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14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 23:00

Anno Sjoerd Brandsma

1881-1942

 

Il naquit à Oegelklooster (Bolsward, Pays-Bas) le 23 février 1881, dans une famille de paysans.

Après les études à Megen, il entra en 1898 au noviciat des Grands-Carmes à Boxmeer, avec le nom de Titus Brandsma.

Titus étudia la philosophie et la théologie à Zenderen et Oss.

Le fr. Titus n’avait pas une santé excellente, mais il fut très actif, vivant très profondément une vie toute mystique, qu’il ne laissait pas paraître à l’extérieur.

Dès 1901, il traduisit en néerlandais les œuvres de sainte Thérèse d’Avila.

Ordonné prêtre en 1905, il fut envoyé à Rome à l’Université Grégorienne, où il passa le doctorat de philosophie et de sociologie.

Revenu aux Pays-Bas, Titus enseigna la philosophie, la sociologie, l’histoire de l’Eglise, au Philosophicum, le séminaire des Carmes d’Oss.

Il n’avait sans doute pas assez d’occupations : il trouva le temps de fonder un lycée à Oss, un autre à Oldenzaal, agrandissant celui de Zenderen. Il se mobilisa pour soutenir la langue frisonne et l’esperanto.

S’intéressant au journalisme, à la presse catholique et au travail des journalistes, il obtint un diplôme de journaliste professionnel, avant de devenir lui-même rédacteur en chef d’un journal local à Oss. A Nimègue, il écrivit dans le journal De Gelderlander. Il fut aumônier des journalistes catholiques. L’école pour journalistes qu’il voulait fonder, ne verra le jour qu’après sa mort.

En 1923, lors de la fondation de l’Université catholique de Nimègue (aujourd’hui Université Radboud), il est professeur d’histoire de la philosophie et de la mystique. Une de ses leçons porte sur la mystique néerlandaise et flamande : il s’attache à montrer aux étudiants les racines religieuses des Pays-Bas. Par la suite, sa collection de reproductions de manuscrits religieux sera à l’origine du Centre d’Etudes Titus Brandsma, toujours à Nimègue.

Il aborde aussi avec ses élèves les problèmes du moment, le nazisme…

Titus reste d’abord un religieux : il devient membre du conseil général de l’Ordre du Carmel, qu’il veut renouveler.

En 1926, il est prieur à Nimègue, en 1929 il fonde un couvent à Doddendaal. 

Entre temps, il est co-fondateur d’un journal chrétien, Ons geestelijk erf (Notre patrimoine spirituel).

En 1932-1933, il est recteur de l’université et prend position fermement contre l’idéal nazi.

En 1935, il est le porte-parole de l’archevêché d’Utrecht et comme tel s’oppose ouvertement aux théories nazies et à la persécution des Juifs, dont il prend la défense dans une série de conférences en 1938-1939.

En 1940, les troupes hitlériennes envahissent les Pays-Bas ; Titus persuade audacieusement tous les rédacteurs de journaux catholiques de ne faire aucune publicité pour le parti national-socialiste, noyauté par les nazis. Titus est «noté» par les services d’information allemands.

Le 19 janvier 1942, il est arrêté à Nimègue, emprisonné à Arnhem, interrogé pendant deux jours à La Haye.

Prisonnier à Scheveningen jusqu’au 12 mars, il est interné dans le camp de transit de Amersfoort pendant plus d’un mois ; le Vendredi Saint, 3 avril, il tient encore une conférence pour les autres prisonniers sur la Passion du Christ.

Reconduit à Scheveningen du 28 avril au 16 mai, puis à Clèves du 16 mai au 13 juin, il est finalement transféré à Dachau, où il arrive le 19 juin. Sa santé est très affaiblie, il tombe parfois même dans le coma.

Paisiblement, il soutient le moral des codétenus, partage avec eux sa ration, et surtout les invite à pardonner à leurs ennemis, qui sont aussi des enfants de Dieu.

Lors d’un dernier passage à l’infirmerie, il reçoit une injection mortelle, dont il décède en quelques minutes, le 26 juillet 1942, en la fête de sainte Anne dont il avait reçu le nom au baptême.

Il fut béatifié en 1985 et canonisé en 2022.

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6 mai 2022 5 06 /05 /mai /2022 23:00

Antonia Luzmila Rivas López
1920-1990

Antonia Luzmila naquit le 13 juin 1920, jour de la fête de s.Antoine de Padoue, dont elle porta le nom durant son enfance et sa jeunesse. C’est de sa plume qu’on peut retenir les faits suivants.
Les parents habitent Coracora (Pérou) : Dámaso Rivas et Modesta López. Ils ont onze enfants, l’aînée est Antonia, puis : César (futur prêtre), Priscilla, Carlos, Jorge, Isidora, Alejandrina, Luisa, María Antonieta, Rómulo et Alfonso.
Antonia aime sa famille ; elle apprend à prier avec sa mère, qu’elle accompagne chaque jour à la messe. Elle est joyeuse, elle aime la nature, les plantes et les animaux, mais aussi les pauvres, à qui elle donne volontiers ce qu’elle peut trouver.
En 1934, Antonia part à Lima, à l’école des Sœurs de la Charité du Bon Pasteur. Sa vocation va mûrir et, en 1945, elle émet les vœux religieux, prenant le nom de María Agustina, d’où le surnom qu’on lui donna couramment de Aguchita. En 1949 elle fera la profession perpétuelle.
C’est durant son noviciat que mourut son père, et sa chère maman mourut en 1952.
Jusqu’en 1988, elle s’occupe de la catéchèse, des soins médicaux et de l’éducation auprès des enfants, en particulier des enfants abandonnés dans les quartiers périphériques de Lima. Elle est présente en particulier à l’école Notre-Dame de la Charité du Bon Pasteur.
Entre 1970 et 1975, elle assiste une religieuse âgée parmi les sœurs contemplatives.
Plusieurs fois, elle est nommée et confirmée assistante de la maîtresse des novices.
Durant un retraite ignacienne de trente jours, le prêtre qui la prêchait lui affirma : Aguchita, tu as déjà un pied au Ciel !
En 1987, sœur María Agustina est envoyée à sa demande dans la difficile mission de La Florida (Junín), où elle comble de ses attentions les femmes indigènes. Le travail de María Agustina et des Consœurs n’était pas accepté par les groupes maoïstes, selon lesquels les prêtres et les religieuses détournaient le peuple de la lutte des classes. Le message d’amour de Jésus est l’opposé de la rébellion armée !
Le 27 septembre 1990, des hommes de l’organisation maoïste Le Sentier Lumineux, investissent le quartier de la Florida, rassemblent la population et demandent à rencontrer la Supérieure de la mission. Elle n’était pas là. Sœur María Agustina s’offre aux miliciens en échange de la libération des villageois, et se met en prière, les yeux levés au ciel. Ne trouvant pas la Supérieure, les miliciens abattent María Agustina sous les yeux eberlués des habitants.
Ce martyre eut donc lieu le 27 septembre 1990.
María Agustina sera béatifiée en 2022, et inscrite au Martyrologe le 27 septembre.
Concernant d’autres martyrs de la même époque et dans les mêmes circonstances, voir les notices sur Michał Tomaszek et Zbigniew Strzałkowski, ou encore Alessandro Dordi (9 et 25 août).

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29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 23:00

Armida Barelli
1882-1952

Armida naquit le 1er décembre 1882 à Milan (Italie).
Elle n’était pas particulièrement orientée vers la sainteté, sa famille, de condition bourgeoise, étant plutôt indifférente à la religion.
Mais on voulut donner à Armida une «bonne formation» et on la plaça chez les Ursulines, puis chez les Sœurs de la Sainte-Croix : c’est d’elles qu’Armida reçut la foi chrétienne.
En grandissant, elle ne se sentait appelée ni au mariage, ni à la vie religieuse ; aussi choisit-elle une voie «de milieu» : elle resta dans le monde, mais en se consacrant à Dieu ; en 1909, elle fit le vœu de chasteté. Alors, les événements vont s’enchaîner providentiellement.
En 1910, Armida rencontra un prêtre, don Agostino Gemelli, qui orienta prudemment Armida vers le Tiers-Ordre franciscain, et lui suggéra de s’occuper des prisonniers et des orphelins.
Cette première mission produisant de bons fruits, le cardinal archevêque de Milan (v. 2 février) confia à Armida le lancement de la Jeunesse Féminine de l’Action Catholique, à Milan. Ce fut un grand succès, dont le pape lui-même (Benoît XV) apprit la bonne nouvelle : en 1918 il étendit ce mouvement à toute l’Italie, et Armida s’en trouva la présidente : elle allait le rester jusqu’en 1946 !
Mais le père Gemelli avait encore d’autres projets, et s’adressa encore à Armida pour le seconder : ce fut la fondation de l’Institut des Missionnaires de la Royauté du Christ (1919), de l’Université Catholique du Sacré-Cœur (1921).
Dès 1927, Armida parcourut l’Italie pour exhorter tous les fidèles catholiques à travailler à reconnaître l’importance du Christ-Roi en toute la société : petits et grands, jeunes et adultes, ouvriers et ouvrières, paysans, étudiants, tous pouvaient et devaient placer le Christ-Roi comme modèle dans leur vie.
Armida fut atteinte dans sa santé : des crises de paralysie l’immobilisèrent et la firent beaucoup souffrir : elle offrait ces souffrances pour le succès de son apostolat.
Elle s’éteignit chez les siens à Marzio, le 15 août 1952, en la fête de l’Assomption de Marie dont le dogme venait d’être proclamé en 1950.
Le miracle examiné pour la prochaine béatification d’Armida concerne une cycliste italienne de soixante-cinq ans renversée par un camion en 1989 ; alors qu’on lui prévoyait d’importantes séquelles, sa famille invoqua Armida, elle se remit totalement de sa commotion cérébrale et mourut… en 2012.
Armida sera béatifiée en 2022, et inscrite au Martyrologe le 15 août.

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24 mars 2022 4 24 /03 /mars /2022 00:00

Anna Ellmerer
1889-1945

Anna Ellmerer naquit le 12 mai 1889 à Grafing bei München (Ebersberg, Allemagne).
Elle émit les vœux religieux chez les Sœurs de Sainte-Elisabeth, avec le nom de Maria Felicitas.
Son martyre eut lieu le 24 mars 1945, à Neiße Oberneuland (act. Nysa, Pologne).
Anna Ellmerer sera béatifiée en 2022, et inscrite au Martyrologe le 24 mars (pour ses neuf Compagnes, voir aux 20, 23 et 25 février, 1er mars, 2 et 11 mai).

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1 mars 2022 2 01 /03 /mars /2022 00:00
Anna Thienel
1909-1945
 
Anna Thienel naquit le 24 septembre 1909 à Rudzicka (Prudnik, Opole, Pologne).
Elle émit les vœux religieux chez les Sœurs de Sainte-Elisabeth, avec le nom de Maria Sabina.
Son martyre eut lieu le 1
er mars 1945, à Lauben (act. Lubań, Pologne).
Anna Thienel sera béatifiée en 2022, et inscrite au Martyrologe le 1
er mars (pour ses neuf Compagnes, voir aux 20, 23 et 25 février, 24 mars, 2 et 11 mai).
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26 février 2022 6 26 /02 /février /2022 00:00

Antonio Caba Pozo

1914-1936

 

Antonio Caba Pozo naquit le 1er décembre 1914 à Lanjarón (Grenade, Espagne).

Entré au Petit séminaire en 1927, il passa au Grand pour se préparer au sacerdoce et allait commencer la troisième année de théologie.

Il écrivait souvent à sa sœur - qui devait entrer chez les Sœurs de la Charité - et disait que son unique désir était de devenir un saint : J’étudie beaucoup, pour sauver beaucoup d’âmes ; car moi aussi je voudrais être saint.

Antonio fut arrêté le 19 juillet à Domingo Pérez, par des miliciens anarchistes qui se moquèrent de lui et le menacèrent, tandis qu’il demeurait serein et courageux.

Le 21 juillet, on voulut transférer les prisonniers de Lanjarón à Órgiva, pour échapper à l’attaque des nationalistes ; en route, ils furent attaqués et se dispersèrent, mais Antonio continua de marcher en priant le chapelet, quand il fut blessé par balles. Il ne mourut pas sur le coup et fut transporté à l’hôpital de Grenade pour y être soigné et reconduit chez les siens à Lanjarón. Là, il eut seulement le temps de recevoir l’Onction des Malades et expira.

Antonio Caba Pozo devrait être béatifié en 2022, et inscrit au Martyrologe le 21 juillet.

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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 00:00

Anrê Trần Văn Trông
1814-1835

Anrê (André) était né vers 1814 à Kim Long (Phu Xuan, Hue, Vietnam), fils unique de parents déjà chrétiens.
A quinze ans, il «perdit» son père et, pour vivre, alla travailler parmi les tisseurs du roi. Quand la journée de travail, harassante, était finie, il allait pêcher dans la rivière, pour méditer dans la nature.
Son salaire étant trop maigre, il se vit contraint de s’enrôler dans l’armée, à vingt ans. Il avait ensuite été arrêté en janvier 1834 avec ses collègues chrétiens et sommé d’apostasier sous la torture.
Sur la douzaine ainsi maltraités, plusieurs avaient cédé. Mais Anrê persévéra. Invité à piétiner la croix, il refusa. Il resta environ deux ans en prison, toujours inébranlable, trouvant sa force intérieure dans sa confiance totale en Marie, la mère du Christ. Il finit même par conquérir l’amitié des gardiens, grâce auxquels il put enfin aller (sous escorte) trouver un prêtre pour se confesser et recevoir l’Eucharistie. Mais pour ne pas compromettre ce dernier, Anrê s’adressa aux gens de l’endroit dans son dialecte. Il put enfin se rapprocher le plus possible de son village, et passer la nuit chez sa mère, qui étreignit fortement son grand garçon, dont elle était si fière. Puis Anrê, maintenant sa promesse, retourna à sa prison.
L’audience finale devait avoir lieu le 28 novembre. On proposa un repas à Anrê, qui préféra rester à jeun. A la fin, on le renvoya (sous escorte) dans son propre pays, pour y subir la décapitation sous les yeux de sa famille.
L’évêque Mgr Etienne-Théodore Cuenot (v. 14 novembre), écrivit ce petit compte-rendu :
Le 28 novembre {1835}, le roi a fait trancher la tête d’un jeune chrétien de la ville royale en prison depuis deux ans pour refus d’apostasie.
En effet, Anrê fut exécuté à cette date, à An Hòa (Hue). Il avait vingt-et-un ans. Sa mère se présenta et avança sa robe pour recevoir respectueusement la tête de son fils martyr. Elle avait accompagné son fils le long du trajet, sans pleurer, calme et intérieurement heureuse de la gloire prochaine d’Anrê.
Anrê a été béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

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18 novembre 2021 4 18 /11 /novembre /2021 00:00

Augusto Cordero Fernández
1908-1936

Il naquit le 8 octobre 1908 à Bustillo de la Vega (Palencia, Espagne).
Il entra en 1924 chez les Frères des Ecoles Chrétiennes et resta une année de plus comme aspirant, pour approfondir ses capacités à l’étude, puis passa au noviciat, fit la première profession en 1927 et prit le nom de Estanislao Víctor.
A partir de 1930, il fut à Madrid, où il fit la profession solennelle en 1933, puis fut envoyé à Lorca.
(Voir ici les détails des événements de 1936 dans la notice de Esteban Anuncibay Letona, le même jour).
Martyrisé à Lorca (Murcia) le 18 novembre 1936, il fut béatifié avec ses quatre Compagnons et leur aumônier (José María Canovas Martínez) en 2007.

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 00:00

Alonso Rodríguez Obnel
1598-1628

(Il ne faut pas confondre ce Saint avec un autre Alonso Rodríguez, Jésuite espagnol de la même époque, v. 31 octobre).
Alonso (Alphonse) naquit à Zamora (Espagne) le 10 mars 1598, de pieux parents qui s’appelaient Gonzalo Rodríguez et María Obnel (ou Olmedo).
Alonso entra dans la Compagnie de Jésus, au noviciat de Villagarcía en 1614 et fut ordonné prêtre en 1624.
En 1626, il fit sa période de «probanat sacerdotal» parmi les guaycurués du Paraguay.
C’est là qu’il collabora intimement et activement au travail d’évangélisation que faisait le père Roque González de Santa Cruz (v. notice au même jour), grâce auquel il apprit la langue aborigène.
Après deux années d’intense activité, Alonso reçut la palme du martyre à Caaró, le 15 novembre 1628.
Il fut béatifié en 1934 et canonisé en 1988.

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10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 00:00

Lancellotto-Andrea Avellino
1521-1608

Il naquit en 1521 dans une des principales familles de Castronuovo (Potenza, Basilicate, royaume de Naples) et reçut au Baptême le nom de Lancellotto.
Il reçut des leçons de son oncle prêtre, puis alla à l’école de Senise.
En 1537, il prenait l’habit clérical.
Après des études brillantes, pendant lesquelles il eut le bonheur de conserver son innocence et sa piété, il reçut les Ordres sacrés et, en 1545, le sacerdoce.
Sa science du droit, en même temps que son talent pour la parole, le poussèrent dans la carrière d’avocat et, en 1547, il vint à Naples pour étudier le droit. Un léger mensonge lui étant un jour échappé dans l'exercice de ses fonctions, Dieu lui en inspira une si vive horreur, qu'il brisa soudain sa carrière pour se consacrer au ministère des âmes.
Vers 1551, il fut chargé de la réforme d’un monastère de moniales ; mais cette réforme ne fut pas agréée par un chanoine, lequel chargea un sicaire d’aller frapper le p.Avellino. Un premier coup frappa la tête, dans un deuxième temps il eut les deux joues et le nez tailladés, un autre coup tomba près de la barbe ; le père fut recueilli chez les Pères Théatins… et se remit contre toute espérance. En homme de Dieu, le prêtre refusa de dénoncer l’assassin.
Le 30 novembre 1556,  il entra dans l'Ordre des Théatins, où il voulut recevoir le nom d'André, à cause de son amour pour la Croix. Il fut dès lors un apôtre, et Dieu récompensa son zèle par des prodiges.
Il fut maître des novices à San Paolo il Grande, et professa en 1558. Il se levait chaque matin deux heures plus tôt que l’office, pour faire oraison.
En 1567, il devint supérieur de San Paolo ; il organisa des cours de philosophie et de théologie.
En 1570, il fut vicaire d’une maison à Milan, puis au séminaire de Plaisance, où il mit en place les récentes normes du Concile de Trente ; il était pénitencier pour le diocèse. Il eut aussi à s’occuper d’une maison de femmes repenties.
En 1573, il fut chargé de visiter les maisons des Théatins en Lombardie.
En 1578, il dirigea la maison des Théatins de Milan et, en 1581, repartait à Plaisance, avant de regagner Naples en 1582.
Andrea mangeait peu de viande ; les jours de jeûne, il ne prenait rien avant le soir ; il dormait sur un sac de paille. Il parlait peu, même pour visiter les malades ; sa consigne était : Soyez brefs. Si vous plaisez, on vous verra revenir avec joie. Si vous ennuyez, le déplaisir sera court.
Une nuit que, par une grande tempête, il revenait de confesser un malade, la violence de la pluie et du vent éteignit le flambeau qui servait à l'éclairer. Non seulement ni lui, ni ses compagnons, ne reçurent aucune goutte d'eau, au milieu des torrents de pluie qui tombaient, mais André, grâce à une vive splendeur qui jaillissait miraculeusement de son corps, servit de guide, à ceux qui étaient avec lui.
Un jour qu'il récitait le saint Office, les anges vinrent chanter avec lui les louanges de Dieu. La grâce l'accompagnait particulièrement dans l'administration du sacrement de Pénitence et dans la direction des âmes ; il y brillait par une piété et une prudence admirables. Dieu lui révélait souvent les secrets des cœurs, les choses éloignées et les choses futures. Il établit plusieurs maisons de son Ordre, travailla à la sanctification du clergé, fonda des œuvres de zèle : Dieu bénit toutes ses entreprises.
Andrea refusa d’être sacré évêque.
En 1593, son neveu fut assassiné : Andrea pardonna au meurtrier et chercha à incliner le père du mort au pardon.
En 1608, à quatre-vingt-huit ans, il fut frappé d'apoplexie, au moment où il commençait la messe et répétait pour la troisième fois ces mots : Introibo ad altare Dei. Privé de l'usage de la parole, il manifesta par signes le désir d'être porté devant le maître-autel, et put recevoir la Sainte Eucharistie. Dieu permit qu'il eût un rude combat à soutenir avant de mourir. Le démon lui apparut sous une forme horrible, menaçant de l'entraîner en enfer ; mais la Sainte Vierge, qu'André invoqua de toute son âme, lui donna un prompt secours, et son ange gardien chassa le monstre. André redevint calme et expira en paix en regardant amoureusement l'image de Marie.
On recueillit son sang, qui bouillonna le huitième jour après le décès et, depuis, chaque année au 10 novembre.
Andrea fut béatifié en 1624, et canonisé en 1712.
On l'invoque avec succès contre la mort subite et imprévue, et pour obtenir une mort douce et chrétienne.
Saint Andrea est mentionné au Martyrologe le 10 novembre.

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