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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 00:00

Eugénie Smet

1825-1871

 

Eugénie Marie-Joseph Smet est née le jour de l’Annonciation, le 25 mars 1825, à Lille en France, dans une famille aux traditions chrétiennes solides. 

Très tôt l'action de la grâce se fait sentir dans son âme, et deux choses la fascinent surtout: le Purgatoire et la Divine Providence. Mon Dieu, prie-t-elle à l'âge de 12 ans, vous êtes ma Providence : ah ! si je pouvais un jour être la vôtre ! Alors qu'elle cherchait le moyen d'«être la providence de Celui qui la comblait de biens», elle se fit cette réponse: Ah ! voici comment je serai la providence du bon Dieu: Il aime tant les âmes du Purgatoire et il ne peut les délivrer à cause de sa justice ! eh bien ! moi, je lui donnerai ces âmes qu'Il aime et je demanderai à tout le monde de Lui en donner par des prières et par de petits sacrifices.

Bien que décidée à secourir les âmes du Purgatoire, Eugénie ne sait pas encore à quel genre de vie Dieu l'appelle. Le jour de la Toussaint 1853, pendant la Sainte Messe, l'inspiration d'établir une association de prières et de bonnes œuvres pour les âmes des défunts lui est donnée. Le lendemain, jour de la Commémoraison des fidèles trépassés, cette pensée lui vient : Il y a des communautés qui répondent à tous les besoins de l'Église militante, mais il n'y en a aucune qui soit entièrement consacrée à l'Église souffrante par la pratique des œuvres de zèle et de charité. Ce sera là l'idée maîtresse de l'Association, et de l'Institut religieux qui en sortira. 

Eugénie, qui deviendra Mère Marie de la Providence, avait toujours eu l'intuition que les œuvres de miséricorde, surtout celles qui sont faites en faveur des pauvres de ce monde, sont le moyen le plus efficace pour secourir les pauvres de l'au-delà. En se faisant les servantes des pauvres, des malades, des prisonniers, des vieillards, en un mot de tous les nécessiteux, les Auxiliatrices des âmes du Purgatoire réaliseront l'idéal de leur fondatrice : Prier, souffrir et agir pour les âmes du Purgatoire.

La fondation d'un ordre religieux passe toujours par le creuset de l'épreuve. Mille angoisses vont assaillir le cœur de la Mère Marie de la Providence: désolations intérieures profondes, dénuement matériel complet. Mais la Providence ne lui manque jamais. Un jour, alors que son âme est éprouvée par de profondes amertumes, elle confie ses perplexités au saint curé d'Ars. Celui-ci lui fait répondre: M. le Curé sourit au récit de toutes vos épreuves, et il me charge de vous dire que ces croix sont des fleurs qui bientôt donneront leurs fruits... Si Dieu est pour vous, qui sera contre vous? Dans une autre lettre, il conclut ainsi: Une maison qui s'élève sur la croix ne craindra plus l'orage ni la pluie: c'est le sceau divin.

Pendant que son Institut étend ses ramifications en France et à l'étranger, Mère Marie de la Providence gravit son calvaire, rongée par un mal qui ne lui laisse aucun répit. Accablée par la souffrance, elle garde extérieurement sa tranquille assurance, sa ferveur et sa gaieté communicatives. Personne mieux qu'elle ne sait consoler toutes les peines, répandre la confiance et la paix. Toute ma force, répète-t-elle souvent, est dans la vue de mon crucifix. Son ardente charité la consume entièrement pour Dieu et les âmes. 

En 1870, au plus fort de la guerre franco-allemande, les pensées de la Mère l'emportent davantage encore au Purgatoire : Mon Dieu, s'écrie-t-elle, que d'âmes paraissent devant vous ! Mon Jésus, miséricorde ! Je ne puis plus penser à autre chose qu'aux âmes qui entrent dans leur éternité. Ceci au moins est une vérité ! et quelle vérité ! 

Le 7 février 1871, la sainte fondatrice rend doucement son âme à Dieu. Elle avait vécu sur la croix, la croix lui ouvrait le Paradis. Attachons-nous à la croix, avait-elle dit peu de temps auparavant: elle est notre unique espérance... La vie est si courte...! et l'éternité ne finira jamais. Soyons déjà de l'éternité.

Elle a été béatifiée en 1957 et se trouve inscrite au Martyrologe le 7 février.

 

 

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:00

Francesco Spinelli

1853-1913

 

Francesco naquit le 14 avril 1853 à Milan (Italie), de parents fermiers au service des Marquis Stanga.

Il grandit dans la foi, dans la joie ; sa mère lui apprit à visiter les malades, et lui réunissait volontiers ses camarades pour leur organiser de petits spectacles, et leur parler de Jésus-Christ.

Répondant à l’appel divin, il reçut le sacerdoce en 1875 à Bergame.

Lors de son pèlerinage à Rome (car 1875 est une Année Sainte), il eut une vision dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure : il vit des Religieuses en adoration devant le Saint-Sacrement. Sa vraie vocation se dessinait.

Pour commencer, il exerça l’enseignement dans une école du soir, dans une paroisse, au séminaire ; il fut aumônier de Religieuses.

En 1882, avec quelques jeunes filles, il ouvrit un premier couvent de Sœurs Adoratrices.

Bientôt, s’ouvriront d’autres maisons pour accueillir des malades, des handicapés, des pauvres.

En 1889, à la suite d’un involontaire problème financier, don Spinelli dut affronter un procès et quitter le diocèse de Bergame pour s’installer à Crémone. La fondation se divisa en deux branches : les Sœurs Sacramentines d’un côté, et les Sœurs Adoratrices du Saint-Sacrement de l’autre, dont s’occupa don Spinelli.

Ces Adoratrices furent approuvées : elles adoraient le Saint Sacrement jour et nuit, et assistaient les pauvres et les souffrants.

Don Spinelli se porta auprès de tous les nécessiteux, particulièrement auprès des handicapés, qu’il aidait à valoriser leurs propres possibilités pour tenter de les rendre plus autonomes.

Don Francesco Spinelli mourut à Rivolta d’Adda (Cremona) le 6 février 1913 ; il fut béatifié en 1992 et canonisé en 2018.

L’autre branche des Sœurs Sacramentines évolua aussi, et leur Fondatrice, Caterina Geltrude Comensoli a été canonisée (v. 18 février).

 

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:00

Regina Christine Wilhelmine Bonzel

1830-1905

 

Regina (Reine) naquit le 17 septembre 1830 à Olpe (Arnsberg, Sauerland, Allemagne), le jour où l’on fêtait les Stigmates de saint François d’Assise. Si elle reçut au Baptême les noms sus-mentionnés, il semble qu’on l’ait communément appelée Aline.

Les parents étaient des bourgeois aisés, mais le père mourut assez tôt ; la maman éduqua sa fille selon la vie spirituelle reçue dans la paroisse.

Aline, donc, étudia chez les Ursulines de Cologne, et manifesta vite son intention d’être religieuse. Sa mère protesta, sans s’y opposer, mais la jeune fille eut des ennuis de santé, cardiaques, qui retardèrent son entrée.

En 1850, elle entra cependant dans le Tiers-Ordre franciscain, prenant le nom de Maria Theresia (avec un h, qui n’existe pas en latin). Membre d’une association caritative (pour soutenir les pauvres et les malades sans défenses), elle en devint la directrice en 1857.

Elle ouvrit une école pour orphelins à Olpe : ce fut le début de la nouvelle Congrégation des Sœurs Franciscaines de l’Adoration Perpétuelle.

Les débuts ne furent pas aisés, car la nouvelle communauté semblait «faire concurrence» avec une autre déjà établie à Olpe. L’autorité ecclésiastique intervint pour pacifier l’atmosphère : les deux communautés pouvaient très bien se compléter.

En 1863, l’évêque autorisait la nouvelle petite communauté à adopter la règle franciscaine. Maria Theresia devint la Mère supérieure. Elle fit ce qu’on lui demanda, écrivant une règle, trouvant une assistance financière, dessinant l’habit (qui sera porté jusqu’en 1960). Mère Theresia se confia dévotement à saint Joseph, dont elle ajouta le nom à celui de toutes les Sœurs.

On la voyait souvent à genoux en adoration devant le Saint Sacrement, de jour comme de nuit. C’était la partie «contemplative» de sa vocation personnelle, qu’elle transmit à toute sa congrégation.

Il fallut s’organiser pour ne pas tomber dans les griffes du Kulturkampf de l’époque ; toutes les ressources des pauvres sœurs furent mises sur le compte de Mademoiselle Aline Bonzel, mais on ne put accepter de nouvelles recrues.

En 1875, un couvent s’ouvrit aux Etats-Unis, où Mère Theresia envoya des «religieuses» vêtues civilement. Elles furent plus de six-cents à partir pour les Etats-Unis entre 1885 et 1896. Quand la vigueur du Kulturkampf s’estompa, d’autres vocations affluèrent encore : à la mort de la Fondatrice il y avait plus de soixante-dix maisons en Allemagne et plus de quarante aux Etats-Unis.

La fondation américaine (La Fayette) se développa rapidement : elle comprenait un bâtiment pour les postulantes, un pour le noviciat, un hôpital de trois-cent cinquante lits, une école d’infirmières, un collège et une école supérieure. Un autre centre s’établit à Mishawaka, qui devint la maison-mère.

Les Religieuses s’implantèrent dans les diocèses de Chicago, Indianapolis, Fort Wayne-South Bend, et de là essaimèrent au Brésil et aux Philippines. 

La Fondatrice fut continuellement réélue comme Supérieure, jusqu’à la fin de sa vie, malgré son désir à chaque fois exprimé de ne pas l’être.

En 1900, elle reçut de l’empereur la médaille de l’Ordre de la Croix-Rouge, en reconnaissance pour son immense travail.

Une première maladie menaça ses jours en 1903. Guérie, elle fut encore réélue en 1904, malgré ses protestations.

Mère Maria Theresia mourut à Olpe le 6 février 1905, et fut béatifiée en 2013.

 

Le miracle retenu pour cette béatification est la guérison d’un jeune enfant, maintenant adulte, de Colorado Springs.

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:00

Mateo Correa Magallanes

1866-1927

 

Mateo naquit le 23 juillet 1866 à Tepechitlán (Zacatecas, Mexique), de Rafael Correa et Concepción Magallanes.

Il appartint aux Chevaliers de Colomb (Knight of Columbus).

Il étudia d’abord à Guadalajara (1881), après quoi sa bonne conduite et son travail studieux lui valurent une bourse pour entrer au séminaire de Zacatecas ; il fut ordonné prêtre en 1893.

Parmi les fidèles qui reçurent de lui la Première Communion, il y eut le futur martyr Miguel Pro, qui tombera sous les balles la même année que Mateo (v. 23 novembre).

Mateo fut nommé à Concepción del Oro en 1898, et à Colotlán en 1908. Suite aux dispositions anti-cléricales du gouvernement, il dut se cacher.

En 1926, il fut nommé à Valparaíso. En mars, le général Eulogio Ortiz se fit présenter les deux prêtres Correa et Arroyo, ce qui provoqua un soulèvement de la population. Le général fit déférer les prêtres avec d’autres jeunes à Zacatecas, mais ils furent libérés, à la grande fureur du général.

Mateo fut de nouveau arrêté en 1927 tandis qu’il portaite le Viatique à une personne invalide.  Vite il consomma les saintes Hosties avant qu’elles fussent profanées.

Accusé d’appartenir au mouvement des Cristeros, il fut jeté en prison à Durango. Le 5 février 1927, le général Eulogio Ortiz lui demanda de confesser quelques-uns des prisonniers, qui allaient être exécutés, ce que Mateo accepta volontiers de faire ; mais ensuite, malgré la menace du général, il refusa catégoriquement de dire ce que les prisonniers avaient dit en confession. Le général lui pointa le pistolet sur la tempe, mais Mateo persista.

Le 6 février 1927 au matin, on l’emmena dans un cimetière de la périphérie de Durango, où on l’abattit d’une balle dans la tête. Le corps de Mateo Correa resta là pendant trois jours.

 

Mateo fait partie des vingt-cinq Martyrs mexicains béatifiés en 1992 et canonisés en 2000. Leur fête commune a été établie au 21 mai, tandis que le dies natalis propre de saint Mateo est au 6 février.

 
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:00

Alfonso Maria Fusco

1839-1910

 

Aniello Fusco, un bon paysan, et son épouse Giuseppina Schianova, habitaient à Angri (Salerne, Italie), où naquit leur garçon le 23 mars 1839, aîné de cinq enfants.

Désireux d’un enfant qui n’arrivait pas, le couple avait fait un pèlerinage à la tombe de Alfonso Maria de’ Liguori. Un père rédemptoriste leur avait prédit qu’ils auraient un garçon, et qu’il porterait le nom d’Alfonso. Deux mois après cette naissance, était canonisé saint Alfonso (voir au 1er août).

Les pieux parents le confièrent tôt à une école chrétienne tenue par des prêtres. Le petit Alfonso ne pensa bientôt plus qu’à devenir prêtre à son tour : chez lui, il «jouait» au prêtre, officiant à son petit autel, chantant les hymnes qu’il entendait à l’église. Il reçut la Première Communion et la Confirmation à l’âge de sept ans, chose très exceptionnelle à cette époque.

On rapporte qu’un jour, le petit Alfonso s’apprêtait à sortir, par une journée très froide de février, avec du linge sous le bras. Sa maman, pensait qu’il voulait l’aider à la lessive, lui dit que ce n’était pas le jour ; et lui de répondre qu’il portait un drap à un petit garçon malade qui avait froid.

En 1850, Alfonso entre au petit séminaire de Nocera dei Pagani. On n’a de toute cette période qu’un seul détail (car les archives furent perdues) : dans un rêve, Alfonso entendit Jésus-Christ lui demander de fonder un institut pour Religieuses, et un orphelinat pour petits garçons et pour petites filles, ce qu’il s’appliqua à réaliser après son ordination sacerdotale. Il fut ordonné prêtre à la fête de la Pentecôte de 1863.

En 1870, il reçoit chez ses parents les premiers orphelins. Alfonso prit sur lui tous les frais de ce petit embryon d’école. 

En 1877, une riche veuve d’Angri, Raffaella Graziano, donne sa propriété en faveur des orphelines. Alfonso confie d’abord cet orphelinat à des Sœurs Compassionistes. Mais ce n’est pas là exactement ce que voulait Notre-Seigneur. 

C’est alors qu’eut lieu la rencontre avec une pieuse demoiselle, Maddalena Caputo, qui de concert avec quelques autres personnes, voulaient se donner à une vie de sanctification, dans la pauvreté et la charité envers les pauvres orphelins.

Cette congrégation des Sœurs de saint Jean-Baptiste ou Baptistines commençait sous de bons auspices, mais les difficultés furent grandes, car comme dans beaucoup de fondations, on se méfie des nouveautés, on hésite, les fonds sont rares. Les autres prêtres ne voient pas d’un bon œil ce jeune prêtre qui a l’air de leur faire la leçon en se donnant aux autres plutôt que de rester enfermé bien au chaud entre quatre murs.

L’évêque tarda longtemps avant de lui donner la permission. L’Institut commença officiellement en 1878 avec quatre jeunes filles. Deux ans après, l’évêque procédait à la vêturere. Maddalena prenait le nom de Sœur Crucifiée du Divin Amour. L’Institut s’appelait : Ordre des Sœurs Baptistines du Nazaréen, et la maison, Petite Maison de la Providence.

Pour former d’abord les Religieuses, Alfonso ouvrit une maison de formation à Benevento, ainsi ces Religieuses pourraient à leur tour dispenser un enseignement chrétien, intellectuel et scientifique aux petites orphelines.

Tout ce travail n’empêchait pas don Alfonso de prêcher abondamment dans la paroisse et dans les environs. Puis, en 1889, il ouvre l’Œuvre des Petits Artisans, sous la protection de saint Michel Archange, pour les orphelins. Il y en eut tellement, qu’il se crut obligé de construire une aile nouvelle à la Petite Maison. Mais là, Sœur Crucifiée fut en contraste, redoutant le voisinage des garçons et des filles. Le contentieux s’arrangea par la création, toujours sur une idée d’Alfonso, de l’Ecole des Petits Artisans, où les orphelins auraient appris un métier. L’école acquis une renommée et un niveau appréciable, au point qu’une imprimerie permit bientôt de publier des ouvrages pour répandre le message chrétien.

Dans la Petite Maison furent aussi accueillies des jeunes filles difformes, dont ne voulait pas la société bourgeoise. L’une d’elles vécut là jusqu’à la soixantaine.

L’institut grandit, s’implanta dans seize villes d’Italie et en Amérique du Nord.

Une tempête douloureuse s’abattit : la supérieure elle-même, Sœur Crocifissa, tenta avec la supérieure de la maison de Rome, de refonder l’Institut en-dehors de l’autorité de don Alfonso. On lui ferma même la porte au nez quand il se présenta en personne à la maison de Rome. Tout endolori, il alla à la statue de son saint Patron, Alfonso de’ Liguori, en la basilique Saint-Pierre, et pria ainsi : Si je sais souffrir comme toi, je serai saint moi aussi !

Même le Cardinal Vicaire de Rome se mit contre lui. Mais finalement, c’est Alfonso qui gagna la partie, on le reconnut et il resta à sa place. 

Ce qui se dit ici en deux lignes ne peut pas rendre la profonde tristesse que put éprouver ce saint prêtre qui se retrouvait ainsi à la rue. Seule la sainteté peut expliquer une telle constance.

Dans la nuit du 5 au 6 février 1910, entouré de ses Filles fidèles, il s’exclama : Merci, Seigneur, j’ai été un serviteur inutile (cf. Lc 17:10), puis s’adressant à elles : Du ciel, je ne vous oublierai pas, je prierai toujours pour vous. Et il s’endormit en paix.

Tout de suite, le bruit se répandit : Le père des pauvres est mort, le saint est mort ! 

Tandis que l’Institut grandissait et s’implantait sur tous les continents, l’Eglise peu à peu reconnaissait les vertus héroïques d’Alfonso, qui fut béatifié en 2001.

 

Le miracle retenu pour cette béatification concerne un petit garçon de Zambie, frappé de malaria cérébrale, qui aurait dû le porter à la mort en quelques jours, d’autant plus que le cas se compliquait d’une broncho-pneumonie ; l’enfant était dans un coma du troisième degré. La maman, qui appartenait aux Adventistes du Septième Jour, fut alors vivement exhortée par une Religieuse baptistine de prier avec elle en invoquant Alfonso Maria Fusco. Elle mit une petite image de don Fusco sous l’oreiller du malade : le lendemain matin, l’enfant appelait sa maman, il n’avait plus de fièvre, ni de broncho-pneumonie, il mangea un peu en chantonnant.

Il fallut se rendre à l’évidence : tous les signes de maladie avaient disparu, aucune séquelle n’apparaissait malgré dix jours de coma profond. La guérison fut immédiate, complète et durable.

Le médecin, qui avait déjà vu des centaines de cas semblables, affirmait que tous ces enfants meurent par œdème cérébral en quatre jours, tandis que ceux qui s’en sortent, demeurent lourdement affectés de séquelles graves.

 

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:00

Bucole de Smyrne

1er siècle

 

En essayant de recouper plusieurs informations, on a du mal de situer cet évêque.

Il aurait été le premier évêque à Smyrne, et aurait conféré le sacerdoce et l’épiscopat à saint Polycarpe (v. 23 février).

Mais on dit ailleurs que Polycarpe reçut l’épiscopat de l’apôtre Jean.

Quant au «premier» évêque de Smyrne, une autre source parle d’un certain Stratée, avant Bucole, et même encore d’un certain Ariston avant ce dernier. Il sera sans doute impossible de trancher. 

On pourra supposer que le prédécesseur de Polycarpe ait reçu un surnom : Ariston étant le superlatif de «bon», et Bucole signifiant «pastoral», deux épithètes qui peuvent très bien s’appliquer à un saint évêque. C’est là une hypothèse tout-à-fait gratuite, mais qui en vaudra bien d’autres.

 

Les Grecs mentionnent saint Bucole le 6 février, mais pas le Martyrologe Romain.

 
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:00

Dorothée et Théophile de Césarée de Cappadoce

† 304

 

Les martyres de Dorothée et Théophile sont particulièrement unis en une seule histoire.

Dorothée vivait à Césarée de Cappadoce, où ses parents avaient subi le martyre. Elle priait et jeûnait, et édifiait les habitants par son humilité, sa douceur, sa prudence.

Le gouverneur Saprice la fit arrêter en application des décrets de Dioclétien.

« Quel est ton nom ? lui demande-t-il.

- Je me nomme Dorothée.

- Je t'ai fait mander pour sacrifier à nos dieux immortels.

- Je n'adore que le Dieu du ciel, car il est écrit : « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu ne serviras que Lui. »

- Écoute-moi et sacrifie, c'est le seul moyen d'éviter le chevalet.

- Les souffrances du chevalet ne durent qu'un instant, mais elles me feront éviter des supplices éternels. »

Le juge la fait étendre sur le chevalet pour l'intimider, mais elle réitère sa profession de foi :

« Pourquoi retardes-tu mon bonheur ? Je suis chrétienne ! Je n'aspire qu'à voir Celui pour qui j'affronte les tourments et la mort.

- Et qui est Celui que tu désires ?

- C'est le Christ, le Fils de Dieu.

- Ce sont là des folies, sacrifie et tu seras heureuse.

- Non, je ne sacrifierai point aux démons, je suis l'épouse du Christ et je brûle de m'unir à Lui dans les Cieux. »

Elle est alors livrée à deux malheureuses femmes qui avaient récemment apostasié ; mais loin d'être ébranlée par elles, elle leur fit sentir l'énormité de leur faute, les convertit et assista bientôt à leur martyre.

Dorothée, à son tour, fut de nouveau étendue sur le chevalet. «Jamais, je n'ai été si heureuse, dit-elle au milieu des tourments, car j'ai rendu au Christ deux âmes que le démon Lui avait ravies.» Et se tournant vers le juge : «Misérable, lui dit-elle, te voilà vaincu, toi et tes idoles !»

Elle fut condamnée à être frappée du glaive. «Je te rends grâces, s'écria-t-elle, ô céleste Amant des âmes, de ce que tu m'appelles en ton Paradis.»

 

*       *       *

 

Comme on la menait à la mort, un païen, nommé Théophile, la pria, par raillerie, de lui envoyer des fruits ou des roses du jardin de son époux. Elle le lui promit. Avant de recevoir le coup mortel, elle se mit à genoux et pria. Aussitôt parut un enfant portant trois beaux fruits et des roses fraîches, bien qu'on fût en février, et il les porta, de la part de Dorothée, à Théophile, qui confessa Jésus-Christ.

On le dénonça immédiatement à Saprice, qui l’interrogea. 

«Quelle passion te dévore ? Ce nom, tu ne voulais pas en entendre parler… Et quand es-tu devenu chrétien ?

- Oui, j’ai offert des sacrifices aux dieux ; mais je reconnais maintenant que ce sont de vaines divinités…

- Je le vois, tu veux mourir. Je vais t’infliger divers tourments et te faire souffrir ensuite une mort cruelle.

- Je désire mourir au plus vite pour le saint nom de Jésus-Christ, mon maître. Accomplis ton dessein.» 

Théophile subit le martyre ce jour même en rendant grâces à Jésus-Christ.

Dorothée et Théophile sont inscrits au 6 février dans le Martyrologe.

 

 

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:00

Amand d’Elnone

VIIe siècle

 

Dix Saints connus portent ce nom, qui signifie “qu’il faut aimer”. Le plus ancien est le premier évêque de Strasbourg, mort au IVe siècle. Mais on ne connaît rien de sa vie.

Un des plus connus, en revanche, naquit à la fin du VIe siècle sur le territoire d’Herbauges, non loin de Nantes. Parvenu à sa vingtième année, il voulut se donner entièrement à Dieu et se rendit dans l’île d’Yeu, près de l’île de Ré et frappa à la porte du monastère où on le reçut volontiers.

Un jour, pour éprouver sa vertu d’obéissance, l’abbé lui demanda de faire un travail dans un endroit écarté de l’île. Amand s’y rend, mais aperçoit non loin un énorme serpent ; effrayé, mais désireux de ne pas s’écarter de l’ordre reçu, il se prosterne, prie, fait le signe de la croix en direction du monstre en lui ordonnant de se retirer : le reptile disparaît alors en mer.

Amand devait connaître la contradiction de la part de son père, Serenus. Ce dernier rêvait pour son fils unique des honneurs et des richesses. Il retrouve Amand, lui parle doucement, puis se fait menaçant. Amand lui répond fermement : Mon Père, je désire uniquement servir Dieu et ne demande rien des biens dont tu me parles ; laisse-moi seulement me dévouer tout entier au service de Jésus-Christ.

Amand dut cependant s’éloigner de l’île d’Yeu et s’en vint au tombeau de s.Martin de Tours. Il pria alors le Seigneur intensément de ne pas le faire revenir en son pays, mais de lui permettre de voyager et de se fatiguer dans l’apostolat. Il commence de vivre parmi les moines de Tours mais peu après, il est poussé par Dieu à aller demander à un saint prêtre de Bourges ce qu’il doit faire : ce sera de s’enfermer dans une cellule, dans l’attente de savoir la sainte volonté de Dieu. Amand passera là quinze années à prier, à faire pénitence, et aussi à se préparer au sacerdoce.

Dieu appelle Amand à Rome. Il s’y recueille dans l’église de Saint-Pierre, dont un des portiers croit bien faire de l’expulser, le prenant pour un malfaiteur. Amand alors se prosterne à l’extérieur du portail et continue de prier. Saint Pierre lui apparaît : il l’invite à retourner en Gaule pour travailler à l’évangélisation. Amand revient à Bourges, on le fait évêque, non pas d’un siège particulier, mais avec mission de voyager : il se rend ainsi dans le pays de Gand, en Flandre, en Brabant, fondant des monastères dont celui d’Elnone, où il devait mourir plus tard.

Amand ressuscita un jour un condamné à mort pendu, le baptisa et lui recommanda d’avoir désormais une vie vertueuse. 

En 646 il fut installé quelques années sur le siège de Maastricht, dont il demanda au pape de démissionner, lors de son troisième voyage à Rome. Il continua de voyager (chez les Slaves au-delà du Danube, chez les Gascons dans les Pyrénées, en Rouergue, en Beauvaisis...). 

Saint Amand mourut paisiblement au milieu de ses disciples, le 6 février de l’an 679 (ou 684), et on le fête ce jour-là. 

 

Le monastère d’Elnone prit le nom de Saint-Amand et y conserva le corps du Saint.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Primo Andrés Lanas

1877-1937

 

Né le 7 février 1877 à Maeztu (Alava, Pays Basque, Espagne) de Román et Isidra, il reçut au baptême le nom de Primo.

En 1912 il entra chez les Hospitaliers de Saint Jean de Dieu, prenant le nom de Trinidad.

Après la profession, il fit partie de diverses communautés, avant d’être supérieur à l’hôpital psychiatrique de Palencia en 1922 et, finalement à partir de 1936, économe de San Rafael à Madrid.

On a retenu de lui cet enseignement : Les biens de la terre durent bien peu et, d’habitude, sont des pièges ; les biens spirituels, par contre, sont pour toujours, éternels. Retenez bien ça : éternels !

Ce Religieux fidèle, scrupuleux, dut, le 25 octobre 1936, quitter avec sa communauté l’hôpital de Madrid, qui fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, et transformé en prison.

Expulsé de son hôpital, il se réfugia chez des amis dans Madrid et, grâce à un sauf-conduit basque, se déplaçait assez facilement pour aller retrouver et encourager d’autres Frères dispersés.

Reconnu cependant, il fut arrêté et martyrisé à Madrid le 5 février 1937, deux jours avant son soixantième anniversaire.

On n’a pas retrouvé son corps. Seule une photographie le montrant blessé à la tête et à une main, fut la preuve qu’il avait été assassiné.

 

Le père Primo fut béatifié en 2013.


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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Cosmas Takeya

?-1597

 

Cosmas était né à Owari (Japon).

Il fut membre du Tiers-Ordre franciscain. 

 

 

Voir la notice : Japonais martyrs à Nagasaki 5 février 1597


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  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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