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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 21:17

István Sándor

1914-1953

 

István (Etienne) naquit à Szolnok dans l’ancienne Hongrie, le 26 octobre 1914, aîné des trois garçons, de István et Maria, des parents catholiques.

Après l’école communale, il fréquenta l’école technique et travailla ensuite comme tourneur.

Ds son enfance, il aimait s’occuper d’autres camarades, comme le fit saint Domenico Savio (voir au 9 mars), leur transmettre sa joie d’appartenir à Jésus-Christ, de prier la Sainte Vierge.

Son directeur spirituel, un franciscain, suggéra aux parents d’envoyer leur fils chez les Salésiens de Rákospalota. Les études n’y furent pas faciles, mais István put les porter à terme, et revint chez lui, heureux, et surtout rêvant d’entrer à son tour dans la famille salésienne.

Une première demande d’admission lui est refusée, en 1932, en raison de son âge et faute d’accord parental.

Persévérant dans son intention, il réitéra sa demande en 1935 et, cette fois, fut admis au pré-noviciat. On le mit comme aide-typographe, puis imprimeur, dans la maison d’édition Don Bosco, déjà (et encore maintenant) renommée en Hongrie. 

Il commença le vrai noviciat en 1938, et l’interrompit une année pour faire son service militaire.

En 1940, il fit la première profession, comme frère coadjuteur.

A Rákospalota, il s’occupa bien sûr de la typographie, mais aussi de l’animation pastorale, de l’oratoire, du groupe JOC.

Quand la Hongrie entra en guerre en 1941, István fut rappelé sous les drapeaux ; il servit comme télégraphiste jusqu’en 1944, continuant son apostolat auprès de ses camarades.

Envoyé sur le front russe, il fut fait prisonnier de guerre par les Américains en Allemagne. Son comportement exemplaire lui vaudra la Croix de Guerre au mérite.

C’est à la fin de la guerre que commencèrent les véritables douleurs pour István comme pour tous les Salésiens et l’Eglise. Le régime communiste réquisitionna absolument tout, jusqu’aux matelas ! Les imprimeries furent réquisitionnées, et bien sûr furent interdites et la presse catholique et les associations catholiques. Les Ordres religieux furent interdits, leurs membres déportés en camps de travail. Ainsi, le provincial salésien fut condamné à trente-trois ans de prison.

En 1946, István émit les vœux perpétuels et continua secrètement de suivre des groupes de jeunes, changeant sans cesse de lieux de rencontre. Contraint de rentrer dans sa famille, il trouva du travail dans une imprimerie. Remarquant ses aptitudes, on lui confia l’assistance à des orphelins, dont il s’occupa le plus chrétiennement possible, malgré le danger que cela représentait.

Certains de ces orphelins furent appelés à former un corps spécial au service de la police communiste, mais ils ne trahirent jamais leur Formateur.

En 1951, István changea de domicile et de travail, ainsi que son nom en István Baiser, pour échapper au contrôle de la police, continuant son apostolat auprès des jeunes ; ses amis lui conseillèrent plusieurs fois de quitter le pays et lui procurèrent un faux-passeport, mais il préféra rester pour aider les jeunes en danger.

Il habita chez un confrère, Daniel Tibor, où la concierge intercepta son courrier pour le transmettre à la police.

En 1952, István alla encore plus loin. Il alla recouvrir de bitume l’enseigne d’un nouveau bar qui s’appelait L’Auberge de l’Enfer. L’enquête et la torture firent connaître le groupe et István fut arrêté avec son ami Daniel le 28 juillet 1952.

Ce dernier mourra quelques jours plus tard, des tortures infligées. István subit en octobre 1952 une sorte de procès au Tribunal militaire de Budapest, au terme duquel il sera condamné à mort avec ses «complices», pour complot contre la démocratie et trahison.

István tenta vainement une demande de grâce. La prison dura jusqu’au 8 juin 1953, jour où István fut pendu et son corps jeté dans une fosse commune.

Les parents de István ne surent rien de tout cela jusqu’en 1955, quand on leur annonça que leur fils avait été condamné à mort et que la peine avait été exécutée, sans précision de la date.

István a été béatifié comme martyr en 2013.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 21:11

Álvaro del Portillo y Díez

1914-1994

 

Il fut le troisième des huit enfants de parents profondément chrétiens, l’espagnol Ramón et la mexicaine Clementina Diez de Sollano et naquit le 11 mars 1914 à Madrid (Espagne).

Après ses études au Lycée du Pilar à Madrid, il fit des études pour devenir en 1941 ingénieur civil des Ponts-et-Chaussées. Puis il fut reçu docteur en philosophie, section Histoire (1945).

Durant ses études, en 1935, il entra dans l’Opus Dei, fondée par saint Josemaría Escrivá de Balaguer. 

Ce dernier discerna une belle vocation dans la personne du jeune Álvaro, qui se prépara au sacerdoce. Quand son évêque lui fit remarquer en 1941 qu’il allait renoncer à sa grande réputation d’ingénieur pour devenir un simple prêtre diocésain, il répondit : Oh, Monseigneur, ma réputation, il y a longtemps que je l’ai offerte à Jésus-Christ.

Álvaro fut ordonné prêtre en 1944.

Devenu fidèle inconditionnel du Fondateur, don Álvaro le suivit dans tous ses déplacements. Il s’installa ainsi à Rome, pour y préparer la reconnaissance officielle de l’Œuvre (1946), puis dans toute l’Europe ; on l’appela à collaborer dans plusieurs dicastères de la Curie romaine et pendant tout le Concile de Vatican II.

En 1948, il fut premier recteur de la nouvelle université de la Sainte-Croix, et professeur de théologie morale. Cette même année il fut reçu docteur en droit canonique à l’Angelicum.

Après la mort de Mgr Escrivá, don Álvaro fut élu pour lui succéder en 1975 et nommé évêque en 1991.

C’est grâce à son dynamisme que l’Opus Dei s’étendit largement sur les cinq continents et que la cause de béatification et de canonisation de son Fondateur avança de façon significative (la béatification advint en 1992, la canonisation en 2002, voir au 26 juin).

Mgr Álvaro del Portillo mourut saintement au retour d’un pèlerinage en Terre Sainte, le 23 mars 1994, ayant ainsi célébré la messe pour la dernière fois dans l’église-même du Cénacle à Jérusalem, là où fut instituée l’Eucharistie.

Sa béatification fut annoncée pour 2014.

Le miracle retenu pour cette béatification a été la guérison inexplicable d’un nouveau-né chilien qui souffrait de malformation cardiaque et, durant une tentative d’intervention chirurgicale, avait subi un arrêt cardiaque de plus d’une demi-heure. Le lendemain, le cardiologue demanda au service à quelle heure était mort l’enfant, et il lui fut répondu qu’il vivait.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 21:02

Assunta Marchetti

1871-1948

 

Elle vit le jour à Lombrici di Camariore (Lucques, Toscane, Italie), de parents pauvres, qui lui donnèrent au baptême le nom de Assunta, car elle était née le 15 août, fête de l’Assomption. 

Son grand frère, Giuseppe, fut un des principaux collaborateurs de Giovanni Battista Scalabrini (voir au 1er juin).

Attirée dès l’enfance par la vie religieuse, Assunta dut d’abord s’occuper de sa mère malade, de son père également qui mourut prématurément.

Encouragée par son frère, elle se présenta au Fondateur Giovanni Battista Scalabrini et partit bientôt avec des Compagnes pour le Brésil. Elles se constituèrent ainsi en Servantes des Orphelins et des Abandonnés, plus tard appelées Sœurs Missionnaires de Saint-Charles ou aussi plus simplement Scalabriniennes.

C’était en 1895 ; l’année suivante mourait déjà don Giuseppe, frappé de typhoïde, à vingt-sept ans.

La Mère Assunta guida son petit groupe fidèlement et saintement. 

Elle se blessa la jambe un jour qu’elle allait assister un malade. Ce fut pour elle le commencement de longues années de souffrances.

Madre Assunta mourut dans l’orphelinat de Saõ Paulo (Brésil), le 1er juillet 1948.

Sa cause de béatification a été présentée ainsi que celle de son frère, don Giuseppe. Madre Assunta sera béatifiée la première, en 2014.

 
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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 20:52

Teresa Demjanovič

1901-1927

 

Therese naquit le 26 mars 1901 aux Etats-Unis, à Bayonne (New Jersey). Elle était la dernière des sept enfants d’Alexander et Johanna, une famille originaire de Slovaquie.

Cette famille très chrétienne appartenait au rite oriental, dit gréco-catholique ; Therese reçut le baptême et la confirmation dans l’église gréco-catholique de Saint-Jean-Baptiste à Bayonne, le 31 mars 1901.

En plus de ses études secondaires, brillamment achevées en 1917, elle reçut deux heures quotidiennes de formation à la paroisse, pour apprendre l’alphabet cyrillique et prier dans la langue slavonne.

Elle ressentit l’appel du Christ et pensait entrer chez les Carmélites, mais resta auprès de sa mère malade. Prenant le temps de réfléchir, et fidèle à la promesse qu’elle fit à sa mère mourante, Therese fréquenta l’université et obtint un brillant doctorat en Lettres (1923).

Ne sachant pas encore précisément dans quelle congrégation entrer, elle accepta un poste d’enseignement du latin et de l’anglais à l’Académie Saint-Louis de Jersey City. Là, on l’observa souvent en prière quasi extatique, à genoux dans la chapelle et priant le chapelet.

Therese fit partie de la chorale paroissiale, d’une association mariale.

En 1924, elle pensait rejoindre les rangs des Carmélites Déchaussées, mais sa santé ne le lui permettait pas. Le 8 décembre, elle se décida enfin pour les Sœurs-de-la-Charité-de-Sainte-Elisabeth, cette fois-ci dans le giron de l’Eglise latine.

Début 1925, son père prit froid et mourut. En la fête de Notre-Dame de Lourdes, le 11 février, elle entra dans la vie religieuse, accompagnée ce jour-là de son frère Charles, prêtre, et de deux de ses sœurs.

Lors de ses premiers vœux, en 1925, elle prit le nom de Miriam Teresa : Miriam en l’honneur de la Sainte Vierge, Teresa en l’honneur de sainte Teresa d’Avila et aussi de sainte Thérèse de Lisieux, canonisée le 17 mai 1925, le jour de sa prise d’habit.

Son enthousiasme pour la vie intérieure, pour l’Eucharistie, pour tout ce qui est surnaturel, lui valut le surnom de Petite Thérèse de l’Enfant-Jésus d’Amérique ! L’aumônier lui demanda même de préparer des conférences spirituelles pour les autres novices.

Les deux années qu’elle vécut ensuite, se passèrent dans la simplicité, dans l’humilité, dans une joyeuse obéissance, mais surtout dans une union toute particulière au Christ et à Marie ; l’intense vie mystique de Myriam-Therese apparaît dans ses nombreux écrits spirituels, échos de ses expériences mystiques.

En 1926, elle dut subir une ablation des amygdales, et revint très affaiblie au couvent ; elle ne se remettait pas. L’aumônier, plus clairvoyant que la Supérieure, fit examiner Miriam Therese à hôpital, où elle  fut diagnostiquée d’ affaiblissement physique et nerveux, avec myocardie et appendicite aiguë. On hésitait à l’opérer.

Le 2 avril 1927 elle fit sa profession religieuse in articulo mortis.

Le 6 mai 1927, on tenta tout de même l’opération de l’appendicite ; Miriam-Therese, trop affaiblie, s’éteignit le 8 mai suivant.

Le miracle retenu pour la béatification de Miriam-Therese, fut la guérison totale et inexpliquée d’un jeune garçon aveugle, en 1963.

Miriam-Therese fut béatifiée en 2014, et inscrite au Martyrologe le 8 mai.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 20:39

Maria Cristina de Savoie

1812-1836

 

Princesse de sang royal, Maria Cristina naquit le 14 novembre 1812, quatrième et dernière fille du roi Vittorio Emanuele 1er et de Maria Teresa de Habsburg-Este.

Elle naquit à Cagliari (Sardaigne), alors que cette famille avait dû quitter le Piémont, récemment annexé par la France puis restitué par le Congrès de Vienne.

De retour à Turin, Maria Cristina reçut une formation correspondant à son rang.

Après l’abdication et la mort du roi, après la mort de son oncle et celle de sa mère, Maria Cristina épousa à Gênes Ferdinand II des Deux-Siciles. 

Très pieuse et fort étrangère aux habitudes de la cour, elle influença son mari par sa douceur et obtint, tant qu’elle vécut, la grâce pour tous les condamnés à mort.

Elle s’occupa activement de nombreuses œuvres sociales.

Le roi était beaucoup plus rude, mais priait avec elle le chapelet chaque soir. Leur unique fils, François II, roi des Deux-Siciles, mourra en 1894.

Maria Cristina cependant mourut des suites de ses couches, le 31 janvier 1836.

De grande piété, cette reine montra une grande noblesse d’âme dans toutes les difficultés qu’elle traversa pendant sa brève existance.

A la suite de la reconnaissance d’un miracle attribué à son intercession, elle a été béatifiée en 2014.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:43

Ramón Peiró Victorí

1891-1936

 

Ramón (Raymond) naquit le 7 mars 1891 à Aiguafreda (Barcelone). Il avait un frère, Miguel, plus tard tertiaire dominicain, qui le suivra jusqu’au martyre.

Après l’école primaire, qu’il fréquenta chez les bons Pères de la Sainte-Famille, il s’orienta vers la vie dominicaine et entra en 1906 au couvent de Corias (Asturies), où il prit l’habit et fit le noviciat. Il fit la profession solennelle en 1911.

A ce moment-là, il venait d’être dirigé sur le couvent de Salamanque, mais il demanda humblement à faire partie de la nouvelle province d’Aragón, et c’est là qu’il fit ses études de philosophie et de théologie, jusqu’à être ordonné prêtre en 1915.

Professeur à Solsona, il fut ensuite nommé supérieur à Calanda, puis transféré à Barcelone, où il contribua à l’épanouissement du culte eucharistique autant qu’à la dévotion du Rosaire.

Le 19 juillet 1936, sans plus tarder, il dut quitter son couvent et passer environ un mois à se réfugier chez des amis, changeant rapidement de cachette, pour ne pas compromettre ses hôtes. 

Le jour-même où il quitta son couvent, il eut l’immense tristesse de voir partir en flammes son couvent et cette chapelle qu’il avait embellie avec tant d’amour.

Finalement réfugié dans une pension tenue par des étrangers, il se sentait plus en sécurité ; on lui demanda tout de même s’il était prêtre, et il répondit sincèrement par l’affirmative. De toutes façons, il se préparait au martyre.

Deux jours après il fut arrêté, malmené. Il eut le temps d’écrire un petit mot à sa mère, dans lequel il se disait content.

Le père Ramón fut fusillé à El Morrot (Barcelone), le 21 août 1936, et béatifié en 2001.

 
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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:42

Pere Sadurní Raventós

1883-1936

 

Pere (Pierre) vit le jour le 22 avril 1883 à Vilanova i La Geltrú (Barcelone, Espagne).

Après avoir fréquenté le collège des Fils de la Sainte-Famille à Reus, il entra dans l’Institut en 1886, fit la première profession en 1900, la solennelle en 1903.

Il reçut les Ordres mineurs sur une période assez longue, sans qu’on en donne d’explication : maladie ? crise ? autres études ?

Ordonné prêtre en 1914, il fut toujours professeur de sciences, se montrant à la fois excellent professeur et pédagogue ; non seulement il enseignait, mais il communiquait aux élèves l’amour de l’étude. Il était au courant des dernières avancées de la science, et ses élèves l’interrogeaient volontiers.

Il enseigna presque toute sa vie au collège de Vilafranca del Penedés.

En 1936, le père Sadurní se trouvait au collège de Tremp, dont le père Juan Cuscó était supérieur. Au mois de juillet, les autorités obligèrent toute la communauté à évacuer le collège, qui fut transformé en hôpital. Le père Sadurní et le père Juan se réfugièrent dans un hôtel de Barcelone et, au début du mois d’août, voulurent rejoindre Esterri d’Aneu, dans l’espoir de passer en France, puis en Italie pour rejoindre Rome. Ils étaient avec un petit groupe d’autres personnes.

Après plusieurs heures, ils arrivèrent à Alós d’Isil, mais là les deux Pères durent faire une pause pour se reposer de leur longue marche à pied, laissant partir le reste du groupe.

C’est à ce moment qu’ils furent arrêtés par des miliciens qui les remirent au Comité d’Esterri d’Aneu ; de là, ils furent conduits à la prison de Lleida, où se trouvaient déjà quelque huit cents détenus.

Dans la nuit du 20 au 21 août 1936, les révolutionnaires firent sortir de cette prison plus de soixante-dix prêtres et religieux, dont nos deux pères, Juan et Pere, qui furent fusillés contre le mur du cimetière.

Le long du trajet, ils chantaient le Credo et le Salve Regina, acclamaient le Christ Roi.

Une fois fusillés et tombés dans la fosse commune au cri des hourras révolutionnaires, on les brûla à la chaux vive, pour libérer de la place pour les suivants.

Les deux pères, Juan et Pere, furent béatifiés en 2013.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:41

Juan Cuscó Oliver

1872-1936

 

Juan vit le jour le 6 mai 1872 à La Granada (Barcelone, Espagne), le jour où l’on fêtait alors le martyre de saint Jean Evangéliste devant la Porte Latine à Rome, ce qui explique le prénom qu’on lui donna au baptême. Ses parents étaient d’humbles ouvriers, qui eurent onze enfants.

Après avoir fréquenté le collège à Vilafranca del Penedès, il entra en 1891 dans l’Institut des Fils de la Sainte-Famille, commença le noviciat en 1892 et fit la première profession en 1894, la solennelle en 1897.

Ordonné prêtre en 1899, il reçut la responsabilité de l’éducation des enfants et des jeunes, dans différents établissements.

En 1936, le père Juan était supérieur à Tremp. Au mois de juillet, les autorités obligèrent toute la communauté à évacuer le collège, qui fut transformé en hôpital. Avec le père Saturní, le père Juan se réfugia dans un hôtel de Barcelone et, au début du mois d’août, ils voulurent rejoindre Esterrid’Aneu, dans l’espoir de passer en France, puis en Italie pour rejoindre Rome. Ils étaient avec un petit groupe d’autres personnes.

Après plusieurs heures, ils arrivèrent à Alós d’Isil, mais là les deux Pères durent faire une pause pour se reposer de leur longue marche à pied, laissant partir le reste du groupe.

C’est à ce moment qu’ils furent arrêtés par des miliciens qui les remirent au Comité d’Esterri d’Aneu ; de là, ils furent conduits à la prison de Lleida, où se trouvaient déjà quelque huit cents détenus.

Dans la nuit du 20 au 21 août 1936, les révolutionnaires firent sortir de cette prison plus de soixante-dix prêtres et religieux, dont nos deux pères, Juan et Saturní, qu’on devait en principe conduire à Barcelone ; en réalité, ils furent fusillés contre le mur du cimetière de Lleida.

Le long du trajet, ils chantaient le Credo et le Salve Regina, acclamaient le Christ Roi.

Une fois fusillés et tombés dans la fosse commune, on les brûla à la chaux vive, pour libérer de la place pour les suivants.

Les deux pères, Juan et Saturní, furent béatifiés en 2013.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:11

 

Luis Urbano Lanaspa

1882-1936

 

Né le 3 juin 1882 à Saragosse, il fréquenta les Piaristes de Saragosse, puis entra au Petit séminaire à quatorze ans, pour les études de philosophie.

En même temps, il fut sacristain chez les Dominicaines de Santa Inés.

En 1898, il prit l’habit des Dominicains à Padrón (La Coruña), puis fut envoyé aux couvents de Corias (Asturies) et San Esteban (Salamanque).

En 1906 il fut ordonné prêtre.

En même temps que ses études de théologie, il compléta sa science en devenant docteur ès sciences physiques à l’université de Madrid.

En 1912, chargé de restaurer la province d’Aragon, il s’installa à Valencia, où l’on put apprécier ses qualités de prédicateur, de professeur, de directeur des âmes, d’écrivain, et soutien des pauvres et des ouvriers.

Le voilà envoyé au Chili, au Pérou et en Equateur, comme Prédicateur Général de l’Ordre, avec le titre de Prédicateur de Sa Majesté.

Il reçut le titre de Maître en Théologie, il écrivit des articles où il préconisait saint Dominique comme modèle à suivre pour l’œcuménisme ; il fut à l’origine du collège Saint Joachim et de la Polyclinique Saint Vincent Ferrer.

Le père Urbano forma toute une génération de jeunes dominicains, enthousiastes de son enseignement et de ses qualités personnelles.

Revenu en Espagne, il ne se faisait aucune illusion sur le sort qui pouvait l’attendre, devant la montée de l’anti-cléricalisme ambiant.

Le 19 juillet 1936, il alla se réfugier chez des amis de l’Ordre. Le 23 juillet, il reçut les premières menaces.

Le 21 août au matin, il fut arrêté.

Après avoir tout donné, il reçut peu de récompense de ceux qu’il avait aidés, mais reçut la récompense divine : le martyre, qu’il subit le soir de ce même 21 août 1936, non loin de Cruz de Término (Valencia), où il reçut plusieurs balles.

Le père Urbano Lanaspa fut béatifié en 2001.

 
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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:00

Giuse Ɖặng Ɖình Văn Viên

1787-1838

 

Giuse (Joseph) Ɖặng Văn Viên vit le jour vers 1787 à Tiên Chu (Hưng Yên, Vietnam), de parents très croyants.

Ce fut un prêtre du vicariat du Tonkin oriental. Il fut ordonné prêtre en 1824 et travailla avec ardeur parmi ses concitoyens, pendant quatorze ans.

Longtemps recherché, il fut arrêté le 1er août 1838, jour de l’exécution du père Đaminh Nguyện Văn Hạnh et de l’abbé Bênadô Võ Văn Duê. Il refusa énergiquement de faire connaître la cachette du père Hermosilla, que l’on poursuivait également.

Jugé le 3 août, il fut condamné à mort. 

L’exécution avait été programmée pour le 21 août. Au moment du supplice, le mandarin lui déclara :

Nous savons que vous ne méritez pas la mort et nous voudrions pouvoir vous sauver ; mais les ordres du roi ne permettent pas de le faire ; pardonnez-nous donc si nous sommes obligés de vous ôter la vie et ne nous imputez pas cette faute.

Le père Giuse Ɖặng Văn Viên fut décapité à Bảy Mẫu (Hanoi) le 21 août 1838, béatifié en 1900, et canonisé en 1988, cent-cinquante ans après sa mort.

Une fête commune célèbre tous les Martyrs du Vietnam, le 24 novembre.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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