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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 20:36

Facundo Fernández Rodríguez
1869-1936

Né le 12 janvier 1869 à Válor (Grenade) d’un père boulanger, il fut baptisé le lendemain de sa naissance. Cette famille comptait sept enfants.

Quand Facundo voulut entrer au séminaire en 1884, son pauvre papa demanda qu’il fût admis malgré ses maigres ressources.  Un peu malentendant, Facundo avait l’habitude de parler fort.

Facundo fut ordonné prêtre en 1897. Il desservit plusieurs paroisses : Torvizcón, Mecina Alfahar, Nechite, Darrícal.

Il dut quitter cette dernière localité le 7 août 1936, à cause de la violence de la persécution. Il fut accueilli par un cousin à Válor, mais la surveillance était perspicace : on l’arrêta le lendemain.

Prisonnier à Ugíjar, puis à Berja, il fut assassiné avec deux autres prêtres au cimetière, le 4 septembre 1936 

Béatifié en 2017, Facundo Fernández Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 4 septembre.

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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 20:35

Juan Muñoz Quero
1876-1936

Il naquit le 29 août 1876 à Mecina Alfahar (Grenade).

Sa famille, quoique de condition modeste, put l’envoyer au séminaire de Grenade ; il fut ordonné sous-diacre en 1903, et l’on peut supposer qu’il fut ordonné diacre et prêtre l’année suivante, quoiqu’on n’en ait pas retrouvé les actes.

D’abord curé de Yátor, il le fut ensuite de Sorvilán. Ses paroissiens surent lui fournir les victuailles nécessaires, car il était très pauvre.

En 1936, les jeunes de la paroisse protégèrent son presbytère contre les représailles des révolutionnaires. Mais l’atmosphère changea quand il passa à la paroisse d’Albondón : les autorités ne lui laissèrent pas même le temps de décharger sa voiture, il dut repartir pour Grenade, puis retourna chez sa sœur à Válor.

Bientôt arrêté, il tomba malade dans l’affreuse prison où on l’enferma. Si on lui permit d’aller revoir sa sœur quelques instants, on alla le rechercher presque aussitôt pour l’envoyer à la prison de Berja.

Il fut assassiné avec deux autres prêtres au cimetière de Berja, le 4 septembre 1936.

Béatifié en 2017, Juan Muñoz Quero sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 4 septembre.

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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 20:35

Juan Moreno Juárez
1891-1936

Il naquit le 15 décembre 1891 à Válor (Grenade) et fut baptisé trois jours plus tard.

Au séminaire de Grenade, il édifiait chacun par sa sainteté et son savoir.

Ordonné prêtre en 1916, il desservit la paroisse de Benínar.

Un trait particulier de sa vie sacerdotale est à retenir : il recevait chaque jour à table un pauvre.

Au début de la persécution religieuse de 1936, on fit circuler un prospectus infâme contre le Prêtre, au point que l’archevêque lui conseilla de quitter le pays. Il y arriva assez tôt pour mettre en sûreté la sainte image du Christ de la Yedra.

Le 5 août, il fut arrêté une première fois, mais libéré grâce à quelque connaissance. Le 10, les miliciens revinrent à la charge : le prêtre était sûrement communiste, puisqu’il recevait les pauvres, mais il avait tort de porter la soutane, motif pour lequel on venait l’arrêter. Aux siens, il dit en partant : Ne pleurez pas pour moi.

Au cimetière de Berja, où il fut conduit le 4 septembre avec d’autres, il se mit à genoux, embrassa le Crucifix, pardonna aux bourreaux et cria : Vive le Christ Roi ! Un des miliciens, en partant, disait : Moi, je n’y suis pour rien dans la mort des Saints !

Don Juan fut assassiné avec deux autres prêtres au cimetière de Berja, le 4 septembre 1936.

Béatifié en 2017, Juan Moreno Juárez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 4 septembre.

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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 07:40

Veronica Antal

1935-1958

 

Veronica naquit la veille de la fête de l’Immaculée Conception, le 7 décembre 1935, à Nisiporești (Roumanie), de Gheorghe et Evei, modestes parents cultivateurs et bons chrétiens, qui eurent ensuite trois autres enfants.

Dès le 8 décembre, Veronica reçut le baptême. On lui donna le prénom de sa tante paternelle, décédée très jeune. Le prêtre qui lui donna ce sacrement était un Religieux italien, nommé Felix Rafaelli, de l’Ordre des Frères Mineurs Conventuels.

Comme les parents travaillaient beaucoup aux champs, la petite fille fut élevée par sa grand-mère, Zarafina, qui lui enseigna l’amour de la Sainte Vierge.

Encore jeune, elle interrompit la fréquentation scolaire pour aider les parents dans la ferme.

Vers 1951, elle exprima son désir d’entrer dans la vie religieuse, mais ses parents s’y opposèrent : d’une part parce qu’ils ne pouvaient gérer la ferme sans elle, d’autre part parce que le climat politique rendait toute manifestation religieuse très difficile, la Roumanie étant alors sous le régime communiste soviétique.

Que fit alors la jeune fille ? Elle se consacra intérieurement au Christ, entra dans les rangs du Tiers-Ordre franciscain, ainsi que dans la Milice de l’Immaculée (fondée par s.Maximilien Kolbe v. 14 août), et partagea désormais son temps entre la prière, le travail domestique et l’enseignement du catéchisme aux enfants.

Elle découvrit bientôt la vie de la jeune martyre Marietta Goretti (v. 6 juillet), qui avait été canonisée en 1950 et dont on parlait beaucoup dans les milieux de l’Action Catholique. Veronica fut enthousiasmée par la mort héroïque de Marietta et disait à ses compagnes qu’en pareille situation, elle réagirait de la même façon. Dieu allait lui en donner l’occasion.

En 1958, elle fit le vœu privé de chasteté. Le 24 août, elle se rendit dans une paroisse proche pour recevoir le sacrement de confirmation.

A son retour, elle fut abordée à Hălăuceşti par un jeune homme mal intentionné, auquel elle résista de toutes ses forces. Le garçon la poignarda de quarante-deux coups de couteau. On retrouva Veronica deux jours plus tard, tenant son chapelet dans ses mains.

Veronica avait vingt-deux ans ; martyre de la chasteté, elle fut béatifiée en 2018 et sera commémorée dans le Martyrologe le 24 août.

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 10:15

Elisabeth Eppinger

1814-1867

 

Elisabeth naquit le 9 septembre 1814 à Niederbronn-les-Bains (Bas-Rhin), aînée des onze enfants de pieux et modestes agriculteurs.

On connaît bien les détails de la vie d’Elisabeth par le manuscrit qu’elle rédigea par obéissance au curé de Niederbronn ; c’est ce pasteur éclairé qui décela en elle des signes d’une vocation toute particulière.

Dès sa tendre enfance, Elisabeth se sentit poussée à la prière, à la sainteté. Très sensible à la Passion du Christ, à l’horreur du péché, elle demanda à Dieu de lui apprendre les moyens d’être sainte. Elle eut plusieurs fois une réponse intérieure qui lui disait : Je ne veux pas ta prière, mais ton obéissance ou aussi Je préfère ton obéissance à ta prière.

Son respect et son amour pour le prêtre et pour l’Eucharistie s’intensifièrent jusqu’à ce qu’elle put enfin recevoir la Communion. Elle avait alors treize ou quatorze ans.

A partir de cette date, Elisabeth fut portée encore davantage à prier et à se sanctifier. Ne pouvant communier que tous les quinze jours, elle pria le curé de lui permettre de communier plus souvent.

Elle allait à la messe aussi en semaine, et même une fois en désobéissant à ses parents ; elle en eut un tel remords, qu’elle s’en ouvrit à son confesseur et promit de ne jamais plus désobéir. D’autres fois, ses parents la trouvèrent très tard à prier à genoux par terre dans sa chambre, et le papa lui donna ordre d’aller au lit, par égard pour sa santé ; là encore, elle sut se mortifier en obéissant à l’ordre paternel.

Quand elle demanda au confesseur la permission de mettre une planche dans son lit, celui-ci l’autorisa à mettre seulement une paillasse, une planche les mercredi et vendredi. Mais peu après, le confesseur lui interdit toute mortification de ce genre.

Elisabeth raconte comment, travaillant aux champs, elle alternait le travail et la prière au point qu’elle réussissait, sans savoir pourquoi, à faire le travail de deux personnes.

En 1831, Elisabeth eut une sorte de maladie nerveuse pendant trois mois, suivie d’une maladie de poitrine qui dura près de trois ans. La souffrance l’empêchait de parler. Seul un petit crucifix qu’elle pressait dans ses mains et sur ses lèvres la soulageait un peu.

La maladie prit fin vers 1834, et Elisabeth jouit d’une santé assez bonne jusqu’en 1841. Durant cette période, elle eut la joie d’entrer dans le Tiers-Ordre franciscain, avec d’autres compagnes de sa paroisse. Elle eut l’inspiration de pratiquer trois moyens de se sanctifier davantage : parler peu et seulement par nécessité, ne pas écouter les conversations inutiles, dominer les regards de curiosité. Son confesseur l’approuva fortement.

A nouveau malade, vers 1846 Elisabeth vécut des extases remarquables, durant lesquelles elle eut la vision de Jésus-Christ. Son entourage s’en aperçut et Elisabeth devint l’Extatique de Niederbronn. Elle s’ouvrira toujours de ses expériences et de ses combats intérieurs au curé de Niederbronn, Jean-David Reichard, qui en informa à son tour l’évêque de Strasbourg. Le Prélat comme le Curé eurent la certitude de la destinée particulière réservée à Elisabeth.

Elle songea un moment à rejoindre la communauté des Sœurs de Ribeauvillé, une communauté alors récente qui s’occupait de l’instruction gratuite des jeunes filles. Mais bientôt Elisabeth ressentit l’inspiration de venir en aide aux détresses des corps et des cœurs, aux souffrances multiples des hommes. Ainsi naquit en 1849 l’Institut des Sœurs du Saint-Sauveur, qu’on a généralement appelées les Sœurs de Niederbronn. Elisabeth prit alors le nom d’un Saint qu’elle estimait particulièrement : Alphonse-Maria de Liguori (v. 1er août) et fut nommée Supérieure.

Beaucoup de communautés s’ouvrirent en Europe centrale, dans cet esprit d’apporter du soulagement aux malades dans leur propre maison, sans distinction de condition sociale ou de religion. Pendant les dix-huit années de sa présence à la tête de l’Institut, Mère Alphonse-Maria transmit son désir de faire reconnaître l’amour du Christ Sauveur pour tous les hommes, à travers les gestes qui apaisent la souffrance et font renaître l’espérance.

Les Religieuses manifestèrent particulièrement leur zèle au moment de l’épidémie de choléra de 1854, ce qui leur valut une approbation impériale de Napoléon III.

L’Institut fut approuvé par le pape dès 1863 et reconnu de droit pontifical en 1866. A cette date, il y avait déjà une centaine de maisons et quelque sept cents Religieuses.

Mère Alphonse-Marie mourut peu après, le 31 juillet 1867. Elle fut béatifiée en 2018.

Des maisons de cet Institut se sont ouvertes en Argentine, en Angola.

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 20:24

Martín Salinas Cañizares
1895-1936

Né le 25 mai 1895 à Canjáyar (Almería) et baptisé six jours plus tard, il était le fils d’un policier (ou d’un concierge).

Il entra au séminaire d’Almería et fut introduit dans l’entourage proche de l’évêque, qui l’estimait beaucoup. En 1920, il fut ordonné prêtre.

Après avoir enseigné au séminaire, il fut envoyé en paroisse : au sanctuaire d’Almería d’abord (1923), puis il fut nommé chanoine de la cathédrale (1927). Il fut notaire durant le synode diocésain de 1929.

Le 22 juillet 1936, il pénétra courageusement dans la chapelle du collège lasallien pour en retirer le Saint-Sacrement, se déclarant ouvertement aumônier devant les miliciens qui l’insultaient et le maltraitaient. Le 1.septembre, un milicien - qui avait reçu de l’aide de ce Prêtre - vint fouiller chez lui pendant deux heures. Le Prêtre fut ensuite arrêté, mis en prison au commissariat et envoyé sur le bateau-prison Astoy Mendi.

A cause de la violence avec laquelle on l’attachait, don Martín ne put dominer sa douleur ; on lui répondit : Ne t’en fais pas, il n’y en a pas pour longtemps. Effectivement, on l’emmena le lendemain au Pozo de la Lagarta, pour le fusiller.

Martyrisé le 2. septembre et béatifié en 2017, Martín Salinas Cañizares sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 2. septembre.

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 18:56

Martín Salinas Cañizares
1895-1936

Né le 25 mai 1895 à Canjáyar (Almería) et baptisé six jours plus tard, il était le fils d’un policier (ou d’un concierge).

Il entra au séminaire d’Almería et fut introduit dans l’entourage proche de l’évêque, qui l’estimait beaucoup. En 1920, il fut ordonné prêtre.

Après avoir enseigné au séminaire, il fut envoyé en paroisse : au sanctuaire d’Almería d’abord (1923), puis il fut nommé chanoine de la cathédrale (1927). Il fut notaire durant le synode diocésain de 1929.

Le 22 juillet 1936, il pénétra courageusement dans la chapelle du collège lasallien pour en retirer le Saint-Sacrement, se déclarant ouvertement aumônier devant les miliciens qui l’insultaient et le maltraitaient. Le 1.septembre, un milicien - qui avait reçu de l’aide de ce Prêtre - vint fouiller chez lui pendant deux heures. Le Prêtre fut ensuite arrêté, mis en prison au commissariat et envoyé sur le bateau-prison Astoy Mendi.

A cause de la violence avec laquelle on l’attachait, don Martín ne put dominer sa douleur ; on lui répondit : Ne t’en fais pas, il n’y en a pas pour longtemps. Effectivement, on l’emmena le lendemain au Pozo de la Lagarta, pour le fusiller.

Martyrisé le 2. septembre et béatifié en 2017, Martín Salinas Cañizares sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 2. septembre.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 22:22

Lucien Botovasoa

1908-1947

 

Né en 1908 à Vohipeno (Madagascar SE), Lucien était l’aîné d’une grande fratrie de neuf frères et sœurs, enfants de Joseph Behandry et Philomène Neviantsoa (ou Neviasoa). Joseph était lui-même catholique depuis quelques années, les missionnaires étant arrivés à Vohipeno en 1899. Lucien reçut le baptême en 1922 - sa mère en 1925.

 

Excellent élève, Lucien fut envoyé chez les Jésuites de Fianarantsoa, dont il sortit premier. Revenu à Vohipeno, il y fut alors l’instituteur, à partir de 1928. Ses élèves l’appelleraient désormais Maître Lucien.

 

En 1930, il épousa une jeune fille de seize ans, Suzanne Soazana (apparemment, le nom de famille de cette jeune fille n’est que la transformation du prénom français). Suzanne était illettrée, mais bonne épouse fidèle  et mit au monde huit enfants, dont trois moururent en bas âge.

 

Lucien était un homme très actif. Il lisait beaucoup et étudiait toujours ; outre le malgache classique, il savait le français et le latin, l’allemand et l’anglais, le chinois ; il lisait des textes arabo-malgaches ; il jouait du clairon et de l’harmonium.

 

Instituteur hors pair, il enthousiasmait ses élèves, auxquels il lisait des Vies de Saints d’une façon si vivante qu’ils ne les oubliaient jamais. A l’église, il dirigeait la chorale. En-dehors de l’école, il rayonnait et amenait au baptême beaucoup de ses élèves.

 

Le curé, un bon père lazariste, tomba malheureusement dans l’alcoolisme ; Lucien continua de l’entourer et de l’aider, sans jamais en dire du mal. D’ailleurs, on ne vit jamais Lucien perdre son sourire.

 

En 1940, il fonda une petite fraternité d’esprit franciscain et s’engagea désormais dans la voie de la sanctification ; en dehors des heures d’enseignement à l’école, il s’habillait très pauvrement, la corde autour des reins ; il jeûnait les mercredi et vendredi ; il se relevait la nuit pour prier, et se levait dès quatre heures du matin pour aller adorer le Saint-Sacrement à l’église.

 

A partir de 1947, un courant indépendantiste essaya d’enrôler Lucien, qui refusait catégoriquement de s’occuper de politique. La Semaine Sainte, des massacres se déchaînèrent, les habitants s’enfuirent dans la forêt. Le mercredi de Pâques 9 avril 1947, Lucien revint dans la ville et rassembla ceux qu’il y trouva pour prier.

 

Le 17 avril, on convoqua Lucien au «clan» local ; il s’y attendait depuis longtemps et fit des adieux touchants à sa femme. Il refusa de s’enfuir, car sa fuite aurait déclenché des représailles contre sa femme et ses enfants - dont l’aîné avait quinze ans alors.

 

Au terme d’une longue discussion, durant laquelle Lucien répéta son net refus d’appartenir au groupe politique, il fut condamné à mort par le chef de clan.

 

En partant pour le lieu de l’exécution, Lucien prophétisa au chef des bourreaux qu’il mourrait chrétien.

 

Les bourreaux étaient de ses anciens élèves ; ils n’osaient le frapper ; c’est Lucien qui les exhorta à accomplir leur tâche ; il fut décapité au premier coup de hache.

 

Dix-sept ans plus tard, le chef des bourreaux se convertit effectivement sur son lit de mort, répétant : Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour moi, pauvre pécheur.

 

Martyrisé le 17 avril 1947, Lucien a été béatifié en 2018.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 22:21

Adèle de Batz de Trenquelléon

1789-1828

 

Adèle naquit dans le château familial de Trenquelléon à Feugarolles (Lot-et-Garonne) ; elle aura un petit frère.

Leur mère, née Marie-Ursule de Peyronnencq de Saint-Chamarand, descendait de saint Louis.

Leur père était le baron Charles de Batz de Trenquelléon, officier au régiment des Gardes françaises à Paris. Au moment des premières émeutes de la capitale en 1789, ce régiment se rangea aux côtés de la population parisienne, et fut immédiatement dissout. Par la suite, le baron Charles de Batz protégea la fugue de Louis XVI, et dut s’exiler.

En 1797, Madame de Batz et ses deux enfants durent s’exiler à leur tour, en Espagne puis au Portugal, où les rejoindra le baron de Batz. En 1800, la famille put venir s’installer à San Sebastian, dans le Pays basque espagnol ; c’est là qu’Adèle reçut la Première communion, en 1801.

Ce fut pour Adèle un événement capital ; par la suite, elle notera avec grand enthousiasme les occasions où elle pourra recevoir l’Eucharistie : à cette époque, on n’avait pas coutume de communier fréquemment. Adèle parlait alors d’entrer au Carmel.

C’est aussi  en 1801 que la famille put regagner le château de Trenquelléon.

En 1803, Adèle reçut la Confirmation. Elle a quatorze ans, et c’est à cet âge qu’elle décide d’organiser un petit cercle d’amies, qu’elle appellera la Petite Société. Les membres s’engagent à une vie approfondie dans la prière et les sacrements, et à une activité missionnaire de charité et d’apostolat. L’association s’accroît, s’étend, recrute des prêtres. Adèle garde le lien avec tous par une intense correspondance. L’abbé Jean Larribeau deviendra le directeur spirituel d’Adèle.

En 1808, la Petite Société compte déjà une soixantaine de membres ; c’est alors qu’Adèle associe son groupe à celui de la Congrégation de l’Immaculée, fondée par le père Chaminade (v. 22 janvier), qui lui semblait avoir les mêmes idéaux et les mêmes buts.

C’est à cette période qu’Adèle, toujours guidée par l’abbé Larribeau, mais aussi par le père Chaminade, donnera naissance en 1816 à une nouvelle congrégation, les Filles de Marie Immaculée. Adèle prendra alors le nom religieux de Mère Marie de la Conception.

Les Religieuses, qu’on appela bientôt les Sœurs Marianistes, organisèrent un ouvroir, puis des classes gratuites pour les enfants pauvres ; des maisons s’ouvrirent ainsi à Tonneins, Condom, Bordeaux, Arbois.

Une de ses grandes amies fut la bienheureuse Emilie de Rodat (v. 19 septembre).

Adèle s’éteignit à cette vie le 10 janvier 1828, en s’exclamant Hosanna Filio David ! Hosanna au Fils de David !

La famille marianiste est vaste, ses membres sont ouverts à toutes les formes d’apostolat et sont présents dans de nombreux pays de tous les continents.

Adèle a été béatifiée en 2018 et sera commémorée le 10 janvier au Martyrologe.

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 21:39

Maria Gargani

1892-1973

 

Maria naquit au soir du 23 décembre 1892, à Morra de Santis (Avellino, Latium, Italie C) ; elle était la benjamine des huit enfants de Rocco et Angiolina De Paola.

Le papa était un homme fort pieux et c’est lui qui se chargea de l’enseignement du catéchisme à ses enfants.

Maria fit son «école primaire» à la maison, puis chez son oncle à Avellino ; elle réussit sans peine son examen de maîtresse d’école en 1913.

Dans la région de Foggia, de 1913 à 1945, elle allait se donner entièrement à la formation des enfants du catéchisme pour les préparer à la Première communion. C’est durant cette période qu’elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain, ayant découvert en s.François d’Assise «le» Saint qui l’inspirait dans son amour pour Dieu.

Mais ce qui marqua très profondément Maria, à partir de 1916, ce fut la direction spirituelle qu’elle reçut du père Pio de Pietrelcina (v. 23 septembre). Jusqu’en 1915, Maria avait eu successivement deux pères spirituels, dont le second fut appelé à être aumônier militaire durant la guerre ; c’est ce dernier qui adressa Maria au père Pio. Il s’ensuivit une correspondance soutenue et l’on conserve plus d’une soixantaine de lettres que reçut Maria de ce Prêtre stigmatisé.

Dès 1934, Maria commença à réunir autour d’elle des jeunes filles qui étaient captivées par son amour de Dieu. Ce fut le début des Sœurs Apôtres du Sacré-Cœur, vivement encouragées par le père Pio, bientôt approuvées par l’évêque de Naples, où s’établit la maison-mère. Maria y fit sa profession en 1936, avec le nom religieux de Marie Crucifiée du Divin Amour.

Elle fit la profession perpétuelle en 1956.

Elle mourut à Naples le 23 mai 1973.

Le miracle qui fut examiné dès 1975 pour sa béatification, fut la guérison d’une femme italienne affectée d’un cancer généralisé. Guérie, celle-ci vécut encore trente année.

Les Religieuses appartenant aux Sœurs Apôtres du Sacré-Cœur, s’occupent de l’évangélisation des enfants, des pauvres, des marginalisés. Elles prêtent ainsi leur concours dans les paroisses. Elles sont présentes en Afrique (Burkina Faso, Bénin).

Maria Crocefissa a été béatifiée en 2018 et sera commémorée le 23 mai au Martyrologe.

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