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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 20:31

Nicolás Tum Castro Quiatan

1945-1980

 

Nicolás Tum Castro naquit en 1945 à Cholá (Uspantán, Guatemala).

Catéchiste, il reçut la mission d’être acolyte, c’est-à-dire chargé de porter l’Eucharistie là où le prêtre ne pouvait arriver, ou de la donner à la messe en compagnie du prêtre.

Il fut assassiné pour sa foi près de Chicamán (Quiché), le 29 septembre 1980.

Nicolás Tum Castro devrait être béatifié en 2021, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, assassinés presque tous la même année, et il sera inscrit au Martyrologe le 29 septembre.

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 15:27

Tomás Ramírez Caba

1934-1980

 

Tomás Ramírez Caba naquit le 30 décembre 1934 à Chajul (Quiché, Guatemala)

Père de famille chrétien, il était aussi sacristain de la paroisse de Chajul, comme Domingo del Barrio Batz (v. 4 juin).

Il fut assassiné pour sa foi à Chajul, le 6 septembre 1980.

Tomás Ramírez Caba devrait être béatifié en 2021, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe le 6 septembre.

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 15:13

Faustino Villanueva

1931-1980

 

Faustino Villanueva naquit le 15 février 1931 à Yesa (Navarre, Espagne)

En 1949, il fit profession chez les Missionnaires du Sacré-Cœur.

En 1956, il fut ordonné prêtre.

Son premier poste fut l’enseignement au séminaire et, en 1959, il fut envoyé au Guatemala.

Curé des paroisses de Joyabaj-Sacapulas-San Juan Cotzal, il fut très actif auprès des populations et devint la cible des milices communistes ; il fut assassiné dans sa paroisse le 10 juillet 1980, la même année que son Confrère, José María Gran Cirera (v. 4 juin).

Don Faustino devrait être béatifié en 2021, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe le 10 juillet.

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 14:31

José María Gran Cirera

1945-1980

 

José María Gran Cirera naquit le 27 avril 1945 à Barcelone (Catalogne, Espagne NE) dans une humble famille dont le père était employé dans une compagnie de comptables. Sa sœur s’appelait María Concha.

En 1965, il entra au noviciat des Missionnaires du Sacré-Cœur à Canet de Mar où, en 1966, il fit profession.

En 1972, il fut ordonné prêtre à Valladolid.

Son premier poste fut à Valence et, en 1975 et sur sa demande, il fut envoyé au Guatemala.

Il fut en charge à Santa Cruz de Quiché (1975-1978), puis quelques mois à Zacualpa.

En 1978, il fut nommé vicaire de San Gaspar de Chajul, un secteur peuplé de gens pauvres, décimés par la répression militaire. Son curé se déchargeait sur lui des tâches trop dures pour lui, profitant de l’enthousiasme de José María.

Fidèle à ses engagements, le père José María n’abandonna pas son troupeau. Etant proche des pauvres, il était accusé de militer dans la guérilla contre les forces militaires.

De retour d’une visite dans un village de son secteur, il fut assassiné avec son sacristain, Domingo del Barrio Batz, le 4 juin 1980. Les assassins  remplirent ensuite les sacs à dos des deux victimes avec des tracts de propagande pro-guérilla, pour faire croire à la presse internationale que le prêtre et son sacristain travaillaient dans la subversion anti-gouvernementale.

Quand les villageois vinrent ramasser les restes des Martyrs, ils trouvèrent un bras et une main du prêtre à quelques mètres de son corps. Les assassins avaient aussi profané l’ornement utilisé par le prêtre pour célébrer la Messe, en le maculant d’inscriptions anti-gouvernementales.

José María Gran Cirera devrait être béatifié en 2020, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe le 4 juin.

 

 

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 14:30

Domingo del Barrio Batz

1951-1980

 

Domingo del Barrio Batz naquit le 26 janvier 1951 à Ilom (Guatemala).

Chrétien, père de trois enfants, il était engagé dans l’Action Catholique ; c’était le sacristain de la paroisse de Chajul.

Très attaché au père José María Gran Cirera, il l’accompagnait volontiers dans ses déplacements, bravant le danger de tomber dans quelque embuscade.

Le 4 juin 1980, au retour d’une visite pastorale, le père José María et lui s’arrêtèrent à Xe Ixoq Vitz sur le bord de la route pour prier, mais on les attendait : ils furent criblés de balles.

Domingo del Barrio Batz devrait être béatifié en 2020, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe, avec le père José María Gran Cirera, le 4 juin.

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 09:55

Juan Barrera Méndez

1967-1980

 

Juan Barrera Méndez naquit le 4 août 1967 à Potrero Viejo (Zacualpa, Quiché, Guatemala), dans une famille tout entière liée à l’Action Catholique.

Déjà fervent apôtre à son jeune âge, il était membre de l’Action Catholique et catéchiste auprès des plus jeunes. En particulier, il priait le chapelet avec ceux-ci, avant la Messe.

En 1980, il y eut une descente des troupes gouvernementales dans le village, lesquelles procédèrent à une perquisition en règle de toutes les maisons, arrêtant et ligotant des hommes, des femmes, des anciens, des jeunes.

Ainsi furent emmenés les trois frères aînés de Juan, et lui aussi. Les trois aînés réussirent à s’échapper, de sorte que les militaires s’acharnèrent encore plus sur Juan, qui n’avait donc que douze ans.

Ils l’emmenèrent près d’un ruisseau et lui firent des entailles au couteau sous la plante des pieds, puis on l’obligea à marcher sur des pierres pour faire redoubler les douleurs ; on lui coupa les oreilles ; on lui brisa les jambes et on le cribla de balles. C’était le 18 janvier 1980, dans son village natal, Zacualpa.

Juan Barrera Méndez devrait être béatifié en 2021, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe le 18 janvier.

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 19:43

Nelson Rutilio Lemus Chávez

1960-1977

 

Nelson Rutilio naquit le 10 novembre 1960 dans une famille de paysans de El Paisnal (San Salvador, El Salvador), d’où était aussi originaire le curé, p.Rutilio Grande.

Nelson avait aussi une formation suffisante pour enseigner le catéchisme aux enfants.

Très actif dans la paroisse d’Aguilares, où fut nommé curé le père Rutilio, il accompagnait volontiers ce dernier dans toutes ses activités, bien conscient du danger qu’il courait si le père Rutilio venait à être attaqué.

Avec Manuel Solórzano, il accompagnait le p.Rutilio le 12 mars, lorsque la jeep fut attaquée par un escadron de la mort. Manuel et le prêtre furent tués sur le coup ; Nelson fut achevé d’une balle dans la tête ; il avait seize ans.

On peut lire d’autres détails dans la notice de Rutilio Grande García

Nelson Rutilio Lemus Chávez devrait être béatifié en 2022, et inscrit au Martyrologe le 12 mars.

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 09:32

Olinto Marella

1882-1969

 

Olinto Marella naquit le 4 juin 1882 à Pellestrina (Venise, Italie NE), deuxième des trois enfants d’un père médecin, Luigi, et d’une mère institutrice, Carolina de’ Bei.

Le papa mourut en 1892 et un des frères d’Olinto, Ugo, mourut aussi, en 1902. L’autre frère s’appelait Tullio.

En 1896, Olinto entra au séminaire et, une fois ordonné prêtre (1904), poursuivit des études universitaires à l’Apollinaire de Rome : là, il se lia d’amitié avec un certain Angelo Roncalli, futur Jean XXIII, et fut reçu au doctorat en Théologie et en Philosophie.

Il fut nommé professeur au séminaire de Chioggia. Simultanément, il se préoccupa de la trop importante population analphabète italienne, et créa le Ricreatorio popolare (Récréation Populaire) ainsi qu’une école maternelle à Pellestrina.

Son style était nouveau et tranchait avec certaines idées reçues ; et puis, il eut l’audace de recevoir chez lui un prêtre récemment condamné pour modernisme, Romolo Murri, comme s’il n’était pas permis de rester charitable même (et surtout) avec un condamné. Certains prêtres, jaloux de son influence, ne se gênèrent pas pour l’accuser à son tour de modernisme, ce qui eut pour conséquence que don Olinto fut exclu du clergé en 1909, suspendu a divinis et, dirait-on aujourd’hui, mis au chômage. Les hommes d’Eglise, qui prêchent la charité, sont parfois impitoyables dans leurs sentences.

On ne peut imaginer la douleur qu’éprouve un prêtre que l’on prive de son état sacerdotal : c’est un peu comme interdire à un père en bonne santé d’avoir des enfants. Et pour Olinto, cette peine dura pendant seize année.

Que fit don Marella ? Il se soumit humblement, quitta son diocèse et erra dans diverses villes du pays, pour enseigner la philosophie. En 1916, il obtint le doctorat en Histoire de la Philosophie ainsi que l’aptitude à enseigner, qu’il mit à profit à Treviso, Messina, Pola, Rieti, Padoue.

Pendant tout ce temps, notre victime ne critiqua jamais l’Eglise. Il s’occupa des pauvres de diverses façons, édifiant par sa conduite et son zèle. Enfin en 1925, le Cardinal Giovanni Battista Nasalli Rocca di Corneliano, nouvel archevêque de Bologne, s’émut de cette situation anormale et s’employa à réhabiliter le pauvre prêtre. Ressuscité, don Olinto reprit et élargit son activité dans les milieux défavorisés.

En 1934, il fonda le Pieux Groupe d’Assistance religieuse dans les Agglomérations des plus pauvres.

En 1941, il fonda une association de tertiaires franciscains «Pro infantia et iuventute».

Pendant la guerre, il sauva la vie à un groupe de Juifs, cacha chez lui une trentaine de militaires destinés à la déportation, sauva un père de famille qui était déjà devant le peloton d’exécution, ainsi qu’une religieuse arrêtée par les Nazis.

Après cette guerre atroce, il créa en 1948 la Città dei Ragazzi (Cité des Garçons), pour accueillir des gamins des rues, des orphelins, pour lesquels il passait des heures dans les rues de Bologne à mendier.

Des confrères le critiquèrent encore, même le Saint-Office du Vatican demandait chaque année au diocèse de Bologne un rapport écrit sur les activités de don Olinto.

En même temps, beaucoup de volontaires s’offrirent pour l’aider. Un second refuge s’ouvrit en 1954 à San Lazzaro di Savena, et encore un Village artisanal et une Maison de la Charité.

Don Olinto savait aussi éclairer les esprits, et l’on note parmi ses dirigés Gianna Beretta Molla et Maria Bolognesi (v. 28 avril et 30 janvier).

C’est dans cette maison de San Lazzaro di Savena qu’il s’éteignit, le 6 septembre 1969.

Son œuvre continue, à Bologne, avec beaucoup de volontaires qui sont là pour accueillir tout un monde de personnes en difficulté : drogués, migrants, filles-mères, jeunes sans travail.

Suite à la reconnaissance d’un miracle, don Olinto Marella devait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 6 septembre.

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 21:10

Maria Velotti

1826-1886

 

Maria Velotti naquit le 16 novembre 1826 à Soccavo (Naples, Italie), de Francesco et Teresa Napoletano, qui la firent baptiser le jour-même. Francesco s’était remarié après son veuvage et avait un fils, Giovanni.

L’enfance de Maria fut marquée par de rudes épreuves. Ses parents moururent vers 1828. La petite fille fut alors hébergée par une tante célibataire, qui la maltraita. Mariella, comme on l’appelait, n’avait qu’à se taire et faire les travaux de l’entretien de la maison ; elle ne mangeait pas à sa faim, était facilement battue et, voulant aller à la messe, devait y aller pieds-nus. Maria fut finalement «adoptée» par de bons voisins, Lorenzo Sabatino et Giuseppa Tuzzolo, qui n’avaient pas d’enfants.

Le résultat de cette période agitée, fut que la jeune fille savait à peine lire et écrire.

Plus tard, devenue adulte, elle eut l’opportunité de rencontrer son demi-frère Giovanni.

En 1849, Maria rencontra par bonheur un bon prêtre qui fut son directeur spirituel, Filippo Antonio da Domicella, qui l’accompagna dans son chemin spirituel : en 1853, elle revêtit un habit religieux et, l’année suivante, fit la profession chez les Franciscaines. Elle prit le nom religieux de Maria Luigia du Très-Saint-Sacrement, en souvenir de s.Luigi Gonzaga (v. 21 juin).

Dès 1853, Maria fut favorisée d’extases, de visions de Notre-Seigneur, de la Vierge Marie, de saint François d’Assise. Comme ce dernier, elle reçut les stigmates de la Passion, mais de façon invisible. Elle fut aussi persécutée par le Démon, qui la laissa blessée ; elle dut même rester alitée plusieurs jours. Outre ces grâces particulières, Maria s’imposait d’autres mortifications, portant un cilice et se flagellant.

Dans son petit couvent de Franciscaines, Maria devint la maîtresse des novices. Mais en 1867, le couvent ferma ses portes. Malade, Maria fut hospitalisée à Naples. On vint la voir, lui demander ses conseils, et aussi, pourquoi pas, fonder avec elle une nouvelle famille. Ce fut ainsi que naquit en 1875 la congrégation des Sœurs Franciscaines Adoratrices de la Sainte Croix, dont le but devait être la formation des jeunes filles et promouvoir leur rôle et leur place dans la société napolitaine. La maison était à Naples.

La renommée de Maria Luigia se répandait ; des guérisons lui étaient attribuées ; des vocations se présentèrent et la Fondatrice établit la maison-mère à Casoria, dans des locaux plus amples. Une école se fonda pour les jeunes filles de la campagne.

Les dernières années et surtout les dernières semaines de sa vie, Maria Luigia souffrit énormément, paralysée sur un fauteuil roulant, où elle mourut, le 3 septembre 1886.

Maria Velotti - Sœur Maria Luigia - qfut béatifiée en 2020, et inscrite au Martyrologe le 3 septembre.

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 19:26

Isabel Sánchez Romero

1861-1937

 

Isabel Sánchez Romero naquit le 9 mai 1861 à Huéscar (Grenade, Espagne S).

En 1878, elle entra dans l’Ordre des Dominicaines, prenant le nom religieux de Ascension de Saint-Joseph.

Religieuse exemplaire, elle portait une infirmité rare, qui lui causait des plaies sur tout le corps ; elle ne s’en plaignit jamais.

Lors de la Guerre civile de 1936-1937, elle fut arrêtée en février 1937, mise en prison, violée. Sommée de renoncer à la Foi chrétienne et de blasphémer, elle ne fit que répondre par des paroles jaculatoires, comme Vive le Christ Roi !  Elle fut battue. Ses bourreaux auraient été fort contents de voir cette vieille Religieuse de soixante-seize ans, si gentille, rejoindre leurs rangs en abandonnant la vie religieuse, mais ils se trompaient.

Le 17 février 1937, on voulut conduire au cimetière de Huéscar tout un groupe de prisonniers chrétiens, dont cette Religieuse et son propre neveu, Florencio. Comme elle ne pouvait monter dans le camion, à cause de son grand âge, les miliciens s’emparèrent d’elle et l’envoyèrent sans ménagement dans le camion, comme on le fait d’un sac de pommes de terre.

Au cimetière, pendant qu’elle continuait de prier sans relâche, tous tombèrent l’un après l’autre. Elle était la dernière ; les bourreaux ne voulurent pas se «contenter» de la fusiller : ils la mirent la tête sur une pierre et, avec une autre, lui écrasèrent le crâne.

Ainsi «monta au ciel» la Sœur Ascension de Saint-Joseph.

Pour Florencio et tous les autres, on attend l’enquête.

Isabel Sánchez Romero devrait être béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 17 février.

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