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3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 08:18

José Romero Ortega

1875-1936

 

Né le 2 avril 1875 à Almería, fils d’un honorable tailleur, José fréquenta comme son frère Francisco les séminaires de cette ville à partir de 1888 et fut ordonné prêtre en 1899.

Il fut d’abord aumônier de l’asile psychiatrique, tenu par les Filles de la Charité. En 1911, il fut à la paroisse de San José, en 1912 à Gérgal puis revint à San José en 1916 ; en 1919, il fut vicaire à la paroisse Santiago, dont le curé était, lui aussi, un futur martyr, Carmelo Coronel Jiménez (v. 31 août).

Le 27 août 1936, quand la persécution religieuse faisait fureur, Francisco et son frère José furent arrêtés dans la maison où ils habitaient. On les emmena au poste et, de là, on les emmena sur la grand-route au niveau de Huercál de Almería. Au lieu-dit Fuensanta, on les débarqua. Les deux frères se dirent : Voilà qu’on va Le voir… Face à face.

On ne va pas ici redire ce qui a été dit de si pénible à propos du martyre des deux frères (v. plus haut Francisco Romero Ortega).

Martyrisés le 28 août 1936 et béatifiés en 2017, Francisco et José Romero Ortega seront mentionnés dans le Martyrologe Romain au 28 août.

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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 20:59

Tomàs Planas Aguilera

1909-1936

 

Né le 17 avril 1909 à Barcelone, Tomàs fut baptisé et confirmé à des dates qu’on n’a pu retrouver, les registres ayant disparu dans les incendies des révolutionnaires.

Il entra chez les Clarétains de Vic pour faire ses Humanités et y obtint des notes si bonnes en toutes les matières qu’on lui décerna du Meritissimus Maior.

Il fit le noviciat à Cervera, la profession en 1926, passa à Solsona pour la philosophie, de nouveau à Cervera pour la théologie et y fut ordonné prêtre en 1934.

Homme aux talents multiples, Tomàs était aussi l’auteur d’un des chants les plus populaires en Catalogne en l’honneur d’Antonio María Claret (v. 24 octobre).

Il fut envoyé à Vic, puis Solsona comme professeur et, en 1936, avait été désigné pour aller compléter ses études à Rome. Il était parti, et s’était arrêté à Barcelone pour attendre un autre étudiant et voyager avec lui.

C’est alors que s’est déchaînée la fureur révolutionnaire. Le 19 juillet, il se réfugia chez son frère Juan. Le 26 août, à trois heures du matin, arrivèrent des miliciens pour un contrôle. On l’emmena, lui et tous ses papiers. On s’arrêta près du Cynodrome, où Tomàs rencontra son parent, Jaime Queralt, lui aussi prisonnier, avec lequel il s’entretint quelques minutes. Il était trois heures et demie.

Pendant toute la journée, les miliciens demandèrent à Tomàs des explications sur ses nombreux papiers ; Tomàs ne dissimula pas un instant qu’il était prêtre - l’unique raison de sa condamnation à mort. Vers dix-huit heures, le p.Tomàs se mit par-terre, vaincu par la fatigue. On l’appela vers vingt-et-une heures.

On ignore la suite, mais on la devine. On a supposé qu’il fut assassiné dans la nuit du 26 au 27, près de Sabadell, mais on n’a pas retrouvé son cadavre.

Son parent, lui, fut relâché le lendemain.

Martyrisé le 27 août 1936 et béatifié en 2017, Tomàs Planas Aguilera sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 27 août.

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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 12:41

Juan Soler García

1904-1936

 

Né le 1. décembre 1904 à Chirivel (Almería), Juan fut baptisé deux jours plus tard. Ses bons parents s’appelaient Miguel et Catalina.

En 1917, il commença le séminaire et fit de si bonnes études qu’on lui confia vite l’enseignement dans le même séminaire pendant neuf ans, et que l’Evêque le prit comme secrétaire particulier dès 1926.

Juan fut ordonné prêtre en 1928 et, tout en conservant sa place auprès de l’Evêque, il fut toujours chargé d’enseigner ; pastoralement, il prêta son concours à l’Alquián puis, en 1933, à la cathédrale.

En 1936, il assuma la responsabilité de Conseiller de l’Union des Femmes Catholiques, ainsi que celle de secrétaire pour l’Enseignement diocésain.

Lors de l’insurrection de juillet 1936, ses parents le prirent chez eux. Le 23 août, il marchait dans la rue avec un cousin, lorsque des miliciens le reconnurent. Ils foncèrent vers lui ; la santé de Juan ne lui permettait pas de s’enfuir, les miliciens l’attrapèrent et l’abattirent sur place.

L’émotion fut telle dans le pays pour la mort de ce jeune prêtre de trente-deux ans, que même les assassins prirent peur et libérèrent un parent du prêtre, qu’ils tenaient prisonnier.

Martyrisé le 23 août 1936, béatifié en 2017, Juan Soler García sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 août.

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 21:12

Antoni Casany Vilarassa

1895-1936

 

Né le 4 décembre 1895 à Riudeperas (Barcelone) et baptisé le lendemain, Antoni était le quatrième des sept enfants de Juan et Antonia, de simples ouvriers.

En 1918, il entra chez les Clarétains de Cervera comme Frère convers. Au terme du noviciat il fit la profession en 1920.

Il fut chargé de tous les humbles travaux de la communauté, et l’on apprécia beaucoup son esprit serviable et sa bonté : on le surnomma même gentiment Frère Giunipero (Fray Junípero), du nom de ce saint frère de la première communauté franciscaine, tant estimé de s.François d’Assise.

Dès le début de la révolutiion espagnole de juillet 1936, la communauté de Cervera se dispersa, d’abord à Solsona, puis Antoni fut à San Ramón, et à Mas Claret, le 24 juillet. Le 26 il passa à Mas Rosich, conduisant avec lui deux vaches. Tout en travaillant, il maintenait son rythme de prière, disant le chapelet avec la famille. On lui déconseillait de sortir, de repartir à Mas Claret, de faire son signe de croix avant chaque travail, mais il répondait : Si on ne peut même pas faire ça, c’est mieux qu’ils nous tuent !

Le 10 août, il y eut une perquisition à Mas Rosich ; le père de famille tenta d’emmener Antoni en voiture à Cervera. Les miliciens partirent avec eux, mais après avoir bu une bonne dose de vin. A un passage à niveau, le train accrocha leur voiture et les tira sur trois cents mètres, mais il n’y eut aucun blessé. Ils montèrent dans le train et arrivèrent ainsi à Cervera.

Avec deux voitures, les miliciens revinrent à Mas Rosich avec Antoni et un autre prêtre. De nouveau ils burent une grande quantité de vin et forcèrent le fils de la maison à les accompagner, à neuf heures du soir. Durant le déplacement, ils ne firent qu’insulter et frapper leurs prisonniers. Arrivés à une carrière, ils dévêtirent leurs victimes et voulurent leur faire chanter des immoralités.

Arrivés au Mas de l’Alán à San Pedro des Arquels (Lleida), ils firent descendre tout le monde, renvoyèrent le garçon de Mas Rosich. Antoni s’agenouilla aux pieds du prêtre, lui demandant son absolution. On ne le leur en laissa pas le temps : on leur tira dessus, puis on fit brûler leurs cadavres.

Martyrisé le 11 août 1936 et béatifié en 2017, Antoni Casany Vilarassa sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 11 août.

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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 23:00

José Amargant Boada
1916-1936

Il naquit le 25 septembre 1916 à Sant Feliu de Pallarols (Girona), de Miguel et Dolores, qui le firent baptiser une semaine plus tard et confirmer en 1929. Le père était manœuvre.

José fit ses Humanités à Barbastro puis Cervera de 1926 à 1931 ; il reçut l’habit le lendemain de ses quinze ans (26 septembre 1931) et, après le noviciat à Vic, fit la profession (1932) et partit à Solsona pour la philosophie. En 1935, il rejoignit Cervera pour la théologie.

Ses études furent dramatiquement interrompues par les événements politiques de 1936.

Pour les détails connus sur le martyre des quatorze Postulants de Cervera, se référer à la notice de Manuel Jové Bonet

A moins de vingt ans, il fut martyrisé le 26 juillet 1936 à Lleida. Béatifié en 2017, le bienheureux José Amargant Boada sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 26 juillet.

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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 08:07

Giovanni de Penna

1200-1275

 

On ne connaît pas bien les origines de Giovanni et il semble qu’on l’ait confondu avec un autre Religieux du même nom.

Il naquit dans le début du 13e siècle à Penna (Marches, Italie CE).

Jeune encore (vers 1216) , il eut une vision (ou un songe) qui lui disait : Giovanni, va à Santo Stefano, où prêche l’un de mes frères… Ceci fait, tu auras un grand voyage à accomplir, et puis tu viendras à moi. La vision ne pouvait pas être saint François, qui mourut en 1226 ; ce fut sans doute l’Enfant-Jésus, qui montrait par là son amour pour ses frères franciscains.

Toute sa vie, Giovanni se demanda quel devait être ce  grand voyage.

Il retrouva d’abord le frère Filippo, auquel il se présenta ; Filippo, lui-même averti, l’invita à le rejoindre au couvent de Recanati, où devait se tenir un chapitre ; il l’aurait présenté et fait recevoir. Giovanni pensait que c’était là le grand voyage et qu’il allait bientôt partir pour le Ciel.

Il fut accepté sans aucune difficulté ; mais le Ciel se faisait attendre ! Au contraire, en 1217, on cherchait des volontaires pour aller en Provence : Giovanni se présenta, pensant que c’était là le vrai grand voyage. Mais en Provence, il resta vingt cinq années, et travaillant à l’apostolat avec ses frères. Toujours pas de Ciel !

Au bout de ces vingt-cinq années, triste, il vint tout en larmes auprès du Crucifix. Jésus lui apparut et lui dit : Demande-moi ce que tu veux. Il fit cette réponse pleine de confiance : Mon Seigneur, je ne sais te demander autre chose que toi-même, car je ne désire rien de plus ; toutefois, je t’adresse cette prière : pardonne-moi tous mes péchés, et accorde-moi la grâce de te revoir encore une fois, quand j’en aurai le plus besoin. Le Christ lui répondit : Ta prière est exaucée.

Tout consolé, Giovanni remplit ensuite avec diligence et prudence les charges qu’on lui confia : rappelé dans sa province vers 1242, il fut gardien de plusieurs couvents, et Dieu le favorisa du don des miracles. C’est alors qu’une autre vision lui fit comprendre quel était son grand voyage :

Un ange lui apparut et lui annonça que son grand voyage touchait à sa fin. Il devait encore se purifier et, pour cela, Dieu lui proposait de choisir entre un jour de purgatoire ou sept jours de souffrances sur terre avant de mourir. Giovanni choisit les sept jours et, aussitôt, sentit fondre sur lui la maladie, atroce, les tentations cruelles, des peines intimes, et ce pendant sept jours, au terme desquels Notre Seigneur lui apparut, lui annonçant que son grand voyage était achevé et qu’il venait l’emmener au Paradis.

C’était le 3 avril, en 1271 ou 1274. L’incertitude ne permet pas de préciser si ce 3 avril était le Vendredi Saint (1271) ou le mardi de Pâques (1274).

Le culte immémorial de Giovanni fut approuvé en 1806.

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 22:04

María Caridad Álvarez Martín

1933-1994

 

Née le 9 mai 1933 à Santa Cruz de Salceda (Burgos, Espagne), María Caridad était la fille de Constantino et Sotera.

En 1955, elle entra chez les Sœurs Augustines Missionnaires.

A part un court séjour en Espagne pour convalescence, María Caridad exerça tout son apostolat en Algérie.

C’est en Algérie qu’elle prononça ses vœux, en 1960.

Sa communauté résidait à Bab El Oued, où elle s’occupa des personnes âgées et pauvres, qui l’aimaient beaucoup.

Lors de la décennie de la guerre civile, se posa le dilemme : rester ou partir. La réponse de María Caridad fut claire : elle restait.

Peu de temps encore avant sa mort, elle reçut des menaces, mais elle persévéra dans sa mission.

Le dimanche 23 octobre 1994, elle avait la main sur le carillon des Petites Sœurs de Jésus, où elle voulait participer à l’Eucharistie - quand elle reçut deux balles, dans la tête et dans le cou ; elle succomba peu après à l’hôpital militaire.

Avec une autre sœur, Esther Peniagua Alonso, Sœur María Caridad reçut la palme du martyre à Bab-el-Oued (Alger, Algérie), le 23 octobre 1994, le dies natalis où elle sera mentionnée au Martyrologe.

Elle fut béatifiée en 2018.

 

 

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 22:03

Esther Paniagua Alonso

1949-1994

 

Née le 7 juin 1949 à Izagre (León, Espagne), Esther était la seconde des trois filles de Nicasio et Dolorès, qui la firent baptiser le 19 juin suivant.

Les parents l’enracinèrent dans la foi chrétienne ; chaque soir, Esther et sa sœur Gloria priaient le chapelet dans leur chambre.

En 1953, elle fut interne au collège des Sœurs Augustines Missionnaires à León et, au terme de ses études secondaires, demanda à entrer dans cette congrégation.

Le postulat se fit à Valladolid, le noviciat à Madrid.

En 1970, elle émit les premiers vœux et fut envoyée à León, comme surveillante au collège et pour faire des études d’infirmière.

En 1975, elle fit les vœux solennels et partit comme infirmière en Algérie.

Sa situation en milieu arabe, parmi les Musulmans, l’enchantait; elle travailla particulièrement parmi les enfants handicapés et rencontra les familles de ceux-ci.

En 1981, elle partit pour deux ans à Rome, pour y fréquenter les cours de l’Institut Pontifical d’Etudes Arabes et d’Islamologie ; elle s’y imprégna profondément de la langue et de la culture arabes.

De retour en Algérie, elle travailla à l’hôpital de Bab El Oued, toujours auprès des enfants handicapés.

On sait que les années 90 ont été très dures en Algérie, et ensanglantées. Le Groupe Islamique Armé (GIA) se déchaînait, des menaces planaient sur les ressortissants étrangers, et particulièrement sur les Catholiques. Esther dut ainsi quitter cet hôpital de Bab El Oued, pour celui de Beni-Nem. Elle fut nommée supérieure de cette communauté.

Il s’agissait de partir, ou de rester dans l’incertitude totale. Esther expliqua son choix : Personne ne peut nous prendre la vie parce que nous l’avons déjà donnée. Il ne nous arrivera rien puisque nous sommes dans les mains de Dieu… et s’il nous arrive quelque chose, nous sommes encore entre ses mains. L’été 1994, après quelques jours de vacances dans sa famille, elle repartit en Algérie.

Et encore : En ce moment, pour moi, le modèle parfait est Jésus : il a souffert, il eut à vaincre des difficultés et a abouti à l’échec de la croix, d’où jaillit la source de la vie.

Elle disait cela le 6 octobre 1994. Cet «échec» apparent advint quelques jours plus tard, le dimanche 23 octobre 1994, alors qu’elle arrivait à la porte des Petites Sœurs de Jésus pour assister à l’Eucharistie. Elle reçut trois balles dans la tête, et succomba instantanément. Sa collègue, la Sœur María Caridad, devait mourir peu après à l’hôpital.

Le 23 octobre sera son dies natalis, où elle sera mentionnée au Martyrologe.

Elle fut béatifiée en 2018.

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 19:08

Isidro Alonso Peña
1859-1936

Né le 15 mai 1859 à Zumel (Burgos) en la fête de s.Isidore, il en reçut le nom au Baptême le lendemain. Ses parents s’appelaient Anselmo et Leandra.

Il entra comme Frère dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) et émit la profession en 1880.

On l’envoya à Sigüenza (Guadalajara), Teruel et Madrid, à la maison provinciale puis à celle de la rue Lope de Vega, enfin à Valdemoro.

On va voir avec quelle méchanceté on maltraita ce bon vieillard de soixante-dix-sept ans. La maison de Valdemoro fut prise d’assaut par les révolutionnaires le 26 juillet 1936 et tous les Religieux mis dehors ; ce n’est que sur l’intervention d’un gradé qu’on ne les massacra pas immédiatement sur la place publique. Le groupe auquel appartenait le Frère fut orienté vers la gare, qui se trouvait à plus d’un kilomètre de là ; on marcha sous le soleil brûlant. On les emmena à Getafe (Madrid), dans le collège des Piaristes réquisitionné comme prison. Puis ce fut une autre prison, et ainsi de suite jusqu’à celle de Ventas le 29 juillet.

Le Frère souffrait en silence, humblement, et cette situation dura quatre mois et demi. Sa santé se détériora progressivement et il mourut à l’infirmerie, le 14 décembre 1936.

Reconnu comme martyr et béatifié en 2017, Isidro Alonso Peña sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 14 décembre.

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 13:56

Paul-Hélène Saint-Raymond

1927-1994

 

Née le 24 janvier 1927 à Paris, Paul-Hélène était la huitième des dix enfants d’une grande famille très chrétienne.

Elle acheva ses études comme ingénieur puis, en 1952, entra chez les Petites Sœurs de l’Assomption.

De 1954 à 1957, elle sera travailleuse familiale à Creil, auprès de la population ouvrière.

Ensuite, elle suivra une formation d’infirmière.

Douée d’une grande mémoire, très cultivée, elle s’attira le surnom de Madame Encyclopédie.

En 1960, elle émit les vœux définitifs et fut envoyée à Rouen, toujours dans les quartiers marqués par la pauvreté.

En 1964, elle fut appelée à partager ses talents en Algérie, comme infirmière et comme travailleuse sociale. La tâche était immense. Sœur Paul-Hélène mit tout son temps, toutes ses forces au service de cette population démunie : soins à domicile, et même petite chirurgie, démarches auprès des organismes, appareillage et rééducation des blessés.

Il semblait qu’elle n’en faisait jamais assez. Mais aussi, elle galvanisait les autres collègues : ce fut au point qu’on dut la modérer dans son rythme de travail. Elle souffrit même des moments de tension avec les autres Religieuses, qu’elle dépassa humblement en cherchant toujours l’harmonie et le dialogue.

Vint le moment de la «retraite», mais un volcan s’arrête-t-il si facilement ? Sœur Paul-Hélène se rapprocha alors de la bibliothèque gérée par le Frère Henri Vergès, où elle se rendit chaque jour pour accueillir les étudiants.

Lors de la douloureuse décennie des années 90, même l’évêque lui conseillait la prudence ; elle osa encore lui répondre respectueusement : Père, nos vies sont déjà données.

Le 8 mai 1994, trois islamistes firent irruption dans la bibliothèque ; Frère Henri reçut deux balles dans la tête, Sœur Paul-Hélène une balle dans la nuque.

Ce 8 mai sera le dies natalis où elle sera mentionnée au Martyrologe.

Elle fut béatifiée en 2018.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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