prêtre Estanislau Sans est devant vous, sans aucune intention de cacher sa condition.

- Alors, suivez-nous !

- Où ?

- Avancez !

- Laissez-moi au moins me préparer un instant.

- Avancez !

Ils lui dirent encore quelques méchancetés en sortant de chez lui, tandis qu’avec sa main il disait au-revoir de loin à ses proches.

On traversa le village, le prêtre avançait comme un malfaiteur, avec deux miliciens par-devant et deux par-derrière : il y avait beaucoup de gens, ce dimanche, dehors, mais personne n’osait rien dire, car ils avaient peur. Au salut du prêtre, les larmes leur venaient aux yeux.

Quand le groupe arriva à la voiture qui les attendait, les gens leur demandèrent encore où ils allaient. Mais on le fit monter rapidement en le bousculant et on passa par Reus et Riudoms, pour arriver à Montbrió. C’est là qu’on fusilla le prêtre en lui tirant des balles dans la tête.

C’était donc le 23 août 1936. Don Estanislau a été béatifié en 2013.

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 06:49

Brigida Morello

1610-1679

 

Brigida Morello vit le jour le 17 juin 1610 à San Michele di Pagana (Rapallo, Gênes, Ligurie, Italie nord-ouest), sixième des onze enfants du gouverneur de Rapallo, Nicoló, et de Lavinia Borzese.

Sa mère étant malade, elle dut s’occuper, à douze ans, de ses dix frères et sœurs. 

Quand elle parla à son père de sa vocation religieuse, ce dernier lui confia qu’il n’avait pas de dot suffisante à lui fournir pour la placer dans le meilleur couvent de Gênes. Brigida en tomba gravement malade, mais, dit-on, une vision de la Sainte Vierge avec l’Enfant Jésus dans les bras, lui apporta la guérison.

Désireuse pourtant d’entrer en religion, elle pria Dieu de l’éclairer sur la sainteté dans le mariage et, en 1633, épousa Matteo Zancano avec lequel elle s’établit à Parme, où Matteo possédait des mines de sel.

En 1636, devant les troupes espagnoles envahissantes, le couple dut quitter la demeure, et revint s’installer à Crémone après les combats. C’est alors que Matteo mourut de tuberculose, en 1637, cet époux qu’elle aimait plus que tout au monde et qui la laissait veuve et sans enfants.

Brigida fit alors le vœu de chasteté et s’occupa des pauvres, des malades, des activités paroissiales. En 1640, elle se déplaça à Plaisance et tenta d’être admise chez les Capucines, mais son état de veuve ne le permettait pas. Elle pratiqua alors de sévères mortifications, couchant sur la dure, marchant pieds-nus en hiver. 

La volonté de la Providence se manifesta par l’intermédiaire de la duchesse de Parme, Margherita de’ Medici, qui désirait ouvrir à Plaisance une maison pour l’éducation de la jeunesse féminine. Brigida répondit à cet appel. On dit qu’elle aurait alors vu en vision Notre-Seigneur qui lui proposait d’être la fondatrice de cette famille religieuse. 

Brigida réunit autour d’elle quelques jeunes dames, elle-même prenant le nom de Brigida de Jésus et fonda ainsi en 1649 la Maison de Sainte-Ursule à Plaisance, dont les Religieuses s’appelèrent par la suite les Ursulines de Marie-Immaculée. Elles devaient s’occuper de l’éducation chrétienne des jeunes, dans un esprit missionnaire et œcuménique. 

Brigida, la Fondatrice, refusa d’être supérieure et se contenta d’être l’économe ; elle se soumit humblement à sa Supérieure, faisant part à la communauté des inspirations célestes qu’elle recevait ; des personalités vinrent la consulter ; elle fut à son tour élue supérieure en 1665, et réélue jusqu’à sa mort. Elle alla aussi soigner les pauvres et les malades, qu'elle visitait à domicile ou à l’hôpital.

On a signalé des grâces particulières dont Dieu la favorisa, des dons mystiques comme des extases ou des miracles.

Pendant vingt-quatre ans elle fut elle-même affligée de différentes maladies. En 1659, elle aurait été guérie d’une tumeur maligne mortelle en se frottant le mal avec de l’huile de la lampe qui brûlait devant la statue de saint François-Xavier, envers lequel elle nourrissait une grande dévotion ; elle obtint plus tard que ce Saint fût reconnu comme co-protecteur céleste de Plaisance. Elle vénérait aussi particulièrement saint Nicolas (voir au 6 décembre) et saint Nicola de Tolentino (voir au 10 septembre), les patrons de son père. 

Brigida de Jésus mourut le 3 septembre 1679, à Plaisance.

Sa tombe disparut à Plaisance ; on conservait d’elles quelques précieux écrits, mais on ne reprit sa cause de béatification qu’au 20e siècle. Elle fut béatifiée en 1998.

Voici quelques extraits de l’homélie de Jean-Paul II lors de la messe de béatification :

"A une époque où les idéaux de la féminité étaient peu considérés, la bienheureuse Morello a mis en lumière, sans bruit, la valeur de la femme dans la famille et dans la société. Amoureuse de Dieu, elle fut pour cela disponible pour ouvrir son cœur et ses bras à ses frères et sœurs dans le besoin. Enrichie de dons mystiques, mais éprouvée, en même temps, par de longues et pénibles souffrances, elle ne cessa pas d'être pour ses contemporains une authentique maîtresse de vie spirituelle et l'exemple significatif d'une synthèse admirable entre vie consacrée et engagement social et éducatif. Dans ses écrits transparaît une invitation constante à la confiance en Dieu. Elle aimait à répéter: Confiance, confiance, le cœur grand ! Dieu est pour nous un Père et jamais il ne nous abandonnera !

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 23:00

 

Elie Leymarie de Laroche

1758-1794

 

Né le 8 janvier 1758 à Annesse (Dordogne), Elie fréquenta le séminaire Saint-Sulpice de Paris et devint prieur de Saint-Jean de Coutras, dans le diocèse de Bordeaux.

Il fut déporté de la Dordogne, et envoyé sur le Deux-Associés aux pontons de Rochefort.

Doux, complaisant, très religieux, d’un commerce également sûr et facile, l’abbé Leymarie fut chéri de ses confrères autant au séminaire que dans son diocèse et durant sa détention sur le vaisseau, au point que sa mort jeta ses amis dans la consternation et causa des regrets, même à ceux qui le connaissaient moins.

Ce prêtre rendit son âme à Dieu le 22 août 1794, et fut béatifié avec ses Compagnons en 1995.

 

 

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 23:00

 

Manuela Justa Fernández Ibero

1872-1936

 

Née le 6 août 1872 à Ochoví (Navarre, Espagne), Manuela était la fille de paysans très chrétiens, Hilarión Fernández et Juana Francisca. De ses nombreux frères et sœurs, Manuela eut deux frères Capucins et deux sœurs Tertiaires Capucines.

Elle avait quinze ans, quand elle entra dans la récente congrégation des Capucines Tertiaires de la Sainte Famille.

Elle émit la première profession en 1891 et travailla activement à l’éducation des petites orphelines, en particulier en recueillant des dons et des aumônes pour les soutenir.

Elle fut élue supérieure locale et, pendant trente-six ans, conseillère générale.

On la connaissait pour son caractère patient, humble, serviable, et sa dévotion au Saint Sacrement.

En 1936, elle se trouvait au couvent de Masamagrell (Valencia) et organisa le placement des postulantes et des novices en lieu «sûr».

Au moment de la révolution, elle dut quitter le couvent avec les autres consœurs et trouver refuge chez des particuliers.

Arrêtée le 21 août avec deux autres Compagnes (Piera Quintana et María Fenollosa), elle fut conduite le lendemain avec Piera sur la route de Puzol.

Petra et Manuela furent martyrisées le 22 août 1936, et béatifiées en 2001.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 23:00

 

Petra María Victoria Quintana Argos

1866-1936

 

Née le 13 mai 1866 à Soano (Santander, Espagne), Petra (Pierrette) était la fille de paysans très chrétiens, Antonio Quintana et Luisa Argos.

Elle avait quatorze ans, lors de la mort de sa mère, et dut, outre les travaux des champs,  s’occuper du foyer et de ses petits frères et sœurs.

En 1889, malgré quelques réticences familiales, elle entra dans la récente congrégation des Capucines Tertiaires de la Sainte Famille au sanctuaire de Montiel-Benaguacil (Valencia), convaincue que Dieu l’appelait à son service.

En 1891, elle fit la première profession avec le nom de Rosario de Soano (Rosario est un prénom masculin et féminin en Espagne, sous-entendant Notre-Dame du Rosaire).

Elle fut au couvent de Masamagrell (Valencia).

En 1896 elle émit les vœux perpétuels et porta désormais au doigt l’anneau de son «union» avec le Christ.

De caractère jovial, affable, à la fois austère pour elle-même et bonne pour les plus pauvres, elle fut tour à tour chargée de demander l’aumône pour le couvent, élue maîtresse des novices, conseillère générale de 1914 à 1926, puis Supérieure générale.

Au moment de la révolution, elle dut quitter le couvent avec les autres consœurs et trouver refuge chez des particuliers.

Arrêtée le 21 août avec deux autres Compagnes (Manuela Fernández et María Fenollosa), elle fut conduite le lendemain avec Manuela sur la route de Puzol.

Au moment d’être fusillée, sans perdre son sang-froid, elle retira son anneau et le remit à son bourreau en lui disant : Tiens, prends-le, ce sera le signe que je t’ai pardonné.

Petra et Manuela furent martyrisées le 22 août 1936, et béatifiées en 2001.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 23:00

 

Symeon Lukach

1893-1964

 

Né le 7 juillet 1893 à Starunya (Stanislaviv, Ukraine), Symeon était le fils de paysans.

Il entra au séminaire en 1913, interrompit ses études pendant deux ans à cause de la Première guerre mondiale, et les acheva en 1919, année où il fut ordonné prêtre.

Il enseigna la théologie morale au séminaire de Stanislaviv, jusqu’en avril 1945.

En 1945, il fut secrètement sacré évêque.

Le NKVD l’arrêta une première fois en 1949, et il fut condamné à dix ans de déportation en Sibérie.

A moitié de sa peine, il fut relâché le 11 février 1955 (jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes). A partir de cette date, il travailla dans le clergé clandestin.

En juillet 1962, il fut arrêté une deuxième fois, et subit un nouveau jugement, en compagnie d’un autre évêque clandestin, Mgr Sleziuk.

La sentence fut de cinq années de travaux forcés. Mgr Lukach avait soixante-neuf ans.

Durant cette période, l’évêque fut atteint de tuberculose. Quand désormais il était trop tard, on le remit en liberté.

Revenu dans son village natal, il s’éteignit le 22 août 1964.

Reconnu comme martyr de la période communiste, Mgr Lukach fut béatifié en 2001.

 

 

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 23:00

 

Narciso de Estenaga Echevarría

1882-1936

 

Narciso naquit le 29 octobre 1882 à Logroño. Son père, Nicanor de Estenaga y Lizarralde, était journaliste et mourut très vite. C’est pour ce motif que la maman, lavandière, Eugenia Echevarría, déménagea à Vitoria, où elle mourut à son tour, laissant son petit garçon de onze ans dans les mains de la Sainte Vierge.

Il fut reçu à Aguirre dans le séminaire pour enfants pauvres, où s’occupa de lui la “Mère Corazón”, María Josefa Sancho de Guerra (du Cœur de Jésus)

. Elle accueillit Narciso, lui paya les études et l’envoya au séminaire de Tolède. Là il étudia brillamment sous la conduite de Joaquín Lamadrid, futur martyr lui aussi. Il sera reçu docteur en droit.

Il fut ordonné prêtre en 1907, et sera nommé chanoine de la cathédrale, puis confesseur du roi Alphonse XIII. En 1922, il fut préconisé pour être évêque à Ciudad Real, charge à laquelle était attachée la fonction de Prieur des Ordres Militaires de Santiago, Alcántara, Calatrava et Montesa. Il fut consacré en 1923.

Il participa à différents Congrès (catéchistique, eucharistique) et correspondit avec l’Académie Royale d’Histoire et Belles Lettres ; il parlait plusieurs langues et écrivit des ouvrages.

Quand éclata la guerre civile, le gouverneur de Ciudad Real était partisan de la modération, mais n’empêcha pas les interventions des miliciens. Malgré le danger, l’évêque resta dans son diocèse. Le 19 juillet, il demanda à son clergé de ne pas abandonner les fidèles et de continuer les célébrations. Le 23 juillet furent assassinés les Passionistes de Daimiel (voir la notice).

Monseigneur Estenaga pouvait passer en zone “nationale” pour être protégé, mais il répondit que précisément maintenant que les loups sont autour de la bergerie, le pasteur ne doit pas s’enfuir.

Après que la Garde Civile fut renvoyée à Madrid, les miliciens imposèrent leur cruauté dans la ville. La prison regorgeait de prisonniers, de sorte qu’on réquisitionna le Séminaire pour y installer le Tribunal Révolutionnaire.

Le 25 juillet, le Gouverneur demanda l’interruption des célébrations dans les églises, puis les trois églises furent envahies, en particulier celle de la Vierge du Prado, patronne de la ville, qui fut utilisée comme garage.

Le 28, quatorze des trente étudiants clarétins furent fusillés pendant qu’on les transférait à Madrid. On proposait aussi à l’évêque d’aller s’y réfugier, mais le Comité révolutionnaire prétendit “veiller sur sa sécurité” en lui imposant de ne pas sortir de son palais épiscopal.

Le 5 août, les miliciens donnèrent l’assaut à l’évêché. L’Évêque voulut préserver sa chapelle de la profanation, leur déclarant qu’il ne partirait pas de là sans le Saint Sacrement, sinon ils pouvaient le tuer sur place. Ce jour-là, ils n’intervinrent pas davantage.

Le 8 on vint déloger l’évêque et son secrétaire ; tout le reste du personnel avait dû déjà abandonner les lieux. Mgr Estenaga et le père Julián Melgar, avec un balluchon d’habits sur l’épaule, s’installèrent chez un ami, Saturnino Sánchez Izquierdo.

Le 14 août au soir, les miliciens s’emparèrent du trésor de la cathédrale et de celui de la Vierge du Prado, dont ils détruisirent la sainte Image.

Au petit matin du 22 août, l’évêque et son secrétaire célébrèrent leur dernière messe. A dix heures, des miliciens avec deux voitures vinrent convoquer l’évêque et menacèrent de faire sauter la porte à la dynamite. C’est l’évêque qui se présenta alors à eux, en soutane avec sa croix pectorale, en leur disant : Allons où vous voulez. 

Les miliciens disaient au secrétaire de rester là, mais lui protesta : J’ai toujours accompagné mon évêque, je le ferai aussi maintenant ; je demande à recevoir le même sort.

Ils partirent à huit kilomètres de là, à Peralvillo Bajo, près du fleuve Guadiana, en un endroit qu’on appelle “el Piélago”. Là ils fusillèrent d’abord le secrétaire, Julián Melgar, puis tirèrent à bout portant sur la tête de l’évêque, dont le visage sera complètement méconnaissable. Ils voulaient les rouler dans le fleuve, mais les laissèrent là.

Un berger les découvrit là le lendemain, donna l’alerte, et on les ensevelit dans le cimetière. Un employé des pompes funèbres raconta : le cadavre de l’évêque portait la soutane et les bas violets.

En 1940, les restes de l’évêque martyr et de son secrétaire furent transférés dans la cathédrale.

Des trois évêques martyrs de cette triste période, Mgr Narciso de Estenaga était le plus jeune : cinquante-quatre ans.

Narciso de Estenaga Echevarría et Julián Melgar furent béatifiés en 2007. 

Ils seront commémorés ensemble le 22 août au Martyrologe., tandis qu’en Espagne une fête commune les célèbre avec tous les autres martyrs le 6 novembre.

 
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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 23:00

Julián Melgar Salgado

1900-1936

 

 

Né le 16 avril 1900 à Bercero (Valladolid), Julián entra au séminaire de Valladolid, où il fit la connaissance de Narciso de Estenaga y Echevarría, futur évêque de Ciudad Real, avec lequel il se lia d’une amitié profonde.

Devenu évêque en 1922, Mgr Estenaga l’ordonna prêtre en 1924 et le prit comme secrétaire particulier.

Au moment de la révolution, tous se désolidarisèrent du sort de l’évêque et de son secrétaire, sauf le député José Mateo, qui sera d’ailleurs assassiné à son tour deux semaines après eux. Il chercha où les faire recevoir.

Le 5 août, les miliciens donnèrent l’assaut à l’évêché. L’évêque voulut préserver sa chapelle de la profanation, leur déclarant qu’il ne partirait pas de là sans le Saint Sacrement, sinon ils pouvaient le tuer sur place. Ce jour-là, ils n’intervinrent pas davantage.

Le 8 août, l’évêque et son secrétaire sortirent de l’évêché avec juste un balluchon de vêtements, et allèrent chez Saturnino Sánchez Izquierdo.

Le 14 août au soir, les miliciens s’emparèrent du trésor de la cathédrale et de celui de la Vierge du Prado, dont ils détruisirent la sainte Image.

Au petit matin du 22 août, l’évêque et son secrétaire célébrèrent leur dernière messe. A dix heures, des miliciens avec deux voitures vinrent convoquer l’évêque et menacèrent de faire sauter la porte à la dynamite. Les propriétaires ne voulaienet pas ouvrir la porte ; c’est l’évêque qui se présenta alors à eux, en soutane avec sa croix pectorale, en leur disant : Allons où vous voulez. 

Les miliciens disaient au secrétaire de rester là, mais lui protesta : J’ai toujours accompagné mon évêque, je le ferai aussi maintenant ; je demande à recevoir le même sort.

Ils partirent à huit kilomètres de là, à Peralvillo Bajo, près du fleuve Guadiana, en un endroit qu’on appelle “el Piélago”. Là ils fusillèrent d’abord le secrétaire, Julián Melgar, puis tirèrent à bout portant sur la tête de l’évêque, dont le visage sera complètement méconnaissable. Ils voulaient les rouler dans le fleuve, mais les laissèrent là.

Un berger les découvrit là le lendemain, donna l’alerte, et on les ensevelit dans le cimetière. Un employé des pompes funèbres raconta : le cadavre de l’évêque portait la soutane et les bas violets.

En 1940, les restes de l’évêque martyr et de son secrétaire furent transférés dans la cathédrale.

Des trois évêques martyrs de cette triste période, Mgr Narciso de Esténaga était le plus jeune : cinquante-quatre ans.

Narciso de Esténaga Echevarría et Julián Melgar furent béatifiés en 2007. 

Ils seront commémorés ensemble le 22 août au Martyrologe., tandis qu’en Espagne une fête commune les célèbre avec tous les autres martyrs le 6 novembre.


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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 23:00

Josep Roselló Sans

1883-1936

 

Josep naquit le 24 septembre 1883 à Montblanc (Tarragona, Catalogne, Espagne).

Ce garçon qui fut très tôt attiré par les activités paroissiales, entra au Séminaire de Tarragona, et fut ordonné prêtre en 1908.

Son poste fut sa propre terre natale, Montblanc, où il fut un prêtre humble, doux, appliqué à son ministère. Il avait une grande dévotion à Notre-Dame de la Serra, et développa celle à saint Matthieu, le patron de la paroisse.

Quand éclata la révolution de 1936, très vite le curé de Montblanc et son premier vicaire furent arrêtés et mis en prison. Don Josep était resté en liberté.

Le 22 juillet 1936, il voulut aller célébrer la Messe chez les Carmélites de la Charité, tôt le matin comme d’habitude. Auparavant, son frère lui fit remarquer le danger qu’il y avait à s’exposer ainsi, en soutane, dans les rues du pays. Lui au contraire, répondit sur un tout autre registre : Je ne sais pas ce que me feront les gens, toutefois qu’il arrive ce qui doit arriver, l’unique chose qu’ils pourront me faire, c’est de mettre mon corps en morceaux, mais pas mon âme (cf.Mt 10:28). De plus, ma mission sacerdotale m’y oblige.

Effectivement, en chemin, il fut insulté et menacé. Il alla célébrer la Messe. Il y fit une homélie émouvante, qu’il acheva en disant : Nous serons martyrs ! L’après-midi, un groupe essaya d’occuper l’église Sainte-Marie ; il descendit sur la place pour tenter de calmer les gens, mais devant les portes de l’église, on l’arrêta et on le conduisit en prison.

Quelques jours après, arriva aussi en prison l’évêque, Mgr Borrás (voir au 12 août). En voyant qu’il portait une soutane qui ne lui allait pas du tout, don Josep le força à prendre la sienne, qui était neuve.

Les jours suivants, don Josep se comporta de façon très charitable envers ses compagnons de prison, par ses bonnes paroles, par sa piété et tout son comportement vraiment sacerdotal. 

Le 22 août, on le conduisit avec don Dalmau Llebaria et don Joan Farriol, à quelques kilomètres de Tarragona, sur la route de Barcelone, où on les fusilla tous les trois.

Don Josep Roselló Sans fut béatifié (avec les deux autres prêtres), en 2013.

 

 

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