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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 22:39

Isidre Costa Hons
1909-1936

Né le 5 janvier 1909 à Taradell (Barcelone) et baptisé trois jours plus tard, il était le fils de Juan et Dolores.

Il apprit les métiers d’électricien et de boulanger. Il fut garçon domestique dans des maisons des Pères Clarétains (La Roca et El Vivet), jusqu’au jour où il demanda à être admis lui-même au noviciat.

Il fut admis au noviciat de Vic en 1930 et fit la profession en 1931.

En 1932, on l’envoya à Solsona comme aide-cuisinier ; en 1934, à Cervera, avec un saut à La Selva del Campo ; en 1936, on l’envoya comme aide-cuisinier à Vic.

Le 21 juillet 1936, il fallut évacuer la maison et le frère Isidre se réfugia à El Vivet, puis à La Roca, dont il avait de si bons souvenirs. Comme ancien travailleur, Isidre avait un sauf-conduit en règle et pouvait se déplacer assez facilement ; il en profitait pour venir à Vic, à Barcelone ; on lui demanda d’aller jusqu’à La Selva del Campo, pour prendre des informations sur le sort des Confrères qui s’y trouvaient. Il apprit ainsi la mort de Jaime Franch, fils du propriétaire d’El Vivet. 

Encouragé par ces expériences, il demanda à son Supérieur l’autorisation d’aller jusqu’à Mas Claret. On lui exprimait des réserves, mais il partit le 8 novembre. Le 9, il s’arrêta à Vergos, où on le soupçonna déjà d’être un des Religieux de Mas Claret. Le 10, la famille où il s’était arrêté, chercha à le prévenir qu’à Cervera, les miliciens ne tenaient pas compte des laisser-passer et qu’il risquait gros. La réponse du Frère restait catégorique : Je m’en moque si je suis arrêté. Si je meurs, je meurs pour Dieu ! Le 11 il se mit en marche.

A Mas Claret, les «gardiens» n’étaient pas convaincus ; ils usèrent de l’épreuve classique pour révéler les Religieux : le faire blasphémer. Ayant refusé, Isidre fut fusillé sur place, à treize heures. Juste avant de mourir, il dit aux bourreaux : Je vous pardonne, pour l’amour de Dieu, je vous pardonne tout.

Martyrisé le 11 novembre 1936 à Mas Claret et béatifié en 2017, Isidre Costa Hons sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 11 novembre.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 21:56

Ursula Medes Ferrís

1880-1936

 

Née le 18 décembre 1880 à Algemesí (Valencia, Espagne), elle entra en 1915 chez les moniales Cisterciennes de Zayda, et professa en 1916 avec le nom de María Natividad.

En 1927, elle partit avec la Mère Baldoví fonder une nouvelle maison à Algemesí, Fons Salutis.

Les Religieuses furent expulsées en juillet 1936, et la Mère Medes Ferris s’en vint chez son frère José voir plus bas), avec ses deux autres frères, le père Ernesto et le frère Vicente.

Ces quatre frères et sœur furent arrêtés et mis en prison dans le monastère lui-même, transformé en prison.

Le 11 novembre, on les emmena hors de Alcudia de Carlet, pour les fusiller tous les quatre, par balles tirées dans la nuque. Le matin du 12, la Mère Medes Ferris agonisait encore : on l’acheva en lui écrasant la tête.

Elle fut martyrisée à Alcudia de Carlet (Valencia) le 12 novembre 1936 et béatifiée en 2015.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 21:17

Ismael Tajadura Marcos

1902-1936

 

Il naquit le 17 juin 1902 à Las Quintanillas (Burgos, Espagne) et fut baptisé trois jours plus tard. Il reçut la Confirmation en 1904.

En 1918, il entra dans la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens, prit le nom de Estanislao Kostka et fit la profession en 1919.

Sa sensibilité envers les malades et son esprit de service lui valurent d’être chargé de l’infirmerie.

En juillet 1936, les miliciens prirent d’assaut la maison de Barcelone, et Ismael réussit d’abord à s’enfuir chez des amis. Peu après, on l’arrêta une première fois, mais on le laissa en liberté.

Pensant pouvoir encore rendre service, Ismael s’engagea dans l’armée. On l’envoya sur le front près de Teruel, mais, reconnu, il fut arrêté, accusé d’espionnage et condamné à mort.

Il reçut la palme du martyre en la localité Alcañiz (Teruel), le 18 septembre 1936.

Ismael Tajadura Marcos, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 18 septembre.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 13:46

María Magdalena Vilanova Alsina

1877-1936

 

Elle naquit le 13 avril 1877 à Sant Feliu de Codines (Barcelone, Espagne), dernière (et unique fille) des sept enfants de ses pieux parents, Salvador et Antonia. Des six garçons (Andrés, Josep, Felipe, Domingo, Salvador et Felipe), les deux derniers devaient mourir à l’âge de deux ans.

María fut baptisée dès le 15 avril et reçut les noms de María, Magdalena, Juana. Elle fut confirmée en 1884.

Quatre ans plus tard, la maman mourut, la veille des onze ans de María. La même année (1888), María reçut la Première Communion. Elle abandonna alors l’école - on suppose que ce fut pour s’occuper elle-même de son papa et de ses frères aînés.

En 1896, mourut à son tour son frère aîné, Andrés, qui était marié et père de trois enfants encore petits.

María eut donc une enfance travaillée, éprouvée, difficile, et ne parlait pas de sa vocation ; elle resta fidèlement à la maison pour s’occuper des charges matérielles. Ce n’est qu’à trente-et-un ans, en 1908, que son père la présenta au curé pour déclarer que sa fille désirait librement entrer chez les Sœurs Capucines de la Mère du Divin Pasteur.

Elle entra donc dans cette congrégation en 1908 et prit le nom de Patrocini. Le 31 décembre 1909, elle fit la première profession.

L’année 1914 fut douloureuse : le papa de María mourut en avril. Mais María continua sa marche vers le don total à Dieu et fit la profession solennelle en janvier 1915.

Les archives ayant été détruites, on n’a pas de précisions sur les différents emplois que María remplit pendant les vingt années de sa vie consacrée ; on sait qu’en 1936, elle se trouvait à Sarriá (Barcelone).

Dans cette maison, où se trouvaient des novices, on commença à prier spécialement pour la paix en Espagne, le 18 juillet. Dès le 19, la Supérieure demanda aux Religieuses de s’habiller en civil et de partir se réfugier dans des maisons où les attendaient des amis.

Le 20, elles purent encore se retrouver dans leur chapelle, pour une ultime Eucharistie. Ce même jour, fut incendiée l’église paroissiale, puis aussi la maison des Religieuses - avec leurs archives.

Ensuite, la sœur Patrocini tenta de rejoindre la maison de son frère à Sants, mais refusa d’y rester pour ne pas le compromettre, et alla à l’hôpital pour aider les infirmières.

On la reconnut vite, toutefois, tant son comportement était manifestement celui d’une personne religieuse. Elle fut arrêtée, mais on ne put jamais savoir exactement où et quand on la fusilla.

On croit généralement qu’elle reçut la palme du martyre près de Barcelone, le 31 juillet 1936, au lieu-dit La Rabassada, à moins que ce fût à Prat de Llobregat, comme les deux autres Religieuses de la même congrégation, ce même jour.

La même année fut détruite totalement l’église paroissiale de Sant Feliu, où María avait été baptisée.

María Magdalena Vilanova Alsina, béatifiée en 2018, sera commémorée au Martyrologe le 31 juillet.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 13:44

Ramona Solans Ballesté

1875-1936

 

Elle naquit le 3 avril 1875 à Lleida (Espagne), de pieux parents cultivateurs, Ramón et Antonia, qui eurent ensuite deux autres enfants, Dionisio et Teresa.

Ramona fut baptisée le jour-même de sa naissance et reçut les noms de ses parents : Ramona Antonia ; elle fut confirmée l’année suivante, selon la coutume de l’époque.

Elle révéla plus tard qu’elle sentit l’appel du Christ dès l’âge de six ans. Elle avait dix-sept ans lorsqu’elle demanda à ses bons parents la permission d’entrer dans la congrégation des Sœurs Capucines de la Mère du Divin Pasteur : non seulement ils le lui permirent, mais ils allèrent d’abord trouver leur curé pour lui annoncer leur volonté et leur joie d’offrir leur fille à l’Eglise.

Elle fut reçue comme postulante en 1892 à Sants, non loin de Barcelone, fit le noviciat et émit la profession en 1894, prenant désormais le nom de Andrea. En 1899, ce fut la profession solennelle.

La première destination de la Sœur Andrea fut Igualada, à une soixantaine de kilomètres de Barcelone, où elle s’occupa de la sacristie et de la formation des petites filles.

Les témoignages qu’on a pu recueillir sur elle, parlent de sa grande dévotion mariale, de sa joie communicative, de son esprit d’obéissance.

Sœur Andrea a pu être envoyée ensuite en d’autres maisons, mais les archives ayant été détruites au moment de la guerre civile, on en est réduit à connaître seulement son dernier poste, à Premià de Mar, où elle arriva fin 1934, toujours comme éducatrice des petites filles. Cette localité se trouve à une vingtaine de kilomètres de Barcelone.

Avec ses Compagnes, elle fut fusillée et reçut la palme du martyre à L’Hospitalet de Llobregat (Barcelone), le 31 juillet (ou le 1er août) 1936. On ne put la reconnaître que par le numéro de son habit.

Ramona Solans Ballester, béatifiée en 2018, sera commémorée au Martyrologe le 31 juillet.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 13:43

Josefa Noguera Manubens

1870-1936

 

Elle naquit le 3 juillet 1870 à Manresa (Barcelone, Espagne), dans une famille particulièrement chrétienne ; elle fut baptisée dès le lendemain et confirmée le 25 octobre suivant.

En 1896, elle entra dans la congrégation des Sœurs Capucines de la Mère du Divin Pasteur et prit le nom de María Auxilio lors de sa profession perpétuelle en 1903.

Les archives de la Congrégation ayant été détruites, on ignore les différents lieux où la Sœur vécut. On sait qu’elle devait être à Premiá de Mar (Barcelone) au moment de la guerre civile de 1936.

Dans un premier temps, elle se réfugia chez des connaissances, avec la sœur Andrea Solans, espérant trouver la possibilité de retourner à Manresa. Mais durant le déplacement, elles furent reconnues et arrêtées.

Toutes deux reçurent la palme du martyre entre L’Hospitalet et Prat de Llobregat (Barcelone), le 31 juillet 1936. Méconaissables, elles furent reconnues par le numéro de leur habit.

María Auxilio Noguera Manubens, béatifiée en 2018, sera commémorée au Martyrologe le 31 juillet.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 11:31

Ángel de la Iglesia Ociña

1916-1937

 

Il naquit le 1er octobre 1916 à Nidáguila (Burgos, Espagne) et fut baptisé le jour même ; à cette époque, on fêtait le lendemain les saints Anges Gardiens, dont il porta le nom.

Dès 1926 il entra dans la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens et commença le noviciat ; il fit la profession en 1931 et fut envoyé à Barcelone.

Ángel avait beaucoup de bonnes qualités ; on le disait intelligent, plein de bonté, noble et humble. Il semble qu’on lui ait laissé son prénom de baptême même après sa profession, tant il était vraiment un ange.

La révolution de 1936 mit fin à ses études : en juillet les miliciens l’arrêtèrent une première fois, mais le laissèrent partir, le prenant pour un simple élève - il n’avait en effet que vingt ans.

Il rejoignit alors d’autres Confrères chez M. Gregorio Díez Blanco et sa sœur. Mais les miliciens surent les retrouver : ils les arrêtèrent tous le 15 février 1937, les emmenèrent au lieu-dit La Rabassada, où ils les fusillèrent et les jetèrent dans une fosse commune.

Ángel reçut ainsi la palme du martyre près de Barcelone, le 15 février 1937.

Ángel de la Iglesia Ociña, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 15 février.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 11:30

Acacio Calleja Santamaría

1915-1937

 

Il naquit le 7 mai 1915 à Yudego (Burgos, Espagne).

En 1933, il entra dans la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens à Marseille et prit le nom d’Acacio María.

Après la première profession, il fut envoyé à Barcelone pour ses études, mais eut à peine le temps d’y faire les années de philosophie.

Dans la nuit du 19 au 20 juillet 1936, la maison fut prise d’assaut par les miliciens, qui expulsèrent les Religieux.

Acacio put s’enfuir avec quelques Confrères et un groupe d’élèves et s’en alla se cacher chez des amis et connaissances, pour finalement aller retrouver la maison de Gregorio Díez Blanco.

Les miliciens vinrent arrêter toute cette petite communauté : après un court passage à la prison San Elia, tous les Religieux furent fusillés au lieu-dit La Rabassada, proche de Barcelone et reçurent ainsi la palme du martyre le 15 février 1937.

Acacio Calleja Santamaría, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 15 février.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 11:29

Ricardo Guerra Villazan

1913-1937

 

Il naquit le 14 septembre 1913 à Arenillas de Riupisuerga (Burgos, Espagne) ; naître en la fête de l’Exaltation de la Croix était peut-être pour lui un signe prophétique… Il reçut le baptême le 17 septembre suivant.

Il entra dans la congrégation de Saint-Pierre-aux-Liens et prit le nom d’Albino. Le noviciat se termina en 1931 avec la profession.

Envoyé pour ses études à Barcelone, il y fit la philosophie et deux années de théologie ; il se préparait à émettre la Profession solennelle, quand les miliciens vinrent déloger toute la communauté dans la nuit du 19 au 20 juillet 1936.

Ricardo se cacha chez un ami et profita de cette petite liberté pour rendre visite à d’autres Religieux : c’était un réconfort de se retrouver pour prier, pour s’encourager mutuellement. Il se trouvait alors dans la maison de Gregorio Díez Blanco, lorsque les hommes de la Milice vinrent les arrêter et les mirent dans la prison San Elias.

Le 15 février 1937,  les miliciens les emmenèrent aux environs de Barcelone, au lieu-dit La Rabassada, où ils les fusillèrent et les jetèrent dans une fosse commune.

Ricardo avait trente-trois ans quand il reçut ainsi la palme du martyre.

Ricardo Guerra Villazan, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 15 février.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 11:27

Eliseo Moradillo García

1906-1937

 

Il naquit le 10 septembre 1906 à Celada del Camino (Burgos, Espagne) et fut baptisé six jours plus tard.

Son père était un camionneur employé des chemins de fer, et changea beaucoup de domicile. Eliseo vint à Barcelone en quête de travail et trouva à se loger chez les Religieux de Saint-Pierre-aux-Liens.

Quand ceux-ci furent expulsés, en juillet 1936, Eliseo leur servit de trait-d’union pour porter des messages des uns aux autres.

Il se trouvait chez M. Gregorio Díez Blanco, lorsque des miliciens vinrent y arrêter ce dernier, sa sœur, les trois Religieux présents, et Eliseo lui-même, qui partagea généreusement leur sort.

Il reçut la palme du martyre au lieu-dit La Rabassada (Barcelone), le 15 février 1937.

Eliseo Moradillo García, béatifié en 2018, sera commémoré au Martyrologe le 15 février.

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