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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 08:37

Manuel López Álvarez

1881-1936

 

Né le 26 avril 1881 à Mairena (Grenade), Manuel était le fils de cultivateurs très pauvres, qui le firent baptiser le jour-même.

Il est à signaler que Mairena fut le pays d’origine d’un garçonnet de dix ans, Gonzalico, qui fut victime avec d’autres de la haine musulmane en 1568.

Notre Manuel, donc, fut envoyé au séminaire de Grenade, où il fit de bonnes études, couronnées par le sacerdoce en 1905.

Après quelques années où il fut vicaire, il fut curé d’Alcolea. Bien avant la révolution de 1936, il eut déjà à affronter des situations anticléricales. Une fois, il dut passer toute une nuit dans son église, prêt à intervenir, car les Rouges avaient menacé de mettre le feu au sanctuaire.

En juin 1936, alors qu’il officiait l’enterrement d’une jeune fille, on le menaça avec un fusil de chasse…

Lorsque la persécution se déchaîna, il fut obligé de quitter Alcolea et se réfugia chez des amis de Picena. Il voulut rejoindre Grenade avec deux autres prêtres mais, en chemin, il eut une attaque cardiaque. Laissant aller ses Confrères, il se dirigea lentement vers une maison qui était éclairée et se présenta tout simplement comme prêtre. Or, les habitants étaient des partisans rouges : ils firent venir une patrouille de Berja.

L’abbé Manuel fut emmené manu militari. Le 20 août suivant, on l’emmena avec huit autres prisonniers dans un camion au cimetière de Berja. Le prêtre n’arrivait pas à descendre : on l’abattit sur place et on le traîna jusqu’à la tombe. A ce moment-là, on s’aperçut qu’il n’était pas mort et murmurait Ah, mon Dieu ! Avec la pelle (ou la pioche) du fossoyeur, ils lui enfoncèrent le crâne.

Martyrisé le 20 août 1936 et béatifié en 2017, Manuel López Álvarez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 20 août.

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 08:35

Enrique Rodríguez Tortosa

1908-1936

 

Né le 30 avril 1908 à Terque (Almería), tôt orphelin, il fut élevé par sa tante.

Tout le pays connaissait ce jeune homme à la vie très pure. Il était à toutes les célébrations liturgiques, apportait son concours chaque fois qu’on le lui demandait. Il était membre de l’Action Catholique.

Simple ouvrier, il était cependant une des victimes désignées des révolutionnaires.

Le 19 août, il vint se confesser au curé de Terque, affirmant qu’il s’attendait à mourir.

Le 20 août, on l’interpella sur la place en compagnie de José Tapia Díaz : ils devaient proférer quelque blasphème, ou on les tuait. Sur leur refus, on les emmena en camionnette jusqu’à la côte de la Promenade de Gérgal pour les fusiller. En tombant, les deux victimes criaient : Vive le Christ Roi !

Martyrisé le 20 août 1936, béatifié en 2017, Enrique Rodríguez Tortosa sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 20 août.

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 08:34

José Tapia Díaz

1913-1936

 

Né le 6 janvier 1913 à Terque (Almería), José était le fils d’un couple de commerçants, qui le firent baptiser peu après.

José fut un bon élève et commença bientôt à travailler comme rédacteur ou écrivain public.

Il se mit dans les rangs de l’Action Catholique. Il exprima en plusieurs occasions - et encore quelques jours avant de mourir - qu’il demandait à Dieu la grâce de pouvoir mourir en martyr.

Le 20 août 1936, sur la place du pays, il se trouvait avec Enrique Rodríguez Tortosa. Invité par des miliciens à blasphémer, il prit le temps de leur répondre : Le Seigneur ne m’a rien fait de mal, et même je dois le remercier pour tout le bien qu’il me fait. Pour rien au monde je ne puis offenser le Seigneur et encore moins blasphémer contre Lui.

Pendant qu’on l’emmenait vers la côte de Gérgal, il exprimait son pardon aux assassins. Il tomba en criant Vive le Christ Roi !

Martyrisé le 20 août 1936, béatifié en 2017, José Tapia Díaz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 20 août.

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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 17:49

Gregorio Martos Muñoz

1908-1936

 

Gregorio naquit en Argentine le 3 avril 1908 à Chilecito (La Rioja). Il ne s’agit donc pas de la province espagnole de La Rioja, mais bien de la région d’Argentine, où les parents Martos Muñoz avaient émigré en quête de travail. Ses parents le firent baptiser neuf jours après la naissance ; Gregorio avait au moins une sœur, Dolores, et des frères.

En 1918, la famille revint en Espagne. Gregorio entra au séminaire de Grenade et y étudia avec suffisamment d’ardeur au point qu’il put passer une année. Au terme de ses Humanités, il fut nommé préfet du Petit séminaire.

Prêtre, il fut chargé de la paroisse de El Ejido. Empli de l’esprit de pauvreté, il renonça à l’héritage paternel. Il savait secourir les pauvres : il ne demandait rien s’il baptisait ou mariait des enfants de famille peu fortunée ; une fois, il baptisa ainsi un enfant de gitans et ensuite invita lui-même la famille à déjeuner avec lui.

Dès le début de la persécution de juillet 1936, il fut arrêté le 21 juillet. Le lendemain, on le transféra à la prison de Berja ; le 7 août, on le laissa en liberté surveillée, tellement surveillée que le 12, alors qu’il tentait d’aller se cacher pour échapper aux révolutionnaires, il fut arrêté à Peña Rodada, remis en prison à Berja, puis à El Ejido. On voulut le faire blasphémer sur une médaille de la Sainte Vierge, mais il préféra l’avaler plutôt que de la profaner.

Le 19 août, on l’emmena avec deux autres prisonniers à Albufera de Adra ; il demanda à être exécuté en dernier, pour donner l’absolution aux deux autres condamnés. Pour l’enterrer, on réquisitionna don José Peris Ramos, qui allait lui-même être martyrisé quelques jours plus tard (v. 1.septembre). La maman, Josefa, demanda à tous ses enfants de ne pas chercher vengeance.

Martyrisé le 19 août 1936, béatifié en 2017, Gregorio Martos Muñoz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 19 août.

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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 16:18

Agustín Fernández Vázquez

1895-1936

 

Né le 25 janvier 1895 à San Lorenzo del Escorial (Madrid), Agustín fut un Chrétien authentique dans tous les sens du mot.

Son métier était d’être facteur, mais son temps libre était tout à Dieu. Il habitait le quartier de Chamberí (Madrid) avec son épouse Catalina et n’avait pas d’enfants. Chaque fois qu’il le pouvait, il rendait service à la basilique proche, dédiée à Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse. Il fut trésorier de l’association des Chevaliers de Notre-Dame, en vertu de quoi il était chargé de porter secours à des personnes pauvres : les noms de celles-ci figuraient sur une liste qui était tombée aux mains des miliciens républicains, qui purent ainsi remonter à Agustín.

On vint l’arrêter le 17 août 1936 à sept heures du matin : des hommes des Forces d’Assaut, de la Sécurité et huit autres miliciens - tant de monde, armé, pour arrêter un pauvre facteur ! - firent une descente en règle à l’appartement du facteur et l’emmenèrent on ne sait où. Son épouse courut à la «tchéka» voisine, installée dans le couvent des Servantes du Sacré-Cœur, mais on lui répondit que son mari ne s’y trouvait pas ; le lendemain, on la renvoya à la Direction Générale de Sécurité, et elle fit ainsi toutes les «tchékas» sans jamais retrouver son époux.

Ce n’est que huit jours après qu’elle put lire le constat de décès d’Agustín, mais elle ne sut jamais ce qu’on avait fait à son mari, ni comment ni où il était mort. D’après le constat, on fusilla Agustín le 18 août 1936 au Cuartel de la Montaña ; quand on voulut inspecter la fosse commune du cimetière municipal de Madrid, les corps n’étaient pas reconnaissables.

Martyrisé le 18 août 1936 et béatifié en 2017, Agustín Fernández Vázquez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 août.

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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 16:16

Antoni Junyent Estruch

1896-1936

 

Né le 25 octobre 1896 à Vacarissas (Barcelone), Antoni était le fils de Francisco et Josefa, qui le firent baptiser et confirmer, mais on ignore les dates de ces sacrements, car le registre de la paroisse fut détruit dans l’incendie provoqué par les révolutionnaires. On sait qu’Antoni avait une sœur, Mercedes.

Antoni entra au postulat des Pères Clarétains de Vic en 1908, où il eut de très bons résultats ; il passa au noviciat de Cervera en 1912, où il fit la profession (1913) et étudia la Philosophie et la Théologie ; il acheva la Théologie à Solsona (1919).

A ses heures, Antoni était poète de talent ; il obtint un prix en 1919 pour une de ses compositions en l’honneur de Notre-Dame. Mais modestement il dissimula cette activité - qu’il finit même par considérer du temps perdu - pour se dédier principalement à la prédication et au salut des âmes.

Ordonné prêtre en 1921, il fut envoyé à Cervera. Sa santé commença déjà à lui poser des problèmes et l’obligea à restreindre ses activités - qui cependant ne furent pas négligeables : Barbastro, Cervera, Lleida, Berga, Solsona, retour à Berga. Il prêchait beaucoup, organisait des neuvaines, des retraites.

En 1935 toutefois, il n’avait presque plus d’occupations. Il s’apprêtait à partir en Argentine, mais les événements de 1936 troublèrent ces projets.

Le 19 juillet 1936, il fallut évacuer la maison de Barcelone, où il se trouvait justement en prévision de l’embarquement. Vêtu à la paysanne, il rejoignit sa sœur Mercedes qui habitait par là et vécut chez elle jusqu’au 18 août. Ce jour-là, il alla à l’agence de voyages pour s’assurer qu’un navire partait pour l’Argentine, mais revint à la maison assez inquiet, car les employés n’étaient pas ceux qu’il avait rencontrés précédemment.

A quelques pas derrière lui le suivaient deux individus, dont l’un dit : Celui-là doit être un prêtre. Je lui tire dessus ? Et l’autre : Non, laisse-le en paix, tu ne sais pas qui ça peut être. Vers seize heures cependant, arriva une patrouille ; on arrêta le père Antoni ; on lui demanda de montrer ses paumes, ce qu’il fit, et on lui dit : Ça se voit que tu n’as jamais travaillé, et on l’emmena.

On ne sait où ni quand il fut assassiné : le soir du 18 août, le 19 août ? On retrouva son cadavre à l’hôpital, où il fut déposé à huit heures du matin le 20 août.

Son départ pour l’Argentine était prévu pour le 21 août. Il partit plutôt pour le Ciel.

La Congrégation clarétaine retient qu’il fut martyrisé le 18 août 1936 à Barcelone ; béatifié en 2017, Antoni Junyent Estruch sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 août.

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 14:29

Julio Aramendía Urquía

1900-1936

 

Né le 5 décembre 1900 à Ovanos (Navarre) et baptisé le jour-même, Julio était un des nombreux enfants d’un ouvrier, Florencio, et de Agustina, des parents très chrétiens.

Un des «jeux» de Julio fut d’organiser des «cérémonies» religieuses ; grandissant, il fut présenté aux Pères clarétains de Pamplona.

En 1912, il commença la postulat de Santo Domingo de la Calzada, en 1916 le noviciat à Segovia, la philosophie en 1917 à Beire, enfin la théologie à Santo Domingo de la Calzada en 1920.

Ordonné prêtre en 1925, il était devenu spécialiste en ascétique et mystique, pour avoir lu quantité de Vies de Saints.

Il fut envoyé comme professeur à Segovia, puis en 1927 à San Sebastián.

En 1928, il demanda à être admis à la chartreuse de Montealegre, mais sa santé ne le lui permit pas. Il revint à Ségovie puis à Santo Domingo pour enseigner l’Histoire de l’Eglise et la Patrologie. Il écrivit plusieurs articles sur le Fondateur (s.Antonio María Claret, v. 24 octobre), qui lui valurent une certaine notoriété. Il avait en tête plusieurs projets, qui nécessitaient un gros travail aux archives de Vich. Il y accumula beaucoup de notes, qui allaient être toutes brûlées par les révolutionnaires.

Cette révolution le surprit à Vich en juillet 1936. Le 20 juillet, il alla se réfugier avec le p.Puigdessens chez la sœur de celui-ci. Le 21 au soir, leur couvent était en flammes. Les 23 et 25, les deux Pères purent encore célébrer la messe dans une paroisse voisine, mais on les dénonça. Une douzaine de miliciens leur tomba dessus l’après-midi du 25, pour un «contrôle» ; on conseilla aux Pères de changer de vie, qu’ils avaient suffisamment trompé le monde avec des messes et des sermons. Sur le moment, on les laissa, avec toutefois l’ordre de ne pas sortir sans en informer le Comité.

Arriva la nouvelle qu’on avait brûlé le saint corps du Fondateur, et le p.Aramendía voulut aller sur place s’en convaincre : on le persuada avec difficulté de ne surtout pas sortir.

Le 17 août à une heure du matin, survint une patrouille ; les pères durent suivre les hommes, à pied, les fusils pointés sur eux, jusqu’au siège du Comité puis hors de la ville, où on les fusilla.

Martyrisé le 17 août 1936 à Vich et béatifié en 2017, Julio Aramendía Urquía sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 17 août.

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 14:28

Josep Puigdeséns Pujol

1875-1936

 

Né le 14 janvier 1875 à Vic (Catalogne) et baptisé deux jours plus tard, Josep (les Espagnols disent José) fut confirmé en 1877. Ses parents, Jaime et Dolores, l’éduquèrent chrétiennement.

En 1886, il commença l’étude du latin et de l’espagnol au séminaire de Vic. Son père mourut peu après. En 1889, il décida d’entrer chez les Clarétains et fut admis au postulat de Barbastro. Puis ce fut le noviciat à Cervera, la profession en 1893, et les premières études de philosophie.

En 1896, il fit la théologie à Santo Domingo de la Calzada et reçut les Ordres mineurs. Tout allait bien mais, en 1900, quand Josep fit la demande du sous-diaconat, on le lui refusa : on le trouvait trop accaparé par les bouquins de sciences «secondaires» et autres matières «modernes», ce qui d’ailleurs «allait à l’encontre de sa piété». Il reçut donc les Ordres majeurs avec un certain retard, en 1901.

Prêtre aux dons intellectuels hors du commun, Josep avait une passion pour la recherche et l’écriture, mais il regrettait le manque de livres et de revues adéquats. En attendant, il fut professeur de Métaphysique à Cervera (1902). En 1906, il put exercer son ministère sacerdotal à Lleida ; en 1907 on l’envoya à Madrid pour collaborer à deux revues, puis il fut transféré à Aranda de Duero et à Alagón (1910), Vic, enfin Rome (1912), pour recueillir suffisamment d’informations sur le Père Fondateur, Antonio María Claret (v. 24 octobre). Il profita de son séjour pour préparer le doctorat en Philosophie.

En 1913, il fut professeur de Théologie et Patrologie à l’université de Tarragona - où il n’y avait même pas de bibliothèque ! En 1915, il fut à Barcelone pour une chaire de philosophie en catalan et collaborer au dictionnaire philosophique en catalan.

On lui demanda ensuite d’écrire un ouvrage sur la Psychologie et, pour cela, fut envoyé à l’université de Louvain (1920). De là il fit un tour à Bonn ; il revint en Espagne enchanté d’avoir connu ces deux universités, avec leurs professeurs compréhensifs et leurs riches bibliothèques.

En 1931, on le nomma professeur de Psychologie à Solsona ; en 1934, il refit un voyage à Rome ; en 1935, il fut à Vic (ou Vich, à l’espagnole).

Ce prêtre était un cerveau d’informations de tout genre, un puits de science.

Comme on l’a raconté à propos du p.Aramendía, le 20 juillet 1936, il se réfugia chez sa sœur. A la nouvelle que la maison des Clarétains flambait, les deux prêtres se risquèrent à aller récupérer des paquets de notes qui s’y trouvaient encore, mais en furent empêchés par la fumée et les flammes.

La suite des événements est celle qu’on a racontée à propos du p.Aramendía. Le 17 août à une heure du matin, survint une patrouille ; les pères durent suivre les hommes, à pied, les fusils pointés sur eux, jusqu’au siège du Comité puis hors de la ville, où on les fusilla.

La malheureuse voisine qui avait dénoncé les deux prêtres, tomba malade peu après et, à l’hôpital où elle agonisait, ne cessait de crier : Je suis condamnée… C’est ta faute !

Martyrisé le 17 août 1936 à Vic et béatifié en 2017, Josep Puigdeséns Pujol sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 17 août.

 

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 14:27

Florencio López Egea

1883-1936

 

Né le 27 août 1883 à Tahal (Almería), il fut baptisé deux jours plus tard.

En raison de la pauvreté de ses parents, il fut envoyé au collège san Juan d’Almería, d’où il passa au séminaire.

Il fut ordonné prêtre en 1907. Ses postes d’apostolat furent Castro de Filabres, Alcudia de Monteagud (1909), Fuencaliente, Fines (1915), finalement Turre en 1920. Ce prêtre avait une grande dévotion mariale et composait des chants qu’il enseignait aux enfants du catéchisme.  

Dès le début de la persécution de juillet 1936, on lui proposa de se retirer en Argentine, mais il refusa de quitter son troupeau. Expulsé de sa cure, il se réfugia chez sa sœur à Negro ; on le découvrit dans la nuit du 16 août. Pendant qu’on l’emmenait, il chantait un hymne à la Sainte Vierge.

Quand on parvint au lieu-dit La Higuerra del Conejo, aux environs de Turre, on lui planta des pointes d’aloe dans les yeux ; on tenta de le faire blasphémer, mais il prononça un solennel Vive le Christ Roi ! ; finalement, on lui imposa encore l’humiliation et la douleur de la castration, avant de le fusiller.

Martyrisé le 17 août 1936 à Turre (dix jours avant son anniversaire), béatifié en 2017, Florencio López Egea sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 17 août.

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15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 07:27

Joan Prats Gibert

1903-1936

 

Né le 26 octobre 1903 à Selva del Camp (Tarragone), Joan fut baptisé le 1. novembre suivant, en la fête de Tous les Saints, et confirmé en 1909. Il était le sixième des huit enfants de Antonio et Milagros.

Enfant de chœur, il lui arrivait d’aller à l’église très tôt le matin, avec sa sœur María.

En 1916, il entra au postulat clarétain de Barbastro, puis à celui de Vich. Il fit le noviciat à Cervera, qui s’acheva avec la profession le 15 août 1921.

Il fit les études de philosophie à Cervera et y commença aussi la théologie ; il continua au séminaire de Barbastro, puis à celui de Vich, où il était aussi organiste.

Des appréciations de ses supérieurs, on remarqua que Joan tenait beaucoup à sa vocation sacerdotale et missionnaire, qu’il parlait bien, qu’il avait une imagination vive, et qu’il n’était pas toujours à l’heure…

Joan reçut tous les ordres dans l’année 1928. On rappellera seulement qu’il reçut le diaconat des mains d’un évêque du Mexique, exilé par le gouvernement de Calles. Joan fut ordonné prêtre en décembre 1928.

En 1929, il eut la faveur d’être exempté du service militaire. On l’envoya passer la licence de Droit à Rome (qu’il eut avec la deuxième meilleure note) et qu’il compléta avec la thèse de doctorat en 1932.

Son père lui suggérait d’attendre que la situation en Espagne s’arrangeât, mais Joan rentra au pays dès septembre 1932. Il gagna Cervera, où il devait enseigner le droit canon, tout en continuant des études à propos du droit catalan. Il se déplaça aussi à Barcelone pour traduire en italien le récit d’un miracle attribué au fondateur des Clarétains, Mgr Antonio María Claret (v. 24 octobre). Il faisait aussi des traductions d’articles italiens en catalan.

En 1934, moururent ses deux sœurs María et Dolores, et son père en 1935.

Le 21 juillet 1936, il fallut évacuer la maison de Cervera. Le p.Prats s’achemina vers plusieurs localités et espérait gagner La Selva del Camp, pour y retrouver sa mère et sa sœur, mais il dut s’arrêter à Viñalets, avec deux autres Frères convers. Là, des parents purent le rejoindre, mais hésitèrent à emmener les trois Religieux, par peur d’être découverts. On conseilla au p.Prats de se déguiser en mendiant, mais il préféra se faire passer pour un domestique et rester là en attendant la volonté de Dieu. Les parents repartirent donc le 9 août. On suppose que c’est leur chauffeur qui dénonça le p.Prats.

De fait, des envoyés du Comité vinrent l’arrêter le matin du 15 août (anniversaire de sa profession en 1921). On l’embarqua. En chemin, les envoyés s’arrêtèrent pour manger, mais le Père se sentait mal et vomissait ; l’un d’eux lui lança : Ça se voit, qu’il se sent mal, mais ça va vite lui passer !

Arrivés à San Guim, ils firent subir un interrogatoire au Père, qui leur demanda d’être transféré au Comité de La Selva ; ils lui dirent qu’il fallait payer ; le Père leur répondit qu’il avait de l’argent à Viñalets : on y retourna, le Père distribua l’argent et fut reconduit à San Guim. On le trompa en lui disant qu’on allait le conduire à La Selva : à Montmaneu, on s’arrêta et on fusilla le Père, puis on fit brûler son corps. Le chef de la troupe s’évanouit alors, tandis que les autres arrosèrent cela à grands coups de bouteilles d’alcool. Le père Prats allait sur ses trente-trois ans.

Tandis que différents articles datent ce martyre au 17 août, les relations de la congrégation clarétaine parlent du 15 août, date apparemment préférable.

Martyrisé le 15 août 1936 et béatifié en 2017, Joan Prats Gibert sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 15 août.

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