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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 23:00

Isabel Calduch Rovira

1882-1937

 

Née à Alcala de Chivert (Castellon de Plana, Espagne) le 9 mai 1882, Isabel était la benjamine des cinq enfants de Francisco Calduch et Amparo Rovira Marti.

Son enfance et sa jeunesse baignèrent dans une atmosphère de foi profonde. Avec une amie, elle alla assister une pauvre vieille femme en lui portant de la nourriture et en lui faisant son ménage.

Un jeune homme très honnête la demanda en mariage, mais avec le consentement de ses parents, elle préféra rompre toute relation pour une vie de plus grande perfection.

Elle entra chez les Clarisses de Castellon de la Plana en 1900, fit les premiers vœux en 1901 et les définitifs en 1904.

Elle se montra exemplaire en tout, dans son comportement, dans ses rapports avec les autres Religieuses, dans sa piété. Elle vénérait particulièrement saint Jean-Baptiste.

Elle fut élue maîtresse des novices par deux fois, mais n’acheva pas son dernier mandat, à cause des événements.

Au déclenchement de la révolution, elle rejoignit son frère prêtre, Mosen Manuel, à Alcala de Chivert. 

Elle fut arrêtée le 13 avril 1937, avec un autre Franciscain, Manuel Geli. Portés tous deux au Comité local, ils furent martyrisés le 14 avril à Cuevas de Vinroa (Castellon).

 

Elle a été béatifiée en 2001.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 23:00

Liduina (Lydwine)

1380-1433

 

Issus d’ancêtres nobles, mais tombés dans la pauvreté, les parents de Lydwine n’avaient pas pour cela hésité à élever neuf enfants, huit garçons et une fille. Celle-ci, venue au monde la cinquième, le 18 mars 1380, était une enfant gracieuse et forte, d’une avenante beauté.

Née à Schiedam (Hollande) le jour des Rameaux, elle reçu un nom prédestiné : "Lid" et "Wyt", signifient souffrir amplement ou avec patience

On devrait probablement écrire Liduina, mais l’orthographe ancienne a pu varier selon les idiomes, les accents, les habitudes, de sorte qu’on trouve fréquemment en français Lidwine ou Lydwine. Le Martyrologe Romain a transcrit Liduina.

Sa mère s'appelait Pétronille. Son père, Pierre, était veilleur de nuit de la ville. Il était le fils de Joannes, un homme très pieux qui priait nuit et jour, dérangé par le démon qui l'assaillait dans sa maison, brisant la vaisselle et brisant à terre les pots de beurre.

Quand, à quinze ans, les charmes et les qualités de Lidwine lui attirèrent de nombreuses demandes de mariage, elle dit à ses parents : Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes. Dieu la prit au mot.

À la suite d’une chute où elle eut une côte brisée, on la transporta sur son lit ; elle ne le quitta plus jusqu’à sa mort. Malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu’empirer. Un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée ; perdant l’usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles.

Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Peu à peu il lui devint même impossible de ramper ainsi. Trois plaies profondes s’ouvrirent dans son pauvre corps, dont l’une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu’on en retirait jusqu’à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l’épaule, à laquelle s’ajouta bientôt le mal des ardents qui dévora ses chairs jusqu’aux os.

À cette nomenclature incomplète de ses maux, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l’ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu’à remplacer une maladie par une autre.

Ainsi Lydwine était couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n’ayant que l’usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée des vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir. Et au milieu de tout cela elle était heureuse, et se disait prête à souffrir ainsi pendant de longues années.

Lydwine souffrait intimement des plaies de l’Eglise d’alors, douloureusement divisée par le Schisme d’Occident, entre les deux papes concurrents, l’un à Rome, l’autre en Avignon : Lydwine était elle-même divisée en deux et il fallait comme “attacher” avec des bandelettes les parties de son corps qui se détachaient. Les vers qui grouillaient dans ses plaies étaient sa pénitence pour les nombreux “vers” qui minaient l’Eglise de l’intérieur, tant la corruption était grande (simonie, richesses, fraudes, absentéisme…).

À partir de 1414, jusqu’à sa mort, c’est à dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie. Jusqu’à la fin, ses maux s’aggravèrent ; mais ses plaies, ses vomissements n’exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux, qu’elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d’elle consolation.

Ce fut le mardi de Pâques, 14 avril 1433 que Lydwine acheva la montée d’un Calvaire qui avait duré trente-sept ans. Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et sa beauté ; il exhalait un parfum plus suave que jamais.

Elle a été canonisée en 1890.

Les reliques de Sainte Lydwine sont conservées au Carmel Saints-Joseph-et-Anne, rue de Lausanne 22 - 1060 Bruxelles. 

Le relevé des reliques à la Cathédrale n'est pas terminé mais les reliques de Sainte Lydwine se trouvent principalement au Carmel. 

Etant difficile, en temps de Carême ou de Pâques, de fêter dignement sainte Lydwine, on la fête localement le 14 juin, tandis que le Martyrologe Romain la commémore régulièrement au 14 avril.

 

Certaines souffrances de Lydwine ont pu être apparentées à des symptômes de sclérose en plaques, ce qui a fait de Lydwine la patronne des maladies rares.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 23:00

  

Jean-Bernard Rousseau

1797-1867

 

Né à Annay-la-Côte (Yonne) le 21 mars 1797, dans une famille qui avait hébergé des prêtres durant la Révolution, Jean-Bernard était le fils d’un tailleur de pierre, Bernard Rousseau, et de Reine Pelletier. 

Jeune homme chrétien actif dans sa paroisse, il y enseignait le catéchisme.

Ayant fait connaissance des Frères des Ecoles Chrétiennes, qui s’étaient établis non loin de chez lui, il entra au noviciat, à Paris en 1822, et prit le nom de Scubilion.

Il fit les vœux perpétuels en 1827.

Après dix années d’enseignement dans les écoles élémentaires de France, frère Scubilion partit en 1833 pour l’île de la Réunion, où pendant trente-quatre années, il se consacra aux esclaves :

De 1833 à 1843, il est à Saint-Benoît et à Saint-Paul.

En 1843, il est à Saint-Leu : c’est là qu’il commence l’école du soir.

Entre 1850 et 1855, il est à La Possession et, de 1856 à 1867, à Sainte-Marie.

En 1866, il se rendra à Madagascar pour y fonder une école, et reviendra vite à Sainte-Marie.

On l’appellera le catéchiste des esclaves. En effet, il organisa pour eux des classes du soir, où les esclaves venaient volontiers, malgré leur journée épuisante, car le frère Scubilion était gentil avec eux ; il savait se mettre à leur niveau et mettait à leur disposition des programmes, des techniques qui les aidaient à retenir l’enseignement, leur racontant des histoires vivantes et leur enseignant des chants.

Il réussit par là à leur inculquer l’essentiel de la foi, de la morale, et à les préparer aux Sacrements de l’Eglise.

Il prendra vaillamment la défense des esclaves contre les maîtres brutaux. Le cas de l’esclave Biney est resté célèbre : ce malgache avait été estropié par son maître, qui fut condamné à la suite de l’intervention du frère Scubilion.

Quand les esclaves auront acquis leur liberté, en 1848, frère Scubilion continuera à les assister, à les guider dans l’organisation de leur nouveau style de vie.

Malgré une santé désormais compromise, il épaula efficacement et délicatement le clergé local dans le travail apostolique, rendant visite aux malades, conduisant les pécheurs à la conversion. On rapporte aussi des cas de miracles qu’il aurait opérés, ou obtenus par son intercession, après sa mort. 

En particulier, un petit sourd-muet, Octave de son prénom, a recouvré l’audition et la parole.

Il mourut au milieu de la vénération unanime, le 13 avril 1867, jour où il est commémoré dans le Martyrologe.

Cette date étant habituellement proche de la semaine de Pâques, le Bienheureux Scubilion est fêté le 27 septembre par les Frères des Ecoles Chrétiennes, et le 20 décembre par les Réunionnais, le jour national commémorant l’abolition de l’esclavage dans l’île.

Frère Scubilion a été béatifié en 1989. 

Jean-Bernard Rousseau

1797-1867

 

Né à Annay-la-Côte (Yonne) le 21 mars 1797, dans une famille qui avait hébergé des prêtres durant la Révolution, Jean-Bernard était le fils d’un tailleur de pierre, Bernard Rousseau, et de Reine Pelletier. 

Jeune homme chrétien actif dans sa paroisse, il y enseignait le catéchisme.

Ayant fait connaissance des Frères des Ecoles Chrétiennes, qui s’étaient établis non loin de chez lui, il entra au noviciat, à Paris en 1822, et prit le nom de Scubilion.

Il fit les vœux perpétuels en 1827.

Après dix années d’enseignement dans les écoles élémentaires de France, frère Scubilion partit en 1833 pour l’île de la Réunion, où pendant trente-quatre années, il se consacra aux esclaves :

De 1833 à 1843, il est à Saint-Benoît et à Saint-Paul.

En 1843, il est à Saint-Leu : c’est là qu’il commence l’école du soir.

Entre 1850 et 1855, il est à La Possession et, de 1856 à 1867, à Sainte-Marie.

En 1866, il se rendra à Madagascar pour y fonder une école, et reviendra vite à Sainte-Marie.

On l’appellera le catéchiste des esclaves. En effet, il organisa pour eux des classes du soir, où les esclaves venaient volontiers, malgré leur journée épuisante, car le frère Scubilion était gentil avec eux ; il savait se mettre à leur niveau et mettait à leur disposition des programmes, des techniques qui les aidaient à retenir l’enseignement, leur racontant des histoires vivantes et leur enseignant des chants.

Il réussit par là à leur inculquer l’essentiel de la foi, de la morale, et à les préparer aux Sacrements de l’Eglise.

Il prendra vaillamment la défense des esclaves contre les maîtres brutaux. Le cas de l’esclave Biney est resté célèbre : ce malgache avait été estropié par son maître, qui fut condamné à la suite de l’intervention du frère Scubilion.

Quand les esclaves auront acquis leur liberté, en 1848, frère Scubilion continuera à les assister, à les guider dans l’organisation de leur nouveau style de vie.

Malgré une santé désormais compromise, il épaula efficacement et délicatement le clergé local dans le travail apostolique, rendant visite aux malades, conduisant les pécheurs à la conversion. On rapporte aussi des cas de miracles qu’il aurait opérés, ou obtenus par son intercession, après sa mort. 

En particulier, un petit sourd-muet, Octave de son prénom, a recouvré l’audition et la parole.

Il mourut au milieu de la vénération unanime, le 13 avril 1867, jour où il est commémoré dans le Martyrologe.

Cette date étant habituellement proche de la semaine de Pâques, le Bienheureux Scubilion est fêté le 27 septembre par les Frères des Ecoles Chrétiennes, et le 20 décembre par les Réunionnais, le jour national commémorant l’abolition de l’esclavage dans l’île.

Frère Scubilion a été béatifié en 1989.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 23:00

  

John Lockwood

1555-1642

Né vers 1555 à Sowerby (Yorkshire), John était l’aîné de Christopher Lockwood et Clare Lascelles. Parfois il se présenta comme John Lascelles.

Avec son frère, Francis, il vint à Reims en 1579, et fut envoyé étudier la philosophie à Douai. 

Tandis que Francis était ordonné prêtre en 1587, John vint au Collège anglais de Rome et fut ordonné prêtre en 1597.

Reparti en Angleterre (1598), il fut arrêté, mis en prison puis banni (1610).

John eut la persévérance et le courage de revenir dans son pays, il fut à nouveau arrêté. Condamné à mort, il fut cependant remis en liberté. 

Arrêté une troisième fois à Wood End (Gatenby), il fut cette fois-ci exécuté sans tarder, le 13 avril 1642, en même temps qu’Edward Catherick.

John avait alors quatre-vingt-sept ans.

Il fut béatifié en 1929.

  

John Lockwood

1555-1642

 

Né vers 1555 à Sowerby (Yorkshire), John était l’aîné de Christopher Lockwood et Clare Lascelles. Parfois il se présenta comme John Lascelles.

Avec son frère, Francis, il vint à Reims en 1579, et fut envoyé étudier la philosophie à Douai. 

Tandis que Francis était ordonné prêtre en 1587, John vint au Collège anglais de Rome et fut ordonné prêtre en 1597.

Reparti en Angleterre (1598), il fut arrêté, mis en prison puis banni (1610).

John eut la persévérance et le courage de revenir dans son pays, il fut à nouveau arrêté. Condamné à mort, il fut cependant remis en liberté. 

Arrêté une troisième fois à Wood End (Gatenby), il fut cette fois-ci exécuté sans tarder, le 13 avril 1642, en même temps qu’Edward Catherick.

John avait alors quatre-vingt-sept ans.

Il fut béatifié en 1929.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 23:00

  

Miles Gerard

1550-1590

 

Miles était né vers 1550 à Wigan (Lancashire, Angleterre), et descendait peut-être des Gerard de Ince. 

Vers 1576, il fut le précepteur des enfants de Edward Tyldesley à Morleys Hall (Astley, Lancaschire).

En 1579, il part pour les séminaires anglais de Douai et de Reims, et reçoit l’ordination sacerdotale en 1583.

Il reste sur place comme professeur, jusqu’en 1589.

A cette date, ils sont six prêtres à quitter la France pour tenter de regagner l’Angleterre. Mais voilà que les matelots ne veulent pas embarquer plus de deux passagers. Nos missionnaires se mettent alors à jouer à pile ou face, pour savoir qui d’entre eux partirait.

Le sort tombe sur Miles (le plus ancien, apparemment) et sur Francis Dickenson (le plus jeune, qui venait d’être ordonné prêtre).

On devait arriver à Londres, mais le voyage fut dévié sur le port de Douvres, et les deux prêtres furent arrêtés, le 24 novembre.

Une version un peu différente des faits raconte que le bateau fit naufrage, et que les rescapés n’échappèrent à la noyade que pour tomber aux mains des persécuteurs, sur la côte.

Miles et Francis furent conduits à Londres, et condamnés à mort comme traîtres.

Ils furent exécutés («hanged et quartered») à Rochester, le 13 (ou le 30) avril 1590. Le Martyrologe les commémore ensemble le 13 avril.

Ils furent béatifiés en 1929.

  

Miles Gerard

1550-1590

 

Miles était né vers 1550 à Wigan (Lancashire, Angleterre), et descendait peut-être des Gerard de Ince. 

Vers 1576, il fut le précepteur des enfants de Edward Tyldesley à Morleys Hall (Astley, Lancaschire).

En 1579, il part pour les séminaires anglais de Douai et de Reims, et reçoit l’ordination sacerdotale en 1583.

Il reste sur place comme professeur, jusqu’en 1589.

A cette date, ils sont six prêtres à quitter la France pour tenter de regagner l’Angleterre. Mais voilà que les matelots ne veulent pas embarquer plus de deux passagers. Nos missionnaires se mettent alors à jouer à pile ou face, pour savoir qui d’entre eux partirait.

Le sort tombe sur Miles (le plus ancien, apparemment) et sur Francis Dickenson (le plus jeune, qui venait d’être ordonné prêtre).

On devait arriver à Londres, mais le voyage fut dévié sur le port de Douvres, et les deux prêtres furent arrêtés, le 24 novembre.

Une version un peu différente des faits raconte que le bateau fit naufrage, et que les rescapés n’échappèrent à la noyade que pour tomber aux mains des persécuteurs, sur la côte.

Miles et Francis furent conduits à Londres, et condamnés à mort comme traîtres.

Ils furent exécutés («hanged et quartered») à Rochester, le 13 (ou le 30) avril 1590. Le Martyrologe les commémore ensemble le 13 avril.

Ils furent béatifiés en 1929.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 23:00

Francis Dickinson

1564-1590

 

Né à Otley (Yorkshire, Angleterre) et baptisé le 28 octobre 1564, Francis ne nous a rien laissé sur son enfance et son adolescence.

Il est peut-être plus juste d’écrire son nom : Dickenson ou Dicconson.

En 1582, il a dix-sept ans et rejoint le Collège anglais de Reims. Il est ordonné prêtre en mars 1589. Il a vingt-quatre ans.

En novembre de la même année, il retourne en Angleterre. Il vient de fêter ses vingt-cinq ans.

Aussitôt arrêté, avec un autre prêtre, il refuse de prêter serment d’allégeance à la Reine et, pour cela, est envoyé à la Bridewell Prison de Londres.

Torturé pour «avouer» ses soi-disant crimes, il est condamné à mort.

Il est «hanged, drawn and quartered», selon l’horrible formule officielle, à Rochester (Kent), le 13 (ou le 30) avril 1590.

A vingt-cinq ans, et à peine plus d’un an de sacerdoce, Francis est un des plus jeunes Martyrs anglais, mentionné au Martyrologe le 13 avril.

Il a été béatifié en 1929, parmi cent-sept Martyrs anglais qui attendent maintenant d’être canonisés.

 
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 23:00

Stanisław Kostka Starowieyski

1895-1941

 

Né le 11 mai 1895 à Ustrobna (Krosno, Pologne), de Stanisław et Amelia Łubieńska, Stanisław reçut sa première formation à la maison, puis à Krosno et au collège des Jésuites de Chyrowie. Il s’inscrivit dans la Congrégation de Marie.

Après le baccalauréat, il fit le service militaire durant la Première guerre mondiale, participant aux batailles de Lviv et de Przemysl ; puis durant le conflit polono-ukrainien (1918-1919) il défendit la citadelle de Lviv. Il fut deux fois décoré, de la Croix de la Vaillance et de l’Ordre de la Vertu Militaire.

En 1921, il épouse Mary Sezptycka Łabuniach et vécut à Łaszczów, près de sa belle-famille. On a retenu de lui qu’il administrait très honnêtement son exploitation, bon envers chacun, économe quand il le savait nécessaire et possible. Exigeant avec ses ouvriers, il tenait à leur accorder un salaire digne, des conditions de travail convenables. 

Bon père de famille, il assistait chaque jour à la Messe en compagnie de son épouse. Ils eurent six enfants, dont deux, encore vivants (2013), se rappellent les longs moments que passait leur père à genoux en prière.

Il fut très actif dans l’Action Catholique. Il recevait chez lui les jeunes, les intellectuels, les exploitants, les propriétaires en retraite, où tous entendaient comment il concevait l’activité des laïcs chrétiens dans la société. L’idée centrale qu’il développait était que les chrétiens de l’Action Catholique devaient se préparer d’abord par une formation intérieure spirituelle et intellectuelle. Après seulement venait l’activité, comme le développement de la presse chrétienne et les syndicats chrétiens.

En 1932 il fut vice-président de l’Institut diocésain de l’Action Catholique (DIAK), puis président en 1935.

D’une activité inlassable, il participa à des célébrations et des retraites, il organisa des conférences, des cours, des pèlerinages. En 1937, il organisa un pèlerinage à Jasna Gora. La même année, il participa au Congrès international en l’honneur du Christ-Roi et s’arrêta au retour au Niepokalanow pour s’entretenir avec le père Kolbe de la possibilité d’organiser à Łaszczów une rencontre de la presse catholique. En 1938 il organisa à ses frais un pèlerinage du DIAK au congrès eucharistique international de Budapest (où fut présent le cardinal Pacelli, futur Pie XII). 

Une de ses préoccupations était le salut des âmes, mais aussi le soin des personnes pauvres et nécessiteuses. Il fonda des cercles de bienfaisance pour aider les gens dans le besoin, il allait les visiter, il en recevait chez lui ; il n’hésitait pas à aider financièrement les enfants et les jeunes de familles pauvres pour leurs études.

Stanisław s’occupait de tous sans distinction, Polonais, Ukrainiens, Juifs… Bien sûr, sa fidèle épouse le secondait à chaque pas. Pie XI le récompensa du titre de Camérier secret de Sa Sainteté.

Tant d’activité chrétienne ne pouvait rester inaperçue et suspectée par la Gestapo au moment de la Deuxième guerre mondiale. Il fut arrêté le 19 juin 1940, emprisonné à la Rotonde de Zamosc puis au château de Lublin, avant d’être transporté au camp de Sachsenhausen, puis à celui de Dachau.

Là encore, il se montra zélé envers ses camarades de camp pour apporter sa note de sérénité et de courage, pour soutenir le moral. Il eut ainsi un apostolat actif au cœur du camp.

Il tomba malade le Vendredi Saint 11 avril, et décéda le jour de Pâques, 13 avril 1941, peut-être «achevé» par les autorités du camp.

Ses cendres furent dispersées aux abords du camp.

Il a été béatifié parmi les cent-huit Martyrs polonais de cette époque, en 1999.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 23:00

Serafino Morazzone

1747-1822

 

Né à Milan le 1er février 1747, dans une famille aussi pauvre que nombreuse, Serafino fut accueilli gratuitement par les Jésuites de Brera pour ses études.

Il reçut l’habit clérical à treize ans, la tonsure à quatorze, les ordres mineurs de Portier et Lecteur à seize ans. C’est un peu précoce et rapide, mais c’était admis à cette époque.

A dix-huit ans, pour se payer les études, il est servant de messe (sacristain) à la cathédrale : le matin, il est dans le sanctuaire, l’après-midi il étudie la théologie. Ce sera son horaire pendant huit années, durant lesquelles on le verra toujours souriant, fidèle, exact, toujours poli.

A vingt-quatre ans, il reçoit les deux autres ordres mineurs d’Exorciste et d’Acolyte, et on lui propose la paroisse de Chiuso, dont personne ne veut. Mais comme il n’est pas encore prêtre, vite on lui administre le sous-diaconat, le diaconat et le sacerdoce en un mois, et le voilà curé à vingt-six ans. Il le restera quarante-neuf ans, jusqu’à la mort, car il n’acceptera jamais d’autres postes plus «dignes».

Les témoins pourront parler des longues heures qu’il passa à genoux par-terre dans l’église, et surtout de celles passées à entendre les confessions, car les pénitents viennent très nombreux se confesser au «bienheureux Séraphin».

Don Serafino donne tout son temps aux pénitents, aux malades qu’il va visiter chaque jour, aux enfants, à qui il enseigne le catéchisme mais aussi les rudiments scolaires.

Il est si détaché qu’il ne voit même pas que ses prières obtiennent des miracles.

Quand il meurt, le 13 avril 1822, on s’aperçoit peu après son enterrement… que son corps n’est pas dans la tombe. C’est que de nuit, affrontant toutes les dispositions légales, les paroissiens sont venus l’exhumer pour l’inhumer sous le pavement de l’église paroissiale.

Le curé de Chiuso fut longtemps le confesseur d’Alessandro Manzoni, qui en parla explicitement dans Fermo e Lucia.

Don Serafino mourut le 13 avril 1822, et fut béatifié en 2011.

 
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 23:00

Sabás Reyes Salazar

1883-1927

 

Ce saint prêtre mexicain naquit à Cocula, dans l’archidiocèse de Guadalajara, le 5 décembre 1883, jour où l’on fête saint Sabas de Jérusalem (v. 5 décembre) et dont il reçut le nom au baptême, le jour-même de sa naissance, ce qui montre la foi profonde de ses parents, Norberto Reyes et Francisca Salazar.

Mais ces bons parents étaient extrêmement pauvres, ce qui poussa très tôt le petit Sabás à aller vendre les journaux à la criée, pour s’acheter un peu de quoi manger et se vêtir, ce qui fit qu’il eut du mal à finir l’école primaire. En conséquence, il resta avec une santé fragile et une capacité intellectuelle un peu limitée.

A l’adolescence, se sentant appelé par Dieu, il entra au séminaire de Guadalajara, où l’on jugea à l’époque qu’il n’était pas fait pour le clergé de Guadalajara. Toutefois il acheva en 1911 sa quatrième année de théologie, quand il venait d’accomplir ses vingt-huit ans. Mais le recteur du séminaire, considérant ses nobles dispositions, l’encouragea vivement à se faire admettre dans quelque diocèse où l’on manquait de prêtres.

Signalons que, parmi ses condisciples, il y avait cette année-là José Maria Robles Hurtado, futur martyr et maintenant canonisé ; José Garibi Rivera, futur archevêque de Guadalajara et bientôt premier cardinal mexicain de l’histoire, enfin Ramón González, lui aussi futur martyr en 1928.

Dans le diocèse de Tamaulipas, on remarqua tout de suite la constance et l’humilité de Sabás, de sorte qu’il reçut bientôt les ordres sacrés, et enfin le sacerdoce à Noël 1911, des mains de l’évêque de Tamaulipas. Le 6 janvier suivant, Sabás célébrait sa première messe à Guadalajara, dans l’église de Notre Dame de Belén. Puis il fut envoyé à son premier poste, à Tantoyuca (Veracruz).

Prêtre, le père Sabás se montra doux et plein de ferveur, spécialement envers la Très Sainte Trinité ; il invoquait fréquemment les Âmes du Purgatoire. Il se soucia beaucoup de la formation des jeunes, autant par la catéchèse que par l’enseignement des sciences, des métiers et des arts, tout spécialement de la musique. 

Dans l’accomplissement de son ministère, son zèle immense le poussait à rechercher la perfection. Dans tout ce qui concernait la liturgie, il exigeait un profond respect. Quand il fallait faire quelque chose, il aimait la promptitude.

1914 vit le déchaînement de la persécution religieuse dans l’état de Tamaulipas, aussi Sabás demanda et obtint la permission de rejoindre le diocèse de Guadalajara, où il exerça le ministère sacerdotal dans les paroisses de San Cristóbal de la Barranca, Plan de Barrancas, Hostotipaquillo et Atemajac de Brizuela, dans l’état de Jalisco.

En 1919, le père Sabás fut nommé à la paroisse de Tototlán, pour collaborer avec le curé, le père Francisco Vizcarra Ruiz, d’abord comme chapelain à la fabrique de San Antonio de Gómez puis, à partir de 1921, à la cure paroissiale.

Quand fut décidée la loi qui suspendait tout culte dans les églises de la république, le curé de Tototlán se retira du village, laissant le père Sabás sur la brèche avec charge d’administrer les sacrements. Les habitants qui connurent le père Sabás à Tototlán, se rappellent qu’il hébergea chez lui les enfants orphelins. Il y était tellement attaché que, lorsqu’on lui proposa de le protéger en le faisant quitter le village, sa réponse fut aussi décidée que négative : On m’a mis ici, c’est ici qu’on attendra ce que Dieu veut faire.  

Le 11 janvier 1927, le village fut envahi par les troupes fédérales, qui ignoraient qu’il y avait là plus de deux mille cristeros armés contre le gouvernement. Les soldats tuèrent onze personnes, hommes, femmes et enfants, profanèrent l’église en y mettant leurs chevaux et détruisant statues et images saintes, puis y mirent le feu. Les soldats partis, le père Sabás avec d’autres fidèles allèrent éteindre l’incendie. Naturellement, les villageois voulaient “se venger” en incendiant la mairie, mais le père leur fit remarquer que c’était là une façon de procéder barbare, et il réussit à les faire renoncer à leurs sombres intentions.

Mais les soldats revinrent à la charge, le 11 avril. Le père Sabás alla se réfugier chez Madame María Ontiveros, avec le jeune José Beltrán et deux enfants, Octavio Cárdenas et Salvador Botello.

A partir de ce moment-là, sentant le danger, le père se mit à prier intensément, toute la soirée et toute la nuit. Il invitait ceux qui étaient là à prier à genoux avec lui, tandis qu’il se flagellait avec des cordes.

Le 12 au matin, les soldats se présentèrent à la maison du père Sabás, mirent le feu à ses affaires, dans la pièce où il célébrait la messe. Ils menacèrent alors de pendaison la maîtresse de maison, María Mendoza, laquelle, effrayée, leur indiqua où le père se trouvait. Parvenus là, les soldats donnèrent de grands coups à la porte, et demandèrent où était le père Sabás. Le père Sabás se présenta spontanément en disant : Je suis là, que voulez-vous ? Alors ils lui ligotèrent fortement les bras dans le dos. Le père Sabás leur demanda encore : Qu’est-ce que je vous dois ? pourquoi me liez-vous ? quel mal ai-je fait ?, à quoi les soldats répondirent que ce n’était pas avec eux, mais avec le général qu’il fallait régler tout cela. On aura noté la similitude des propos avec ceux de Jésus lors de son arrestation à Gethsémani. Ils partirent donc avec le père Sabás et le jeune José Beltrán.

En se rendant à l’église paroissiale, transformée en écurie et en quartier général, les soldats lui dirent : On va aussi arrêter le curé Vizcarra, qui est le chef de toute cette révolution, et là on verra comment ça finira.

Un voisin leur fit remarquer que le père Sabás était innocent et même avait empêché qu’on mît le feu à la mairie, ils répondirent : On s’en fiche… Il faut tuer tous les curés, et tous ceux qui vont avec eux.

Le chef militaire ordonna qu’on l’attachât à une colonne de l’église. La corde serrait fortement la peau, les bras étaient attachés derrière le dos, le soleil était chaud : le père demanda plusieurs fois de l’eau car il avait très soif, mais ils ne s’en soucièrent pas. Très tard, le père leur dit : Je ne peux donc rien obtenir d’autre de vous, pas même cette faveur que vous me donniez un peu d’eau ? Alors un soldat lui porta un peu d’eau, qu’il eut du mal de boire à cause de ses liens.

Il priait continûment ; le jeune José aussi était attaché à une autre colonne, et avait très peur. Le père dit plusieurs fois aux soldats : Dieu sait que je ne vous dois rien ; mais si toutefois vous avez quelque doute sur moi, ne faites rien à ce garçon, car il n’a aucune faute à se reprocher. Puis, à José : N’aie pas peur, José, courage ! Dieu sait bien que nous n’avons rien fait de mal ; mais si quelque chose nous arrive, tu sais que là-haut nous aurons notre récompense ; prie notre Seigneur et Sauveur, bien que je sois certain qu’il ne t’arrivera rien. Peu après, on libéra le garçon et il resta en vie.

(José, l’aîné des orphelins, héritera de la maison du père Sabás, dont une plaque y rappelle le martyre ; José avait aussi une image de Notre Dame de Guadalupe, que lui avait donnée le père Sabás et qui maintenant est en possession du fils de José, Norberto. Ce dernier n’eut guère la possibilité de connaître l’histoire de son papa, car il n’avait que cinq ans à la mort de celui-ci.) 

Les habitants du pays demandèrent avec beaucoup d’insistance aux soldats de libérer le prêtre, en leur offrant même de l’argent comme rançon, mais sans résultat.

Le général Izaguirre avait l’ordre de capturer le curé, Francisco Vizcarra, ainsi que le vieux prêtre José Dolores Guzmán. Sur le tard, on porta le père Sabás comme un paquet devant le général, qui lui demanda : Où est le curé Vizcarra ? Le père ne répondit rien. Plusieurs fois le soldat de garde donna un coup très brusque sur la corde qui attachait le père et le fit tomber à la renverse sur le pavement ; après l’avoir remis sur pied, il passait la corde aux autres soldats, pour recommencer le même outrage. Interrogatoire et torture recommencèrent aussi longtemps que les forces du martyr le consentirent.

Les soldats lui brûlèrent les pieds avec de l’essence et pour prolonger le tourment, ils lui allumèrent deux brasiers, un près de son visage, l’autre près des pieds ; entre moqueries et blasphèmes, ils lui mettaient les mains et les pieds dans les braises et dans le feu. Le père Sabás murmurait Mon Seigneur et mon Sauveur, Reine de Guadalupe, ma mère, soulagez-moi. 

Depuis dehors on entendait les cris de douleur du père Sabás, car la pièce était sans toit : jamais il ne renia sa foi, jamais il ne s’impatientait. Cette torture brutale se prolongea jusqu’aux premières heures du matin. De temps en temps, un des soldats lui appliquait sur la peau un tison ardent en se moquant de lui : Tu nous as dit que tu fais venir Dieu dans tes mains, qu’il descende maintenant pour te libérer des miennes.

Sous les intempéries de la nuit comme sous le soleil du jour, le père Sabás resta ainsi attaché à la colonne, douloureusement suspendu, sans manger ni boire, et les bonnes personnes qui auraient voulu lui porter de l’eau furent chassées avec insolence, menaces et mêmes frappées.

Ce n’est que lorsqu’on mit fin à cette barbare torture, qu’on détacha le martyr, et encore, il s’écroula lourdement par terre, incapable de se redresser, tant les cordes lui avaient rompu tous les membres. Mais on l’obligea bestialement à se lever quand même et à parcourir, sur ses pieds en sang et brûlés, la distance qui séparait l’église du cimetière. C’était le Mercredi Saint 13 avril.

 Arrivé au cimetière., on l’acheva par balles ; il était neuf heures du soir, on entendit bien les coups de pistolet et les voisins se mirent à prier pour le père. Peu après un soldat se présenta à la “Maison de l’Assistance”, pour reconnaître : Monsieur, j’ai honte d’avoir tué ce curé ; il est mort injustement. Nous lui avons mis trois ou quatre balles et malgré tout il se relevait pour crier «Vive le Christ Roi»

On pourrait ingénieusement rapprocher le nom du père Sabás Reyès, du mot espagnol Rey (roi) ; certainement, il “cria” plus avec son âme qu’avec sa voix.

Le 14 avril 1927 au matin, à sept heures, deux messieurs virent le cadavre du Père Reyes, contre le mur en-dehors de l’église, déjà froid et rigide, avec quatre balles : deux dans la poitrine, une dans le bras droit et une autre dans le front. La peau, les côtes, les chevilles, portaient de profondes marques de cordes ; les mains brûlées, le crâne très enfoncé et pratiquement tous les os brisés par les coups.

Béatifié en 1992, le Père Reyes Salazar fut canonisé en 2000, avec vingt-quatre autres martyrs mexicains. Leur fête commune est le 21 mai, tandis que le Martyrologe les commémore chacun à la date de son martyre : saint Sabás Reyes Salazar, le 13 avril.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 23:00

Martinus 1er

649-655

 

Martinus (Martin) était né à Todi en Ombrie (Italie), en 590.

Il devint apocrisiaire (on dirait simplement aujourd’hui : nonce) du pape à Constantinople. Quand le pape Théodore excommunia le patriarche Paul de Constantinople, pour hérésie, ses envoyés furent emprisonnés et l’un d’eux, Martin, réussit à s’échapper.

A la mort de Théodore, ce fut Martin qui fut élu pour lui succéder, comme soixante-quatorzième pape.

A cette époque sévissait l’erreur monothéliste, qui prétendait que Jésus-Christ n’avait qu’une volonté, suite à l’autre erreur monophysiste qui ne reconnaissait qu’une nature en la personne du Fils de Dieu incarné.

L’empereur Constant II, voulant imposer brutalement une unique ligne de pensée dans l’Eglise, avait promulgué en 648 un Typus, décret impérial où il était défendu de parler d’une ou deux énergies, ou d’une ou deux volontés dans le Christ.

Martin 1er voulut réaffirmer la doctrine de l’Eglise : Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme, a bien deux natures et donc aussi deux volontés, la divine et l’humaine. Aussi réunit-il au Latran en 649 un concile où vinrent plus de cent évêques, surtout italiens, et une trentaine d’ecclésiastiques grecs chassés par les Arabes. Le concile condamna le Typus, et envoya une encyclique aux Eglises occidentales. Le pape s’efforçait de reprendre des contacts en Orient et d’inviter tous les évêques à rompre avec le monothélisme.

Le courage de Martin 1er reçut sa sanction. L’empereur Constant II chargea son chambellan Olympios d’aller assassiner le pape. L’expédition échoua dans la basilique Sainte-Marie-Majeure, et Olympios alla lui-même demander pardon au pape. Ce fut alors l’exarque de Ravenne, Calliopas, qui en 653 s’enhardit à aller enlever le pape manu militari, cette fois-ci dans la basilique du Latran. Alors commença le long calvaire du pauvre pontife.

Martin 1er fut d’abord relégué sur l’île de Naxos pendant une année, puis conduit à Constantinople, après un voyage fort pénible durant lequel le pape, qui souffrait déjà de la goutte, était étroitement surveillé, empêché de se laver et privé de nourriture. Arrivé là, on laissa la populace insulter le pape, qui fut jeté dans la prison de Prandearia, où il resta environ trois mois au secret. Après un simulacre de jugement, on le dépouilla de ses vêtements et on le revêtit d’un carcan de fer en présence des sénateurs et de l’empereur. Condamné à mort, il fut enfermé dans une autre prison de condamnés de droit commun. La Providence permit que deux femmes, qui détenaient les clefs de la prison, eussent pitié de lui : elles lui apportèrent des couvertures, car il était transi de froid et ne pouvait plus parler.

A ce stade là, le patriarche de Constantinople eut quelque remord et obtint de l’empereur qu’on n’exécuterait pas le pape. Ce dernier resta encore quelques mois dans sa prison, ayant encore la force d’écrire un mémoire à ses fidèles, puis il fut déporté secrètement en Chersonèse (Crimée), où il souffrit beaucoup de la faim et mourut un 12 ou 13 avril de 655.

Dernier des papes martyrs, saint Martin 1er est mentionné au Martyrologe le 13 avril.

Son successeur fut Eugène 1er.

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