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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 23:00

Esdras

Ve siècle avant Jésus-Christ

 

La septième année d’Artaxerxès Ier (465-424), Esdras, prêtre et scribe habile dans la Loi de Moïse (Es 7:6) vint de Babylone à Jérusalem.

Il y constata les multiples cas de mariage d’Israélites avec des Païennes, et s’efforça de ramener tout le peuple à la Loi de Dieu, qu’il leur lut et expliqua pendant plusieurs jours.

Le travail apostolique de Esdras fut soutenu et complété par Néhémie, qui le rejoignit quelques années plus tard.

Esdras apparaît comme un des principaux restaurateurs d’Israël au retour de la captivité. L’Ecriture le montre sage, calme, sachant émouvoir son peuple et le convertir. Il a contribué puissamment à faire de la Loi l’essentiel pour les Juifs, entreprise ardue en cette époque post-exilique.

L’hébreu authentique commençait à être oublié, cédant la place à l’araméen. Esdras devait en quelque sorte traduire le texte sacré et l’expliquer.

Ainsi Esdras est le premier “scribe” ou professeur de la Torah. La corporation des scribes devait ensuite former une classe à part dans le monde juif, spécialisée dans la Loi orale et la tradition.

Le prophète Esdras, du haut de son estrade de bois dressée sur la place, a inauguré l’exégèse talmudique, l’étude du texte sacré que les nouvelles générations ne comprenaient plus.

Certaines éditions précédentes de la Vulgate (la Bible en latin) présentent deux autres Livres  d’Esdras, le  troisième qui reprend les moments historiques de la montée d’Esdras à Jérusalem, le quatrième qui amplifie la prophétie d’Esdras. Ces textes sont parfois cités par certains Père de l’Eglise, mais n’ont pas été retenus par la Tradition, ni par le Concile de Trente, et n’ont donc pas été repris dans la récente édition typique de la Bible.

On a aussi attribué à Esdras l’adoption de l’écriture carrée, c’est-à-dire des caractères hébreux tels qu’on peut les lire de nos jours.

Esdras est mentionné dans notre Martyrologe Romain au 13 juillet.

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 23:00

Clelia Barbieri

1847-1870

 

Clelia Rachele Maria naquit le 13 février 1847 non loin de San Giovanni in Persiceto, dans la province de Bologne en Italie ; le quartier s’appelait “Les Boudries” (Le Budrie).

Ses parents étaient Giuseppe Barbieri et Giacinta Nannetti. Cette dernière était de la famille la plus en vue ; son oncle était de plus médecin légiste, et c’est chez lui que travaillait le brave Giuseppe, comme homme à tout faire, dont la famille était peut-être la plus pauvre de l’endroit. Ainsi Giacinta passait de l’opulence à la plus humble maison du village. Mais le nouveau foyer s’appuyait sur le Rocher de la foi et de la pratique chrétienne.

La petite fille, baptisée le jour-même de sa naissance, reçut les noms de Clelia, Rachele, Maria. Sa maman lui inspira très tôt l’amour de Dieu ; Clelia lui demanda un jour : Maman, comment je fais pour devenir une sainte ? Durant sa jeunesse, elle apprit à coudre, à filer et tisser le chanvre, une plante caractéristique de la campagne où ils habitaient. Vint au monde ensuite une autre petite fille, Ernestina.

Durant l’épidémie de choléra de 1855, le papa mourut, et la maman fut recueillie avec ses deux fillettes chez l’oncle médecin, tout près de l’église paroissiale. Si l’on voulait rencontrer Clelia, on la trouvait soit à la maison en train de filer ou de coudre, soit à l’église en train de prier.

Contrairement à l’usage de l’époque, Clelia fut admise à la Première Communion “dès” onze ans, grâce à son excellente préparation catéchistique et spirituelle. Ce fut pour elle l’occasion d’une expérience mystique particulière, car elle conçut alors une contrition exceptionnelle de ses propres péchés et de ceux des autres. Désormais l’inspiration de son âme lui viendrait de Jésus Crucifié pour nos péchés, et de Notre-Dame des Douleurs. 

Au contact de ses camarades, durant le travail du chanvre, Clelia ajoutait sa note particulière, s’efforçant d’être joyeuse en travaillant, de prier, de penser à Dieu, de parler de Dieu. A la fois Marthe et Marie, elle est heureuse d’appartenir à Dieu et de se donner aux autres, aux plus malheureux.

A l’image des “Ouvriers de la doctrine chrétienne”, qui s’adonnaient à l’enseignement religieux des ouvriers, elle se propose d’être une Ouvrière, pour propager la catéchèse dans son village. Son ardeur se communique à ses camarades, et celle qui était la toute dernière arrivée devient vite celle qu’on vient consulter. On commença à parler de l’institution d’un groupe de piété, nourri de l’Eucharistie quotidienne, destiné à l’instruction des paysans et des ouvriers. L’idée traîna jusqu’à la fin des événements politiques et commença à se réaliser en 1868. 

C’était le début de la nouvelle Famille religieuse, qu’on appela alors les “Sœurs Minimes de Notre-Dame des Douleurs” : “minimes”, en souvenir de s.Francesco de Paola, l’ermite fondateur des Minimes, qui devint aussi leur céleste Protecteur ; de “Notre-Dame des Douleurs”, qui était très vénérée dans ce village, et particulièrement par Clelia elle-même.

Beaucoup de signes providentiels prouvèrent la bienveillance céleste que recevaient les petites Sœurs, et particulièrement Clelia, qui eut à souffrir beaucoup d’humiliations de la part de ceux qui auraient pu l’aider davantage. Mais sa foi fut inébranlable. Sa charité devenait légendaire, tous se pressaient pour aller demander leur assistance aux petites Sœurs, et Clelia devint pour tous la “Mère”, elle qui n’avait que vingt-deux ans ! 

Clelia fut bientôt assaillie par la tuberculose pulmonaire, et mourut le 13 juillet 1870. A vingt-trois ans, elle est la plus jeune fondatrice de l’Eglise ! Peu avant sa mort, elle avait prédit la construction de la nouvelle maison, près de l’église, l’activité missionnaire des Sœurs, l’afflux des gens vers le quartier des “Boudries”. 

En peu de temps, la Congrégation s’est développée et continue encore, en Italie, en Inde, en Tanzanie. Elle compte plus de trente maisons et plusieurs centaines de religieuses. 

Béatifiée en 1969, Clelia Barbieri a été canonisée le 9 avril 1989 par Jean-Paul II.

Sainte Clelia a été proclamée patronne des catéchistes et des personnes persécutées pour leur foi.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 23:00

Petrus Araki Chobyōe

1585-1626

Susanna

1594-1626

 

Ces deux époux étaient nés à Kuchinotsu, vers 1585 et 1594 respectivement, et reçurent la palme du martyre à Nagasaki le 12 juillet 1626. 

 

Ils furent béatifiés en 1867.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 23:00

Matthias Araki Hyōzaemon

1593-1626

 

Frère de Mancius, qui venait d'être martyrisé quatre jours avant lui, Matthias, un laïc, était né vers 1593 à Kuchinotsu (Japon).

 

Son martyre eut lieu le 12 juillet 1626, et il fut béatifié en même temps que son frère, en 1867.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 23:00

Phêrô Khan

1780-1842

Né vers 1780, Phêrô (Pierre) était devenu prêtre dans le Tonkin ouest.

Il reçut le martyre à Hòa Huệ (Nghệ An, Vietnam), le 12 juillet 1842

Il a été béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 23:00

Anê Lê Thị Thành (Bà Ðê)

1781-1841

Anê (Anne) était une femme mariée vietnamienne, née vers 1781 à Bá Ðền (Tranh Hóa, Vietnam).

Elle fut martyrisée à Nam Ðịnh, le 12 juillet 1841.

Elle fut béatifiée en 1900 et canonisée en 1988.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 23:00

Clemente Ignacio Delgado

1762-1838

On trouve aussi bien “Clemente Ignacio” que “Ignacio Clemente”.

Clemente était né à Villafeliche (Saragosse) le 23 novembre 1762, jour de la fête de saint Clément, dont il porta le nom. Il était le fils de Francisco Delgado et Teresa Cebriàn-Melùs.

Il entra d'abord chez les Cisterciens, mais se sentit plutôt appelé chez les Dominicains à Calatayud, où il fit profession en 1782.

Il fit les études au collège de Orihuela (Aragon), puis demanda à être aggrégé à la province des Philippines, pour se joindre aux missionnaires.

Il partit donc de Cadix en 1785, fit escale à Manille, où il fut ordonné prêtre l'année suivante, rejoignit Macao en 1788, d'où un bateau l'emmena en Cochinchine, alors qu'il devait partir pour Malaga ; revenu à Macao, il réussit à passer avec d'autres Compagnons au Tonkin, en 1790.

A Trung-linh il apprit la langue et on lui confia le collège et la procure de la mission. Bientôt le pape le nomma évêque coadjuteur et il fut consacré en 1795.

Tout de suite il prit à son tour pour coadjuteur Mgr Henares : c’est qu’à cette date, le pape Pie VI, victime et prisonnier de Bonaparte à Valence, avait confié aux Vicaires apostoliques le soin de choisir eux-mêmes leurs coadjuteurs. Le pape devait d’ailleurs mourir là en 1799.

L’activité et le zèle de Mgr Delgado recevront les éloges de la congrégation romaine De Propaganda Fide.

Lors de la persécution, fin 1837, le gouverneur du Tonkin méridional s’était fait reprocher son manque de zèle dans la poursuite des chrétiens. Pour se disculper, il se lança dans une série d’opérations, mais il ne réussit pas à capturer de prêtres. Il fut déposé et même menacé de subir le même sort réservé aux prêtres. On lui accordait un mois. 

 Mgr Delgado s'était réfugié avec Mgr Henares et le père Ximenes dans la localité de Kien Lao, où un traître les signala. Les deux derniers purent fuir, mais Mgr Delgado fut arrêté : il avait alors soixante-quinze ans (1838). 

On l’enferma dans une cage de bois et il fut conduit sous escorte de quatre-cents soldats à Sanh-Vi-Hoang. Dans ses réponses, il évita de donner des indications précises sur les missionnaires dominicains et les prêtres annamites ; pendant que l’on instruisait son procès, Mgr Henares fut capturé à son tour, condamné à mort et exécuté le 25 juin.

Mgr Delgado fut condamné à mort, en juin 1838. Maltraité, malade, l'évêque fut pris de dysenterie dans sa prison de Nam Định, où il mourut le 12 juillet 1838. On voulut tout de même exécuter le prélat qui avait été condamné à mort, et on s'acharna sur son cadavre, en le décapitant. La tête, jetée au fleuve, fut retrouvée par un pêcheur, quasi miraculeusement.

 

Mgr Clemente Delgado fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

 
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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 23:00

Ioannes Onizuka Naizen

1602-1626

Monica

1602-1626

Ludovicus Onizuka

1620-1626

 

Toute cette petite famille, père, mère et enfant, était née à Arie (Nagasaki, Japon), les parents en 1602 et leur fils en 1620.

 

Ils subirent le martyre à Nagasaki le 12 juillet 1628, et furent béatifiés en 1867.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 23:00

Ioannes Onizuka Naizen

1602-1626

Monica

1602-1626

Ludovicus Onizuka

1620-1626

 

Toute cette petite famille, père, mère et enfant, était née à Arie (Nagasaki, Japon), les parents en 1602 et leur fils en 1620.

 

Ils subirent le martyre à Nagasaki le 12 juillet 1628, et furent béatifiés en 1867.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 23:00

Ioannes Onizuka Naizen

1602-1626

Monica

1602-1626

Ludovicus Onizuka

1620-1626

 

Toute cette petite famille, père, mère et enfant, était née à Arie (Nagasaki, Japon), les parents en 1602 et leur fils en 1620.

 

Ils subirent le martyre à Nagasaki le 12 juillet 1628, et furent béatifiés en 1867.

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