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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 21:10

Maria Velotti

1826-1886

 

Maria Velotti naquit le 16 novembre 1826 à Soccavo (Naples, Italie), de Francesco et Teresa Napoletano, qui la firent baptiser le jour-même. Francesco s’était remarié après son veuvage et avait un fils, Giovanni.

L’enfance de Maria fut marquée par de rudes épreuves. Ses parents moururent vers 1828. La petite fille fut alors hébergée par une tante célibataire, qui la maltraita. Mariella, comme on l’appelait, n’avait qu’à se taire et faire les travaux de l’entretien de la maison ; elle ne mangeait pas à sa faim, était facilement battue et, voulant aller à la messe, devait y aller pieds-nus. Maria fut finalement «adoptée» par de bons voisins, Lorenzo Sabatino et Giuseppa Tuzzolo, qui n’avaient pas d’enfants.

Le résultat de cette période agitée, fut que la jeune fille savait à peine lire et écrire.

Plus tard, devenue adulte, elle eut l’opportunité de rencontrer son demi-frère Giovanni.

En 1849, Maria rencontra par bonheur un bon prêtre qui fut son directeur spirituel, Filippo Antonio da Domicella, qui l’accompagna dans son chemin spirituel : en 1853, elle revêtit un habit religieux et, l’année suivante, fit la profession chez les Franciscaines. Elle prit le nom religieux de Maria Luigia du Très-Saint-Sacrement, en souvenir de s.Luigi Gonzaga (v. 21 juin).

Dès 1853, Maria fut favorisée d’extases, de visions de Notre-Seigneur, de la Vierge Marie, de saint François d’Assise. Comme ce dernier, elle reçut les stigmates de la Passion, mais de façon invisible. Elle fut aussi persécutée par le Démon, qui la laissa blessée ; elle dut même rester alitée plusieurs jours. Outre ces grâces particulières, Maria s’imposait d’autres mortifications, portant un cilice et se flagellant.

Dans son petit couvent de Franciscaines, Maria devint la maîtresse des novices. Mais en 1867, le couvent ferma ses portes. Malade, Maria fut hospitalisée à Naples. On vint la voir, lui demander ses conseils, et aussi, pourquoi pas, fonder avec elle une nouvelle famille. Ce fut ainsi que naquit en 1875 la congrégation des Sœurs Franciscaines Adoratrices de la Sainte Croix, dont le but devait être la formation des jeunes filles et promouvoir leur rôle et leur place dans la société napolitaine. La maison était à Naples.

La renommée de Maria Luigia se répandait ; des guérisons lui étaient attribuées ; des vocations se présentèrent et la Fondatrice établit la maison-mère à Casoria, dans des locaux plus amples. Une école se fonda pour les jeunes filles de la campagne.

Les dernières années et surtout les dernières semaines de sa vie, Maria Luigia souffrit énormément, paralysée sur un fauteuil roulant, où elle mourut, le 3 septembre 1886.

Maria Velotti - Sœur Maria Luigia - qfut béatifiée en 2020, et inscrite au Martyrologe le 3 septembre.

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 19:26

Isabel Sánchez Romero

1861-1937

 

Isabel Sánchez Romero naquit le 9 mai 1861 à Huéscar (Grenade, Espagne S).

En 1878, elle entra dans l’Ordre des Dominicaines, prenant le nom religieux de Ascension de Saint-Joseph.

Religieuse exemplaire, elle portait une infirmité rare, qui lui causait des plaies sur tout le corps ; elle ne s’en plaignit jamais.

Lors de la Guerre civile de 1936-1937, elle fut arrêtée en février 1937, mise en prison, violée. Sommée de renoncer à la Foi chrétienne et de blasphémer, elle ne fit que répondre par des paroles jaculatoires, comme Vive le Christ Roi !  Elle fut battue. Ses bourreaux auraient été fort contents de voir cette vieille Religieuse de soixante-seize ans, si gentille, rejoindre leurs rangs en abandonnant la vie religieuse, mais ils se trompaient.

Le 17 février 1937, on voulut conduire au cimetière de Huéscar tout un groupe de prisonniers chrétiens, dont cette Religieuse et son propre neveu, Florencio. Comme elle ne pouvait monter dans le camion, à cause de son grand âge, les miliciens s’emparèrent d’elle et l’envoyèrent sans ménagement dans le camion, comme on le fait d’un sac de pommes de terre.

Au cimetière, pendant qu’elle continuait de prier sans relâche, tous tombèrent l’un après l’autre. Elle était la dernière ; les bourreaux ne voulurent pas se «contenter» de la fusiller : ils la mirent la tête sur une pierre et, avec une autre, lui écrasèrent le crâne.

Ainsi «monta au ciel» la Sœur Ascension de Saint-Joseph.

Pour Florencio et tous les autres, on attend l’enquête.

Isabel Sánchez Romero devrait être béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 17 février.

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 11:02

Giuseppe Ambrosoli

1923-1987

 

Giuseppe Ambrosoli naquit le 25 juillet 1923 à Ronago (Côme, Italie N) dans une famille aisée, propriétaire d’une fabrique de miel. Il était le septième fils de Giovanni Battista Ambrosoli et de Palmira Valli.

Giuseppe étudia à Côme, puis chez les Piaristes de Gênes et passa le baccalauréat en 1942.

Déjà il occupait son temps libre au Cénacle, un groupe d’Action Catholique. Il commença les études de médecine à Milan, interrompues par la guerre.

Lors de la création de la République de Salò (septembre 1943), il aida des Juifs à passer en Suisse, jusqu’au moment où il se crut lui-même obligé de se réfugier en Suisse ; mais sur l’appel de ses parents qui étaient menacés de représailles, il revint en Italie, où il fut immédiatement réquisitionné et envoyé au camp de Heuberg-Stetten. Là-bas, il s’efforça de soutenir ses compagnons, durement éprouvés par les mauvais traitements, le travail et la faim. Un de ceux-là affirma : Son attitude vers le prochain m’a confirmé que les saints existent encore de nos jours.

En décembre 1944, Giuseppe revint en Italie et fut envoyé à Collecchio, puis à Berceto. Déjà mûrissait sa vocation missionnaire.

La guerre terminée, il reprit les études de médecine, qu’il acheva en 1949, et compléta à l’Ecole d’Hygiène et de Médecine Tropicale de Londres.

En 1951 - il a vingt-huit ans - il entra dans la congrégation des Missionnaires Comboniens du Sacré-Cœur ; novice à Gozzano, il étudia la théologie à Venegono et fut ordonné prêtre en 1955 : l’évêque qui l’ordonna était Mgr Giovanni Battista Montini, devenu le pape Paul VI en 1963 (v. 6 août).

En 1956, Giuseppe partit pour l’Ouganda. A part quelques brefs séjours en Italie, il y restera jusqu’à sa mort.

Envoyé au dispensaire de Kalongo, il le transforma peu à peu en un grand hôpital de trois-cent quarante-cinq lits, où il pratiqua particulièrement la chirurgie et l’obstétrique.

En même temps il fréquentait le séminaire de Lacor pour y achever ses études de théologie ; en outre, il apprit correctement la langue locale, l’acioli.

En 1959, il fonda une école d’obstétrique et d’infirmières ; ensuite il réunit à son hôpital ceux des lépreux d’Alito et de Morulem, pour que ces pauvres malades ne fussent plus abandonnés dans des léproseries malsaines.

Le père Giuseppe voulait véritablement soulager les souffrances de Jésus-Christ en la personne de tous ses malades. Il se disait le serviteur des gens malades. Quand c’était nécessaire, il donnait lui-même son sang pour un malade qui en avait besoin.

Il reçut en Italie des distinctions, qu’il accepta à contre-cœur, affirmant qu’il ne les méritait pas.

En Ouganda, l’instabilité politique dégénéra en guerre civile et l’hôpital de Kalongo dut, dans un premier temps, être évacué, avant que les troupes gouvernementales n’y mettent le feu, détruisant tout le travail du père Ambrosoli (février 1987).

Le pauvre Père ne survécut pas à cet anéantissement : déjà malade d’insuffisance rénale, il célébra sa dernière messe le 22 mars et s’éteignit le 27 mars 1987 à Lira (Ouganda), où il avait pu transférer les patients.

En 2009, une jeune Ougandaise frappée de septicémie en phase terminale, guérit soudainement et totalement, après que l’aumônier eut placé près d'elle une image du père Ambrosoli et l’eut invoqué.

Giuseppe Ambrosoli devrait être béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 27 mars.

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 19:54

Jan Franciszek Macha

1914-1942

 

Jan Franciszek Macha naquit le 18 janvier 1914 à Chorzów (Pologne S), aîné des quatre enfants de Paweł et Anna Cofałka. Ses deux sœurs s’appelaient Róźę et Marię, son frère Piotr. Jan était surnommé Hanik.

De 1921 à 1924, il étudia à l’école de son pays, puis au collège. En 1933, il ne put entrer au Séminaire, en raison du trop grand nombre de séminaristes, aussi étudia-t-il le Droit à l’université Jagellon de Cracovie, avant d’intégrer le séminaire de Katowice en 1934.

Il fut ordonné prêtre en juin 1939, peu de temps avant l’invasion hitlérienne de la Pologne. Lors de sa première Messe, sa sœur était près de lui à la sacristie et il lui avoua son pressentiment : il mourrait bientôt, mais pas de mort naturelle.

Il rejoignit la paroisse de Ruda Śląska le 1er septembre, justement le jour de cette invasion.

Malgré cette intime conviction, ses premiers soucis furent de venir en aide aux familles qui avaient perdu leur maison, leurs bêtes, leurs biens, et surtout les maris et les fils, tués à la guerre… Puis il fit le catéchisme dans la clandestinité, car les Nazis interdisaient violemment toute pratique chrétienne. L’abbé Macha forma aussi des groupes d’étudiants, des troupes de scouts, et il aidait ces jeunes à conserver la foi, à rester forts dans l’épreuve.

La Gestapo surveilla ce prêtre «trop» zélé. Une première fois arrêté et interrogé au début de 1940, il fut relâché. Le 5 septembre 1941, il fut arrêté à la gare de Katowice, enfermé dans la prison de Mysłowice jusqu’au 13 novembre, soumis pendant ce temps à d’interminables interrogatoires, interrompus seulement par un cortège de tortures et d’humiliations.

Avec grande force d’âme, Jan Franciszek demanda à Dieu de pardonner à ses bourreaux ; il se fabriqua un chapelet avec des bouts de ficelles.

En juin 1942, dans la prison de la rue Mikołowska eut lieu une sorte de jugement, aboutissant à une honteuse condamnation à mort, le 17 juillet 1942. Le prêtre reçut cette sentence avec sérénité, comme sa famille put s’en rendre compte dans les lettres qu’il leur envoya. Sa mère eut le courage d’aller jusqu’à Berlin en août, pour tenter d’implorer la grâce de son fils auprès de la sœur de Hitler, laquelle lui promit qu’elle s’intéresserait à cette cause.

Le 3 décembre au soir on annonça au p.Macha qu’il serait exécuté la nuit suivante ; au même moment, chez les Macha, arriva la nouvelle que la grâce était accordée : soit fausse nouvelle macabre pour augmenter la douleur de la famille, soit retard dans la transmission de cette «nouvelle», Jan Franciszek fut effectivement guillotiné dans la prison de Katowice peu après minuit du 3 décembre.

Détails étranges : peu après minuit, chez les Macha, le bénitier qui était accroché au mur, tomba à terre, et l’horloge s’arrêta à 24h.15.

Peu avant cette heure suprême, Jan Franciszek écrivit une dernière lettre aux siens :

Dans peu de temps, je serai devant le Juge Tout-puissant. J’espère qu’il m’accueillera près de Lui… Ne vous inquiétez pas : un arbre en moins ne supprime pas une forêt ; une hirondelle en moins n’empêche pas le printemps ; un homme en moins ne fait pas la fin du monde… Au-revoir là où est le Très-haut !

Sa dépouille ne fut pas restituée à la famille, mais envoyée à Auschwitz et incinérée. En outre, on interdit de célébrer des funérailles avec quelque solennité : pas de lumière, sauf deux cierges, pas de musique, pas de chants. A travers cette mort, les Nazis voulaient donner un avertissement à tout le clergé et une totale humiliation à la famille chrétienne. Mais c’était sans compter sur la force du Christ mort et ressuscité.

Jan Franciszek Macha fut béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 3 décembre.

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 12:37

Stefan Wyszyński

1901-1981

 

Stefan Wyszyński naquit le 3 août 1901 à Zuzela (Mazovia O., Pologne) ; cette région, au début du siècle, faisait partie de l’empire de Russie, et le resta jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale. De vieille noblesse polonaise, les parents s’appelaient Stanisław et Julianna Karp, les cinq frère et sœurs de Stefan : Julia, Anastazja, Janina, Wacław, Stanisława.

M. Wyszyński était très chrétien et très marial ; il s’occupait de la sacristie et de la vie de la paroisse.

En 1910, mourut la mère de Stefan. L’année suivante, le garçon fut envoyé à Varsovie pour ses études. En 1914-1916, il étudia à Łomża, puis intégra le séminaire de Włocławek.

En 1924, après une assez grave maladie, il fut ordonné prêtre. La Première Messe qu’il célébra, eut lieu au sanctuaire marial Jasna Góra de Częstochowa.

L’abbé Stefan poursuivit sa formation intellectuelle et obtint en 1929 le doctorat de Droit canonique à l’université de Lublin. Puis il fit des voyages d’étude qui le conduisirent en différents lieux de l’Europe.

De retour en Pologne, il enseigna au séminaire de Włocławek.

En 1939, quand la Pologne fut envahie par les troupes nazies, Stefan Wyszyński fut contraint d’entrer dans la clandestinité, et de changer sans cesse de domicile ; il était très recherché, comme le fut Maksymilian Kolbe (v. 14 août). Durant l’occupation, il protégea des Juifs. Il vécut impuissant l’insurrection de Varsovie le 1er août 1944 ; à cette date, il assuma le «nom de guerre» de Radwan II, et s’occupa d’assister les malades et les mourants, tant polonais qu’allemands, à l’hôpital de Laski. En 1945, il put retourner à Włocławek. : il fallait désormais reconstruire la Pologne chrétienne ; il fut recteur du séminaire et directeur d’une revue catholique.

En 1946, il fut consacré évêque de Lublin puis, en 1948, archevêque de Gniezno et Varsovie, devenant alors le Primat de Pologne.

Les années suivantes ne connaissaient pas encore la paix, car le gouvernement pro-stalinien polonais contre-carrait l’Eglise, confisquant les bâtiments, les écoles, contrôlant toute la vie de l’Eglise. Aussi, en 1950, Mgr Wyszyński se décida à entrer en pourparlers avec ce gouvernement et l’on aboutit à un accord qui resta secret mais qui assouplit les relations et le travail. L’Eglise conservait son indépendance ; les évêques seraient choisis par l’Etat dans une liste proposée par l’Eglise ; c’est ainsi que fut choisi un certain Mgr Wojtyła.

En 1953, Mgr Wyszyński fut créé cardinal, mais non officiellement - in pectore, comme on dit. Cette même année cependant commença une vague de persécutions impitoyables, dont le nouveau Cardinal fut une des plus illustres victimes. Les prêtres furent arrêtés, et internés : en septembre, le Cardinal Wyszyński fut mis en prison à Rywałd, puis à Stoczek, puis à Prudnik et au monastère-prison de Komańcza. Durant ces multiples séjours en prison, il fut sauvagement torturé, maltraité, agressé même de façon perverse. Cela dura trois années, jusqu’en octobre 1956 - l’année de l’insurrection hongroise, mais aussi d’un nouveau compromis passé avec les autorités.

En 1957, le Cardinal put recevoir officiellement la barrette cardinalice.

Affaibli, mais toujours actif, le Prélat reprit son action et prépara en 1966 le millénaire de la Pologne chrétienne, commémorant le baptême de son premier roi, Mieszko Ier. A cette occation, les autorités polonaises interdirent au pape Paul VI de visiter la Pologne et empêchèrent aussi le Cardinal de célébrer d’autres manifestations à l’étranger.

Après la mort du pape Paul VI, le Cardinal put participer au conclave de 1978, d’où sortit élu Karol Wojtyła, devenu désormais Jean-Paul II. On apprit alors que le Cardinal Wyszyński avait personnellement supplié Karol d’accepter son élection, mais lui avait fortement déconseillé de prendre le nom de Stanislas : il fallait se «contenter» de cette élection historique, et rester dans la lignée des papes précédents.

En 1980, durant les grèves historiques du syndicat Solidarność, le Cardinal Wyszyński tenta encore de prévenir autant les gouvernants que les ouvriers, de rester dans les justes limites de leurs responsabilités.

Le 13 mai 1981, lors de l’attentat perpétré contre le Pape Jean-Paul II, le Cardinal offrit à Dieu sa vie pour celle du Pontife. Désormais atteint d’un cancer de l’abdomen, il s’éteignit à Varsovie le 28 mai 1981.

Un miracle inexpliqué advint en 1989 : une jeune femme de dix-neuf ans fut guérie d’un cancer incurable. Ce miracle fut retenu pour la cause de la béatification.

Stefan Wyszyński devrait être béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 28 mai.

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 21:58

Francesco Mottola

1901-1969

 

Francesco Mottola naquit le 3 janvier 1901 à Tropea (Vibo Valentia, Calabre, Italie SO), dans une famille pauvre, mais religieuse. Le papa s’appelait Antonio, la maman Concetta Braghò.

En 1911, il entra au Petit séminaire de Tropea.

En 1913, mourut sa chère maman (elle se serait suicidée ?), et en 1917 son frère, sur le front.

Après le Petit séminaire, il entra au Grand séminaire de Catanzaro et fut ordonné prêtre en 1924.

Il avait deux dévotions préférées : l’Eucharistie - devant laquelle il restait de longs moments en silence - et Notre-Dame de Romania, vénérée dans la cathédrale de Tropea depuis des siècles.

Il fut un mois seulement curé à Parghelia, sa santé lui interdisant de continuer l’activité paroissiale.

Désormais son zèle pastoral le vit à l’œuvre sur bien d’autres fronts. Il enseigna la théologie au séminaire, puis fut recteur du séminaire de Tropea (1929-1942) ; il dirigea une revue catholique, organisa des groupes d’Action Catholiqiue, prêcha, donna des conférences pour ses confrères, resta de longues heures dans le confessionnal, car les fidèles recherchaient ses bons conseils.

En 1931, il fut nommé chanoine de la cathédrale.

Dès 1935, il fonda des Maisons de la Charité, confiées à des groupes de prêtres et de laïcs, pour accueillir les sans-abris ; il en ouvrit une à Rome même. Mieux, pour s’occuper d’eux plus efficacement, il fonda les Oblats et Oblates du Sacré-Cœur.

En 1942, une rude épreuve s’abattit sur le prêtre, dont la parole était si écoutée : une paralysie lui retira l’usage normal de la parole. Don Mottola se soumit à cette épreuve comme à un don divin ; il put tout de même encore confesser et continua d’écrire et d’encourager les Oblats dans leur amour des pauvres. Lui-même ne cessait de se dépenser au service des autres. Ce fut au point que la population le surnomma la perle du clergé calabrais.

En 1968, l’Institut des Oblats et Oblates du Sacré-Cœur, fut reconnu canoniquement.

C’est le 29 juin 1969 qu’il s’éteignit à Tropea, dans une grande pauvreté.

Un miracle inexpliqué advint en 2010, concernant un diacre qui guérit d’un mal incurable. Ce miracle fut retenu pour la cause de la béatification.

Francesco Mottola devrait être béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 29 juin.

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 16:46

Sandra Sabattini

1961-1984

 

Sandra Sabattini naquit le 19 août 1961 à Riccione (Emilie-Romagne, Italie CE), de parents pauvres et pratiquants.

Bien vite la famille se déplace à Misano Adriatico, pour loger chez un oncle prêtre.

Sandra écrivit un petit journal personnel quotidien, dans lequel on découvre avec quelle intensité elle vécut sa foi de façon très précoce.

En 1973, elle découvrit la Communauté Jean XXIII (v. 3 juin), dont le fondateur, Oreste Benzi, mourut en odeur de sainteté en 2007.

Pour Sandra, cette rencontre fut un catalyseur déterminant. Elle participa aux camps de jeunes et approfondit son engagement religieux.

En 1980, titulaire d’un brillant baccalauréat, elle commença des études de médecine à Bologne, dans le but avoué de devenir médecin missionnaire en Afrique. Parmi ses compagnes de la communauté, elle devint un exemple d’enthousiasme, de joie spirituelle, de disponibilité à donner son temps aux marginalisés, aux handicapés, aux drogués. Elle organisa des collectes, des manifestations diverses en faveur des «pauvres de la vie».

La jeune fille ne cherchait pas à se faire un nom, à se faire remarquer ; elle voulait une seule chose : devenir sainte.

Cet idéal est d’autant plus remarquable que les localités où elle avait vécu sont réputées pour leurs activités touristiques et mondaines. Mais Sandra ne voyait pas ce monde de plaisir.

Dans le cadre de cette même Communauté Jean XXIII, elle rencontra un jeune homme qui partageait réellement les mêmes idéaux. Ils se fiancèrent.

Mais Dieu avait un autre jugement. Sandra était déjà prête pour les noces éternelles. Voilà que le 29 avril 1984, elle fut renversée par une voiture. Après trois jours de coma, Dieu prit son âme innocente.

Un miracle fut étudié en 2012 : après que toute la Communauté eut demandé à Dieu l’intercession de Sandra, un père de famille guérit rapidement et définitivement d’un cancer aux intestins très avancé.

Sandra Sabattini devrait être béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 2 mai.

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 15:12

Joan Roig i Diggle

1917-1936

 

Joan Roig i Diggle naquit le 12 mai 1917 à Barcelone (Espagne), de Ramon Roig Fuente et Maud Diggle Puckering, des parents peu fortunés, qui durent se déplacer à vingt kilomètres de là, à El Masnou, pour y trouver un travail.

Joan fit des études chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens), plus tard chez les Frères Piaristes ; il eut parmi ses professeurs deux Religieux qui moururent martyrs à la même époque et sont maintenant béatifiés : Ignasi Casanovas Perramón et Francisco Carveller Galindo (v. 16 septembre et 2 octobre) ; encore au lycée, il travailla dans un magasin de tissus, puis en usine.

S’il ne put faire davantage d’études, il était par ailleurs fortement marqué par sa Foi et notamment par sa participation quotidienne à la sainte Eucharistie. Il fit partie de la Fédération des Jeunes Chrétiens de Catalogne et, conscient de la tempête politico-religieuse qui se préparait, encourageait ses camarades à accepter même le martyre, si c’était la volonté de Dieu.

Dès le début de la révolution, le 20 juillet 1936, les miliciens républicains mirent le feu au siège de cette Fédération. Joan ne perdit pas son courage, galvanisant ses amis, visitant les blessés, enterrant les morts.

En particulier, le p. Tarrés i Claret (v. 31 août) confia à Joan une custode avec des Hosties consacrées, pour porter l’Eucharistie à des fidèles, car les églises étaient fermées. En quittant sa mère, il la rassurait : Je ne crains rien, le Maître est avec moi.

Mais les activités de Joan ne passaient pas inaperçues : au soir du 11 septembre, des miliciens vinrent l’arrêter. Joan consomma rapidement les Hosties qui lui restaient, pour éviter toute profanation. On l’emmena immédiatement aux environs de Barcelone, à Santa Coloma de Gramenet. Juste avant de tomber, il dit aux miliciens : Que Dieu vous pardonne comme je vous pardonne. Puis il reçut cinq balles dans le cœur, et une dans la tête ; c’était dans la nuit du 11 au 12 septembre 1936.

Il avait dix-neuf ans.

Joan Roig i Diggle devrait être béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 12 septembre.

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 20:47

Olga Pérez-Monteserín Núñez

1913-1936

 

Voir la notice María Pilar Gullón Yturriaga

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 20:46

María Pilar Gullón Yturriaga

1911-1936

Octavia Iglesias Blanco

1894-1936

Olga Pérez-Monteserín Núñez

1913-1936

 

María Pilar était née à Madrid (Espagne) le 29 mai 1911, aînée de quatre enfants. On sait également qu’elle était la nièce de Pío Gullón Iglesias (1835-1917), ministre d’Alfonso XIII.

María Pilar et Octavia étaient cousines. Octavia était née à Astorga le 30 novembre 1894, fille unique et catéchiste dans sa paroisse.

Olga était née le 16 mars 1913, à Paris où se trouvaient ses parents alors. Son père était peintre et exposait dans la capitale française.

Ce qu’on sait avec assez de précision, sont les circonstances du martyre de ces infirmières.

Toutes trois, infirmières de la Croix-Rouge, s’étaient offertes volontaires pour soigner les blessés de l’hôpital du port de Somiedo (Asturies, Espagne NW), lors de la guerre civile qui mit à feu et à sang l’Espagne durant l’été 1936. Au moment de la guerre civile, elles auraient pu se retirer de l’hôpital en laissant la place à un autre groupe d’infirmières, mais elles préférèrent rester près des malades.

Les trois demoiselles étaient chrétiennes, participaient chaque matin à la sainte Messe, priaient le chapelet. Elles appartenaient à l’association des Filles de Marie et des Conférences de Saint-Vincent-de-Paul, à l’Action Catholique.

Il faut ajouter que, jusqu’à cette période, les membres de la Croix-Rouge jouissaient d’une immunité qui les préservait des attaques guerrières.

Le 27 octobre 1936, les révolutionnaires donnèrent l’assaut à l’hôpital. Les trois infirmières auraient pu encore s’échapper, mais refusèrent d’abandonner les malades.

Olga fut alors effleurée au visage par une balle, qui lui causa une blessure, dont le sang vint tacher son habit blanc ; un malade lui suggéra d’aller se soigner,  mais elle lui répondit : Me soigner ? Pourquoi ? Inutile, on n’a pas le temps. Nous allons mourir et ressusciter parmi les martyrs du Seigneur. Nous serons séparés quelques instants pour nous réunir éternellement.

Les malades furent sauvagement assassinés, les quelques survivants furent faits prisonniers. Le «chef» proposa la liberté aux trois infirmières si elles renonçaient à leur foi et s’inscrivaient à son parti. Ayant fermement refusé, elles furent conduites à pied à douze kilomètres de là, à Pola de Somiedo, par une troupe de miliciennes véritablement enragées et brutales, qui n’avaient que des blasphèmes et des grossièretés à hurler le long de la route.

Là, on enferma les trois infirmières dans la Maison du Peuple, siège des socialistes, et le chef de toute cette honteuse expédition convoqua tous ceux qui voulaient rester avec les infirmières et faire d’elles ce qui leur semblerait mieux.

Pour couvrir les cris des malheureuses victimes, le même chef - qu’on surnommait El Patas - fit tourner toute la nuit autour de la maison une charrette à bœufs. Sur cette charrette, se trouvait le cadavre du pauvre aumônier de l’hôpital, abattu par El Patas lui-même.

Au terme de cette nuit d’horreur, on voulait fusiller les pauvres victimes, sans leur remettre les habits qu’on leur avait arrachés ; on demandait aux miliciennes de s’en charger, mais elles ne se mettaient pas d’accord pour le faire ; finalement, elles «tirèrent au sort» pour voir qui tuerait qui ; les trois désignées se placèrent à trois mètres avec leur arme ; juste avant, un milicien arrêta l’opération et proposa aux infirmières de crier Vive la Russie, et les trois crièrent aussitôt Vive l’Espagne ! Vive le Christ Roi !

María Pilar et Octavia fixèrent des yeux le ciel, Olga regarda ses bourreaux bien en face et leur lança : Même pour tuer, vous êtes lâches ! En effet, les miliciennes se mirent à trembler et les miliciens vinrent leur tenir l’arme pour les aider à tirer.

Avant de tomber, María Pilar exprima son pardon pour ses assassins et pria Dieu de leur pardonner.

Quand elles furent tombées à terre, un des miliciens cria : C’est fini, mesdemoiselles ! Mais on entendit répondre : Pas pour moi. C’était María Pilar ; selon un autre témoignage, elle aurait dit : Je ne suis pas tout-à-fait morte. Vive le Christ Roi ! Le milicien s’approcha avec son pistolet : Il y a quelqu’un qui vit encore ici ? Et María Pilar : Dieu ! Elle reçut le coup de grâce.

Ces trois infirmières, reconnues martyres en 2019, devraient être béatifiées en 2020, et inscrites au Martyrologe le 28 octobre.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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