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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 00:00

John Murden

1544-1584

 

 

On ne connaît pas grand-chose sur ce prêtre anglais. Mais on sait le plus important : son martyre en témoin du Christ.

Son nom est peut-être plus exactement Munden.

Né à Maperton (Coltley, Dorsetshire), il étudia au Nouveau Collège d’Oxford. Ayant environ quarante ans au moment de son martyre, il pouvait être né vers 1544.

Arrêté pour son catholicisme, il fut déchu de son titre de bachelier en 1566. Plus tard, il vint à Reims en 1580 pour étudier la théologie, et fut ordonné prêtre. Pour harmoniser plusieurs récits, il semble vrai qu’il alla compléter ses études à Rome, qu’il y fut ordonné prêtre, et qu’ensuite il revint à Douai, où s’était alors établi le Collège anglais.

Fin février 1583, il fut arrêté entre Winchester et Londres, et conduit aux magistrats de Staines, qui l’envoyèrent à Londres ; là, on le présenta au principal secrétaire d’Etat. Ce dernier le soumit à un interrogatoire en règle, et le frappa si fort à la tête, qu’il en vacilla et ne pouvait plus rien entendre d’un côté pendant plusieurs jours, puis l’envoya à la Tour. Là, ils fut dans les fers pendant vingt jours, couchant par-terre ; mais il sentait la présence de Dieu en lui, et reçut la visite d’un autre prêtre qui le conforta fraternellement. En outre, on l’accusa calomnieusement d’avoir eu une vie licencieuse.

Les 6 et 7 février 1584, il fut jugé à Westminster-hall avec quatre autres Témoins. Condamnés à mort, ils entonnèrent le Te Deum. Il se montrait si heureux qu’on le crut acquitté ; sa joie ne le quitta plus. Qui voulait venir le réconforter, repartait plutôt réconforté par lui.

Conduit à Tyburn avec George Haydock, Thomas Hemmerford, James Fenn, John Nutter, il fut pendu, éviscéré et écartelé à Tyburn le même jour qu’eux, le 12 février 1584 (le 13 selon un autre témoin). John Murden fut le dernier des cinq à être martyrisé.

Ces Martyrs furent béatifiés en 1929, sauf George en 1987.

 
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 00:00

James Fenn

1549-1584

 

Né à Montacute (Somerset), il avait été élève au collège Corpus Christi d’Oxford.

Marié, il était veuf avec deux enfants. On lui donnerait approximativement la quarantaine d’années ou un peu moins. Faisons-le naître vers 1549.

Condamné à mort pour avoir «comploté contre la Reine», il souffrit le martyre à Tyburn en même temps que les prêtres George Haydock, Thomas Hemmerford, John Murden et John Nutter.

Juste avant le supplice, on avait enlevé à James tous ses vêtements, sauf sa chemise ; puis  au moment de tirer sur la corde de la pendaison, on lui retira aussi cette malheureuse chemise, de sorte qu’il se trouva entièrement nu, pendu, au regard de toute la foule, qui protesta hautement, raconte un témoin oculaire.

Puis, comme pour George et Thomas, on le remit sur pied encore vivant, pour l’éviscérer avant de l’écarteler, ce même 12 février 1584. 

Il fut béatifié en même temps que Thomas, et les deux John, en 1929.

 

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 00:00

Thomas Hemmerford

1556-1584

Né vers 1556 à Stoke (Dorset), il étudia au collète Saint-Jean d’Oxford, avant d’aller à Rome ; il fut ordonné prêtre en 1583. On voit parfois son nom avec un seul m.

Il fut martyrisé à Tyburn en 1584, en même temps que George Haydock, James Fenn, John Nutter et John Murden.

Le supplice consistait habituellement à pendre les suppliciés juste pour commencer de leur faire perdre connaissance, puis on les remettait sur pied et on les éviscérait, avant de les écarteler. Dans le cas de Thomas, il était encore bien conscient, et un témoin oculaire l’entendit gémir «Oh ! Ah !» au moment où le bourreau commença de le «dépecer».

 

Leur dies natalis commun est au 12 février. Ils ont été béatifiés en 1929, sauf George, en 1987.

 
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 00:00

George Haydock

1556-1584

 

George était le plus jeune fils de Evan Haydock, de Cottam Hall (Preston, Lancashire) et de Helen, fille de William Westby de Mowbreck Hall (Lancashire).

Il reçut sa formation dans les collèges anglais de Douai et de Rome et fut ordonné prêtre le 21 décembre 1581, probablement à Reims. 

Peu après avoir débarqué en Angleterre, il fut arrêté à Londres et passa quinze mois dans le plus strict confinement dans la Tour, souffrant d'une recrudescence d'une forte fièvre de malaria, qu'il avait contractée précédemment dans l'été 1581, durant sa visite des sept églises de Rome. Autour de mai 1583, tout en restant dans la Tour, il put jouir du statut plus relâché de "prisonnier libre", et administrer les Sacrements à ses compagnons de prison.

Durant la première période de sa captivité, il avait l'habitude de décorer sa cellule avec le nom et les armes du pape, griffés ou dessinés au charbon de bois sur la porte ou sur les murs : il montra ainsi tout au long de son parcours terrestre, sa passion pour la papauté. 

Grande fut donc sa joie lorsque, en la fête de la Chaire de saint Pierre à Rome (qui se fêtait alors le 16 janvier), le greffier vint l’interroger sur sa croyance, lui et les autres prêtres emprisonnés dans la Tour : il confessa franchement qu'à son profond regret il pourrait être contraint de déclarer que la reine était dans l'hérésie. C'est ainsi qu'il signa son destin. 

Le 5 février 1584 il fut accusé d'avoir conspiré contre la reine, à Reims le 23 septembre 1581, acceptant le 1er octobre de venir en Angleterre et décidant d'y venir le 1er novembre. En réalité, le 1er novembre 1581… il arrivait à Reims. 

Avec lui furent aussi accusés : 

  • James Fenn, du Somersetshire, ancien élève du collège du Corpus Christi à Oxford ; 
  • William Deane, qui avait été ordonné prêtre le même jour que lui ; 
  • Thomas Hemmerford, du Dorsetshire, ancien élève du collège Saint Jean à Oxford ;
  • John Murden, du Dorsetshire aussi, ancien élève au Nouveau Collège à Oxford ;
  • John Nutter, du Lancashire, ancien élève de collège Saint Jean à Cambridge ;
  • deux autres prêtres. 

Le jour suivant, fête de sainte Dorothée, Haydock, Fenn, Hemmerford, Murden et Nutter furent conduits au barreau et plaidèrent non coupables.

Haydock avait depuis longtemps une grande dévotion pour sainte Dorothée et avait l'habitude de se confier chaque jour à sa protection, lui-même et tout ce qu'il faisait. Or sainte Dorothée est fêtée le 6 février.

Il est bien possible que George soit entré au collège de Douai ce même jour en 1574 ou 1575, mais le fait n'est pas confirmé. 

La Concertatio Ecclesiæ affirme qu'il fut arrêté le 5 février, en 1581 ou 1582, mais les annotations de la Tour indiquent qu'il fut conduit à la Tour le 5, auquel cas il fut en réalité arrêté le 4 février. 

Reste que le vendredi 7, tous les cinq furent déclarés coupables et condamnés à mort. 

William et les deux autres ne partagèrent pas le sort des cinq Martyrs d’aujourd’hui.

Les quatre compagnons de Haydock furent destinés aux fers de "la fosse" dans la Tour, tandis que lui fut renvoyé à son ancien quartier, sinon il aurait sans doute échappé au bourreau par une mort naturelle, tant il était faible. 

Tôt le mercredi 12 il célébra la messe, puis les cinq prêtres furent tirés jusqu'à Tyburn parmi maints obstacles ; Haydock, qui était probablement le plus jeune et certainement le plus faible de santé, fut le premier à souffrir. Un témoin oculaire nous a transmis un récit de leur martyre, que le père Pollen, jésuite, imprima dans le cinquième volume de la Catholic Record Society.

Haydock y est décrit comme un homme de complexion délicate, de comportement doux, et bien résolu dans la confession de sa foi. Pendant tout le trajet, il récitait des prières, et en montant sur la charrette, il prononça à haute voix le dernier verset du Te lucis ante terminum (voir ci-dessous). Il reconnut Elizabeth comme sa reine de droit, mais affirma aussi qu'il l'avait appelée hérétique. Ensuite il récita à voix basse une hymne en latin, refusa de prier en anglais avec la foule, mais exprima le désir que tous les catholiques priassent pour lui et pour son pays. 

Sur quoi l'un des présents cria Ici il n'y a pas de catholiques, et un autre Nous sommes tous catholiques ; Haydock expliqua J'entends par 'catholiques' tous ceux qui appartiennent à l'Eglise catholique romaine et je prie Dieu que mon sang permette que la foi catholique se développe en Angleterre

Puis la charrette fut écartée, et bien que le préposé ait donné plusieurs coups à la corde, avant qu'il ne tombât à terre, Haydock était encore bien vivant lorsqu'il fut détaché. 

L’abbé Haydock avait vingt-huit ans.

Le dies natalis de ces cinq Martyrs est au 12 février. George a été béatifié en 1987, les quatre autres l’étaient déjà en 1929.

 

Note sur l’hymne Te lucis ante terminum.

Cet hymne commence l’office des Complies, que les moines chantent au terme de la journée. Il y en eut diverses versions ; celle que chanta George, au «soir» de sa vie, pourrait être celle-ci :

 

Te, lucis ante terminum,        Toi, avant le terme de la lumière, 

Rerum Creator, poscimus,        Créateur des choses, nous te demandons                                                  

Ut solita clementia        Que dans ton habituelle clémence                                                        

Sis præsul ad custodiam.        Tu restes là pour nous garder.

 

Procul recedant somnia        Que les songes reculent                                                                  

Et noctium fantasmata ;         Ainsi que les phantasmes de nuit ;                                                           

Hostemque nostrum comprime        Terrasse notre ennemi    

Ne polluantur corpora.        Pour que nos corps ne se souillent pas.

 

Præsta, Pater omnipotens,        Accorde-le, Père tout-puissant                                                           

Per Iesum Christum Dominum,        Par Jésus-Christ, le Seigneur,                                                             

Qui tecum in perpetuum        Qui, avec toi, à perpétuité,                                                                  

Regnat cum Sancto Spiritu.        Règne avec le Saint Esprit. 

 

Amen.         Amen.

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:00

Gaudencia Benavides Herrero

1878-1937

 

Gaudencia naquit le 12 février 1878 à Valdemorillo (León, Espagne).

Elle entra en 1899 chez les Filles de la Charité et fut à Albacete.

En 1911, elle fut envoyée à Santurce (Porto Rico).

En 1933, avec une santé bien fragile, elle revint en Espagne et fut à Valladolid, puis Madrid.

Lors de la persécution de 1936, elle fut faite prisonnière et transportée de prison en prison, sous le seul et unique grief qu’elle était religieuse. Cardiaque, elle souffrit beaucoup de ces déplacements et des mauvaises conditions de vie dans ces prisons. 

En dernier lieu, on la fit transporter d’urgence à l’hôpital, pour n’avoir pas à reconnaître qu’elle était morte en prison.

Elle avait le corps recouvert d’ulcères et les articulations tout ankylosées.

Elle mourut, le 11 février, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, veille de son cinquante-neuvième anniversaire, manifestant son pardon pour ceux qui l’avaient tant fait souffrir.

Elle a été béatifiée en 2013.

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:00

Francisco Borrás Romeu

1861-1937

 

Francisco naquit le 14 avril 1861 à San Jorge (Castellón, Valencia, Espagne). On trouve parfois son nom de famille sous la forme Román, probablement erronée.

Il se maria vers vingt-trois ans, mais fut veuf très vite, car son épouse mourut du choléra durant l’épidémie qui désola l’Espagne dans les années 85-86.

Francisco se destina alors à l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, et prit le nom de Tobías (ce personnage biblique qui s’occupait d’ensevelir les morts, voir Tb).

Après plusieurs postes à Campozuelos, Saragosse, Carabanche Alto et Grenade, il fut orienté vers l’hôpital des malades mentaux à Campozuelos (Madrid).

Le 7 août 1936, il fut arrêté une première fois avec ses Confrères et enfermé à San Antón (Madrid), mais fut relâché, à cause de son grand âge, croit-on (il avait effectivement déjà soixante-quinze ans, avec des ennuis de santé). De fait, il ne fut pas exécuté avec les autres à Paracuellos, en novembre 1936 (bien que parfois on trouve la date de son dies natalis au 24 novembre, y compris dans un document de l’Ordre).

Libre, donc, il se dirigea vers une autre maison de l’Ordre, à Malvarrosa (Valencia). Mais là aussi, d’autres Confrères avaient été arrêtés et assassinés. Il en éprouvait une joyeuse admiration : Quel bonheur ont eu les Martyrs ! Ils souffrirent peu de temps et ensuite il jouissent de Dieu pour l’éternité !

 Cette fois-ci, il fut arrêté, interrogé.

N’ayant pas caché son identité religieuse, il fut assassiné non loin de Valencia, à Vinarós, le 11 février 1937 (et très certainement pas le 11 février 1936).  

Il fut béatifié, cette fois-ci avec ses Confrères, en 1992.

 

 

 

 

 

 

 

Cette fois-ci, il fut arrêté, interrogé. On lui tendit un piège, lui lisant un soi-disant courrier de Valencia, où ses Supérieurs lui demandaient de les y rejoindre. Content, il se mit en marche, mais fut rejoint sur la route. Il fut assassiné non loin de Vinarós (Castellón), le 11 février 1937 (et très certainement pas le 11 février 1936).

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:00

Ombeline

1092-1141

 

On connaît des détails de la famille de Ombeline, grâce à son illustre frère, qui fut saint Bernard.

Les parents s’appelaient Técelin et Aleth : ils habitaient au château de Fontaines (Dijon) et eurent sept enfants, six garçons et leur unique sœur Ombeline, qui naquit en 1092. 

On orthographie différemment le nom de cette sainte personne : Humbelina en latin, Hombeline en français, et aussi Ombeline, plus courant.

De toute cette belle fratrie, cinq garçons suivirent Bernard au monastère.

En vain Ombeline suppliait son frère d’arrêter de ravir ainsi toute la famille : elle se voyait en effet bien seule pour soutenir son vieux père et son jeune frère qui restaient au château. 

Elle épousa finalement un parent de la duchesse de Lorraine, et mena une vie très mondaine.

Un jour qu’elle voulut rendre visite à son frère à Clairvaux, celui-ci refusa de la recevoir, à cause de tout l’appareil dans lequel elle se présentait : riches vêtements, suite nombreuse, et les autres frères en firent autant. Seul André, l’un de ses frères, ouvrit la bouche pour lui reprocher en face tout ce faste. La pauvre Ombeline, toute en larmes, implora de son frère de l’aider à sauver son âme. Bernard alors la reçut, la rapprocha de Dieu et lui donna de salutaires conseils.

Ombeline s’en revint chez elle transformée, fuyant les vanités du monde, vêtue tout simplement, parlant peu, affairée dans les bonnes œuvres. 

Au bout de deux années de cette sobre pénitence, son mari lui donna pleine liberté pour se consacrer entièrement à Dieu.

Elle se retira au monastère de Billette (devenu plus tard Jully-les-Nonnains, actuellement Jully-sur-Sarce, Aube), où elle passa le reste de ses jours.

Elle priait beaucoup la nuit, dormant très peu ; elle était la première aux exercices, recherchant toujours les travaux les plus humbles. Elle fut appelée à être l’abbesse du monastère.

Au bout de dix-sept ans de cette humble vie, malade et affaiblie, Ombeline arriva à ses derniers instants : elle eut Bernard près d’elle pour parler des choses divines et de l’infinie miséricorde de Dieu, et s’éteignit, le 11 février 1141 (le 12 au Martyrologe), dans sa cinquantième année.

(Certaines sources indiquent qu’au contraire, c’est elle qui assista son frère Bernard à ses derniers moments ; mais saint Bernard mourut en 1153).

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:00

Pedro de Jesús Maldonado Lucero

1892-1937

 

Pedro naquit le 15 juin 1892 à Chihuahua, un des huit garçons de Apolinar Maldonado et Micaela Lucero. Il reçut le baptême le 29 juin suivant, fête de saint Pierre, dont il porta le nom.

Il fit ses études chez les pères pauliniens, puis entra au séminaire diocésain à dix-sept ans et fut un élève ordonné, sans être des meilleurs. Lui et ses confrères de séminaire eurent souvent à souffrir de la faim, à cause des difficiles conditions de vie, et Pedro en restera toujours souffrant.

En 1914, le séminaire doit fermer. Pedro retourne chez lui, mais étudie toujours. Il apprend la musique, le piano, l’orgue, le violon. Puis il est admis dans le séminaire de El Paso.

C’est l’évêque de El Paso (Texas) qui l’ordonnera prêtre, le 25 janvier 1918. Le 11 février suivant, fête de Notre-Dame de Lourdes, il célébrait sa première messe.

Il fut d’abord à Saint-Nicolas de Carretas, puis Cusihuiachi, et Jiménez.

Nommé curé de Sainte-Isabelle en 1924, au milieu des Tarahumaras, il lutta contre l’alcoolisme. Il s’occupait des pauvres en leur donnant des vivres et des vêtements ; il s’occupa personnellement d’un pauvre orphelin. Les paysans recoururent souvent à ses prières (qui furent efficaces) pour éloigner les criquets dévastateurs de leurs récoltes. Il illustrait sa catéchèse au moyen de photographies dont il disposait déjà à cette époque. Il organisa avec grand soin l’adoration perpétuelle du Saint Sacrement, ainsi que l’association des Filles de Marie. Il s’occupait des jeunes, organisant des scènes de théâtre. 

En 1929, un faux accord permit de nouveau le culte religieux, mais les lois anti-catholiques restèrent en vigueur. L’abbé Pedro fut littéralement pris en chasse comme une bête par la police, y compris jusque dans l’église. Les autorités remplacèrent le nom du pays (Sainte Isabelle) par celui du Général Trías.

En 1932, l’abbé Pedro fut arrêté et envoyé de force à El Paso ; on lui dit : Prends soin de toi ; va à Mexico ; tu sais ce qui t’attend.

Il espérait pouvoir revenir à Sainte-Isabelle dès que possible et eut la permission de revenir dans un village tout proche, mais il fut de nouveau arrêté en 1934, avec des menaces de mort. Il repartit un temps à El Paso, où il édifia les confrères prêtres par son humilité et son esprit d’oraison.

De nouveau il revint dans un quartier proche de Sainte-Isabelle, où il célébrait chez une famille qui avait transformé la maison en sanctuaire. Le Vendredi Saint 1936, après avoir confessé, il fut vivement attaqué en chemin, mais resta sauf.

Le Mercredi des Cendres de 1937, des hommes armés vinrent chercher l’abbé Pedro ; les gens le cachèrent, mais comme on menaçait de mettre le feu à la maison, il se livra spontanément aux hommes. Il s’empara du ciboire avec les hosties et suivit ses persécuteurs. 

On l’emmena pieds nus au poste à trois kilomètres de là, tandis qu’il priait le chapelet, accompagné par les fidèles qui priaient avec lui. On l’insulta, on le frappa ; au second étage, l’employé municipal le tira par les cheveux et lui envoya un formidable coup de crosse de fusil sur la figure ; il eut une fracture du crâne, l’œil gauche crevé, les dents cassées. Puis on le traîna dans l’escalier jusqu’au premier étage ; il eut les mains éraflées, une jambe cassée. Il tomba presque inconscient, et le ciboire s’ouvrit : par dérision un des bourreaux lui dit : Mangez ça. Au moins ce bourreau l’aida à recevoir le Viatique avant de mourir. 

Les bourreaux continuèrent de le frapper avec la crosse de leurs armes et le laissèrent là agonisant ; de pieuses femmes vinrent pour le porter à l’hôpital public. Il mourut le lendemain, 11 février 1937, anniversaire de sa première messe.

Sa mort fut reconnue comme un authentique martyre, mais aussi servit la cause de l’Eglise :  un mois après, le gouverneur de Chihuahua autorisait la reprise du culte et le 1er mai les cloches de la cathédrale sonnaient de nouveau pour inviter les fidèles à la messe.

Pedro de Jesús Maldonado Lucero fut béatifié en 1992 et canonisé en 2000.

Si son dies natalis reste au 11 février, il est fêté avec ses autres Compagnons martyrs mexicains le 21 mai.

 

 

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:00

Pascal 1er

817-824

 

Romain, fils de Bonosur, Pascal était abbé du Saint-Etienne au Vatican. 

A la mort du pape Etienne IV, il fut dès le lendemain élu pour lui succéder, comme quatre-vingt dix-huitième pape.

Voici le texte du Liber Pontificalis : 

Pascal, né à Rome, était fils de Bonosur. Dès ses premières années, il fut consacré au service du Seigneur et éduqué à l’école patriarcale du Latran dans les lettres divines et humaines. Il apprit tout le psautier et fit une exégèse complète de l’Ancien et du Nouveau Testament. A la noblesse et à l’élégance des manières, il joignait une vertu consommée et une bonté pleine de charme. Successivement sous-diacre, diacre et prêtre, il réalisait le type d’homme saint, chaste, pieux, innocent, magnanime. On remarquait son assiduité à la prédication, son innocence, et la charité inépuisable avec laquelle il donnait aux pauvres tout ce qu’il possédait.

En 823, il couronna Lothaire, fils de Louis le Pieux.

C’est lui qui fit construire l’église de Sainte-Praxède, ainsi que celle de Sainte-Marie-in-Domnica ; à Sainte-Praxède, il fit transporter une quantité de corps retrouvés dans les cimetières. Favorisé d’une révélation de sainte Cécile, il en retrouva le corps et le fit placer dans la nouvelle église Sainte-Cécile.

Il reçut avec bonté dans Rome les Grecs chassés d’Orient par la persécution iconoclaste, qui durait désormais depuis un siècle. Il leur offrit le monastère de Sainte-Praxède et leur assura de riches revenus. En même temps, il consolait par ses lettres ceux qui, restés à Constantinople, souffraient de la persécution.

Ce fut sous son pontificat que le titre de cardinal commença à être donné aux principaux clercs de Rome.

Après un pontificat de sept ans et dix-sept jours, il mourut le 11 février 824.

Saint Pascal 1er est commémoré le 11 février.

Son successeur fut Eugène II.

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:00

Grégoire II

715-731

 

Romain, Grégoire était le fils de Marcellus et Honesta.

Elevé au palais du Latran, il acquit une profonde connaissance des sciences ecclésiastiques. Le pape Serge 1er le fit sous-diacre, puis trésorier, puis gardien de la bibliothèque. Le pape Constantin le créa cardinal, et il succéda à ce dernier, comme quatre-vingt-neuvième pape, en mai 715.

Il s’employa à relever les murs de Rome, reconstruisit les basiliques de Saint-Paul-hors-les-Murs et de Saint-Laurent-hors-les-Murs, répara celle de Sainte-Croix-en-Jérusalem.

Il restaura l’abbaye de Saint-Paul-hors-les-Murs, ainsi que celle du Mont Cassin, en ruines depuis plus d’un siècle. Après la mort de sa mère, il en donna la maison pour y fonder un couvent en l’honneur de sainte Agathe.

Parmi ses hôtes de marque, il y eut l’abbé Céolfrid, le roi Ina et son épouse Ethelburge ; Céolfrid, abbé de Wearmouth et Jarrow, remettait au pape le fameux Codex Amiatinus (le plus célèbre manuscrit de la Bible en latin) ; Ina fondait à Rome la Schola Anglorum. Il y eut aussi le moine anglais Winfrid, apôtre de la Germanie, qui, venu solliciter la bénédiction du pape pour ses travaux apostoliques, repartait de Rome comme évêque de Germanie, avec le nom de Boniface (v. 5 juin).

En Orient, le nouvel empereur Léon l’Isaurien décréta l’iconoclasme (726) : on devait placer les images très haut dans les églises de façon à ne pas attirer l’attention des fidèles. Successivement, il fit détruire les statues, peintures et autres objets de piété représentant le Christ et les Saints, fit brûler la fameuse bibliothèque de l’Octogone avec les professeurs qui l’habitaient, fit exiler le patriarche Germain, qui contestait ces mesures. Grégoire II écrivit à Léon l’Isaurien et à Germain des lettres où il défendait la vénération (et non l’adoration) des images saintes, selon la doctrine traditionnelle chrétienne.

L’empereur ayant cherché à gagner à ses idées l’exarque de Ravenne, il s’ensuivit une grande agitation en Italie. Le roi des Lombards, Liutprand, qui était toujours tenté d’envahir les états de la péninsule, chercha à en profiter. Quand il menaça Rome, Grégoire II alla le trouver dans son camp : Touché, Liutprand s’en vint alors déposer devant la Confession de Saint-Pierre sa couronne, son épée et son manteau (728).

Grégoire II s’était beaucoup fatigué à résister à tant de contradictions. Détruit physiquement, il expira le 11 février 731, après un pontificat de seize ans, et fut inhumé dans la basilique vaticane.

Saint Grégoire II est commémoré le 11 février.

Son successeur fut Grégoire III.

 

 

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