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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 11:00

Jacint Blanch Ferrer

1868-1936

 

Né le 27 avril 1868 à Vilanova de Sau (Barcelone) et baptisé le jour-même, confirmé en juillet de la même année, selon la coutume d’alors, Jacint était l’un des six enfants de José et María, des gens très chrétiens. Les cinq garçons furent missionnaires clarétains, l’unique fille fut religieuse.

Jacint fit la première Communion à douze ans et fréquenta le séminaire de Vic. Il fut admis au noviciat clarétain de Vic en 1884. L’année suivante, il était à Santo Domingo de la Calzada, où il fit la profession, et reçut tous les Ordres, sauf la prêtrise, qu’il reçut à Saragosse.

On l’envoya d’abord enseigner le latin à Cervera, à Alagón et La Selva del Campo. Il fut prédicateur à Gracia (Barcelone), Solsona, Lleida, Vic, Sabadell ; puis économe à Vic et Gracia. En 1909, il prêchait à Sabadell, où il logeait chez des Religieuses, parce que la maison clarétaine avait été incendiée par des révolutionnaires ; le Père s’habilla avec une blouse et alla se mêler aux incendiaires, feignant d’appartenir à leur groupe, et leur expliquant qu’il valait mieux ne pas mettre le feu à telle ou telle église…

La maison de Gracia fut aussi incendiée en 1909 ; reconstruite, le p.Jacint en fut le supérieur. De même il fut directeur à Sallent, la maison natale du Fondateur Antonio María Claret (v. 24 octobre), qu’il fit restaurer de fond en comble. Par la suite, on lui confia aussi la maison de Solsona.

Le père Jacint n’était pas simplement un homme actif et ingénieux. Il souffrait beaucoup de maux de tête et de la gorge, mais ne manqua jamais de célébrer la Messe. Il travaillait surtout à la glorification du Fondateur et écrivit pour cela d’importants ouvrages ; il fut le vice-postulateur de la cause de béatification ; cette charge qu’il recouvrit depuis 1916 jusqu’à sa mort, l’obligea à voyager souvent à Madrid et Barcelone, à recevoir certains privilèges et certaines permissions, dont certains s’indignèrent, mais que le Père supporta dignement ; même pour une béatification, des Religieux peuvent se fâcher entre eux…

Le père Jacint se trouvait à Barcelone au moment de la guerre civile de juillet 1936. Du 21 juillet au 19 août, il fut hébergé par un ami et put célébrer la Messe et administrer les Sacrements ; il put aussi célébrer dans d’autres maisons, au péril de sa vie ; sur les trottoirs, quand il entendait des blasphèmes, il répliquait Dieu soit loué !

Début août, il dit à son frère : Si nous, les prêtres, nous quittons Barcelone, qui s’occupera des Chrétiens qui vivent dans les maisons ? De même, il refusa la proposition de son hôte, de fuir à l’étranger.

Le 17 août, la crainte d’un contrôle le fit changer de maison. Il alla dormir dans des refuges pour clochards. Le 19, le Père était de nouveau chez son hôte, en train de parler aux enfant, quand arrivèrent les miliciens, qui fouillèrent l’appartement pendant près de trois heures. Ils trouvèrent le chapelet dans la poche du Prêtre et le lui accrochèrent au cou, en se moquant de lui. La maîtresse de maison tenta encore : Vous embarquez un pauvre vieux malade ? Ils répondirent : C’est vous qui nous faites croire qu’il est pauvre.

La famille tenta d’intercéder auprès de la police, mais la réponse fut : S’il s’agissait d’un paysan, oui… mais pour un prêtre, rien à faire.

On a pu apprendre par témoignages croisés, que le père Jacint fut emmené à Pedrales et qu’il fut fusillé le 21 août ; son cadavre fut porté à l’hôpital à treize heures..

Martyrisé le 21 août 1936, béatifié en 2017, Jacint Blanch Ferrer sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 21 août.

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 10:59

José Garvi Calvente

1881-1936

 

Né le 1er janvier 1881 à Madrid, José était le fils d’Antonio et María Luisa, qui le firent baptiser le jour de l’Epiphanie suivant, 6 janvier.

José épousa vers 1908 Paula Elvira Dorado, une sainte femme qui visitait les malades de l’hôpital tenu par les Filles de la Charité.

Leur unique fille, Elvira Luisa, allait épouser un neveu de sa mère, Paulino Moreno, catholique courageux lui aussi, qui versa son sang pour la défense du monument au Sacré-Cœur.

José était membre des Enfants de Marie et certainement très connu des milices communistes. Il travaillait dans une fabrique de tissus, la Casa Baranda. Le 19 août 1936, une troupe de miliciens et de gardes d’assaut vinrent l’enlever ; on l’emmena à la «tchéka» communiste, installée dans le palais du Comte de Montarco, lequel communiquait par derrière avec un collège tenu par des Religieuses.

Peu après, Paulino Moreno se risqua à entrer dans cette tchéka et put apprendre que son beau-père, José, avait déjà été fusillé au cimetière d’Aravaca, le 21 août. On n’ose imaginer quels genres de mauvais traitements on fit subir au Martyr entre le 19 et le 21 août.

Martyrisé le 21 août 1936, béatifié en 2017, José Garvi Calvente sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 21 août.

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 10:59

Agustí Llosés Trullols

1906-1936

 

Agustí vit le jour le 20 décembre 1906 à Cervera (Lleida) et reçut au baptême les nioms de Agustí Xavier Francesc. Ses parents, Agustí et Antonia, étaient d’excellents chrétiens ; leur fils aîné, Josep, père de trois enfants, reçut aussi la palme du martyre pour avoir  hébergé le p.Joan Blanch.

M.Llosés mourut déjà en 1914. Agustí était un servant de messe assidu. Il fréquenta le postulat des Clarétains de Barbastro de 1919 à 1923, fit la profession en 1924, étudia la philosophie à Solsona et la théologie à Cervera.

L’évêque qui lui conféra les premiers Ordres avait connu la persécution au Mexique. Agustí reçut le sacerdoce en 1931 à Solsona, l’année de la proclamation de la République et des premiers incidents graves qui troublèrent l’Espagne.

Agustí avait des dons particuliers pour le dessin et la peinture.

Son premier poste d’apostolat fut à Barcelone, puis Cervera, d’où il pouvait encore se déplacer alentour pour prêcher. La situation ne s’améliorait pas ; Agustí parle des pauvres Franciscains sans cesse dérangés.

Le 18 juillet, il entendit son Supérieur dire que demain, nos têtes rouleront dans les rues.

Il fut du nombre des incarcérés à Lleida, le 21 juillet 1936, avec les pères Morell et Albi, et les frères Garriga et Dolcet (v. ce même jour).

Les prisonniers de Lleida furent à un moment donné plus de six cents, entassés et serrés, au milieu des outrages et de toutes sortes de mauvais traitements de la part des révolutionnaires.

Agustí et les quatre autres Confrères furent appelés au soir du 20 août et emmenés au cimetière de Lleida, où ils furent fusillés au petit matin.

Martyrisé le 21 août 1936, béatifié en 2017, Agustí Llosés Trullols sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 21 août.

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 10:58

Joan Garriga Pagés

1908-1936

 

Né le 31 août 1908 à Sant Martí Sacalm (Gerona) et baptisé le 5 septembre suivant, Joan fut confirmé en 1911. Ses parents étaient Francisco et María.

Il entra au noviciat clarétain de Vic en 1925 et fit la profession comme frère convers le 8 décembre 1926.

On l’envoya à Solsona, puis à Cervera (1928), à Berga (1930), comme cuisinier et couturier. Après un bref passage à Cervera, (1932), il fut à Lleida (1933) puis La Selva del Campo, comme tailleur-couturier et portier. En 1935, de nouveau à Cervera et Lleida, comme cuisinier et tailleur.

Le 21 juillet 1936, il était en train de préparer le déjeuner de la communauté, quand le Supérieur donna l’ordre d’évacuer la maison, de sorte qu’il sortit le dernier et n’eut pas le temps de rejoindre la maison où se réfugiaient les Confrères ; il fut donc arrêté en pleine rue et fut le premier de la communauté à être envoyé en prison.

Des témoins purent assurer que le frère Joan se préparait très tranquillement à la mort, priant chapelet sur chapelet.

Martyrisé le 21 août 1936, béatifié en 2017, Joan Garriga Pagés sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 21 août.

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 10:57

Xavier Morell Cabiscol
1910-1936

Né le 20 janvier 1910 à Albesa, Lleida, de Josep et Antonia, modestes agriculteurs, il reçut trois jours plus tard au baptême les noms de Francesc Xavier Baptista Carles et fut confirmé l’année suivante. Il avait deux frères, Ramon et Josep.

Déjà à l’école, son professeur disait de lui qu’il était un homme depuis tout petit, en raison de sa maturité intérieure. Il entra au postulat des Pères Clarétains de Vic et Cervera en 1922, puis fit le noviciat à Vic et la profession en 1927 et la philosophie à Solsona ; de là, en 1931, il rejoignit Cervera déguisé en paysan, car la situation n’était pas favorable à l’Eglise depuis la proclamaion de la République. Là-bas, il prépara la théologie, qu’il acheva à Barbastro et c’est là qu’il fut ordonné prêtre le 19 avril 1936.

La spéculation n’était pas son atout majeur ; il était plutôt pratique, mais il travaillait avec ardeur. Il collabora à la feuille paroissiale La Fiesta santificada.

Il fut envoyé à Lleida (Lérida), où il arriva le 25 juin. Le 21 juillet, il fut du nombre des incarcérés à Lleida, avec les pères Llosés et Albi, et les frères Garriga et Dolcet (v. ce même jour). On a conservé de lui deux lettres qu’il écrivit, dans lesquelles il exprime toute sa joie d’être bientôt un Martyr.

Avec les Confrères susnommés, il fut conduit au cimetière de Lleida où tous les cinq furent fusillés au matin du 21 août. Xavier avait vingt-six ans ; il était prêtre depuis quatre mois et deux jours. Ayant été incarcéré le 21 juillet, il n’avait pu célébrer que quatre-vingt treize Messes.

Martyrisé le 21 août 1936, béatifié en 2017, Xavier Morell Cabiscol sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 21 août.

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 10:56

Luis Francés Toledano

1910-1936

 

Né le 16 février 1910 à Madrid, baptisé le 26 suivant, il était un des enfants de Manuel et Visitación. Un des frères de Luis, Manuel, fut son compagnon de formation.

Luis commença le postulat chez les Clarétains d’Alagón en 1921, le noviciat à Vic en 1925 et fit la profession en 1926. Ce fut ensuite la philosophie à Solsona, la théologie à Cervera et y fut ordonné prêtre en 1934.

Il fut d’abord envoyé à la communauté de Gracia (Barcelone), puis Valencia, d’où il partit prêcher en diverses localités. Sa dernière prédication, à Grao, fut pathétique. Il avertit les paroissiens : Disons vite la Messe, parce qu’ils sont en train de mettre le feu aux églises. Il avait à peine fini de célébrer, que les révolutionnaires arrivaient avec des bidons d’essence et mettaient le feu à l’église.

Il priait assidûment le chapelet, le Chemin de Croix ; il rappelait à tous leur devoir de pardonner, comme fit Notre-Seigneur.

Le 27 juillet 1936, le p. Francés alla prêcher à des enfants à Serra. Il y resta jusqu’au 20 août. Ce soir-là, arrivèrent des miliciens de Bétera, convoqués par ceux de Serra, pour arrêter le p. Roig ; mais celui-ci était déjà parti pour Barcelone, de sorte qu’ils arrêtèrent le p.Francés et son hôte et les emmenèrent au Comité.

Le lendemain 21 août, on repartit pour Liria ; les uns voulaient présenter les Religieux au Juge, les autres les fusiller sur place. Ce furent ces derniers qui l’emportèrent. On s’arrêta à Olocau et on fit descendre les victimes.

Le père Francés mourut les bras en croix, pardonnant à ses bourreaux.

Martyrisé le 21 août 1936, béatifié en 2017, Luis Francés Toledano sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 21 août.

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 10:55

Lluís Albi Aguilar

1910-1936

 

Né le 1er avril 1910 à Barcelone, baptisé le 10 suivant, confirmé en 1913, Lluís avait pour parents Luis et Enriqueta. Dans ses lettres, il parle avec beaucoup d’affection à sa chère Maman, mais pratiquement jamais il ne parle de son père ; il mentionne souvent aussi ses sœurs María et Rosario, ainsi que son frère Juan.

Il fut servant de messe à la paroisse, où il allait communier tous les matins à six heures.

Il fit un jour cette remarque à sa mère : Maman, merci de ne m’avoir jamais envoyé au cinéma ou au théâtre.

Ses études à Vic furent brillantes. Il y enchaîna le noviciat et fit la profession en 1926. Puis ce fut la philosophie à Solsona, toujours avec des notes excellentes. A partir de 1929, il fit la théologie à Cervera, où il reçut les Ordres. Il fut ordonné prêtre en 1934.

Il resta d’abord à Cervera comme catéchiste et professeur pour les élèves externes, puis fut à Lleida en 1935. Il montra tout de suite des aptitudes spéciales pour la prédication.

Il quitta la maison de Lleida avec ses Confrères le 21 juillet mais, en route, il fut blessé au côté par un charbonnier, qui lui lança un poinçon de fer ; la plaie saigna et le Père fut, pour cela, admis à l’infirmerie de la prison. On vint le chercher une première fois le 25 juillet, pour le fusiller, mais il ne pouvait sortir à ce moment-là. On le remit alors avec les autres, avec lesquels il partagea les derniers moments de cette vie terrestre.

Martyrisé le 21 août 1936, béatifié en 2017, Lluís Albi Aguilar sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 21 août.

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 10:54

Àngel Dolcet Agustì

1914-1936

 

Né le 5 septembre 1914 à Soses (Lleida), Ángel était le fils unique de Miguel et Rosa, qui le firent baptiser le 13 septembre suivant.

A dix ans, il commença des études au postulat clarétain de Cervera, mais le travail intellectuel n’était pas facile pour lui. En 1929, il commença le noviciat à Vic et fit la profession comme frère convers en 1930.

Il fut envoyé à Cervera, puis à Vic, comme cordonnier.

Quand se déchaîna la guerre civile de 1936, la maison et l’église des Clarétains de Vic furent incendiées. Le frère Àngel chercha à retourner chez les siens et demanda des papiers en règle aux autorités. Avec un Confrère, il gagna Barcelone. Là, ils apprirent qu’il n’était pas nécessaire d’avoir un sauf-conduit s’ils prenaient un train ou un autocar, de sorte qu’ils déchirèrent leurs papiers, car on y avait écrit qu’ils étaient religieux. Le 4 août, ils se mirent en voyage, l’un par le train pour Lleida, l’autre par l’autobus.

En arrivant à Lleida, le 7 août, le frère Àngel fut contrôlé. Il portait une lettre d’un Père à remettre à une famille, dont certaines expressions donnaient à comprendre qu’Àngel était un Religieux. On le mit immédiatement en prison - où il retrouva d’autres Religieux.

Il fut du nombre des Clarétains incarcérés à Lleida, le 21 juillet 1936 : les pères Llosés, Morell et Albi, et le frère Garriga (v. ce même jour).

Les prisonniers de Lleida furent à un moment donné plus de six cents, entassés et serrés, au milieu des outrages et de toutes sortes de mauvais traitements de la part des révolutionnaires.

Le frère Àngel fut déplacé dans la salle des séminaristes : se sachant condamné, il leur remit tout ce qu’il pouvait, leur demandant de le donner aux pauvres - s’ils étaient libérés : quelques pièces, sa veste, ses chaussures ; il allait vers la mort à moitié dévêtu, les miliciens lui ayant affirmé qu’il n’avait pas besoin de vêtements pour le voyage qu’il avait à faire.

On a dit que, le 20 août au soir, lorsque furent «convoqués» les prêtres et les religieux, plusieurs laïques s’avancèrent en changeant leur nom, cherchant à prendre la place des prêtres, de sorte que ceux-ci pourraient rester parmi les prisonniers survivants et les assister spirituellement ; mais cette héroîque manœuvre n’aboutit pas.

Àngel et les quatre autres Confrères furent appelés au soir du 20 août : en quittant la prison, ils dirent à ceux qui restaient : A Dieu ! Toujours joyeux ! Vive le Christ Roi ! et ils furent emmenés au cimetière de Lleida ; en route, ils chantaient les antiennes à la Sainte Vierge : Salve Regina… Ave maris Stella… Magnificat… Il paraît que les bourreaux, se rendant compte du crime qu’ils allaient commettre, auraient cherché à faire route vers Barcelone (en délivrant les Religieux), mais que, rencontrant un groupe de deux cents miliciens, ils furent contraints de se diriger vers le cimetière.

Les cinq Religieux furent fusillés au petit matin.

Martyrisé le 21 août 1936, béatifié en 2017, Àngel Dolcet Agustì sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 21 août.

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 22:10

Eduardo Campos Vasallo

1884-1936

 

Né le 22 août 1884 à Orduña (Biscaye), il était le fils de Braulio et Catalina, qui le firent baptiser le 30 août.

Membre laïc des Enfants de Marie, il épousa Carmen Asenjo Martínez qui donna naissance à six enfants : Manuel, María Carmen, Rosario, María del Prado, Eduardo et José ; ce dernier avait dix ans en 1936, l’aîné en avait vingt.

Eduardo aurait pu déjà être menacé et même arrêté sous le gouvernement républicain avant 1936, mais on le «réserva» pour le temps de la révolution. Le 19 août 1936 vers neuf heures du matin, des miliciens se présentèrent à son domicile pour l’arrêter, mais, ne le trouvant pas à cette heure-là, emmenèrent en otage son fils aîné Manuel. L’ayant appris, Eduardo alla spontanément se constituer à la cellule socialiste pour libérer son fils, qui fut mis en liberté surveillée dans le courant de l’après-midi. Quant à Eduardo, au matin du 21 août, on l’emmena d’abord au Cuartel de la Montaña, puis au cimetière d’Aravaca, pour le fusiller.

Martyrisé le 21 août 1936 à Aravaca (Madrid), Eduardo aurait eu cinquante-deux ans le lendemain.

Béatifié en 2017, Eduardo Campos Vasallo sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 21 août.

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 08:38

Emili Bover Albareda

1868-1936

 

Né le 31 août 1868 à Castelltersol (Barcelone), baptisé le 3 septembre suivant, et confirmé l’année suivante, Emili avait pour père Lorenzo, un ouvrier, et Teresa.

En 1885, à seize ans, il commença des études de latin à Artés, un collège qui dépendait du séminaire diocésain. En 1888, il entra au postulat des pères Clarétains de Cervera, fit la profession et le noviciat, la philosophie et la théologie d’abord à Cervera, puis à Santo Domingo de la Calzada (1894). L’étude ne lui était pas facile, au point qu’il faillit passer à l’état de frère convers. Il parlait avec humour de sa situation en affirmant avoir été admis comme Vierge et Martyr, vierge par sa consécration, martyr pour son travail laborieux.

Il reçut les Ordres mineurs en 1895, les Ordres majeurs en 1897-1898. Il était prêtre à trente ans.

Partout où le père fut présent, il montra ses capacités d’électricien, mais aussi sa bonne humeur et la façon ironique avec laquelle il parlait de lui-même. Quand il montait en chaire, il lui arrivait de dire : Regardez-moi, regardez comme je suis laid.

Prêtre, il fut envoyé à Sabadell, La Selva del Campo, Vic ; puis Santiago du Chili en 1904 : un voyage long et difficile, qui passait par l’Argentine et traversait la Cordillère des Andes.

En 1906, il revint en Espagne, pour arranger la nouvelle maison d’Aranda de Duero. En 1908, ce fut Cartagena comme prédicateur et catéchiste ; en 1914, Solsona, où il refit toute l’installation électrique ; en 1916, on le nomma bibliothécaire (!). Il contribua notablement à la fondation d’un collège et suscita beaucoup de vocations.

En 1922, il fut prédicateur et bibliothécaire à San Feliu de Guixols, d’où il envoya plus de soixante de ses élèves aux postulats de Vic et de Cervera. En 1925, il fut envoyé à la nouvelle maison de Gerona, où il suscita plus de trente vocations et où son travail fit de la bibliothèque une des meilleures de la province.

En 1929, il fut envoyé à Lleida, puis Cervera. Là encore son activité fut centrée sur les bibliothèques ; lui qui avait eu tant de mal à étudier, était devenu un passionné des livres et affirmait que c’était son occupation préférée.

Le 21 juillet 1936, il fallut évacuer la maison de Cervera. Le Comité révolutionnaire avait interdit à quiconque d’accueillir le curé, puis l’ensemble des Religieux, et avait établi des contrôles.

Au début, le Père put encore célébrer la Messe dans une église ; le 23 juillet, il fut accueilli chez le pharmacien, qui tenait cachées des hosties consacrées, sauvées de la profanation de quelque église locale. Le Père allait souvent prier silencieusement à l’endroit de cette cachette, et pratiquait le Chemin de Croix. Ceux qui le voulaient, se confessaient.

Le 19 août, à onze heures du soir, des hommes armés vinrent arrêter le pharmacien ; le 20, des miliciens vinrent faire un contrôle minutieux de la maison ; le Père s’était déguisé en infirmier, mais on lui trouva une photographie et on le reconnut. On l’emmena : il eut juste le temps de remercier pour l’accueil qu’il avait reçu et dit à la famille : On se reverra au Ciel. Une demi-heure plus tard, un milicien revint pour s’emparer de la montre du prêtre et de son argent.

Le père Bover fut emmené au Comité, puis au cimetière de Cervera. Là, le Père pardonna à ses assassins et demanda à baiser leurs mains, ces mains criminelles qui allaient l’envoyer au Ciel. Il pria encore un Je crois en Dieu, cria Vive le Christ Roi ! et tomba sous les balles.

Martyrisé le 20 août 1936, béatifié en 2017, Emili Bover Albareda sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 20 août.

 

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