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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Reginalda Picas Planas

1895-1936

 

Reginalda naquit le 25 mai 1895 à Borredà (Barcelone, Catalogne, Espagne), et fut baptisée le lendemain. Elle fut confirmée en 1895.

Elle fréquenta l’école populaire, puis le nouveau collège des Dominicaines de l’Annonciation.

En 1919, elle y entra comme novice et fit la profession en 1920.

Cette pieuse Religieuse souffrait d’une infirmité.

Elle fut successivement dans les communautés des Asturies : Boo, Oviedo, Ablaña, Sama de Langreo, Gijón, enfin Barcelone.

Le 1er janvier 1936, elle confiait que Dieu ne lui avait pas accordé la grâce du martyre aux Asturies, mais qu’elle pressentait qu’elle la recevrait en Catalogne.

Le 26 juillet 1936, des miliciens fouillèrent la demeure de Manresa où la Religieuse s’était réfugiée avec Sœur Rosa Jutglar. Ils se moquaient d’elles et leur firent des propositions malhonnêtes, évidemment repoussées fermement.

Le lendemain, 27 juillet, ils allèrent les trouver dans l’autre maison où, inséparables, elles s’étaient réfugiées. 

Ils les firent remonter en camion et allèrent les assassiner à Castellgall (Barcelone), au lieu-dit dels Torrents.

 

Reginalda et Rosa furent béatifiées en 2007.


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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Ramona Fossas Románs

1881-1936

 

Ramona (Raymonde) naquit le 1er novembre 1881 à Ripoll (Girona, Catalogne, Espagne), et fut baptisée le 3 avec les noms de Ramona Rosa Eudalda. C’était l’aînée de quatre enfants.

En 1900, mourut son père, de sorte qu’elle travailla comme modiste pour aider sa mère.

Elle donnait de son temps pour visiter les pauvres et les malades, chez eux ou à l’hôpital.

En 1903, elle entra chez les Dominicaines de l’Annonciation.

Elle fut successivement dans les communautés de Vic, Villanueva de Castellón, Valencia, Sant Viçens de Castellet, Játiva, Castell del Remei, Girona, Pineda de Mar ; elle fut ensuite prieure à Canet de Mar, Montserrat et Barcelone.

Le 27 juillet 1936, les Religieuses durent quitter leur couvent pour être interrogées. Les révolutionnaires voulaient les faire apostasier, renoncer à leur consécration religieuse, et leur imposer leurs propositions malhonnêtes.

Sur leur refus, ils les firent remonter en camion pour les reconduire au couvent, en réalité pour aller vers la montagne du Tibidabo ; ils passèrent Vallvidrera et, au lieu-dit El Fero les firent descendre.

Ils les tuèrent l’une après l’autre. Deux d’entre elles survécurent quelques heures et purent raconter les détails qu’on a mentionnés. 

Depuis, l’endroit a été appelé Les Monjes («les Moniales»).

 

Ramona et ses Sœurs furent béatifiées en 2007.


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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Adelfa Soro Bó

1887-1936

 

Adelfa naquit le 6 mars 1887 à Villanueva de Castellón (Valencia, Catalogne, Espagne), et fut baptisée le lendemain avec les noms de Adelfa Josefa Fermina. Elle fut confirmée en 1895.

Elle fréquenta le nouveau collège des Dominicaines de l’Annonciation.

En 1905, elle y entra comme novice et fit la profession en 1907.

C’était une bonne musicienne, et elle enseigna le solfège et le piano.

Elle fut successivement dans les communautés de Sant Andreu de Palomar, Girona, Salt, Castell del Remei, enfin Barcelone.

Le 27 juillet 1936, les Religieuses durent quitter leur couvent pour être interrogées. Les révolutionnaires voulaient les faire apostasier, renoncer à leur consécration religieuse, et leur imposer leurs propositions malhonnêtes.

Sur leur refus, ils les firent remonter en camion pour les reconduire au couvent, en réalité pour aller vers la montagne du Tibidabo ; ils passèrent Vallvidrera et, au lieu-dit El Fero les firent descendre.

Ils les tuèrent l’une après l’autre. Deux d’entre elles survécurent quelques heures et purent raconter les détails qu’on a mentionnés. 

Depuis, l’endroit a été appelé Les Monjes («les Moniales»).

 

Adelfa et ses Sœurs furent béatifiées en 2007.


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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Andrés Jiménez Galera

1904-1936

 

Andrés naquit le 25 janvier 1904 à Rambla de Oria (Almería, Espagne).

Après ses études au séminaire, il fut ordonné prêtre en 1926 et nommé vicaire à Almería, en même temps que professeur de théologie au séminaire diocésain.

Plus tard, en 1934, il eut l’occasion de rencontrer le salésien Marcelino Olaechea, auquel il manifesta son désir de faire partie de la Société salésienne.

Il expérimenta cette nouvelle vie à Salamanque dès 1935, et s’y trouva vraiment comme un poisson dans l’eau.

En 1936, il commença le noviciat à Mohernando (Guadalajara). Mais c’était l’année de la triste révolution.

Le 23 juillet, la maison fut prise d’assaut, et tous les Religieux furent arrêtés. Don Andrés n’épargna pas sa peine pour réconforter autant qu’il put ses Confrères, les encourageant à accepter la volonté de la Providence.

Quand ils furent expulsés de la maison, Andrés et les autres tournèrent pendant quelques jours dans les environs d’Henares, à la recherche d’un refuge.

Le 27 juillet, des miliciens les surprirent et les emmenèrent au palais des Marquis de Heras, puis au Gouvernement Civil de Guadalajara. Le Gouverneur les renvoya à Mohernando comme prisonniers.

En route, d’autres miliciens réquisitionnèrent un des cochers et l’obligèrent à repartir sur Madrid. Il y avait dans ce véhicule don Andrés et un étudiant, Eulogio Cordeiro.

A une cinquantaine de kilomètres de Madrid, près de Guadalajara, ils s’arrêtèrent et firent descendre les deux Religieux. Ils voulurent obliger don Andrés à jeter à terre son crucifix, mais il refusa. Ils lui dirent alors de traverser la route et d’aller jusqu’au Henares, après un terrain en jachère. Don Andrés n’en eut pas même le temps : huit miliciens lui tirèrent par derrière et le prêtre tomba face contre terre. L’un des miliciens s’avança et, constatant qu’il était encore vivant, lui donna le coup de grâce.

Le corps du prêtre resta sans doute plusieurs jours sans sépulture ; ensuite, on ne l’a jamais retrouvé.

 

Don Andrés mourut martyr le 27 juillet 1936, et fut béatifié en 2007.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Helena Staszewska

1890-1943

 

Polonaise de naissance, Helena naquit le 30 juillet 1890 à Złoczew, de Karol et Maria Kaszyńskich, qui eurent douze enfants. C’est elle qui dut aider toute cette fratrie.

Après son baccalauréat, elle fut maîtresse d’école pour pouvoir aider sa famille.

En 1921, elle entra chez les Ursulines, où se trouvaient déjà deux de ses sœurs. Elle prit le nom de Maria Klemensa de Jésus Crucifié.

Elle fut supérieure adjointe à Sierczy, Zakopane, Stanisławowo, et supérieure à Częstochowa, Gdynia et Rokiciny Podhalańskie, où elle arriva en août 1939.

Les Religieuses hébergèrent les élèves à Varsovie et organisèrent un enseignement clandestin. Mère Maria Klemensa cacha des jeunes filles juives, des blessés, des réfugiés.

Surveillée, Mère Maria Klemensa fut arrêtée le 26 janvier 1943, conduite à la prison de Montelupich et de là envoyée au camp d’Auschwitz, sous le numéro 38102.

Elle y mourut des mauvais traitements et de la fièvre typhoïde, le 27 juillet 1943.

 

Elle a été béatifiée en 1999.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Narcís Serra Rovira

1876-1936

 

Narcís était né le 1er mai 1876 à Quart (Girona, Catalogne, Espagne).

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lassalliens), il prit le nom de Raimon Eloi.

Il était devenu directeur de l’école de Santpedor.

 

Martyrisé au cimetière de Balsareny le 27 juillet 1936, il fut béatifié en 2007.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Francesc Pujol Espinalt

1894-1936

 

Francisco était né le 9 avril 1894 à Santpedor (Barcelone, Catalogne, Espagne).

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lassalliens), il prit le nom de Honest María.

Il fut envoyé à Manresa en 1935.

Lors de la révolution de 1936, il se cacha chez une tante, où on le découvrit.

 

Martyrisé à Sant Fruitós de Bages le 27 (ou le 21 ?) juillet 1936, il fut béatifié en 2007.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

 Josep Bru Boronat

1883-1936

 

Josep naquit le 16 juin 1883 à Mont-roig del Camp (Catalogne, Espagne), et fut baptisé dès le lendemain.

Il entra à neuf ans au séminaire de Tarragona mais, pour alléger les dépenses de ses parents, il travailla aussi chez un épicier de l’endroit.

En 1904, il fit le service militaire à Alcoi, où son comportement suscita l’admiration.

En 1908 il fut ordonné prêtre.

Il exerça la charge pastorale à Ulldemolins, puis à Reus, Belianes, laissant toujours derrière lui le souvenir d’un très bon prêtre. Finalement il fut nommé à Cambrils, comme aumônier des Frères des Ecoles Chrétiennes.

Quand éclata la révolution de 1936, il alla se réfugier dans la ferme où vivait son frère Miquel, à Reus, se remettant totalement dans les mains de Dieu.

L’après-midi du 27 juillet, quatre miliciens se présentèrent chez Miquel, lui intimant l’ordre d’aller chercher son frère, sinon ils mettraient le feu à toute la grange. Josep se présenta sans attendre, très tranquille, sans la moindre résistance. Les miliciens promirent à Miquel qu’ils allaient seulement faire une déclaration au Comité révolutionnaire de Riudoms, et qu’ils seraient de retour dans une heure.

Ils poussèrent don Josep dans leur camion, et rejoignirent la route de Vinyols. Ils firent descendre le prêtre et lui demandèrent : Tu nous promets que tu ne t’échapperas pas ? Alors, marche. Après qu’il eut fait quelques pas, ils lui tirèrent par derrière et le laissèrent mort dans le fossé.

Une demi-heure plus tard, un camion vint le ramasser pour le porter au cimetière de Reus, où on le jeta dans la fosse commune.

 

Don Josep fut martyrisé le 27 juillet et fut béatifié en 2013. 

 

Josep Bru Boronat

1883-1936

 

Josep naquit le 16 juin 1883 à Mont-roig del Camp (Catalogne, Espagne), et fut baptisé dès le lendemain.

Il entra à neuf ans au séminaire de Tarragona mais, pour alléger les dépenses de ses parents, il travailla aussi chez un épicier de l’endroit.

En 1904, il fit le service militaire à Alcoi, où son comportement suscita l’admiration.

En 1908 il fut ordonné prêtre.

Il exerça la charge pastorale à Ulldemolins, puis à Reus, Belianes, laissant toujours derrière lui le souvenir d’un très bon prêtre. Finalement il fut nommé à Cambrils, comme aumônier des Frères des Ecoles Chrétiennes.

Quand éclata la révolution de 1936, il alla se réfugier dans la ferme où vivait son frère Miquel, à Reus, se remettant totalement dans les mains de Dieu.

L’après-midi du 27 juillet, quatre miliciens se présentèrent chez Miquel, lui intimant l’ordre d’aller chercher son frère, sinon ils mettraient le feu à toute la grange. Josep se présenta sans attendre, très tranquille, sans la moindre résistance. Les miliciens promirent à Miquel qu’ils allaient seulement faire une déclaration au Comité révolutionnaire de Riudoms, et qu’ils seraient de retour dans une heure.

Ils poussèrent don Josep dans leur camion, et rejoignirent la route de Vinyols. Ils firent descendre le prêtre et lui demandèrent : Tu nous promets que tu ne t’échapperas pas ? Alors, marche. Après qu’il eut fait quelques pas, ils lui tirèrent par derrière, d’abord dans la jambe droite, pour provoquer son immobilisation et pouvoir lui pratiquer encore d’autres tortures et amputations grossières, et le laissèrent mort dans le fossé.

Une demi-heure plus tard, un camion vint le ramasser pour le porter au cimetière de Reus, où on le jeta dans la fosse commune.

Don Josep fut martyrisé le 27 juillet et fut béatifié en 2013.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

José María González Delgado

1908-1936

 

José était né le 26 février 1908 à Gabia Grande (Grenade, Espagne).

Entré chez les Carmes de l’Ancienne Observance, il était au couvent de Hinojosa del Duque (Cordoue), et fut ordonné prêtre.

Il dirigeait les jeunes séminaristes.

Refusant de crier Vive le communisme, il cria Vive le Christ Roi, et fut immédiatement abattu.

Il reçut la palme du martyre sur la place centrale de Pueblo Nuevo, le 27 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2013.

 

 

Voir aussi la notice Carmes martyrs à Cordoue 1936

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

  

Joaquín de la Madrid Arespacochaga

1864-1936

 

 

Parmi les ancêtres de la famille de la Madrid et Arespacochaga, il y eut de grands personnages qui illustrèrent l’histoire de l’Espagne, mais aussi de grands Saints : ni plus ni moins saint Dominique de Guzmán, la bienheureuse Beatriz de Silva, et sainte Thérèse d’Ávila.

Les époux Rafael de la Madrid Baeza et María del Carmen Arespacochaga Armenta eurent quatre enfants : Rafael, Jesús, notre Joaquín et María de la Cinta.

Joaquín vit le jour le 6 novembre 1860 à La Seu de Urgel (Lleida).

Dès tout petit, Joaquín montra des signes de la vocation sacerdotale. Quand son père fut nommé à Murcia, Joaquín entra au séminaire de cette ville. Il avait dix-neuf ans : pour un problème cardiaque, il avait dû attendre quelques années avant d’y entrer.

En 1886, il fut ordonné prêtre.

Après avoir été curé à Azucaica et chapelain d’un couvent, il passa à l’Hospitalito (petit hôpital) du Roi (1889), fut chapelain à la cathédrale de Tolède (1911) et chanoine (1917).

Lors d’une grave inondation en 1908, il fonda un orphelinat pour recueillir les enfants qui avaient perdu leurs parents dans la catastrophe. 

Pour les dames qui acceptèrent de s’en occuper, il écrit une première «règle de vie», leur donna l’habit des Franciscaines Conceptionnistes, obtint l’approbation ecclésiastique, et ouvrit plusieurs collèges dans toute l’Espagne.

Les jalousies se manifestèrent bientôt, et quand Joaquín dut partir pour Tolède, confiant la direction de l’Œuvre à un Jésuite, les nouvelles Religieuses prétendirent que le fondateur était ce père jésuite, qui s’appelait Malo. Lors d’un chapitre général, le jeune Joaquin fut légitimement reconnu comme authentique fondateur, par le témoignage de certaines Religieuses qui avaient connu les premières fondatrices. Joaquín ne se préoccupa pas outre mesure de cet accroc : ce qui lui importait, c’étaient ses orphelins.

A Tolède, il ouvrit une autre maison, pour accueillir les femmes pauvres, veuves et sans ressources suffisantes. Là encore on le calomnia.

Il ouvrit alors une maison pour recevoir les seuls orphelins de père et mère, sous la protection de Marie Immaculée. Il réunit quelques hommes, qui seront Tertiaires Franciscains et devront demander l’aumône pour aider ces orphelins. Lui-même donna l’exemple en allant quêter sur la place des Abastos.

Devenu prêtre, il fut alors nommé aumônier de l’hôpital royal. Sur le chemin entre l’orphelinat et l’hôpital, des voyous, sous le couvert de pauvres malheureux, l’insultèrent ; il décida bientôt de transférer l’orphelinat à l’intérieur de Tolède.

Ces activités ne l’empêchèrent pas de prêcher la Bonne Nouvelle. Au contraire, on pourrait dire qu’il n’y avait pas de sanctuaire à Tolède, ni de localité de cette province, où il n’avait pas semé la graine de l’Evangile, en particulier à Camuñas, où il ramena beaucoup de Protestants dans le giron de l’Eglise.

Ses supérieurs ne manquèrent pas d’apprécier la valeur d’un tel prêtre. Humble, discret et si efficace, prédicateur plein de talent, il fut nommé Aumônier de la Chapelle Royale de la Cathédrale, et Chantre. Tant que sa santé le lui permit, il remplit fidèlement ses devoirs dans ces charges ; quand il fut malade, le Saint-Siège l’en dispensa, mais il s’efforça toujours de les remplir autant qu’il le put. Il eut aussi la permission de célébrer chez lui.

Il avait une confiance totale, absolue, en la Vierge Marie, à laquelle il recourait chaque fois qu’on manquait de pain, ou d’argent pour payer les notes de nourriture. Chaque fois, un donateur anonyme se présentait avec un sac de vivres, ou des amis lui envoyaient des chèques…

Il savait communiquer son amour pour l’Eucharistie. Tout ce qu’il désirait, était que les élèves vinssent communier même chaque jour.

Son amour pour les orphelins était vraiment maternel ; il était prêt à se lever de nuit pour remettre une couverture sur un lit, à acheter des jouets à Noël. 

Il vivait très pauvrement, racommodant lui-même son unique soutane. 

Ce fut un thaumaturge, dont on put observer les miracles. Une dame malade des yeux vint le voir, après avoir consulté l’ophthalmologue ; il la bénit et lui dit que ce n’était rien ; au moment de l’opération, le docteur ne trouva plus rien à soigner, le mal avait disparu… La même chose pour un prêtre qui devait être opéré d’une hernie : au moment de l’opération, la hernie avait disparu ! Le père Joaquín avait béni le prêtre. Une autre fois encore, la bénédiction du prêtre guérit instantanément le genou d’un petit garçon qui ne pouvait pas marcher normalement…

Il y eut aussi des faits «extraordinaires» avec le sang qu’on lui retirait fréquemment à cause de sa maladie cardiaque. Le sang se conservait, parfois solidifié, mais sans se corrompre. Le phénomène se répéta, fut observé par l’évêque qui en fit analyser un flacon à Paris : personne ne put expliquer comment ce sang humain se conservait.

Il prophétisa. Bien avant la persécution de 1936, il annonça : Vous verrez le sang des prêtres couler dans les rues d’Espagne.

Par précaution, avant même le déclenchement de la guerre civile, il avait envoyé les enfants dans d’autres localités, chez des parents ou des amis. Il n’en restait plus beaucoup dans la maison. Quand commença l’état de guerre à Tolède, le 17 juillet 1936, il réunit tout le monde dans la chapelle pour prier. Quand le palais de l’Alcázar fut bombardé, comme le collège étaiti proche, il décida qu’il fallait sortir de là.

Il exhorta tous les enfants à défendre le Christ coûte que coûte, donna la bénédiction et voulut se confesser à un tout jeune prêtre qui était là. Il lui dit : J’aurai été le premier à me confesser à toi, et peut-être bien que tu seras le dernier à me confesser. Le prêtre en oublia de donner une pénitence : le père Joaquín le lui rappela ! Puis il prit avec lui les Hosties dans une custode, et tout le monde sortit ; c’était une véritable procession du Saint Sacrement !

On lui disait que c’était dangereux pour lui et pour tous les autres, de porter la soutane. A quoi il répondit : Si Dieu nous a choisis, que s’accomplisse sa volonté.

Ils se réfugièrent chez un ami, qui les accueillit à bras ouverts, au risque de sa vie, jusqu’au 27 juillet.

Tous les jours, on entendait parler de prêtres fusillés par les rouges. Or, le père Joaquín devait absolument faire la prise de sang, mais il courait le danger d’être appréhendé par les miliciens. Alors, leur hôte se décida à aller trouver le maire lui-même, pour lui expliquer le cas. Le maire répondit qu’il y avait déjà pensé, et qu’il était sûr qu’on ne ferait rien au père Joaquín. Mieux, il s’offrit pour aller le chercher et le conduire lui-même au dispensaire.

Mais survint un autre fait : un milicien de l’endroit put observer le père en soutane, parmi les gens présents, à un moment où on ouvrait la porte pour faire passer un peu d’air. Les miliciens ne devaient pas tarder à arriver.

Entre temps, le père Joaquín envoya les élèves au collège, pour y prendre ce qui pouvait rester de vivres, et les apporter à la famille qui les hébergeait.

Vint le moment où, le nombre des victimes augmentant de plus en plus, le père Joaquín dit à deux des plus jeunes : Vous, allez vous-en, vous êtes jeunes, vous pourrez vous mettre à l’abri ; moi, ils vont venir me prendre bientôt.

Des témoins oculaires purent observer ou entendre les faits qui suivent.

Des inconnus se présentèrent à la maison, cherchant des prêtres. Le père Joaquín se présenta en disant : Mes enfants, qu’est-ce que je vous ai fait de mal ?

Un séminariste voulut aller à la Cuesta de los Pajaritos, on l’arrêta un peu plus loin et une balle le tua. Le père Joaquín dit (alors qu’il ne pouvait voir la scène) : Ils ont tué Estanislao ! Peu après, on apportait le corps du garçon, mais le père Joaquín n’eut pas la permission de rester prier un instant auprès de lui.

Les témoignages ne concordent pas sur le lieu du martyre du père Joaquín. Mais on sait qu’il tira de sa poche quelques monnaies qui lui restaient et les distribua aux assassins. Certains d’entre eux, habitants de Tolède, dirent : Nous, on ne tue pas un homme comme ça. Les Madrilènes leur répondirent : Si vous ne le tuez pas, c’est nous qui le ferons.

Le père Joaquín fut alors fusillé. De pieuses femmes, connaissant le phénomène du sang du père Joaquín, vinrent imprégner des tissus avec ce sang. Des envoyés du maire vinrent chercher le père Joaquín, mais c’était trop tard, il venait d’expirer.

C’était le 27 juillet 1936 ; le père Joaquín fut béatifié en 2001.

 

Parmi ses nombreux élèves, il y eut beaucoup de prêtres, en particulier celui qui fut l’évêque de Ciudad Real, et qui reçut à son tour la palme du martyre (Narciso Estenaga Echevarria, voir au 22 août).

 

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