Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 juillet 2024 1 22 /07 /juillet /2024 23:00

23 JUILLET

-VI.

S Ézéchiel ("celui que Dieu rend fort"), prêtre, prophète, mort en exil. 

II.

S Apollinaire, évêque à Ravenne, qui serait venu d'Antioche avec s. Pierre ; fêté le 20 juillet.

S Sévère, martyr à Bizyæ, après s. Memnon qu'il venait de convertir (cf. 3 juillet).

?

SS Ravenne et Rasyphe, frères anglais, ermites et martyrs à Macé. 

IV.

SS Trophime et Théophile, martyrs en Orient.

V.

S Jean Cassien, moine à Bethléem, diacre à Constantinople, prêtre à Rome, fondateur à Marseille d'un monastère d'hommes et d'un de femmes ; ses "Conférences", ont inspiré s. Benoît pour sa Règle. 

S Valérien, premier évêque à Cimiez.

VI.

Stes Romula, Redempta, Herundo, vierges romaines ; Romula eut une mort particulièrement céleste.

X.

Ste Anne (Suzanne), vierge à Leucade.

XIV.

Bse Giovanna d'Orvieto, jeune orpheline, couturière, tertiaire dominicaine.

Ste Brigitte de Suède, mère de huit enfants dont ste Catherine, première abbesse de l'Ordre du Saint-Sauveur fondé par elle, mystique ; co-patronne de l'Europe (1999).

XVI.

B Robert Bickerdike, converti, martyr anglais à York, béatifié en 1987.

XX.

Bse Pilar López de Maturana (Margarita María, 1884-1934), espagnole des Religieuses Mercédaires, pour lesquelles elle obtint aussi la vocation de missionnaires ; béatifiée en 2006.

Bx Martyrs espagnols  de 1936 :

- béatifiés en 1989 :

Passionistes : près de Madrid, les prêtres Felipe Valcobado Granado (F. de l'Enfant Jésus, *1874) et Manuel Pérez Jiménez (Germán de Jésus et Marie, *1898) ; les clercs Maurilio Macho Rodríguez (M. de l'Enfant Jésus, *1915), José Osés Sáinz (J. de Jésus et Marie, *1915), Julio Mediavilla Concejero (J. du Sacré-Cœur, *1915), José Ruiz Martínez (J. María de Jésus Agonisant, *1916), Laurino Proaño Cuesta (L. de Jésus Crucifié, *1916) ; les convers Anacario Benito Nozal (A. de l'Immaculée, *1906) et Felipe Ruiz Fraile (F. de Saint-Michel, *1915) ;

près de Ciudad Real, le prêtre Vicente Díez Tejerina (Nicéforo de Jésus-et-Marie, *1893) ; les clercs José Estalayo García (des Sacrés-Cœurs, *1915), Epifanio Sierra Conde (de Saint-Michel, *1916), Fulgenzio Calvo Sánchez (du Cœur Immaculé de Marie, *1917), Abilio Ramos y Ramos (de la Croix, *1917), Zacarías Fernández Crespo (du Saint-Sacrement, *1917) ;

- béatifiés en 1995 :

Ouvriers Diocésains du Cœur de Jésus : à Tolède, Pedro Ruiz de los Paños Angel (*1881) et José Sala Picó (*1888) ;

- béatifié en 2001 :

Salésiens : à Barcelone, le séminariste Javier Bordas Piferrer (*1914) ;

- béatifiés en 2007 :

Missionnaires des Sacrés-Cœurs : près de Barcelone, les prêtres Simó Reynés Solivellas (*1901) et Miquel Pons Ramis (*1907), les profès Fancésc Mayol Oliver (*1871) et Pau Noguera Trías (*1916) ;

Salésiens : à Madrid, le profès Emilio Arce Díez (*1908) et le clerc Victoriano Fernández Reinoso (*1913) ;

Franciscaines Filles de la Miséricorde : près de Barcelone, Catalina Caldés Socias (C. du Carmel, *1899) et Micaela Rullán Ribot (M. du T.S.Sacrement, *1903) ;

Laïque : près de Barcelone, Prudéncia Canyelles Ginestá de Aguadé (*1884) ;

- béatifiés en 2013 :

Diocésains : à Tarragona, Lluís Janer Riba (*1880) ; aux Baléares, Joan Huguet Cardona (*1913) ;

Lasalliens : à Madrid, Ignacio González Calzada (Rogaciano, *1885) ;

S. Minimes : près de Barcelone, Ramona Ors Torrents (Margarida Alacoque de Saint-Raymond), Josepa Panyella Doménech (Josepa du Cœur de Marie), Josefa Pilar García Solanas (María Montserrat), Dolors Vilaseca Gallego (María de l’Assomption), Teresa Ríus Casas (Trinitat), Vicenta Jordá Martí (María de Jésus), Mercè Mestre Trinché (María Mercè), María Montserrat Ors Molist (Enriqueta), Ana Ballesta Gelmá (Filomena de Saint-François-de-Paola (*1862, 1865, 1871, 1871, 1875, 1889, 1889, 1890 et 1895) ;

Laïques : près de Barcelone, Lucrecia García Solanas (*1866) ;

- béatifiés en 2021, tous martyrisés près de Cordoue :

Diocésains : Leovigildo Ávalos González, Arturo Franco Castro, Mariano Fernández-Tenllado Roldán, Bartolomé Carrillo Fernández, Alfonso Canales Rojas (*1876, 1878, 1895, 1897, 1905) ;

Séminaristes : José Ruiz Montero (*1914) ;

Laïques : María Antonia Vergara Melgar de Ortega et Francisco de Paula Ortega Montilla (*1867, 1868).

B Wojciech Gondek (Krystyn, 1909-1942), prêtre franciscain polonais martyr à Dachau, béatifié en 1999.

B Vasil Hopko (1904-1976), évêque en Slovaquie de rit gréco-catholique, martyr, béatifié en 2003.

 

Ezéchiel, prophète

7e-6e siècles avant Jésus-Christ

 

Ezéchiel signifie celui que Dieu rend fort.

Le prophète Ezéchiel naquit vers la fin du 7e siècle avant Jésus-Christ. Il était fils du prêtre Buzi, et prêtre lui-même. Mais on ne connaît ni son pays d’origine, ni la date précise de sa naissance. 

Il pouvait avoir vingt-cinq ans quand il fut emmené en captivité avec le roi Jéchonias et la fleur de la nation, après la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor (vers 598).

Il se fixa à Tell-Abib, localité située auprès du fleuve Chobar au sud-est de Babylone. Il se maria et sa maison devint le rendez-vous des exilés.

En 592, Ezéchiel fut appelé au ministère prophétique. Sa vocation est décrite au début de son livre. Il devra ensuite annoncer la ruine de Jérusalem, une série d’oracles contre les nations païennes, puis la délivrance et la restauration d’Israël.

La vie publique du prophète s’acheva vers 570. Il se peut qu’il ait vécu plus longtemps, encore, mais on ne saurait affirmer ce que furent ses derniers jours.

Des traditions rapportent qu’après avoir accompli de grands miracles (d’après Epiphane), il aurait été en relation avec l’autre grand prophète, Jérémie, et finalement mis à mort par un chef irrité de ses perpétuels reproches. Son tombeau se serait trouvé non loin de l’Euphrate, là où furent ensevelis Sem et Arphaxad.

Le saint prophète Ezéchiel est au nombre des quatre «grands» prophètes, par l’importance de son livre. 

A la suite de l’Eglise grecque, l’Eglise a inséré saint Ezéchiel au 23 juillet.

 

 

Apollinaire de Ravenne

IIe siècle ?

 

Saint Apollinaire serait venu d’Antioche de Syrie avec saint Pierre, et le Prince des Apôtres l’aurait fait évêque de Ravenne. Mais les historiens n’y croient pas.

Apollinaire aurait fait tant de conversions qu’on l’exila en Grèce septentrionale, où il opéra aussi des miracles en Mésie et en Thrace : il rendait muet l’oracle de Sérapis ! Renvoyé à Ravenne, il combattit le paganisme, et fut arrêté, subit maintes tortures avant d’être abandonné mourant dans un village de lépreux.

L’autre illustre évêque de Ravenne, s.Pierre Chrysologue (v. 31 juillet), qui mourut au Ve siècle, reconnaît en Apollinaire le premier évêque de Ravenne et un martyr non pas de ses supplices, mais de ses durs travaux au service de la Vérité.

Reste que saint Apollinaire est vénéré comme martyr dès le VIe siècle.

On a expliqué la grande diffusion de son culte par la rivalité entre Ravenne et Rome. Mais ce grand Saint n’est-il pas pour quelque chose aussi dans la gloire de Ravenne ?

A la suite de saint Apollinaire, plusieurs évêques de Ravenne furent désignés par la providentielle manifestation d’une colombe.

Pendant quelque temps, saint Apollinaire fut retiré du calendrier romain, mais il y a été réintroduit. Traditionnellement, saint Apollinaire est commémoré au Martyrologe le 23 juillet, où on lui donne le titre d’évêque et de glorieux martyr. Mais on ne le fête pas en ce jour, où l’on fête en priorité sainte Brigitte de Suède, co-patronne de l’Europe. Les jours immédiatement précédents et suivants étant des jours de fête importants, on a établi la fête de saint Apollinaire au 20 juillet. 

Quoi qu’il en soit, on pourra fort heureusement invoquer saint Apollinaire, originaire d’Antioche de Syrie, pour que ce pays retrouve la paix.

 

 

Severus de Thrace

† 305

 

Tout ce qu’on peut dire sur Severus a été écrit dans la notice de s.Memnon.

Memnon était un centurion de l’armée romaine en station à Bizya (Thrace, auj. Vize, Turquie W).

Il se convertit sur les enseignements de son ami Severus.

Après d’atroces supplices, ils s’en allèrent au Ciel y recevoir la palme du martyre.

C’était durant la persécution de Dioclétien et Maximien, donc vers 303-310.

Saint Memnon de Thrace est commémoré le 3 juillet dans le Martyrologe Romain, tandis que s.Severus est mentionné au 23 juillet.

 

 

Ioannes Cassianus

355-435

 

Ioannes Cassianus serait d’origine scythe (act. Roumanie), même si l’on a aussi préconisé la Provence, la Palestine, le Kurdistan… Il naquit vers 355-360.

Suite, sans doute, à la dévastation de la Scythie vers 375-382, de 375 à 385 il séjourna à Bethléem dans quelque monastère.

En 385, ses supérieurs lui permirent de passer en Egypte, accompagné d’un certain Germanus ; tous deux voulaient connaître et vivre la vie monast!que des Pères de l’Egypte, qu’il ne quittèrent que brièvement  en 392 pour rencontrer leur supérieur de Palestine.

Leur séjour se prolongea donc dans le désert de Scété (au sud-ouest d’Alexandrie).

Vers 400, ils vinrent à Constantinople pour rencontrer s.Jean Chrysostome (v. 14 septembre), qui eut le temps d’ordonner prêtre Germanus, et diacre Ioannes, avant son départ en exil.

En 405, les deux amis portèrent à Rome une lettre du clergé de Constantinople, qui exprimait l’attachement de ce clergé à Jean Chrysostome.

Mais au retour, Germanus et Ioannes constatèrent qu’ils n’étaient pas personæ gratæ pour leur soutien à Chrysostome, et durent repartir, on ne sait pas exactement où, mais en 415, Ioannes se trouvait en Provence et fut ordonné prêtre à Marseille. Dès lors, on perd de vue Germanus qui, peut-être, revint en Palestine.

Ioannes fonda à Marseille le fameux monastère d’hommes dédié à Saint-Victor (v. 21 juillet), ainsi que celui de femmes, dédié au Saint Sauveur.

L’évêque d’Apt demanda à cette époque à Ioannes de décrire la vie des moines d’Egypte et de Palestine. Ce fut l’origine des très fameuses Institutions cénobitiques et remèdes aux huit principaux vices, douze livres que Ioannes Cassianus acheva vers 418.

Puis il rédigea les vingt-quatre Conférences (en latin : Conlationes), où il raconte ses visites aux Pères du désert. Dans la dixième, il parle de l’enseignement d’un abbé Isaac, qui recommande de prier sans cesse, en toutes occasions, le fameux verset de l’Office divin : Deus, in adiutórium meum inténde, Dómine ad adiuvándum me festína (Dieu, viens à mon aide, Seigneur viens vite à mon secours, Ps 69:2).

Après cela, Cassianus écrivit aussi un ouvrage sur l’Incarnation, qui n’eut pas le succès des précédents. Cassianus était fatigué de ses nombreux déplacements, âgé, et ne s’est pas rendu compte de ses expressions douteuses, qui d’ailleurs furent combattues par un autre Saint, Prosper d’Aquitaine (v. 25 juin).

Ioannes Cassianus mourut vers 435.

Latin, il fut traduit en grec, cas unique avec celui de Grégoire le Grand (v. 3 septembre).

Saint Ioannes Cassianus est commémoré le 23 juillet dans le Martyrologe Romain

 

 

Valerianus de Cimiez

† 460

 

Cimiez, quartier de Nice, est le nom moderne de Cemenelum.

Valerianus en fut l’évêque. Dans la mesure où Cemenelum fut assimilé à Nice, on peut dire que Valerianus fut le quatrième évêque de Nice.

Il est supposé avoir été moine à Lérins, mais il est certain qu’il entretint avec cette abbaye des rapports très amicaux.

Valerianus assista aux conciles de Riez (439) et de Vaison (442).

En 449, il y eut un bref conflit de juridiction concernant l’évêque d’Arles. Le pape s.Léon (v. 10 novembre) trancha en séparant bien les deux évêchés d’Arles et de Vienne. Puis il demanda à tous les évêques de la région d’approuver sa Lettre à Flavien, dans laquelle il exposait la doctrine catholique sur le Christ, Fils unique de Dieu, une Personne en deux Natures. Valerianus fut un des signataires.

En 455, il participa au concile d’Arles, au sujet d’un petit problème entre l’abbaye de Lérins et l’évêque de Fréjus.

Dans son apostolat, Valérianus s’attaqua particulièrement aux gourmands, aux orgueilleux, aux captateurs d’héritage.

Peu après, c’est le même pape s.Léon qui réunit les deux diocèses si voisins de Nice et Cimiez.

Valerianus mourut vers 460.

On a de lui quelques homélies ; citons celle aux moines de Lérins, assez brève, où il réussit la performance de citer chacune des quatorze épitres de s.Paul.

Saint Valerianus de Cimiez est commémoré le 23 juillet dans le Martyrologe Romain.

Giovanna d’Orvieto

1264-1306

 

Giovanna naquit en 1264 à Carnaiola (Fabro, Orvieto, Italie C). On l’appelait Vanna.

Orpheline très jeune, elle se confia simplement aux Anges ; à ses petites camarades qui la plaignaient, elle montra une image de l’Ange gardien : Voilà mon père et ma mère, et je serai moins abandonnée que vous.

A dix ans, elle se consacra à Jésus-Christ et songea peu après à faire partie des Tertiaires dominicaines, qui portaient un habit religieux tout en restant dans leur domicile.

Mais voilà que les parents de Giovanna avaient déjà arrangé un beau mariage pour cette jeune fille ; furieux du choix de Giovanna, ils cherchèrent à l’en dissuader par tous les moyens. Giovanna, qui avait quatorze ans, gagna Orvieto, où d’autres parents, bienveillants, l’accueillirent.

Pour gagner son pain, elle faisait des travaux de couture. Cette grande fille, brave paysanne, fut bientôt éprouvée dans sa santé. Elle n’en continuait pas moins à prier, à rendre service, à donner quelque conseil.

Elle reçut alors l’habit de Tertiaire, et sa vie devint désormais une douloureuse montée vers l’identification au Crucifié. Pour une femme qui l’avait un jour insultée, elle s’engagea à prier deux cents Pater et deux cents Ave, regrettant de ne pouvoir faire plus à cause de sa santé.

Les dix dernières années de sa vie, elle vécut chaque vendredi la Passion du Seigneur, souffrant d’une totale dislocation des os.

Le jour de sa mort, 23 juillet 1306 à Orvieto, sortit de son côté un flux de sang. Puis des miracles eurent lieu.

Peu après sa mort, une consœur en eut une apparition et lui demanda ce qu’il en était de sa douleur au côté. Vanna répondit que Toutes ces douleurs sont finies. Elle apparut aussi à un autre Religieux, lui demandant de faire retirer son corps du cimetière, parce qu’on y bavardait au lieu d’y prier.

Déclarée bienheureuse en 1753, son culte fut confirmé en 1754 et elle fut proclamée en 1926 patronne des travailleuses italiennes couturières.

 

 

Brigitte de Suède

1303-1373

 

Son père était un chevalier et haut fonctionnaire de Suède, et parent de la famille royale. Sa mère mourut assez jeune. Famille pieuse, où l’on jeûnait, priait et lisait les Ecritures assidûment. Une tante de Brigitte fonda le premier couvent de dominicaines en Suède. 

Elle se maria (ou : on la maria) à treize ans et elle eut huit enfants. Tandis qu’elle surveillait avec soin l’éducation donnée à ses enfants, elle entreprit aussi la formation de son mari, assez inculte.

Elle fit avec son mari le pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Veuve en 1344, elle se retira près d’un monastère et commença à recevoir des révélations, grâce auxquelles elle osa intervenir tant auprès du roi de Suède et du clergé local qu’auprès des rois d’Angleterre et de France (c’était la guerre de Cent-Ans) et du Pape (pour l’exhorter à quitter Avignon et regagner Rome).

Brigitte vint à Rome en 1349. D’après ses révélations, elle devait fonder un nouvel ordre, pour hommes et pour femmes, qui se serait appelé Ordre du Saint-Sauveur, mais elle n’obtiendra cette autorisation du pape qu’en 1370. 

Entre temps, sa fille Catherine (qui sera aussi canonisée comme sa mère) la rejoignit à Rome et la seconda dans ses activités : tout un groupe de saintes personnes gravitait autour d’elles, pour prier et étudier.

En 1372 elle fit un long pèlerinage en Terre Sainte, avec plusieurs membres de sa maison, dont deux de ses fils, Birger et Charles.

De retour à Rome en 1373, elle s’éteignit le 23 juillet.

Sa fille Catherine fit reporter le corps de sa mère en Suède, au monastère de Vadstena que le roi avait fait construire sur sa demande. Elle fut très vite canonisée (1391). 

Sainte Brigitte est la sainte nationale de la Suède. On la représente avec la plume, l’encrier et le livre.

Ses Révélations ne tiennent pas moins de huit livres. 

Elle a été proclamée co-patronne de l’Europe en 1999.

 

 

Robert Bickerdike

?-1586

 

Ce laïc anglais était né à Low Hall (Knaresborough, Yorkshire) à une date non connue.

Il vivait à York et, d’après le Martyrologe romain, s’était réconcilié avec l’Eglise catholique.

Il fut arrêté une première fois en 1582 pour avoir donné au martyr John Boste (v. 24 juillet), un verre de bière. Ensuite, à son procès, il fut accusé d’avoir proféré des propos de trahison. Acquitté, il fut rappelé par le juge à Castle pour un nouveau procès.

Cette fois-ci, il fut condamné. Un de ses «forfaits» était que, au moment où l’on conduisait Francis Ingleby pour être exécuté (v. 3 juin), il avait protesté contre une femme qui accusait le condamné de voleur. C’est ce «délit» qui semble avoir été la cause de sa condamnation.

L’exécution eut lieu à York, par pendaison, éviscération et décapitation.

On ne connaît pas non plus au juste le jour de son martyre ; certains le mettent probablement au 23 juillet, d’autres au 5 août, ou peut-être aussi au 8 octobre. Au Martyrologe, il est mentionné avec John Fingley, le 8 août.

Robert a été béatifié en 1987.

Pilar López de Maturana y Ortiz de Zárate

1884-1934

 

Le 25 juillet 1884 naquirent à Bilbao (Espagne) deux jumelles, Pilar et Leonor, qui restèrent toujours unies dans une grande amitié cordiale et spirituelle. Elles étaient les dernières des cinq enfants de Vicente Lopez et Juana Ortiz.

Adolescente, Pilar fut un peu prématurément courtisée par un jeune marin, ce qui détermina sa mère à la placer dans un collège de Religieuses mercédaires à Berriz.

La jeune fille mûrit et perçut en elle une forte vocation religieuse à la vie missionnaire.

En 1903, elle entra au noviciat de ces mêmes Religieuses, prenant le nom de Margarita María, tandis que sa sœur jumelle venait d’entrer chez les Carmélites à Vitoria (elle mourra en odeur de sainteté en Argentine).

Pilar-Margarita, de son côté, approfondissait sa vie mystique. En 1906, elle commença à travailler dans le collège, où elle devait rester plus de vingt années, montrant son profond esprit de prière et de charité, l’idéal mercédaire étant de se préoccuper du rachat des capifs, et conséquemment de la conversion de tous les pécheurs. 

La charité de Pilar embrassait le monde entier, d’abord dans la prière, puis en communiquant cet idéal aux élèves du collège, enfin à tout le monastère.

A partir de 1913, elle se mit de plus en plus en relation avec des missionnaires et, en 1920, fonda l’association Juventud Mercedaria Misionera de Berriz (Jeunesse Mercédaire Missionnaire de Berriz), où les jeunes filles, consacrées ou mariées, vivaient cet idéal de soutien des missionnaires par leur prière et leurs sacrifices.

Le mouvement fut contagieux : le monastère entier s’enflamma pour cet idéal et les Religieuses rejoignirent bientôt la Chine, l’Océanie, le Japon.

Son activité fut frappée d’une douloureuse épreuve, due à un ulcère duodénal qui la fit souffrir dès 1922 jusqu’à la fin de ses jours. 

Elle-même fut nommée supérieure de son couvent espagnol en 1927, et en tant que telle voulut participer à la troisième expédition missionnaire pour se rendre compte par elle-même des exigences apostoliques des Religieuses.

Le travail apostolique fut entravé par la guerre civile, par des persécutions, par la Deuxième guerre mondiale, qui détruisit plusieurs fois les bâtiments.

En 1930, sur la pétition unanime à vote secret des quatre-vingt quatorze Religieuses, le couvent fut officiellement transformé en Institut missionnaire.

Aux trois vœux habituels de religion, la Mère Margarita ajouta celui de rester dans la mission même en cas de danger de mort, si le bien des âmes le requiert.

L’ulcère, qui la frappait depuis douze ans, évolua en cancer. Elle acheva les dernières années de sa vie dans une intense activité contemplative du Christ Rédempteur, au monastère de Berriz (ou dans l’hôpital proche). 

Elle s’éteignit le 23 juillet 1934, deux jours avant son cinquantième anniversaire.

Elle a été béatifiée en 2006. 

 

 

Ramona Ors Torrents

1862-1936

 

Ramona (Raymonde) était née le 28 octobre 1862 à Centelles (Barcelone, Espagne).

Elle entra à vingt-deux ans chez les Sœurs Minimes de Barcelone, et prit le nom de Marguerite Alacoque de Saint-Raymond.

Elle fit la profession solennelle en 1887.

On disait qu’elle avait toutes les vertus, obéissante, humble, serviable ; elle lisait assidûment l’Ecriture Sainte.

C’est à Sant Genís dels Agudells, Horta (Barcelone), qu’elle reçut la palme du martyre, le 23 juillet 1936.

Elle a été béatifiée en 2013.

 

 

Josepa Panyella Doménech

1865-1936

 

Josepa était née le 7 janvier 1865 à Sant Andreu de la Barca (Barcelone, Espagne).

A vingt-et-un ans elle entra chez les Sœurs Minimes de Barcelone, et prit le nom de Josepa du Cœur de Marie. Elle fit la profession comme sœur converse en 1887.

Elle avait un mot d’ordre : toujours sourire !

C’est à Sant Genís dels Agudells, Horta (Barcelone), qu’elle reçut la palme du martyre, le 23 juillet 1936.

Elle a été béatifiée en 2013.

 

 

Lucrecia García Solanas

1866-1936

 

Lucrecia était née le 15 août 1866 à Aniñón (Saragosse, Espagne).

Consacrée, elle resta laïque, et vivait auprès de sa jeune sœur, Josefa Pilar (María Montserrat), aidant la communauté en assumant les obligations externes du monastère.

C’est à Sant Genís dels Agudells, Horta (Barcelone), qu’elle reçut la palme du martyre, en même temps que ces neuf Religieuses, le 23 juillet 1936.

Elle a été béatifiée en 2013.

 

 

María Antonia Vergara Melgar de Ortega

1867-1936

 

María Antonia Vergara Melgar de Ortega naquit en 1867.

Cette mère de famille resta courageuse jusqu’à la fin, acceptant de mourir plutôt que de trahir le Christ.

Le 23 juillet 1936, à Puente Genil, elle reçut la palme du martyre.

María Antonia Vergara Melgar de Ortega sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 23 juilllet.

 

 

Francisco De Paula Ortega Montilla

1868-1936

 

Francisco De Paula Ortega Montilla naquit en 1868.

Père de famille, fidèle à l’Eglise, il témoigna jusqu’au bout de sa foi.

Le 23 juillet 1936 il fut assassiné à Puente Genil et reçut dignement la palme du martyre.

Francisco De Paula Ortega Montilla sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 23 juilllet.

 

 

Josefa Pilar García Solanas

1871-1936

 

Josefa était née le 8 mars 1871 (ou 1872) à Aniñón (Saragosse, Espagne).

Elle entra à vingt-sept ans chez les Sœurs Minimes de Barcelone, et prit le nom de María Montserrat.

Elle fit la profession solennelle en 1899.

Supérieure du couvent, elle fit tout pour sauver la vie des Sœurs, même au prix de la sienne.

C’est à Sant Genís dels Agudells, Horta (Barcelone), qu’elle reçut la palme du martyre, le 23 juillet 1936.

Elle a été béatifiée en 2013.

 

 

Francesc Mayol Oliver

1871-1936

 

Francesc était né à Vilafranca de Bonany (San Joan, Majorque, Baléares) le 31 mai 1871. 

Il y avait cinq enfants dans la famille, dont trois seulement vécurent. Francesc fut baptisé le jour-même de sa naissance.

On ne l’avait jamais entendu parler de sa vocation, mais, après avoir participé à une Mission prêchée par le Fondateur des Missionnaires des Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie (Joaquim Rosselló), il entra quelques jours après dans cette Congrégation, au sanctuaire de Lluc, et fit la profession en 1896, comme Frère coadjuteur. 

Comme c’est le cas des Frères, on lui confia diverses charges : infirmier, cuisinier, jardinier… Il faisait tout cela avec grande disponibilité, avec ses façons un peu rustiques. Quand il avait un peu de répit, il lisait la vie des Saints.

Il vivait au sanctuaire marial du Coll depuis 1933 où, malgré quelques ennuis de santé, il maintint ses activités, grâce auxquelles les supérieurs savaient que la communauté était bien tenue. Ce fut une des premières communautés de Barcelone qui paya si cher lors de la révolution de 1936. 

Les quatre Religieux qui y vivaient avaient fait leur noviciat à Sant Honorat. Quand ils décidèrent de quitter le sanctuaire du Coll, Mayol pensa que, vu son âge, rien ne pourrait lui arriver, et décida de rester sur place. 

A l’arrivée des révolutionnaires, il eut le réflexe de cacher la sainte Image de la Vierge et défendit le sanctuaire, éteignant le feu avec une branche. On le menaça de mort ; il finit par suivre le conseil des voisins en rejoignant les autres Religieux.

D’abord ils restèrent cachés dans une boutique toute proche du sanctuaire, le 20 juillet 1936, puis trouvèrent refuge chez une pieuse dame, Prudéncia Canyelles, propriétaire de la Tour Alzina, à Creueta del Coll (Barcelone), le 21.

Là arrivèrent les miliciens au soir du 23 juillet. Ils firent sortir les deux prêtres un à un, et les fusillèrent au fur et à mesure qu’ils franchissaient le seuil de la maison. Ils abattirent le frère Francesc dans la cuisine, par une décharge dans l’estomac.

Ils furent tous martyrisés, y compris Prudéncia Canyelles, le 23 juillet 1936 et béatifiés en 2007.

 

 

Dolors Vilaseca Gallego

1871-1936

 

Dolors était née le 19 juin 1871 à Piera (Barcelone, Espagne).

Elle entra chez les Sœurs Minimes de Barcelone, et prit le nom de María de l’Assomption.

Elle fit la profession solennelle en 1893.

Sa douceur la faisait remarquer tout spécialement.

C’est à Sant Genís dels Agudells, Horta (Barcelone), qu’elle reçut la palme du martyre, le 23 juillet 1936.

Elle a été béatifiée en 2013.

 

 

Felipe Valcobado Granado

1874-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

Né le 26 mai 1874 à San Martín de Rubiales (Burgos), Felipe reçut le Baptême le 29 mai, et la Confirmation l’année suivante.

Il avait une tante clarisse à Peñafiel et une cousine passioniste à Bilbao.

Après ses études au collège de Peñafiel (Valladolid), il n’avait qu’une, et une seule intention, celle de devenir passioniste ; même quand on essayait de lui suggérer quelque autre Congrégation, il répondait énergiquement : Même si j’avais à choisir mille fois, je choisirais mille fois d’être passioniste.

Il fit le noviciat à Deusto (Bilbao), la profession en 1890 et prit le nom de Felipe de l’Enfant-Jésus.

Après ses études de philosophie et théologie à Peñaranda de Duero (Burgos), il reçut le sacerdoce en 1897.

Jusqu’en 1902, il fut successivement à Corella et Peñaranda, puis s’embarqua à destination du Mexique en 1903.

Là-bas, il fut à Tacubaya pendant sept années, puis passa à Santa Clara (Cuba) en 1910 comme recteur. Il eut la même fonction à Corella (Espagne) en 1911, de nouveau à Santa Clara (Cuba) en 1917.

De 1920 à 1926, il fut de retour en Espagne, comme consulteur provincial à Daimiel.

1926 : nouveau voyage à Cuba où, de nouveau recteur à Santa Clara, il construisit la nouvelle maison.

Fatigué, il revint se «reposer» à Daimiel en 1929, où il devait être directeur spirituel.

C’était un homme très discret, enthousiasmé par sa vocation de passioniste, excellent confrère. Il n’avait pas d’ennemis.

Après la nuit tragique du 21 au 22 juillet 1936 (voir notice Passionistes de Daimiel), il fut une des victimes de Carabanchel (Madrid), ayant donné l’absolution à chacun des huit autres Martyrs, avant de tomber à son tour sous les balles.

Tous furent béatifiés en 1989.

 

 

Teresa Ríus Casas

1875-1936

 

Teresa était née le 17 novembre 1875 à Sant Martí de Provençals (Barcelone, Espagne).

Elle entra à vingt-quatre ans chez les Sœurs Minimes de Barcelone, et prit le nom de Trinitat.

Toujours joyeuse, mais aussi grande contemplative, elle passait tout son temps libre devant le Saint-Sacrement.

C’est à Sant Genís dels Agudells, Horta (Barcelone), qu’elle reçut la palme du martyre, le 23 juillet 1936.

Elle a été béatifiée en 2013.

Leovigildo Ávalos González

1876-1936

 

Leovigildo Ávalos González naquit le 6 juillet 1876 à Posadas (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

C’est le 23 juillet 1936 qu’il reçut la palme du martyre, à Posadas.

Leovigildo Ávalos González sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 23 juilllet.

 

 

Arturo Franco Castro

1878-1936

 

Arturo Franco Castro naquit le 16 décembre 1878 à Cordoue (Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Il reçut la palme du martyre le 23 juillet 1936 à Fernán -Núñez.

Arturo Franco Castro sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 23 juilllet.

 

 

Lluis Janer Riba

1880-1936

 

Lluis naquit le 4 mars 1880 à Pontils (Tarragona, Espagne), de Jaime et Teresa, qui le firent baptiser trois jours après sa naissance.

Au terme de ses études secondaires, il fréquenta le séminaire et fut ordonné prêtre en 1904.

Humble et doux, il était chargé de la sacristie de la cathédrale.

Le 23 juillet 1936, à 14 heures 30, il était en train de baisser le volet de son balcon, quand des miliciens l’aperçurent et lui donnèrent l’ordre de descendre.

Le prêtre obéit, et se présenta comme il était, vêtu de sa soutane. On lui dit d’aller l’enlever, pour aller sur le bateau-prison du port. Un milicien lui dit même : Ça, donne-le moi.

Don Lluis n’eut pas même le temps d’aller se changer : il était à peine arrivé à l’entrée de l’immeuble, qu’on lui déchargea un pistolet à brûle-pourpoint. Il mourut sur le coup.

Ils l’achevèrent en lui tirant encore d’autres balles et ils le tirèrent de l’autre côté de la place, le laissant sur un tas d’ordures, que devait emporter un camion des poubelles. Mais des mains plus respectueuses le confièrent à un taxi pour le déposer au cimetière, où il fut autopsié.

La foule présente remarqua la douceur du prêtre, qui tomba les mains jointes, les yeux fermés, sans verser une goutte de sang. Don Lluis était le premier prêtre de Tarragona à tomber sous les balles des révolutionnaires.

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Pedro Ruiz de los Paños y Ángel

1881-1936

 

Né à Mora (Tolède, Espagne) le 18 septembre 1881, Pedro avait quatre frères et sœur, enfants de Francisco Ruiz et Braulia Ángel. 

Entré au séminaire de Tolède en 1894, il reçut l’ordination sacerdotale en 1905.

A partir de 1904, il appartint à la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains, dont il devint lui-même directeur dès 1933.

Entre 1927 et 1933, il fut recteur du Collège Pontifical Espagnol à Rome.

Dans une entrevue avec le Pape, il exposa tous ses projets : il fallait fomenter des vocations, il fallait former les prêtres à semer la foi, à glorifier Dieu… Il mit vraiment toute sa personne et toute sa vie au service du Sacerdoce. 

Il voulait fonder un institut féminin de Disciples de Jésus, mais n’eut pas le temps de le porter à réalisation, car la guerre civile tronqua cette vie toute sacerdotale.

Il fut abattu en pleine rue à Tolède, le 23 juillet 1936, en même temps que le recteur du Petit séminaire, José Sala Pico.

Après sa mort, ses condisciples décidèrent de faire avancer son projet de fondation et, avec l’appui de l’archevêque de Valladolid, ouvrirent une maison, où les Disciples firent leurs premières professions en 1942.

Don Pedro a été béatifié en 1995, en même temps que huit autres prêtres du même Institut. 

 

 

Prudéncia Canyelles Ginestá

1884-1936

 

Prudéncia était née le 5 août 1884 à Sant Celoni (Barcelone), baptisée le 10 août suivant.

Elle se maria en 1927. On disait d’elle qu’elle avait un caractère explosif, doublé d’un naturel extrêmement charitable.

Elle appartint aux Conférences Saint-Vincent-de-Paul, ainsi qu’à la Confraternité des Dames  Visiteuses, qui allaient passer un peu de leur temps avec les malades chez eux. Prudéncia n’hésitait pas à demander l’aumône pour eux.

Avec sa sœur aînée María, elle allait faire du catéchisme dans des quartiers déravorisés de Barcelone.

Elle eut un premier projet de mariage avec un jeune homme qui dut renoncer à cette union, pour s’occuper de ses deux jeunes sœurs malades mentales. Prudéncia alors épousa Ezequiel Aguadé Soler, un malade tuberculeux, qu’elle épousa pour s’en occuper, plus que pour fonder avec lui un foyer chrétien, et qu’elle amena à une foi profonde, alors qu’il n’était pas particulièrement porté à la religion. C’est dans ces circonstances qu’elle put se lier davantage aux Religieux du Coll, qui portèrent l’Eucharistie et le Sacrement des Malades à son époux avant sa mort.

Après la mort de son mari, Prudéncia continua ses activités avec grande intensité.

Elle entendit dire que les Religieux du Coll s’étaient réfugiés dans une boutique près du Sanctuaire, et voulut leur offrir plutôt son propre domicile, la Tour Alzina, où ils s’établirent avec reconnaissance au soir du 21 juillet 1936.

On pourrait prétendre que cette proposition de Prudéncia était une sainte imprudence, mais il faut admettre que c’était d’abord un acte de courage héroïque, qui pouvait et devait lui coûter la vie.

Le 23 à midi, les miliciens fouillèrent une tour voisine, cherchant les Religieux, puis ils se présentèrent à la Tour Alzina. A ce moment-là, se trouvait avec Prudéncia une amie, Teresa, qui voulut ouvrir quand ils frappèrent, mais Prudéncia voulut ouvrir elle-même la porte. Interrogée, elle reconnut qu’elle hébergeait les trois Religieux.

Après avoir abattu trois Religieux (voir la notice de Simó Reynés), ils emmenèrent le frère Pau au quartier de la Milice.

Les miliciens laissèrent là les deux femmes, en les menaçant méchamment si elles s’avisaient d’aller raconter quelque chose. Elles remontèrent à l’étage et mirent du temps à reprendre leurs esprits après ce carnage. Vers le soir, elles redescendirent et virent le pauvre frère Francesc qui vivait encore ; elles lui demandèrent s’il souffrait beaucoup, mais n’eurent pas le temps d’entendre sa réponse : les miliciens revenaient.

Ils arrêtèrent Prudéncia pour l’interroger. L’entendant dire que le frère Francesc vivait encore, ils lui tirèrent à nouveau à bout portant dans la tête. Puis, pointant le révolver sur la poitrine, ils obligèrent Teresa à leur faire visiter toute la maison en détail, et ils détruisirent tous les objets religieux qu’ils trouvèrent.

Quand arriva l’ambulance qui devait relever les Religieux abattus, ils partirent vite avec Prudéncia, laissant là Teresa, qu’ils épargnèrent pour la raison qu’étant une ouvrière, elle était liée aux syndicats. C’est grâce à elle qu’on connut tous ces détails.

Quant à Prudéncia, elle fut détenue jusqu’au soir, et emmenée avec quatre autres religieuses et le frère Pau Noguera au fameux tournant de Rabassada sur la route du Tibidabo, et là ils les fusillèrent tous, Prudéncia et le frère Pau d’un côté, les quatre autres Religieuses de l’autre.

Le corps de Prudéncia, enseveli dans une fosse commune, n’a pas pu être identifié plus tard.

Ce martyre eu lieu au soir du 23 juillet 1936.

Prudéncia fut béatifiée en 2007, en même temps que les Religieux du Coll et les Religieuses, avec lesquels elle fut martyrisée.

 

 

Ignacio González Calzada

1885-1936

 

Ignacio était né à Terrazos de Bureba (Burgos, Espagne) le 31 juillet 1885, en la fête de saint Iñigo (Ignace) de Loyola, dont il porta le nom.

La famille était très chrétienne : un voisin vit souvent le petit garçon prier le chapelet avec son père, au retour du travail des champs, avant d’arriver à la maison.

On ne fut donc pas surpris d’entendre Ignacio exprimer son désir de rejoindre les Frères des Ecoles Chrétiennes au séminaire de Bujedo.

Il y entra, à dix-sept ans. On lui trouva d’excellentes dispositions, mais aussi une mémoire plutôt paresseuse, qui devrait sans doute lui poser des problèmes pour ses études.

Toujours est-il qu’il reçut l’habit en 1902, avec le nom de Rogaciano. 

Le jeune aspirant se montra très docile et travailleur, et particulièrement humble, jusqu’à manger à genoux au réfectoire ou à baiser les pieds de ses confrères.

On le vit participer de tout son cœur aux travaux d’aménagements de la maison, car on s’apprêtait à recevoir d’autres Frères provenant de France, à cause des lois anticléricales.

En 1905, il eut la joie de voir arriver son jeune frère, qui prenait la même route que lui. Quant à Rogaciano, on l’envoya à Jerez, pour travailler à la cuisine. Il s’y montra soumis, évitant toute discussion, recevant avec joie qui arrivait tard, même la nuit.

Le pauvre Rogaciano souffrait déjà beaucoup de rhumatismes ; il peinait à monter et descendre les escaliers, mais il ne s’en plaignait jamais. Quand les Confrères remarquaient qu’il était débordé, ils l’aidaient comme ils pouvaient, et lui les remerciait tout confus, en leur promettant de prier une dizaine de chapelet à leurs intentions.

Dès qu’il le pouvait, il s’échappait pour aller se recueillir un moment devant le Saint-Sacrement ; on l’y voyait immobile, les larmes aux yeux. Il offrait ses souffrances, son travail, il priait pour l’Institut, pour le salut des âmes.

On l’envoya ensuite à Madrid, où il fut quatorze ans, toujours humble, toujours effacé, toujours disponible et souriant.

En 1935, il fut dans une autre maison près de Madrid, à Las Peñuelas, quartier Puente Vallecas. Lors de la révolution de 1936, les Frères furent généreusement maltraités et insultés.

Rogaciano fut arrêté le 24 juillet 1936, et assassiné le jour-même.

Il a été béatifié en 2013.

 

 

José Sala Picó

1888-1936

 

Fils de Jacinto et Josefa, José (ou Josep) naquit le 24 juin 1888 à Pons (Lleida).

Un oncle à lui vivait en Andorre, et le reçut quelque temps. C’est lui qui, outre qu’il lui donna une excellente formation, lui paya aussi les études du séminaire.

Après les études de philosophie et de théologie au séminaire de Seo de Urgell, il fut ordonné prêtre en 1911.

Il eut diverses charges pastorales, avant d’entrer dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers du Cœur de Jésus, en 1915, mû par un profond désir d’aider les jeunes séminaristes à devenir de bons prêtres.

A partir de là, il fut préfet et économe au séminaire de Segovia pendant quatre ans, puis préfet à celui de Tolède, avant d’être recteur du Petit séminaire.

C’est en 1926 que mourut son père, dont il se souvenait avec grande affection, et aux funérailles duquel il ne put assister, se trouvant alors à Tolède. 

On remarquait en Don Sala Pico sa charité quasi maternelle, particulièrement envers les jeunes séminaristes, surtout s’ils étaient malades. Il avait une bonté exquise, une humilité qui lui faisait toujours éviter les premières places. Dans les moments difficiles de 1936, il s’efforça de redonner courage tant aux séminaristes qu’aux professeurs, et montrait toute sa confiance dans le Sacré-Cœur de Jésus. S’il était parfois austère, il avait un grand cœur. Il était très obéissant et respectait le recteur du Grand séminaire comme son propre supérieur.

Le 21 juillet 1936, le gouverneur de Tolède fit rassembler jusqu’à deux mille personnes (combattants et leurs familles), avec des vivres pour tenir quelques jours, en cas d’attaque de l’armée de Madrid.

Au soir du 22 juillet, commencèrent les exécutions des prêtres, qui durèrent un mois environ. 

Don José, avec quelques autres prêtres, demeurèrent dans le séminaire le 22 jusqu’à neuf heures du soir ; voyant l’heure du sacrifice se présenter à eux, ils consommèrent les Saintes Hosties, puis décidèrent de quitter le séminaire, espérant ainsi que les miliciens, le trouvant vide, ne l’auraient pas saccagé.

Un des prêtres put rejoindre Madrid. Don Pedro et don José trouvèrent refuge chez un ami, mais un voisin anticlérical s’opposa à leur entrée dans l’immeuble. Ils allèrent chez Don Cepeda, un autre prêtre qui vivait chez sa sœur.

Au matin, arrivèrent les miliciens pour arrêter don Cepeda, mais arrêtèrent aussi les deux autres, en voyant qu’ils étaient prêtres.

Ils sortirent, les mains en l’air ; dans une petite ruelle, les miliciens pensèrent qu’ils pourraient les fusiller là, mais un voisin leur demanda de ne pas laisser de cadavres devant sa porte ; ils continuèrent vers une ancienne fabrique de farine convertie en prison, mais elle était pleine ; à ce moment passa une voiture qui transportait un médecin (chrétien) à la maternité. On les fit conduire à un autre carrefour, où ils leur tirèrent à bout portant. Il pouvait être neuf heures du matin.

Don Sala Pico reçut la palme du martyre avec Pedro Ruiz de los Paños, le 23 juillet 1936 ; tous deux furent béatifiés en 1995.

Mercè Mestre Trinché

1889-1936

 

Mercè était née le 18 juin 1889 à Barcelone (Espagne).

Elle entra à vingt-six ans chez les Sœurs Minimes de Barcelone, et prit le nom de María Mercè.

Sa profession solennelle eut lieu en 1920.

Humble, travailleuse, âme intérieure, elle aimait l’adoration eucharistique et la piété mariale.

C’est à Sant Genís dels Agudells, Horta (Barcelone), qu’elle reçut la palme du martyre, le 23 juillet 1936.

Elle a été béatifiée en 2013.

 

 

María Montserrat Ors Molist

1890-1936

 

María Montserrat était née le 10 novembre 1890 à Centelles (Barcelone, Espagne).

Elle entra à vingt-quatre ans chez les Sœurs Minimes, et prit le nom de Enriqueta (ou : María de Saint-Henri).

Sa profession solennelle eut lieu en 1919.

Joyeuse et dévouée, elle aimait offrir beaucoup de sacrifices, en union avec la passion du Christ.

C’est à Sant Genís dels Agudells, Horta (Barcelone), qu’elle reçut la palme du martyre, le 23 juillet 1936.

Elle a été béatifiée en 2013.

 

 

Vicente Diez Tejerina

1893-1936

 

Il était né à Herreruela de Castillería (Palencia) le 17 février 1893, baptisé le lendemain et confirmé la même année.

En 1908, il fut novice chez les Passionistes de Angosto (Álava), et fit la profession en 1909 à Bilbao, changeant son nom en Nicéforo («qui porte la victoire», variante helléniste du latin Vicentius, vainqueur).

En 1910, il partit pour le Mexique avec tout un groupe de Passionistes, mais en 1914, la persécution sévissait déjà et l’obligea à passer aux Etats-Unis.

A Chicago, il étudia la théologie et reçut le sacerdoce en 1916.

En 1918, le voilà à Santa Clara (Cuba), où il enseigna dans le collège Saint-Paul-de-la-Croix.

En 1920 il put saisir une occasion de rejoindre le Mexique pour des missions populaires. Il prêcha à la cathédrale de Guadalajara (1925). Il suscita par sa parole de nombreuses vocations religieuses et sacerdotales, et fonda la bibliothèque ambulante «Saint-Paul-de-la-Croix».

On lui connaissait un caractère pacifique, doux, aimable, à la voix sonore, humble. Organiste autodidacte et marial.

En 1932, sa nomination comme premier consulteur provincial le rappela en Espagne et, en 1935, il fut nommé Provincial. En tant que tel il fonda le journal El Lábaro (L’Etendard), pour répandre par écrit le message de la Croix, qu’il ne pouvait faire passer par la prédication.

De 1935 à 1936, il rendit visite aux maisons d’Amérique latine ; on lui conseillait de ne pas revenir en Espagne, mais il préféra partager le sort de ses Confrères.

Début juin 1936, il se trouvait à Saragosse ; le 13, il passa par Madrid pour Daimiel.

On aura pu lire dans la notice générale des Passionistes de Daimiel comment il encouragea les Religieux, durant cette nuit du 22 au 23 juillet.

Il tomba sous les balles lors de la «première» fusillade à Manzanares, le 23 juillet 1936.

Il fut béatifié en 1989. 

 

 

Ana Ballesta Germá

1895-1936

 

Ana était née le 28 septembre 1895 à Barcelone (Espagne).

Elle entra à vingt ans chez les Sœurs Minimes de Barcelone, et prit le nom de Filomena de Saint-François-de-Paola.

En 1920, elle émit les vœux solennels.

Soucieuse de respecter la Règle dans son intégralité, elle savait être disponible pour rendre service, dans un constant esprit de prière et de pénitence.

C’est à Sant Genís dels Agudells, Horta (Barcelone), qu’elle reçut la palme du martyre, le 23 juillet 1936.

Elle a été béatifiée en 2013.

 

 

 

Mariano Fernández-Tenllado Roldán

1895-1936

 

Mariano Fernández-Tenllado Roldán naquit le 8 novembre 1895 à Rute (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Le 23 juillet 1936, il reçut la palme du martyre à Posadas.

Mariano Fernández-Tenllado Roldán sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 23 juilllet.

 

 

Bartolomé Carrillo Fernández

1897-1936

 

Bartolomé Carrillo Fernández naquit le 8 septembre 1897 à Pozoblanco (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Le 23 juillet 1936 il fut martyrisé à Baena.

Bartolomé Carrillo Fernández sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 23 juilllet.

 

 

Manuel Pérez Jiménez

1898-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

Manuel était né à Cornago (La Rioja), le 7 septembre 1898, d’un papa muet. Baptisé le lendemain, il fut confirmé en 1900.

En 1910, il entra au collège de Villar (Corella, Navarre), où se trouvait aussi le noviciat des Passionistes. 

Il y fit la profession en 1915, avec le nom de Germán de Jésus et Marie.

Il étudia la philosophie à Daimiel, la théologie à Rome et fut ordonné prêtre en 1923.

Envoyé à Santa Clara (Cuba), il y resta plus de dix années comme vicaire à Caibarién, excellent prédicateur et conférencier. Il parle lui-même de quelque trois mille sermons (une moyenne de trois-cents par an, pour chaque dimanche et fête).

De Caibarién, il se rendait volontiers à Santa Clara pour se retirer, prier et partager la vie commune.

En 1935, il fut élu recteur de la communauté de Daimiel, quand l’atmosphère politique de l’Espagne était déjà très marquée par l’anti-cléricalisme. Il suggéra aux Supérieurs d’éloigner les plus jeunes, pour leur épargner des risques et il acheta pour eux des habits civils, au cas où, mais lui-même préféra conserver son habit religieux.

A la sortie du couvent, cette nuit du 21 au 22 juillet 1936, il fut un des premiers à tomber, avec huit autres, à Carabanchel.

Il fut avec eux béatifié en 1989.

 

 

Vicenta Jordá Martí

1899-1936

 

Vicenta était née le 6 mars 1899 à Zorita (Castellón, Espagne).

Elle entra chez les Sœurs Minimes de Barcelone, et prit le nom de María de Jésus.

C’était une âme privilégiée, qui aimait le silence et le recueillement ; elle vécut vraiment en odeur de sainteté.

Elle reçut la palme du martyre à Sant Genís dels Agudells, Horta (Barcelone), le 23 juillet 1936, et a été béatifiée en 2013.

 

 

Catalina Caldés y Socías

1899-1936

 

Née le 9 juillet 1899 à Sa Pobla (Mayorque), Catalina (Catherine) était le deuxième des quatre enfants des parents très chrétiens qu’étaient Miquel Caldés et Catalina Socías. Elle reçut le Baptême le jour-même de sa naissance et la Confirmation quelques mois plus tard.

Après avoir fréquenté le collège des Sœurs Franciscaines de la Miséricorde (fondées une cinquantaine d’années plus tôt), elle voulut entrer chez ces Religieuses, à Pina, en 1921 et fit la profession en 1922, prenant le nom de Catalina du Carmel.

Elle fut successivement à Lloseta (Mayorque), où elle s’occupa des petits enfants, puis en d’autres lieux et aussi à Ciutadella (Minorque), avant de gagner la petite communauté proche de Barcelone, située au sanctuaire du Coll : là, elle soignait les malades et s’occupait des petits enfants.

Cette communauté vivait des aumônes qu’elle recevait.

Sœur Catalina allait soigner un malade, quand elle entendit les menaces et les cris des révolutionnaires. On lui conseillait de partir de là, mais elle préféra rejoindre ses Consœurs. A ce moment-là, elle avait pris des vêtements civils.

Le 20 juillet, vers trois heures de l’après-midi, commença le calvaire des Religieuses. 

Quelques anarchistes se présentèrent qui, après quelques questions générales, arrêtèrent les deux Sœurs Catalina et Micaela, et les emmenèrent au comité de la FAI (Fédération Anarchiste Ibérique), où ils les tinrent prisonnières pendant trois jours, les torturant de toutes les façons, sans respect aucun de leurs personnes et de leur état religieux.

Après le martyre des Religieux du Coll (voir notice de Simó Reynés Solivellas), les anarchistes emmenèrent le frère Pau, deux autres Religieuses avec Catalina et Micaela, et les fusillèrent tous au tournant de la Rabassada, sur la route du Tibidabo.

Catalina ne mourut pas sur le coup ; gravement blessée, elle se traîna jusqu’à la porte d’une famille qu’elle connaissait, implorant un verre d’eau. Les occupants de la maison lui donnèrent un verre de lait, et la firent asseoir dans le jardin, mais sans la faire entrer dans la maison, par crainte de représailles.

Un des membres de la famille, qui avait un parent milicien, lui demanda d’accompagner cette malheureuse Religieuse à l’hôpital. Le milicien vint en effet, mais pas seul, et en chemin d’autres miliciens abattirent Catalina, sur la route de la Vall de Hebrón. Catalina avait trente-sept ans.

Ce martyre eu lieu au soir du 23 juillet 1936.

Catalina fut béatifiée en 2007.

 

 

Simó Reynés Solivellas

1901-1936

 

Simó (Simon) était né à Mancor de la Vall (Majorque, Baléares) le 23 janvier 1901. La famille habitait dans la montée vers le village, près du vénérable sanctuaire de Sainte-Lucie (Santuario de Lluc), qui existait déjà au 14e siècle.

Simó fut baptisé le lendemain de sa naissance, et confirmé en 1904.

Le papa, un simple cordonnier qui portait lui-même le nom de Simó, offrit à Dieu ses deux premiers enfants, Francesc et Simó ; tous deux étaient doués pour la musique, outre qu’ils étaient fort pieux. 

Tous deux aussi se consacrèrent à Dieu chez les Missionnaires des Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie.

Francesc était plus débrouillard, plus vif que Simó, de sorte qu’il prit en quelque sorte sous sa protection son jeune frère. 

Simó fit la profession en 1918, en même temps que son grand frère. C’était un jeune homme de caractère très doux, et de santé fragile. Il fut ordonné prêtre en 1926.

On le nomma maître des novices de Sant Honorat, et responsable d’un groupe de jeunes au sanctuaire de Lluc, confesseur de la communauté. Musicien, il fut maître de chapelle. 

Les deux frères faisaient partie de la même communauté, au sanctuaire marial du Coll, une des premières communautés de Barcelone qui paya si cher lors de la révolution de 1936. Francesc avait sollicité la nomination de son jeune frère dans le même sanctuaire, pour l’avoir près de lui, connaissant sa fragilité.

Les quatre Religieux qui y vivaient avaient fait leur noviciat à Sant Honorat. Francesc réussit à s’échapper, laissant à son jeune frère la primeur du martyre.

Simó fut en effet abattu avec son Confrère Miquel Pons par les révolutionnaires près de la Tour Alzina, à Creueta del Coll (Barcelone). Quand il tomba, les assassins s’acharnèrent particulièrement à lui défigurer complètement le visage. 

C’était le 23 juillet 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Micaela Rullán Ribot

1903-1936

 

Née le 24 novembre 1903 à Petra (Mayorque), Micaela (ou Miquela, Michèle) reçut le Baptême le jour suivant.

Toute petite, elle fut envoyée par sa famille chez les Sœurs Franciscaines de la Miséricorde (fondées une cinquantaine d’années plus tôt), ce qui l’habitua à préférer s’occuper des plus petits.

Après quelques années passées à Valencia, la famille revint à Mayorque. Micaela fréquentait assidûment les Franciscaines, collaborant pour la catéchèse, la confection de vêtements pour les pauvres.

Même si on lui parlait d’entrer dans quelque autre congrégation, elle avait décidément opté pour l’esprit franciscain, pour l’humilité et la simplicité de cette congrégation, où elle entra finalement à Pina, en 1928 et fit la profession en 1929, prenant le nom de Micaela du Saint-Sacrement.

En 1935, elle gagna la petite communauté proche de Barcelone, située au sanctuaire du Coll. Cette communauté vivait des aumônes qu’elle recevait.

Le 20 juillet, vers trois heures de l’après-midi, commença le calvaire des Religieuses.

Quelques anarchistes se présentèrent qui, après quelques questions générales, arrêtèrent les deux Sœurs Catalina et Micaela, et les emmenèrent au comité de la FAI (Fédération Anarchiste Ibérique), où ils les tinrent prisonnières pendant trois jours, les torturant de toutes les façons, sans respect aucun de leurs personnes et de leur état religieux.

Après le martyre des Religieux du Coll (voir notice de Simó Reynés Solivellas), les anarchistes emmenèrent le frère Pau, deux autres Religieuses avec Catalina et Micaela, et les fusillèrent tous au tournant de la Rabassada, sur la route du Tibidabo.

Micaela mourut sur le champ, au soir du 23 juillet 1936, dans sa trente-troisième année.

Elle fut béatifiée en 2007.

 

 

Alfonso Canales Rojas

1905-1936

 

Alfonso Canales Rojas naquit le 12 mai 1905 à Pedro Abad (Cordoue, Espagne S).

Il reçut le sacerdoce.

Le 23 juillet 1936, il fut martyrisé à Villa del Río.

Alfonso Canales Rojas sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 23 juilllet.

 

 

Anacario Benito Nozal

1906-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

Comme le père Ildefonso (Anatolio García Nozal), Anacario était natif de Becerril del Carpio (Palencia), où il naquit le 23 février 1906. Trois jours après, le 26, il recevait le Baptême, et en 1913 la Confirmation.

Après une mission prêchée par des pères rédemptoristes, il décida, avec son frère Honorio, d’être religieux, mais ils choisirent les passionistes, où se trouvaient déjà deux autres jeunes du village.

Il fut à Saragosse à partir de 1918. Tandis que son frère renonçait et reprenait le chemin du foyer familial, Anacario persévéra ; il avait une vraie vocation religieuse, mais n’était pas fait pour les livres, aussi fut-il frère coadjuteur.

Il fit la profession à Corella en 1922, avec le nom de Anacario de l’Immaculée. Il conservait bien quelques façons un peu gauches, mais c’était un bon Frère, infatigable et généreux.

A partir de 1928, il fut à Daimiel, toujours au service des autres, parfois allant quêter pour soutenir la revue El Lábaro (L’Etendard) ; dans la rue, il lui arrivait de recevoir quelques insultes, qu’il supportait patiemment pour compléter en sa chair ce qui manquait à la Passion du Christ.

Après l’expulsion du couvent dans la nuit du 21 au 22 juillet 1936, il fut du premier groupe de Martyrs passionistes qui tombèrent, à Carabanchel Bajo (Madrid).

Le Martyrologe mentionne ce groupe au 23 juillet.

Ces Martyrs ont été béatifiés en 1989.

 

 

Miquel Pons Ramis

1907-1936

 

Miquel était né à Llubí (Majorque, Baléares) le 8 juillet 1907, fut baptisé le même jour et confirmé en 1917.

Les parents, d’origine très modeste, eurent six enfants.

Miquel se consacra à Dieu chez les Missionnaires des Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie et fit la profession en 1923. C’était un jeune homme droit, qui avait bon cœur. Il fut ordonné prêtre en 1931.

A Lluc, Miquel fut professeur pour les enfants et les adolescents. Ceux-ci témoignèrent à la fois de sa bonté, qui n’était pas permissivité, et de sa douce autorité pour maintenir l’ordre.

Envoyé au sanctuaire marial du Coll, il s’occupait des travaux de la maison et de l’église.

En 1935, ayant prêché une mission à Majorque, il prit congé de sa chère maman, bien conscients tous les deux des événements qui allaient sévir dans le pays.

La communauté fut une des premières de Barcelone qui paya si cher lors de la révolution de 1936.

Les quatre Religieux qui y vivaient avaient fait leur noviciat à Sant Honorat.

Miquel fut abattu avec son Confrère Simó par les révolutionnaires près de la Tour Alzina, à Creueta del Coll (Barcelone), le 23 juillet 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Emilio Arce Díez

1908-1936

 

Il était né à San Martín de Ubierna (Burgos) le 31 octobre 1908, et reçut le Baptême deux jours plus tard, le lundi 2 novembre.

Il entra dans la Congrégation des Pères salésiens et fit la profession à Carabanchel Alto (Madrid) en 1926.

Il travailla dans les collèges de Sarriá, Astudillo et La Coruña, de nouveau à Astudillo entre 1931 et 1933, de nouveau à Carabanchel Alto, enfin à Madrid-Astocha comme chef-tailleur.

Le 23 juillet 1936, il fut une première fois arrêté, avec deux prêtres salésiens. D’abord remis en liberté, il fut arrêté de nouveau le même jour, conduit à la Casa del Campo pour être fusillé. Juste avant d'être exécuté, il demanda à parler, et put dire par trois fois : Vive le Christ Roi, avant de tomber sous les balles. Il avait vingt-huit ans.

Le lendemain, on retrouva son corps, qui fut parfaitement reconnu grâce à une photographie qu'on avait de lui.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Juan Huguet y Cardona

1913-1936

 

Juan naquit le 20 janvier 1913 à Alaior (Minorque, Espagne), dans une famille profondément catholique.

Entré au Petit séminaire à onze ans, il fit d’excellentes études, se montrant bon camarade, pieux et doux. Après le Grand séminaire, à Barcelone, il fut ordonné prêtre le 6 juin 1936, à vingt-trois ans.

On n’ordonnait pas un candidat au sacerdoce avant ses vingt-quatre ans accomplis, mais devant les circonstances politico-sociales du moment, l’archevêque jugea opportun d’anticiper de quelques mois l’ordination, plutôt que de la remettre sans savoir quand elle pourrait avoir lieu. Il fit bien, comme on va le voir.

Don Juan fut nommé vicaire à Ferrerías (Minorque), et y chanta sa première Messe solennelle, le 21 juin, ce jour-là fête du Sacré-Cœur. Le prédicateur eut même la «prophétie» de dire au jeune prêtre de se préparer au martyre.

Il se mit promptement au travail, et conquit l’amitié de toute la population.

Quand la révolution éclata, en juillet, personne n’avait quoi que ce soit à lui reprocher. Lui, de son côté, continuait à porter sa soutane.

Arrivèrent des miliciens du dehors, qui tiraient à droite ou à gauche, sur quiconque leur semblait «ennemi». Ils arrêtèrent don Juan et l’amenèrent sans ménagement au poste.

Le «brigadier» qui le reçut lui ordonna d’enlever sa soutane. Juan le fit, laissant apparaître quelque objet de piété. Le brigadier lui dit de cracher dessus ; il refusa. L’autre insista : Ou tu craches dessus, ou je te tue. Juan alors écarta les bras en croix et proclama : Vive le Christ Roy. Le brigadier lui tira deux coups au visage. Don Juan tomba, mais ne mourut pas sur le coup : une fois parti le malheureux brigadier, on chercha à soigner le jeune prêtre, qui cependant expira peu après. Pas un mot, pas une plainte. Ce 23  juillet, il avait tout juste trente-deux jours de sacerdoce !

Don Juan Huguet y Cardona, jeune prêtre martyr, fut béatifié en 2013.

 

 

Victoriano Fernández Reinoso

1913-1936

 

Il naquit le 21 (27 ?) janvier 1913 à Campos (Santa María de Olás, Orense, Espagne)

Il entra chez les Salésiens de Allariz en 1926, fut aspirant au collège Saint Michel Archange de Paseo de Extremadura (Madrid).

Il fit le noviciat à Mohernando (Guadalajara) et fit la profession en 1933, ainsi que les études de philosophie.

En 1935 il fut envoyé à la maison de Atocha (Madrid), comme professeur et assistant.

On a dit de lui qu’il brillait par son obéissance rapide sans discussion.

Après un premier assaut de la maison le 19 juillet, Victoriano réussit à s’échapper et à se cacher on ne sait où pendant trois jours, avant de trouver un gîte dans la pension La Giralda le 22.

Le 23, avec un autre collègue (Emilio Arce Díez), ils voulurent rejoindre le collège, mais furent interceptés dans la rue en compagnie d’un ancien élève, par des miliciens qui les conduisirent tous les trois au Comité. Si Emilio et l’autre ancien élève furent remis en liberté (mais repris peu après), on n’a pas pu savoir ce qu’il advint de Victoriano, ni comment il fut assassiné ni où il fut enseveli.

On considère qu’il fut martyrisé à Madrid, le 23 juillet 1936.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

 

José Ruiz Montero

1914-1936

 

José Ruiz Montero naquit le 25 mars 1914, jour de l’Annonciation, à Puente Genil (Cordoue, Espagne S).

Il était au Grand séminaire et se préparait avec enthousiasme à son ordination sacerdotale.

Le 23 juillet 1936, à Puente Genil, il reçut la palme du martyre : il ne pouvait pas encore offrir la Victime de l’autel, mais il fut déjà victime innocente, totalement offerte à Dieu. Il n’avait que vingt-deux ans.

José Ruiz Montero sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 23 juilllet.

 

 

Javier Bordas Piferrer

1914-1936

 

Javier (Xavier) était né à San Pol de Mar (Barcelone) le 4 (ou le 24) septembre 1914.

Elève chez les Salésiens de Mataró, il fit la profession à Gerona en 1932, avant de partir étudier la philosophie à l’Université Grégorienne de Rome.

Revenu le 17 juillet pour les vacances, surpris par les événements à Sarria (Barcelone), il tenta de rejoindre une propriété de ses parents, mais il fut reconnu et dénoncé aux miliciens qui, lui ayant trouvé le passeport où était mentionné son état religieux, l’assassinèrent sur place, le 23 juillet 1936.

Le Martyrologe le mentionne cependant au 24 juillet.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

Felipe Ruiz Fraile

1915-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

Felipe naquit à Quintanilla de la Berzosa (Palencia) le 7 mars 1915, reçut le Baptême le jour-même et la Confirmation la même année.

Très tôt orphelin de père, il accompagna sa mère à Perazancas de Ojeda, une localité qui donna à l’Eglise une bonne soixantaine de vocations religieuses.

En 1926, après une mission prêchée par des pères passionistes de Peñafiel (Valladolid), Felipe entendit à son tour l’appel de Dieu. Mais il dut aller d’abord à Saragosse.

Les livres et l’étude n’étaient pas vraiment faits pour lui, de sorte qu’il resta frère coadjuteur.

Le noviciat commença à Corella en 1932. Felipe était un garçon joyeux, extroverti, mais cette année-là survint un maître des novices plutôt rigide, austère, qui alla jusqu’à suggérer d’exclure Felipe de la profession. Toutefois, de l’avis général, Felipe était un homme de caractère noble, serviable, pas égoïste le moins de monde. C’est cet avis qui prévalut : Felipe fit la profession sous le nom de Felipe de Saint-Michel en 1932.

Il fut envoyé à Daimiel, qui fut sa seule destination. Il se sentait bien dans sa peau au milieu des jeunes étudiants et remplissait avec plaisir ses charges de cuisinier, de tailleur, de cordonnier et de portier ; c’était le véritable «homme à tout faire».

Il avait le petit défaut de se laisser aller à des conversations un peu futiles, inhabituelles pour un couvent passioniste. Le Supérieur l’avertit. Felipe prit la chose très au sérieux et, revenu parmi les Confrères, il leur dit : Désormais, la croix, un point c’est tout, en faisant le signe qu’il «cousait» ses lèvres. Ce fut au point qu’on remarqua son esprit surnaturel, charitable et affable envers tous.

Appelé au service militaire, il espérait être enrôlé dans l’armée de terre, mais il partit plutôt pour l’armée du ciel : au matin du 23 juillet 1936, il était fusillé à Carabanchel Bajo (Madrid), à vingt-et-un ans.

Il est de ceux qui furent béatifiés en 1989.

 

 

Maurilio Macho Rodríguez

1915-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

Né à Villafría de la Peña (Burgos) le 15 mars 1915, Maurilio fut baptisé le 21 mars et confirmé l’année suivante.

De santé fragile, il avait un tempérament fort.

Dévot de la Sainte Vierge dès l’enfance, il allait fréquemment la vénérer au sanctuaire de la Vierge de Brezo, à quelques kilomètres de son village, en compagnie, d’ailleurs, de son ami Laurino Proaño, qui serait son compagnon de martyre. Ensemble, ils lisaient le Traité de la Vraie Dévotion à la Vierge Marie de s. Louis-Marie Grignion de Montfort.

De 1926 à 1931, il fit des études à Saragosse, puis revint quelque temps chez lui. Mais il fut au comble de la joie quand on le rappela à Saragosse. Qu’ils me tuent, si c’est pour le Christ, répondait-il à ceux qui lui suggéraient de ne pas y retourner.

Il fit la profession à Corella en 1932, avec le nom de Maurilio de l’Enfant-Jésus, avant de gagner Daimiel en 1934.

Le maître des novices rappelait l’amour qu’avait Maurilio de l’Eucharistie, de la Vierge Marie, ainsi que son humilité.

Il fut du groupe des Passionistes de Daimiel qui arrivèrent à Carabanchel le 23 juillet et y furent fusillés.

Tous furent béatifiés en 1989.

 

 

José Estalayo García

1915-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

Dans la famille Estalayo, José était le quatrième des douze enfants. Il naquit le 17 mars 1915 à San Martín de Perapertú (Palencia). Il reçut le Baptême le 2 avril suivant et la Confirmation en 1917.

En 1928, il rejoignit son frère Alfonso chez les Passionistes de Saragosse. Apparemment il n’avait pas une intelligence très brillante pour les livres ; on le trouvait plutôt replié sur lui-même, comme distrait, mais il avait une profonde bonté de caractère et une grande humilité.

En 1932, il fut novice à Corella, et fit la profession en 1933, avec le nom de José des Saints Cœurs de Jésus et Marie.

En 1934, il rejoignit son frère Alfonso à Daimiel.

Alfonso contracta bientôt la tuberculose, et on l’envoya le 16 juillet 1936 à Saragosse, dans l’espoir que ce climat lui serait plus propice pour se soigner. Il embrassa son frère en pensant le revoir bientôt, car c’est à Saragosse que José devait étudier la théologie. D’ailleurs les deux frères espéraient pouvoir aller bientôt, après leurs études de théologie, aux missons d’Amérique latine.

Mais après l’angoissante nuit du 21 au 22 juillet 1936, José fut un des six qui tombèrent sous les balles à Manzanares (Ciudad Real).

Il fut, avec ses Compagnons, béatifié en 1989.

 

 

José Osés Sáinz

1915-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

José naquit le 29 avril 1915 à Peralta (Navarre), reçut le Baptême le 1er mai, la Confirmation l’année suivante et la Première communion en 1922 : depuis peu, le pape Pie X avait encouragé la Communion précoce pour les petits enfants.

Il entendit l’appel de Dieu. Ses deux jeunes frères aussi : tandis que Julio ne persévéra pas au-delà du noviciat, Ángel fut frère coadjuteur, partit en Honduras, construisit beaucoup d’églises et de maisons pour les paysans, devint prêtre et mourut à Saragosse en 1996.

La maman de José le voyait souvent préparer des bouquets de fleurs pour honorer l’image de la Vierge.

Durant ses études à Saragosse, le directeur dit à sa mère : Le cœur de votre fils est une perle.

Après la profession en 1933 (où il prit le nom de José de Jésus et Marie), il alla à Daimiel pour les études de philosophie. Avec sa vive intelligence, il savait aller au fond des problèmes les plus ardus de la métaphysique.

Apprenant l’assassinat de J. Calvo Sotelo, le 13 juillet 1936, il écrivit à sa famille un mot qui leur parvint le 18 juillet, et dans lequel il écrivait : Moi aussi je vais mourir, mais ne soyez pas dans l’angoisse : je meurs heureux.

Il reçut la palme du martyre le 23 juillet 1936 à Carabanchel avec ses huit Compagnons.

Tous furent béatifiés en 1989.

 

 

Julio Mediovilla Concejero

1915-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

Julio était né le 7 mai 1915 à La Lastra (Palencia), reçut le baptême le 15 suivant, et la Confirmation en 1917.

Il était de constitution fragile, mais avait beaucoup de bonnes qualités, surtout l’humilité, qui est la clé de la vie spirituelle.

Il étudia à Saragosse, mais revint chez lui en 1931, car la famille était divisée sur sa vocation. Il confirma sa ferme volonté de devenir passioniste, au point qu’il partit même avec un de ses jeunes frères.

Durant l’année de noviciat (1932), il écrivit à ses parents : Année de cheminement intérieur, donc besoin plus que jamais de prières ; et comme c’est moi qui en ai le plus besoin, je vous prie de ne pas m’oublier. Et à son frère (quand ce dernier abandonna le noviciat), il écrivit qu’il avait vécu là une année de crise très grande et très profonde. Il persévéra, et fut vainqueur.

Il fit la profession à Corella en 1933 avec le nom de Julio du Cœur de Jésus, puis rejoignit Daimiel en 1934.

Au moment de la révolution des Asturies, un de ses Confrères de théologie à Saragosse fut mobilisé dans les colonnes qui devaient aller «pacifier» la zone minière. Julio écrivit alors : Ici, la situation est tranquille. Mais pour combien de temps ? (1936). Il acheva cependant ses études. Le maître des novices le jugea humble, silencieux et patient.

Julio tomba sous les balles des miliciens le 23 juillet 1936 à Carabanchel.

Avec ses huit Compagnons de martyre, il fut béatifié en 1989.

 

 

José Ruiz Martínez

1916-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

Né le 3 février 1916 à Puente La Reina (Navarra), José reçut le Baptême le jour suivant et la Confirmation en 1922.

En 1924, orphelin de père, il fut recueilli par des parents à Pampelune, où il obtint un diplôme d’honneur à l’école communale.

Il alla étudier au collège passioniste de Saragosse. Il écrivait à sa mère, début 1931 : Je vais bien, et je suis décidé à persévérer dans cette congrégation, que j’aime de tout mon cœur.

Il fit la profession en 1933, avec le nom de José María de Jésus Agonisant.

Il alla à Daimiel, mais dut sortir de la communauté pendant deux mois, en 1935, pour une opération rénale à l’hôpital de Madrid. Il résuma cette période ainsi à sa mère : Je demeure encore très faible à cause des indispositions et des douleurs, après être resté si longtemps enfermé dans ma chambre, sans appétit et avec une fièvre très forte qui a approché les 41°.

Malgré tout, il restait vif et aussi à l’occasion poète. Son dernier poème, intitulé «Assumpta est», parut justement en août, après son martyre.

José tomba en effet sous les balles des miliciens le 23 juillet à Carabanchel (Madrid) ; il avait vingt ans.

Sa béatification, avec ses Confrères, eut lieu en 1989.

 

 

Epifanio Sierra Conde

1916-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

Epifanio vint au monde le 2 mars 1916 à San Martín de los Herreros (Palencia), une localité où naquirent cinq Passionistes.

Il reçut le Baptême le 25 mars (fête de l’Annonciation), et la Confirmation en 1918.

Sa première formation, il la reçut d’un oncle prêtre.

Il était connu pour ses espiègleries de gamin vivace : un jour il s’amusa à imiter le coq de la voisine, jusqu’à le faire taire.

En 1929, il partit avec un camarade pour le collège passioniste de Saragosse et, lorsqu’ils revinrent au pays en 1931, tout le monde put se rendre compte du changement opéré dans son âme et son comportement. Certains lui suggéraient de ne pas retourner à Saragosse, à cause de la situation du moment, mais lui répondait qu’il tenait à suivre Jésus crucifié, quoi qu’il en advînt de sa vie. D’ailleurs, non seulement les deux garçons repartirent pour Saragosse, mais ils attirèrent aussi un troisième garçon, Teófilo Redondo.

Le camarade d’Epifanio, Luciano Barreda, partit en mission et se trouvait encore récemment au Vénézuéla. Teófilo, né en 1918, mourut dans la congrégation, chargé d’années et de mérites, en 1994.

Epifanio acheva ses études à Saragosse, et passa au noviciat de Corella en 1934. Il arrivait, durant ces années, qu’en passant avec les Confrères dans les environs du couvent, ils recevaient quelques insultes de la part de jeunes gens moqueurs. Epifanio commentait : S’ils nous mettent à mort, on sera les premiers martyrs de la Congrégation.

Il fit la profession en 1935, avec le nom de Epifanio de Saint-Michel, et rejoignit sans tarder la communauté de Daimiel, où il se sanctifia dans l’humilité et la mortification.

Après la nuit du 21-22 juillet, il se trouva parmi ceux qui furent abattus à Manzanares (Ciudad Real).

Tous ces Martyrs furent béatifiés en 1989.

 

 

Laurino Proaño Cuesta

1916-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

Comme son Confrère Maurilio Macho Rodríguez, Laurino naquit à Villafría de la Peña (Palencia), le 14 avril 1916. Il reçut le Baptême le 16 avril, et la Confirmation le 9 juillet de la même année.

Il eut un frère, Benedicto, né en 1924, passioniste lui aussi, qui fit la profession après le martyre de Laurino et travailla activement au Vénézuéla et au Mexique. Il mourut en 2006.

Laurino étudia à Saragosse dès 1928.

En 1931, il revint dans son pays, où il édifia la population par sa ferveur envers la Vierge du Brezo, qu’il allait prier avec son compagnon, Maurilio.

Il retourna à Saragosse, et fit en 1935 la profession à Corella avec une ferveur enthousiaste, dont il fit part à son jeune frère Benedicto.

Juste après, il alla à Daimiel pour les études de philosophie. Il n’eut le temps d’en faire qu’une année, qui s’acheva par le martyre en juillet 1936.

Il l’avait écrit : Pour le moment, ma vie est tranquille, mais j’aimerais bien mourir martyr.

Le maître des novices écrivit de lui : Il était remarquable dans sa dévotion à l’Eucharistie et l’extraordinaire ferveur qu’il avait durant la prière ; il devenait comme un ange.

Il mourut martyr à vingt ans, le 23 juillet 1936 à Carabanchel (Madrid), en même temps que huit Compagnons, dont son ami Maurilio.

Ces neuf Compagnons furent béatifiés en 1989.

 

 

Pau Noguera Trías

1916-1936

 

Pau (Paul) était né à Sóller (Majorque) le 24 novembre 1916, aîné des sept enfants de Damiá et Francesca. Il fut baptisé le lendemain, confirmé l’année suivante.

Tous les jeux de Pau étaient liés au culte ; il fut enfant de chœur pendant quelques années. Désireux de se consacrer, il n’était cependant pas fait pour des études approfondies : il décida d’être Frère coadjuteur, dans la Congrégation des Missionnaires des Sacrés-Cœurs.

Il y fut admis en 1931, au couvent de Sóller, comme interne, aidant à droite et à gauche et conquérant l’estime unanime.

Il fut admis sans difficulté au noviciat, au couvent de Randa et fit la profession en 1934.

Il fut alors destiné au sanctuaire marial du Coll, une des premières communautés de Barcelone qui allait payer si cher lors de la révolution de 1936, où il arriva le 3 mai 1934.

C’était un frère plein de simplicité, lumineux, sans ambition.

Pau fut prit et conduit dans la Tour Blanche, où se trouvait le comité des miliciens. Il fut emmené avec Prudéncia Canyelles et quatre autres Religieuses sur la route du Tibidabo ; au fameux virage appelé Rabassada, il fut abattu avec elles.

C’était au soir du 23 juillet 1936, après plusieurs heures de tortures ; Pau avait les mains attachées derrière le dos, il tenait les yeux baissés, sans proférer une seule parole.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

Fulgenzio Calvo Sánchez

1917-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

Fulgencio était né à Cubilio de Ojeda (Palencia) le 16 janvier 1917, fut baptisé le 21 suivant et confirmé en septembre de la même année.

Ses parents lui enseignèrent les vertus chrétiennes, particulièrement l’humilité et la ferveur religieuse.

En 1928, il rejoignit Saragosse pour ses études, où il était brillant. Quand il dut faire un bref séjour chez les siens, il reprit ensuite le chemin de Saragosse avec enthousiasme.

Il commença le noviciat en 1932, fit la profession en 1933, avec le nom de Fulgencio du Cœur Immaculé de Marie.

Il acheva ses Humanités à Corella avant de rejoindre Daimiel. Là-bas, il aurait pu se réfugier chez des parents, mais il préféra rester avec la communauté.

Au moment de la fusillade du 23 juillet à Manzanares, sur les douze Religieux, cinq tombèrent morts, sept autres purent être évacués encore vivants par la Croix-Rouge. Fulgencio était tellement blessé, qu’il expira en arrivant à l’hôpital.

De là vient cette confusion sur la date de sa mort : comme il n’était pas mort sur le coup le 23 juillet, certains le mirent parmi les victimes du 23 octobre.

Le père Anatolio (Ildefonso), le voyant, dit : Quel veinard ! A nous, la couronne du martyre nous a échappé. Mais ce n’était que partie remise : Anatolio devait la recevoir à son tour le 23 octobre.

Fulgencio fut béatifié en 1989 avec tous ses Compagnons.

 

 

Abilio Ramos y Ramos

1917-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

Abilio naquit le 22 février 1917 à Resoba, un pays d’où sortirent plus de sept Passionistes. Il reçut le Baptême le 27 février suivant, et la Confirmation en 1918.

Il avait (au moins) une sœur, devenue capucine à Jerez de la Frontera (Cadix), qui fut présente lors de la béatification de son frère en 1989. Elle le qualifiait de très vivant, allègre et doux, très estimé de tous.

Sa vocation était solide ; ainsi, lors de son retour momentané au pays, en 1931, il était plutôt triste ; mais quand on le rappela, il ne tenait plus de joie.

Il fit les études à Saragosse de 1931 à 1934, et la profession à Corella en 1935, prenant le nom de Abilio de la Croix. A sa jeune sœur qui commençait alors de parler de sa propre vocation, il écrivit : Ne passe pas une seule journée sans remercier Dieu et Marie de t’avoir appelée à la vie religieuse.

Il passa sa dernière année de vie à Daimiel. Sa dernière lettre date d’avril 1936 ; il écrivait : Que Jésus-Christ baigne dans son Précieux Sang les âmes qui Lui sont dédiées.

Ce fut son cas. Il tomba sous les balles des révolutionnaires, le 23 juillet à Manzanares (Ciudad Real), à dix-neuf ans.

Comme on l’a dit plus haut, il fut béatifié en 1989.

 

 

Zacarías Fernández Crespo

1917-1936

 

Voir aussi la notice Passionistes de Daimiel

 

Zacarías naquit non loin de la localité de Corella où se trouve le novicat passioniste ; c’était le 24 mai 1917 à Cintruénigo (Navarre) ; il y reçut le Baptême le 30 mai suivant, la Confirmation l’année suivante, et la Première communion en 1924, grâce aux nouvelles dispositions du pape Pie X, qui préconisait la Première communion dès l’âge de sept ans.

Avec sa mère il allait fréquemment prier auprès de la Vierge du Villar, la sainte patronne du noviciat.

Il fit des études à Saragosse ; il revint chez lui l’été 1931, et sa famille lui suggérait de rester à Cintruénigo, à cause de l’atmosphère de plus en plus «chaude» qui agitait la société. Mais lui tenait à revenir à Saragosse : Comment mourir mieux que pour Jésus-Christ ? Il ne se faisait aucune illusion sur le sort qui pouvait l’attendre.

Après Saragosse, il vint faire le noviciat à Corella en 1934, et la profession, avec le nom de Zacarías du Très Saint Sacrement, avant de rejoindre le couvent de Daimiel en octobre 1935. Un mois plus tard, il écrivait aux siens : Je suis bien content et je ne regrette pas le pas que j’ai fait avec la profession... Faites-moi la charité de prier beaucoup pour moi, pour que je persévère, que je sois un bon religieux, et que je meure saintement dans la congrégation.

Après les élections de février 1936, il écrivit : Je suis prêt pour tout ce qu’il adviendra. S’ils nous tuent, nous irons plus vite au ciel, sans voir trop de sacrilèges. Pour l’heure, il ne serait pas si étonnant que quelque malintentionné nous tire dessus.

Après la tragique nuit d’expulsion du 21-22 juillet 1936, il se trouvait parmi ceux qui tombèrent à Manzanares (Ciudad Real) le 23 juillet. Il n’avait que dix-neuf ans.

Il fut, avec les autres Confrères, béatifié en 1989.

Wojciech Gondek

1909-1942

 

Wojciech (Adalbert) était né le 6 avril 1909 à Słona (Małopolskie, Pologne) de parents chrétiens, Jan et Julia.

Après les études au Lycée d'état, il entra au noviciat des Frères Mineurs Franciscains à Wieliczka, et émit les vœux en 1929.

Il fit des études de philosophie et de théologie au Grand séminaire de Przemyśl dès 1931, où il obtint d'excellents résultats : il était noté eminenter, valde bene.

Avec et malgré ces excellentes appréciations, il resta un religieux modeste et pieux.

Avant l'ordination sacerdotale, il fit la profession solennelle à Przemyśl et prit le nom de Krystyn (Christian) en 1933 et reçut le sacerdoce en 1936.

Le 26 août 1940 commença le chemin de croix de Krystyn. Il fut arrêté à Włocławek, conduit à Szczegliniek, puis Sachsenhausen, pour finir à Dachau, où il reçut le numéro 22779.

Dans ce camp, il mourut d'épuisement et de faim, à la suite d'une grave diarrhée avec hémorragie.

C'était le 23 juillet 1942.

Il fut béatifié en 1999.

 

 

Vasil’ Hopko

1904-1976

 

Vasil' naquit le 21 avril 1904 à Hrabské, un petit village à l’Est de la Slovaquie. Fils unique de ses parents (Vasil’ et Anna Petrenková), il reçut au baptême, trois jours après, le prénom de son père. 

Il n’avait qu’un an lorsque mourut son père ; en 1908, sa mère dut partir vivre aux États-Unis pour trouver du travail et laissa le petit garçon de quatre ans chez son grand-père. Puis à sept ans il alla vivre chez son oncle, Demeter Petrenko, un prêtre gréco-catholique.

Grâce à l’argent envoyé par sa mère, il put fréquenter l’école primaire du village, puis le lycée de Presov, où il devint bachelier en 1923.

La vie de son oncle avait fait naître en Vasil' l’appel au sacerdoce. Après un an de service militaire, il décida en 1923 d’entrer au séminaire gréco-catholique de Presov. Après une grave maladie dont il se remit, il fit vœu d’embrasser le sacerdoce. Il fut ordonné en 1929.

Après un bref apostolat à Pakostov, son premier poste fut la charge pastorale des fidèles gréco-catholiques de Prague : jeunesse, vieillards, chômeurs, orphelins. Le père Vasil' fonda le Mouvement des Étudiants Gréco-catholiques ainsi que l’Union de la Jeunesse Gréco-Catholique. Il contribua beaucoup à la création d’une paroisse gréco-catholique pour cette ville, et en devint le curé. 

Il a la grande joie, après vingt-deux ans de séparation, de retrouver sa mère, revenue des États-Unis.

En 1936, Vasil' revient en Slovaquie, où il est directeur spirituel au séminaire gréco-catholique de Presov. Il reprend des études et obtient une maîtrise en théologie (1940) à Bratislava.

En 1941, il est secrétaire à la curie de l’évêque et, en 1943, professeur de théologie morale et pastorale à la Faculté Théologique de Presov. On s’étonne de le voir trouver aussi du temps pour écrire plusieurs ouvrages et de se trouver à la tête du magazine Blahovistnik  (Messager de l’Evangile).

Après la Seconde Guerre mondiale, la République de Tchéco-Slovaquie tombe sous la pesante domination de l’Union Soviétique. En prévoyance de temps très difficiles, l’évêque Gojdic de Presov demande à Rome de lui nommer un évêque auxiliaire. Le choix tomba sur le père Vasil', qui fut donc sacré évêque en 1947, avec le titre d’évêque de Midilia. 

Dès lors, Vasil' s’employa à soutenir l’évêque de Presov dans sa responsabilité de préparer la population à traverser la dure persécution qui s’annonçait à l’horizon.

Pas à pas, les autorités communistes s’apprêtaient à éliminer l’Eglise Gréco-catholique en l’assimilant à l’Eglise Orthodoxe. Il y eut en 1950 un “concile” (sans évêques !) qui décida en ce sens : l’Eglise Gréco-catholique n’existait plus officiellement ; tous ses prêtres, ses fidèles, ses églises passaient sous la coupe de l’Eglise Orthodoxe officielle (complice du régime communiste). Cerise sur le gâteau, si l’on peut dire, les deux évêques Gojdic et Hopko sont arrêtés.

Mgr Hopko subit alors d’interminables et pénibles interrogatoires, accompagnés de tortures, visant à le faire renier sa foi et reconnaître de fausses accusations. Il est en résidence surveillée, dans un monastère. Le 24 octobre 1951, la Cour d’Etat le condamne à quinze années de prison, à la perte de ses droits civils pour dix ans. 

Durant son emprisonnement, on lui administra, en plus des tortures quotidiennes, de petites doses d’arsenic pour provoquer une mort lente par empoisonnement. On retrouvera ces traces d’arsenic dans ses os après sa mort.

Mgr Hopko vit sa peine de prison “abrégée” de deux ans lorsque, en 1964, on le délivra pour motifs de santé. Il n’en pouvait plus : il souffrait de graves déficiences physiques et mentales, dues aux constants mauvais traitements subits. Malgré cet état chancelant, il se donna activement à la résurrection de l’Eglise Gréco-catholique.

Il séjournait dans une maison de repos pour prêtres âgés et vit sa condamnation “annulée”, même s’il ne fut jamais réhabilité.

Il eut la joie de voir cette Église tchéco-slovaque reconnue officiellement en 1968, après dix-huit années de persécution.

A partir de 1968, Mgr Hopko vécut à Presov. Cette année-là, il fut confirmé comme évêque auxiliaire pour tous les fidèles gréco-catholiques de Tchéco-Slovaquie. Il mit tout en œuvre pour honorer cette charge, encourageant les fidèles et ordonnant des prêtres.

Mgr Vasil' Hopko mourut à Presov le 23 juillet 1976. 

Il avait fait siens les propos de son évêque, Mgr Gojdic : Pour moi, l’important n’est pas de mourir dans le palais épiscopal ou en prison, mais d’entrer au Paradis.

Vasil' Hopko, en même temps que Zdenka Cecilia Schelingová, fut béatifié le 14 septembre 2003, fête de la Sainte Croix, en présence de tout l’épiscopat, mais aussi du Président de la République.

Le bienheureux Vasil' Hopko est mentionné au Martyrologe le 23 juillet.

Partager cet article
Repost0
21 juillet 2024 7 21 /07 /juillet /2024 23:00

22 JUILLET

I.

Ste Marie Magdeleine, la pécheresse convertie (cf. Mt 26:6-13 ; Jn 12:1-8).

Ste Syntychi, nommée par s. Paul (cf. Ph 4:2).

IV.

S Platon, martyr à Ancyre.

S Kyrillos, évêque à Antioche et mort en exil.

S Joseph, saint homme de Tibériade dont parle s. Epiphane ; d'après ce dernier, les Juifs prononcent toujours auprès des mourants cette phrase : Crois en Jésus Christ crucifié sous Ponce Pilate, Fils de Dieu, né de Marie, ressuscité du tombeau, et crois qu'il viendra juger les vivants et les morts. Ayant entendu cela, Joseph guérit et il se convertit un peu plus tard.

S Panchaire, évêque à Besançon.

V.

S Salvien, prêtre à Marseille après avoir été marié ; auteur de plusieurs ouvrages, surtout du de Gubernatione Dei où il montre que la chute de Rome est due aux péchés des Chrétiens.

VII.

S Anastasios, moine, disciple de s.Maxime le Confesseur, déporté avec lui, martyr.

S Wandrille, d'abord marié, puis retiré ainsi que son épouse ; il fonda le fameux monastère de Fontenelle, qui prit ensuite son nom. 

S Ménelé, abbé à Menat. 

VIII.

S Girolamo, évêque à Pavie.

XIII.

S Gualtiero, fondateur d'un hôpital à Lodi.

XV.

B Agostino Fangi, dominicain piémontais, extrêmement humble, et patient dans la maladie.

XVII.

S Giulio Cesare Russi (Lorenzo de Brindes), capucin, connaisseur des langues anciennes et modernes, prédicateur et chargé de diverses missions papales, Docteur de l'Eglise surnommé Doctor Apostolicus, fêté le 21 juillet.

SS Philip Evans et John Lloyd, martyrs anglais à Cardiff ; Philip, jésuite, était en train de jouer au tennis (en prison) lorsqu'on vint lui annoncer qu'il serait exécuté le lendemain : il tint à achever sa partie avant de réintégrer sa cellule ; il employa ses dernières heures à jouer de la harpe et à causer avec ceux qui venaient le visiter ; John était prêtre séculier.

XVIII.

B Jacques Lombardie, curé en Corrèze, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

SS Anna Wang, vierge de quatorze ans, Luqi Wang Wangshi et son fils Ande Wang Tianqing de neuf ans, et Mali Wang Lishi, martyrs chinois, canonisés en 2000 et fêtés le 9 juillet.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2007 :

Carmes Déchaux : à Tolède, le prêtre Ovidio Fernández Arenillas (Eusebio de l'Enfant Jésus, *1888) ; les clercs Tomás Mateos Sánchez (José Agustín du T.S.Sacrement, *1912), Pedro Ramón Rodríguez Calle (Hermilo de Saint-Elisée, *1913), Esteban Cuevas Casquero (Eliseo de Jésus Crucifié, *1913), Perfecto Domínguez Monge (de N.Dame du Carmel, *1914), ; le novice Clemente López Yagüe (des Très Saints Cœurs, *1911) ;

- béatifiés en 2013 :

Lasalliens : à Madrid, Vicente López y López (Virginio Pedro, *1884) ; Joaquín Rodríguez Bueno (Ireneo Jacinto, *1910) ;

Frères Maristes : près de Madrid, Trifón Tobar Calzada (Jerónimo, *1876), Eugenio Artola Sorolla (Victorico María, *1894), Pedro Alonso Ortega (Marino, *1901) ;

Carmes de l’Ancienne Observance : près de Cordoue, les prêtres José María Mateos Carballido (*1902), Juan Durán Cintas (Eliseo María, *1906), le diacre Jaime María Carretero Rojas (*1911) et le convers Ramón María Pérez Sousa (*1903) ;

- béatifié en 2018 :

Lazaristes : près de Madrid, le coadjuteur Roque Catalán Domingo (*1874) ;

 

- béatifiés en 2021 :

Diocésains : près de Cordoue, Pedro Luque Cano et José Morales Ruiz (*1873, 1886) ;

Laïcs : près de Cordoue, le jeune garçon Francisco García León (*1920), âgé de quinze ans.

B Rosalío Benito Ixchop (1914-1982), laïc guatémaltèque, catéchiste martyr, béatifié en 2020.

 

Maria de Magdala

Ier siècle

 

Pleurer comme une madeleine est une expression fréquente dans notre langage. 

Plusieurs passages de l’Evangile nous parlent nommément de Marie Magdeleine : 

En Luc 8:2, elle est nommée Maria de Magdala (la localité se trouve près du lac de Tibériade, en Galilée). D’elle sont sortis sept démons, ce qui suppose une très forte possession ou une situation pécheresse grave.

Les évangélistes nous en reparlent au moment de la crucifixion de Jésus-Christ, où Marie de Magdala se trouve à quelque distance de la croix, donc pas juste à côté de Marie et de Jean, et au moment de la mise au tombeau (Mt 27:56,61 ; Mc 15:40,47). 

Puis au matin de la Résurrection, elle est déjà au sépulcre avec des aromates précieuses (Mt 28:1 ; Mc 16:1 ; Jn 20:2), et court prévenir les Apôtres qu’elle a vu le sépulcre ouvert et vide (Lc 24:9 ; Jn 20:2), en suite de quoi le quatrième évangéliste raconte l’apparition de Jésus à Marie de Magdala (Jn 20:11-18), où elle le reconnaît à sa voix.

On remarque par ailleurs que les évangélistes parlent d’une certaine Marie, sœur de Marthe et de Lazare, qui reste auprès du Seigneur lors de son passage chez elle, ce fameux jour où Marthe vient se plaindre au Maître que Marie devrait venir l’aider à la cuisine (Lc 10:38-42). Cette même Marie vient faire une onction de nard précieux sur la tête et les pieds de Notre-Seigneur, peu avant la Passion, à Béthanie tout près de Jérusalem (Mt 26 ; Mc 14 ; Jn 12).

Pour certains, cette onction rappelle le comportement humble et pénitent de la pécheresse convertie dont parle Luc (7:36-50) sans donner son nom.

Certains exégètes préfèrent interpréter ainsi l’Ecriture qu’il y aurait donc trois femmes différentes, dont deux qui ont oint le Christ et dont deux aussi portent le nom de Marie.

Ils ont peut-être raison. Mais rien non plus n’empêche de faire coïncider tous ces passages. 

La distance entre Magdala à Béthanie n’est pas différente de celle de Nazareth à Jérusalem, que fit la jeune Marie à peine enceinte du Sauveur pour aller visiter sa cousine Élisabeth.

Cette pécheresse convertie peut très bien être entrée au service du Seigneur ; si Luc ne la nomme pas, c’est peut-être par discrétion. 

Ce qu’on croit savoir du reste de la vie de Marie-Magdeleine nous vient de la Tradition : Marie Magdeleine aurait été mise par les Juifs sur une barque sans rames, avec Marthe et Lazare, et la barque serait arrivée miraculeusement sur les côtes de la Provence, là où Marie de Magdala aurait passé le reste de sa vie dans la pénitence, les larmes et la prière. De là le pèlerinage de la Sainte-Baume.

Quant au tombeau de Marie-Magdeleine, on l’aurait retrouvé à Ephèse, mais les reliques de la Sainte se trouvent aussi à Vézelay. 

Dans l’actuelle liturgie, il est beaucoup plus fait allusion au témoignage de Marie-Magdeleine concernant le Christ ressuscité, qu’à la pécheresse convertie, encore que la lecture du bréviaire soit celle de Grégoire le Grand, pour qui l’une et l’autre ne font qu’une personne.

Au 22 juillet le Martyrologe mentionne les sept démons dont notre Sainte fut délivrée, avant de devenir une disciple fidèle du Christ et témoin de la Résurrection.

 

 

Syntichi

1er siècle

 

Voici ce qu’écrit s.Paul vers la fin de son épître aux Philippiens : 

J’exhorte Evodie comme j’exhorte Syntichi à vivre en bonne intelligence dans le Seigneur. Et toi, de ton côté, Syzyge, vrai compagnon,  je te demande de leur venir en aide ; car elles m’ont assisté dans la lutte pour l’Evangile, en même temps que Clément et mes autres collaborateurs, dont les noms sont écrits au livre de vie (Ph 4:2-3).

On ne sait rien de plus sur ces quatre personnages. 

Les deux saintes femmes Evodie et Syntichi, pouvaient être des diaconesses, au service de l’Eglise de Philippes et saint Paul leur rend hommage en passant. Elles durent un jour avoir une de ces fréquentes “discussions de sacristie”, qui dégénéra en froid, et Paul ne peut pas laisser cet état de choses, lui qui a tellement recommandé la charité, la patience, l’unanimité dans l’assemblée dominicale.

Aucune des deux femmes n’est mentionnée dans l’actuel Martyrologe. Précédemment, seule l’était Syntichi, au 22 juillet.

 

 

Platon d’Ancyre

† 305 ?

 

On a vu le 16 juillet que le martyr Antiochus de Sébaste était, croit-on, le frère de s.Platon.

Celui-ci vivait à Ancyre (auj. Ankara, Turquie NW), où il encourageait les Chrétiens à rester fidèles à leur foi, malgré la persécution.

Pour ce motif, il fut arrêté ; interrogé, il demeura ferme : on s’étonnait de voir un tel jeune homme si attaché à ses convictions.

On le tortura : il fut frappé par douze soldats, puis étendu sur un lit de bronze brûlant ; toute sa chair fut déchirée et brûlée.

Devant sa constance, beaucoup se convertirent au Christ.

On lui fit des avances, auxquelles il répondit cette phrase de s.Paul : Ma vie c’est le Christ, et mourir pour Lui m’est un gain (cf. Phil 1:21).

Au terme de sa prière, on entendit des voix angéliques qui répondirent Amen.

On le tortura encore, avant de le décapiter.

Platon fut martyrisé sous l’empereur Maximien, donc entre 284 et 305.

Saint Platon d’Ancyre est commémoré le 22 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Kyrillos d’Antioche

† 306

 

Ce Kyrillos (Cyrille) est beaucoup moins connu que ses homonymes d’Alexandrie ou Jérusalem.

Kyrillos fut évêque d’Antioche de Syrie (auj. Antakya) pendant une trentaine d’année, à partir de 272 au moins, période qui demeura, somme toutes, assez calme.

Mais au début de la persécution de 303, il semble que Kyrillos ait été arrêté et exilé en Pannonie (act. Serbie), et qu’un successeur lui ait été donné en la personne de Tyrannos.

Après trois années de captivité et, certainement, de mauvais traitements, Kyrillos mourut dans sa prison, vers 306.

Saint Kyrillos d’Antioche est commémoré le 22 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Anastasios le Moine

† 662

 

C’était un des deux Compagnons de s.Maximos le Confesseur, quand on emmena celui-ci en exil dans les montagnes du Caucase. Ils s’appelaient tous deux Anastasios ; l’un des deux, prêtre, était apocrisiaire (envoyé) de Rome (v. 11 octobre) ; l’autre, le Moine, était diacre.

On a vu que s.Maximos (v. 13 août) eut la langue et la main droite coupées ; ses Compagnons subirent le même sort.

Après qu’on ait laissé mourir s.Maximos à Schemaris, non loin de Tsageri (act. Géorgie), ainsi qu’Anastasios l’Apocrisiaire, Anastasios le Moine fut dirigé sur la Suanie, près d’un promontoire du Caucase. Il mourut là, ou sur le chemin, le 22 juillet 662.

De récentes fouilles (2016) auraient mis à jour les reliques des ss.Maximos et des deux Anastasios. 

Saint Anastasios le Moine est commémoré le 22 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Wandrille de Fontenelle

600-668

 

La famille de Wandrille habitait dans la région de Verdun (Meuse) ; elle avait des liens de parenté avec Pépin de Landen.

Wandrille (en latin Wendregisilus) grandit à la cour de Clotaire II et avait un bel avenir de fonctionnaire. Mais il eut l’occasion de connaître l’idéal de s.Colomban (v. 23 novembre) et en fut conquis.

Pourtant vers 625, cédant à la volonté de ses parents, il se maria. Or, la jeune épouse, comme son époux, manifesta bientôt sa préférence pour la vie consacrée, de sorte qu’ils se séparèrent d’un commun accord.

C’est ainsi que, vers 628, Wandrille se retira au monastère de Montfaucon-en-Argonne. Il dut se justifier auprès du roi Dagobert Ier d’avoir quitté son poste d’administrateur. 

Libéré, il se retira alors loin de sa famille, dans le Jura, et fonda une abbaye à Saint-Ursanne, sur un terrain qui d’ailleurs lui appartenait. 

On le vit à l’occasion immergé dans une rivière en train de prier le psautier pour lutter contre la tentation. Son style de vie très austère, ses pénitences et ses larmes attirèrent des disciples.

Avide de solitude, et sur un songe prophétique, il laissa dès qu’il le put ce monastère et alla se perfectionner vers 633 à celui de Bobbio, puis de Romainmoutier, où il fit profession et resta une dizaine d’années, qu’on place vers 633-643 (il semble bien que ce monastère n'existe plus).

A ce point, il désira aller finir ses jours en Irlande, mais l’évêque de Rouen, Ouen (v. 24 août) ne laissa pas s’échapper un tel trésor et, pour se l’attacher sûrement, l’ordonna prêtre.

Au bout de quelques années de ministère, Wandrille, accompagné de son neveu Gond (v. 26 mai ?), se retira à nouveau dans la forêt de Jumièges et y fonda un monastère (649). Après quelques débuts très discrets, les disciples affluèrent au point que Wandrille put faire construire plusieurs églises. Quotidiennement, il participait humblement à toutes les occupations de la communauté.

Une de ses recommandations fondamentales aux moines était de ne pas tomber dans le piège de la jalousie.

Après dix-neuf années passées dans ce monastère de Fontenelle, Wandrille s’éteignit le dimanche 22 juillet 668.

Le monastère de Fontenelle prit plus tard le nom de Saint-Wandrille.

Saint Wandrille est commémoré le 22 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ménelé de Menat

654-720

 

Ménelé (aussi Ménelée, Méléré, Mouvier, latin Meleneus) serait né vers 654-660 non loin de Précigné (Sarthe), fils d’Amanulfe et Docule, qui eurent aussi une fille.

Amanulfe voyait en son fils la continuation de son patrimoine et lui présenta une possible fiancée, nommée Sense. Ménelé s’enfuit, avec deux compagnons, jusqu’en Auvergne ; ils y vécurent en ermites à Menat, puis sous la direction du fondateur de l’abbaye de Calmiliac (Eudes, puis son successeur Theofred), pendant sept ans. Cette abbaye serait à l’origine de l’actuelle localité Monastier.

Puis Ménelé revint à Menat, qu’il releva. Il installa sa mère, sa sœur et sa «fiancée» à Lisseuil et «s’occupa» de son père : celui-ci, après avoir menacé son fils, accepta la situation et devint même un généreux bienfaiteur de l’œuvre.

Devenu abbé à Menat, Ménelé dut à nouveau reconstruire son abbaye détruite par un incendie.

Il mourut vers 720.

Saint Ménelé de Menat est commémoré le 22 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Girolamo de Pavie

† 787

 

Il fut le vingt-troisième évêque de Pavie.

On ne connaît pas la vie de ce prélat. Sa sainteté l’a fait inscrire dans le Martyrologe Romain, qui n’est pas très loquace à son sujet.

Saint Girolamo de Pavie est commémoré le 22 juillet dans le Martyrologe Romain.

Gualtiero de Lodi

1184-1224

 

Gualtiero (on écrit aussi parfois Gualterio ou Gualtero) naquit vers 1184 à Lodi (Italie NC), d’Ariprando de Garbanis et d’Adelazia, qui avaient voué leur enfant au service de Dieu dès avant sa naissance. Ils avaient aussi promis de le consacrer au service de la basilique Saint-Pierre de Rome, et c’est pour cela qu’ils firent ensuite le pèlérinage à Rome avec le petit bébé. La suite des événements ne permit pas à Gualtiero d’accomplir ce vœu à la lettre.

Il fut orphelin de père à quinze ans ; il distribua alors ses biens aux pauvres, confia sa chère mère à une pieuse institution et s’en vint soigner les malades à l’hôpital de Plaisance.

Revenu deux ans plus tard dans sa ville natale, avec une bonne expérience et avec l’appui des autorités civiles et ecclésiastiques, il fonda un hôpital qu’il appela La Miséricorde. L’hôpital, fondé en 1206, fut placé sous l’autorité de l’évêque.

Le frère Gualtiero faisait une profonde impression sur les concitoyens, qui le voyaient toujours pieds nus, vêtu de toiles rugueuses ; il mangeait peu et se retirait souvent dans quelque grotte, où il jeûnait.

Gualtiero aurait aussi fondé des hôpitaux près de Vercelli, de Tortona, à Crema, et non loin de Melegnano (Milan).

Il mourut le 22 juillet 1224, entouré de beaucoup d’amis, hommes et femmes, prêtres et Frères mineurs.

Depuis, les Lodigiens ont donné à l’hôpital le nom de Saint-Gualtiero.

Le Martyrologe mentionne saint Gualtiero au 22 juillet.

 

 

Agostino Fangi

1430-1493

 

Agostino (de) Fangi ou Fangis naquit avant 1430 à Bugella (auj. Biella, Piémont, Italie NO), d’un papa fort jeune, Simone, qui n’avait pas dix-huit ans.

Entré lui-même très jeune au couvent dominicain de Biella, il fut envoyé à Pavie et de là, en 1447, à Bologne. 

Ordonné prêtre, il fut nommé prieur à Soncino en 1464, revint en 1470 à Pavie et passa en 1474 à Vigevano.

On le définit comme une personne pieuse, docte, et illustre par ses miracles ; mais surtout assidu au confessionnal et auprès des malades. 

On le vit «souvent» soulevé de terre pendant sa prière (lévitation) et ému jusqu’aux larmes pendant la Messe. Il exerça la puissance de l’exorcisme pour délivrer une femme possédée de cinq démons. Il ramena à la vie un enfant mort sans le baptême. A un pauvre enfant qui pleurait d’avoir cassé sa cruche, il la lui restitua toute remplie de vin. 

Très humble, le Religieux s’affligeait profondément des «miracles» qu’on lui attribuait, et préférait le silence.

En 1482, il vint à Venise, où il fut lui-même longtemps malade, et montra durant ces années de souffrance une très grande patience. Il se pourrait même que le Religieux ait été déjà malade bien plus tôt, ayant le corps tout couvert de plaies. Il était tellement ravi en prière, qu’il ne s’aperçut même pas de la douleur que lui causait le chirurgien en lui faisant de profondes incisions pour le soigner.

Agostino mourut là le 22 juillet 1493, à genoux sur son lit, en disant Gloire à Dieu ! Gloire au Très-Haut !

Trois ans plus tard, on ouvrit son tombeau où son corps, quoique plongé dans l’eau, était resté intact.

Le pape confirma son culte aux Dominicains en 1872, et le nom du Bienheureux a été inclus dans le Martyrologe.

 

Giulio Cesare Russi (Lorenzo)

1559-1619

 

Giulio Cesare Russi naquit le 22 juillet 1559 à Brindisi (Brindes, l’éperon de la botte italienne), de parents vénétiens, Guglielmo et Elisabetta Masella, qui s’y étaient établis. 

On raconte que le petit Giulio eut l’occasion de «prêcher» à six ans dans la cathédrale, suscitant l’admiration de la foule : ce fut peut-être une de ces joutes, où les enfants récitent quelque poésie devant la crêche de Noël.

Le père de Giulio étant mort, celui-ci fréquenta le couvent des Franciscains conventuels, jusqu’à quatorze ans.

Quand les Turcs menacèrent la ville, Giulio accompagna sa mère à Venise.

En 1575, Giulio fut admis chez les Capucins de Vérone, avec le nom de Lorenzo de Brindes. Il s’y était préalablament entraîné par des mortifications peu ordinaires pour un adolescent : chaînes de fer, trois jours de jeûne par semaine, méditation assidue.

Il étudia avec avidité l’Ecriture Sainte à l’université de Padoue, où il apprit rapidement aussi diverses langues : outre le latin et le grec, le syriaque et l’hébreux ; outre l’italien, l’espagnol, le français et l’allemand.

Ordonné prêtre en 1583, il eut désormais une activité extrêmement intense comme prédicateur. 

Ses deux préoccupations étaient la lutte contre le protestantisme envahissant, et la croisade contre les Turcs menaçants.

Sa prédication commença à Rome, où il fut l’artisan de la conversion de beaucoup de Juifs. Il fut ensuite envoyé dans toute l’Europe : Hongrie, Bohême, Belgique, Suisse, Allemagne, France, Espagne, Portugal. Appuyé par les Jésuites, il fonda nombre de couvents dans l’Europe centrale.

Sa parole était si efficace que les Protestants de Prague intervinrent directement auprès de l’empereur Rudolf pour lui demander de l’expulser.

Lorenzo fut envoyé auprès du prince Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, pour l’aider à conduire les troupes occidentales contre l’invasion des Turcs qui, menaçant Vienne, allaient se déverser en Italie et dans toute l’Europe. La victoire éclatante de Székesfehérvár (Albe Royale, 1601) fut unanimement attribuée à Lorenzo qui, par sa foi, sa bravoure, et aussi le don des langues, sut entraîner à la victoire tant de troupes de nationalités différentes.

Il fut trois ans Ministre général (Supérieur) de l’Ordre, de 1602 à 1605, toujours aussi simple et pratiquant toujours ses mortifications de jeunesse.

Peu avant sa mort, Lorenzo se trouvait à Lisbonne, pour négocier la paix en faveur de Naples, opprimée par le vice-roi espagnol.

C’est à Lisbonne qu’il mourut, le jour de son anniversaire, 22 juillet 1619.

Son corps fut confié aux Clarisses de Villafranca de Bierzo (León), où son tombeau fut profané par les troupes françaises en 1808, lors de la guerre d’Indépendance espagnole.

Lorenzo de Brindes fut béatifié en 1783, canonisé en 1881, et proclamé Docteur de l’Eglise en 1959, avec le titre de Docteur Apostolique.

Sa fête liturgique est au 21 juillet, le 22 étant celle de sainte Marie-Magdeleine.

 

 

Philipp Evans

1645-1679

John Lloyd

?-1679

 

On ne sait pas beaucoup de choses sur ces deux prêtres, qu’une même mission, une même fidélité, un même jugement inique et une même mort réunirent dans la sainteté.

 

1. Philip Evans

Il était né à Monmouth en 1645, et reçut sa formation à Saint-Omer, comme beaucoup de candidats anglais au sacerdoce, puis entra dans la Compagnie de Jésus à Watten le 7 septembre 1665. Ordonné prêtre à Liège, il fut envoyé en mission dans le sud du Pays de Galles, en 1675.

Plein de zèle, il n’hésitait pas à affronter le climat anti-catholique officiel, mais on ne le dérangea pas tout de suite. C’est dans le cadre du fameux “complot d’Oates” qu’il fut arrêté après-coup.

En novembre 1678, un certain John Arnold de Llanvihangel Court, près de Abergavenny, pourchasseur de prêtres, offrit l’énorme rançon de deux-cents Livres pour l’arrêter.

Malgré le danger qu’il courait, Philip refusa imperturbablement d’abandonner son troupeau. 

On l’arrêta chez Monsieur Christopher Turberville à Sker, dans la Glamorganshire, le 4 décembre 1678.

On lui proposa de prêter un serment qui lui garantissait la liberté, mais il refusa net.

 

2. John Lloyd

C’était un prêtre gallois, du Breconshire. Il fut formé d’abord à Ghent, puis au Collège anglais de Valladolid en Espagne dès 1649, où il s’engagea pour la mission en Angleterre.

Envoyé au Pays de Galles en 1654 pour exercer le saint ministère auprès des Catholiques clandestins, il se donna à sa vocation sans interruption pendant vingt-quatre années.

Il est arrêté finalement chez Monsieur Turberville, le 20 novembre 1678.

 

A ce point de nos deux récits, les deux prêtres se retrouvent sur le même chemin. Ils sont emprisonnés dans la prison de Cardiff.

On les passe en jugement le lundi 5 mai 1679, à Cardiff. Aucun des deux n’est accusé d’avoir participé au complot d’Oates, mais ils sont tous deux accusés d’être prêtres, d’être entré dans le territoire du Pays de Galles contrairement aux lois, et sont donc accusés de trahison pour avoir exercé le ministère sacerdotal.

Remis en prison, ils eurent un moment de traitement amélioré.

On leur annonça le 21 juillet que leur exécution était prévue pour le lendemain, 22 juillet. Philip était en train de jouer au tennis, et tint à finir sa partie avant de réintégrer la prison. Evans employa ses dernières heures à jouer de la harpe.

Ils furent exécutés à Pwllhalog (Cardiff).

Philipp fut exécuté le premier. Il s’adressa au peuple en gallois et en anglais, et prit congé de John : “Adieu, Père Lloyd ! Quoique pour très peu de temps, car nous allons bientôt nous rencontrer de nouveau !” Quant à John, il se contenta de quelques mots, affirmant qu’il n’avait “jamais été un bon orateur dans sa vie”.

Béatifiés en 1929, ils ont été canonisés en 1970, parmi les quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles, et sont commémorés dans le Martyrologe au 22 juillet.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

 

Jacques Lombardie

1737-1794

 

Il naquit le 1er décembre 1737 à Limoges (Haute-Vienne).

Il était prêtre du diocèse de Limoges.

Arrêté comme prêtre réfractaire, pour son refus de prêter le serment constitutionnel, il fut conduit avec quelques centaines d'autres prêtres et religieux à bord du navire négrier Deux Associés, qui devait partir pour la Guyane, mais qui resta dans le port de la Rochelle, où la plupart des prisonniers moururent d'épuisement, de mauvais traitements, de maladies.

L'abbé Jacques Lombardie mourut le 22 juillet 1794, et fut béatifié en 1995.

 

 

Anna Wang

1886-1900

 

Anna Wang, née vers 1886 à Machiazhuang (Weixian, Hebei), martyrisée au même endroit le 22 juillet.

Elle a été béatifiée en 1946 et canonisée en 2000.

 

 

Mali Wang Lishi

1851-1900

 

Mali (Maria) Wang Lishi, née vers 1851 à Fancun (Weixian, Hebei) et martyrisée à Daning (Weixian) le 22 juillet.

Elle a été béatifiée en 1946 et canonisée en 2000.

 

 

Luqi Wang Wangshi

1869-1900

Ande Wang Tianqing

1891-1900

 

Luqi (Lucia) Wang Wangshi, née vers 1869 à Weixian (Hebei), et son petit garçon de neuf ans, Ande (André) Wang Tianqing, né vers 1891, subirent le martyre à Weixian le 22 juillet.

Ils ont été béatifiés en 1946 et canonisés en 2000.

Roque Catalán Domingo

1874-1936

 

 

Né le 24 janvier 1874 à Aldehuela (Teruel), Roque était le fils de braves agriculteurs, Vicente et Joaquina. Celle-ci mourut de bonne heure.

Il suivit l’école primaire du pays, et aidait son père dans les travaux de la ferme. Les champs, les bêtes, n’avaient aucun secret pour lui. Mais surtout, son père lui parlait avec profonde conviction de la vie éternelle. Jamais ils n’allaient se coucher sans avoir prié le chapelet et lu quelque page d’un bon livre.

Il est bon de raconter comment l’innocent garçon orienta sa vie. Il alla voir son oncle et lui demanda tout bonnement s’il était mieux, selon lui, d’épouser sa fille ou de se faire religieux. Et l’oncle de lui répliquer : Ma fille est une brave fille, mais Dieu est meilleur : fais-toi religieux.

Ce n’est pas tout. Quand Roque annonça sa décision à son père, celui-ci lui répondit qu’il voulait se consacrer avec lui. Ils se présentèrent tous deux chez les Lazaristes. Toutefois, on leur imposa un délai ; le père, qui avait soixante ans, fut orienté vers les cisterciens de Dueñas, où sa sainte vie le fit désigner comme maître des novices pendant une vingtaine d’années. Il mourut en odeur de sainteté.

Roque, lui, fut admis chez les Lazaristes. Le jour de sa profession, il demanda une seule grâce au supérieur : aller voir son père une dernière fois : il y alla et put même obtenir une photographie de la rencontre.

Le nouveau Frère Coadjuteur fut rempli de zèle apostolique et participa avec grande joie aux missions des Pères : Teruel, Madrid, Fuencarrall, Alcobendas, San Sebastián (1898-1900).

Il fit la profession solennelle en 1900 à Val de Olmos.

Quand le Vatican confia aux Pères Lazaristes la mission de Cuttack (Inde), Roque se proposa d’emblée pour y aller, mais les supérieurs s’y opposèrent de façon énergique. Alors le jeune profès confia à l’un des partants la photographie dont on parlait plus haut : Quand tu seras là-bas, mets cette photographie en terre ; puisque mon corps ne pourra y être enterré, j’y aurai mis ma photographie !

En même temps que jardinier, il fut ensuite nommé infirmier à la Maison Mère de Madrid. Rien ne l’arrêtait, ni le danger de la contagion (lors de la grippe espagnole de 1918), ni le travail, ni les souffrances ; souvent il ne se couchait même pas. On le vit baiser les plaies des pieds d’un prêtre malade. Roque avait aussi cette délicieuse habitude, quand mourait un malade, d’aller déposer dans les plis de son linceul une petite prière au Bon Dieu, une demande de grâce particulière - qu’il obtint toujours.

Il réussit à se construire un petit autel, avec les ornements et le nécessaire pour y faire célébrer la messe en l’honneur de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse. C’était une joie de le voir prier le Chemin de Croix, de l’entendre parler dans les réunions. Au jardin, il ne s’arrêtait pas ; il proposait plutôt à un autre Frère de se reposer et lui demandait de lire à haute voix une page de l’Imitation de Jésus-Christ.

Il exprima souvent son désir, mieux : sa certitude qu’il serait martyr.

Le 20 juillet 1936, on apprit que deux Frères avaient été assassinés à Hortaleza. Roque se proposa immédiatement pour aller chercher des nouvelles et savoir de qui il s’agissait. Il partit en annonçant : Si je ne reviens pas, chantez un Te Deum. Il ne revint pas : arrivé près de la maison des Filles de la Charité, il constata que leur maison était saccagée ; il se planta debout devant les attaquants, comme pour protester, et reçut une balle qui lui traversa le crâne.

Le Frère Roque fut martyrisé le 22 juillet 1936 à Hortaleza (Madrid) et béatifié en 2017.

Le nom du bienheureux Roque Catalán Domingo sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 juillet.

 

 

Trifón Tobar Calzada

1876-1936

 

Tryphon naquit le 3 juillet 1876 à Susinos del Páramo (Burgos, Espagne), troisième des cinq enfants de Vicente et Eulalia.

En 1891, il entra au noviciat des Frères Maristes de Mataró (Barcelone), où il reçut l’habit en 1892, ainsi que le nom de Jerónimo.

En 1893, il passa au scolasticat de Canet de Mar (Barcelone), et accomplit les études à l’école de Girona.

En 1895, on l’envoya en Colombie, où l’on avait besoin de Frères. Il allait y rester trente-deux ans. 

En 1897, le 15 août, il fit les vœux perpétuels.

En 1928, il revint en Europe, sa santé ayant été assez ébranlée par le climat trop humide colombien.

Il passa une année à Grugliasco (Italie), avant d’être professeur à Carrión de los Condes (Palencia), puis il fut envoyé successivement à Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme, France), aux éditions FTD de Barcelone, au collège Saint-Joseph de Logroño, au collège de Haro (La Rioja), et finalement à Torrelaguna (Madrid) en 1932.

C’est là qu’en 1936 il fut fait prisonnier avec deux autres Frères, parmi une dizaine d’autres personnes.

Au matin du 22 juillet, on les fit sortir de prison pour les fusiller non loin de là dans une carrière de la région.

Le Frère Trifón-Jerónimo fut béatifié en 2013.

 

 

Vicente López y López

1884-1936

 

Vicente (Vincent) naquit le 15 décembre 1884 à Miraveche (Burgos, Espagne).

Devenu adolescent, c’était un garçon solide, replet, grassouillet, au regard clair, à la voix un peu embarrassée, dévoilant un esprit décidé, volontaire et bon. C’était le «bon géant». 

Il se présenta au noviciat des Frères de Ecoles Chrétiennes à Bujedo, avec le profond désir d’apprendre. Il récitait ses leçons à la lettre, malgré son bégaiement, qui amusait ses camarades et dont il ne se plaignit jamais.

En 1900, il reçut l’habit, et commença le noviciat avec le nom de Virginio Pedro. Il fut autant travailleur que pieux Religieux, priant souvent le chapelet, une dévotion qu’il aimait beaucoup et qu’il enseigna plus tard aussi à ses élèves.

Après cette période, son premier théâtre d’activité fut l’enseignement des enfants à Valladolid, où il se montra excellent professeur. Mathématiques, littérature, langues, histoire, géographie : ses cours étaient toujours préparés par écrit, et les résultats de ses élèves étaient excellents, pour la plus grande satisfaction des parents.

Il fut ensuite chargé de la Classe spéciale à Cadix, puis fut nommé directeur de l’école à Jerez. Il y développa les congrégations de Marie Immaculée et de l’Enfant Jésus, qui orientèrent beaucoup de garçons vers le séminaire diocésain.

En mai 1931, il y eut une première inquiétude : le couvent fut encerclé par une masse de gens furieux et menaçants ; le Frère Virginio Pedro fit consommer les Saintes Hosties du Tabernacle, pour éviter toute profanation possible, et laissa partir tous les autres Religieux par une petite porte de derrière, restant seul dans la maison. Ce jour-là, tout s’arrêta là.

Deux ans plus tard, Virginio Pedro fut nommé sous-directeur à Cueva (Almena). Dans cette ville, le maire voulait réquisitionner l’école pour en faire une école laïque. Le Frère résista, mais dut céder à la force en 1933 : il chercha à maintenir une classe, et dut liquider tout le mobilier de l’école.

L’école une fois fermée définitivement, il fut nommé comptable pour la province et, en janvier 1935, directeur de l’école à Madrid.

En septembre 1935, il fut directeur à l’école Sainte-Suzanne, en même temps que son Confrère de Cueva.

Le 21 juillet 1936, les hordes encerclèrent l’établissement. Le Frère Virginio Pedro profita de l’agitation pour aller se réfugier chez un ancien élève.

Le lendemain, 22 juillet 1936, il voulut sortir pour aller voir ce qui s’était passé. En chemin, des enfants le saluèrent innocemment, ce qui le fit reconnaître par des miliciens, arrêter et fusiller non loin du cimetière de l’Almudena.

Le Frère Virginio Pedro a été béatifié en 2013.

 

 

José Morales Ruiz

1886-1936

 

José Morales Ruiz naquit le 8 mai 1886 à El Viso de los Pedroches (Cordoue, Espagne S)

Prêtre, il fut martyrisé le 22 juillet 1936 à El Viso de los Pedroches.

José Morales Ruiz sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 22 juilllet.

 

 

Ovidio Fernández Arenillas

1888-1936

 

Issu d’une fratrie de sept enfants, dont cinq furent religieux, Ovidio naquit le 21 février 1888 à Castilfalé (León, Espagne), reçut le baptême le 25 février et la Confirmation en 1896, selon les habitudes du temps.

En 1901, il entra au séminaire des Carmes à Medina del Campo, fit la profession en 1904 et prit le nom de Eusebio de l’Enfant Jésus.

Après ses études de philosophie et de théologie à Tolède, Ávila et Salamanque, il fut ordonné prêtre en 1912.

Il fut d’abord professeur dans la classe des Humanités au séminaire, et sous-directeur.

En 1917, il fut envoyé en mission à Cuba.

D’abord curé dans la localité de Sancti Spiritus, il développa une grande activité à Camagüey, par sa prédication et ses écrits. Que ce soit à Cuba ou en Espagne, il publia en effet diverses œuvres.

En 1927, il fut de retour en Espagne, et nommé provincial, directeur du séminaire, prieur du couvent d’Ávila, maître des théologiens de Tolède, enfin prieur de Tolède.

Il avait quarante-huit ans quand la persécution espagnole vint tronquer cette vie active et si fructueuse.

Arrêté chez la famille qui l’hébergeait, il demanda aux miliciens et obtint qu’ils ne fissent aucun mal à ses hôtes.

Il fut martyrisé le 22 juillet 1936 ; le même jour furent aussi martyrisés cinq autres Carmes, dont les noms suivent. 

Tous furent béatifiés en 2007.

 

 

Eugenio Artola Sorolla

1894-1936

 

Eugenio naquit le 12 avril 1894 à Cinctorres (Castellón, Espagne), de Joaquín et Sebastiana, d’humbles cultivateurs, profondément chrétiens. Eugenio fut baptisé le jour-même de la naissance, et confirmé l’année suivante.

En 1910, il entra au noviciat des Frères Maristes de Vic (Barcelone), de là en 1911 à celui de Las Avellanas (Lleida) où il reçut l’habit en 1912, ainsi que le nom de Victorico María.

En 1913 il fit les premiers vœux, et les perpétuels en 1918.

Les étapes de son activité d’enseignant furent : Badalona (Barcelone), Palafrugell (Girona) en 1914, Sants (Barcelone) en 1915, Sitges (Barcelone) en 1919, Vallejo de Orbó (Palencia) en 1925, une région minière, en compagnie du Frère Bernardo, futur martyr lui aussi.

En 1928, il fut nommé directeur à Torrelaguna (Madrid), où il enseigna, jusqu’à la guerre civile de 1936.

En juillet 1936 il fut fait prisonnier avec deux autres Frères, parmi une dizaine d’autres personnes.

Au matin du 22 juillet, on les fit sortir de prison pour les fusiller non loin de là dans une carrière de la région.

Le Frère Eugenio-Victorico fut béatifié en 2013.

 

 

Pedro Alonso Ortega

1901-1936

 

Pedro naquit le 14 janvier 1901 à Amaya (Burgos, Espagne), un des dix enfants de Eugenio et Julia, d’humbles cultivateurs, profondément chrétiens. Pedro fut baptisé trois jours après sa naissance, et confirmé en 1904. Il reçut la Première communion en 1910.

En 1915, il entra au noviciat des Frères Maristes de Arceniega (Álava), de là en 1916 à celui de Las Avellanas (Lleida) où il reçut l’habit en 1917, ainsi que le nom de Marino.

En 1918 il fit les premiers vœux, et les perpétuels en 1923, à Burgos.

Les étapes de son activité d’enseignant furent : Arceniega (1919), Centelles (Barcelone) en 1920, La Garriga (Barcelone) en 1921, où il fut aussi cuisinier. Puis il fut nommé à Vic (Barcelone) en 1925, Arceniega en 1926, Torrelaguna (Madrid) en 1929 ; il passa une année à l’infirmerie de Las Avellanas, avant de revenir à Torrelaguna, où il enseigna, jusqu’à la guerre civile de 1936.

En juillet 1936 il fut fait prisonnier avec deux autres Frères, parmi une dizaine d’autres personnes.

Au matin du 22 juillet, on les fit sortir de prison pour les fusiller non loin de là dans une carrière de la région.

Le Frère Pedro-Marino fut béatifié en 2013.

José María Mateos Carballido

1902-1936

 

José était né le 19 mars 1902, à Encinasola (Huelva, Espagne), en la fête de saint Joseph, dont il reçut le nom au baptême.

Entré chez les Carmes, il était prieur du couvent de Montoro (Cordoue).

C’est là qu’il reçut la palme du martyre, le 22 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2013.

 

Voir aussi la notice Carmes martyrs à Cordoue 1936

 

 

Ramón Pérez Sousa

1903-1936

 

Ramón (Raymond) était né le 1er août 1903 à Feás de Guinzo de Limia (Orense, Espagne).

Entré chez les Carmes, il était au couvent de Montoro (Cordoue), comme frère.

C’est là qu’il reçut la palme du martyre, le 22 juillet 1936, à trente-trois ans.

Il a été béatifié en 2013.

 

Voir aussi la notice Carmes martyrs à Cordoue 1936

 

 

Juan Durán Cintas

1906-1936

 

Juan était né le 25 novembre 1906 à Hornachuelos (Cordoue).

Entré chez les Carmes, il prit le nom de Eliseo María et fut ordonné prêtre.

Il subit le martyre dans son couvent de Montoro (Cordoue), le 22 juillet 1936, et fut béatifié en 2013.

 

Voir aussi la notice Carmes martyrs à Cordoue 1936

 

 

Joaquín Rodríguez Bueno

1910-1936

 

Joaquín naquit le 20 août 1910 à Mazuelo de Muñó (Burgos, Espagne), dans une excellente famille chrétienne.

Il commença le noviciat chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lassalliens) en 1923 à Bujedo, prenant le nom de Ireneo Jacinto.

Il dut affronter des problèmes de santé, avec son estomac infidèle, qui retardèrent sa formation, mais non sa dévotion, en particulier le chapelet, qu’il tenait toujours dans les mains et dont il communiquait la pratique à ses élèves.

On l’envoya au scolasticat de Griñón, où sa santé se rétablit, puis il gagna le collège de Las Maravillas.

En 1931, cet établissement fut la proie des incendiaires et fut abandonné. Notre Frère fut envoyé à Chiclana, Jerez et Cadix, avant de revenir à Madrid en 1934.

S’il remplissait consciencieusement ses obligations de professeur, il n’était pas moins assidu dans l’apostolat ; on lui confia la congrégation du Saint-Nom-de-Jésus, où il suscita maintes vocations. En vérité, il portait bien son nom de famille, et même on le surnomma «le Bon».

Le Frère Irénée avait une sœur chez les Religieuses de la Charité du Sacré-Cœur, voisines des Lassalliens. Ces deux maisons furent l’objet des premières attaques des révolutionnaires en 1936.

Ces derniers ne cessaient pas de harceler les Sœurs pour leur extorquer les «richesses» qu’elles avaient cachées «dans les tunnels entre les deux communautés» (!?), jusqu’à ce que, grâce à l’intervention d’un ami bien placé, elles purent enfin trouver refuge chez lui.

Mais les Frères furent envahis chez eux ; deux furent massacrés sur place, le directeur fut vivement brutalisé ; certains purent s’évader par derrière, dont notre Ireneo.

Un de ses gros soucis était le sort de sa pauvre sœur ; il crut bon de sortir en quête d’informations ; ce lui fut fatal. Reconnu dans la rue, il fut immédiatement arrêté, conduit vers le cimetière et abattu. On croit qu’après l’avoir criblé de balles, on continua encore à lui jeter des pierres sauvagement.

C’était le 22 juillet 1936, près de Madrid. 

Le Frère Joaquín-Ireneo fut béatifié en 2013.

 

 

Jaime Carretero Rojas

1911-1936

 

Jaime était né le 27 avril 1911 à Villaviciosa (Cordoue).

Entré chez les Carmes, il se trouvait au couvent de Montoro (Cordoue).

Il était diacre et allait être ordonné prêtre.

C’est là qu’il fut martyrisé le 22 juillet 1936.

 

Voir la notice Carmes martyrs à Cordoue 1936

 

 

Clemente López Yagüe

1911-1936

 

Voir la notice Carmes espagnols martyrs

Clemente était né le 25 novembre 1911 à Campo de San Pedro (Segovie, Espagne), fut baptisé le lendemain (on remarque que la fête de saint Clément est au 23 novembre). Clemente sera confirmé en 1915.

Pauvre, il garda les troupeaux et fut employé des chemins de fer sur la ligne Madrid-Burgos.

C’est à cause de cette pauvreté qu’il ne put faire les études nécessaires en vue du sacerdoce, qu’il désirait profondément.

Il commença le noviciat en 1935 à Ségovie, et prit le nom de Clemente des Sacrés-Cœurs

On l’envoya à Tolède où, dès l’année suivante, il reçut la palme du martyre, le 22 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Tomás Mateos Sánchez

1912-1936

 

Voir la notice Carmes espagnols martyrs

Il naquit le 17 septembre 1912 à Anaya de Alba (Salamanque), fut baptisé le lendemain et confirmé en 1917.

Entré au séminaire thérésien de Medina del Campo en 1924, il fit la profession carmélite à Ségovie en 1928.

Après les études de philosophie à Ávila et celles de théologie à Tolède et Salamanque, il revint à Tolède pour la profession solennelle, en 1936, le 29 juin.

Entre cette date et le 22 juillet, il reçut les ordres mineurs.

Il reçut la palme du martyre le 22 juillet 1936, et fut béatifié en 2007.

 

 

Pedro Ramón Rodríguez

1913-1936

 

Voir la notice Carmes espagnols martyrs

Pedro Ramón était né le 14 avril 1913 à Fuensaldaña (Valladolid, Espagne) et devint vite orphelin de ses parents.

Il fut éduqué dans un Centre à Valladolid.

En 1925, il entra au séminaire thérésien de Medina del Campo.

Il fit la première profession carmélite en 1929 à Ségovie, avec le nom de Hermilo de Saint-Elisée. Il étudia à Ávila, Salamanque et Tolède. 

L’année 1936 devait être celle de son couronnement : il fit la profession solennelle le 29 juin, reçut les ordres mineurs en juillet, et la palme du martyre le 22 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Esteban Cuevas Casquero

1913-1936

 

Voir la notice Carmes espagnols martyrs

Esteban était né le 26 décembre 1913 à Besande (León, Espagne), le jour de la fête de saint Etienne, dont il reçut le nom au baptême, le 31 décembre. Il sera confirmé en 1914.

Orphelin de sa mère dès sa naissance, il fut éduqué par un oncle prêtre.

En 1926, il entra au séminaire thérésien de Medina del Campo.

Il fit la première profession carmélite en 1930 à Ségovie, prit le nom de Eliseo de Jésus Crucifié, étudia la philosophie à Tolède et Ávila, la théologie à Tolède. 

En 1935, il fit la profession solennelle, et reçut les ordres mineurs en juillet 1936.

Après avoir été reçu par des amis qui le cachèrent, sachant qu’il était recherché, il alla au-devant des miliciens pour éviter des ennuis à ses hôtes, et il reçut la palme du martyre le 22 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Perfecto Domínguez Monge

1914-1936

 

Voir la notice Carmes espagnols martyrs

Perfecto était né le 18 avril 1914 à Besande (León, Espagne), et baptisé le lendemain. Il sera confirmé en 1914.

En 1926, il entra au séminaire thérésien de Medina del Campo.

Il fit la première profession carmélite en 1930 à Ségovie, prit le nom de Perfecto de la Vierge du Carmel, étudia la philosophie à Tolède et Ávila, la théologie à Salamanque et Tolède. 

En 1935, il fit la profession solennelle, et reçut les ordres mineurs en juillet 1936.

Il reçut la palme du martyre le 22 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Rosalío Benito Ixchop

1914-1982

 

Rosalío Benito Ixchop naquit le 16 août 1914 à La Puerta (Chinique, Quiché, Guatemala).

Catéchiste et très engagé dans les activités paroissiales comme Domingo del Barrio Batz (v. 4 juin), il fut assassiné pour sa foi dans son village de La Puerta, le 22 juillet 1982.

Rosalío Benito Ixchop devrait être béatifié en 2021, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, assassinés dans les années 80, et il sera inscrit au Martyrologe le 22 juillet.

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2024 6 20 /07 /juillet /2024 23:00

21 JUILLET

 

 -VI.

 S Daniel, prophète.

II.

 S Zotique, évêque et martyr à Comane.

III.

Ste Praxedes, martyre romaine, fille de s. Pudens et sœur de ste Pudentienne (cf. 19 mai).

S Victor, martyr à Marseille, à qui fut dédié le monastère fondé par s. Iohannes Cassianus.

?

Ste Jule, vierge martyre à Troyes.

IV.

S Simeon, surnommé Salos, c’est-à-dire fou ; ermite près de la Mer Morte.

S Jean, moine compagnon de s. Siméon Salos.

VI.

S Arbogast, évêque à Strasbourg, patron du diocèse.

S Antimundus, premier évêque à Thérouanne, envoyé par s. Remi “contre le monde”. 

S Rorice, évêque à Limoges, dont le petit-fils lui succédera.

VII.

SS Jean et Bénigne, frères moines à Moyenmoutier.

XVIII.

 B Gabriel Pergaud, génovéfain à Beaulieu (Côtes d'Armor), martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.

SS Alberico Crescitelli, quatrième de onze enfants, missionnaire italien en Chine, et Ruose Wang Yumei, laïc chinois, martyrs canonisés en 2000 et fêtés le 9 juillet.

XX.

Bx martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2007 :

Salésiens : José Limón Limón, prêtre, et José Blanco Salgado, coadjuteur, (tous deux nés en 1892), près de Séville ;

Diocésains : Agricola Rodríguez García de los Huertos (*1896), martyrisé près de Tolède le jour anniversaire de son ordination ;

- béatifiés en 2017 :

Clarétains : Frederic Codina Picassó (*1888), prêtre, à Lleida ;

Lazaristes : Manuel Trachiner Montaña et Vicente Cecilia Gallardo (*1915 et 1916), frères convers, près de Madrid ;

- béatifiés en 2021 :

Diocésains : près de Cordoue, Antonio Benítez Arias (*1907) ;

Laïcs : près de Cordoue, Francisco Herruzo Ibáñez (*1894) ;

- béatifiés en 2022 :

Séminaristes : près de Grenade, Antonio Caba Pozo (*1914).

B Luigi Lenzini (1881-1945), curé italien assassiné par des «partisans» de sa paroisse, martyr béatifié en 2022.

Daniel, prophète

7e-6e siècles avant Jésus-Christ

 

Quelques indices historiques émergent du Livre de Daniel.

Il devait descendre d’une famille noble de Juda : l’historien Josèphe et saint Jérôme le disent prince royal.

Son nom, Dânî-êl, signifie Jugement de Dieu, ou Mon juge est Dieu.

Après la bataille de Karkémisch (605), Daniel est déporté avec les habitants de Jérusalem à Babylone.

Il est élevé pendant trois ans avec trois autres jeunes à la cour de Babylone, où il apprend la langue des Chaldéens et reçoit le nom chaldéen de Baltassar.

Divinement inspiré, il explique au roi un songe mystérieux d’une statue colossale abattue par une petite pierre.

On connaît mieux l’épisode de Daniel et ses amis dans la fosse aux lions, dont ils ressortent indemnes, de même que l’épisode de la fournaise ardente, dont ils ressortent sans même conserver la moindre odeur de feu. Le Cantique des trois Enfants dans la fournaise est repris dans le Bréviaire le dimanche matin et aux jours de fête.

L’écrit de Daniel aurait été écrit fort tardivement, d’après les spécialistes, reprenant des récits antérieurs retenus par la tradition orale.

On ne parle pas de la mort de Daniel, encore moins d’un dies natalis. Le Prophète était mentionné au 21 juillet dans l’ancien Martyrologe, et n’a pas été retenu dans le récent.

 

 

Praxedes de Rome

† 2e ou 5e siècle ?

 

 

Praxedes passait pour être une des deux filles de s.Pudens (v. 19 mai) et donc la sœur de s.Pudentiana.

On disait que, sous Antonin le Pieux (2e siècle), elle enterra de nuit les vingt-trois victimes d’une «rafle» de la police romaine.

Est-ce possible qu’une femme seule puisse placer vingt-trois corps inanimés dans un cimetière ? On le prétend. Peut-être fut-elle aidée par quelques amis.

Cet enterrement se fit dans le cimetière de Priscilla, où elle-même fut inhumée.

Sainte Praxedes est le titre d’une petite église proche de Sainte-Marie-Majeure à Rome. Ce titre est mentionné pour la première fois, pense-t-on, en 491. En l’absence d’autres documents, on dit aujourd’hui que Praxède mourur avant 491.

Dans cette même église, on vénère, bien sûr, la Martyre, mais aussi la Colonne de la Flagellation du Christ.

Sainte Praxedes de Rome est commémorée le 21 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Victor de Marseiille

† 290

 

 

Victor était peut-être de famille sénatoriale.

Chrétien, il animait le zèle de la communauté locale.

Au passage de l’empereur Maximien, peut-être vers 290, on lui proposa le titre d’Ami de Cæsar et d’entrer au service de ce dernier. Refus de Victor.

On sait que Victor fut martyrisé, mais pas de quelle façon.

Deux siècles plus tard s’éleva à Marseille le célèbre monastère Saint-Victor.

Saint Victor de Marseiille est commémoré le 21 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Simeon Salos

† 6e siècle

 

 

Simeon était d’Edesse (auj. Şanlıurfa, Turquie), où il apprit aussi le grec.

Orphelin de père, il vint un jour en pèlerinage à Jérusalem en compagnie de sa mère.

Il y rencontra un certain Iohannis, avec lequel il fit le pèlerinage en Terre Sainte ; tous deux demandèrent à entrer au monastère de Gerasimos, où les accueillit l’abbé Nikon.

Peu après tous deux se retirèrent non loin de là, dans le désert, pendant près de trente ans.

Simeon, divinement averti, se sépara de son cher ami, et s’en vint à Emèse (auj. Homs, Syrie).

Les habitants le virent dans un accoutrement souvent original, peut-être même grotesque et parfois aussi licencieux.

Ainsi, il traînait derrière lui une corde attachée à un chien crevé : on se moquait de lui, on lui envoyait des saletés, on le frappait…

Il trouva à travailler chez un commerçant, dont il distribua gratuitement toutes les denrées en une journée ; il renversa les étalages des pâtissiers ; un jour qu’on lui suggéra de prendre un bain, il se dépouilla entièrement et fila dans cet accoutrement…

Mais aussi il chassait les démons, convertissait des hérétiques, il multipliait le pain…

Le Carême, il jeûnait chaque jour, mais le Jeudi Saint, il mangeait du pain et du vin.

Il pressentit un prochain tremblement de terre : d’avance, il désigna des colonnes qui resteraient debout, d’autres qui seraient brisées, d’autres qui seraient seulement inclinées. Il en fut ainsi.

Simeon disparut pendant deux jours : on le retrouva mort dans sa hutte ; ce n’est qu’après sa mort que les habitants comprirent quel Saint ils avaient parmi eux. Quand on voulut retrouver son corps pour l’enterrer plus dignement, ce corps avait disparu, un peu comme Celui du Christ à la Résurrection.

Pourquoi Simeon se montrait ainsi ? Pour mériter les insultes de la même façon que Notre Seigneur fut insulté. Les fous du Christ sont assez fréquents en Orient, mais suffisamment encadrés pour qu’ils ne tombent pas dans des extravagances exagérées.

Saint Simeon Salos est commémoré le 21 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

Arbogast de Strasbourg

† 678

 

De par son nom, Arbogast était probablement d’origine franque.

Il aurait d’abord vécu en ermite dans la forêt de Haguenau, puis fut appelé vers 677 à occuper le siège  épiscopal de Strasbourg, devenant ainsi le treizième évêque de Strasbourg, et le premier à être de souche franque.

On lui doit la première cathédrale de la ville, dédiée à Notre-Dame, ainsi que la première église paroissiale, Saint-Martin. Il fonda aussi le premier monastère d’Alsace, à Surbourg, également consacré à s.Martin (v. 11 novembre).

Arbogast aurait ressuscité le fils de Dagobert, tué par un sanglier, mais on ne voit pas bien de quel Dagobert il s’agit.

Quand Arbogast mourut, on l’enterra selon son vœu sur la Montagne Verte, près de Strasbourg.

L’église qui y fut construite par la suite au 11e siècle, fut abattue par les Luthériens en 1530. Le sarcophage du Saint servit même d’abreuvoir jusqu’en 1610, quand il fut racheté et porté à Saverne.

Saint Arbogast est commémoré le 21 juillet dans le Martyrologe Romain.

Gabriel Pergaud

1752-1794