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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

 

Maria Anna Rosa Caiani

1863-1921

 

Née le 2 novembre 1863 à Poggio a Caiano (Prato, Italie), Maria Anna était le troisième des cinq enfants de Jacopo et Luisa Fortini. Le papa était forgeron, la famille très chrétienne.

Marianna, comme on l’appelait, reçut une excellente éducation, pleine de foi, mais aussi d’épreuves.

Elle reçut la Première communion à dix ans, et s’engagea toujours davantage dans les activités paroissiales, au point d’être surnommée l’aumônier de Poggio a Caiano.

Le fils cadet, Gustavo, mourut à onze ans, des suites d’une fracture de la hanche qui le rendit infirme pendant sept années. C’est Marianna qui le soignait et consolait. 

C’est ainsi qu’à seize ans elle commença à s’occuper des malades de son pays, répandant partout son esprit lumineux, et recevant aussi, à l’occasion, quelques humiliations cuisantes, par exemple ce crachat qu’on lui envoya à son arrivée auprès d’un moribond, et qu’elle considéra toujours comme une perle que lui avait offerte le Seigneur.

Peu après, en 1884, c’est Jacopo qui mourut subitement, ainsi que la maman, six ans après, en 1890. Marianna vint aider son frère Osea dans sa boutique de tabac. Elle était seule à la maison, car tous ses frères et sœurs étaient désormais mariés.

Elle fit en 1893 une première expérience chez les Bénédictines de Pistoia, où elle comprit qu’elle n’était pas faite pour la clôture monastique, mais bien plutôt pour les petites gens.

Voulant sortir du monastère après seulement un mois, elle en fut littéralement bannie par l’aumônier, qui la traita de sainte folle, tandis que son frère Osea l’obligeait à manger seule dans sa chambre.

De retour à Poggio a Caiano, elle reçut la suggestion d’un bon père Capucin de faire de l’apostolat sur place, tandis que les mamans du pays lui demandaient d’accueillir les enfants pour leur faire l’école et leur enseigner le catéchisme.

En 1894, avec quelques compagnes, elle ouvrit une petite école, avec l’approbation de l’évêque. Les petites élèves furent bientôt nombreuses ; Marianna, aidée par des bienfaiteurs, acheta une plus grande maison, en 1900, méchamment critiquée par les gens de son pays, qui ironisaient en disant qu’elle voulait construire un couvent avec des «Gloire au Père», alors qu’elle n’en avait pas même l’idée. C’est le nouveau curé qui, en arrivant à Poggio, fut chargé de diriger cette nouvelle association.

Marianna n’avait pas la formation nécessaire pour assumer efficacement un tel enseignement. Dieu y pourvut en lui envoyant une ex-religieuse, dont l’expérience antécédente se montra salutaire pour le nouvel Institut.

En 1901, l’évêque tenta de réunir ces pieuses dames à un Institut récent (les Sœurs Carmélites de Campi Bisenzio), mais l’expérience ne réussit pas, et Marianna fut plus convaincue que jamais de sa vocation propre.

En 1902, les cinq Consœurs décidèrent de prendre un habit religieux, sous la direction de Marianna, devenue alors Maria Margherita, en référence à la Religieuse visitandine de Paray-le-Monial.

Marianna aimait particulièrement la prière en commun et savait par-cœur les deux hymnes au Saint-Esprit (Veni, Creator et Veni, Sancte Spiritus), qu’elle chantait fréquemment durant la journée. Encore maintenant, les Religieuses chantent à neuf heures du matin le Veni, Creator.

En 1905, elles firent les premiers vœux. En 1907, leur Institut prit le nom de Sœurs Minimes du Sacré-Cœur.

La Mère Maria Margherita continua de diriger son œuvre au milieu de mille difficultés et mille contradictions ; des courants opposés s’élevèrent parmi les Religieuses, des protestations, des bavardages, des maladresses des prêtres… à un degré tel qu’il ne fut pas difficile de proclamer l’héroïcité de ses vertus.

A partir de 1915, Mère Maria Margherita commença à faire des malaises, qui furent mal diagnostiqués et soignés ; elle vomissait tout ce qu’elle avalait ; elle eut probablement un cancer du foie. Pour compléter le tableau de la situation, on l’envoya contre son gré se faire soigner dans la maison de soins qu’elle avait ouverte en 1919, assistée par une «infirmière» qui précédemment lui avait causé beaucoup de tristesses.

C’est là qu’elle mourut, le 8 août 1921. On dit que son corps est resté incorrompu. 

Elle a été béatifiée en 1989.

L’institut, agrégé à l’Ordre franciscain, fut appelé à œuvrer dans les environs de Poggio, puis à s’étendre, jusqu’aux hôpitaux militaires de Milan et Florence, pour arriver bientôt à treize maisons et une bonne centaine de Religieuses, qui ensuite rejoignirent l’Egypte, Israël, le Brésil, le Sri Lanka.

 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

 

Saints Auxiliateurs

 

Le Moyen-Age finissant honorait les Saints beaucoup plus à cause de la puissance qu’on leur prêtait qu’en raison de leurs vertus. Certains Saints auxquels on avait plus souvent recours furent groupés, honorés ensemble et très souvent représentés les uns avec les autres.

Eustache Deschamps († vers 1407) énumère dix Saints dont le secours est particulièrement efficace : 

 

Saint Denis, saint Georges, saint Blaise

Saint Christofle et aussi saint Gile,

Saincte Catherine, il vous plaise,

Saincte Marthe et saincte Christine,

Saincte Barbe et saincte Marguerite,

Avoir toujours de moi mémoire,

Ainsi comme il est chose voire (vraie)

Que Dieux à vous X octroya

Que quiconque vous requerra,

De bon cuer, par prière honneste,

En quelque péril qu’il veurra,

Dieux essaucera sa requeste.

Nous retrouvons huit de ces dix noms dans les quatorze Saints Auxiliaires (ou Auxiliateurs), c’est-à-dire dont on peut attendre un secours (auxilium) prompt et efficace. Leur grande vogue date seulement du 15e siècle. L’origine de cette dévotion est germanique : elle se répandit tout le long du Rhin et en Italie. En France, on ajouta la Vierge Marie et le groupe fut de quinze.

La fête était concédée en plusieurs contrées, au 8 août, au 4e dimanche après Pâques, etc… Tous ces Saints, que la légende n’a pas oubliés, sont traités à leurs jours respectifs ; rappelons seulement ici leurs emblèmes et leurs «spécialités», dans l’ordre du calendrier.

Saint Blaise (3 février) porte deux cierges croisés et guérit les maux de gorge.

Saint Georges (23 avril) : près d’un dragon qu’il a terrassé, guérit les maladies dartreuses, et protège les militaires, les boy-scouts.

Saint Acace (8 mai), couronné d’épines, est invoqué pour les maux de tête.

Saint Erasme (2 juin), qui tient ses entrailles enroulées sur un treuil, est tout indiqué pour les douleurs d’entrailles.

Saint Guy ou Vit (15 juin), est invoqué contre la «danse de saint-guy», contre l’épilepsie.

Sainte Marguerite d’Antioche (21 juillet) conduit en laisse un dragon et porte une petite croix  : elle est invoquée contre les maux de reins et par les futures mamans.

Saint Christophe (25 juillet), qui porte l’Enfant Jésus, protège les voyageurs contre la mort subite, les tempêtes ou la foudre.

Saint Pantaléon (27 juillet), aux deux mains clouées, est invoqué pour les maladies de consomption.

Le diacre saint Cyriaque (8 août) est, lui aussi, puissant contre le démon et il s’occupe des maladies des yeux.

Saint Gilles (1er septembre), accompagné d’une biche, apporte la paix aux fous et à ceux qui sont sujets à la panique ou aux frayeurs nocturnes ; on l’invoque aussi contre le cancer et la stérilité des femmes.

Le chasseur saint Eustache (20 septembre) préserve de l’incendie et du feu éternel.

Saint Denys (9 octobre) marche avec la tête dans ses mains et préserve de la possession diabolique.

Sainte Catherine d’Alexandrie (25 novembre), enfin, reconnaissable à la roue qu’elle brisa, est la «sage conseillère» des philosophes, des avocats et des penseurs ; également des vierges et des métiers liés à la roue (charrons, meuniers, tourneurs).

Sainte Barbe (4 décembre), à côté d’une tour, garantit de la foudre et de la mort subite ; elle est aussi la patronne des mathématiciens, des artilleurs et des pompiers.

 
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

Mariano Pina Turón

1867-1936

 

Il vit le jour le 13 avril 1867 à Híjar (Teruel, Espagne), de Antonio et Antonia, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Dans sa famille et dans son pays, il reçut une formation de foi, de travail, qui en firent un garçon excellent, honnête, humble et aimable.

Au retour de son service militaire, il expliqua à sa chère fiancée que Dieu l'appelait à être religieux, et proposa à la jeune fille d'être elle aussi moniale. Mais cette dernière n'en ressentait pas la vocation.

Mariano, lui, persévéra dans son attitude. Bientôt, il rejoignit le couvent des Mercédaires à El Olivar, accompagné par son père.

Il fut vêtu en 1888, entra au noviciat et étudia le latin et la philosophie.

En 1892, il fit la profession solennelle et, au terme des études théologiques à Lleida, fut ordonné prêtre en 1896.

Deux ans après son ordination, il fut nommé maître des novices à El Olivar, où il fut supérieur dès 1899.

Son activité se développa principalement entre Lleida, San Ramón, El Olivar, où il fut tour à tour maître des novices et supérieur.

A Borges Blanques, il ouvrit un collège ; à El Olivar, une école pour les enfants.

Ce n'était pas un homme intellectuel, mais un saint prêtre plein de bonté. L'affection reconnaissante et respectueuse que tous avaient pour lui se traduisit par le surnom de grand-père qu'on lui donna, tant de la part des élèves que des confrères.

Le 25 juillet 1936, il célébra la fête de saint Jacques Apôtre à Crivilén, où il demeura après la fête. Des bruits alarmants circulaient et l'on proposa au père de le cacher ; il ne voyait pas le danger, il continuait de se montrer comme d'habitude.

Le 1er août, malade, il vint à El Olivar pour se reposer ; le médecin qu'on appela pour lui voulait l'emmener chez lui à Estercuel, tandis que les autres Religieux allaient se disperser ; finalement, il fut hébergé chez des parents d'élèves, où il organisait la prière avec une sérénité constante. Les miliciens se montrèrent implacables et menaçants : il fallait faire sortir le père Mariano d'Estercuel.

La nuit du 5 au 6 août, on le mit sur un cheval, on l'emmena à Alcaine, où il fut reçu par un ami qui lui donna à manger et où il put se reposer toute la journée. 

Le 7 août, il partit vers Muniesa, mais se replia vers le moulin de Alacón. On lui donna par une fenêtre de quoi manger et boire, ainsi qu'une couverture pour dormir. Le Père remercia en disant combien il désirait mourir martyr.

Au matin du 8 août, il laissa à la porte la cruche d'eau et la couverture ; d'autres amis le reçurent ; il alla s'acheter des sandales, car il était presque pieds nus. Au moment où il essayait les chaussures, des individus armés lui tombèrent dessus, le chassèrent, le brutalisèrent, l'emmenèrent au Comité puis à la gare de Muniesa. On le menaça de mort, il répondit : Quand vous voudrez, Messieurs.

On l'emmena à quelques centaines de mètres de la gare, où on lui tira d'abord dans les jambes, pour le faire souffrir davantage, puis on lui donna le coup de grâce. C'était le 8 août 1936.

Le père Mariano avait soixante-neuf ans. Il fut béatifié en 2013.

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

José María Aragonés Mateu

1886-1936

José María vit le jour le 21 mai 1886 à Tarragona (Catalogne, Espagne) et fut baptisé le 23.

Il fut au séminaire diocésain, jusqu’au sous-diaconat, puis suivit le conseil de ses Supérieurs et voulut connaître les Frères des Ecoles Chrétiennes : il y travailla comme employé à Tarragona, et demanda son admission.

A vingt-quatre ans, il commença le noviciat à Bujedo, reçut l’habit, avec le nom de Leonardo José, puis fit le scholasticat. Tombé malade, il fut envoyé à Tarragona pour reprendre des forces.

Une fois remis, il fut actif à Berga, mais il dut subir une difficile opération à l’estomac. On le crut «perdu», mais il se rétablit et fut envoyé à Bonanova, où il fut sous-directeur.

En 1925, il fut directeur à Gracia.

En 1928, il fut nommé Visiteur pour cette région.

Au début de l’été 1936, il se trouva dans un monastère de la Cerdaña avec le Frère Dionisio Luis (directeur à Bonanova), pour préparer les prochaines retraites dans quatre maisons du district.

Le 17 juillet, ils se dirigèrent vers l’école de La Seo de Urgel, car une procession solennelle était prévue pour le lendemain au sanctuaire de Notre-Dame de Meritxell (Andorre). Mais en arrivant à La Seo, ils apprirent les mauvaises nouvelles de Barcelone et ailleurs : il fallait rejoindre ces communautés pour soutenir les autres Frères et les jeunes. Mais les communications étaient coupées, aussi projetèrent-ils d’aller à Toulouse et d’y prendre l’avion pour Barcelone. C’était audacieux, et même risqué, mais de toutes façons, ce fut impossible.

Les Frères de La Seo passèrent en France, mais Leonardo et Dionisio restèrent sur place. Le 22 juillet, ils purent trouver à se loger dans un hôtel dont le patron était un bon chrétien. Leur projet était de rejoindre Barcelone à tout prix.

Le 7 août, Dionisio alla demander un passeport. Mais on le trouva «suspect» et on envoya des miliciens fouiller sa chambre à l’hôtel. Leonardo étant absent à ce moment-là, les miliciens lui laissèrent une convocation pour se présenter. Bien qu’on lui conseillât d’éviter de revenir, il refusa d’abandonner son Confrère et alla se présenter le lendemain, 8 août 1936.

Alors les miliciens les embarquèrent tous les deux et les emmenèrent à Baños de Sugrañes (Traverseras). On leur dit de descendre et de faire quelques mètres. Se voyant devant la mort, les deux Frères s’embrassèrent, et moururent ainsi sous les balles.

Frère Leonardo José fut béatifié en 2013, avec son Compagnon.

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

 

Ceferino Giménez Malla

1861-1936

 

 

Si les Gitans n’ont pas toujours bonne réputation dans notre société, le cas de Ceferino pourra nous aider à redresser notre jugement.

Ce Gitan espagnol naquit le 24 août 1861 à Benavent de Segriá (Lérida, Espagne) et vécut en nomade pendant quarante ans. Il était surnommé El Pelé.

Encore adolescent il se maria, mais n’eut jamais d’enfants. Ayant décidé de se fixer à Barbastro, il contracta son mariage à l’église avec Teresa Giménez, en 1912. Ils accueillirent chez eux Pepita, la nièce de Teresa. Teresa mourut en 1922.

Il gagnait sa vie en vendant des bêtes et en confectionnant des articles en osier.

Injustement accusé un jour de vol, il fut mis en prison, et finalement déclaré innocent.

Chrétien, il restait en contact avec le monde gitan et se mit à enseigner le catéchisme aux jeunes roms, lisant la Bible, priant chaque jour, recourant lui-même aux conseils et aux explications d’un prêtre. 

On recourait à son jugement pour arbitrer des différends et il savait imposer des décisions qui maintenaient la paix dans la communauté.

En 1926, il entra dans le Tiers-Ordre franciscain, participa à la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul, s’inscrivit dans les rangs des adorateurs nocturnes, participait souvent à la sainte Messe et priait le chapelet.

Lors de la guerre civile de 1936, il prit ouvertement la défense d’un prêtre que des miliciens étaient en train de frapper à coups de crosse de fusil. Arrêté à son tour, il fut condamné à mort. Des personnes qui le connaissaient bien, lui offrirent de le sauver s’il acceptait de retirer son chapelet. Mais Ceferino refusa, bien conscient qu’on allait le faire mourir.

Il fut conduit au cimetière de Barbastro. On lui demanda s’il avait une arme : il sortit son chapelet. On le fusilla ; il tomba, avec son chapelet en mains, après avoir crié Vive le Christ Roi.

C’était le 9 (ou le 8) août 1936. Son corps, jeté dans la fosse commune, n’a pas pu être identifié par la suite.

Reconnu martyr, il fut béatifié en 1997.

Le Martyrologe romain le mentionne au 2 août.

 
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

Manuel Aranda Espejo

1912-1936

 

Il vit le jour le 22 mars 1912 à Monte Lope Álvarez (Jaén, Espagne).

Après ses études secondaires, en 1931, il entra au séminaire de Baenza pour les Humanités  ; puis il entra au Grand séminaire de Jaén pour la philosophie et la théologie, en vue d'être ordonné prêtre.

Dieu lui préparait une voie encore plus glorieuse et plus rapide.

Lors des émeutes révolutionnaires de juillet-août 1936, il fut arrêté. Des enfants entendirent ce dialogue, entre les révolutionnaires et le séminariste : 

- Et puis je vous dis et vous répète que je ne prononcerai pas même une parole contre Dieu. Pour rien et pour personne au monde je n'offenserai son Nom.

- Tu blasphèmes, oui ou non ?

- Non et non !

- On va te tuer.

- Allez-y !

Trois coups de feu achevèrent cette scène. Manuel tomba le 8 août 1936, à vingt-quatre ans, l'âge où il aurait pu être ordonné prêtre.

Il fut béatifié en 2013.

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

Antero Mateo García

1875-1936

 

Parmi les quelque dix-mille Martyrs qui versèrent leur sang pour leur foi lors de la révolution espagnole de 1936, il n’y eut pas que des prêtres et des religieux. 

Il y eut des laïcs. L’un de ceux-là fut notre Antero, né le 4 mars 1875, baptisé deux jours après avec les noms de Antero, Marcelino Lucio, et confirmé en 1887. C’était l’aîné d’une fratrie de neuf enfants.

En 1902, il épousa Manuela Trabadelo Malagón, avec laquelle il eut huit enfants, dont un Dominicain et une Carmélite déchaussée.

Il était né à Valdevimbre (León) ; avec son épouse, il vécut à Cembranos (León), mais dut s’installer ensuite à Barcelone en 1916, où il fut employé des chemins de fer du Nord.

Les deux époux furent membres du Tiers-Ordre dominicain ; Antero participa à l’Adoration nocturne du Saint-Sacrement ; il participa aux pèlerinages de malades à Lourdes, où il fut brancardier. A Barcelone, il prenait aussi du temps pour visiter des malades.

En juillet 1936, on vint fouiller chez lui. Il devait certainement avoir quelques images pieuses et quelques crucifix à ses murs…

Toujours est-il que le 6 août, il vint attendre en gare son épouse, sa fille carmélite et quelques autres religieuses en provenance de Valencia. On l’arrêta ; au bout de quelques heures, sa famille obtint sa libération.

Il reçut l’ordre de rejoindre son travail habituel à la gare du Nord, mais le 8 août, il ne revint pas au foyer.

A la tombée de la nuit, des miliciens vinrent le tirer brutalement de l’endroit où il travaillait, le conduisirent à Sant Andreu de Palomar (Barcelone) et, sous le pont du Dragón, le fusillèrent pour sa foi courageuse.

Ce 8 août 1936, Antero recevait la récompense éternelle de sa fidélité au Christ.

 

Il fut béatifié en 2007.

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

Baolu Ge Tingzhu

1839-1900

 

Voir la notice Chinois (Martyrs en 1900) 13 juillet-16 août

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

 

Bonifacia Rodríguez Castro

1837-1905

 

 

Elle naît le 6 juin 1837 à Salamanque (Espagne), aînée de six enfants d’une famille très chrétienne. Son père, Juan, est un artisan tailleur. A la mort de celui-ci, Bonifacia doit aider sa mère, María Natalia.

Elle a alors 15 ans, elle doit travailler dans la passementerie à laquelle elle s’est initiée. 

Très vite, Bonifacia expérimente les dures conditions de la femme travailleuse à cette époque : horaires épuisants et maigre salaire. Elle monte son propre atelier de passementerie où elle travaille avec le plus grand recueillement, imitant la vie cachée de la Sainte Famille de Nazareth. A partir de 1865, sa mère, qui a perdu tous ses autres enfants sauf une fille qui s’est mariée, travaille aussi dans l’atelier de Bonifacia. Elles mènent toutes les deux une vie de grande piété. 

Bonifacia nourrit un amour de prédilection pour la Vierge Marie Immaculée, dogme récemment promulgué (1854), ainsi que pour saint Joseph que Léon XIII déclare Patron de l’Église universelle (1870). Un groupe de jeunes filles, amies de Bonifacia, se joint à elle, attirées par le témoignage de sa vie. Elles se réunissent dans sa maison-atelier, spécialement les soirées de dimanches et jours de fête, pour se libérer des amusements dangereux qui les guettent. Elles décident ensemble de faire une Association de l’Immaculée et de Saint Joseph qu’elles nomment ensuite Association Joséphine.

Bonifacia, qui se sent appelée à la vie religieuse, songe à entrer dans un couvent de dominicaines à Salamanque. C’est alors qu’elle rencontre un jésuite, le Père Francisco Javier Butinyà qui l’en dissuade. Lui aussi est dévoré d’un grand zèle apostolique pour le monde des travailleurs. Il est en train d’écrire un livre intitulé : La lumière de l’artisan, ou, collection de vies d’illustres fidèles qui se sont sanctifiés dans des professions humbles. 

Le Père pense à une nouvelle Congrégation féminine qui servirait à protéger les femmes travailleuses par le moyen de femmes travailleuses. Il propose à Bonifacia d’en être la cofondatrice avec lui. Ce projet reçoit le soutien enthousiaste de l’évêque de Salamanque, Mgr Lluch y Garriga, qui promulgue le décret d’érection de l’Institut, dénommé Congrégation des Servantes de Saint Joseph (janvier 1874). Son but est de rendre sa dignité à la femme pauvre sans travail en la préservant du danger de se perdre. Quant au Père Butinyà, il pense qu’il faut sanctifier le travail en l’unissant à la prière. « Ainsi, écrit-il, la prière ne sera pas un obstacle pour le travail, ni le travail ne vous enlèvera le recueillement de la prière. » 

Bonifacia fait donc sa fondation avec six autres compagnes…dont sa mère. Leur résidence n’est autre que leur atelier. En somme, elles avaient l’intuition implicite que la société est parfois tentée de tout convertir en marchandise et en gain, en mettant de côté les valeurs et la dignité qui n’ont pas de prix (Jean Paul II – homélie de béatification). Or, la personne qui est l’image et la demeure de Dieu doit être protégée (…) quelle que soit sa condition sociale ou son activité professionnelle (Ibid). 

La vie d’un travailleur vaut plus que tout l’or du monde, dira plus tard Mgr Cardjin, fondateur de la J.O.C. C’est vrai, mais cela ne se disait pas à l’époque, du moins dans ces termes-là, et, d’autre part, le projet de vie de Bonifacia paraissait trop audacieux. Aussi rencontre-t-il immédiatement l’opposition du clergé séculier de Salamanque. Le Père Butinyà, avec tous les jésuites, est exilé hors d’Espagne et l’évêque, transféré à Barcelone.

Les directeurs de la Communauté nommés par le nouvel évêque sèment imprudemment la désunion entre les sœurs. Bonifacia, la fondatrice, s’emploie à défendre le charisme de son Institut, mais on profite d’un voyage qu’elle entreprend à Gérone pour la destituer. S’ensuivent humiliations et calomnies. Sa seule réponse est le silence, l’humilité et le pardon. Puis elle obtient d’aller fonder un nouvel Atelier à Zamora où elle peut vivre son idéal (25 juillet 1883). 

Mais, quand arrive l’approbation pontificale de Léon XIII aux Servantes de Saint Joseph (1er juillet 1901), la maison de Zamora en est exclue. Malgré tout, Bonifacia, poussée par son désir de communion, décide d’aller voir ses sœurs de Salamanque, mais, quand elle arrive à la maison de Sainte Thérèse, on lui dit : Nous avons reçu l’ordre de ne pas vous accueillir. 

Le cœur transpercé, elle revient à Zamora, consciente qu’elle ne reverra plus jamais Salamanque, mais avec la certitude que la réunification de la Communauté se fera après sa mort. 

Bonifacia meurt le 8 août 1905.

Effectivement, la maison de Zamora s’unit au reste de la Congrégation le 23 janvier 1907. 

De nos jours, les Servantes de Saint Joseph poursuivent l’œuvre (de leur fondatrice) dans le monde avec simplicité, joie et abnégation. (Jean-Paul II).

Béatifiée en 2003, Bonifacia est canonisée en 2011. Elle sera inscrite au Martyrologe le 8 août, dans une prochaine édition mise à jour.

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

Włodzimierz Laskowski

1886-1940

 

Włodzimierz (Vladimir) Laskowski naquit à Rogozno (Pologne) le 30 janvier 1886. Son père est professeur d’université.

Il entend la vocation sacerdotale dès l’enfance et sera ordonné prêtre le 1er mars 1914.

Il est successivement vicaire à Modrze, Ostrow, Wielkoposki, enfin curé à San Martín de Poznan.

En 1917, il est secrétaire général de la Caritas et, en 1923, économe du séminaire diocésain, en même temps qu’il travaille à la curie épiscopale.

En 1930 il est archiprêtre de Lwówek.

Victime de la haine des Nazis contre la foi catholique, il est arrêté le 15 mars 1940. Détenu pendant quelques semaines à Poznan, il est conduit au camp de Dachau et de là à Gusen en juillet. Acceptant courageusement les souffrances et les tortures, il préféra ne pas se séparer de ses confrères de sacerdoce.

Il mourut dans ce camp de Gusen près de Linz (aujourd’hui en Autriche) le 8 août 1940, à la suite des tortures qu’il y subit.

Il fait partie des cent-huit Martyrs polonais béatifiés en 1999. Fêté en Pologne avec tout ce groupe le 12 juin, il est mentionné au Martyrologe le 8 août.

 
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