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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 21:23

Clelia Merloni

1861-1930

 

La famille de Clelia était très en vue à Forlí (Romagna, Italie E). Son père, Gioacchino, épousa Teresa Brandelli, qui mit au monde Clelia le 10 mars 1861.

La petite famille dut déménager plusieurs fois en raison du travail de Gioacchino, ce qui engendrait sans cesse de nouvelles difficultés, auxquelles s’ajouta la mort prématurée de Teresa.

Clelia grandit cependant dans la recherche spirituelle et l’amour de Dieu ; elle frappa à diverses maisons religieuses, sans trouver celle qui convenait à son inspiration.

Elle avait trente-trois ans, lorsqu’elle eut un songe : la ville de Viareggio l’attendait. Clelia n’avait jamais été dans cette ville, située sur l’autre versant de l’Italie, à plus de deux-cents kilomètres d’une route qui n’était certainement pas l’autoroute moderne. Elle partit cependant, en avril 1894, confiante en la Providence, accompagnée de deux amies, Elisa Pederzini et Giuseppina D’Ingenheim.

A Viareggio, le père Serafino Bigongiari, des Frères Mineurs franciscains, les aida à s’installer et, un mois après leur arrivée, en mai 1894, les trois amies inaugurèrent l’Institut des Apôtres du Sacré-Cœur de Jésus. Ces Religieuses voulaient répandre l’idéal de sainte Marguerite-Marie Alacoque (v. 17 octobre) : faire connaître et aimer le Sacré-Cœur de Jésus.

Gioacchino Merloni soutint de ses propres deniers l’Œuvre naissante. Il y eut d’abord des maisons pour les orphelins, pour les personnes âgées ; bientôt, Clelia et ses compagnes enseignèrent aussi le catéchisme. Les vocations affluèrent, beaucoup de maisons s’ouvrirent.

Mais en 1899, à la mort de Gioacchino, des erreurs de gestion aboutirent à la fermeture de plusieurs maisons ; les Religieuses durent demander l’aumône et même quitter Viareggio. C’est alors qu’un saint évêque, Mgr Scalabrini (v. 1er juin), s’intéressa personnellement à la congrégation naissante, qu’il soutint fortement.

Celui-ci était évêque à Plaisance ; il accueillit les Apôtres du Sacré-Cœur, les aida à établir leur Règle. Il songeait à leur confier l’assistance aux émigrés italiens, mais mourut en 1905.

La Mère Clelia transféra alors la Maison Généralice à Alessandria, puis finalement à Rome en 1916.

Les Apôtres du Sacré-Cœur purent continuer leur apostolat, et ouvrirent d’autres maisons, aux Etats-Unis et au Brésil.

La maladie frappa durement Clelia, qui s’éteignit à Rome le 21 novembre 1930.

L’Institut fut approuvé en 1931. Il s’est aujourd’hui développé aussi en Suisse et en Argentine. Plus de quinze cents Religieuses, dans quelque deux-cents maisons, s’occupent de faire connaître l’amour du Cœur du Christ aux enfants, aux collégiens et aux lycéens, aux malades, aux vieillards, aux familles, aux «pauvres» de toute condition et de toute origine.

Clelia Merloni, béatifiée en 2018, sera commémorée au Martyrologe le 21 novembre.

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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 18:40

Mateo López y López
1911-1938

Né le  1er janvier 1911 à Vera (Almería) et baptisé une semaine plus tard, il entendit l’appel de Dieu très tôt.

Il étudia au séminaire d’Almería et fut ordonné prêtre en 1935.

Il s’occupa de la paroisse de Lúcar. En 1936, les «autorités» révolutionnaires lui enjoignirent de quitter ce pays et de rejoindre sa mère à Vera. Il le fit. Mais là encore il fut persécuté, mis en prison, malmené. Même si les journées de feu de la persécution semblaient déjà un mauvais souvenir, à Vera ce n’était, hélas, pas fini.

Dans sa prison, don Mateo continuait à exercer son ministère, car se sachant à la veille d’être exécutés, les prisonniers lui demandaient tous de se confesser.

Le Prêtre, cependant, était pris de tuberculose, tellement que sa pauvre mère insista et put obtenir de faire transférer son fils à l’hôpital provincial. Mais là, les infirmières n’étaient pas des Religieuses : laïques, elles refusèrent l’accès à don Mateo. La maman n’avait plus autre chose à faire que de transporter son fils chez elle, à Vera.

Ainsi, don Mateo mourut dans sa propre famille, des suites de ses longues et douloureuses journées passées dans la prison des révolutionnaires, et rendit son âme à Dieu le 2 novembre 1938, jour des Morts ; il avait vingt-sept ans, dont trois de sacerdoce.

Reconnu martyr et béatifié en 2017 Mateo López y López sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 2 novembre.

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 21:28

Marcello Maruzzo

1929-1981

 

Marcello et son frère jumeau Daniel naquirent le 23 juillet 1929 à Lapio (Arcugnano, Vicenza, Vénétie, Italie NE), dans une famille de modestes cultivateurs, très chrétiens ; leur père était en même temps cordonnier.

Ils firent leurs études chez les Pères franciscains.

En 1945 les deux jumeaux entrèrent ensemble chez les Franciscains, près de Venise, et firent leur profession le même jour, en 1951. Daniel prit alors le nom de Lucio, Marcello celui de Tullio.

C’est aussi le même jour qu’ils furent ordonnés prêtres en 1953, par Mgr Angelo Roncalli, le futur pape Jean XXIII, aujourd’hui canonisé (v. 3 juin). A partir de ce moment, nous perdons la trace du père Lucio.


La première obédience (mission) du jeune prêtre Tullio fut de s’occuper d’orphelins de guerre au couvent San Nicola du Lido.

En 1960, le père Tullio fut envoyé au Guatemala, d’abord en paroisse à Puerto Barrios, puis dans le vicariat d’Izabal, où il se dévoua pour la cause des plus pauvres, un dévouement qui se réclamait de la justice évangélique, et non de la révolte communiste. Le père Tullio réclamait justice en faveur des pauvres paysans qui se voyaient privés du fruit de leur travail par les grands propriétaires terriens.

Le 1er Juillet 1981, alors qu’il était accompagné par un laïc, Luis Obdulio Arroyo Navarro, lui-même tertiaire franciscain, des membres de la guerilla marxiste les enlevèrent et les assassinèrent près de Quiriguá.

Les deux Martyrs, béatifiés en 2018, seront commémorés au Martyrologe le 1er Juillet.

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 21:25

 

Luis Obdulio Arroyo Navarro

1950-1981

 

Luis était né le 21 juin 1950 à Quiriguá (Guatemala) et portait le nom du Saint du jour, s.Luigi Gonzaga.

On connaît pour le moment fort peu de choses sur son éducation et sa formation.

On sait qu’il devint chauffeur à la mairie de son pays, Los Amates.

C’est là qu’il rencontra le père Tullio Maruzzo, dont il devint un très fidèle soutien.

En 1976, Luis entra dans le Tiers-Ordre franciscain. Il était désormais assez formé pour être lui-même catéchiste.

Il accompagnait le père Tullio dans ses déplacements, tout en sachant bien que sa présence auprès du Religieux pouvait lui coûter cher.

Le 1er Juillet 1981, au retour d’une réunion dans le cadre des Cursillos de Cristianidad, Luis et le p. Tullio furent enlevés par des membres de la guerilla marxiste, qui les assassinèrent près de Quiriguá.

Les deux Martyrs, béatifiés en 2018, seront commémorés au Martyrologe le 1er Juillet.

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 22:07

Toribia Marticorena Sola
1882-1936

Née et baptisée le 27 avril 1882 à Murugarren (Navarre), Toribia était la troisième des six enfants de Santiago et Manuela. Le foyer vivait avec un unique et profond idéal chrétien.

Toribia entra au postulat des Filles de la Charité à l’hôpital de Viana et fit le noviciat à Madrid. Elle fit la profession en 1910 à Valladolid.

Elle fut envoyée en diverses localités : Grenade, León, Valladolid, Larache (hôpital militaire au Maroc), Barcelone (sanatorium de Besós).

Toribia était vive, pleine d’entrain ; quand un malade approchait de la dernière heure, elle laissait tout pour aller près de lui et le réconforter ; à l’approche de la guerre civile et de la persécution, elle répétait : Ils vont nous tuer, mais Dieu par-dessus tout !

Ce martyre commença le dimanche 19 juillet 1936. Des révolutionnaires firent irruption dans l’établissement et commencèrent par obliger les Religieuses à mettre des habits d’infirmières, ce qu’elles firent sans difficulté. Puis, on voulut leur imposer de s’enlever de la tête l’idée de Dieu,  ce qu’elles refusèrent, motif pour lequel elles furent renvoyées. Deux d’entre elles, Toribia et Dorinda, trouvèrent accueil chez le directeur du sanatorium, où elles s’occupèrent d’un petit bébé de treize mois.

Une ancienne domestique de la maison les dénonça. Il y eut une première perquisition au début d’octobre, où la maîtresse de maison chercha à les présenter comme cuisinière et nourrice. Mais au cours d’un long interogatoire, elles ne cachèrent pas leur état de Religieuses.

Le 24 octobre, sept à huit membres des FAI vinrent chercher Toribia et Dorinda, les firent monter chacune dans une voiture, bien gardées par des miliciens, et allèrent les fusiller vers midi le long de la route de la Rabassada. C’était la veille de la fête du Christ-Roi, qu’on célébrait alors au dernier dimanche d’octobre.

L’autopsie révéla qu’elle avait reçu six balles dans la tête, dont deux dans le front et une qui fractura la mâchoire inférieure.

Martyrisée le 24 octobre 1936 à Barcelone et béatifiée en 2017, Toribia Marticorena Sola sera mentionnée dans le Martyrologe Romain au 24 octobre.

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 22:06

Dorinda Sotelo Rodríguez
1915-1936

Née le 15 février 1915 et baptisée le 18 à Lodoselo (Orense), Dorinda était l’aînée des quatre enfants de Manuel et Rosa.

Sa vocation lui vint de l’exemple qu’elle vit en la personne d’une Fille de la Charité qui travaillait sur la paroisse.

Peu avant son entrée au postulat des Filles de la Charité, son père chercha à l’en dissuader, non pas pour s’opposer à la vocation de sa fille, mais à cause de la fâcheuse tournure des événements d’Espagne. Mais Dorinda était bien résolue : Je veux être religieuse, même s’ils me tuent.

Elle commença le noviciat à Madrid en 1933 et fut envoyée à Barcelone, au sanatorium des tuberculeux de Gramanet (1934). Le bruit des sirènes l’impressionna tellement qu’elle en conserva l’horreur jusqu’à sa mort. Elle n’avait pas encore fait la profession et, pour cela, la Supérieure lui proposa de rentrer vite à la maison, mais Dorinda tenait à rester auprès des malades.

Cette jeune Religieuse de vingt-et-un ans accompagna jusqu’au bout son aînée, Toribia (v. plus haut).

Martyrisée le 24 octobre 1936 à Barcelone et béatifiée en 2017, Dorinda Sotelo Rodríguez sera mentionnée dans le Martyrologe Romain au 24 octobre.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 20:25

César Elexgaray Otazua
1904-1936

Né le 25 février 1904 à Busturia (Bilbao, Guipúzcoa), de Serapio et Francisca, il fut baptisé le jour-même.

Après le service militaire, il entra en 1932 au noviciat dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) à Hortaleza (Madrid) comme Frère convers ; il n’avait pas même achevé le noviciat qu’on avait besoin de lui comme cuisinier à Villafranca del Bierzo (où il fit la profession en 1934) puis à l’autre maison de Madrid, rue Lope de Vega.

Le 25 juillet 1936, il fut arrêté avec les autres membres de la communauté et désormais partagea le sort des deux prêtres et cinq frères de cette maison (v. plus haut José María Fernández Sánchez).

Martyrisé le 23 octobre 1936 au cimetière de Vallecas (Madrid) et béatifié en 2017, César Elexgaray Otazua sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 octobre.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 20:24

Cristóbal González Carcedo
1913-1936

Né le 21 août 1913 à Lodoso (Burgos), de Bonifacio et Patricia, il entra dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) à Tardajos, puis Guadalajara.

Mais les études dépassaient ses possibilités interllectuelles, et il fit le noviciat des frères à Hortaleza et la profession en 1931.

Après deux ans à Villafranca del Bierzo, il fut envoyé à la rue Lope de Vega de Madrid, où on le qualifiait de S.Louis de Gonzague (v. 20 juin). Il fut chargé de l’accueil.

Il partagea le sort des deux prêtres et cinq frères de cette maison (v. plus haut José María Fernández Sánchez).

Martyrisé le 23 octobre 1936 au cimetière de Vallecas (Madrid) et béatifié en 2017, Cristóbal González Carcedo sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 octobre.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 20:22

Saturnino Tobar González
1858-1936

Né le 24 décembre 1858 à Tardajos (Burgos) et baptisé le lendemain, jour de Noël, il était l’aîné des deux fils de Manuel et Gregoria ; le deuxième garçon, Maurilio, qui avait onze de moins que Saturnino, entra chez les Lazaristes avant son aîné et devint prêtre.

Saturnino avait trente ans quand il entra à son tour dans la congrégation des Pères Lazaristes (Vincentiens) ; il fit les vœux en 1890, comme frère convers.

Pendant douze années, il accompagna les Pères en pays de mission, puis il fut dans les communautés de Valdemoro et Hortaleza.

Intelligent, expérimenté, travailleur, homme de prière et de méditation, il avait toutes les bonnes qualités d’un administrateur efficace. Aussi fut-il choisi en 1917 pour encadrer les Filles de la Charité dans la nouvelle communauté madrilère de la rue Lope de Vega.

Déjà le 11 mai, quand des couvents furent donnés aux flammes par les ennemis de l’Eglise, on lui proposa de l’héberger et de le cacher. Sa position était autre : son but était de gagner le Ciel, même en versant son sang, si c’était le cas.

En 1936, la situation était plus grave. Le Frère s’habilla en laïc, comme le montre le portrait habituel qu’on a de lui, et se réfugia chez une cousine. Malgré ces dispositions, on vint l’arrêter à la mi-août, d’ailleurs avec sa cousine ; on relâcha cette dernière, mais on mit en prison le Frère, qui avait soixante-dix-huit ans.

Il partagea désormais le sort du p.José María Fernández et de ses Compagnons, tous fusillés à Vallecas (environs de Madrid) le 23 octobre 1936. Concernant particulièrement la date du martyre du frère Saturnino, celle du 28 septembre semble bien erronée.

Béatifié en 2017, Saturnino Tobar González sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 octobre.

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 20:22


José María Fernández Sánchez
1875-1936

Né le 15 janvier 1875 à Oviedo, de José et Manuela, il fut baptisé dès le lendemain.

D’abord séminariste à Oviedo, il passa en 1895 à la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) et acheva ses études de théologie à Rome, où il fut reçu docteur en théologie.

Professeur à Hortaleza, Madrid et Guadalajara, il fut envoyé en 1921 en Inde pour y fonder la mission de Cuttack (Vizagapatán, Orissa) ; en 1925, la mission comptait déjà trois communautés.

Revenu en Espagne en 1927, il enseigna la théologie pastorale au séminaire d’Oviedo. En 1930, il fut nommé sous-directeur de la province espagnole des Filles de la Charité.

Le 25 juillet 1936, il se trouvait dans la maison de la rue Lope de Vega avec deux autres prêtres et cinq frères ; tous furent arrêtés et mis en prison. Le p.José María fut particulièrement maltraité, avec interrogatoires, tortures diverses comme celle de rester debout toute une nuit - le Père avait soixante-et-un ans ; on voulait lui extorquer des noms. Il fut transféré de prison en prison, de tchéka en tchéka : palais Medinaceli, Fomento, S.Felipe Neri.

Le 28 août, on lui accorda de recevoir quelques-unes des Filles de la Charité, auxquelles il dit : Réjouissons-nous pour le bien spirituel que cette situation nous apporte.

Martyrisé le 23 octobre 1936 au cimetière de Vallecas (Madrid) et béatifié en 2017, José María Fernández Sánchez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 octobre.

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