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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 00:00

Phaolô Lê Vǎn Lộc

1830-1859

 

Phaolô (Paul) était né à An Nhợn (Gia Định, Vietnam) dans une famille croyante.

Orphelin à dix ans, il fut adopté et put étudier au petit séminaire Le Nhum, pendant deux ans. Puis il étudia la théologie à Penang.

Prêtre, il appartenait au vicariat apostolique de la Cochinchine occidentale. Son évêque voyait pour lui un avenir très prometteur. Revenu dans son diocèse, il s’occupa de la catéchèse et de la formation des séminaristes.

D’après les registres de baptême, on voit qu’il a amené à l’Eglise plus de deux-cents néophytes en une année.

Après que le séminaire fut fermé et abandonné, le père Paul continua à tout faire pour fournir aux séminaristes ce qui leur fallait. C’est dans un de ses déplacements qu’il fut reconnu par une femme païenne et dénoncé.

Arrêté le 13 décembre, il subit un jugement hâtif et fut condamné à mort.

Le 13 février 1859 il fut décapité.

Béatifié en 1909, canonisé en 1988, il est fêté avec tous les Martyrs du Vietnam le 24 novembre.

 

 

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 00:00

Cristina Camozzi

1435-1458

 

Des incertitudes sur cette personnalité ont donné lieu à deux traditions (ou même trois).

La plus consistante semble être celle qui fait naître Cristina le 4 août 1435 à Calvisano (Brescia), de Giovanni et Margherita.

A quatorze ans, elle aurait émis les vœux comme tertiaire agostinienne à Saint-Barnabé de Brescia (d’où son surnom de Agostina) puis, de retour à Calvisano s’adonna au soin des pauvres. Après la mort des parents, elle serait allée à Rome, Assise, enfin Spolète, où elle continua de s’occuper des pauvres et des malades, et y serait morte le 14 février 1458.

L’autre tradition la fait naître à Porlezza (Côme, Lugano, Italie) en 1435, fille d’un docteur Camozzi, et nommée Agostina. 

Une première fois veuve d’un artisan de l’endroit, puis à nouveau veuve d’un hypothétique chevalier milanais (et mère d’un petit bébé qui mourut très vite), et encore une fois veuve, elle aurait finalement embrassé une vie de pénitence, entrant chez les Augustiniennes de Vérone avec le nom de Cristina, mais, ne pouvant supporter les austérités du couvent, se dirigea à Come, Milan, Rome, Assise, et Spolète, changeant de lieu fréquemment pour rester dans l’ombre. 

Elle aurait voulu rejoindre les saints lieux de Terre Sainte, mais s’arrêta à Spolète (Ombrie), où elle s’adonna au soin des malades de l’hôpital.

La troisième tradition la rend parente des Visconti de Milan.

Finalement, les trois traditions concourent à la même conclusion : cette sainte femme, Agostina ou Cristina, s’éteignit bientôt à Spolète, le 13 février 1458. La ville la fit enterrer dans le couvent de Saint-Nicolas, où alors beaucoup de miracles eurent lieu par son intercession.

Elle fut béatifiée en 1834.

 

Sous le nom de Cristina (Agostina) Camozzi, le Martyrologe romain la commémore le 13 février.

 
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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 00:00

Lucrezia Bellini

1444-1469

 

Dives in misericordia (Riche en miséricorde), Dieu tire toujours un bien du mal. Comme le fils adultérin de David devint le grand roi Salomon, ainsi la fille d’une religieuse infidèle de Padoue devint une grande sainte.

Lucrezia Bellini grandit ainsi à Saint Prosdocime, le couvent de sa mère à Padoue, travaillant humblement aux charges domestiques pour aider les Religieuses dans leur vie quotidienne.

Quand elle exprima son désir d’être elle-même Religieuse, on avança quelques réserves, un peu compréhensibles.

Mais l’évêque autorisa Lucrezia à commencer son noviciat chez les Bénédictines, en 1461, où elle prit le nom de Eustochium. 

Bientôt de mystérieuses manifestations, violentes et de caractère hystérique, la firent prendre pour une possédée. Aussi on lui réserva le sort d’une possédée, l’isolant, et lui donnant seulement pain et eau, on l’exorcisa plusieurs fois. Quand l’abbesse tomba malade, on accusa même Eustochium de l’avoir empoisonnée. On dut même résister à un mouvement populaire de la population, qui voulait faire brûler cette «sorcière».

Mais Eustochium restait douce, pieuse, patiente, considérant toutes ces souffrances comme une vie de pénitence. 

Finalement elle put émettre les vœux de religion, peu avant de mourir, en 1465. Après sa mort, on vit marqué sur sa poitrine le nom de Jésus.

 

Le dies natalis de la bienheureuse Eustochium est le 13 février.

 
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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 00:00

Baolu Liu Hanzuo

1778-1818

 

Baolu (Paul) était né vers 1778 à Lezhi (Sichuan, Chine).

Il fut prêtre dans ce même vicariat apostolique.

Des soldats vinrent l’arrêter le 15 août 1817, pendant qu’il célébrait la messe. Il leur dit : Laissez-moi achever le saint sacrifice. 

Ils attendirent et, après la célébration, ils emmenèrent le prêtre à Tchen-tou (Chengdu). 

Le père Liu Hanzuo fut étranglé à Chengdu (Sichuan).

C’était le 13 février 1818.

 

Il a été canonisé en 2000, parmi les cent-vingt Martyrs chinois, fêtés ensemble le 9 juillet.


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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 00:00

Josep Gassol Montseny

1915-1937

 

Josep naquit le 31 mars 1915 à Solivella (Conca de Barberá, Tarragona, Catalogne, Espagne NE), où il recevra le baptême, puis en 1916 la confirmation et, en 1925, la Première communion.

Il entra au séminaire de Tarragona, où on le connut comme un séminariste très pieux, humble, qui savait déjà se mortifier et chercher la perfection.

Lors de la proclamation de la République (1932), ses parents lui demandèrent s’il allait abandonner ses études ou les continuer. Sa réponse fut sans partage : Si Dieu se préoccupe de donner à manger aux oiseaux du ciel et de vêtir les lys des champs (cf. Mt 6:25-30), à plus forte raison s’occupera-t-Il de ses ministres. Si sa volonté est que je sois sacrifié, que Sa volonté soit faite et non la mienne.

Lors de la révolution de 1936, c’était l’été et Josep en était à sa dernière année d’études. Il se trouvait chez les siens pour quelques jours de vacances, mais la situation ne lui permit pas de rejoindre le séminaire. Il resta dans la famille.

Le 12 février 1937, il achevait à peine le chapelet avec les siens, que se présentèrent des miliciens pour l’arrêter, pour le seul grief qu’il était séminariste. Josep se laissa arrêter sans aucune résistance : Si je dois verser mon sang pour Dieu, je le lui donne volontiers.

On arrêta d’autres hommes et on les fit monter en camion, ligotés deux à deux. L’un d’eux réussit à couper la corde avec un petit canif ; les miliciens prirent le canif et dirent à Josep : Avec ça, on va te couper…

Les prisonniers furent abattus sur la route de Pira. La dernière parole de Josep fut : Ramenez-moi à la maison ! Je vous pardonne !

On les enterra sur place. Josep n’avait pas vingt-deux ans.

 Josep fut béatifié en 2013.

 
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 00:00

John Nutter

? - 1584

 

On ne connaît pas sa date de naissance. Mais on sait le plus important : son martyre en témoin du Christ.

Né à Reedley Hallows (Burnley, Lancashire), il étudia à Oxford et fut bachelier. 

Il quitta la religion protestante, et vint au Collège anglais de Reims, avec son frère, en 1579. Il fut ordonné prêtre en 1582.

Aussitôt après, il s’embarqua au Havre et devait arriver à Scarborough, mais le bateau alla s’échouer sur la côte de Suffolk, où John tomba gravement malade et fut déposé sur le littoral de Dunwich. Le bateau fut ensuite perdu (coulé ?), mais tous les passagers furent sauvés.

Là-dessus, un ministre du culte trouva une sacoche, dont il espérait recueillir quelque butin, et fut bien étonné de n’y trouver que des livres catholiques. Il en parla aux magistrats, qui suspectèrent notre John et ses compagnons d’être des prêtres. Interrogé, John ne nia pas l’évidence. On l’incarcéra, avec un autre prêtre, nommé Conyers, et un laïc, nommé Lawson.

Sans considération de sa fièvre, ils attachèrent John avec une lourde chaîne aux pieds, ainsi que les deux autres prisonniers, pour les conduire au Conseil de la ville. En attendant, ceux qui les avaient dénoncés se mirent à le questionner et, sur les réponses très pertinentes de John, furent tellement émerveillés de sa science, qu’ils pensèrent avoir pris un évêque ou un jésuite, envoyé ici dans le cadre d’on ne sait quel complot. Mais aucun n’ouvrit les yeux jusqu’à admettre la Vérité, ni même pour avoir quelque sentiment de bienveillance envers ce malade.

Après dix jours d’attente, le Conseil fit savoir qu’il fallait conduire les prisonniers à Londres. On mit les prisonniers dans une charrette, ce dont John souffrit encore davantage qu’à cause de sa fièvre, et surtout parce que les gardiens passaient exprès par les chemins les plus mauvais.

De Londres, on passa à Richmond pour un premier interrogatoire ; John était si faible, qu’il put seulement réaffirmer qu’il était prêtre ; on le renvoya à Londres pour être enfermé à Marshalsea. Là, grâce à la charité de braves personnes, il put se remettre. Pendant une année, il resta là, parlant, prêchant, conseillant, réconciliant, sans épargner sa fatigue. Parmi tous ceux qu’il exhorta ainsi, il s’en trouva un qui résista longtemps à la grâce, mais qui se convertit ensuite totalement en voyant comment ce prêtre mourut en martyr.

John Nutter se montra aussi très miséricordieux envers ces persécuteurs. Il était pour lui-même très austère, et ne se plaignait de rien. 

Un jour qu’arriva un autre prêtre prisonnier, il s’arrangea pour baiser les liens qu’on lui avait mis aux pieds et aux mains, affirmant que ces fers, qui avaient touché les membres d’un serviteur de Dieu, étaient comme sanctifiés.

Après donc une année de prison, John fut à nouveau interrogé. Si le pape venait à envahir l’Angleterre, il ferait ce qu’un bon prêtre catholique devrait faire. Il rédigea ensuite une lettre, qu’il demanda à faire porter à la Reine, dans laquelle il affirmait qu’il n’était pas venu pour apporter l’agitation ou troubler la paix ou fomenter quelque complot ; qu’il n’était là que pour apporter la Vérité et favoriser les intérêts de la Reine et du pays. Ceci ne fit que précipiter son jugement et sa condamnation.

Le 7 février 1584, il fut condamné à mort avec quatre autres Confesseurs. Après cinq jours passés à la Tour, ils furent traînés à Tyburn, pendus, éviscérés et écartelés, selon la triste expression habituelle alors.

Le 12 février 1584, John Nutter fut exécuté le quatrième, montrant une sérénité remarquable, qui édifia ceux qui étaient présents. Son crime avait été d’être prêtre et de ne pas reconnaître la suprématie royale sur l’Eglise.

Il fut béatifié en 1929.

 
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 00:00

John Murden

1544-1584

 

 

On ne connaît pas grand-chose sur ce prêtre anglais. Mais on sait le plus important : son martyre en témoin du Christ.

Son nom est peut-être plus exactement Munden.

Né à Maperton (Coltley, Dorsetshire), il étudia au Nouveau Collège d’Oxford. Ayant environ quarante ans au moment de son martyre, il pouvait être né vers 1544.

Arrêté pour son catholicisme, il fut déchu de son titre de bachelier en 1566. Plus tard, il vint à Reims en 1580 pour étudier la théologie, et fut ordonné prêtre. Pour harmoniser plusieurs récits, il semble vrai qu’il alla compléter ses études à Rome, qu’il y fut ordonné prêtre, et qu’ensuite il revint à Douai, où s’était alors établi le Collège anglais.

Fin février 1583, il fut arrêté entre Winchester et Londres, et conduit aux magistrats de Staines, qui l’envoyèrent à Londres ; là, on le présenta au principal secrétaire d’Etat. Ce dernier le soumit à un interrogatoire en règle, et le frappa si fort à la tête, qu’il en vacilla et ne pouvait plus rien entendre d’un côté pendant plusieurs jours, puis l’envoya à la Tour. Là, ils fut dans les fers pendant vingt jours, couchant par-terre ; mais il sentait la présence de Dieu en lui, et reçut la visite d’un autre prêtre qui le conforta fraternellement. En outre, on l’accusa calomnieusement d’avoir eu une vie licencieuse.

Les 6 et 7 février 1584, il fut jugé à Westminster-hall avec quatre autres Témoins. Condamnés à mort, ils entonnèrent le Te Deum. Il se montrait si heureux qu’on le crut acquitté ; sa joie ne le quitta plus. Qui voulait venir le réconforter, repartait plutôt réconforté par lui.

Conduit à Tyburn avec George Haydock, Thomas Hemmerford, James Fenn, John Nutter, il fut pendu, éviscéré et écartelé à Tyburn le même jour qu’eux, le 12 février 1584 (le 13 selon un autre témoin). John Murden fut le dernier des cinq à être martyrisé.

Ces Martyrs furent béatifiés en 1929, sauf George en 1987.

 
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 00:00

James Fenn

1549-1584

 

Né à Montacute (Somerset), il avait été élève au collège Corpus Christi d’Oxford.

Marié, il était veuf avec deux enfants. On lui donnerait approximativement la quarantaine d’années ou un peu moins. Faisons-le naître vers 1549.

Condamné à mort pour avoir «comploté contre la Reine», il souffrit le martyre à Tyburn en même temps que les prêtres George Haydock, Thomas Hemmerford, John Murden et John Nutter.

Juste avant le supplice, on avait enlevé à James tous ses vêtements, sauf sa chemise ; puis  au moment de tirer sur la corde de la pendaison, on lui retira aussi cette malheureuse chemise, de sorte qu’il se trouva entièrement nu, pendu, au regard de toute la foule, qui protesta hautement, raconte un témoin oculaire.

Puis, comme pour George et Thomas, on le remit sur pied encore vivant, pour l’éviscérer avant de l’écarteler, ce même 12 février 1584. 

Il fut béatifié en même temps que Thomas, et les deux John, en 1929.

 

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 00:00

Thomas Hemmerford

1556-1584

Né vers 1556 à Stoke (Dorset), il étudia au collète Saint-Jean d’Oxford, avant d’aller à Rome ; il fut ordonné prêtre en 1583. On voit parfois son nom avec un seul m.

Il fut martyrisé à Tyburn en 1584, en même temps que George Haydock, James Fenn, John Nutter et John Murden.

Le supplice consistait habituellement à pendre les suppliciés juste pour commencer de leur faire perdre connaissance, puis on les remettait sur pied et on les éviscérait, avant de les écarteler. Dans le cas de Thomas, il était encore bien conscient, et un témoin oculaire l’entendit gémir «Oh ! Ah !» au moment où le bourreau commença de le «dépecer».

 

Leur dies natalis commun est au 12 février. Ils ont été béatifiés en 1929, sauf George, en 1987.

 
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 00:00

George Haydock

1556-1584

 

George était le plus jeune fils de Evan Haydock, de Cottam Hall (Preston, Lancashire) et de Helen, fille de William Westby de Mowbreck Hall (Lancashire).

Il reçut sa formation dans les collèges anglais de Douai et de Rome et fut ordonné prêtre le 21 décembre 1581, probablement à Reims. 

Peu après avoir débarqué en Angleterre, il fut arrêté à Londres et passa quinze mois dans le plus strict confinement dans la Tour, souffrant d'une recrudescence d'une forte fièvre de malaria, qu'il avait contractée précédemment dans l'été 1581, durant sa visite des sept églises de Rome. Autour de mai 1583, tout en restant dans la Tour, il put jouir du statut plus relâché de "prisonnier libre", et administrer les Sacrements à ses compagnons de prison.

Durant la première période de sa captivité, il avait l'habitude de décorer sa cellule avec le nom et les armes du pape, griffés ou dessinés au charbon de bois sur la porte ou sur les murs : il montra ainsi tout au long de son parcours terrestre, sa passion pour la papauté. 

Grande fut donc sa joie lorsque, en la fête de la Chaire de saint Pierre à Rome (qui se fêtait alors le 16 janvier), le greffier vint l’interroger sur sa croyance, lui et les autres prêtres emprisonnés dans la Tour : il confessa franchement qu'à son profond regret il pourrait être contraint de déclarer que la reine était dans l'hérésie. C'est ainsi qu'il signa son destin. 

Le 5 février 1584 il fut accusé d'avoir conspiré contre la reine, à Reims le 23 septembre 1581, acceptant le 1er octobre de venir en Angleterre et décidant d'y venir le 1er novembre. En réalité, le 1er novembre 1581… il arrivait à Reims. 

Avec lui furent aussi accusés : 

  • James Fenn, du Somersetshire, ancien élève du collège du Corpus Christi à Oxford ; 
  • William Deane, qui avait été ordonné prêtre le même jour que lui ; 
  • Thomas Hemmerford, du Dorsetshire, ancien élève du collège Saint Jean à Oxford ;
  • John Murden, du Dorsetshire aussi, ancien élève au Nouveau Collège à Oxford ;
  • John Nutter, du Lancashire, ancien élève de collège Saint Jean à Cambridge ;
  • deux autres prêtres. 

Le jour suivant, fête de sainte Dorothée, Haydock, Fenn, Hemmerford, Murden et Nutter furent conduits au barreau et plaidèrent non coupables.

Haydock avait depuis longtemps une grande dévotion pour sainte Dorothée et avait l'habitude de se confier chaque jour à sa protection, lui-même et tout ce qu'il faisait. Or sainte Dorothée est fêtée le 6 février.

Il est bien possible que George soit entré au collège de Douai ce même jour en 1574 ou 1575, mais le fait n'est pas confirmé. 

La Concertatio Ecclesiæ affirme qu'il fut arrêté le 5 février, en 1581 ou 1582, mais les annotations de la Tour indiquent qu'il fut conduit à la Tour le 5, auquel cas il fut en réalité arrêté le 4 février. 

Reste que le vendredi 7, tous les cinq furent déclarés coupables et condamnés à mort. 

William et les deux autres ne partagèrent pas le sort des cinq Martyrs d’aujourd’hui.

Les quatre compagnons de Haydock furent destinés aux fers de "la fosse" dans la Tour, tandis que lui fut renvoyé à son ancien quartier, sinon il aurait sans doute échappé au bourreau par une mort naturelle, tant il était faible. 

Tôt le mercredi 12 il célébra la messe, puis les cinq prêtres furent tirés jusqu'à Tyburn parmi maints obstacles ; Haydock, qui était probablement le plus jeune et certainement le plus faible de santé, fut le premier à souffrir. Un témoin oculaire nous a transmis un récit de leur martyre, que le père Pollen, jésuite, imprima dans le cinquième volume de la Catholic Record Society.

Haydock y est décrit comme un homme de complexion délicate, de comportement doux, et bien résolu dans la confession de sa foi. Pendant tout le trajet, il récitait des prières, et en montant sur la charrette, il prononça à haute voix le dernier verset du Te lucis ante terminum (voir ci-dessous). Il reconnut Elizabeth comme sa reine de droit, mais affirma aussi qu'il l'avait appelée hérétique. Ensuite il récita à voix basse une hymne en latin, refusa de prier en anglais avec la foule, mais exprima le désir que tous les catholiques priassent pour lui et pour son pays. 

Sur quoi l'un des présents cria Ici il n'y a pas de catholiques, et un autre Nous sommes tous catholiques ; Haydock expliqua J'entends par 'catholiques' tous ceux qui appartiennent à l'Eglise catholique romaine et je prie Dieu que mon sang permette que la foi catholique se développe en Angleterre

Puis la charrette fut écartée, et bien que le préposé ait donné plusieurs coups à la corde, avant qu'il ne tombât à terre, Haydock était encore bien vivant lorsqu'il fut détaché. 

L’abbé Haydock avait vingt-huit ans.

Le dies natalis de ces cinq Martyrs est au 12 février. George a été béatifié en 1987, les quatre autres l’étaient déjà en 1929.

 

Note sur l’hymne Te lucis ante terminum.

Cet hymne commence l’office des Complies, que les moines chantent au terme de la journée. Il y en eut diverses versions ; celle que chanta George, au «soir» de sa vie, pourrait être celle-ci :

 

Te, lucis ante terminum,        Toi, avant le terme de la lumière, 

Rerum Creator, poscimus,        Créateur des choses, nous te demandons                                                  

Ut solita clementia        Que dans ton habituelle clémence                                                        

Sis præsul ad custodiam.        Tu restes là pour nous garder.

 

Procul recedant somnia        Que les songes reculent                                                                  

Et noctium fantasmata ;         Ainsi que les phantasmes de nuit ;                                                           

Hostemque nostrum comprime        Terrasse notre ennemi    

Ne polluantur corpora.        Pour que nos corps ne se souillent pas.

 

Præsta, Pater omnipotens,        Accorde-le, Père tout-puissant                                                           

Per Iesum Christum Dominum,        Par Jésus-Christ, le Seigneur,                                                             

Qui tecum in perpetuum        Qui, avec toi, à perpétuité,                                                                  

Regnat cum Sancto Spiritu.        Règne avec le Saint Esprit. 

 

Amen.         Amen.

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